Dave Robicheaux – 03 – Black Cherry Blues : James Lee Burke

Titre : Dave Robicheaux – 03 – Black Cherry Blues

Auteur : James Lee Burke
Édition : Rivages Noir (1991/1993/2019)
Édition Originale : Black Cherry Blues (1989)
Traduction : Freddy Michalski

Résumé :
Sous le territoire indien des pieds noirs se trouvent des réserves de gaz naturel que l’on estime à plusieurs millions de dollars. La compagnie de forage, qui les convoite, n’hésite pas à éliminer les militants indiens qui se dressent contre elle.

En voulant aider un de ses amis impliqué dans l’affaire, Dave Robicheaux se trouve pris dans un tourbillon de violence et n’a pour soutien que « le peuple de l’eau » et  » les voix qui parlent sous la pluie », celles de sa femme assassinée et de son père déchiqueté dans une explosion.

Black Cherry Blues a remporté le Grand Prix de la littérature policière 1992, ainsi que le Prix mystère de la critique.

Critique :
Lire un James Lee Burke, c’est plonger dans le bayou, dans la Nouvelle-Orléans, dans la Louisiane et se prendre la chaleur moite de la région.

Lire un roman avec Dave Robicheaux, son cajun, c’est manger des mots et des phrases qui doivent se déguster lentement, sous peine d’indigestion.

Non pas que sa plume soit lourde ou engoncée, juste qu’elle est prolixe dans ses descriptions, dans les états d’âmes de Dave et qu’ici, tout va à son rythme.

L’auteur n’est pas un manche, il sait « causer » et il vaut mieux savoir où l’on va sous peine de ne pas profiter du voyage comme il se mérite.

Une enquête de Dave Robicheaux, c’est de la lenteur, des emmerdes, du sang, de la violence, des écrevisses et des phrases avec l’accent cajun pour la petite Alafair, la gamine qu’il a adopté dans l’épisode précédent (que j’ai sauté par erreur, passant du tome 1 au 3).

Alors que j’étais bien dans le bayou, voilà que notre Robicheaux va mener son enquête dans le Montana et il va y laisser des plumes et des dollars car quand on s’attaque à des truands, faut pas s’étonner qu’ils vous la foutent profond dans le cul et que ce soit vous l’accusé d’un crime que vous n’avez pas commis.

Chez James Lee Burke, les personnages sont cabossés par la vie, l’alcool, la drogue, les combines foireuses. Robicheaux lui-même est un ancien alcoolo et ancien flic. C’est vous dire ses tourments. Son épouse est décédée des circonstances dramatiques et son fantôme la hante toujours, lui apportant des réponses, du réconfort.

Cela faisait longtemps que j’avais mené ma première enquête avec Dave Robicheaux et depuis, je n’avais plus eu le temps de me poser sur son ponton. Je suis allée à la pêche aux truands en sa compagnie et ce fut une belle aventure, même si on s’est pris des coups. Attention, on les a rendu.

Robicheaux est une belle âme, malgré ses défauts. Parfois un peu trop bien. Quand on a affaire à un salopard, on ne le met pas en garde d’un possible sabotage, on le laisse s’écraser tout seul comme une merde.

James Lee Burke est un grand auteur qui possède une belle plume et pour en profiter pleinement, il faut prendre le temps de le lire, d’aller à son rythme, d’écouter les états d’âmes de Dave Robicheaux et le laisser mener son enquête à son rythme et à sa manière.

Une excellente idée que j’ai eue de revenir à des classiques…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°21].

Holmes (1854/1891 ?) – Tome 3 – L’ombre du doute : Brunschwig & Cecil

Titre : Holmes (1854 / 1891 ?) – Tome 3 – L’ombre du doute

Scénariste : Brunschwig Luc
Dessinateur : Cecil
Edition :  Futuropolis (2012)

Résumé :
A priori Sherlock Holmes est mort lors d’un combat avec l’empereur du mal, le professeur Moriarty.

C’est toutefois ce que pensait le fidèle Watson. Il apprend rapidement qu’en réalité le célèbre détective se serait suicidé pour échapper à la folie qui menaçait de s’emparer de lui.

Après s’être rendu chez la famille de son ami, il est assailli de doutes compte tenu de ce qui s’y passe et des zones d’ombre relevées dans le passé de ce clan pour le moins singulier.

Accompagné de son épouse, il part en France sur les traces de la nourrice de Holmes.

Pendant ce temps, Wiggins se rend à Londres pour enquêter sur l’étonnante infirmière chargée de s’occuper de Holmes père.

Mais le médecin est un drôle de personnage, et Wiggins se retrouve malgré lui mêlé à un violent combat de rue en plein Whitechapel, provoqué par Parks.

