Arsène Lupin, L’aventurier – Tome 3 – L’aiguille creuse (1ère partie) : Takashi Morita et Maurice Leblanc

Titre : Arsène Lupin, L’aventurier – Tome 3 – L’aiguille creuse (1ère partie)

Scénaristes : Takashi Morita et Maurice Leblanc
Dessinateur : Takashi Morita

Édition : Kurokawa (10/03/2016)
Édition Originale :Kaitô Lupin Den, Aventurier, book 3 (2013)
Traduction :Nabhan Fabien

Résumé :
Le comte de Gesvres est victime d’un vol. Alors qu’il s’enfuit, le chef des voleurs est touché par une balle de fusil.

Beautrelet, lycéen détective amateur, se lance sur la piste des fuyards et résout peu à peu les énigmes qui entourent l’affaire.

Critique :
Arsène Lupin n’a jamais été ma tasse de thé (pas frapper, pas frapper) et après avoir lu trois aventures du gentleman cambrioleur, je suis revenue à mes détectives.

L’anguille creuse, que j’avais lue il y des années, m’avait bien plu, mais vu que je n’en ai plus aucun souvenir, je ne saurais dire si le manga est conforme au roman de Leblanc ou pas.

La version manga des premiers tomes m’avait emballé moyen car j’avais trouvé que les transformations physiques de Lupin étaient un peu trop exagérées, surtout dans le Tome 1.

Dans ce tome, Lupin est très peu présent, on se doute qu’il est là, caché quelque part, mais la police ne le trouve pas. C’est le jeune détective Isidore Beautrelet qui est mis en avant car il est bien plus malin que Herlock Sholmès et l’inspecteur Ganimard. Ce n’est pas moi qui le dit, mais le manga et vu qu’Isidore découvre tout…

Une fois de plus, les flics sont ridiculisés, Arsène Lupin est le plus fort, même blessé, même caché dans les parages, il continue de se foutre de leur gueule et de les faire tourner en bourrique.

Le mystère est présent, on se demande ce que Lupin a subtilisé, puisque rien ne manque, où il est caché, comment il va s’enfuir et si il va survivre. On se doute que oui, c’est Arsène, mais on ne sait pas comment.

Si le premier volume dévoilait un peu l’enfance de Lupin, le tome 2 et celui-ci se taisent dans toutes les langues. Dommage, il aurait été intéressant d’en savoir un peu plus sur le cambrioleur puisque la saga en manga ne compte que 5 tomes.

Comme le tome se termine sur un suspense insoutenable et que je veux savoir ce qu’il va se passer ensuite, je vais poursuivre ma lecture de ce manga, en espérant que Lupin soit plus présent dans la suite.

Un manga policier qui pourrait donner envie de relire le roman original.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°210] et Le Mois du Polar – Février 2021chez Sharon [Fiche N°36].

Les Petits Meurtres d’Agatha Christie – Saison 02 – Épisode 15 – La mystérieuse affaire de Styles (2016)

Résumé : Émilie Beauregard, soixante ans, riche propriétaire d’un hôtel thalasso de luxe, a épousé Adrien, un jeune masseur de 30 ans beau comme un dieu.

Mais Ève Constantin, son assistante, est persuadée qu’Adrien n’est intéressé que par la fortune d’Émilie est serait même prêt à la tuer.

Sans prévenir le commissaire Laurence qui fête ses 50 ans, Marlène, toute émoustillée de pouvoir jouer les clientes, convainc Alice de l’accompagner.

La journaliste s’apprête à faire une rencontre tout à fait inattendue.

  • Réalisation : Éric Woreth (saison 2, France, 2016)
  • Scénario : Pierre Linhart, d’après Agatha Christie
  • Distribution : Samuel Labarthe (Swan Laurence), Blandine Bellavoir (Alice Avril), Élodie Frenck (Marlène), Natacha Lindinger (docteur Maillol), Frédérique Tirmont (Émilie Beauregard), Sophie Cattani (Éve Constantin), Cyril Guei (Timothée Glissant), Alexia Barlier (Diane Clément-Roussel)
  • Genre : policier

Ce que j’en ai pensé :
Autant où certains romans d’Agatha Christie me restent en mémoire, autant j’en oublie certains et celui-ci en faisait partie car je confondais sans doute son final avec celui d’un autre.

Il a fallu que je regarde la version avec David Suchet pour me garder en mémoire l’entourloupe de la reine du Crime pour bluffer ses lecteurs.

Le procédé utilisé était plus flagrant dans la version anglaise que dans la française… À tel point que j’ai hésité pour la résolution de l’affaire, même si ce visionnage-ci était mon deuxième…

Alors oui, je me souvenais de certaines choses, comme du bellâtre qui avait épousé une cougar et que cette cougar représentait énormément pour un personnage de la série (mais je ne divulgâcherai rien !).

Pour le reste, je suis repartie quasi vierge lorsque j’ai visionné à nouveau cet épisode que j’aime beaucoup tant il est drôle et angoissant.

Drôle avec Marlène et Alice qui vont enquêter en catimini à l’hôtel de thalasso, Styles, parce que la directrice les prends pour deux femmes qui s’aiment, parce que Marlène dort avec ses bigoudis, parce que Laurence vient d’avoir 50 balais et qu’il essaie de rajeunir son image en s’habillant de plus en plus cool et parce que tout comme le commissaire Larosière, il aura une panne de Popol !

Angoissant parce qu’il y a des morts, parce qu’Alice est visée aussi et parce qu’on assassine un pauvre chat qui possède la même couleur de pelage que le mien (argh !).

Laurence et Alice continue de se chamailler, de s’engueuler, de s’énerver l’un l’autre, mais lorsque l’on attente à la vie d’Alice, au lieu de l’appeler « Avril », il dira son prénom, avec de l’angoisse dans la voix.

Beaucoup de mystères et de suspicions dans cet épisode et en prime, l’épouse d’un ministre qui passe beaucoup de temps en thalasso (elle n’a que ça à faire, elle), qui drague ouvertement les hommes, qui s’envoie en l’air sans soucis, tant pis si monsieur le ministre ne passe plus les portes.

Et puis, il y a Adrien, le mari de la cougar ! Cet homme est un régal pour les yeux, on aimerait qu’il nous fasse rugir de plaisir en nous massant le dos comme il le fait dans l’épisode, avec ses belles mains qui pétrissent les chairs enduites d’huile, les faisant glisser encore mieux… Bon, je stoppe là sinon vous allez me perdre en cours de route.

