Séance infernale : Jonathan Skariton

Titre : Séance infernale

Auteur : Jonathan Skariton
Édition : Sonatine (2018)
Édition Originale : Séance infernale (2017)
Traducteurs : Claude et Jean Demanuelli

Résumé :
Spécialiste en histoire du cinéma, réputé savoir dénicher les reliques les plus rares, Alex Whitman est engagé par un collectionneur excentrique pour retrouver les traces d’un film légendaire, Séance infernale.

Celui-ci est l’œuvre d’un ingénieur français, Augustin Sekuler, considéré comme le véritable créateur du cinéma, quelques années avant Edison et les frères Lumières. Le défi lancé à Alex est de taille.

Sekuler a en effet disparu mystérieusement en 1890, lors d’un voyage en train entre la Bourgogne et Paris, le jour où il allait présenter son invention à la capitale.

En quête de fragments de ce film mythique, Whitman va essayer d’en savoir plus sur cette étrange affaire et sur les mystères qui entourent la vie et l’œuvre de Sekuler.

Qu’est-il arrivé à l’inventeur ? Et quelle est la teneur réelle de Séance infernale ? Il est encore loin de se douter des dangers auxquels il s’expose et de l’abominable vérité qui se cache derrière cette disparition.

À la façon de La Conspiration des ténèbres de Theodore Roszak, Séance infernale s’inspire de personnages et de faits réels ((la disparition du pionnier du cinéma Louis Aimé Augustin Le Prince), et nous propose une quête passionnante qui devient vite aussi obsessionnelle pour le lecteur que pour son héros.

Critique :
Messieurs et mesdames de chez Sonatine, vous pouvez bien envoyer des pralines à Amnezik et Stelphique, car sans leurs chroniques (admirez mes rimes), jamais je n’aurais acheté un roman qui faisait un parallèle avec La Conspiration des ténèbres de Theodore Roszak !!

Ce roman dont le 4ème me jurait , la main sur cœur : « Emmenez ce livre le matin sur la plage et sachez que vous n’irez pas déjeuner, certainement pas dîner non plus. La Conspiration des ténèbres est hypnotique. On a du mal à s’en relever. »

Le roman ne s’est jamais relevé de son vol plané, en effet… Même pas dépassé la page 100 de ce truc.

Donc, avec un tel postulat de départ, fallait des chroniques en béton armé et une confiance absolue dans mes deux lascars pour acheter le livre !

J’ai eu raison de leur faire confiance car je viens de passer un excellent moment de lecture dans le monde du cinéma.

Voilà un thriller que nos amis cinéphiles peuvent lire, et même ceux qui en savent moins sur le 7ème art, ils iront se coucher moins bête et auront droit à une belle poussée d’adrénaline avec quelques courses afin de résoudre des énigmes, un peu comme dans la carte au trésor, les hélicos en mois et les tueurs aux trousses en plus.

Sans être une mordue de cinéma classiques, hormis quelques titres cités que je ne connaissais pas, pour le reste, c’était dans mes cordes. Donc, le côté ciné ne doit pas vous rebuter, en plus, l’auteur ayant étudié la chose, il nous éclaire vraiment sur le sujet, ce qui ne fait jamais de mal à nos petites cellules grises.

Comme je le disais, ce qui commence par une simple recherche d’un film disparu et dont on n’est même pas sûr qu’il ait existé, va, de pellicule en bobine, se révéler bien plus difficile et plus dangereux qu’il n’y paraissait de prime abord.

Tel un Indiana Jones devenant le professeur Langdon, en moins sexy et moins érudit, notre Alex Whitman va se retrouver aux prises avec une énigme laissée par Sekuler (à ne pas prononcer à la bruxelloise « Sukkeler » – avoir des difficultés) et quelques cadavres dans les placards.

Ajoutons à cela un tueur en série et des disparitions de petites filles, dont celle de Whitman, il y a 10 ans, et vous comprendrez que dans ce thriller, on ne se contentera pas de fouiner dans des archives à la recherche d’un film et qu’on risque plus gros que des éternuements en cascade.

Mon seul bémol sera pour le fait que dans les livres, les protagonistes arrivent toujours à résoudre les énigmes, quelles qu’elles soient, alors que de mon côté, je rame toujours sur la plupart des contrepèteries du Canard Enchaîné ! Mais bon, sans cela, le roman n’avancerait plus et s’arrêterait au milieu.

Avec une écriture qui pulse, une mise en page qui détonne à certains moments (et qui étonne) et des personnages plaisants, ce thriller se lit en même pas deux jours tant on a envie de savoir ce qui se trame derrière ce foutu film dont personne n’a jamais entendu parler, et surtout, qui sont les gars derrière eux et ce qu’ils veulent.

Non, je ne ferai pas la lumière sur l’affaire, ni ne vous mettrai au courant, z’avez qu’a le lire, tien ! Et puis, où serait le plaisir si je spoliais tout ?

En tout cas, comme quoi les chroniques des blogueurs sont importantes, parce que je le redis haut et fort, sans mes loulous cités plus haut, jamais je n’aurais acheté un livre qui se vantait d’être comme un autre que j’ai fait voler en travers du salon.

Un thriller dont on regrette le clap de fin mais qui, comme un bon film d’action, nous apaise car on sait que nos personnages peuvent dormir en paix : le mystèèère est levé.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et Le challenge British Mysteries (Janvier 2018 – décembre 2018) chez My Lou Book.

 

Harry Potter – Tome 1 – Harry Potter à l’école des sorciers : J.K. Rowling

Titre : Harry Potter – Tome 1 – Harry Potter à l’école des sorciers

Auteur : J.K. Rowling
Édition : Folio Junior (2001) / Gallimard Jeunesse (2018)
Édition Originale : Harry Potter, book 1: Harry Potter and the Philosopher’s Stone (1997)
Traducteur : Jean-François Ménard

Résumé :
Le jour de ses onze ans, Harry Potter, un orphelin élevé par un oncle et une tante qui le détestent, voit son existence bouleversée.

Un géant vient le chercher pour l’emmener à Poudlard, une école de sorcellerie ! Voler en balai, jeter des sorts, combattre les trolls : Harry se révèle un sorcier doué.

Mais quel est le mystère qui l’entoure ? Et qui est l’effroyable V…, le mage dont personne n’ose prononcer le nom ?

Amitié, surprises, dangers, scènes comiques, Harry découvre ses pouvoirs et la vie à Poudlard. Le premier tome des aventures du jeune héros vous ensorcelle aussitôt !

PS : Les nouvelles éditions sont magnifiques et je compte bien terminer ma collection (j’avais emprunté les 3 derniers à ma soeur) en en prenant un de chaque maison… Oui, vous comptez bien, j’aurai un titre en double.

Critique :
Ma PAL atteint un sommet phénoménal, ma pile à lire est un délire, la pile des nouveautés est overbookée, ma pile urgente est démente et moi, je n’ai ressenti qu’une seule envie : relire un Harry Potter, le premier !