Un combat de rue dans l’ombre duquel traîne un certain Mycroft Holmes…

Critique publiée sur Babelio  le 06/07/2012 :
Quatre ans, qu’il a fallu, avant qu’il ne sorte, ce tome trois !

« Quatre ans ! La grande guerre » comme se lamentait Louis De Funès dans « La grande vadrouille ».

Et vu que la série doit en comporter 9 (de tomes)…

Comme le disait l’ami Jean-Claude, au rythme d’un livre tous les quatre ans, je serai pensionné quand ils la termineront ! Moi aussi.

Mais cessons ces jérémiades et passons aux choses sérieuses : ce que j’en ai pensé.

Point de vue du graphisme, c’est magnifique. Une pureté dans le trait, dans les détails. Pas de visages mal faits, comme dans certaines autres bandes dessinées holmésiennes.

Toujours coloriée dans des tons « entre gris clairs et gris foncés » (gris acier pour les yeux de Holmes), cela donne une atmosphère bien spécifique à cette oeuvre, la rendant incomparable.

Bon, pour celui qui aime les tons chaleureux, c’est rappé. Mais si vous aimez les dessins exécutés de main de maître, je vous la recommande.

Les personnages sont bien travaillés et si le rythme est un peu lent, c’est sans doute parce que le scénariste veut que le lecteur s’imprègne de l’histoire, se vautre dans l’ambiance, pénètre dans le passé de Sherlock Holmes, se gorge des dialogues taillés au scalpel.

Parce qu’il veut que le lecteur doute en même temps que Watson, après avoir – qui sait ? – avalé des couleuvres.

A-t-on tout dit à Watson ? Ne lui a t-on pas raconté des carabistouilles ? Ou alors, est-ce Watson qui devient fou et imagine des choses ? Son compagnon était-il bien celui qu’il croyait être ? Fut-il tué par Moriarty lors de leur combat aux chutes de Reichenbach ou s’est-il suicidé ?

Malheureusement, si Watson a passé sept ans aux côtés de Holmes, il n’a jamais réussi à appliquer sa méthode, ni à devenir un esprit aussi brillant que lui.

Attention, Watson est loin d’être un imbécile, mais face à Holmes et à son esprit, il ne fait pas le poids. Nous non plus.

Le seul qui pourrait s’en sortir mieux, c’est le jeune Wiggins, qui lui, mène son enquête du côté d’un médecin un peu étrange qui pourra le renseigner sur la encore plus étrange garde-malade du père de Holmes.

D’ailleurs, dans cet album, nous verrons la rencontre « Holmes-Wiggins » quand celui-ci n’était encore qu’un gamin d’une petite dizaine d’années. Une réflexion de Wiggins avait surpris Holmes et pour le surprendre, fallait se lever tôt.

Si cet opus ne répond, pour le moment, à aucune de mes questions, le récit s’avère toujours aussi prenant et, dans ce troisième tome, il se dirige vers l’enquête à proprement dite. Plus que dans le deuxième.

Malgré tout, de nombreuses questions sont soulevées sans avoir de réponse pour le moment.

Le fait que Watson et Wiggins mènent leur enquête séparément est une bonne idée, cela donne du suspense au scénario. De la profondeur, aussi, tant il est travaillé.

A la fin de ma lecture, j’ai eu cette impression aussi fugace qu’un furoncle purulent mal placé que l’on aimerait bien que Watson ne poursuive pas son enquête…

Qui est cet homme mystérieux qui le suit, lui et son épouse ? Pourquoi diable veut-on l’empêcher d’interroger une personne ?

Nombreuses références aussi à la ville de Pau (où certains pasticheurs disent que Holmes a passé son enfance), au peintre Horace Vernet (le frère de la grand-mère de Holmes, ça, c’est canonique), au fait que Holmes se prénommait William (pas canonique).

Petit plus : un cahier graphique passionnant qui accompagne ce volume.

Un troisième album que j’ai eu plaisir à lire et dont j’espère que la suite ne se fera pas trop longtemps attendre…

 

Les contes du whisky : Jean Ray

Titre : Les contes du whisky

Auteur : Jean Ray
Édition : Marabout Fantastique (1971) / L’Atalante (1946) / Espace Nord (2019)

Résumé :
Le « Site enchanteur » est une taverne bondée et enfumée des docks de Londres où gravitent d’étranges personnages, emportés par le whisky « au goût de sang et de larmes ». Ils partagent un festin funeste de pitoyables et effroyables aventures d’errants de la mer.

Au rythme des hallucinations et des fabulations, le whisky – feu purificateur – permet de dialoguer avec l’ombre et d’en finir avec l’éteignoir d’existences mornes et répétitives. Ici règne le principe de l’anamorphose : le regard sur les choses et sur soi en sort radicalement changé.

Ce premier recueil de contes (1925) a signé l’entrée de Jean Ray en littérature. Il est ici rendu dans sa version originale et intégrale (éditions Espace Nord – 2019).

