London noir : André-François Ruaud

Titre : London noir

Auteur : André-François Ruaud
Édition : Les Moutons Electriques (11/10/2019)

Résumé :
Londres ! Plus grande cité d’Europe, ancienne capitale de l’Empire britannique, Londres immense et vivace, théâtre urbain de Sherlock Holmes, de Jack l’Éventreur, d’Hercule Poirot ou de James Bond.

Londres, la ville polar par excellence : depuis Holmes jusqu’à Bond, en passant par Fu Manchu, Jeeves, Lord Peter ou Miss Marple, de l’ère victorienne aux swinging sixties, une histoire de Londres sur un siècle, tout le roman noir d’une métropole.

Avec trois promenades guidées, de Rimbaud à Lénine, dans les pas de Sherlock Holmes et le long de la Tamise de Richmond à Chiswick.

« Esquisser un guide de Londres et de son histoire, à travers ses grandes figures de la littérature policière : telle fut notre ambition. Retracer sur un siècle le roman noir d’une métropole. »

Critique :
Londres, esquissée au travers de son Histoire et de sa littérature policière, tout un programme.

Programme ambitieux que de réunir l’Histoire d’une ville, son urbanisme, ses squares, ses quartiers, ses frontières entre le West et l’East End et de les mélanger avec les grandes figures de la littérature policière.

Et ça marche plutôt bien (pour ne pas dire que ça marche super bien) car en ouvrant ce livre, non seulement on découvre Londres d’une autre manière, mais en plus, on s’instruit (ok, faudra retenir tout ça ensuite).

Vous l’aurez deviné, ma partie préférée fut celle consacrée à la Londres victorienne où en plus d’avoir enrichi mon savoir, j’ai exploré le tout en compagnie de Holmes.

Petit carton rouge à l’auteur qui aurait dû, à mon sens, se contenter des références canoniques pour Sherlock Holmes et ne pas introduire, sans le préciser, des théories holmésiennes que l’on retrouve dans son autre recueil « Sherlock Holmes, une vie ».

C’est une supputation d’holmésiens que la mère de Sherlock se nomme Violet ! Les études qu’il a faite sont aussi l’objet de théories mais personne ne peut dire s’il a fait Oxford ou Cambridge (ou aucune des deux) et encore moins que c’est sa maman qui lui a payé son premier logement à Montague Street.

L’auteur aborde autant les beaux quartiers du West End que les taudis de l’East End, parlant de la frontière entre les deux, de cette société rigide qui pensait que la pauvreté était une mauvaise chose et qu’elle était surtout de la faute des gens qui la subissaient.

On est allé sur les docks où des pauvres hères embauchaient à la journée, se ruant l’un sur l’autre pour obtenir un boulot mal payé, éreintant et qui ne leur remplirait pas le ventre.

Quand je vous disais que c’était un véritable roman noir qui explore toutes les facettes de la ville de Londres.

Anybref, ce livre est instructif, un mélange habile des grandes figures du roman policier et de cette ville de Londres qu’ils ont tous et toutes arpentées, en long et en large, de l’époque victorienne, édouardienne, sous le blitz de 1914, sous celui de 1940 et qui ont vu Londres s’agrandir, certains quartiers devenir encore plus pauvre ou qui ont vécu dans le Londres des guerres mondiales.

À déguster avec ou sans modération mais je conseillerais une lecture étalée sur le temps, grignoter ce recueil au soir, avec une bonne tasse de thé et tout autre mignardises que vous voulez.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°265 et Le Mois Anglais chez Lou, Titine et Lamousmé (Juin 2020 – Saison 9).

La troisième fille – Hercule Poirot 34 : Agatha Christie

Titre : La troisième fille – Hercule Poirot 34

Auteur : Agatha Christie
Édition : Le Livre de Poche (2010)
Édition Originale : Third Girl (1966)
Traduction : Michel Averlant

Résumé :
Cette fois-ci, après un épuisant effort intellectuel, la rédaction de son « œuvre maîtresse », une analyse des maîtres du roman policier, Hercule Poirot est bien décidé à jouir d’un repos mérité…

N’a-t-il pas plus d’une fois prouvé qu’il était le roi des détectives, l’infaillible dont la réputation n’est plus à faire ? Impossible de mettre en doute ses capacités…

Et pourtant, voilà qu’une jeune femme vient lui déclarer qu’il est trop vieux pour l’aider ! Alors qu’elle-même est venue le consulter au sujet d’un crime qu’elle n’est pas sûre d’avoir commis…

Ah ! cette nouvelle génération… Cheveux longs, idées courtes… Mais Poirot va leur montrer… Trop vieux, lui… Non, mais !

Critique :
Horreur, malheur ! Moi qui me targuait d’avoir lu TOUS les Hercule Poirot…

Et bien non ! L’une de ses enquêtes étaient passée à la trappe.

Sans la série télé « Les petits meurtres d’Agatha Christie » et l’épisode « Crimes haute couture » (Saison 2 – Épisode 19), adaptée de « La troisième fille », et bien, jamais je ne l’aurais su.

L’eusses-tu cru que jamais je ne le suce ?

Une fois acheté ce roman (après vérification dans ma biblio), je l’ai laissé Poirot-er (mdr) pour le sortir pour le Mois Anglais 2020.

Hercule Poirot y est, une fois de plus, savoureux ! Il se lance des fleurs, il a une haute opinion de lui, de sa moustache et est shocking quand une jeune fille, qui a tout d’un mauvais genre, le dérange au moment où il s’apprête à savourer son petit déjeuner pour finir par lui asséner qu’il ne pourra pas l’aider car il est trop vieux.