Surtout que le premier, en fait, je ne l’avais jamais lu…

Que je vous explique : ma petite soeur avait déjà essayé plusieurs fois de me faire lire un Harry Potter mais je n’étais pas tentée du tout. Je l’avais vue se ruer sur le tome 4 et là, pour lui faire plaisir, j’allais l’accompagner à l’avant première du film.

Pas de bol, une semaine avant, alors que j’allais reprendre le train pour remonter sur la capitale, bardaf, l’embardée : plus rien à lire (oui, à cette époque, j’avais une toute petite PAL de rien du tout et elle était dans mon studio bruxellois).

Et voilà que ma sœur m’agite devant mon nez le tome 1 de Harry Potter. Je refuse, puisqu’on allait aller le voir sur grand écran. Alors, maline et pleine de ressources comme sa grande sœur (vos gueules, les mouettes !), elle me balance le tome 2. J’avais donc commencé ma longue addiction par le deuxième tome.

Le RAT Épouvante chez Chroniques Littéraires allait me permettre de réparer cette injustice et de présenter un livre dans la catégorie « Forêt enchantée et Farfadets ».

Que vous dire sur ce roman que tout le monde connait ?

Rien de plus si ce n’est que l’on prend autant de plaisir à relire une saga qu’à la découvrir : fini les temps d’attente entre deux tomes, on sait comment cela va se dérouler et, cerise sur le gâteau, je peux maintenant tenter de trouver les petits indices semés ça et là par l’auteur puisque maintenant, je SAIS tout sur tout.

Terminé le regard un peu bienveillant sur le rat Croûtard, terminé le regard haineux envers le professeur Rogue, fini de m’interroger sur telle ou telle chose, maintenant, je peux dire que je SAIS, même si, comme vous le savez, on ne sait jamais rien.

Ce que j’avais apprécié dans l’univers de Harry Potter, ce sont les personnages et les multiples références à notre monde de Moldus dans tout ses travers : haine, peur de l’autre, rejet, sentiment d’être un être supérieur, racisme…

Sans oublier ce qui en fait aussi un monde qui vaut la peine : amitié, courage, entraide, solidarité.

Anybref, j’ai pris plaisir à plonger dans ce roman qui reste fort proche du film, à tel point qu’en lisant, je revoyais les images du film !

Oui, un vrai plaisir de redécouvrir nos amis lorsqu’ils étaient jeunes, innocents, sans poils au menton, le tout dans une ambiance encore fort gentille, quand on le compare aux suivants qui seront de plus en plus noirs.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et le RAT de l’Épouvante chez Chroniques Littéraires – Forêt enchantée et Farfadets (302 pages).

[FILMS] Hôtel Transylvanie 3 – Des vacances monstrueuses : Le film qui a tout de la croisière s’amonstre (2018)

« Hôtel Transylvanie 3 : Des vacances monstrueuses » (Hotel Transylvania 3: Summer Vacation) est un film américain d’animation réalisé par Genndy Tartakovsky, sorti en 2018.

C’est la suite du film « Hôtel Transylvanie », sorti en 2012 et « Hôtel Transylvanie 2 », sorti en 2015.

Synopsis :
Quelques mois après Hôtel Transylvanie 2, tous les membres de la famille de Dracula et ses amis se réunissent pour partir en vacances à bord d’un luxueux bateau de croisière.

Fiche technique :

  • Titre français : Hôtel Transylvanie 3 : Des vacances monstrueuses
  • Titre original : Hôtel Transylvania 3: Summer Vacation
  • Réalisation : Genndy Tartakovsky
  • Scénario : Michael McCullers et Genndy Tartakovsky

Ce que j’en ai pensé :
Vous connaissez mon amour pour cette série et elle est de sortie au même titre que « Moi, Moche et Méchant » au moindre coup de blues.

N’ayant pas encore vu le 3ème volet, je n’ai pas attendu le coup de blues pour le visionner, sourire aux lèvres dès le départ.

Si la croisière s’amusait bien, on ne pourra pas dire que la croisière des monstres ne s’amusera pas et n’amusera pas la galerie.

Leur départ est déjà rocambolesque avec la compagnie Air Grimlins et leur arrivée au fameux triangle afin de prendre leur bateau est totalement fun et bien dans l’air des monstres.

Bon, j’ai vu venir un truc de loin, sans même avoir besoin d’aller voir les résumés ou les critiques qui spolie un peu trop cette info… J’ai été l’élève de Sherlock Holmes et je connais tous les trucs vieux comme le monde du cinéma, on ne me la fait plus.

Malgré tout, j’ai passé un bon moment ciné et j’ai souvent souri devant les situations cocasses de cette croisière inhabituelle.

Niveau profondeur, hormis le fait que la haine, ça ne vaut pas la peine et le fait qu’on peut changer son fusil d’épaule et apprécier les Autres, je n’ai rien vu d’autre. On ressentait plus le fait de l’acceptation dans le premier, je trouve.

Ça reste tout de même frais, amusant, divertissant, pour les petits et les grands et si nous ne sommes pas au niveau du tout grand cinéma d’auteurs, je n’ai pas l’intention de bouder mon plaisir en le revisionnant plus tard, à un moment de cafard.

Le Mois Américain chez Titine (Septembre 2018).

Femme de feu : Luke Short

Titre : Femme de feu

Auteur : Luke Short
Édition : Actes Sud L’Ouest, le vrai (01/11/2017)
Édition Originale : Ramrod (1943)
Traducteur : Arthur Lochmann

Résumé :
Mettant face à face deux clans qui se disputent des pâturages, Femme de feu semble de prime abord un western des plus classiques.

Mais l’héroïne est d’une modernité inattendue : au sein d’une société patriarcale, elle s’efforce d’obtenir son indépendance matérielle et amoureuse.

De fait, Connie est une femme fatale, manipulatrice et passionnée.

Elle cherche par tous les moyens à se libérer des intentions de son père mais chacun de ses actes révèle également son côté tragique, désespéré.

Critique :
Mettez de côté l’image « romans de gare » ou « pulp » que vous avez des westerns car la collection de Bertrand Tavernier ne vous propose que du bon, du lourd, du profond, à la limite d’un roman noir hard-boiled.

D’ailleurs, il y a des airs d’hard-boiled dans le fait que le lecteur soit plongé directement dans l’action, sans savoir ce qu’il s’est passé avant.

Luke Short porte bien son nom car en peu de mot, en très court, il vous présente le panel de personnages qui vont vous accompagner au fil de cette lecture des plus passionnantes.

Oubliez aussi les personnages féminins aussi limpides qu’un café raté et insipides que de l’eau de vaisselle après un banquet.

L’auteur nous présente des femmes fortes, des héroïnes qui en ont dans la culotte, qui savent ce qu’elles veulent et qui, de par leurs actions, sauveront des vies ou en propulseront d’autres dans la merde. Même l’épouse du médecin en a une solide praire dans la robe !