Critique :
Tremblez misérables mortels, car le fog de Londres vous suit, vous enveloppe…

Dans ce recueil de conte de Jean Ray, se côtoient des marins qui chantent les rêves qui les hantent, des marins qui meurent pleins de bière et de drames…

Mais on a aussi des prostituées de Whitechapel, des rôdeurs, des mendiants, des voleurs, bref, la lie de Londres et d’ailleurs.

C’est sombre, c’est un puits sans fond, ce sont des âmes en perdition, des gens qui se noient dans le whisky pour oublier ou pour nous conter leur histoires, comme si nous étions leur confident privilégié.

Mon édition n’est pas celle qui a été réédité de manière complète mais ce n’est pas grave… J’avais entre les mains un vieux livre qui crisse, du papier qui sent le vieux papier, un livre qui a vécu et qui finira ses jours dans ma biblio, jusqu’à ce qu’il recommence une nouvelle vie à la fin de la mienne.

Peut-être que s’il avaient bu des mojitos, tous ces personnages qui hantent ces pages auraient été plus gais, avec des récits colorés, joyeux, amusants.

Le whisky fait broyer du noir et les histoires racontées sont sombres mais inégales en plaisir littéraire comme en pages.

J’ai aimé la première, avec l’homme hanté par les fantômes des marins morts et qui se transforme, petit à petit en… [No spolier], j’ai frémi avec « Minuit vingt », j’ai été horrifiée par « Le singe » mais j’ai eu aussi beaucoup de mal avec le style d’écriture de Jean Ray, fort lyrique, parfois un peu brouillon dans le « qui dit quoi » et répétitif dans ses récits.

Par contre, ses descriptions de l’Angleterre brumeuse, sale, crasseuse et de ses quartiers peu recommandable, étaient d’un réalisme tel que je n’aurais pas été étonnée de voir surgir du fog en pleine journée ensoleillée ou d’entendre la pendule sonner minuit alors qu’on était l’après-midi.

Le fait de lire quelques récits sur la journée et d’étaler cette lecture sur plusieurs jours, en la coupant d’autres, m’a permis de mieux l’apprécier que si j’avais cherché à tout lire le même jour.

Un recueil de nouvelles pour les amateurs de récits fantastiques, d’âmes tourmentées, de personnages louches, de marins qui ne sont pas d’eau douce, de vagabonds, de péripatéticiennes, de voleurs sans cols blancs, d’assassins à la petite semaine, de bandits, de prêteurs sur gage, ainsi que d’ivrognes qui hantent les bars, et qui boivent et reboivent et qui reboivent encore. Ils boivent à la santé des putains d’Angleterre…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°12].

Parmi les tombes : Tim Powers

Parmi les tombesTitre : Parmi les tombes

Auteur : Tim Powers
Édition : Bragelonne (2013)
Édition Originale : Hide Me Among the Graves (2012)
Traduction : Maxime Le Dain

Résumé :
Londres, 1862.
Une ancienne prostituée nommée Adelaïde frappe à la porte de John Crawford, dont elle a croisé la route autrefois. La fillette née de leur brève union aurait survécu mais son âme est prisonnière d’un spectre vampirique.

Ce monstre assoiffé de sang n’est autre que John Polidori, jadis médecin de Lord Byron, le scandaleux poète. Le passé de Crawford et d’Adelaïde est lié au monde des ombres, faisant de leur enfant un trophée convoité par l’esprit maléfique.

Déterminé à sauver sa fille, le couple maudit s’allie à la poétesse Christina Rossetti et à son frère, le peintre Dante Gabriel Rossetti, eux aussi tourmentés par Polidori depuis l’enfance.

Chacun devra choisir entre la banalité d’une existence humaine et l’immortalité sacrilège ?

Critique :
Le mythe des vampires est aussi vieux que le Monde… Powers le reprend à sa sauce mais j’ai eu du mal à avaler sa cuisine.

Non, Rachel, pas frapper ! Je sais combien Tim Powers compte à tes yeux, mais là, c’était tellement lent, tellement bourré de détails en tout genre, de récit qui partait dans tous les sens que mon assiette est repartie remplie en cuisine.

Autant où « Les voies d’Anubis » étaient punchy et restait cohérent et génial à lire, ici, j’ai eu tendance à piquer du nez souvent et à zapper des pages entières.

L’époque victorienne aurait pu être intéressante mais je suis passée à côté, me demandant souvent où l’auteur voulait en venir dans son récit.

Les personnages étaient sympathiques mais ils n’ont jamais été assez forts pour tirer le récit vers le haut afin de le rendre intéressant et dynamique.