Anybref, on aurait envie d’aller piquer une tête dans cet hôtel de thalasso et de passer un petit séjour, tant pis si les cadavres se ramassent à la pelle.

En regardant l’épisode, je me suis rendue compte que la cougar avait déjà joué dans un autre épisode des Petits Meurtres et en faisant travailler mes petites cellules grises, la pièce est tombée : la dame riche dans « Je ne suis pas coupable », un épisode de la saison 1, avec Larosière et Lampion (déguisé en femme).

Un épisode drôle, avec beaucoup de mystères, de suspense, de questionnements (si on ne se souvient plus de la résolution et du coup de tepu de l’auteure), de fausses pistes, d’humour, de sentiments et d’amitié.

Même si l’entourloupe de madame Christie se voit moins dans cet épisode que dans les autres adaptations télé, cette version-ci est plus drôle que celle avec Poirot commençant sa première enquête en Angleterre.

À noter que pour le mois de mars, je vais relire le roman avec ma copinaute Bianca (ce sera sa première lecture pour elle) dans le cadre du challenge « A year in England » consacré aux romans policiers.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°209] et Le Mois du Polar – Février 2021chez Sharon [Fiche N°35].

Les petits meurtres d’Agatha Christie – Saison 2 – Épisode 13 – Le cheval pâle (2015)


Résumé de l’épisode :
Sybille, une ténébreuse voyante, affirme pouvoir tuer un ennemi à distance en lui jetant un sort. Venue acheter un philtre, Marlène entend des menaces de mort.

Swan Laurence ne croit pas aux boules de cristal, mais lorsqu’une jeune fille riche, voisine d’Alice, meurt brutalement, le commissaire est obligé d’admettre que les pouvoirs occultes peuvent parfois tuer.

Tandis que Marlène acquiert un philtre pour séduire Laurence, celui-ci peut enfin vivre son amour avec Maillol, la légiste, qui lui tombe dans les bras ; hélas, pas pour longtemps…

  • Réalisation : Olivier Panchot (saison 2, France, 2015)
  • Scénario : Sylvie Simon, d’après Agatha Christie
  • Distribution : Samuel Labarthe (Swan Laurence), Blandine Bellavoir (Alice Avril), Élodie Frenck (Marlène), Natacha Lindinger (docteur Maillol), Olivier Broche (Lucien Cornille), Thierry Hancisse (Eugène Dacosta), Valérie Dashwood (Sybille)
  • Genre : policier

Ce que j’en ai pensé :
Il y a bien bien longtemps, j’avais acheté le roman « Le cheval pâle » d’Agatha Christie…

Le mot « cheval » m’avait attiré, bien entendu, ainsi que la référence aux cavaliers de l’apocalypse.

Bien mal m’en avait pris car ce roman m’est tombé des mains et je n’ai jamais réessayer de le relire, ni même eu la simple envie.

Au moins, avec la série des Petits Meurtres, j’allais enfin savoir ce que j’avais raté à l’époque de mes culottes courtes.

L’atmosphère est au mystère puisque les premières images de la kermesse plantent le décor :  mystères et magie noir en la personne de la diseuse de bonne aventure et de son âme damnée, capable de tuer à distance.

De son côté, il y a de la drôlerie avec notre Marlène venue acheter un filtre d’amour pour qu’enfin son commissaire tombe fou amoureux d’elle, alors que lui n’a d’yeux que pour la nouvelle légiste.

Ambiance presque gothique pour une partie de cet épisode qui serait parfait pour Halloween s’il n’y avait pas les moments fun entre nos trois personnages : Swan Laurence, Alice Avril et Marlène.

C’est ce que j’aime dans cette série qui se déroule dans les années 50 (contrairement à la première saison qui se déroulait dans les années 30) : les réparties cinglantes entre les personnages, leurs petites piques, leurs vilenies envoyées dans les gencives d’Avril qui ne se gêne pas pour répliquer les 4 vérités au commissaire.

Oui, ils se bouffent le nez à longueur d’épisodes mais c’est ce qui fait le sel de la série car si on a suivi les différents épisodes, on sait aussi que Laurence est capable d’aider la journaliste chiante et elle-même est prête à faire des efforts pour lui venir en aide, après que chacun aient soupiré, vitupéré, râlé…

Pas besoin de longtemps pour s’immerger dans cette époque que je n’ai pas connue : les vêtements, les voitures, la mentalité (pas si éloignée de celle de nos jours) contribuent à faire en sorte que nous nous projetions dans les années 50.

Les moments les plus truculents sont quand Alice Avril doit jouer le rôle de la femme de Laurence, femme dont il dit vouloir se débarrasser… Lui qui voulait plus que conclure dans le divan avec sa belle légiste, le voilà avec sa journaliste détestée dans son appart cosy de célibataire, devant surveiller pour savoir qui va venir tenter de la tuer.

Oui, il aimerait qu’elle meure, on le sait, mais dans le fond, nous savons aussi qu’il a beau lui souhaiter la mort, il ne voudrait pas que ça arrive.

Il est bien dommage que je n’ai jamais réussi à dépasser une certaine page dans ce roman car la solution est retorse, vache, bien vue et je n’avais rien vu venir, une fois de plus. Brillant, quoi !

En allant sur la fiche Wiki du roman, je me suis rendue compte que la série avait été fidèle aux ambiances sombres du roman, ainsi qu’à sa résolution : on ne change pas le mobile, ni la personne coupable !

Un épisode sombre parfait pour la période d’Halloween, quasi !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°207] et Le Mois du Polar – Février 2021chez Sharon [Fiche N°25].

Sherlock Holmes et le mystère des reliques de Saint-Martin de Tours : Jean-Noël Delétang

Titre : Sherlock Holmes et le mystère des reliques de Saint-Martin de Tours

Auteur : Jean-Noël Delétang
Édition : La geste (01/10/2020)

Résumé :
Savez-vous que Sherlock Holmes a séjourné en Touraine en 1902, accompagnant son fidèle ami le docteur Watson venu régler une question d’héritage ?

Le plus célèbre des enquêteurs se retrouve mêlé bien malgré lui à une enquête face au commissaire Courtel…

Trafic de reliques, mort suspecte du sacristain de Saint-Martin sur le chantier de la nouvelle basilique, fin tragique de Fritz l’éléphant…

Que de faits étranges et sombres qui vont mettre à rude épreuve les talents de Holmes !

