[FILMS] Love Actually de Richard Curtis (2003) – Le film qui te dit que l’amour est partout, partout(ze) !

Love Actually, ou Réellement l’amour au Québec, est une comédie romantique britannique écrite et réalisée par Richard Curtis et sortie en salles en 2003.

Le film se penche sur les différents aspects de l’amour montré à travers dix histoires distinctes impliquant un large éventail de personnages, dont beaucoup sont reliés entre eux, et leur évolution.

Située principalement à Londres, l’action de Love Actually commence cinq semaines avant les fêtes de Noël, et se joue comme un compte à rebours jusqu’à la fête, suivie d’un épilogue un mois après les événements.

Film choral dont la distribution réunit notamment Hugh Grant, Liam Neeson, Emma Thompson, Colin Firth, Bill Nighy, Laura Linney, Alan Rickman, Keira Knightley, Rowan Atkinson et Andrew Lincoln, Love Actually est présenté au Festival de Toronto en septembre 2003 avant de connaître une sortie en salles en novembre 2003 au Royaume-Uni et aux États-Unis, suivi de la France le mois suivant.

Lors de sa sortie, il rencontre un accueil critique favorable et a rapporté près de 247 millions de dollars de recettes mondiales, alors qu’il a coûté 40 millions, ce qui en fait un succès commercial.

Fiche technique : 

  • Titre original : Love Actually
  • Titre québécois : Réellement l’amour
  • Réalisation : Richard Curtis
  • Scénario : Richard Curtis
  • Musique : Craig Armstrong

Distribution : 

  • Hugh Grant  : David, le Premier ministre
  • Liam Neeson : Daniel
  • Emma Thompson : Karen
  • Laura Linney : Sarah
  • Alan Rickman : Harry
  • Martine McCutcheon : Natalie
  • Bill Nighy : Billy Mack
  • Colin Firth : Jamie Bennett
  • Andrew Lincoln : Mark
  • Keira Knightley : Juliet
  • Chiwetel Ejiofor : Peter
  • Rowan Atkinson : Rufus, le vendeur
  • Kris Marshall : Colin Frissell
  • Heike Makatsch : Mia
  • Thomas Sangster : Sam
  • Martin Freeman  : Jack

Ce que j’en ai pensé :
Il est des films comme ça dont on croit encore tout se souvenir, mais en fait, non, il ne reste que des bribes, des petits morceaux épars, des scènes cultes, mais tout le reste a été effacé de la mémoire.

Et durant tout le début du film, on se surprend à se dire « ah mais oui, c’est vrai, il jouait le dedans, lui ! ».

On se surprend à rire aussi de la présence conjointe du docteur Watson version Granada (Edward Hardwicke) et de celle du John Watson de la BBC (Martin Freeman), sans oublier le vilain professeur Rogue de Harry Potter ou Jojen Reed  de GOT !

Il est un fait qu’en 2003, on ne pouvait pas savoir que Martin Freeman (qui a un rôle tout à fait excellent dans ce film) ferait un parfait docteur Watson et un petit Hobbit. Et vu son rôle dans le film, j’ai bien envie de refaire un mauvais jeu de mot avec Hobbit, trou et ce qui rime avec Hobbit !

On a beau être en juin et le film se dérouler durant la période post Noël, il n’en reste pas moins que cela reste un feel-good movie et que le regarder vous met de suite de bonne humeur et vous envoie au lit avec un sourire béat de satisfaction.

Toutes ces petites scènes qui se déroulent durant le film, avec des personnages qui ont tous un rapport entre eux, sont tout simplement du baume au cœur, de l’humour très fin et des histoires très belles, très émouvantes, très attendrissantes ou pas très classe, dans le cas de celui qui a le démon de midi qui lui chatouille les… ce qui rime avec ce mot !

Hugh Grant en premier ministre est sexy en diable, Liaam Neeson est attendrissant en beau-père qui se retrouve avec le fils de sa femme amoureux d’une jeune fille, Laura Linney (Sarah) est elle aussi, finalement, très touchante de renoncer à celui qu’elle aime pour rester avec son frère autiste qui lui bouffe toute sa vie privée en lui téléphonant non stop, à tel point que même conclure est difficile.

Pourtant, Sarah n’est pas non plus à côté de la plaque, l’amour, ce n’est pas que physique et peut être aussi l’amour fraternel d’une soeur pour son frère placé en HP (pas Harry Potter !). Dommage parce que le Karl, qui jouait aussi Jésus dans Ben-Hur et Xerxès dans 300, donne envie de se rouler sur la carpette, à poil.

Niveau bande-son, on n’a pas à se plaindre, les chansons sont toutes des connues qui donnent envie de pousser la chansonnette ou de se trémousser, tel le premier ministre…

Oui, Love Actually, c’est LA comédie romantique par excellence, celle qui vous fait rire, sourire, vous dire que tout n’est pas foutu dans ce Monde pourri, que des enfants peuvent encore vous émouvoir (le petit Sam est d’une sériosité qu’il en est émouvant !), que des politiciens peuvent encore être sexy et honnête (ok, seul Hugh Grant l’est !) et que Noël, même en devenant une fête commerciale, peut encore être synonyme de rapprochement entre les gens, même si ça finira en rapprochement horizontal…

J’oublie sans doute de vous parler de choses importantes, dans ce film, mais ce n’est pas grave, si vous l’avez vu, vous aurez ajouté de vous-même, et si vous ne l’avez pas encore vu, il est temps de mettre ça en ordre et de le visionner confortablement installé dans votre canapé.

Le film qui, un jour de déprime ou de moral à zéro, peut vous requinquer plus vite qu’une boite de médoc (et moins cher aussi).

Le Mois anglais saison 7 chez Lou et Cryssilda (juin 2018).

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[FILMS] Quatre mariages et un enterrement de Mike Newell (1994)

Quatre mariages et un enterrement (titre original : Four Weddings and a Funeral) (4 weddings and a funeral) est un film britannique de Mike Newell, sorti en 1994.

Cette comédie dramatique au ton très novateur a connu un succès mondial retentissant. Elle marque le retour en force du cinéma britannique et hisse Hugh Grant au rang de star.

Synopsis : Charles est célibataire. Seul compte son petit cercle d’amis, composé de Fiona, Gareth, Tom, Matthew et Scarlett, sa colocataire.

L’amour ne le tente pas et quand il fait la connaissance de Carrie lors d’un mariage où il officie en tant que témoin, il n’imagine en rien la passion qui va l’envahir. Car Charles tombe amoureux de Carrie.