Je ne le saurai sans doute jamais et tant pis pour moi. Faisant un bon dans le temps, j’ai sauté une énorme partie du récit pour aller directement aux dernières pages car je n’en pouvais plus.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°295 (ma dernière chronique pour ce challenge avant de passer au nouveau).

Blake et Mortimer – Tome 21 – Le Serment des Cinq Lords : Yves Sente & André Juillard

Titre : Blake et Mortimer – Tome 21 – Le Serment des Cinq Lords

Scénariste : Yves Sente
Dessinateur : André Juillard

Édition : Blake et Mortimer (01/11/2012)

Résumé :
Cette nouvelle aventure de Blake et Mortimer conduit nos deux héros à Oxford.

L’Ashmolean Museum et sa célèbre collection archéologique est le théâtre de vols inexpliqués auxquels sont liés une série de meurtres tout aussi mystérieux.

Tels les héros d’Agatha Christie, Blake et Mortimer mènent l’enquête.

Yves Sente et André Juillard nous offrent une aventure dans la plus pure tradition des romans policiers britanniques.

Critique :
Se glisser dans les pantoufles d’un autre n’est jamais aisé car on a beau copier son trait, reprendre ses personnages, les connaître sur le bout des doigts, on n’est jamais dans la tête du père (ou mère) littéraire.

Pourtant, même si j’ai déjà vu mieux dans les dessinateurs qui ont repris la mise en image de nos deux compères, au moins, le scénario n’est pas bâclé et l’enquête est tout ce qu’il y a de plus terre à terre, sans élément fantastique, de SF ni d’Olrik (enfin des vacances).

Une enquête que n’aurait pas renié la Reine du Crime tant les atmosphères présentes dans ces pages sentent celles de ses romans.

Blake et Mortimer n’utiliseront jamais de smartphones et leur environnement restera à jamais figé dans les années 50, avec un petit air vieillot qui leur va comme un gant car c’est leur identité propre.

L’enquête est remplie de mystère car le lecteur a du mal à voir le rapport entre le vol de la valise d’un certain Thomas Edward Lawrence (en 1919) et les vols, 35 ans plus tard, à l’Ashmolean Museum, de pièces qui ne sont pas les plus rares, ni les plus chères.

Ajoutons une touche de mystère avec des silhouettes toutes vêtues de blanc, leur donnant des airs des fantômes, des lords qui meurent d’accidents qui n’en sont pas, un secret qu’ils sont les seuls à connaître et un Mortimer qui joue aux naïfs tandis qu’un Blake lui demande de se taire alors qu’il commençait à lui donnait un info importante.

Le scénariste nous sème des indices un peu partout, à nous de les prendre en compte ou pas, de les considérer comme importants ou comme étant de faux indices placés là pour faire accuser un autre…

J’avais capté assez vite qui était responsable des vols et il fallait être un anglais un peu trop confiant pour ne pas se rendre compte que cette personne jouait double jeu. Malgré tout, je n’avais pas tout trouvé et une partie des faits étaient inconnus de moi et sans l’intervention de Blake, je n’aurais jamais trouvé le pourquoi du comment.

Dans la neige froide et glacée, nos deux amis vont tenter de résoudre cette énigme et de trouver le ou les coupable(s) des crimes immondes, des vols bizarres et d’enfin savoir quel est ce foutu serment des 5 lords !

Sans révolutionner le polar, cette aventure se laisse lire avec plaisir, en prenant son temps pour regarder toutes les cases car malgré le fait que je sois moins fan de ce dessinateur (j’aimais mieux ceux de Ted Benoît), les décors foisonnent de détails et les paysages anglais, que ce soient ceux de la ville ou de la campagne, sont toujours un plaisir pour les yeux.

On ne révolutionne rien, mais dans les explications de Blake, à la fin, on se prend tout de même une douche froide avec un événement survenue durant sa jeunesse. La boucle est bouclée.

Un bon album qui est plus à réserver au nostalgiques de l’univers de Blake et Mortimer qui aiment lorsque l’action va à son aise, même si je soupçonne une injection d’EPO dans le dernier quart de l’aventure afin de clore cet album en 64 pages et non en 80…

Je ne l’avais jamais lu mais ce Mois Anglais était l’occasion idéale pour ressortir quelques albums de cette série et par la même occasion, d’en découvrir un jamais lu.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°269 et Le Mois Anglais chez Lou, Titine et Lamousmé (Juin 2020 – Saison 9).

Les enquêtes extraordinaires de Newbury & Hobbes – T01 – Les revenants de Whitechapel : George Mann

Titre : Les enquêtes extraordinaires de Newbury & Hobbes – T01 – Les revenants de Whitechapel

Auteur : George Mann
Édition : Eclipse Fantastique (2011)
Édition Originale : The Affinity Bridge (2008)
Traduction : Pierre-Paul Durastanti

Résumé :
Bienvenue dans un Londres victorien, étrange et dangereux. Chaque jour, de nouvelles découvertes technologiques viennent améliorer la vie des Londoniens : des dirigeables sillonnent le ciel alors que des automates sont à leur service.