Shocking, je vous dis, il n’y a plus de jeunesse ! Décadence de l’Angleterre, perversion de la jeunesse, blablabla… La faute aux étrangers, diront certains personnages du roman, qui, comme la plupart de leur contemporain, pensent que l’Anglais est au-dessus de tout et que tout le reste est de la merde.

On le sent bien, dans ce roman, ce racisme primaire, primitif, bas de plafond…

Poirot, faut pas le chercher sur son âge, ni sur son cerveau ! Puisque la fille a dit qu’elle avait peut-être tué quelqu’un, notre Belge moustachu va remonter le fil de cet imbroglio pour tenter de trouver LE crime.

Personnages stéréotypés, peu d’action, un crime dont on n’est pas sûr qu’il ait eu lieu, ni même que le décès soit dû à une main criminelle, lamentations de Poirot, de Mrs Oliver sur la jeunesse qui n’est plus ce qu’elle était, un petit vieux qui perd la mémoire, ses papiers, sa secrétaire qui est sexy en diable, et une criminelle qui est intrigante tant elle veut qu’on lui colle des morts sur le dos.

Non, on ne courra pas dans tous les sens pour cette enquête, on a même la toute grosse ficelle du document qui tombe d’un secrétaire, lors du déménagement et arrive dans les pieds de Mrs Oliver, comme par hasard…

Et pourtant, je me suis régalée dans cette histoire qui commence sans crime, qui semble n’en avoir aucun, qui est bourrée de mystères.

Malgré le fait que j’avais compris deux trucs importants (pour le premier j’ai vu « La grande vadrouille » assez souvent, dont la scène en rapport avec les ronflements – les lecteurs comprendront l’allusion), je n’avais aperçu que la pointe de l’iceberg et bardaf, je me suis prise le reste dans la poire.

Nom d’un scones à l’heure du thé, Poirot n’est pas un vieux croulant, il a de la ressource, de l’esprit, des petites cellules grises qui fonctionnent très bien et ses bacchantes en ont frétillé durant toute son enquête, même si, entre nous, il a patiné sévère durant un moment et ne voyait pas la carabistouille dans le pudding, alors que moi, avec peu de cellules grises, j’avais compris l’indice.

Allez Hercule, ce n’est pas ton enquête la plus brillante, ni celle de ta mère littéraire, mais comme tu fais partie de mes chouchous au même titre que ton homologue victorien, Sherlock Holmes, je te pardonne tes errements.

Et gros kiss à Mrs Oliver car elle a mis de l’ambiance dans ces pages.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°245 et Le Mois Anglais chez Lou, Titine et Lamousmé (Juin 2020 – Saison 9).

The English Month is bientôt (dans pas longtemps) back ! [June 2020 – Season 9]

YES ! Le Mois Anglais va bientôt recommencer, comme chaque année en juin.

Puisque mes vacances sont à l’eau (snif), j’aurai – en principe – plus de temps à consacrer à ce Mois adoré… Comme je ne circule pas de trop en ces temps de pandémie et que je vais prendre mes congés parce qu’il faut bien les prendre, j’espère dépasser mes scores de dingues des autres années (oserait-on rêver à dépasser les 62 billets de 2014 ?).

CHALLENGE - Mois Anglais 2015 SH

Cette année, j’avais envie de changer mon fusil d’épaule et de lire autre chose que ce que je lis habituellement pour le Mois Anglais et le restant de l’année.

Pas de panique, vous aurez tout de même droit à des classiques tels que Sherlock Holmes (jeune, en version fantasy et en bédé), Jack The Ripper ou la reine du crime Agatha Christie, avec du Hercule Poirot et même du miss Marple !

Tiens, j’ai même encore un Poirot apocryphe à vous proposer…

Il y aura aussi des romans policiers traditionnels avec des enquêtes contemporaines ou historiques, ainsi que des Classiques anglais (Oscar Wilde, même s’il est Irlandais, Nancy Mitford, Thomas Hardy, Jean Ray et ses nouvelles anglaises), pour garder l’équilibre et même de la littérature jeunesse (Roald Dahl, Michael Morpurgo, Irene Adler) pour la cure de jouvence !

Je n’ai pas oublié non plus d’y adjoindre des romans que j’avais déjà sélectionné les autres années mais que je n’avais jamais eu le temps de lire. Cette fois-ci, je ne le dis plus, je les lis, nom de Dieu !

Lorsque j’ai commencé à monter ma PAL pour le Mois Anglais (Livraddict, pour la liste), j’en ai profité pour décider de sortir des sentiers battus et d’aller m’amuser avec des auteurs Anglais dont l’action se déroule ailleurs

Par exemple en Amérique (R.J Ellory), dans la pampa d’Argentine (Backhouse Hugo), au Japon (David Kirk), à Paris (Tim Willocks), en Russie (Kate Furnivall & Sam Eastland), en Allemagne (David Thomas)… J’ai même du Gengis Khan !

Puis, tant qu’à changer de lieu, autant aller dans le fantastique, la fantasy, le steampunk ou la SF ! Soyons folle (et je le suis !).

Pas de panique, je n’ai pas oublié les bédés, même si je commence à avoir de plus en plus de mal à en trouver qui se déroulent en Angleterre (ou traduites d’auteurs Anglais).

En fouillant un peu, j’ai réussi à dénicher des Sherlock Holmes avec des images (des histoires classiques tirées des 4 romans, une d’humour et du steampunk-fantastique), une nouvelle série que ne connaissais pas (Special Branch) ou tout simplement des bons vieux Blake & Mortimer quand les deux compères sont à Londres ou un Tintin face à un gorille sur une île noire.