Substituant pour l’occasion le vouvray au whisky et la PJ à Scotland Yard, l’auteur nous entraîne à Tours, au début du XXe siècle et rend hommage, avec ce pastiche, au prodigieux créateur que fut Sir Arthur Conan Doyle.

Critique :
Tout le monde l’a chanté sur tous les toits et sur tous les tons : à mort les 4ème de couverture qui résument tout un livre, qui déflorent l’affaire, qui sont trop bavards, qui en disent trop (les pires ceux qui promettent trop, mais ici, ce n’est pas le cas)…

Merde alors, où est le plaisir de découvrir les faits si on nous dit tout dès le départ ?

Oui, je sais, on ne devrait pas les lire avant de commencer le roman, mais bon, j’aime quand même savoir, avant d’acheter un livre, s’il va m’intéresser.

Le gros de l’affaire était défloré, je commence ma lecture avant de piler net devant un truc qui m’a fait penser que l’abus du café portait à conséquence sur la lecture : Watson, arrivant au 221b, dis, en entrant « C’est moi, Charles ! ».

CHARLES ????? Bordel de nom d’une pipe, pourquoi lui changer son prénom ? Son père littéraire lui a donné celui de John, même si sa femme, un jour, le prénomma James (Conan Doyle avait envie de donner matière à réflexion aux futurs holmésiens). Pourquoi en faire un Charles tout au long du roman ????

Un pastiche, c’est raconter une histoire à la manière de, mais de là à changer le prénom alors que notre docteur ne doit pas faire une infiltration de gang, je n’en vois pas la raison.

Plus loin, j’ai frôlé l’apoplexie avec nos deux amis qui s’interpellent par leurs prénoms… Et viens-y que je te donne du Sherlock et du… Charles (argh). Pardon, je ne m’y fait pas du tout à ce nouveau prénom !

Nous sommes en 1902, les Anglais ont peut-être décoincé le balai brosse mais nos deux personnages sont des vieux de vieille, pas des djeun’s de 20 ans et c’est limite de l’hérésie de les faire utiliser leurs prénoms au lieu des traditionnels Holmes ou Watson. Sous coup d’une émotion forte, je dirais « ok », mais là, non !

Watson a de la famille en France, bon, c’est nouveau, mais dans un pastiche, on peut ajouter des faits, des choses… Là, je ne dis rien. Que Watson connaisse le français parce qu’il a passé ses vacances à Tours, pas de soucis.

Là où le bât blesse à mort, c’est quand Holmes nous apprend que pour le français, il n’a que le niveau scolaire et que Watson va devoir l’aider… ARGH ! Et sa grand-mère française, elle pue ? Watson a toujours dit que le français de Holmes était excellent et le voici qui perd sa langue…

Ce roman policier, c’est Top Chef à Tours ! Que le commissaire Montalbano nous fasse profiter de la gastronomie sicilienne, c’est habituel, mais que dans une aventure de Holmes, on ait droit à la description des petits-dej, des dîners, des soupers (oui, je le dis à la Belge) et que pendant son enquête, Holmes pense à manger et à avoir un bon coup de fourchette, ça passe plus difficilement.

Si on ne devait garder que les pages de l’enquête, il ne nous resterait que la taille d’une nouvelle holmésienne. Mais bon, ce n’est pas avec cette enquête qu’il va se fouler les cellules grises. Même le lecteur sait déjà quels trafics se passent dans la ville de Tours et si Holmes a lu le 4ème de couverture…

Autre bizarrerie dans ce roman, c’est qu’en 1902, madame Watson soit toujours vivante alors que dans le canon holmésien, on ne parle plus d’elle après le hiatus de Holmes (1891-1894). De l’avis général, madame Watson est morte entre 1891 et 1894. Bon, c’est un choix de l’auteur, il me dérange moins que les autres, mais doit être souligné.

Mais le pire, dans ce roman, c’est que l’on se retrouve avec un Sherlock Holmes sympathique au possible ! Nous sommes loin du détective qui pouvait être imbuvable dans le canon holmésien, ou même dans la série de la BBC, même celle de la Granada. Eux ont respecté le personnage et son caractère bien à lui.

C’est un Holmes sans relief que j’ai suivi, fadasse, sans épices. Il est le reflet de ce que l’auteur a voulu faire, de tel qu’il l’imagine dans sa tête (et c’est son droit), mais le présenter de la sorte, c’est un parti pris énorme et qui ne paye pas car si le plat présenté est inhabituel, il est aussi sans saveur et trop doux pour le palais des fans du détective. Ça manquait de goût !

Son Sherlock Holmes n’est pas celui que j’apprécie depuis plus de 30 ans, qui m’a fait découvrir mon premier vrai roman policier (autre que Le Club des Cinq). Si Conan Doyla l’avait présenté ainsi, pas sûr qu’il aurait du succès.

Ici, nous sommes face à une sorte de commissaire Montalbano anglais, buvant (avec modération) et faisant bonne chère à tous les repas, bref, c’est un costume qui ne lui sied guère car il lui manque la verve du sicilien et son caractère un peu rêche.

Lisez ce roman comme un mémoire à la gastronomie tourangelle, à son architecture, à son Histoire, mais pas comme un pastiche holmésien, ni même comme une enquête qui va vous décoiffer !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°205] et Le Mois du Polar – Février 2021chez Sharon [Fiche N°31].

Les Petits Meurtres d’Agatha Christie – Saison 02 – Épisode 27 – Un cadavre au petit déjeuner (2019)

Distribution : Samuel Labarthe, Blandine Bellavoir, Elodie Frenck, Marie Berto, Justine Corrion, Alain Duclos, Antoine Duléry, Anaïs Gheeraert

Résumé : Après une soirée bien arrosée, Alice Avril se réveille dans son lit aux côtés d’un jeune homme inanimé. Elle réalise en même temps qu’il a été assassiné et que tout l’accuse de ce crime sordide.

Qui donc a ainsi cherché à la piéger ? Alice n’a pas le temps de mener l’enquête : il faut avant toute chose faire disparaître le corps. Mais l’entreprise est loin d’être aisée.

Pour tenter de venir en aide à leur amie, tous les proches de la jeune femme plongent dans l’illégalité : Marlène, bien sûr, Laurence, le légiste Glissant, mais aussi le commissaire divisionnaire Tricard en personne…

Ce que j’en ai pensé : 
NOOOONNNN, c’est pas vrai, c’est déjà fini ??