Mais sous le vernis du progrès se cachent de sombres événements.

Sir Maurice Newbury et sa charmante assistante Miss Veronica Hobbes doivent enquêter sur le crash d’un dirigeable et la disparition de son pilote automate, tout en investiguant sur les apparitions mystérieuses d’un policier fantôme à Whitechapel…

Critique :
Londres… Mais un Londres steampunk avec des dirigeables, des automates, des machines à vapeur et une bonne dose de fantastique avec des revenants (morts-vivants), un spectre de policier et des automates qui agissent bizarrement.

Le steampunk et moi, on n’est guère habitué ensemble mais ici, entre le roman et moi, ça a matché directement.

Je dirais même plus, ce roman aurait pu avoir lieu avec un Sherlock Holmes car il n’aurait pas dépareillé dans cette où son sens de la déduction et sa science du crime auraient fait mouche.

Sir Maurice Newbury, qui a une addiction au laudanum, travaille dans un musée comme anthropologue et il bénéficie de l’assistance de la charmante Miss Veronica Hobbes.

Mais ceci n’est qu’une couverture car en réalité, il est agent de sa Très Gracieuse Majesté Victoria, ou, pour faire plus court, un agent de la Couronne (et pas dentaire).

Notre duo est bien assorti, sympathique, n’ont pas froid aux yeux et s’y ajoute un inspecteur de Scotland Yard, Bainbridge, qui aurait mérité un peu plus de traitement car il se révélera un atout important dans l’enquête et je l’avais sous-estimé un peu, ce qui est dommageable car il n’a rien d’une cinquième roue du fiacre.

De l’action, du rythme, du suspense, du mystère, des revenants qui puent de la gueule et qui font plus de dégâts dans Whitechapel que ne le fit Jack The Ripper, un spectre de policier qui s’en prend à des habitants du coin et un accident de dirigeable, hautement suspect, puisque l’automate qui le conduisait a disparu.

Non, impossible de s’emmerder dans ce récit qui pulse et qui comporte des tas de petites affaires dans l’affaire, notamment quelques détails sur la vie privée de nos deux enquêteurs, sans que cela prenne le pas sur l’histoire ou ne la dénature. Ici, tout est important, tout se rattache ensemble.

Les descriptions de la ville de Londres sont très bien faites, sans longueurs excessives,  la séparation des classes aussi, les dialogues sont enlevés, pas neuneu et les actions des personnages sont fort visuelles, comme pour un scénario.

L’avantage, c’est que l’on visualise bien les cascades que notre pauvre Sir Maurice Newbury va devoir réaliser, déjà qu’il a encaissé quelques sales coups dans cette enquête.

Le côté prégnant des machines à vapeur, automates, dirigeables sont parfaitement bien intégrés aux décors, à la ville de Londres, à tel point qu’on les croirait réels, comme s’il était normal de circuler dans un fiacre à vapeur, sans besoin de chevaux pour le tirer.

Même la reine Victoria, dans un état jamais vu, passe très bien dans sa version steampunk.

Sans en faire trop, l’auteur incorpore quelques réflexions dans son récit, qui valent toujours pour notre époque, et se permet aussi de jouer avec ses lecteurs jusqu’au bout.

Voilà un roman policier steampunk comme j’aimerais en lire plus souvent car il est difficile à lâcher une fois que l’on a commencé sa lecture, les enquêtes sont complexes, différentes, les personnages intéressants, sympathiques.

Il est juste dommageable que les aventures suivantes n’aient pas été traduites en français car j’aurais bien aimé arpenter ce Londres steampunk avec Sir Maurice Newbury et  Miss Veronica Hobbes afin de voir ce que l’avenir allait leur réserver.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°250 et Le Mois Anglais chez Lou, Titine et Lamousmé (Juin 2020 – Saison 9).

 

Âme de pirate : Charlotte Macaron [NetGalley]

Titre : Âme de pirate

Auteur : Charlotte Macaron
Édition : 404 (09/01/2020)

Résumé :
Naviguer dans ce labyrinthe d’îles, si proches les unes des autres qu’elles frôlent la coque des navires qui s’y aventurent, affronter le brouillard opaque qui les recouvre, et les ombres qui s’y cachent, relève de la folie furieuse !

Mais, poursuivi par la Marine Royale, l’équipage pirate du Saule pleureur n’a pas le choix. Ils ne se laisseront pas intimider par la sombre réputation des Mortes-Îles. Ils ont à leur bord les meilleurs navigateurs, et rien n’arrêtera leur soif de liberté.