Et ses retrouvailles quelques mois plus tard avec la demoiselle, sur le point de se marier avec un riche Écossais, ne vont que confirmer les sentiments qu’il éprouve pour elle…

Fiche technique :

  • Titre original : Four Weddings and a Funeral
  • Titre français : Quatre mariages et un enterrement
  • Réalisation : Mike Newell
  • Scénario : Richard Curtis

Distribution :

  • Hugh Grant : Charles
  • Andie MacDowell : Caroline alias « Carrie »
  • James Fleet : Thomas alias « Tom »
  • Simon Callow : Gareth
  • John Hannah : Matthew
  • Kristin Scott Thomas : Fiona
  • David Bower : David
  • Charlotte Coleman : Scarlett
  • Timothy Walker : Angus

Ce que j’en ai pensé : 
Encore un de mes films anglais préféré ! Non seulement on a une ambiance so british, mais en plus, le film alterne les moments « comiques » et ceux plus tragiques, avec des vraies émotions.

Avant de le revoir, je me souvenais de Rowan Atkinson, en curé maladroit et du comédien John Hannah, dans ses premiers pas au cinéma, acteur que j’ai toujours apprécié, même dans son rôle de Dominium dans « Spartacus – Blood and sand).

Pour moi, ce film, c’est LA comédie romantique par excellence avec ces deux personnages, Charles (Hugh Grant) et Carrie (Andie MacDowell) qui vont se croiser au cours de 4 mariages et un enterrement. Dois-je vous rappeler que Charles est obnubilé par Carrie (qui est l’amie des dentistes… C’était plus fort que moi).

La première fois que je l’avais vu, j’étais tombée de haut car ce film enlevait à l’acte nuptial son caractère « sacré », le tout dans une série de quatre tableaux, tous plus jubilatoires les uns que les autres.

Ce que j’aime dans ce film, c’est qu’il est construit comme un film à sketches puisque nous aurons 4 tableaux, dont un sera fort émouvant, comparé aux autres qui étaient hilarants, mais traité tout en sobriété. Ok, j’ai encore eu les larmes aux yeux !

Non mais sérieux ? Est-on obligé de se marier ? On peut s’aimer et faire sa vie sans pour autant officialiser l’affaire avec flonflons, officier d’état civil, curé, famille, bouffe, dépenses somptuaires, non ?

Ok, le mariage donne plus de droit que la cohabitation… Mes dirigeants devaient nous en donner plus, notamment pour les pensions des conjoints survivants, mais il ne l’a pas fait. Donc, l’a bien fallu passer devant l’officier d’état civil !

Anybref, je kiffe ce film et ses sonneries de réveil, ses retards, ses « putain », ses vieilles bagnoles pouraves, ses cérémonies de mariage où tous les hommes portent le queue-de-pie et chapeaux haut-de-forme, ses diners avec ses discours balbutiants, cette bande d’ami un peu doux dingue,…

Un film que je regarde avec grand plaisir, même si je n’ai plus aucune surprise puisque je sais ce qu’il va se passer.

Ça n’enlève rien au plaisir de finir le film avec un sourire de débile affiché sur mes lèvres en regardant les portraits finaux.

Le Mois anglais saison 7 chez Lou et Cryssilda (juin 2018).

[FILMS] L’Homme des Hautes Plaines – High Plains Drifter de Clint Eastwood (1973)

L’Homme des Hautes Plaines (High Plains Drifter) est un film américain réalisé par Clint Eastwood, sorti en 1973.

Premier western dirigé par Clint Eastwood, ce film reprend la mythologie de l’homme sans nom déjà exploité dans la trilogie de Sergio Leone : Pour une poignée de dollars, Et pour quelques dollars de plus et Le Bon, la Brute et le Truand.

Le film est aussi inspiré du travail avec un autre réalisateur, Don Siegel. Le meurtre de Kitty Genovese, en 1964, a inspiré la trame du film.

1. Fiche technique : 

  • Titre original : High Plains Drifter
  • Titre français : L’Homme des Hautes Plaines
  • Réalisation : Clint Eastwood, assisté de James Fargo
  • Scénario : Ernest Tidyman, Dean Riesner (non crédité)

2. Distribution :

Clint Eastwood (VF : Jean Lagache) : L’Étranger (ou Duncan)
Billy Curtis (VF : Guy Piérauld) : Mordecai
Mitch Ryan (VF : Jean-Claude Michel) : Dave Drake
Ted Hartley (VF : Marc Cassot) : Lewis Belding
Geoffrey Lewis (VF : Jacques Thébault) : Stacey Bridges
Verna Bloom (VF : Paule Emanuele) : Sarah Belding
Walter Barnes (VF : Pierre Tornade) : Shérif San Shaw
Stefan Gierasch (VF : Jacques Balutin) : le maire Jason Hobart

 

3. Le pitch : 

Venu de nulle part, un cavalier taciturne surgit dans la petite ville de Lago, en plein désert, et découvre une population terrorisée par l’imminente sortie de prison de trois hors-la-loi.

L’homme sans nom est engagé pour défendre la ville.

En contre-partie, il aura droit à tout ce qu’il voudra.

Les habitants de Lago vont bientôt le regretter…

Ce que j’en ai pensé :
C’est avec curiosité que j’ai acheté ce DVD en seconde main car je suis toujours à l’affut d’un bon film western inconnu et si celui-ci porte la signature de Clint Eastwood, je suis encore plus encline à l’acheter.

Là, je dois vous avouer que je me suis trouvée face à un western qui m’a laissée dubitative au départ.

Le début est classique, un homme juché sur un cheval (belle bête) chevauche au galop dans la plaine et se dirige vers la petite ville minière de Lago où l’étranger est dévisagé avec méfiance.

Là où tout part en couille fut lorsque Clint Eastwwod tua trois types (en état de légitime défense) et viola la femme qui l’avait apostrophé de manière équivoque. Entre nous, elle avait plus une tête de consentante qu’autre chose.

Les habitants, ayant peur de la sortie prochaine de trois bandits que le shérif a fait emprisonné, demandent à l’homme sans nom de les défendre, lui donnant les pleins pouvoirs, ce qui va se retourner contre eux.

Ils sont pleutres, couards, voudraient se planquer mais ne le peuvent pas, et n’ont pas l’air d’être tous droits dans leurs bottes.