J’ai essoré ma PAL, traqué tout ce qui avait un accent anglais, rameuté Gogole, BabelioSens Critique, Booknode, Comixtrip, Coin Bédé ou Wiki (et Wikiki encore) pour m’aider dans mes recherches de bédés se déroulant en Angleterre.

Ensuite, jai fait tourner les systèmes qui font des recherches sur mes étiquettes (littérature anglaise) et tapé un œil sur mes anciennes listes afin d’en avoir le plus possible pour m’amuser cette année et en 2021 (si on me prête vie).

Par contre, je ne suis pas inspirée par des séries ou des films, donc, à moins d’un miracle, il n’y en aura pas cette année… Depuis le début du confinement, je n’ai pas envie de regarder toutes les séries ou les films que je possède…

Avant que les organisatrices ne tombent dans les pommes devant ma liste comportant 126 entrées, je le dis de suite : il est impossible de tout lire en 30 jours, même pour moi. J’avais juste envie d’avoir du choix pour piocher selon mes humeurs.

Et puis, cette longue liste pourrait donner des idées à des participantes (je n’ai jamais vu un mec au Mois Anglais, donc…), cette liste. Ou à des copinautes qui ne participent pas mais qui m’encouragent sur le banc de touche, m’offrant du thé, des scones ou du café fort afin que je tienne le coup (Ida, à tes fourneaux !).

Liste dans laquelle je vais puiser allègrement (oui, elle est longue mais elle servira longtemps) et pour les couvertures, passez faire un tour sur Livraddict.