Pourtant ce labyrinthe leur réserve bien des épreuves et ils n’en sortiront peut-être pas indemnes…

Critique :
Quand c’est bon, c’est toujours trop court…

Oui mais là, c’était vraiment trop court, limite 3 minutes, douche et préliminaires comprises…

Et pourtant, le plaisir était là.

Comme quoi, un p’tit coup rapide peut satisfaire la grande lectrice que je suis.

What did you expect ??

Merci NetGalley pour l’envoi de cet epub au bon format. Mais est-ce un court roman ou une nouvelle un peu plus épaisse ? Nous dirons que nous naviguons entre deux eaux.

Ne virez pas de bord mais tâchez de souquer ferme vers ce petit roman numérique qui possède tout ce qui fait un bon roman de piraterie.

L’auteure nous proposant une histoire courte (56 pages), elle doit mettre le lecteur de suite dans le bain, alors, peu de préliminaires et on se retrouve déjà pourchassé par trois galions de la Couronne et engagé dans un détroit d’îles qui a tout du Triangle des Bermudes.

L’élément fantastique va comme un gant à un roman de pirates et sans en faire trop, l’auteure arrive à immerger son lecteur dans un lieu qui fait frissonner tous les marins, lecteur y compris, ajoutant une pincée de fantastique, juste ce qu’il fallait.

L’art de la nouvelle est toujours le même : en dire juste assez, pas trop, ni trop peu, bref, faut doser la poudre à canon si on ne veut pas que ça nous pète à la gueule et même si je ne suis pas une fan des récits courts.

Un sans faute car j’ai apprécié cette histoire où les combats étaient vivants, bourrés de suspense, de dynamisme, d’émotions et où les termes consacrés à la navigation rendaient ce récit plus réaliste sans pour autant avoir besoin d’un dictionnaire.

Les personnages des pirates sont directement attachants, d’ailleurs, ce sont eux les héros du livre et non leurs poursuivants, les marins de sa Majesté d’un royaume inconnu de notre Monde. Nos pirates sont flamboyants.

Et c’est dommage car nous avions le fond et la forme pour écrire une grande aventure, pour étoffer un peu plus ce Monde qui n’est pas le nôtre, de cette Magie qui a disparu il y a quelques années.

Bref, j’ai beau avoir pris mon pied littéraire, je reste tout de même avec un goût amer de trop peu en bouche car l’auteure nous a donné plein d’indications sur ce Monde, sur les personnages des pirates, qui auraient méritées d’être plus développées dans un roman plus épais.

Je remercie les éditions NetGalley pour cette navigation en territoire fantastique où je n’ai pas su lâcher la barre avant d’être arrivée à destination. Là, j’ai cargué les voiles puisque j’étais arrivée à bon port, secouée mais ayant le pied marin, je n’ai pas eu le mal de mer.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°152.

 

En attendant Eden : Elliot Ackerman

Titre : En attendant Eden

Auteur : Elliot Ackerman
Édition : Gallmeister Americana (25/04/2019)
Édition Originale : Wainting for Eden (2018)
Traducteur : Jacques Mailhos

Résumé :
Tous les jours, Mary est tout près de son époux, à l’hôpital. Tous les jours depuis trois ans, après son retour d’Irak. Eden est inconscient, et ses blessures ne guériront pas.

Personne ne sait plus comment l’appeler, sauf elle : c’est son mari, et il est toujours en vie.

Leur fille, qu’Eden n’a pas eu le temps de connaître, grandit dans cet hôpital où Mary attend avec patience et détermination un changement.

Un jour, en son absence, Eden semble trouver un moyen de reprendre contact avec le monde extérieur.

Dès lors, c’est Mary seule qui aura la responsabilité d’interpréter ces signaux et de prendre des décisions, ramenée tout d’un coup face à certaines vérités troublantes sur leur mariage.

D’une profonde humanité, En attendant Eden est une méditation perçante sur la loyauté et la trahison, la peur et l’amour.

Critique :
Certains ont attendu Godot qui n’est jamais arrivé, moi j’attendais Eden et mes émotions ne sont jamais arrivées.

Aussi plat qu’un encéphalogramme d’un éponge de mer morte.

C’est ballot, vous me direz, surtout lorsqu’on lit les différentes chroniques de mes collègues Babéliottes (Babeliens ?) qui ne tarissent pas d’éloge sur le roman.

Pour sortir des sentiers battus, il en sort ! Un soldat parti en Irak qui revient sans ses jambes, brûlé de partout, inconscient, ne pensant plus que 31kg sur les 100 du départ, en souffrance aux soins palliatifs et c’est son compagnon d’armes, décédé dans l’explosion du véhicule, qui nous raconte son pote, leur engagement, les exercices, la guerre en Irak…

On ne peut pas dire que le roman est mal écrit, loin de là, il y a de la pudeur, de la décence, des interrogations sur le droit d’euthanasie, sur la nécessité de garder un patient dans un tel état en soins palliatifs, sur le fait qu’on a tout tenté pour sauver ce soldat qui ne s’en sortirait jamais et qu’on a laissé mourir un autre à côté, qui lui, aurait pu s’en sortir…

L’auteur nous explique bien aussi le fait que certains soldats sont revenus accros de la guerre et qu’ils ont tout fait pour y retourner, même remanger leur parole, même laisser là sa femme enceinte.