Le film est spécial, plus profond qu’il n’y paraît, et cache de nombreuses choses que le téléspectateur découvrira au fur et à mesure. Mais si vous êtes perspicace, vous comprendrez assez vite le pourquoi du comment.

Des flash-back montreront le meurtre – au fouet – de l’ancien marshal Duncan, avec toute la population tétanisée et n’osant pas bouger.

L’homme sans nom est un personnage taciturne mais fourbe, abject, il fait peur et n’hésite pas à monter tout le monde contre l’autre, à donner le poste de shérif au nain qui bossait pour le barbier, à faire participer activement tout le monde à la défense de la ville, à démonter la grange de l’un et à faire sauter l’hôtel de l’autre, sans compter qu’il couchera encore avec une autre femme.

Les habitants de Lago se croyaient des loups, mais ils sont tombés sur un loup encore plus pire qu’eux et que les trois bandits dont ils voulaient se protéger.

Le final nous donnera un Eastwood ordonnant aux habitants de préparer un banquet pour les bandits qui arrivent et l’ordre de repeindre la ville en rouge, rouge comme l’enfer et de la rebaptiser « HELL ».

Et ensuite, l’enfer va se déchaîner, en effet…

C’est violent, avec une trame qui se déroulera lentement, comme pour ne pas tout dévoiler d’avance, laissant le spectateur se faire son opinion sur les habitants de Lago qui ne sont pas toujours aussi immaculés qu’ils voudraient nous le faire croire.

Le scénario est bien fichu, ne nous dévoilant les bijoux de famille qu’au fur et à mesure, entourant le tout de mystère et il faudra attendre le grand final pour que les pièces du puzzle se mettent en place, un peu comme si Hercule Poirot avait tout expliqué.

Ceci n’est pas un western pour les petits enfants… Ceci est un western qui donnera une leçon à ceux qui se pensaient au-dessus de tout, des lois comme des hommes et qui, tel un verset de la Bible, te feras comprendre qu’on est toujours puni par là où l’on a péché et que les anges vengeurs sont parfois des démons, ou le contraire.

Pour se coucher moins bête au soir :

  • Clint Eastwood ayant été impressionné par les circonstances du meurtre de Kitty Genovese à Brooklyn en 1964 et la non-intervention de nombreux témoins présents lors de l’agression, demande à Tidyman de s’en inspirer pour l’intrigue du film. Le scénario est de plus teinté d’allégories et d’humour noir influencé par Sergio Leone.
  • Le tournage a duré six semaines et s’est terminé deux jours avant la date prévue.
  • Le budget du film a également été moindre que ce que l’on avait prévu. C’est le deuxième film réalisé par Clint Eastwood (après Un frisson dans la nuit), et son premier western.
  • Les pierres tombales du cimetière portent les noms des cinéastes Sergio Leone, Don Siegel et Brian G. Hutton. À ce sujet, Clint Eastwood déclara : « J’ai enterré mes réalisateurs ».
  • Universal Pictures voulait que le film soit tourné dans leur backlot mais Eastwood choisit de tourner en extérieur.
  • Le décor de Lago a été construit sur les bords du lac Mono, à 300 miles de Hollywood, dans la Sierra Nevada de Californie, un site jugé « hautement photogénique » par le réalisateur.
  • Une équipe de 46 techniciens et 10 peintres ont travaillé dix heures par jour pendant huit jours pour construire 14 maisons et un hôtel de deux étages avec porche et escalier extérieur. Les décors furent détruits à la fin du tournage.
  • Richard Bull, qui joue le rôle du croque-mort, s’est fait plus tard connaître par celui de M. Oleson dans la série télévisée La Petite Maison dans la prairie.
  • On trouve également dans la distribution John Hillerman dans le rôle du bottier qui jouera plus tard Higgins dans la série Magnum.

Le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et le Mois du polar (Février 2018) chez Sharon.

Le toutou des Baskerville à la téloche !

Oyez holmésiens et holmésiennes de tout poils !

Apprenez qu’un de mes petits moineaux vient de m’apprendre que le film « The Hound Of The Baskervilles » de Terence Fisher (1959) passera ce vendredi 11 août à 20h45 sur Chérie25 !

Ménagères, profitez de son passage sur le petit écran pour le regarder avec dévotion et délectation car ce même petit moineau me signale qu’il est introuvable sur You Tup (no pub) et sur aucun site de streaming…

Moi, de mon côté, je l’avais… hum… emprunté à long terme sur un site de téléchargement qui pour le moment est en dérangement pour l’éternité (ce qui est merdique car j’y avais un bon ratio !!).

Ce film est avec Peter Cushing dans le rôle titre de Sherlock Holmes et Christopher Lee dans le rôle de Sir Henry Baskerville !

Donc, cochez la date à votre calendrier et faites chauffer le magnéto, Serge ! Ou le décodeur, c’est selon…

Lien vers ma chronique de l’époque : The Hound Of The Baskervilles – 1959 [Sherlock Holmes – FILMS]

[FILMS] Docteur Jekyll et Mr Hyde – Edge of sanity (1989)

Dr Jekyll et Mr Hyde (Edge of Sanity) est un film britannico-franco-américain réalisé par Gérard Kikoïne, et sortie en 1989.

Il s’agit d’une adaptation du célèbre roman de Robert Louis Stevenson, L’Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde.

[Chronique réalisée par Ida, reportrice bénévole et non rémunérée chez Cannibal Lecteur].

Résumé : Antony Perkins (oui, lui, la star de Psychose !!!) campe un respectable Dr Jeckyl, médecin-chercheur-enseignant affublé d’une épouse blonde cul-cul la praline.

Anthony Perkins jeune… Vous habitez encore chez vos parents, beau gosse ??

Suite à un accident de laboratoire (merci Hulk et le Pr Banner!), le voilà, qu’il se met à fréquenter les lieux interlopes où l’on trouve beaucoup de… Nan… Je ne ferai pas de rimes douteuses… Où l’on trouve beaucoup de périprostiputes que l’on commence à retrouver égorgées et les tripes à l’air.

Dans le style affiche de merde, on a rarement vu pire…

Que dire de ce film… [Par Ida – pour les crétins qui suivent pas]

Il y a des années, sous la plume d’un critique j’avais lu la petite phrase suivante : « les acteurs et l’équipe technique gagent leur vie… Le spectateur perd son temps ! ». Et bien cette petite phrase assassine pourrait être récidiviste sans que la maréchaussée ni le ministère de la justice ne s’en inquiètent.