Voilà ce que j’ai pensé lorsque j’ai appris qu’il n’y aurait plus ma fine équipe après 27 épisodes, 7 ans de bons et loyaux services…

À la fin de la saison 1, j’avais versé une larme pour la fin du duo Larosière/Lampion, qui ne nous avaient pas fait des adieux comme il le fallait.

Ouf, j’avais de suite accroché au nouveau trio des années 50 : le commissaire Laurence, froid, antipathique, cachant ses émotions, toujours à décocher ses méchancetés, petites perfidies à un peu tout le monde ; sa secrétaire poupoupidou Marlène, glamour à mort, sacrifiant tout pour être une femme telle que les hommes veulent voir et Alice Avril, électron libre, journaliste fofolle, toujours à l’affut d’un scoop et passant son temps à se chamailler avec Laurence.

C’est avec beaucoup de retard que j’ai visionné le dernier épisode, le coeur en berne.

Bon, éliminons de suite un truc important que je vais vous avouer : je hais les comédies musicales ! Certains détestait les routes départementales, ben moi, c’est les comédies musicales. Quand on se met à chanter dans un film, j’ai envie de fuir à toute jambes ou alors de sauter le passage. Attention, j’adore certains morceaux tirés des comédies musicales, mais voilà, quand ça chante dans un film, non, je déteste ça.

Même si voir le commissaire Laurence esquisser un pas de deux, façon Gene Kelly est un bonheur de fin gourmet !

Et on nous fait un dernier épisode sous forme de comédie musicale, non tiré d’un roman d’Agatha Christie mais notamment des Demoiselles de Rochefort de Jacques Demy.

Alors oui, j’ai fait des avances rapides dès que ça poussait la chansonnette, mais pour le reste, j’ai adoré ce dernier épisode qui fait la part belle à l’amitié, parce que oui, si Laurence et Avril se détestent, se disputent, se tirent dans les pattes, quand l’un des deux est dans la merde, l’autre met le paquet pour l’aider.

En grommelant, bien entendu, en râlant, en se plaignant, faut pas perdre la face, jamais, mais on épaule l’ami(e) dans la merde et là, Alice Avril est dans une belle merde avec un cadavre sur les bras et zéro souvenirs de sa nuit un peu trop arrosée.

Comme dans un Vaudeville, on va dans tous les sens, on passe plein de portes, on a des cadavres qui se ramassent à la pelle et un nouveau futur commissaire qui n’est autre que Antoine Duléry jouant le rôle du neveu mégalomane de ­Larosière. Entre nous, sans son collier de barbe, il est beaucoup moins sexy baby !

Alors si on retire les chansons, j’ai adoré cet épisode qui ne manque pas de piquant, de sel, de rythme, d’amitié, de niquage des règles, des lois en tout genre et qui se termine de la plus belle des manière qui soit, sans oublier les rebondissements et le fait qu’on ne voit pas venir le coupable, comme dans la Reine du Crime.

Il y a de l’humour, comme toujours, une pointe de burlesque, ce qui fait la signature des « Petits meurtres » qui se veulent avant tout être une série familiale, pas trop noire, pas gore et ne veulent pas plomber la soirée des téléspectateurs.

Et je trouve qu’ils ont bien fait de jouer avec le côté un « clown » de certains personnages, comme avec l’inspecteur Lampion au départ, avec Marlène, qui semble être le stéréotype de la blonde des blagues, celle qui n’a pas un neurone, mais malgré ses côtés bêbête, on lui a étoffé son rôle, lui donnant une envergure dont je ne m’attendais pas au départ et une belle palette d’émotions car c’est toujours elle qui s’inquiète pour tout le monde.

Hormis le fait que je déteste que l’on pousse la chansonnette dans les films (dans les Disney, ça passe parfois, mais pas toujours, sauf dans le roi lion) ou les séries, je trouve que ce dernier épisode clôt de manière magistrale cette série qui m’aura ravi du début à la fin, qui m’aura fait rire, pouffer, qui m’aura montré un commissaire Laurence tel un Sherlock Holmes, masquant ses émotions (sauf avec les belles femmes) et un sacré trio improbable d’enquêteurs qui, au fil du temps, sont devenu des amis, même si Alive et Swan ne l’avoueront jamais.

Rideau et à voir ce que la version 70′ va nous apporter.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°204] et Le Mois du Polar – Février 2021chez Sharon [Fiche N°30].

Les Petits Meurtres d’Agatha Christie – Saison 01 – Épisode 06 – Je ne suis pas coupable (2010)

Résumé : Louis Servais, un ami d’enfance de l’inspecteur Lampion, vient lui demander son aide. Une lettre anonyme est arrivée au château d’Elisabeth Laroche-Viseul, sa patronne, annonçant qu’un crime allait y être commis.

Or la vieille dame, en froid avec sa fille Claire, semble vouloir léguer une partie de sa fortune à Clémence, la fille de son régisseur.

Lampion et le commissaire Larosière se rendent sur place.

Mais comment s’infiltrer dans un week-end de militantes féministes sans attirer l’attention ? Déguiser l’inspecteur Lampion en femme apparaît comme la meilleure solution. En usurpant l’identité de deux invités…

C’est l’occasion pour Larosière de réaliser son rêve d’enfant : devenir acteur ! Lampion, lui, découvrira le féminisme et l’inconfort des talons aiguilles…

Acteurs : Antoine Duléry (Jean Larosière) , Marius Colucci (Emile Lampion) , Léna Bréban (Claire Laroche) , Yannick Choirat (Louis Servais) , Frédérique Tirmont (Elisabeth Laroche-Viseul) , Guilaine Londez (mademoiselle Thuleau) , Noémie de Lattre (Jeanne Weiss) , Lou de Laâge (Clémence Mouson)

  • Réalisation : Éric Woreth
  • Scénario : Thierry Debroux

Ce que j’en ai pensé : 
Pour une fois, cet épisode commence par le jugement et la sanction : coupable et la sentence sera la tête tranchée !

Mince alors, c’est plus radical qu’un Columbo puisque l’on découvre la coupable et qu’elle est déjà condamnée ! Mais que va-t-on faire alors ? Allez se coucher ?