Les autres personnages ne se dévoileront qu’au fur et à mesure de l’histoire et au début, c’est peine perdue que de se dire qui seront les Gentils et les Méchants car tout le monde peut basculer des deux côtés, devenir meilleur, devenir de vrais salauds, se racheter, s’enfoncer, utiliser les méthodes perfides des autres… et je suis allée de surprise en surprise, changeant mon fusil d’épaule quelques fois.

— Eh bien qu’il s’en veuille ! dit froidement Connie. Pourquoi devrait-on pardonner quelqu’un sous prétexte qu’il regrette ses actes ? Je n’ai jamais compris cela et je n’y crois pas. Il faut payer pour ce que l’on a fait. S’il n’y a pas de punition, alors il n’y a rien de grave à faire quelque chose de mal, non ?
— Il arrive que l’on se punisse soi-même. C’est même dans ces cas-là que la punition est la plus dure.
— C’est possible, dit Connie sans y croire, entêtée.

Pas de manichéisme, pas de tout Blanc ou de tout Noir, nous sommes loin du western traditionnel avec la belle héroïne que le Gentil cow-boy solitaire loin de chez lui va vouloir sauver des vilaines griffes des très Méchants vilains pas beaux.

Et c’est pareil du côté masculin avec des personnages qui vont évoluer selon les événements, faire des conneries, mal juger les autres, se racheter, ou rester sur leur ligne de conduite, tel le shérif, le seul qui restera égal à lui même.

Au départ, une querelle entre une fille et un père, entre cette fille et l’homme que l’on voulait qu’elle épousât et un très gros problème d’ego de tous les côtés. C’est cet ego,  ces ambitions, cette volonté d’écraser l’autre qui fera que tout partira en couille et en sang versé.

— Très bien. Pendant un moment, je vous ai plainte, Connie. Vous vous êtes battue pour vous imposer face à Ben et Frank, et personne ne pouvait vous reprocher de vous défendre. Mais vos revendications ont coûté la vie de trop nombreux hommes, et en coûteront encore d’autres. Le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ?
— Vous ne trouvez pas ?

— Eh bien je vais vous dire comment il ne faut pas faire, Connie : on ne les laisse pas se détruire pour servir ses propres ambitions et sa cupidité.

Tout cela empesait son âme, et il pensa alors à Connie avec un profond dégoût. Au fond, elle était de la même espèce qu’Ivey. Elle était de ceux qui cherchent le pouvoir, en abusent quand ils l’ont, et qui meurent riches et avec les honneurs. L’espèce d’ironie qu’il y avait dans tout cela parlait à une certaine partie de Bill, mais dans le même temps elle suscitait en lui une répugnance et un profond dégoût pour lui-même. Pourquoi n’avait-il pas d’emblée annoncé la couleur en expliquant à Dave que Connie était une fripouille prête à profiter de lui et de tout ce qui pouvait tomber entre ses petites mains cupides ? Elle ne valait pas un cheveu de Dave, et n’en aurait d’ailleurs pas un seul.

Le  jeu en valait-il la chandelle ? À mon sens, non, mais sans cela, nous aurions eu droit à une histoire insipide ou lieu d’un café noir très serré additionné de poudre de revolver et de whisky bien tassé. Cocktail explosif et bien dosé, c’est du brutal et on ne sentait pas la pomme, ni la betterave.

Si vous aviez besoin d’une illustration de libéralisme forcené, ne vous gênez pas, prenez le roman en exemple car c’est tout à fait ça dans le fait que Frank Ivey, patron du ranch Bell, veuille à tout prix acquérir toutes les terres aux alentours, quitte pour cela à donner des coups de poignard dans le dos des autres.

Coups sous la ceinture que les autres ne se priveront de donner, eux aussi, car dans ce roman, tout le monde peut virer du côté obscur de la Force et devenir aussi noir que Ivey, le grand salaud du coin car on a soit même engagé des durs à cuire ivres de vengeance et qu’il va falloir canaliser ces chiens fous.

Lorsqu’on engage une équipe de durs à cuire parce qu’il faut se battre contre des durs à cuire, on ne peut gagner que si l’on parvient à canaliser toute cette violence avec une volonté de fer.

Et puis, si on applique le « C’est pas moi qui a commencé, m’dame, c’est Frank ! », on peut se dire que les premières répliques (tirer profit du Homestead Act) n’étaient que rendre la monnaie de sa pièce à un type qui s’était cru plus malin que vous.

C’était une absurdité depuis le début, frappée de malédiction et destinée au désastre. Il avait commis l’erreur de penser qu’il devait adopter les règles des crapules pour vaincre les crapules, de croire avec une fierté obstinée qu’il pouvait contrôler ses hommes.

Un grand western noir qui n’emprunte pas vraiment ses codes car l’auteur était déjà au-delà du western traditionnel, empruntant plus les codes des romans noirs afin de nous proposer un western pur et dur, profond, réaliste, humain, violent.

Une montée en puissance de deux ego démesurés qui sont prêt à tous les sacrifices pour écraser l’autre, pour lui faire rendre gorge, pour le faire plier, que ce soit l’homme qui n’accepte pas qu’une femme dirige un ranch et veuille le dépasser ou que ce soit une femme qui n’accepte pas que des hommes lui dictent sa vie et qui ne rêve que de devenir aussi puissante qu’eux…

Rien n’est plus personnel que l’ambition.

Et au milieu de tout ça, des autres personnages qui vont se retrouver au milieu des tirs et tenter de régler tout ça de la manière la plus sage possible, même si cela est difficile.

Un western avec des personnages bien campés, réalistes, profonds, humains, avec leurs failles, leurs erreurs, leurs actes de courage, leur ego et un lecteur qui devra se faire sa propre opinion sur qui mérite la rédemption ou pas et sur qui était le plus salaud dans tout ça. Ils étaient plusieurs et leur ambition, leur entêtement, leur a fait commettre bien des erreurs qui se sont payées cash…

— Vous n’avez pas été suivie, au moins ?
— Mais il fait nuit, comment aurais-je pu l’être ?
— Mon Dieu ! répondit Bill avec un profond dégoût.
La critique claqua comme un coup de fouet.

— Vous êtes comme un cheval, ou un chien, ou un homme, ou n’importe quelle autre femme. Une fois qu’on vous comprend, on vous trouve très bien comme vous êtes.

Et les gens blessés frappent aveuglément. Cela expliquait sa rage soudaine et obstinée : c’était sa manière à elle de réagir.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019), Le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et le Mois Américain chez Titine (Septembre 2018).

 

[FILMS] Hostiles : Le western ose-t-il se renouveler ? de Scott Cooper (2018)

Hostiles est un western américain coécrit, coproduit et réalisé par Scott Cooper, sorti en 2018.

Le tournage a lieu notamment à Santa Fe au Nouveau-Mexique et à Pagosa Springs dans le Colorado.

Synopsis :
En 1892, le capitaine Joseph J. Blocker, légende de l’armée américaine, est chargé d’une mission qu’il accepte à contrecœur.

Avec ses hommes, il doit escorter Yellow Hawk, un chef de guerre cheyenne mourant, ainsi que sa famille, pour retourner sur leurs terres tribales.