À vrai dire… Le scénariste et le producteur de cette authentique bouse mériteraient d’être mis au pilori pour un tel crime! Une atteinte à l’honneur de l’œuvre de Stevenson ! Ben ouais… Faudrait savoir si c’est de Jeckyl vs Hyde ou de Jack l’éventreur dont il s’agit !

Toutes les composantes du grand navet d’anthologie sont ici réunies : scénario indigent, jeu des acteurs ridicule, dialogues pathétiques, costumes anachroniques, décors kitchissimes.

Invitez des copines… faites chauffer les nouilles pas chères, ramenez la sauce bolo industrielle du discounteur… sortez le pack de « Kro » ou un cubiténaire de Villageoise…

Voilà le menu qui accompagnera idéalement le visionnage de ce « pur chef d’oeuvre » du genre érotico-gothico-gore à tendance néo-dramatique (je suis étonnée qu’il n’ait pas été interdit au moins de 12 ou 16 ans !).

Bon… deux litres de mojitos par personne pourrait suffire (C’est moins dégueu que les nouilles-bolo industrielle surtout quand ça refroidit à peine servi)…

Certes… on risque de s’endormir avant la fin… Mais au moins, comme ça on ne mourra pas d’ennui, ce qui a failli m’arriver…

Mais heureusement, Toquéfada est venu éteindre l’ordi pour me sauver la vie…

Cela étant, les médecins convoqués à mon chevet ne sont pas certains que j’en sortirai sans séquelles… Ils craignent que j’ai déjà perdu quelques points de QI !

Bref, ma carrière de chasseuse internationale de navets a failli tourner court, car là… c’est du navet de compétition, limite toxique !

À consommer avec prudence, comme un objet d’étude, ou au second degré pour se moquer.

A peluches

C’était donc une nouvelle chronique d’Ida, reporter sans frontière au Royaume du Navet Absolu et dans l’Empire du Nanard comme on n’en fait plus !

Le tout sans filet, sans assurance et sans bouée de sauvetage.

La directrice de ce blog (Belette Cannibal Lecteur) rappelle que Ida n’a pas touché un seul € pour la rédaction de cette feuille (note). Ni un seul $. Même pas un kopeck.

Elle n’est pas mon employée factice non plus et je ne lui ai payé aucun costard !

Mais je peux rhabiller certains pour l’hiver, si jamais…

Le visionnage du film suivant peut vous ôter des neurones de la tête, à regarder avec précaution et jamais sans surveillance !!

The Dark Valley – Sombre Vallée [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 23/52]

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The Dark Valley (en allemand : Das Finstere Tal) est un western austro-allemand réalisé par Andreas Prochaska sur un scénario basé sur le roman éponyme de Thomas Willmann (de) et sorti en 2014.

  • Sam Riley : Greider
  • Tobias Moretti : Hans Brenner
  • Paula Beer : Luzi
  • Thomas Schubert : Lukas
  • Helmuth Häusler : Hubert Brenner
  • Martin Leutgeb : Otto Brenner

Résumé : Fin du XIXe siècle, dans une vallée reculée des Alpes autrichiennes, un étranger, Greider, se présente comme photographe et demande à être hébergé dans le village pendant les trois mois d’hiver.

Peu après, deux fils du chef du village meurent dans des conditions mystérieuses…

the-dark-valley-2014-09-12-a-00-32-11Ce que j’en ai pensé :
Après avoir lu le livre qui mêlait habillement du western, du nature writing et un zeste de roman noir, le tout sur un fond angoissant d’un huis clos, la suite logique était de me faire le film.

Vous voulez un conseil ? Lisez plutôt le livre, il est mieux et lui au moins il ne vous dévoile pas tout dès les premières images comme le film !

Merde alors, tout le suspense, l’angoisse, le mystère que l’on ressentaient durant la lecture, toutes les questions que l’on pouvaient se poser, ben on l’a dans le baba parce que le réalisateur en montre un peu trop dès le départ.

Et durant tout le film, d’ailleurs ! Avec notre couple de jeunes, plus de « je te vois en cachette » et vous, lecteur, qui avez plaisir à deviner e qu’il se trame, plus de mystères autour de la cérémonie de mariage, plus de mystères avec les sermons du curé.

Nom de dieu, toute l’essence mystérieuse, tout le plaisir de l’aura de cachoterie, toutes les révélations horribles du livre qui ont lieu au fur et à mesure et que l’on peut deviner si on réfléchit bien, et bien, c’est balayé ! Niqué !

Pourtant, j’ai aimé l’adaptation, les acteurs, la neige, même le fait qu’on ait changé les portraits réalisés aux crayons ou aux pinceaux par des photographie.

Mais ce qui m’avait fait vibrer dans le livre avait disparu du film.

Si vous n’avez pas lu le livre, vous aimerez sans doute le film, car il est bon, c’est un western sans cow-boys ni indiens, sans les plaines de l’Ouest américain, mais avec les montagnes autrichiennes, ce qui ne nuit pas au film, mais pour ce qui est d’avoir des frissons, vous repasserez !

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Challenge #LeFilmDeLaSemaine2016, Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et Le Challenge Halloween (2016) chez Lou & Hilde.

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The Revenant : Alejandro González Iñárritu [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 19/52]

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The Revenant est un film d’aventure américain réalisé, coécrit et coproduit par Alejandro González Iñárritu (réalisateur et producteur mexicain), sorti en 2015.

Le film est partiellement adapté du roman Le Revenant de Michael Punke et est fondé sur une histoire vraie, celle de l’exploit accompli en 1823 par le trappeur Hugh Glass.

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1. Résumé :
Dans une Amérique profondément sauvage, Hugh Glass, un trappeur, est attaqué par un ours et grièvement blessé. Ses équipiers, qui étaient chargés d’attendre sa mort pour l’enterrer l’ont abandonné et laissé pour mort. Mais Glass refuse de mourir.

Seul, armé de sa volonté et porté par l’amour qu’il voue à sa femme et à leur fils, Glass entreprend un voyage de plus de 300 km dans un environnement hostile, sur la piste de l’homme qui l’a trahi.

Sa soif de vengeance va se transformer en une lutte héroïque pour braver tous les obstacles, revenir chez lui et trouver la rédemption.