  1. Chez les Gauchos : Backhouse Hugo [Aventures]
  2. Sherlock, Lupin & moi, T08 – Le secret de l’oeil d’Horus : Adler Irene [Polar]
  3. Grand livre de l’horreur, T05 – Sur les traces de Sherlock Holmes : Zimmermann [Fantastique]
  4. Détectives du Yorkshire, T02 – Rendez-vous avec le mal : Chapman [Polar]
  5. Loveday & Ryder, T01 : Le corbeau d’Oxford : Martin Faith [Polar]
  6. Frère Athelstan, T03 – Sacrilège à Blackfriars : Doherty Paul [Polar]
  7. Frère Athelstan, T01 – La galerie du rossignol : Doherty Paul [Polar]
  8. Son Espionne royale mène l’enquête, T01 : Bowen Rhys [Polar]
  9. L’importance d’être constant : Wilde Oscar [Roman Théâtre]
  10. Le portrait de Dorian Gray (non censuré) : Wilde Oscar [Roman]
  11. La Rose pourpre et le Lys, T01 : Faber Michel [Roman Historique]
  12. Bas-Fonds Londres – Crimes et prostitution sous règne Victoria : Chesney [Historique]
  13. Parmi les tombes : Powers Tim [Fantasy]
  14. La chair du limier : Belmont Stéphane [Polar]
  15. Un Parfum de Mort : Andrew Taylor [Polar Historique]
  16. Lizzie Martin, T07 : L’orpheline de Salisbury : Granger Ann [Polar]
  17. Thomas Hawkins, T01 – Le sourire du Diable : Hodgson Antonia [Polar]
  18. Thomas Hawkins, T02 – La trahison de la reine : Hodgson Antonia [Polar]
  19. Les chroniques de St Mary’s, T02 – D’écho en échos : Taylor Jodi [SF]
  20. L’héritier de Dracula : Sam Stall et Roland Sarkany [Fantastique] [Polar]
  21. Giordano Bruno, détective, T01 – Le prix de l’hérésie : Parris S. J. [Polar]
  22. Elle n’en pense pas un mot : Tey Josephine [Polar]
  23. Soeur Fidelma, T01 – Absolution par le meurtre : Tremayne Peter [Polar]
  24. Les Dernières heures : Walters Minette [Roman Historique]
  25. Depuis le temps de vos pères : Waddell Dan [Polar]
  26. Le jour où Kennedy n’est pas mort : Ellory R. J. [Polar Thriller]
  27. Max Wolfe, T02 – Les anges sans visage : Parsons Tony [Polar]
  28. La ferme du bout du monde : Sarah Vaughan [Roman]
  29. L’Accusé du Ross-Shire : Graeme Macrae Burnet [Polar]
  30. Jacks : Chavaneau Benoit [Polar]
  31. Jack l’Éventreur, le secret de Clifford Harrington : Dumas Patrice [Polar]
  32. L’héritage de Jack l’Éventreur : Buan Hugo [Polar]
  33. Jack l’Éventreur, les morts : Ruaud André-F [Étude]
  34. Nouvelles enquêtes dePoirot, T03 – Crime en toutes lettres : Hannah [Polar]
  35. La nuit qui ne finit pas : Christie Agatha [Polar]
  36. Miss Marple, T13 – La dernière énigme : Christie Agatha [Polar]
  37. Hercule Poirot , T34 – La troisième fille : Agatha Christie [Polar]
  38. A comme arsenic – Les poisons d’Agatha Christie : Harkup Kathryn [Étude]
  39. Agatha Christie de A à Z : Martinetti Anne [Étude]
  40. Les nombreuses vies d’Hercule Poirot : Ruaud et Mauméjean [Étude]
  41. Sherlock Holmes, une vie : Ruaud André-François [Étude]
  42. London noir : Ruaud André-François [Étude]
  43. Dossiers Cthulhu,T03 – Sherlock Holmes et les démons marins du Sussex :  Lovegrove James [Fantastique]
  44. Moriarty – Le chien des d’Urberville : Newman Kim [Fantastique]
  45. Étrange affaire de Spring Heeled Jack : Hodder [SF]
  46. Les Notes de sang, T01 : Vailly Corinne [SF]
  47. Anno Dracula, T01 : Newman Kim [Fantastique]
  48. Le temps fut : McDonald Ian [SF]
  49. Troie, T02 – Le bouclier du tonnerre : Gemmell David [Fantasy]
  50. Blackwing, T02 – Le Cri du corbeau : McDonald Ed [Fantasy]
  51. Téméraire, T05 – La victoire des aigles : Novik Naomi [Fantasy]
  52. L’âge du feu, T04 – L’attaque du dragon : Knight E. E. [Fantasy]
  53. Bartiméus, T04 – L’anneau de Salomon : Stroud Jonathan [Fantasy]
  54. Lady Helen, T01 – Le club des mauvais jours : Goodman Alison [Fantasy]
  55. La maison des morts : Pinborough Sarah [SF]
  56. Au service de Sa Majesté la Mort, T01 – L’ordre des revenants : Hervieux [Fantasy]
  57. Au service surnaturel de sa majesté, T02 – Agent double : O’Malley [Fantastique]
  58. SS-GB : Deighton Len [SF Dystopie]
  59. Blitz, T01 – Black-out : Willis Connie [SF]
  60. Roslend, T01 : Somers Nathalie [Fantastique]
  61. Le Guide du voyageur galactique, T01 : Adams Douglas [SF]
  62. Ostland : Thomas David [Polar Historique]
  63. Tess d’Urberville : Hardy Thomas [Roman Classique]
  64. Le samouraï : Kirk David [Aventures Historique]
  65. L’inconnue de Queen’s Gate : Beddingfeld Anne [Polar]
  66. Sherlock Holmes et les disparus des Cornouailles : Ruzé-Moens [Polar]
  67. Cuits à point : Serrano Élodie [Fantasy]
  68. Sláine Adamson, T01 – De trèfles et de plumes : Arden J. [Fantastique]
  69. Smoke : Vyleta Dan [Fantastique]
  70. Enquêtes extraordinaires Newbury et Hobbes, T01 – Revenants Whitechapel : Mann George [Fantastique]
  71. Henry Wilkes, T02 – Les fantômes du passé : Perrin-Guillet [Polar Historique]
  72. L’affaire Birdie Barclay : Finlay Mick [Polar Historique]
  73. David Ash, T01 – Hanté : Herbert James [Fantastique Épouvante]
  74. David Ash, T02 – La conspiration des fantômes : Herbert James [Fantastique]
  75. Craw Trilogy, T01 – La Rune du loup : M.D. Lachlan [Fantasy]
  76. Mage de Bataille, T01 : Flannery Peter A. [Fantasy]
  77. Merfer : China Miéville [SF]
  78. Jane Austen contre le Loup-Garou : Ciaudo Marianne [Fantastique]
  79. En fuite vers Bradford  : Flanders John [Fantastique]
  80. Les contes du Whisky : Jean Ray [Fantastique]
  81. Les Douze enfants de Paris : Willocks Tim [Polar Historique]
  82. L’oeil du Tsar Rouge : Eastland Sam [Polar]
  83. Le diamant de Saint-Pétersbourg : Furnivall Kate [Polar Historique]
  84. Matthew Shardlake, T04 – Prophétie : Sansom C. J. [Polar Historique]
  85. Épopée Gengis Khan, T02 – Seigneur des steppes : Iggulden [Historique]
  86. L’Âme du temple, T01 – Le Livre du Cercle : Young Robyn [Historique]
  87. Les Maîtres d’Ecosse, T01 – Insurrection : Young Robyn [Historique]
  88. Deux soeurs pour un roi : Gregory Philippa [Historique]
  89. La Nuit de l’infamie : Cox Michael [Polar Historique]
  90. Je suis Pilgrim : Hayes Terry [Polar]
  91. Mansfield park : Jane Austen [Roman Classique]
  92. Maudit mercredi : Nicci French [Polar]
  93. Highland fling : Mitford Nancy [Roman]
  94. Avec vue sur l’Arno : E.M Forster [Roman]
  95. Les Mortes-Eaux : A.M Hurley [Polar]
  96. La Peste Noire, grandes peurs et épidémies (1345-1730) : Naphy [Historique]
  97. Mauvais Garçon : Morpurgo Michael [Jeunesse]
  98. Sacrées sorcières : Dahl Roald [Jeunesse]
  99. Londres Noir : Collectif [Polar Noir]
  100. Londres Express : Peter Loughran [Polar Noir]
  101. 3 minutes pour comprendre multiples visages de Londres : Denison [Étude]
  102. Baker Street – T05 – Le cheval qui murmurait à l’oreille de Sherlock Holmes : Barral et Veys [Bédé]
  103. Archives secrètes de Sherlock Holmes – T02 – Le Club de la mort : Marniquet et Chanoinat [Bédé]
  104. Archives secrètes de Sherlock Holmes – T03 – Les Adorateurs de Kâli : Marniquet et Chanoinat [Bédé]
  105. Une histoire illustrée de Sherlock Holmes – T01 – Le chien des Baskerville : Edginton & Culbard [Bédé]
  106. Une histoire illustrée de Sherlock Holmes – T02 – Une étude en rouge : Edginton & Culbard [Bédé]
  107. Une histoire illustrée de Sherlock Holmes – T03 – Le signe des quatre : Edginton & Culbard [Bédé]
  108. Une histoire illustrée de Sherlock Holmes – T4 – La vallée de la peur : Edginton & Culbard [Bédé]
  109. M.O.R.I.A.R.T.Y – T01 – Empire mécanique : Duval & Pécau [Bédé]
  110. M.O.R.I.A.R.T.Y – T02 – Empire mécanique : Duval & Pécau [Bédé]
  111. Maudit sois-tu – T01 : Zaroff Pelaez et Puerta [Bédé]
  112. Mystères de Whitechapel – Terreur sur Londres : Marniquet, Chanoinat [Bédé]
  113. Special Branch – T01 – L’agonie du léviathan : Roger Seiter et Hamo [Bédé]
  114. Special Branch – T02 – La course du Léviathan : Roger Seiter et Hamo [Bédé]
  115. Special Branch – T03 – L’éveil du Léviathan : Roger Seiter et Hamo [Bédé]
  116. Special Branch – T04 – Londres rouge : Roger Seiter et Hamo [Bédé]
  117. Blake et Mortimer – T06 – La Marque jaune : Edgar P. Jacobs [Bédé]
  118. Blake et Mortimer – T13 – L’affaire Francis Blake : Van Hamme & Benoît [Bédé]
  119. Blake et Mortimer – T21 – Le serment des cinq lords : Yves Sente [Bédé]
  120. Les aventures de Tintin – T07 – L’Île Noire : Hergé [Bédé]
  121. Basil et Victoria – T01 – Sâti : Edith Grattery et Yann [Bédé]
  122. Le club des prédateurs – T01 – The Bogeyman : Mangin et Dupré [Bédé]
  123. Le club des prédateurs – T02 – The party : Mangin et Dupré [Bédé]
  124. Dickens & Dickens – T01 – Destins croisés : Rodolphe et Griffo [Bédé]
  125. Dickens & Dickens – T02 – Jeux de miroir : Rodolphe et Griffo [Bédé]
  126. Alix – T33 – Britannia : Bréda, Marc Jailloux et Jacques Martin [Bédé]
  127. Magicien de Whitechapel – T02 – Vivre pour l’éternité : André Benn [Bédé]
  128. Magicien de Whitechapel – T03 – L’éternité pour mourir : André Benn [Bédé]