Durant le voyage entre le Nouveau-Mexique et le Montana, les militaires et les Cheyennes vont devoir faire preuve de solidarité et d’entraide, pour survivre au périple, aux Comanches et aux trappeurs hostiles qu’ils vont croiser.

Ils vont aussi croiser la route d’une veuve dont la famille a été assassinée par un raid comanche.

Distribution : 

  • Christian Bale : le capitaine Joseph J. Blocker
  • Rosamund Pike : Rosalie Quaid
  • Wes Studi : Yellow Hawk
  • Jesse Plemons : lieutenant Rudy Kidder
  • Adam Beach : Black Hawk
  • Rory Cochrane : Thomas Metz
  • Peter Mullan : lieutenant-colonel Ross McCowan
  • Scott Wilson : Cyrus Lounde
  • Paul Anderson : caporal Tommy Thomas
  • Timothée Chalamet : Philippe DesJardins
  • Ben Foster : sergent Charles Wills
  • Jonathan Majors : le caporal Henry Woodson
  • John Benjamin Hickey : capitaine Royce Tolan
  • Q’orianka Kilcher : Elk Woman
  • Tanaya Beatty : Living Woman
  • Bill Camp : Jeremiah Wilks
  • Scott Shepherd : Wesley Quaid
  • Ryan Bingham : le sergent Malloy

Ce que j’en ai pensé (FC avec Rachel) :
Nom de Zeus, ça c’est du western comme je l’aime !

Profond, bourré d’émotions diverses, de rédemption, de travail sur soi, de pardon, d’acteurs qui ne jouent pas mais qui SONT leurs personnages, des paysages grandioses et une vision de l’Amérique telle qu’elle est vraiment et non pas comme on voudrait nous la montrer.

Aux antipodes des westerns spaghettis (que j’adore aussi) à la sauce Leonne, nous sommes plus dans un western à la « Danse avec les loups », ou « Unforgiven », à la « True Grit » ou au sarcastique  » Django Unchained ».

Si le genre ne fait plus recette de nos jours, de temps en temps, un réalisateur ose y revenir et, nanti d’un scénario béton et de bonnes idées, il nous produit un film qui a tout d’une perle et qui claque comme le barillet d’un révolver Smith & Wesson.

Le début à tout d’une scène à la « Petite maison dans la prairie », avec papa qui coupe du bois et maman qui apprend les adverbes à ses deux gamines pendant que leur petit frère, bébé, dors paisiblement.

Hélas, ce n’est pas la peste de Nellie Oleson qui va troubler cette harmonie mais des Comanches bien décidés à leur voler les chevaux et à massacrer tout le monde.

La scène suivante se déroule au fort où est cantonné Batman. Heu, pardon, je voulais dire le capitaine Joseph J. Blocker, interprété par Christian Bale, qui est moins sexy qu’en chevalier noir. Mais toujours aussi sombre.

La scène dans le bureau du directeur, où celui-ci lui demande d’escorter le chef indien Yellow Hawk (un Cheyennes du Nord), malade d’un cancer, vers son Montana d’origine, est magistrale car elle oppose un officier (Batman) à son officier supérieur et à un civil qui n’a pas connu les guerres indiennes et qui ne peut pas comprendre l’hostilité, la haine, du capitaine Joseph J. Blocker (Batman) envers ce qu’il nomme « les sauvages ».

On peut comprendre que lorsque vous avez récupéré les cadavres de vos hommes et qu’il n’en restait pas assez pour remplir une marmite, que vous ayez les boules à l’idée de devoir escorter l’emplumé qui vous les a zigouillé durant les 1.500km qui séparent le Nouveau-Mexique du Montana.

Surtout que pour convoyer ce grand chef, vous n’aurez pas un bataillon entier, mais quelques soldats dont une bleu-bite.

On est loin des westerns qui cataloguaient tous les indiens dans la même case, c’est-à-dire celle des Méchants, brutes, imbéciles, sauvages, et limite débiles mentaux assoiffés de sang et de scalps.

Il est évident que les Indiens, ce n’étaient pas des Bisounours chevauchant des Petits Poneys (ceux qui font des cacas papillons), mais si on se met à leur place, on aurait, nous aussi, une furieuse envie de balancer l’envahisseur Blanc dans l’océan et de retourner à nos petites affaires plus respectueuses de la Nature que celle des Blancs.

Quant aux Blancs… On a hurlé du Trumpette qui se torchait le cul avec sa parole donnée, mais en ces temps-là, tout le monde se torchait avec les traités signés et les belles promesses faites aux Natifs. Business is business. La Perfide Albion avait exporté cette maladie qui est de renier les contrats signés.

Anybref, Yellow Hawk n’est pas un enfant de coeur, et le capitaine Joseph non plus. Ils ont tout deux du sang sur les mains, que celui de militaires, d’hommes, de femmes et même d’enfants.

Pas un pour relever l’autre et pour le capitaine, lui, il a encore l’excuse de « je ne faisais qu’obéir aux ordres », appliquant la règle qui valait qu’un bon Indien était un Indien mort.

Nous sommes à l’aube de futur nouveau siècle (1892), la révolution industrielle a eu lieu et est toujours en cours, la guerre de Sécession est terminée depuis longtemps, les guerres Indiennes aussi, ainsi que la la guerre fratricide entre Cheyennes et Comanches. Pourtant, les cicatrices sont toujours bien présentes chez tout le monde.

Le réalisateur a su bien montrer toute la rage qu’il y avait dans le capitaine Joseph, toute la résignation dans Yellow Hawk, la peur et la folie dans les yeux de Rosalie Quaid et tout ce petit monde va devoir faire un sacré travail sur lui-même pour accepter l’autre, pour lui pardonner, ou du moins, pour le respecter, malgré le sang sur ses mains.

Loin d’une balade de santé ou d’une rando équestre bien organisée aux travers de paysages somptueux, notre troupe va devoir faire face à l’hostilité des Comanches (pas des enfants de coeur), à celle de chasseurs de fourrures, aux éléments, à un prisonnier à escorter en plus et à un propriétaire au Montana qui, sur ses terres, est seul souverain à bord (et les lois, il s’en tamponne).

Pour survivre, va falloir se donner la main, s’entraider, faire preuve de solidarité, mais ce n’est pas facile quand face à vous se trouve votre plus vieil ennemi et que des années de guerres et de propagandes vous ont lavé la cervelle.

Les problèmes sont toujours les mêmes et l’Amérique n’en est pas moins raciale qu’il y a 130 ans.

Tout en finesse, sans chausser de grosses bottes lourdes, le réalisateur a réussi à nous proposer des personnages réalistes, qui eux aussi l’ont joué toute en finesse, comme Christian Bale, homme rigide, froid, dur, qui, après quelques coups durs, montrera ses fêlures, ses blessures, ses émotions, brièvement, mais on le sentait bien sur le point de craquer.

Mention spéciale aussi à Rosamund Pike, qui a joué le rôle de Rosalie Quaid tout en nuance aussi, ainsi qu’à Wes Studi, campant fidèlement un Yellow Hawk au regard doux mais à la détermination sans faille.