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2. Fiche technique :

  • Titre original : The Revenant
  • Réalisation : Alejandro González Iñárritu
  • Scénario : Alejandro González Iñárritu et Mark L. Smith, d’après Le Revenant de Michael Punke
  • Musique : Ryuichi Sakamoto, Alva Noto et Bryce Dessner

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3. Distribution :

  • Leonardo DiCaprio : Hugh Glass
  • Tom Hardy : John Fitzgerald
  • Domhnall Gleeson : Andrew Henry
  • Will Poulter : Jim Bridger
  • Lukas Haas : Jones
  • Forrest Goodluck : Hawk

The-Revenant-2015-poster1Ce que j’en ai pensé :
Personne ne résiste à l’appel de Leo !

Certes, il faut dire aussi que s’il avait eu cette gueule de barbu, on ne l’aurait pas laissé monter à bord du Titanic, Rose n’aurait jamais été amoureuse de lui et la Juliette Capulet encore moins !

Soyons sérieux aussi, Leonardo n’aurait pas été convaincant dans ce rôle avec une tête de jeune premier pour les pub Polo de Ralph Lauren non plus !

Ce qui frappe en premier, lorsqu’on regarde le film, ce sont les paysages à couper le souffle.

Là, on va nous offrir, durant toute la durée du film, une représentation grandiose de la nature que ce soit dans les paysages, dans les animaux qui y vivent, dans les forêts aux arbres magnifiques, dans les rivières qui semblent être glacées ou lorsque l’on verra de la neige à perte de vue.

Quant aux tenues des trappeurs, si on était en odorama, elles nous fouetteraient les narines pire que 50 grands chiens mouillés qui resèchent ! On sent bien que leur dernier bain date d’y a longtemps, trèèèès longtemps.

Nous sommes dans l’Amérique profonde, dans son trou du cul. Des trappeurs chassent des bebêtes à poils afin de leur voler leur fourrure pour les revendre. Il y en a pour un paquet de fric.

À peine le film commencé qu’ils se font attaqué par des indiens, des Arikaras qui massacrent sans pitié et pillent le camp, faisant 33 morts.

Si quelques uns avaient le secret espoir de regarder un film bucolique, cette plongée vertigineuse dans le brutal risque de leur indiquer qu’ils se sont foutus le doigt dans le cul et profond !

Ce raid violent et sans concession des indiens sur le campement de nos trappeurs est tout bonnement une scène impressionnante (après il y a aura celle de l’ours) car derrière cette violence et ces morts, sa réalisation est au poil. Normal, on est chez des trappeurs !

Merde, on à l’impression d’y être et d’assister, impuissant, à l’attaque. L’immersion dans le film est glaçante avec cette scène. Me demandez pas de vous parler de la justesse ou non des plans-séquences, je suis pas une pro du ciné, mais je vous dirai que c’était foutrement bien filmé !

Une poignée d’hommes en réchappent, dont le trappeur Hugh Glass, son fils Hawk, le capitaine et négociant en fourrures Andrew Henry (Lévine dans Anna Karénine), John Fitzgerald (les frères Kray de Legend) et quelques autres.

Ayant lu le résumé, je pensais que c’était là que Di Carpaccio se faisait lâchement abandonner, mais non, il s’enfuit avec les autres en bateau, les hommes cachent les fourrures, détruisent le bateau et poursuivent leur route, à pied, vers le fort…

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Dès ce moment là, on sent déjà bien que le frère Kray, pardon, le trappeur John Fitzgerald, en a après Glass et son gamin métis. Surtout son gamin métis ! Trappeur blanc, cœur noir. Le racisme ne date pas de nos jours, vous le savez.

L’autre scène qui est horrible et vachement réaliste, c’est quand Hugh Glass, le Di Carpaccio barbu, se fait charger et mettre en pièce par une ourse en colère. Là aussi le réalisme vous fait crisper les doigts de pieds.

Ouf, elle le laisse tranquille… Argh non, elle revient et elle recommence à le prendre pour une baballe qu’on peut déchiqueter à loisirs avant de le laisser, quasi mort, sur le sol de cette belle forêt.

Et ce n’est pas encore là qu’ils vont abandonner le Carpaccio (qui ressemble vachement à ce moment là à de la viande rouge). Entre nous, j’avais imaginé tout autre chose dans l’abandon mais ce fut encore pire avec ce que Fitzgerald va faire à…

Les acteurs sont tous bien dans leurs rôles et DiCaprio encore plus tant il fait des grimaces, va chercher l’énergie au fond de lui-même, comme s’il était véritablement laissé tout seul au milieu de la nature hostile et froide !

Putain, le mec, pour retourner au fort par ses propres moyens va devoir ramper longtemps, se laisser aller dans une eau glacée (d’ailleurs, comment a-t-il fait pour ne pas couler alors qu’il avait sur lui tout ses vêtements et sa grosse peau d’ours ??), affronter le froid (quand on est trempé comme une soupe, ça devrait être mortel), traverser les grands espaces sauvages appuyé sur un bâton, affronter la faim, la fièvre et la douleur, tout en faisant gaffe de pas se faire choper par d’éventuels ennemis, qui ne se feraient pas prier pour le réduire en charpie, comme l’avait fait l’ourse.

Déguenillé et fiévreux, Hugh Glass va donc entamer une contre-odyssée en clopinant et en grognant de douleur, son corps mû par la colère et l’esprit de revanche.

Ce sera un voyage extrême et long mais le réalisateur Iñárritu nous le propose avec splendeur et maestria, c’est esthétique, on se croirait dans un reportage sur la nature sauvage, DiCapro en plus, le tout porté par une musique dont j’aimerais posséder la bande-son.

Tiens, quelqu’un m’a dit qu’ils avaient travaillés exclusivement en lumière naturelle… Et que le film fut tourné dans l’ordre chronologique alors qu’il est fréquent que les scènes soient tournées dans le désordre pour optimiser le tournage.

Et quelqu’un m’a dit aussi que le tournage au Canada n’avait pas été de tout repos, vu les températures négatives qui y régnaient… Quand Léo grelottait, il grelottait sans aucun doute pour de vrai !

♫ C’est quelqu’un qui m’Hardy que tu vivais encore ♪ Serait-ce possible alors ? ♪

Et oui, Fitzgerald (Tom Hardy), va falloir foutre le camp parce que le Caprio, il est pas content ! Il montre les dents, il a souffert, il a dormi dans la carcasse d’un cheval (une autre scène éprouvante) et il n’est pas content du tout !

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Un proverbe sicilien dit que quand tu te venges, tu dois creuser deux tombes. Une pour lui, une pour toi et c’est quasi ça parce que le Léo n’est plus qu’un zombie assoiffé de vengeance qui ne prend même pas le temps de faire guérir ses blessures quand il se lancera à la poursuite du frère Kray… Fitzgerald !