Welcome to London

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La vraie vie des détectives de fiction : Mathilde de Jamblinne

Titre : La vraie vie des détectives de fiction

Auteur : Mathilde de Jamblinne
Édition : Jourdan (28/02/2019)

Résumé :
Un livre sur 4 vendu en librairies est un roman policier. Ce livre dévoile la vraie vie des détectives qui nourissent les imaginaires des lecteurs depuis des générations. Un livre-découverte passionnant.

Le roman policier se classe chaque année parmi les meilleures ventes en librairies et est devenu, aujourd’hui, un genre incontournable.

Mais qui sont ces héros, ces anti-héros, ces détectives professionnels ou non, qui dénouent les enquêtes fictives qui transcendent des millions de lecteurs ?

Découvrez, entre autres portraits,…

… le juge Ti, qui a vécu en Chine au V e siècle et est devenu, deux cent ans plus tard, le héros d’un roman policier chinois traduit en anglais… en 1949.

… la manière dont Corentin, héros de la Comédie humaine de Balzac, préfigure le policier détective de fiction qui lui ne succédera pourtant qu’un siècle plus tard.

… les amours secrètes, tumultueuses ou platoniques de Hercule Poirot, John Watson et Joseph Rouletabille.

… le destin de cet orphelin qui se nourrissait de biographies de l’Empereur et qui deviendra donc l’inspecteur… Napoléon Bonaparte.

… les détectives de fictions contemporaines, tous rongés par l’alcool et le désespoir ?

… la manière dont Tommy et Tuppence Beresford ont fait passer Agatha Christie pour une espionne et ont poussé le MI5 à mener une enquête contre elle.

Critique :
On ne peut nier la place importante que la littérature policière tient dans le monde de l’édition.

Un livre sur 4 vendu en librairies est un roman policier et tous ne sont pas des whodunit purs et simples avec le colonel Moutarde et le chandelier pour meurtrier et objet du crime.

Ce petit ouvrage (270 pages) reprend les détectives les plus illustres de la littérature, qu’ils appartiennent au passé ou qu’ils soient nos contemporains.

J’en connaissais un sacré paquet ! Normal, j’ai usé mes fonds de culottes dans tous les divans des détectives, sur leurs chaises ou carrément dans les commissariats !

Malgré tout, j’ai appris des petites choses, des détails sur les détectives de fiction les plus connus que je ne savais pas… On ne peut pas tout savoir non plus.

De ce point de vue là, je dirais que le livre est bien fait, qu’il est complet sans être trop indigeste car il ne donne que les points les plus utiles au lecteur, sans lui donner l’indigestion.

Celui qui ne savait rien en saura un peu plus, celui qui en savait assez en apprendra un peu plus. L’auteure donne aussi un bref résumé des romans les plus importants de nos détectives et pourrait donner envie de les découvrir aux lecteurs qui ne les ont pas lu.

Mais… Vous l’aviez senti venir, ce « mais »… Là où je suis plus critique, c’est que le résumé ressemble par certains points à un programme politique : on vous promet et une fois dedans, vous ne voyez pas…

J’ai eu beau secouer le livre, je n’ai pas trouvé de traces sur les amours secrètes, tumultueuses ou platoniques de Hercule Poirot, John Watson et Joseph Rouletabille.

Certes, l’auteure parle de la comtesse russe Vera Rossakoff que Poirot a failli demander en mariage, il nomme Ivana Vilitchkov, l’épouse de Rouletabille et de Mary Morstan qui épousa Watson, mais jamais des amours tels que décrit dans le 4ème de couverture.

Lorsqu’elle nous parle de Nero Wolfe, elle ajoute que beaucoup pensent qu’il serait le fils que Sherlock Holmes aurait eu avec Irene Adler, mais c’est tout…

Ou mon cerveau a extrapolé des trucs pas nets (qui aurait pu être tirés d’apocryphes) ou le 4ème est racoleur sur certains sujets et je suis tombée dedans.