Un western profond, avec un scénario qui n’avait rien d’un ticket de métro, des acteurs jouant tout dans la nuance, réalistes, une musique qui allait bien avec les décors grandioses et les actions, souvent violentes, de ce film.

Un western où la langue amérindienne qui a tout l’air d’être une vraie (ou qui y ressemble) et qui enterre définitivement les indiens qui parlaient tous anglais dans les anciens western de nos pères et grands-pères.

Un western noir, beau, sombre, dur, violent, bourré d’émotions, de haine, d’amitié, d’amour, de pardon, sans manichéisme aucun.

Une bien belle soirée cinéma. Ce qui ne fut pas tout à fait le cas pour ma binôme de Film Communs, Rachel, dont vous trouverez la chronique ICI !

PS : en plus, le Christian Bale chevauchait un superbe cheval que je veux bien chez moi, si on veut bien me le donner…

Le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et le Mois Américain chez Titine (Septembre 2018).

La dernière frontière : Howard Fast

Titre : La dernière frontière

Auteur : Howard Fast
Édition : Gallmeister Totem (2014 – 2018)
Édition Originale : The Last Frontier (1941)
Traducteur : Catherine de Palaminy

Résumé :
1878. Les Indiens cheyennes sont chassés des Grandes Plaines et parqués en Territoire indien, aujourd’hui l’Oklahoma.

Dans cette région aride du Far West, les Cheyennes assistent, impuissants, à l’extinction programmée de leur peuple. Jusqu’à ce que trois cents d’entre eux, hommes, femmes, enfants, décident de s’enfuir pour retrouver leur terre sacrée des Black Hills.

À leur poursuite, soldats et civils arpentent un pays déjà relié par les chemins de fer et les lignes télégraphiques.

Et tentent à tout prix d’empêcher cet exode, ultime sursaut d’une nation prête à tout pour retrouver liberté et dignité.

Critique :
Sherman rédigea l’acte de nomination du général George Crook, lui donna les pleins pouvoirs dans les Plaines et lui ordonna d’abattre les Cheyennes comme on tire les loups qui maraudent.

Oui, les tirer comme des loups, comme des bêtes car pour eux, ce n’était même pas des humains…

Les États-Unis ne sortiront pas auréolé de gloire, avec ce roman d’Howard Fast qui raconte la longue marche que firent les Cheyennes depuis les rudes terres de l’Oklahoma où on les parquait, à celles qui furent les leurs, dans les Black Hills.

Imaginez 300 Cheyennes, dont à peine 80 hommes, dont la moitié seulement de ces guerriers est dans la fleur de l’âge, tout le reste étant des femmes, des enfants et des vieillards, marchant durant plus de 1.500 kilomètres avec 12.000 soldats à leur cul qui leur ont tendu des souricières où pas une souris n’aurait pu passer, pratiquant même ensuite la stratégie de la tenaille, bien connue de la 7ème Compagnie.

Douze mille hommes, près d’une division entière de soldats des États-Unis, vétérans endurcis des vieux régiments qui avaient combattu les Indiens, essayaient de capturer ces trois cents Cheyennes. Et, sur les trois cents, il n’y avait que quatre-vingts hommes environ, dont la moitié seulement étaient des guerriers dans la force de l’âge.

Et vous savez quoi ? Les Cheyennes sont passés, les Cheyennes ont marché, on les a rattrapé, combattu, on les a pourchassé, mais jamais on ne les a capturé, sauf ceux qui se rendirent afin de permettre aux autres d’échapper à tous ces hommes en bleus lancés à leur trousse comme s’ils avaient commis un crime atroce.

Leur seul crime était de vouloir rentrer chez eux pour ne pas mourir de faim en Oklahoma, ils voulaient juste rentrer chez eux. Pacifiquement. Rien de plus…

Honteux, horrible, à vomir, voilà ce qu’on aurait envie de hurler à la face de l’Amérique pour ce qu’elle fit endurer à ces pauvres Indiens, dépossédés de leurs Terres ancestrales – dont on leur avait pourtant garanti qu’ils les garderaient – parqués pire que du bétail sur une terre aride, crevant de faim, de soif, de maladie, n’ayant plus de bisons à chasser et qui ne demandaient qu’une chose : rentrer dans les Black Hills.

Ben non, pouvaient pas, les Indiens, pas de libre circulation de ces minorités, dans ce grand pays qu’est l’Amérique. Trois sont déjà foutu le camp et en représailles, on en demande 10 pour enfermer dans le trou à rat qu’est la prison de Dry Tortuga…

Ce livre, c’est une baffe donnée à la face des États-Unis, c’est un plaidoyer envers le courage qu’eurent ces hommes et ces femmes de partir sur un périple impossible, alors qu’ils étaient déjà à bout de force, juché sur des poneys maigres et fatigués.

Ce livre, c’est aussi une baffe jetée à l’Homme Blanc qui a peur de ce qu’il ne connaît pas, qui raconte des tas de mensonges sur les autres, inventant au fur et à mesure pour ajouter de l’huile sur le feu et faire le jeu de la propagande. C’est une ode à la tolérance, à l’humanisme, au fait qu’il faut traiter les autres comme des Êtres Humains et pas comme du bétail.

— Mais nom de Dieu, capitaine, même les Indiens sont des êtres humains. Vous ne pouvez pas affamer des enfants et mettre ça sur le compte de leur race.
— Je vous saurais gré de vous mêler de vos affaires, lieutenant, trancha Wessells.

Ici, c’est l’Homme Rouge qui en sort grandi car il est resté pacifique, ne voulant pas recommencer une guerre, tandis que l’Homme Blanc se comportera comme il le fait encore et toujours, alliant la bêtise à la brutalité, la violence avec l’entêtement.

Le Kansas recouvra son sang-froid et découvrit qu’il n’existait pas un cas, pas un seul et unique cas, d’un citoyen assassiné ou molesté par les Cheyennes, pas une seule maison incendiée : des chevaux avaient été enlevés, du bétail abattu, rien de plus.

Pourtant, lorsqu’on écoute le Blanc, ce sont les Indiens qui sont des sauvages, des êtres ne possédant pas plus d’esprit qu’un enfant. On devait manquer de miroir à l’époque…

Le récit d’Howard Fast est magnifique, prenant, bourré de bêtise humaine, de stratégie indienne, de volonté de paix alors qu’en face, on ne sait parler que de guerre et de conflits.

Les coulisses du pouvoir sont abjectes parce que réalistes, on suit tout cela impuissant, alors qu’on a envie de hurler toute sa rage devant autant de décisions absurdes (afin de justifier sans doute qu’on en a une grosse) car dura lex sed lex, sauf pour eux, politiciens.

Un roman dont on sort bouleversé, ému, la partie se déroulant à Fort Robinson étant à la limite de l’insoutenable, tant l’entêtement bête d’un officier va amener ce peuple fier et libre à devoir vivre des jours en enfer.