Le commissaire Larosière et l’inspecteur Lampion sont présents et notre Lampion se fait engueuler par un joli barbu dont on ferait bien notre 4h, et lui aussi… Pour lui, la condamnée est innocente et nos deux flics n’ont pas fait leur job. Larosière trouve qu’ils ont fait tout ce qu’il fallait et même plus !

Retour en arrière sur l’affaire… Nous allons voir comment ils ont enquêté, ce qu’il s’est passé vraiment, qui est la victime et pourquoi la coupable s’est retrouvée sur le banc des accusés condamnés.

J’apprécie énormément cet épisode, mais je ne me souvenais plus de sa conclusion, donc, j’ai remis mes pendules à l’heure.

C’est un épisode assez dynamique et rempli de mystère. Une fille ne sait plus quoi faire pour obtenir un regard de bienveillance de la part de sa mère qui elle ne jure que par la fille de son régisseur, un espèce de poivrot lubrique. Elle compte même lui donner de l’argent.

Si cette dame venait à avaler son acte de naissance, vers qui se tourneront les soupçons ? La fille, bien entendu ! Fille qui est hautement antipathique, jalouse comme un poux aussi, bref, rien pour la défendre.

Ce que j’aime dans cet épisode, en plus de sa manière de commencer à rebours, c’est qu’il est très amusant avec Lampion obligé de se déguiser en militante féministe pendant que Larosière joue son époux volage, dragueur, qui ne supporte pas qu’une femme lui résiste. C’est un dragueur qui ne doute jamais de son charme mais entre nous, avec son smoking, il est sexy à mort !

Malgré son côté dragueur lourd, malgré le fait qu’il houspille sans cesse ce pauvre Lampion, malgré le fait que le commissaire ne doute jamais, qu’il pense n’avoir jamais tort, qu’il pense tout savoir et qu’il n’écoute jamais son inspecteur, Larosière n’est pas infaillible et cette histoire le prouve.

Une fois de plus, je n’ai rien vu venir ! J’avais eu des doutes sur certaines choses et j’avais eu raison, mais pour le reste, j’ai été bluffée, une fois de plus !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°197] Le Mois du Polar – Février 2021chez Sharon [Fiche N°23].

Sherlock Holmes à Chamonix : Pierre Charmoz et Jean-Louis Lejonc

Titre : Sherlock Holmes à Chamonix

Auteurs : Pierre Charmoz et Jean-Louis Lejonc
Édition : Ginkgo (03/05/2018)

Résumé :
Edward Whymper a-t-il été assassiné ? Septembre 1911. Appelé à Chamonix par son « oncle » Whymper, Sherlock Holmes sera confronté à plusieurs énigmes : la mort de l’alpiniste ; le mystère de la première ascension du mont Blanc en 1786 ; une étrange rousse aux yeux verts ; d’inquiétants agents prussiens…

S’appuyant sur un jeune guide marseillais, Gaston qui le mènera les yeux fermés des Grands-Mulets au cirque du Fer à Cheval, le plus célèbre détective britannique réussira une fois de plus à dénouer les intrigues, quitte à y perdre ses illusions.

Il retrouvera également sa logeuse, Miss Hudson, en séjour thérapeutique dans la clinique expérimentale du Dr Morisoz, au plateau d Assy.

Entre Histoire et aventures, le duo Charmoz – Lejonc s’amuse, une fois de plus, à emmener ses lecteurs hors des sentiers battus.

Ensemble, ils ont déjà publié deux enquêtes de Sherlock Holmes dans les Alpes : Écrins fatals ! (Guérin, 2015) Sherlock Holmes et le Monstre de l’Ubaye (Ginkgo, 2017)

Critique :
Quittons les rivages de la Tamise, l’air pollué de Londres et allons enquêter à Chamonix : son air pur, sa montagne qui vous gagne et les remonte-pentes qui sont branchés !

Ah pardon, on me signale qu’en 1911, les remonte-pentes, on pouvait se les foutre où je pense car il n’y en avait pas. Un problème de résolu, donc…

Dans ce pastiche holmésien, l’auteur, au travers des dires de Sherlock Holmes, se moque gentiment du détective et lui fait dire que les capacités que lui a attribué Watson dans ses publications étaient surévaluées.

Il est un fait que pour enquêter, Holmes ne se fatigue pas trop. Il a la soixantaine, n’a plus la forme olympique et il donnera l’impression, durant toute ces différentes affaires (qui n’en font qu’une) de n’être là que pour dire qu’il y est, mais sans jamais vraiment résoudre les affaires lui-même, se reposant beaucoup sur Gaston, le jeune guide.

Malgré tout, ce roman est agréable à lire car on découvre un Holmes qui n’a pas grand-chose à voir avec celui des écrits de Watson et de son agent littéraire, un certain Conan Doyle (inconnu au bataillon) même s’il reste avant tout un détective enquêtant mais déléguant une grande partie de ses actions.

Le meurtre d’Edward Whymper ne sera résolu qu’à mots couverts et c’est en additionnant deux et deux que le lecteur comprendra qui est sans doute responsable de son décès, mais sans que cette personne soit inquiétée le moins du monde.

Quand à l’énigme de qui de Paccard ou de Balmat est arrivé le premier en haut du Mont-Blanc, en 1786, l’énigme sera résolue par un autre, à l’aide du récit de Paccard, sans que Holmes s’en soit inquiété un seul instant. La solution proposée, si j’ai bien tout compris, est loin de celle que j’attendais, mais elle est bien trouvée car plausible aussi.

Un roman policier qui ne révolutionnera rien, mais qui a le mérite de faire passer un bon moment de lecture, sans prise de tête, sans violences (ou si peu), avec un détective différent de l’original, avec un brin d’humour, de dérision, une femme fatale et qui nous en apprendra un peu plus sur les mines dont on extrait les mines pour les crayons et qui, de par sa localisation, vous donnera bonne mine puisque vous aurez respiré l’air de la montagne, sans avoir trop de fucking touristes.

Un roman à lire entre deux romans noirs pour voir un peu de lumière, celle de la neige et du glacier (qui était plus important à l’époque). N’oubliez pas vos lunettes de soleil et vos ustensiles pour la marche et l’escalade.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°195] et Le Mois du Polar – Février 2021chez Sharon [Fiche N°21].