Bon, je ne demandais pas de scènes de sexe torrides, mais il aurait pu exister des petites anecdotes amusantes ayant trait aux amours tumultueuses des uns et des autres. Tant pis pour moi.

Maintenant que vous savez, vous serez moins critique et moins frustrée que moi, donc, vous risquez de prendre plaisir à lire les portraits des détectives ou policiers les plus célèbres de la littérature, bien qu’il manque le commissaire Montalbano…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°171 et le Mois du Polar chez Sharon (Février 2020) [Lecture N°16].

Le Crime de l’Orient-Express – Hercule Poirot 09 : Agatha Christie [LC avec Bianca]

Titre : Le Crime de l’Orient-Express

Auteur : Agatha Christie
Édition: Livre de Poche / Le Masque

Résumé :
Alors qu’il rentre de mission et compte s’arrêter quelques jours à Istanbul, Hercule Poirot est rappelé d’urgence à Londres.

On est en hiver et à cette époque de l’année, l’Orient Express roule habituellement quasiment à vide.

Pourtant, sans l’aide du directeur de la compagnie, Hercule Poirot n’aurait pas trouvé de place à bord, comme si tous les voyageurs s’étaient donné rendez-vous dans ce train !

Dès la première nuit, un homme est assassiné. Le train est immobilisé par la neige qui empêche l’assassin de s’enfuir.

Dans les wagons isolés du reste du monde, Hercule Poirot, au sommet de son art, mène l’enquête. Et ce ne sont pas les pistes qui manquent !

Petit plus : Chef-d’œuvre incontesté de la littérature policière « Le Crime de l’Orient Express » présente une intrigue bouleversante, admirablement conçue et orchestrée.

Pas un détail n’est laissé au hasard. Du sur mesure pour les petites cellules grises du précieux détective Hercule Poirot qui vit ici l’une de ses plus célèbres enquêtes.

Le Crime de l’Orient-Express est, avec Dix petits nègres (1939), l’un des romans d’Agatha Christie ayant connu le plus grand succès.

Il a été traduit en plus de trente langues.

La partie du récit concernant le personnage de Ratchett est inspirée d’un crime réel, l’affaire du kidnapping de l’enfant de Charles Lindbergh, tandis qu’Agatha Christie s’inspire d’un fait divers comme toile de fond de son roman, un incident survenu en février 1929, le Simplon-Orient-Express (version de l’Orient-Express créée par les Alliés à la suite du traité de Versailles) bloqué par un blizzard pendant six jours près de Çerkezköy en Turquie.

Critique :
Ceux qui suivent mon blog et qui ne dorment pas au fond de la classe sont sans doute en train de se dire « Tiens, mais elle avait déjà posté une chronique sur ce roman d’Agatha Christie ».

À ceux-ci ou celles-là, j’offrirai un mojito bien frais, les autres suceront leur pouce, z’avaient qu’à être attentif.

Oui, j’avais transféré cette chronique en provenance de mon site, mais Bianca ne l’ayant pas lu, je me suis dévouée pour le relire une fois de plus.

Ce n’est que la… 3ème ou 4ème fois. Pas de bol, plus aucune surprise non plus puisque je n’ai jamais oublié QUI était le coupable dans ce huis-clos neigeux.

Entre nous, oubliez le film avec Kenneth Branagh qui ne fait pas un Poirot plausible (il est trop sexy) mais préférez plutôt le roman ou alors, le téléfilm avec David Suchet, mon chouchou.

Oui, on a beau tout savoir d’un roman, on a tout de même envie de le relire, même si, contrairement à ma relecture de « Le meurtre de Roger Ackroyd » où j’avais été attentive à tous les indices loupés durant ma première lecture, dans ce cas-ci, j’avais déjà eu tout le loisir de voir où la mère Christie m’avait flouzé.

Rien à dire, niveau magouilles et compagnie, la mère Agatha vaut son pesant de thé Darjeeling additionné d’une rasade d’alcool fort car à la fin de l’envoi, elle touche en te plantant l’épée dans le coeur. Elle est ainsi, la mère Agatha.

Afin de changer un peu, j’ai décidé de vous faire cette chronique sur un ton guilleret, amusant, humoristique et ne se prenant pas au sérieux. Jeunes élèves qui devez étudier et analyser ce roman, passez votre chemin, rien ici ne sera dévoilé et vous risquez le zéro pointé.

Dans ce roman, donc, MON petit détective belge (cocorico) aux belles moustaches monte dans l’Orient Express pour rentrer à Londres, après avoir passé quelques jours à Istanbul (et pas pour contrôler les dernières élections).

Alors que le voyage se déroule normalement et que l’on profite du luxe de ce train, bardaf, c’est l’embardée ! Comme le disait notre regretté Manu Thoreau.

L’Orient-Express, qui n’appartient pourtant pas à la SNCB, se retrouve bloqué sur la voie (qui n’est pas en travaux perpétuel, comme chez nous) au milieu de nulle part, dans un paysage neigeux propice aux engelures et, cerise sur la chantilly, le lendemain matin, on découvre le cadavre de M. Ratchett, lardé de douze coups de couteau.

Pas un de moins, pas un de plus. Douze coups, comme ceux de minuit. Quel carnage ! Un suicide, sans aucun doute.

Ce qui me fait baver, dans ce roman, c’est le côté huis-clos d’enfer ! Personne ne peut venir de l’extérieur et personne ne peut sortir du train pour s’enfuir, sauf s’il veut mourir congelé. L’assassin est donc dans le train, mais où ? Mais qui ?