À se demander si il ne va pas y laisser sa peau abîmée par les griffes de l’ourse !

Ah, les indiens sont de retour pour le final… C’est beau, silencieux, rien à dire ça fait du bien après un combat violent entre le frère Kray et Jack Dawson : Fitzgerald et Glass…

Tiens, puisqu’on parle d’indiens… Dans le film, les personnages indiens sont interprétés par des Amérindiens des États-Unis et des Canadiens des Premières nations.

Entouré d’historiens, Iñárritu est allé jusqu’à différencier les costumes des uns et des autres : cuir pour les Sioux et les Arikaras, cotons et laines pour les Pawnees.

Un souci du détail qui tranche avec les westerns des décennies passées, où les Indiens étaient souvent dépeints de manière caricaturale, avec trois plumes sur la tête, une dans le cul et des coloriages de visage moins bien réussi que chez les supporters du ballon rond.

♫ C’est l’avis final ♪ : Le réalisateur nous a construit un film dur, aussi âpre que la nature hostile et sauvage qui entoure les hommes dont eux aussi possèdent un caractère en adéquation avec la nature sauvage.

« Nous sommes tous des sauvages » comme le dira une plaque que je n’ai pas aimé voir.

J’avoue avoir été contente de faire une pause dans le film et de regarder la fin le lendemain car il est long et il ne se passe pas toujours des retournements de situation toutes les deux minutes et l’odyssée clopin-clopant de Hugh Glass DiCaprio est un quasi huis-clos entre lui et la nature qui ne lui fera pas de cadeau !

C’est bien filmé, bien restitué, les acteurs sont tous bons, à leur place, pas de manichéisme, même si Fitzgerald est un salopard fini.

DiCaprio est loin d’un Robert Redford dans le rôle du trappeur Jeremiah Johnson (film américain réalisé par Sydney Pollack en 1972) qui parvenait à préserver l’éclat de ses bô beaux cheveux blonds en toutes circonstances.

DiCaprio a été mis à très rude épreuve pour incarner Hugh Glass, le véritable trappeur qui a inspiré le film. Il est sale, puant, il agonise, râle, s’exprime par borborygmes car sa gorge à été touchée, bref, il est réaliste !

Outre les conditions de tournage éreintantes, le beau Leo a également dû s’initier aux langues des Indiens Pawnees et Arikaras. Un souhait du réalisateur qui tenait à donner une vision fidèle et réaliste des peuples autochtones. Bravo, Léo, tu l’as pas volé ton Oscar, tu sais !

C’est une putain d’odyssée que peu auraient réussi à accomplir, même si, je me demande toujours comment il a fait pour ne pas couler dans la rivière avec tout ses habits et sa peau d’ours, qui, gorgée d’eau, devait peser une tonne…

Malgré cela, le film reste empreint de réalisme à couper le souffle.

Voilà un bon moment de cinéma que je viens de passer.

Étoile 4

Le « Challenge US » chez Noctembule, le Challenge #LeFilmDeLaSemaine2016 et le Challenge « Le mois Espagnol » chez Sharon.

Mois espagnol

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Réalité historique :
Pour l’historien Gilles Havard, « The Revenant reconstitue fort bien tout ce qui relève de la culture matérielle : costumes, équipement de survie, armes à feu, apprêtement des peaux, bateau à quille, fortin, villages amérindiens, etc ».

En revanche, il relève « quelques anachronismes » eu égard aux préoccupations et aux univers sociaux retranscrits dans le film, ainsi que des « clichés de la culture populaire américaine à l’endroit des étrangers », en particulier francophones.

Influences cinématographiques :
The Revenant s’inscrit dans le genre du film de trappeurs, sous-genre du western américain. D’autres films sont inspirés de la vie de Hugh Glass, notamment Le Convoi sauvage de Richard C. Sarafian (1971) dont l’historien Gilles Havard estime que The Revenant est un « remake déguisé », n’étant jamais mentionné ni par Alejandro González Iñárritu, ni par les promoteurs du film. Gilles Havard considère que « The Revenant fait écho en outre à la trame de Jeremiah Johnson : perte des êtres chers, désir de vengeance, final en forme de clôture amérindienne du cycle de la vendetta, etc. »

 

Sicario : Denis Villeneuve [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 15/52]

Sicario est un film policier américain réalisé par Denis Villeneuve, sorti en 2015.

« Sicario », en français « sicaire » (tueur à gages), fait référence aux tueurs opérant pour les cartels d’Amérique centrale et du Sud.

1. Synopsis :

Kate Macer est une jeune agent du FBI idéaliste et volontaire. Divorcée et sans aucune vie de famille, elle ne vit que pour son métier.

Membre d’une unité d’élite dans les opérations de libérations d’otages sur la région de Phoenix au sud des États-Unis, elle est confrontée chaque jour à la violence des trafiquants de drogues qui ont transformé la région frontalière avec le Mexique en zone de non-droit.

À la suite d’une intervention qui a tourné à la catastrophe, elle se porte volontaire pour rejoindre l’équipe de Matt. Leur mission : s’attaquer par tous les moyens au chef du cartel de Juárez. Pour cela, ils n’hésitent pas à intervenir de façon clandestine au Mexique accompagnés par Alejandro, un conseiller au passé trouble. Face à la barbarie des cartels et au cœur d’un système opaque, Kate va devoir remettre en cause toutes ses certitudes si elle veut survivre.

2. Fiche technique :

  • Titre original : Sicario
  • Réalisation : Denis Villeneuve
  • Scénario : Taylor Sheridan
  • Direction artistique : Patrice Vermette
  • Décors : Paul D. Kelly
  • Costumes : Renée April
  • Montage : Joe Walker
  • Musique : Jóhann Jóhannsson
  • Pays d’origine : États-Unis
  • Budget : 30 millions de $

 

3. Distribution :

  • Emily Blunt : Kate Macer
  • Benicio del Toro : Alejandro
  • Josh Brolin : Matt Graver
  • Daniel Kaluuya : Reginald  » Reggie » Wayne
  • Victor Garber : Dave Jenning
  • Jeffrey Donovan : Steve Forsing
  • Jon Bernthal : Ted
  • Raoul Trujillo : Rafael
  • Maximiliano Hernández : Silvio

Ce que j’en ai pensé :
Film visionné le 27 février… Je voulais le voir et c’est en discutant sur le blog avec une commentatrice que j’ai décidé de me le faire de suite.