Les personnages sont intéressants, surtout Mary et cette espèce de culpabilité, elle qui reste aux côtés de son mari, un quasi mort, alors qu’elle néglige sa fille et sa mère, toutes deux bien vivantes.

Les récits qui se déroulent durant la guerre sont peu nombreux, mais le peu qu’on en lit nous donne un avant-goût de l’enfer que c’était (comme toutes les guerres, me direz-vous). En ce qui concerne l’armée, l’auteur sait de quoi il parle, il a fait l’Afghanistan et l’Irak.

C’était un roman bourré d’émotions, de pudeur, de non-dits, de confession intimes, de lourds secrets, d’amour, de pardon, de folie, de souffrance et moi je l’ai lu sans ressentir une seule émotion.

Faut-il me piquer, vous pensez ??

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°36 et Le Mois Américain – Septembre 2019 – chez Titine.

Le chant de l’assassin : R.J. Ellory

Titre : Le chant de l’assassin

Auteur : R.J. Ellory
Édition : Sonatine (23/05/2019)
Édition Originale : Mockingbird Songs (2015)
Traducteurs : Claude et Jean Demanuelli

Résumé :
Tout le monde a un secret. Condamné pour meurtre, derrière les barreaux depuis plus de vingt ans, Evan Riggs n’a jamais connu sa fille, Sarah, confiée dès sa naissance à une famille adoptive.

Le jour où son compagnon de cellule, Henry Quinn, un jeune musicien, sort de prison, il lui demande de la retrouver pour lui donner une lettre.

Lorsqu’Henry arrive à Calvary, au Texas, le frère de Riggs, shérif de la ville, lui affirme que la jeune femme a quitté la région depuis longtemps, et que personne ne sait ce qu’elle est devenue.

Mais Henry s’entête. Il a fait une promesse, il ira jusqu’au bout. Il ignore qu’en réveillant ainsi les fantômes du passé, il va découvrir un secret que les habitants de Calvary sont prêts à tout pour ne pas voir divulguer.

Avec ce retour aux sources qui évoque par bien des aspects Seul le silence, R. J. Ellory nous livre un roman magistral, d’une puissance émotionnelle rare. Un de ses plus humains, un de ses plus sombres aussi.

Critique :
Combien d’emmerdes tous les personnages de ce livre auraient pu s’éviter s’il avait mis une capote ? Des tas !

Si les parents Riggs (à ne pas confondre avec les frères Gibbs) en avaient mis une, Carson ne serait pas né et leur vie eut été différente. Bougrement différente.

Si Evan Riggs, le fils cadet en avait portée une sur son manche de guitare, on n’en serait jamais arrivé là non plus.

Que de vies épargnées, que de destins préservés, que de gens non fracturés il y aurait eu, avec ce petit morceau de caoutchouc placé au bon endroit au bon moment.

Oui, ce roman, en plus d’être puissant, émotif, foutrement bien écrit, est une ode au port de la capote. Sortez couvert !

D’un autre côté, si tout le monde, dans ces pages, était sorti avec le pardessus anglais sur le grand ridé, le récit aurait été chiant comme la pluie qui tombe sur Londres.

Ellory, bon sang de bordel de merde, une fois de plus, tu m’as emmené en Amérique d’une manière magistrale, alors que tu es un Anglais pur beurre (tu permets que je te tutoie, dis ?)…

Cette Amérique profonde du West Texas, tu nous en parles comme un vrai Yankee natif de ce trou du cul du trou du cul de ce que l’on nomme affectueusement The Lone Star State.

Les personnages, tu les crées avec amour, tu les tortures, tu les tritures, tu les détruis, tu nous les fais haïr ou aimer, mais tu le fais avec brio, maestro.

Ils sont bourrés de défauts, se déchirent, s’aiment sans savoir se le dire, se détestent, l’un jalouse l’autre, se font des misères et des sales coups, mais on ne parvient jamais à les détester tout à fait, même si Carson n’aura pas ma sympathie. Evan oui…

Certes, niveau émotions, je n’ai pas réussi à retrouver celles ressenties durant ma lecture de « Papillon de nuit » (Candlemoth), mais j’ai passé un excellent moment en compagnie des frères Riggs (toujours rien à voir avec les frères Gibbs) qui avaient tout pour me faire accrocher au récit, telle une moule à son rocher.