Poirot, sans salir son beau costume, sans décoiffer ses belles bacchantes, sans se jeter au sol tel un Holmes dans « La seconde tache » va patiemment rassembler les petits détails, les petites incohérences, les indices et arriver à découvrir que Ratchett, en plus d’avoir un nom de famille qu’on doit cracher et non prononcer, cachait un horrible secret que rigoureusement ma mère m’a défendu d’nommer ici !

Non, je ne vous dirai rien. Si vous l’avez lu, vous savez, et si vous ne l’avez pas encore lu, il serait temps d’y remédier au plus vite !

Encore un final qui l’a laissé sur le cul, comme bien des romans d’Agatha Christie, la reine du crime qui a toujours su jouer avec les codes du polar, les tronquant, les changeant, faisant d’eux ce qu’elle voulait, au grand dam des puristes. Mais les puristes, on les emmerde !

Voilà au moins un final inattendu, inhabituel, totalement fou, dingue, malade ! Moi, j’en redemande, des gens qui fuck the rules !

Soupçonnant tout le monde et personne, je n’avais pas trouvé la solution en son temps. Maintenant, durant ma re-re-re-lecture, je pouffais dans la moustache que je n’ai pas.

Pourtant, une fois que l’on avait éliminé l’impossible, ce qui restait, aussi improbable que ce soit, était la vérité ! Je n’ai pas mis les préceptes du Maître de Baker Street en exergue. Poirot oui.

Il est bon, ce Belge… Presque aussi bon que mon anglais préféré !

Un plaisir que de re-re-relire cet Hercule Poirot et de le faire avec ma copinaute de LC, Bianca, pour qui c’était son premier voyage en Orient-Express.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et Le mois anglais (Juin 2018 – Saison 8) chez Lou & Titine.

Le Meurtre de Roger Ackroyd : Agatha Christie [LC avec Bianca]

Titre : Le Meurtre de Roger Ackroyd

Auteur : Agatha Christie
Édition : Le Masque (02/11/2017) / Le Livre de Poche (1960)
Édition Originale : The Murder of Roger Ackroyd (1926)
Traducteur : Miriam Dou-Desportes

Résumé :
Une mort étrange frappe Mr Ferrars puis sa veuve. Lorsque l’homme qui devait épouser Mrs Ferrars, un riche gentleman nommé Roger Ackroyd, est assassiné, Hercule Poirot se pose bien des questions.

C’est que l’enquête est difficile, car tous – domestiques, famille, voisins – avaient une bonne raison de souhaiter la mort d’Ackroyd.

Critique :
Les éveillés de la première rangée, ceux qui suivent, doivent se dire « Tiens, mais elle avait déjà publié une chronique sur ce roman de la reine du crime » et ils auront raison !

Oui, j’avais déjà commis une critique sur cet excellent Agatha Christie, publiée sur Babelio et 2 ans après, je l’avais transférée sur le blog.

Mais voilà, Bianca ne l’ayant jamais lu, ce roman est donc arrivé dans nos LC et je n’ai pas craché sur le fait de le relire une fois de plus alors que le suspense était mort pour moi, me souvenant toujours du coupable.

Je n’aurais plus su vous dire son nom, mais je savais comment la reine du crime m’avait entubée grave sa mère en string de guerre sur l’autoroute. Un truc de malade, j’vous jure.

On ne lit pas un Hercule Poirot pour le côté trépidant de ses enquêtes, ça va à son rythme et, tel Columbo, on enquête souvent dans les beaux milieux et on ne va pas salir son beau costume ou froisser sa belle moustache dans les bas-fonds, non mais oh.

Le docteur Sheppard est un médecin de campagne et force est de constater qu’on meurt assez bien dans le petit bled paumé de King’s Abbot ! Pour peu, on se croirait chez l’autre Agatha, la Raisin, dans les Costwolds vu le taux de mortalité élevée.

Et allez, après le mari de Mrs Ferrars, voici Mrs Ferrars qui se prend un aller simple pour le terminus des prétentieux et ensuite, c’est Roger Ackroyd qui casse sa pipe (oh zut, je divulgâche) en se prenant un coup de couteau dans le cou.

D’après sa belle-soeur, c’est sans aucun doute un accident ! D’accord, on a déjà eu des accidents avec des armes à feu dont le coup était parti tout seul, mais c’est normal, ça arrive souvent lorsqu’on tripote le canon…

Avec la belle-sœur d’Ackroyd, un type retrouvé avec 12 coups de couteau dans le dos, c’est un suicide. Punaise, mais qu’elle est bête, celle-là ! Tout le contraire de la perspicace sœur du docteur Sheppard qui, bien qu’adorant colporter et entendre des ragots, a tout du Varys de GOT !

Aux dires mêmes de Madame Christie, elle a été le brouillon de Miss Marple qui naîtra sous sa plume peu après. En plus âgée, bien entendu.

Des mots comme s’il en pleuvait et un Hercule Poirot qui cultive des citrouilles dans le coin… Du pain béni, sauf pour le coupable car quand Hercule entre dans la danse, on est sûr de devoir suivre son tempo et de ne rien comprendre à ses petites manies.

Devant un Dr. Watson, le docteur Sheppard va nous conter par le menu ce qu’il passé avant le meurtre ainsi que son enquête au côté d’un Poirot, qui, pour une fois, jouera les Holmes en se mettant à genou !

Des personnages troubles, qui sans en avoir l’air ont tous des petits secrets à cacher, des petits mensonges à avouer, ou des grosses fautes vilaines pas belles ! N’oublions pas l’époque, mesdames, et en ces temps-là, les enfants hors mariage et le badinage étaient mal vu ! La morale, voyons ! Vertueuses nous devions être, nous les femmes.