 

Les petits meurtres d’Agatha Christie – Saison 1 – Épisode 10 : Un meurtre en sommeil (2013)

  • Genre : Policier
  • Durée : 100 minutes
  • Réalisateur : Eric Woreth
  • Avec Antoine Duléry (Larosière), Marius Colucci (Lampion), Jennifer Decker (Sacha), Sophie Le Tellier (Mylène Legrand), Patrick Descamps (Chesnay), Laurent Fernandez (Lucien Lebloc), Rémy Gence (docteur Bourdon)

Résumé de l’épisode :
Sacha Poliakof, 20 ans, s’évade de l’hôpital psychiatrique de Douai, dans le Nord. Elle trouve refuge dans une grande maison isolée, où des bribes de souvenirs l’assaillent.

Sacha a la vision d’une jeune femme vêtue d’une robe rouge qui est morte au pied de l’escalier. La maison a-t-elle été le théâtre d’un drame atroce ou Sacha est-elle reprise par ses crises de démence ?

Quel est le lien entre l’assassinat d’une femme non loin de là et la présence dans la région de cette demoiselle très perturbée ?

C’est la nouvelle passion de l’inspecteur Lampion pour la psychanalyse qui permettra au commissaire Larosière, pourtant très sceptique au sujet des méandres de l’inconscient, de dénouer les fils de cette étrange affaire…

Ce que j’en ai pensé :
S’il y a bien une série que j’apprécie regarder souvent, c’est bien celle des « petits meurtres » et si ma préférence va à la saison 2 avec le commissaire Swan Laurence, je ne dédaigne jamais regarder un plus ancien avec Larosière et Lampion.

Les années 30, les belles voitures, les esprits étriqués, les costumes, les chapeaux,… dépaysement garantit.

Le commissaire Larosière est un phallocrate, un séducteur, un homme qui démissionnerait si une femme entrait à la préfecture de police, tyrannique avec son adjoint Lampion et possède un égo démesuré…

Oui, vu ainsi il a tout pour déplaire, pourtant, j’adore le personnage du commissaire, qui correspond malheureusement à la mentalité de l’époque (je ne la cautionne pas mais le fait est là) car ses concepteurs ont su malgré tout rendre sympathique.

Ce que j’aime aussi, c’est que l’acteur, Antoine Duléry, avec son collier de barbe, est sexy à mort et que je ne dirais pas non s’il voulait me passer les menottes… Bon, passons à autre chose que mes fantasmes triviaux !

L’inspecteur Lampion, son souffre-douleur préféré, est un personnage timide, homosexuel, qui a envie d’aller plus loin, de bien faire, mais qui se fait souvent rabrouer par son commissaire qui ne prend pas souvent attention à lui.

Le duo marche super bien, l’un tempérant l’autre et sont souvent très drôle dans leurs réparties.

Alors que j’étais au début de l’épisode, des petits détails m’ont fait penser au livre d’Agatha Christie que j’avais lu en juin « La dernière énigme » avec miss Marple. Mais oui, une femme qui loue une maison et qui a l’impression d’y avoir déjà vécu, bon sang, mais c’est bien sûr !

Lors de mes premiers visionnages, cela n’avait pas fait tilt puisque je n’avais jamais lu le roman, sans oublier que les concepteurs de la série changent des détails, ne gardant que le plus important dans le scénario original.

Sacha Poliakof s’et évadée de l’hosto psychiatrique et c’est elle qui loue cette maison, avec ces sensations de déjà-vu qui font qu’elle se pense vraiment folle…

De leur côté, nos deux policiers, Larosière et Lampion (Marius Colucci) ont reçu un cours de psychanalyse criminelle par une dame qui a remis le commissaire, distrait, en place et ce dernier l’a mal pris… Elle se prend pour qui, cette femme qu’il pense frigide et j’en passe.

Il y de l’humour dans cet épisode et un peu de sexe, avec notre séducteur barbu qui va se faire monter dessus par la psychanalyste (une femme qui croque les hommes, une séductrice) et elle lui offrira même une analyse gratuite, qui ne fera pas les affaires de notre Don Juan ensuite.

Lampion est plus tempéré, plus à l’écoute des autres, notamment de Sacha, qu’il ne pense pas être coupable, alors que son commissaire la pense bonne pour la case prison.

Larosière est un bon policier, mais est souvent victime de ses préjugés, là où Lampion est plus ouvert, mais plus naïf aussi. Voilà pourquoi le duo fonctionne bien, il y a toujours l’un pour remettre l’autre sur le droit chemin.

Alors qu’en temps normal, j’oublie le nom des coupables, ici, je n’avais pas oublié celui du livre et j’ai pu désigner la personne coupable tout de suite lorsque je l’ai aperçue.

Croyez-moi, sans ma lecture du roman dernièrement et un peu de mémoire, j’aurais de nouveau tout oublié et ma surprise aurait été grande à la fin. Rassurez-vous, cela n’a même pas gâché mon plaisir car dans cet épisode, Sacha et Lampion sont les deux personnages qui sont les plus mis en avant et sans Lampion, Larosière aurait commis une erreur judiciaire.

Mais chuuutt, son égo ne s’en remettrait pas !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°179] et le Mois du Polar – Février 2021 – chez Sharon [Fiche N°05].

Lupin – Dans l’ombre d’Arsène – Série Netflix 2021 avec Omar Sy [Par Dame Ida, envoyée spéciale]

Présentation :
Assan Diop est un jeune adolescent qui vit seul avec son père, chauffeur de maître et domestique depuis le décès de sa mère.

Dans une passe difficile sur le plan financier et ayant grandement besoin de se renflouer en liquidités, le grand capitaine d’industrie et homme d’affaires Monsieur PELLEGRINI, patron du papa Diop va très opportunément bénéficier de la prime d’assurance d’un collier fort précieux ayant appartenu à la Reine Marie Antoinnette, malencontreusement disparu de son coffre fort.

Évidemment, il faut que quelqu’un paye pour ce vol, et ce sera le père d’Assan que le sort, choisira… Le sort a un peu été aidé dans cette affaire, et pas franchement pour faire triompher la vérité. Assan grandira en s’accrochant au dernier cadeau que son père lui aura fait : un exemplaire des aventures d’Arsène Lupin.

Le Gentleman Cambrioleur finira par devenir un vrai maître à penser pour le jeune homme qui une fois devenu grand et fort devra en découvrir un peu plus sur son passé et ourdir une vengeance que Montecristo n’aurait pas reniée.