On peut dire que l’on commence fort avec l’opération menée par le FBI dans une maison où des trafiquants de drogue sévissent.

Cela nous permet aussi de faire connaissance avec un des personnages principaux, Kate (Emily Blunt), une jeune recrue idéaliste du FBI.

On ne fait pas dans la dentelle et ce que les flics découvriront leur fera rendre leur goûter.

Ici, dans ce film, la lutte contre les cartel mexicains de la drogue est omniprésente et pour y arriver, ce sera « No Rules » (pas de règles), on liquide et on s’en va.

La tension est présente durant tout le visionnage, servie par une bande-son qui vous prendra aux tripes, surtout quand les américains quittent la ville de Juarez… Mon cœur en a encore des palpitations !

La zone frontalière entre les États-Unis et le Mexique est vraiment un territoire de non-droit.

Notre Kate va y être envoyée pour aider un groupe d’intervention d’élite dirigé par Matt Graver (Josh Brolin), agent du gouvernement dans la lutte contre le trafic de drogues. 

L’équipe hétéroclite sera menée par Alejandro (Benicio del Toro), un consultant énigmatique et qui n’a pas de règles dans sa lutte contre les cartel. Si Kate avec des convictions, elle va devoir s’asseoir dessus pour survivre !

Dans le film, la violence est sauvage et étonnante, mais jamais outrancièrement spectaculaire, chaque balle tirée aura des conséquences pour la victime et le tireur.

Benicio del Toro y est époustouflant en type cassé par la vie, cabossé par ce qui lui est arrivé et en très peu de mots, il arrive à vous faire passer quantité d’émotions.

Kate, elle, a plus un air d’une qui se serait égarée là où elle ne devrait pas et parfois l’attitude d’un lapin pris dans les phares d’une voiture.

Un film qui ne laissera pas le spectateur indifférent, c’est violent, ça canarde pire qu’à l’ouverture de la chasse et quand on traque des salauds, faut parfois se faire aussi salaud qu’eux. Je ne dis pas que je cautionne, mais c’est ainsi !

Si j’ai pris du plaisir à suivre Jish Brolin et Del Toro, j’ai trouvé Emily Blunt un peu paumée, mais c’était son rôle aussi… la petite recrue du FBI qui est dépassée par les méthodes violentes et pas catholiques de Del Toro.

Un bon moment de cinéma !

Étoile 3,5

Le « Challenge US » chez Noctembule et le Challenge #LeFilmDeLaSemaine2016.

PAN : Joe Wright [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 12/52]

Pan est un film fantastique américain réalisé par Joe Wright, sorti en 2015.

1. Synopsis :

Londres, durant la Seconde Guerre Mondiale.

Peter est un orphelin (12 ans) et se fait enlever, lui et ses amis, au Pays Imaginaire (Neverland). Mais la vie n’y est pas aussi féerique qu’elle semble le promettre. Il travaillera avec d’autres orphelins de toutes époques, de tous pays, dans une mine pour Barbe Noire à la recherche du pixom.

Il réussira à s’échapper, et se mettra à la recherche des Fées en espérant qu’ils l’aident à retrouver sa mère.

2. Distribution :

  • Levi Miller : Peter Pan
  • Hugh Jackman : Barbe Noire (Blackbeard)
  • Amanda Seyfried : Mary
  • Rooney Mara : Lily la tigresse
  • Garrett Hedlund : James Hook

Ce que j’en ai pensé :
Lors de sa sortie, j’avais été intriguée par ce film et ensuite, ben, la mémoire étant ce qu’elle est, il m’était sorti de ma tête.

Puisque je n’avais rien de mieux à faire lors de cette soirée, j’ai inséré mon DD dans le PC qui ne sert qu’à ça et je me suis fait une toile dans mon salon sur écran de 18″, le tout bien entendu en VOSTFR.

Un bon point, le gamin qui joue le rôle de Peter a un sourire craquant et je me suis attachée à lui tout de suite, le cœur serré en voyant ce que les gosses enduraient dans cet orphelinat tenu par des bonnes sœurs aigries, méchantes, sadiques, voleuses et cupides.

Non, je ne me coucherai pas sur le divan pour vous déballer ce que j’ai sur le cœur en ce qui concerne les servants et servantes du Grand Architecte de l’Univers. Il est bien mal servi…

C’est la guerre, le Blitz, même, car nous sommes à Londres et les bombes nous tombent sur la gueule. Et puis, fait étrange, un navire volant s’amarre au-dessus de l’orphelinat et des pirates descendant le longs de grandes cordes viennent enlever des enfants dans leur lit… Et un jour, c’est le jeune Peter qu’ils enlèvent !

On peut dire que le film nous donne le souffle épique de la Grande Aventure !

Un bateau volant (Jolly Roger), des avions dans le ciel qui bombardent ma ville préférée, des pirates, un Hugh Jackman méconnaissable grimé en Grand Méchant Barbe-Noire (image de gauche) et un Capitain Hook qui possède encore ses deux mains, et une gueule d’ange sexy (à droite, bien entendu) et parfois un air d’Indiana Jones.

À voir comment Barbe-Noire se démenait parfois, j’avais l’impression de voir le Capitaine Hook du film de Spielberg…

Au départ, sans avoir lu le scénario, je pensais qu’il était Hook, même.

Relecture de l’histoire il y a eu et je dois dire que j’ai passé un bon moment de cinéma avec ce film où les temps morts sont peu nombreux et quand il y en a, ils ne sont jamais ennuyeux.

Peter est un enfant abandonné qui ne demande qu’une seule chose : retrouver sa mère, celle qui l’abandonna, un soir neigeux, devant une lourde porte, lui glissant un pendentif avec une flûte de pan autour du cou.

Le monde magique de Neverland… Ses mines exploitées par des enfants esclaves de Barbe-Noire qui a toujours de plus en plus besoin de gamins pour bosser pour lui.

Le pays imaginaire ne donne pas envie qu’on y aille… Y’a même pas de syndicat ! La maison de Michaël Jackson faisait plus rêver que le pays imaginaire du film.

Là, Peter va découvrir l’horreur, qu’il sait voler, avoir de l’amusement, connaître bien des dangers, et découvrir finalement sa destinée — devenir le héros qui sera toujours connu comme Peter Pan.

Il y a du mystère, du suspense dans l’enquête que Peter va réaliser afin de savoir qui était sa mère et ce qu’elle est venue foutre au pays des fées (Stelphique, c’est pour toi).