Il faut dire que tu as l’art pour harponner ton lecteur, l’air de rien, avec des choses simples comme une lettre à remettre à Sarah, la fille de son pote de cellule.

Henry Quinn a tout pour faire un bon facteur car jamais il n’a lâché sa mission de donner cette lettre à qui de droit. Il a foutu un beau bordel, mais si la Poste faisait comme lui, le courrier arriverait avant 8h du matin.

Une fois de plus Ellory a su se renouveler sans tout à fait changer ce qui fait son fonds de commerce : les États-Unis, des retours entre le présent (1970) et le passé (1930/1940), des personnages forts, réalistes, un récit qui scotche, qui émotionne, différent des autres romans tout en restant de sa patte, du suspense à petites doses, des secrets enfouis, une petite ville où tout se sait, du rural noir, une famille unie puis déchirée et la folie qui s’empare de certains.

Un Anglais qui parle aussi bien de l’Amérique, moi, ça me botte !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et Le mois anglais (Juin 2018 – Saison 8) chez Lou & Titine.

 

Le fantôme de Canterville et autres contes : Oscar Wilde

Titre : Le fantôme de Canterville

Auteur : Oscar Wilde
Édition : Larousse Petits classiques (2011) / Folio Junior (2007)
Édition Originale : The Canterville Ghost (1887)
Traducteur : Marie-Hélène Christensen

Résumé :
Bombardé de boulettes de papier et d’oreillers, jamais, durant les trois siècles de sa brillante carrière, le fantôme de Canterville n’a été à ce point ridiculisé !

Mais pour qui se prennent-ils, ces Américains qui s’apprêtent et acheter le manoir de Canterville ?

Rien ne les effraie, ni les squelettes, ni les chaînes, ni les éclats de rire sataniques… De quoi devenir fou, quand on tient, comme tout fantôme qui se respecte, à sa réputation !

Une histoire de fantômes avec frissons, situations extravagantes et éclats de rire ! Tout le talent de conteur et l’humour d’Oscar Wilde…

Dans le registre du rire grinçant, le deuxième conte, « Le Crime de Lord Arthur Savile », narre les mésaventures d’un homme à qui l’on a prédit, en lisant dans les lignes de sa main, qu’il allait commettre un crime.

Du coup, il se sent obligé de tuer quelqu’un, pour se délivrer de cette malédiction. Et l’on termine avec une courte histoire mettant en scène un millionnaire modèle.

Ces trois contes très drôles, écrits à la fin du XIXe siècle, comportent donc quelques expressions ou références obscures pour le lecteur d’aujourd’hui, qui sont expliquées en fin d’ouvrage.

Critique :
Un château hanté par un fantôme qui a sur la conscience bon nombre d’arrêts cardiaques, de frayeurs, de personnes rendues folles, muettes et j’en passe.

Mais au pays de l’Oncle Sam, on n’a pas peur des fantômes et ce n’est pas celui de ce manoir qui va enlever le flegme de ces américains que tous les anglais leur envieraient presque.

Pauvre fantôme, il se retrouve face à des gens qui n’ont pas peur de lui, pire, les jumeaux lui lancent des boulettes de papier ou leurs oreillers.

La première nouvelle m’a fait passer de la frayeur au rire, puis à la gorge nouée. Tout ça en peu de pages car Oscar Wilde est le maître des émotions qu’il fait naître chez son lecteur.

Dommage que cette nouvelle n’ait pas été plus longue car elle avait assurément un potentiel énorme. Si le fantôme avait prêté à rire plus tôt, on n’a plus du tout envie de rire de lui à la fin et malgré ses fautes, on est prêt à lui donner l’absolution.

Pour la deuxième nouvelle, on se rend compte de tout le pouvoir de persuasion que possèdent les chiromanciens !

Votre Mitterand consultait une liseuse d’avenir dans les astres (Elizabeth Teissier), alors on comprend que le pauvre Lord Arthur Savile ait eu envie de connaître son avenir dans les lignes de sa main. Le pire sera qu’il ait cru qu’il allait commettre un meurtre.

Lord Savile n’a rien d’un assassin, pourtant, cette idée va le turlupiner et il va faire en sorte que la prédiction se réalise, l’imbécile ! On peut être un Lord, instruit, riche et terriblement crétin.

J’ai adoré aussi car c’est cynique, perfide et terriblement addictif !

La dernière était très courte mais bonne, comme quoi, n’écoutez pas les personnes qui vous disent que la longueur entre en ligne de compte.

Si les émotions étaient au rendez-vous pour la première et serraient la gorge, les deux autres étaient plus calmes à ce niveau-là. Malgré tout, je n’ai pas retrouvé l’écriture qui m’avait emportée pour Le Portrait de Dorian Gray.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et Le mois anglais (Juin 2018 – Saison 8) chez Lou & Titine.