Mon avis :
Ma présentation a été volontairement brève et inspirée de ce qu’Omar Sy a bien voulu nous en dire pendant sa tournée de promotion sur tous les plateaux de télévision ces dernières semaines afin d’annoncer la sortie de cette série sur Netflix.

Pas question de spoiler pour préserver votre plaisir éventuel à découvrir la série.

C’est au cours de mon visionnage que j’ai appris par Sieur Toquéfada qu’il avait eu des retours assez négatifs de la série par le biais de ses collègues et amis… et en effet, j’ai pu voir sur le net que beaucoup de gens se montraient très critiques.

Je n’ai pas cherché à trop écouter ces commentaires. Pourquoi ? Et bien parce que moi, ça m’a bien plu, et je ne voulait pas gâcher mon plaisir en le laissant polluer par les regrets exprimés par d’autres. Laissez moi rester heureuse d’être contente de kiffer, s’il vous plaît.

OK, Omar Sy ne me laisse pas indifférente… Je le trouverais sympathique même s’il jouait un bourreau spécialisé dans l’obtention d’aveux grâce à la torture ! Et puis… Sans être forcément d’une beauté ravageuse, il est grand, costaud, et j’aimerai un peu parfois moi aussi me sentir faible femme ou petite chose à protéger…

Bon… ça y est… Vous savez tout… Dame Ida peut avoir ses petites faiblesses et des petits côtés fleur bleue… Bon… C’est dit, maintenant on peut passer à autre chose et ne plus y revenir.

Et puis… On a de jolis plans sur Paris, capitale de la France, ville lumière et toussa toussa. On se demanderait même si l’Office de Tourisme parisien n’a pas mis des billes dans l’affaire tant on nous balade dans une capitale un peu magnifiée (ben oui, on va pas vous montrer les quartiers les plus glauques ! Mais… en reste-t-il seulement ? La gentrification des quartiers populaires fonctionne à fond les ballons depuis quelques temps!).

Bon… Est-ce qu’on regarde une série pour l’acteur principal ou la ville où elle se déroule ? On est supposée répondre non à cette question… Mais franchement reconnaissez le…

La série Sherlock n’aurait pas eu autant de succès sans Londres et sans des acteurs craquants… Le survols des sites de fans consacrés à la série vous le font comprendre bien vite.

Au-delà d’Omar Sy et des jolies vues de Paris, la série a selon moi quelques qualités scénaristiques. Quelques personnages sympathiques. Même chez les flics qui veulent l’attraper ! Quelques trames secondaires et parallèles permettant de mettre en valeur les aspects les plus attachants des personnages…

Et puis on a un vilain méchant pas beau comme on aime les haïr… Et des personnages de femmes instrumentalisées un peu perdues qu’un vrai Gentleman devrait pouvoir sauver etc.

Au passage on trouvera un fond de critique sociale. Il sera présent mais sans s’appesantir. Juste parce que c’est une donnée qui a du sens pour comprendre le personnage principal et certains aspects de l’intrigue et sans déraper dans la leçon de morale.

De toute façon… la morale n’est jamais sauve dans les histoires dont les héros sont des brigands… Mais ça n’empêche pas en effet, une petite réflexion éthique digne du bac de philo : est-il éthique de cambrioler les salauds qui s’enrichissent sur ton dos ? Mmm…

Personnellement je serais tentée de répondre que ce n’est pas en faisant comme les salauds qu’on se grandit soi-même… Mais bon… Je peux me tromper.

Et puis… Il y a du suspens. Trop de suspens. Surtout à la fin du dernier épisode de la saison. Et oui… Moi je n’aime pas quand une saison se termine et que l’histoire semble loin d’être terminée.

Certes, cela promet (je l’espère) une saison 2… Mais quand la saison 1 se termine ainsi généralement ça donne le ton pour les suivantes… Et j’ai un peu peur qu’une éventuelle future saison 2 me laisse aussi sur la faim.

Bref… Ne pas savoir comment l’intrigue se termine en fin de saison et être prise en otage jusqu’à la sortie de la saison suivante ce n’est franchement pas ma came. Et ça c’est vraiment le truc qui me laisse d’humeur chafouine avec cette série.

Alors oui… On pourra dire que… tout de même… certains stratagèmes, retournements de situation, ou plan du personnage principal ne sont pas très réalistes ou crédibles…

Mais j’aurais bien envie de renvoyer ceux qui feraient une telle remarque vers les précédentes adaptations, voire vers le texte de Maurice Leblanc ! Les histoires de Lupin ne sont pas franchement très crédibles. On leur demande juste d’être distrayantes.

Souvenez vous tout de même que Leblanc et Proust ne jouaient pas dans la même catégorie.

OK… Aujourd’hui lire un livre sans image en entier relève tellement de l’exploit pour 70 % de la population et la Bibliothèque Rose a renoncé à l’utilisation du passé simple…

Alors on imagine vite que pour lire Leblanc dans le texte il faut être un fin lettré super cultivé etc.

Mais, en réalité ce n’était que de la littérature populaire écrite pour distraire un public populaire (enfin… moyennement populaire… car il fallait encore savoir lire!).

Et oui… On avait pas la télé, pas encore la radio… Et pour les longues soirées au coin du feu à la lumière du bec de gaz, si on avait déjà eu autant d’enfants qu’on pouvait en nourrir et qu’on ne voulait plus le risque d’en choper un autre en faisant des galipettes… Et bien on se contentait de lire !

De fait, je ne reprocherais pas à une série qui veut s’inspirer de l’esprit de Lupin de ne pas chercher à être crédible ou vraisemblable à 100 %.

Quand je regarde ou lis ce genre d’histoires, je mets mon cerveau critique en mode veille épicétou. Je me laisse guider docilement.

Et en l’occurrence, je me suis laissée d’autant plus docilement guider qu’à ma grande honte, même si j’ai quelques aventures de Lupin sur ma liseuse, je n’ai pas encore lu grand-chose le concernant. Oui, je sais… je dois m’y mettre !

C’est pourquoi je pense, j’ai pu voir la série avec autant de bienveillance et seulement pour ce qu’elle est et non en m’attendant à y trouver quelque chose de particulier.

Je suis en effet persuadée que nombre de fans du Gentleman Cambrioleur ont du visionner cette série en espérant y retrouver quelque chose de leur propre lecture des ouvrages de Leblanc.