Bon, il n’y a pas que la mère, non plus, faudrait aussi découvrir qui a mis la petite graine à maman…

La légende est en marche et le combat entre le gentil Peter et le méchant Barbe-Noire sera un grand moment sur mon écran. Un final assez haut en couleur, en effets spéciaux et en acrobaties.

Là, désolé, mais je ne monterai jamais sur un bateau ! Pas à cause du mal de mer, mais du vertige ! mdr

Dommage que ce film n’ait pas eu le succès escompté et qu’il n’y ait pas de second volet. Il m’aurait plu d’en savoir plus sur Peter et sa vie à Neverland.

Par contre, la question que je me pose c’est : comment ensuite il y aura autant de haine entre Peter Pan et le Capitain Hook alors qu’ici, ils sont super copains ??

Pan est un film qui plaira aux petits comme aux grands, un film qui se regarde tranquillement dans son divan, avec des pop-corn et on s’en prend plein les mirettes tant les effets spéciaux sont excellents.

De l’Aventure, un peu d’humour, de l’amitié, de l’amour, un véritable grand méchant dans la personne de Hugh Jackman (pas sexy pour une fois), des navires qui volent, des acrobaties, des combats, de trahisons, et un gamin qui va devoir aller chercher eu plus profond de lui-même ce qu’il est vraiment.

Ça ne sera pas le chef-d’œuvre cinématographique de l’année, ça ne mange pas de pain, mais ça donne un bon moment de détente, épicétou.

Je sais que les fans du roman original de Barrie ont détesté le film, trouvant les acteurs vides comme des coquilles et de grosses incohérences.

Ne l’ayant jamais lu, n’en sachant que très peu (merci Disney et Spielberg), je ne peux point les remarquer, hormis le fait de la future mésentente entre Peter et Hook…

« A year in England » chez Titine et Challenge #LeFilmDeLaSemaine2016.

Deadpool : Tim Miller [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 11/52]

Deadpool est un film de super-héros américain réalisé par Tim Miller, sorti en 2016.

Il met en scène le personnage éponyme tiré des comics, interprété par Ryan Reynolds, qui l’avait déjà incarné en 2009, dans le film X-Men Origins: Wolverine.

1. Synopsis :

Deadpool, est l’anti-héros le plus atypique de l’univers Marvel. A l’origine, il s’appelle Wade Wilson : un ancien militaire des Forces Spéciales devenu mercenaire. Après avoir subi une expérimentation hors norme qui va accélérer ses pouvoirs de guérison, il va devenir Deadpool.

Armé de ses nouvelles capacités et d’un humour noir survolté, Deadpool va traquer l’homme qui a bien failli anéantir sa vie.

2. Fiche technique :

  • Titre original et français : Deadpool
  • Réalisation : Tim Miller
  • Scénario : Rhett Reese (en) et Paul Wernick (en), d’après les comics de Rob Liefeld et Fabian Nicieza
  • Direction artistique : Sean Haworth
  • Décors : Shannon Gottlieb
  • Costumes : Christine Bieselin Clark
  • Photographie : Ken Seng
  • Montage : Julian Clarke
  • Budget : 58 millions de dollars
  • Pays d’origine :  États-Unis
  • Langue originale : anglais

3. Distribution :

  • Ryan Reynolds : Wade Wilson / Deadpool
  • Morena Baccarin : Vanessa Carlysle
  • Ed Skrein : Francis Freeman / Ajax
  • T. J. Miller : la Fouine (Weasel en VO)
  • Gina Carano : Angel Dust
  • Andre Tricoteux (capture de mouvement), Greg LaSalle (trait facial) et Stefan Kapičić  : Peter Rasputin / Colossus
  • Brianna Hildebrand : Ellie Phimister / Negasonic Teenage Warhead
  • Leslie Uggams : Blind Al

Ce que j’en ai pensé :
Si vous voulez rire un bon coup, voilà le film idéal ! Bourré d’humour noir, de cascades, d’action, d’arrêts sur image, le tout avec un super-héros qui ne se prend pas au sérieux.

Visionné le 26 février 2016, je n’avais toujours pas eu le temps de réaliser sa fiche critique…

Le film commence avec des gros plans sur des visages, des parties de voiture, sans que l’on sache vraiment ce que cela veut dire.

On le saura juste après, quand tout se remettra en route… Mais avant de TOUT savoir, le coquin de réalisateur nous montrera ce qu’il s’est passé avant, quand Deadpool a pris un taxi pour se rendre sur ce futur lieu de fusillade qui a tout des airs de règlements de compte à O.K Corral.

Deadpool est bourré d’humour, ses expressions, malgré son masque facial, sont hilarantes et je me marrais déjà en le voyant assis sur le pont, à attendre l’homme dont il veut la peau.

Je vous ai parlé du flash-back sur la première scène, mais il ne sera pas le seul, nous aurons droit à un autre, quand Deadpool se nommait encore Wade Wilson et qu’il a rencontré la belle Vanessa Carlysle.

Là, c’est parti pour un moment de drôlerie et de sensualité avec de la baise et encore de la baise. Quelle santé ! Avant de revenir à l’épisode du pont et de le terminer !

Durant tout le film, je me demandais où j’avais déjà vu celle qui joue le rôle de Vanessa Carlysle et en désespoir de cause, j’ai été voir sur Wiki : elle avait joué dans un Mentalist. Là, j’ai compris d’où je la connaissais !!

Deapool est un personnage qui ne se prend pas au sérieux, qui pratique l’humour noir à tour de bras, nous raconte son histoire, balance des vannes à vous faire pisser de rire et, en prime, Deadpool sait qu’il se trouve dans un comics !

Colossus : You will come talk with professor Xavier (Tu vas venir parler au Professeur Xavier)
Deadpool : McAvoy or Stewart ? These timelines can get so confusing. (McAvoy ou Stewart ? – les acteurs qui ont joué le rôle – On s’y perd dans toutes ces chronologies)

Franchement, je n’avais plus ri dans un film de super-héros depuis longtemps ! Sans compter que ici, on a des tas de petites références à l’univers de super-héros.

Sérieusement, c’est à voir et à revoir sans modération.

Attention, c’est violent, c’est pas vraiment pour les enfants, mais le personnage de Deadpool est hilarant, drôle, bourré d’humour et de connerie et j’ai pris mon pied en le visionnant !

Étoile 5

Le « Challenge US » chez Noctembule et Challenge #LeFilmDeLaSemaine2016.