À Camp Robinson, le thermomètre marquait ce jour-là -30°. L’officier devait connaître ce détail. C’était une des informations données par tous les journaux de la région. Les squaws et les enfants ne possédaient pas une couverture qui ne fût en loques. Ils ont effectivement quitté leur réserve avec les mêmes vêtements qu’ils portent aujourd’hui, mais ils sont partis en août et nous sommes maintenant en janvier. En outre, les vêtements s’usent dans le Nebraska aussi bien qu’à Washington.

Un roman magnifique, un roman fort, un roman à lire et un formidable travail de l’auteur afin de récupérer des témoignages alors qu’il y avait la barrière de la langue, le Cheyenne étant une langue très riche mais très difficile à apprendre.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019), Le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et le Mois Américain chez Titine (Septembre 2018).

 

[FILMS] Avengers – Infinity War : Le film qui va vers l’Infinity et au-delà ! de Anthony et Joe Russo (2018)

Avengers : Infinity War est un film américain réalisé par Anthony et Joe Russo, sorti en 2018.

Il s’inspire du comics Marvel de 1991, « Le Gant de l’Infini » de Jim Starlin. Il s’agit du 19e long métrage de l’univers cinématographique Marvel débuté en 2008 et du 7e de la phase III.

Tout comme ses deux prédécesseurs (Avengers et Avengers : L’Ère d’Ultron), le film rassemble les acteurs des différentes franchises habituellement séparées, parmi lesquels Iron Man (Robert Downey Jr.), Nick Fury (Samuel L. Jackson), Thor (Chris Hemsworth), Loki (Tom Hiddleston), Docteur Strange (Benedict Cumberbatch), Spider-Man (Tom Holland), Hulk (Mark Ruffalo), Captain America (Chris Evans), Natasha Romanoff (Scarlett Johansson), Wanda Maximoff (Elizabeth Olsen), Black Panther  (Chadwick Boseman), ainsi que les membres des Gardiens de la Galaxie : Star-Lord (Chris Pratt), Gamora (Zoe Saldana), Rocket,  Groot, Drax (Dave Bautista) et Mantis (Pom Klementieff).

C’est le film qui a obtenu les plus grosses recettes à sa sortie, à la fois aux États-Unis et dans le reste du monde, dépassant les précédents records.

Synopsis : 
Père adoptif de Gamora et Nébula, Thanos a commencé à recueillir les six Pierres d’Infinité : la Pierre du Pouvoir, la Pierre de l’Espace, la Pierre de Réalité, la Pierre de l’Âme, la Pierre du Temps et la Pierre de l’Esprit.

Son objectif est de réunir ces six artefacts sur le Gant d’Infinité, forgé jadis par le nain Eitri sur Nidavellir, afin d’utiliser leur immense puissance pour détruire la moitié de la population de l’Univers et rétablir ainsi un certain équilibre.

Dans sa quête le menant sur diverses planètes, la Terre, Knowhere et Vormir, Thanos est aidé par ses enfants adoptifs.

Face à cette nouvelle menace qui concerne l’Univers entier, le groupe de super-héros des Avengers, divisé depuis 2 ans, doit se reformer, et s’associer au Docteur Strange, aux Gardiens de la Galaxie et au peuple du Wakanda.

Distribution :

  • Josh Brolin : Thanos (voix et capture de mouvement)
  • Robert Downey Jr. : Tony Stark / Iron Man
  • Chris Evans : Steve Rogers / Captain America
  • Mark Ruffalo : Bruce Banner / Hulk
  • Chris Hemsworth : Thor
  • Scarlett Johansson : Natasha Romanoff / Black Widow
  • Chris Pratt : Peter Quill / Star-Lord
  • Benedict Cumberbatch : Stephen Strange / Docteur Strange
  • Chadwick Boseman : T’Challa / la Panthère noire
  • Tom Holland : Peter Parker / Spider-Man
  • Zoe Saldana : Gamora
  • David Bautista : Drax le Destructeur
  • Bradley Cooper (voix), Sean Gunn (capture de mouvement) : Rocket Raccoon
  • Vin Diesel : Groot (voix)
  • Paul Bettany : Vision
  • Elizabeth Olsen : Wanda Maximoff
  • Sebastian Stan : James « Bucky » Barnes / le Loup Blanc
  • Anthony Mackie : Sam Wilson / le Faucon
  • Don Cheadle : James « Rhodey » Rhodes / War Machine

Ce que j’en ai pensé :
On réuni tout le monde et on se fait un super film de baston tout en n’oubliant pas d’insérer de la profondeur dans notre Grand Méchant.

Le film recommence sur ce qu’il se déroulait à la fin de Thor – Ragnarok et on ne perd pas de temps en bla-bla, mais on agit de suite, et on cause un peu tout en décimant allégrement.

On liquide et on s’en va, comme le disait si bien le titre d’un San-Antonio.

Un film réunissant autant de grandes pointures, autant de têtes d’affiches, ça pose question de savoir comment leur donner à tous du temps d’antenne sans que ce soit au détriment des autres.

Je pensais que tout le monde allait se groupir pour pulvériser le Grand Méchant, mais chaque groupe composé d’Avengers ou de Super-Héros, vont le combattre chacun à sa manière et les mélanges de héros seront hétéroclites mais homogènes.

Le top du top étant mes deux Sherlock Holmes réunis : celui de l’époque victorienne et celui de l’époque contemporaine ! Mes deux Holmes sur Titan… avec le jeune Peter Parker, l’homme araignée, que j’adore de plus en plus dans son rôle de Spiderman « jeune gamin », ce qui correspond plus au personnage que le sérieux Tobey Maguire.

Deux Sherlock Holmes réunis

Un des Gardiens avec Iron man

D’un autre côté, Rocket et Groot accompagnant Thor sur Nidavellir où se trouve Tyron Lannister; Peter Quill, Gamora, Drax et Mantis sur la colonie minière de Knowhere et le reste de la troupe qui se regroupera au Wakanda.

Niveau action, effets spéciaux et super-héros, j’étais servie, mais vous me direz qu’il n’y a pas que ça : faut un scénario et des bons personnages secondaires et un Grand Méchant vraisemblable.

Thanos n’a rien d’un Méchant qui veut conquérir l’Univers. Non, c’est bien pire que ça car il animé de projets pour sauver l’humanité (et les autres peuples des autres planètes), mais sa méthode est… comment dire… quelque peu expéditive !

Un peu à la manière d’un éleveur qui exterminerait une partie de son cheptel afin d’en préserver l’autre. Le tout de manière aléatoire !

Oui, Thanos est un salaud, un génocidaire animé de bonnes intentions (quand on veut exterminer les autres, c’est toujours sous couvert de bonnes intentions), mais ce n’est pas un salaud fini, il n’est pas tout noir, il a des failles, un cœur (si, je vous jure) et il doit tuer pour obtenir une des pierre d’infini, ça lui fait mal.

Anybref, pour un film de super-héros, on vole tout de même plus haut qu’auparavant et ça me plait le fait que le Méchant soit ambivalent et qu’on ne sache pas trop de quel côté pencher (en fait, même s’il a raison, rien ne justifie ce qu’il fait).