Et il s’est produit pour eux, ce qui se produit toujours dans ces cas là. À force de teasing et d’attente fébrile les fans attendent quelque chose de plus en plus précis à mesure que la date de sortie se rapproche et forcément comme une série ne viendra jamais coller aux attentes trop précises ou ciblées d’une frange du public puisqu’elle doit ratisser large… Et bien c’est la grosse déception. Le gros flop.

Mince… Omar il vous l’a bien dit dans le poste ! Son personnage est un fan d’Arsène et s’inspire de lui pour organiser des vols. Arsène lui sert un peu de modèle certes… Mais Omar/Assan n’est pas non plus un clone de Lupin et le scénario de la série n’a pas à être calqué sur l’œuvre de Leblanc même si l’ombre de Lupin est présente d’un bout à l’autre. Il y a quelques références à certaines de ses aventures toutefois…

Mais dans une série qui dit d’emblée s’inspirer du personnage, aucun cahier des charge n’impose un degré précis d’inspiration à respecter pour contenter la critique.

Pour résumer, cette série est à prendre pour ce qu’elle est : un divertissement et pas une œuvre à clés saturée de références pointues. Et si on l’accepte dès le départ, le charme peut opérer.

Cette série a en outre une qualité non négligeable que les copinautes de la Belette Cannibale et la Belette elle-même loueront d’une seule voix : cette série donne envie de lire l’œuvre de Leblanc et de découvrir ou de redécouvrir qui est réellement Arsène Lupin.

Car si en effet, on ne parle que de lui du début à la fin de ces cinq épisodes, il n’y est pas réellement présent (ce que certains regrettent peut-être) et garde de ce fait sa part de mystère.

Un chocolatier pour Noël : Hope Tiefenbrunner

Titre : Un chocolatier pour Noël

Auteur : Hope Tiefenbrunner
Édition : MxM Bookmark Essential (28/10/2020)

Résumé :
La magie de Noël.

David n’y croit pas, pas plus qu’il ne croit qu’il pourrait se passer quelque chose entre lui et Nathan, qui travaille dans sa chocolaterie. Autant espérer croiser un lutin ! Après tout, Nathan est en couple et ne sort qu’avec des top models, pas vraiment la catégorie dans laquelle concourt David.

Lorsque Séraphine, sa meilleure amie, l’incite à écrire Nathan sur sa liste de Noël, David ne le fait que pour l’humour. Tout le monde sait que le père Noël n’existe pas et qu’il ne dépose pas les cadeaux au pied du sapin, même quand on a été très sage !

La magie de Noël n’existe pas. Mais ça… c’est lui qui le dit !

Critique :
En voyant une telle lecture chez moi, vous devez penser que c’est un poisson d’Avril en avance (ou en retard) ou pire, que je suis devenue zinzin, qu’il faut appeler les blouses blanches de l’HP !

Ou que j’ai fumé les poils du chat additionné d’herbe de Provence, le tout roulé dans un tapis Ikéa.

Je vous rassure de suite, rien de ça ! L’année 2020 se terminant, j’avais envie de légèreté pour la terminer et mon choix s’est porté sur une romance joyeuse.

Enfin, une romance gaie… Gay ! Ben oui, pourquoi pas après tout puisque ma copinaute Sharon l’a lu et en a parlé en bien. Désolée, mais je ne voulais pas du neuneu non plus (oups, je sens le jeux de mots foireux que je n’ai pas voulu faire).

Qui dit romance dit final couru d’avance mais je m’en fichais parce que l’auteure a tout de même soigné ses personnages, les a rendu sympathiques, agréables à suivre, profonds et j’aurais eu envie d’aller bosser avec eu dans la chocolaterie (sans Charlie) et de ressentir cette belle ambiance de travail quasi familiale.

Par contre, l’auteure semble s’être assise sur la législation du travail car ses personnages bossent 7/7, même le jour de Noël ! Qu’un indépendant bosse non stop, c’est courant, j’en connais plein (soit ils triment pour s’en sortir, soit ils adorent leur job), mais on ne peut pas imposer ça à ses employés sans qu’il y ait des jours de récup ! Eux, ils font les 70 heures semaine au lieu des 35…

C’est décidé, je vais envoyer l’inspection du travail faire une descente dans cet atelier afin de vérifier tout ça. Comme j’ai tout vu, j’ira avec et j’en profiterai aussi pour piquer des chocolats de la main gauche pendant que la droite testera la fermeté des fesses de Nathan dont on dit qu’elles sont à tomber ! #BalanceTaCochonne (mdr).

Nathan se retourna, se mit sur la pointe des pieds et David eut toutes les peines du monde à se concentrer sur autre chose que les fesses qui étaient de nouveau à quelques centimètres de son visage. Cela lui donnait des idées parfaitement déplacées.

Hormis ce point d’achoppement sur les heures et jours de travail, je ne me plaindrais de rien d’autre. J’ai passé un bon moment de lecture, sans prise de tête, avec un sourire béat.

Sans révolutionner le genre de la romance, l’auteure a réussi à me tenir en haleine alors que la scène d’ouverture m’avait laissée la bouche ouverte car il est rare qu’un roman commence par le passage aux toilettes pour le petit pipi du matin (même si ça concerne tout le monde, rois comme présidents comme citoyen lambda), avec la gaule en plus.

Puisque nous sommes dans une romance gay, l’auteure en profitera aussi pour parler d’homophobie et de ces enfoirés qui adorent casser du pédé (mais s’amusent-ils aussi à aller casser du mec baraqué ceinture noire de karaté ?) juste pour le plaisir d’humilier et de jouer aux durs à plusieurs contre un.

L’acceptation de leur orientation sexuelle par leurs parents y passera aussi, même si, de ce côté-là, les réactions des parents de nos hommes sera plus de l’indifférence que du rejet pur et simple. Maintenant, qu’est-ce qui est le pire ? L’indifférence ou la non acceptation ? Vous avez deux heures…

Une romance gay qui a le mérite de m’avoir fait sortir de mes sentiers battus, loin de ma came littéraire habituelle, qui m’a donné la pêche et même la banane !

Une romance qui est comme une boîte de chocolats (pas celle de Forrest Gump) : on sait sur quoi on va tomber mais on replonge la main avec gourmandise et on dévore, on lèche, on croque (ce que vous voulez).

Un roman qui est joyeux, où les personnages sont attachants (sauf le crétin d’enfoiré), sympathiques et auquel on s’attache de suite. Une lecture idéale pour les temps de sinistrose que nous vivons depuis mars 2020 !