Sans oublier que dans ce film, ce n’est plus un secret, on va perdre un/deux/des/plusieurs super-héros ! Mon petit coeur d’artichaut a souffert, mais dans ceux qui sont restés, j’aurais pas parié un kopeck sur eux, pariant même sur leur disparition. Comme quoi.

Un excellent moment DVD !

PS : restez bien assis durant le long générique ou faites une avance rapide car après, il y a encore des images et des événements importants !

Le Mois Américain chez Titine (Septembre 2018).

[FILMS] Vertigo – Sueurs froides d’Alfred Hitchcock (1958) : Le film à regarder un jour de canicule ?

Sueurs froides, souvent désigné sous son titre original Vertigo, est un film américain réalisé par Alfred Hitchcock, sorti en 1958, mettant en scène James Stewart et Kim Novak dans un scénario inspiré du roman « D’entre les morts » de Boileau-Narcejac, ainsi que du livre « Bruges-la-Morte » de Georges Rodenbach.

S’il a rencontré un succès mitigé à sa sortie, et n’a même pas été présenté au Festival de Cannes, Vertigo est aujourd’hui classé parmi les meilleurs films de l’histoire du cinéma.

Résumé :
Scottie est sujet au vertige, ce qui lui porte préjudice dans son métier de policier. Rendu responsable de la mort d’un de ses collègues, il décide de quitter la police.

Une ancienne relation le contacte afin qu’il suive sa femme, possédée selon lui par l’esprit de son aïeule. Scottie s’éprend de la jeune femme et se trouve ballotté par des évènements qu’il ne peut contrôler.

Fiche technique :

  • Titre : Sueurs froides
  • Titre original : Vertigo
  • Réalisation : Alfred Hitchcock
  • Scénario : Alec Coppel et Samuel Taylor, d’après le roman D’entre les morts de Pierre Boileau et Thomas Narcejac

Distribution :

  • James Stewart : John Ferguson (Scottie)
  • Kim Novak : Madeleine Elster / Judy Barton (Lucie Barton dans la version française)
  • Barbara Bel Geddes : Marjorie Wood (Midge, Betty dans la version française)
  • Tom Helmore : Gavin Elster
  • Henry Jones : le coroner
  • Raymond Bailey : le docteur

Ce que j’en ai pensé :
Il y a beaucoup de mystères et de choses pas nettes dans ce film et durant son visionnage, je me suis posée des tas de questions, sans arriver à trouver la solution, ni même en approcher.

Pourtant, un indice m’avait frappé et j’avais même rappelé un certain truc à Chouchou qui lui, ne l’avait pas capté, mais je pense qu’il s’est rudement emmerdé durant le film, contrairement à moi.

John Ferguson se fait engager par un ancien pote à lui afin de surveiller Madeleine, sa femme, qui se prend de temps à autre pour la réincarnation de son arrière-grand-mère maternelle Carlotta Valdes, abandonnée par son amant et morte désespérée, au même âge qu’elle, un siècle plus tôt.

Et effectivement, lorsqu’il suit Madeleine (d’autres attendait Madeleine pour prendre le tram 33) de manière pas subtile du tout, il remarque qu’elle a un comportement des plus étranges, et d’après son ami, si on lui demande ensuite où elle est allée, elle ne le sait plus.

La femme est belle, genre beauté fatale et les beaux yeux bleus de James Stewart… oups, de John Ferguson sont braqués sur elle, prêt à la bouffer toute crue tant elle est bêêêlle la jeune épouse de son copain de classe.

Nous sommes aux États-Unis, mais c’est du Hitchcock tout craché, pur jus et niveau suspense, ça va monter, monter tout doucement et niveau mystères, on sera servi aussi à tel point qu’on se dit que cette bonne femme aurait besoin d’un exorciste pour lui sortir l’esprit de son arrière mamy de son corps, et fissa car elle va réussir à se tuer, à la fin.

Le pire de tout sera le final, qui lui durera un certain temps, là où l’on voit monter en flèche la folie de John Ferguson et que l’on entrevoit la partie immergée de l’iceberg.

Hitchcock, t’es un beau salaud parce qu’au départ, je n’ai rien vu venir !

Ce film est considéré comme un des meilleurs, je l’ai apprécié, mais il est tout de même un peu lent au départ, lorsque Ferguson suit, sans vraiment se cacher, la bêêêêlle épouse de son ami.

Pour moi « Psychose » est bien plus angoissant… mais ceci n’est que mon avis !

Le Mois Américain chez Titine (Septembre 2018).

Le Mois Américain – Septembre 2018 – Ça va flinguer sa race !

Si Juin est pour les Anglais, Septembre est pour les Américains ! Et tout le monde sait que je ne raterais pour rien au monde l’un ou l’autre de ces challenges.

Si pour le Mois Anglais je mets à l’honneur mon détective préféré et mon criminel anonyme, pour le Mois Américain, je vais me plonger dans du western, que ce soit en bédé avec des Blueberry, des Durango ou autres Tuniques Bleues et Lucky Luke, mais je vais tâcher aussi de sortir de ma PAL des romans qui ont pour thème le Western dans ses lettres de noblesse !

Je vais même lire un Sherlock Holmes, un qui avait été sélectionné pour le Mois Anglais et qui n’a pas pu y participer pour cause d’américanité prononcée (je l’ai arrêté de suite en voyant qu’il se déroulait dans un pensionnat américain – Ida, je sais, Holmes aux States, c’est une hérésie).

Entreront aussi programme de lectures, des livres parlant de la ségrégation raciale et ceux qui m’emmènent dans les trous du cul de l’Amérique.

Mes envies de lectures pour le Mois Américain :

  1. Sherlock & Moria – Tome 1 – L’initiation : Ridley Pearson
  2. La montagne en sucre : Wallace Stegner
  3. La prisonnière du désert : Le May
  4. Le vent de la plaine : Le May
  5. Femme de feu : Luke Short
  6. La famille Winter : Jackman
  7. Le sang des Dalton : Ron Hansen
  8. La culasse de l’enfer : Tom Franklin
  9. La porte d’or : Le Bris
  10. La rivière des indiens : Lent
  11. L’agent indien : O’Brien
  12. La dernière frontière : Howard Fast
  13. Le gang de la clef à molette : Edward Abbey
  14. L’Étrange Incident : Walter Van Tilburg Clark
  15. L’Aventurier du Rio Grande : Tom Lea
  16. Le Passage du canyon : Ernest Haycox
  17. Les Fugitifs de l’Alder Gulch : Ernest Haycox
  18. Méridien de sang : Cormac McCarthy
  19. Knockemstiff : Donald Ray Pollock
  20. Bohemian flats : Mary Relindes Ellis
  21. Kentucky Straight : Chris Offutt
  22. Le gang des rêves : Luca Di Fulvio
  23. Dreamcatcher : Stephen King [Défi CannibElfique]
  24. Dites-leur que je suis un homme : Ernest J. Gaines
  25. Wash : Margaret Wrinkle
  26. Les croix en feu : Pierre Pelot
  27. Les larmes de la liberté : Kathleen Grissom  [LC Bianca]
  28. La Jeunesse de Blueberry – Tome 16 – 100 dollars pour mourir : François Corteggiani & Michel Blanc-Dumont [BÉDÉ]
  29. La jeunesse de Blueberry – Tome 17 – Le Sentier des Larmes : François Corteggiani & Michel Blanc-Dumont [BÉDÉ]
  30. La jeunesse de Blueberry – Tome 18 – 1276 âmes : François Corteggiani & Michel Blanc-Dumont [BÉDÉ]
  31. La Jeunesse de Blueberry – Tome 19 – Rédemption : Corteggiani & Blanc-Dumont [BÉDÉ]
  32. Blueberry – Tome 13 – Chihuahua Pearl : Charlier & Giraud [BÉDÉ]
  33. Blueberry – Tome 14 – L’homme qui valait 500.000 $ : Charlier & Giraud [BÉDÉ]
  34. Blueberry – Tome 15 – Ballade pour un cercueil : Charlier & Giraud [BÉDÉ]
  35. Blueberry – Tome 16 – Le Hors-la-loi : Charlier & Giraud [BÉDÉ]
  36. Blueberry – Tome 17 – Angel Face : Charlier & Giraud [BÉDÉ]
  37. Durango – Tomes 14 – 15 – 16 [BÉDÉ]
  38. Lucky Luke [BÉDÉ]
  39. Les Tuniques Bleues [BÉDÉ]
  40. [FILMS] Vertigo – Sueurs froides d’Alfred Hitchcock (1958) : Le film à regarder un jour de canicule ?
  41. [FILMS] Deadpool II  – Le film qui va essayer de ne pas tuer la Pool aux oeufs d’or (2018)
  42. [FILMS] Avengers – Infinity War – Le film qui va vers l’Infinity et au-delà ! (2018)
  43. [FILMS] Hostiles – Le western ose-t-il ? (2017)
  44. [FILMS] La porte du paradis – Heaven’s Gate – Le film qui Knock-knock-knockin’ on heaven’s door ♫ (1980)
  45. [SÉRIES] Lonsome Dove – La série qui chante au coucher ♫ I’m poor lonsome dove ♪ ? (1989)

[FILMS] On a arrêté Sherlock Holmes de Karl Hartl (1937)

« On a tué Sherlock Holmes » (Der Mann, der Sherlock Holmes war) est un film allemand réalisé par Karl Hartl en 1937. Produit par Alfred Greven.

Il a été diffusé le 4 septembre 2017 sur Arte France sous le titre « On a arrêté Sherlock Holmes ».

Synopsis :
Deux escrocs très désargentés décident de se faire passer pour Sherlock Holmes et le docteur Watson afin de mener la grande vie. Ils voyagent gratuitement en train où ils démasquent deux braqueurs… sans le faire exprès !

Comptant sur la crédulité du personnel, Flint/Holmes et McPherson/Watson s’installent ensuite dans un palace, où les complices des braqueurs ne tardent pas à les démasquer…

Distribution :

  • Hans Albers : Sherlock Holmes / Morris Flint
  • Heinz Rühmann : le docteur Watson / Macky McPherson
  • Marieluise Claudius : Mary Berry
  • Paul Bildt : Sir Arthur Conan Doyle
  • Erich Walter : le directeur d’hôtel

Ce que j’en ai pensé :
En mettant à jour ma filmographie, je me suis rendue compte que je n’avais pas encore regardé cette nouveauté de 1937 !

Alors, en attendant de visionner les suivants, je me suis dit qu’il était plus que temps de me mettre à jour.

Regarder un film en noir et blanc, c’est sans problème, mais entendre le tout en allemand, j’ai eu un peu de mal…

Surtout qu’à chaque « Herein » je revoyais une scène de la Grande Vadrouille…

Là où je suis tombée de ma chaise, c’est lorsque j’ai lu que cette comédie légère avait été réalisée pendant le IIIe Reich. Bête que je suis ! 1937 ! Bon sang, mais c’est bien sûr !

Les deux acteurs allemands sont bien dans leurs rôles, le grand costaud pourrait même faire un Holmes présentable (s’il était plus mince).

Petit détail : pas de pipe calebasse mais une pipe droite (yes !), pas de deerstalker mais une casquette et pas de macfarlane mais un manteau écossais.

Autre petit détail que j’ai failli oublier : le générique de début ! Les noms des acteurs, réalisateurs défilent et derrière, on aperçoit des petits récits de Sherlock Holmes en version pulps allemands ! Comme celui que j’ai pris pour illustrer ma chronique et ceux que j’ai ajouté en galerie, en fin de chronique, sous la vidéo du film intégral.

Le film met un peu de temps à démarrer et la scène des deux escrocs chantant dans leur baignoire est un peu limite kitch, mais une fois qu’on est parti, on est parti et durant leurs enquête, ça va rouler.

Comme dans une pièce de théâtre, on joue avec les quiproquos, les coups de théâtre et autres imbroglios qui donnent à ce film un air assez réussi.

Par contre, niveau dialogues, ce n’est pas Byzance ! J’imagine que la traduction (sous-titres) ne doit pas aider et on ne retrouvera rien de grandioses dans les répliques, hormis quelques unes.

J’ai souri lorsque nos deux escrocs entrent à la préfecture de police. On entend la voix d’un homme qui se plaint de l’incompétence de ses hommes et il est difficile de ne pas penser à la voix de l’acteur qui jouait le rôle du moustachu dans « Der Untergang ».

Vous me direz aussi que dès qu’un type hurle en allemand, ça ressemble toujours à la même chose. Ou alors, c’était le moustachu qui ressemblait à tout le monde quand il vociférait dans les micros…

Ce fut pareil lorsque je le revis avec son monocle et hurlant comme le moustachu dans son bunker, apprenant que les actions Fortis avaient dévissé… Oh pardon, j’ai confondu la parodie avec le film. Au temps pour moi. Autant rire, aussi.

Anybref, revenons à notre film, bitte. Danke.

Il y a du mystère dans ce film : déjà qu’on se demande si un jour on va démasquer ces deux escrocs roublards, mais aussi on se demande qui est cet homme imposant en manteau écossais qui rigole tout le temps dans l’hôtel en voyant passer nos deux hommes.

Les 30 dernières minutes (et non pas les 5) sont rythmées, bourrée de suspense et la question est comment cela va-t-il se terminer ?

Cela se termine comme je l’avais déduit, le tout dans une logique implacable et réaliste parce que c’était la réalité.

Maintenant que j’ai mis à jour les nouveautés de 1937, demain, je me fais 1938 !

3,7 Sherlock

PS : Là où je grince des dents, c’est dans que, une fois de plus, les traductions des titres de films sont loufoques et non correctes !

Le titre étant « Der Mann, der Sherlock Holmes war », il aurait fallu le traduire par « L’homme qui était Sherlock Holmes ».

Là, on se retrouve avec « On a tué Sherlock Holmes » ou « On a arrêté Sherlock Holmes »