Je mets au défi quiconque n’a jamais lu livre (vu le film) de découvrir la personne coupable ! C’est totalement impossible tant la reine du crime nous tient en haleine durant son récit, tant elle nous brouille les pistes, tant elle joue avec nous, avant de nous divulguer la solution, nous décrochant la mâchoire par la même occasion.

Lors de ma première lecture, j’avais dans les 14/15 ans, je m’étais arrachée les cheveux en réfléchissant à QUI était le coupable. Peine perdue, je ne l’ai découvert qu’à la fin du livre. Waw !! Coup de pied au cul !

Hercule Poirot est génial, mystérieux et perspicace, à la fois hautain et respectueux… Un détective atypique, lui aussi, menant l’enquête avec le docteur Sheppard qui, tel un Watson, ne voit rien venir.

Le final ne m’avait pas déçu. Un truc de fou ! Et la relecture n’a pas entamé mon plaisir, même si je connaissais le nom.

Agatha Christie m’a souvent étonnée, mais jamais elle ne m’a déçue, au contraire de certaines nouvelles reines du crime qui, commençaient leur récit sur les chapeaux de roues et finissaient, sur le final, dans le talus. Elle, jamais !

Ma copinaute de LC, Bianca, a été époustouflée et on était bien contente de réussir cette LC après quelques unes foireuses.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et Le challenge British Mysteries (Janvier 2019 – décembre 2019) chez My Lou Book.

Meurtres en majuscules : Sophie Hannah [Les nouvelles enquêtes d’Hercule Poirot 1] : Sophie Hannah

Titre : Meurtres en majuscules [Les nouvelles enquêtes d’Hercule Poirot 1]

Auteur : Sophie Hannah
Édition : du Masque (10/09/2014) / Livre de Poche (10/07/2015)
Édition Originale : The monogram murders (2014)
Traducteur : Valérie Rosier

Résumé :
Et dire que Hercule Poirot voulait prendre des vacances pour reposer ses petites cellules grises en surchauffe !

Pour cela, au lieu de prendre le large, il choisit de se réfugier incognito dans une pension londonienne. Et voici que l’aventure frappe à sa porte, alors qu’il souhaitait se mettre au vert.

Trois cadavres, le même jour, dans le même hôtel, dans trois chambres différentes, assassinés de la même façon et retrouvés avec un bouton de manchette dans la bouche !

C’est trop tentant pour Hercule Poirot, qui s’immisce joyeusement dans l’enquête de l’inspecteur Catchpool… à la grande joie de ce dernier.

Critique :
Afin de célébrer la rencontre Belgique/Angleterre de ce 28 juin, il me fallait un roman où un Belge tient tête à la Perfide Albion et qui de mieux que mon compatriote Hercule Poirot aurait pu accomplir le traditionnel 1-0 ?

Un Hercule Poirot oui, mais hélas pas de ma chère Agatha Christie… Et son style à elle était inimitable, inégalable et ses solutions introuvables tant elles étaient brillantes et hors codes du polar.

Pourtant, Sophie Hannah a réussi à rentrer dans les pantoufles de la mère Agatha en ce qui concerne son personnage et ses ambiances so british.

Donc, je ne vais pas bouder mon plaisir de retrouver mon cher Poirot dans une nouvelle enquête, aidé en cela par Deadpool !

Ah non, pardon, je confonds, il est aidé par Catchpool, de Scotland Yard, un gars un peu coincé, n’aimant pas voir des morts suite à un traumatisme enfantin et possédant ce fameux sens de l’honneur des anglais qui fait tellement soupirer Poirot.

Ça va me causer des ennuis, mais je n’ai pas réussi à trouver la solution des trois meurtres dans trois chambres d’hôtel et durant toute l’enquête, je me suis faite balader, promener et finalement entubée, le tout royalement !

Là, sûr que Holmes va soupirer devant mon manque flagrant d’observation et de collecte de tous les indices semés au gré de l’enquête de son collègue Poirot.

D’ailleurs, j’ai trouvé ce premier roman mettant en scène Hercule bien plus élaboré que le suivant, qui possédait une intrigue moins tarabiscotée que celle-ci qui, elle, bouscule le lecteur et les codes habituels du roman policier.

En prime, dans le second opus (La mort a ses raisons), je ne retrouvais pas mon Poirot habituel, il était changé par rapport à celui de dame Christie, une sorte de Canada Dry comparé au véritable qui lui, était un pur malt belge ! Oui, on produit du whisky en Belgique et paraît qu’il est extra (pub gratuite).

Même si notre petit détective ne sera jamais la copie conforme A.O.C de celui de A. Christie, cela va sans dite, mais au moins, ici, il fait plus vrai avec ses petites manies bien connues des habitués.

Et puis, le final est comme je les aime chez Hercule Poirot avec tout le monde rassemblé devant le petit homme et sa belle moustache pour enfin apprendre que le coupable était le colonel Moutarde dans la bibliothèque avec le chandelier, mais ne version plus élaborée, plus recherchée, plus poussée et à laquelle vous n’auriez jamais pensé.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et Le Mois anglais saison 7 chez Lou et Cryssilda (juin 2018).

[FILMS] Le Crime de l’Orient-Express – Murder on the Orient Express : Kenneth Branagh (2017)

Le Crime de l’Orient-Express (Murder on the Orient Express) est un film américain coproduit et réalisé par Kenneth Branagh, sorti en 2017.

Il s’agit de l’adaptation cinématographique du roman du même nom d’Agatha Christie publié en 1934, déjà adapté dans le film britannique du même nom réalisé par Sidney Lumet en 1974 et mettant en scène son célèbre détective belge Hercule Poirot à bord de l’Orient-Express.

Synopsis : 
Le célèbre détective belge Hercule Poirot prend l’Orient-Express pour rentrer d’Istanbul à Londres. Mais alors que le train se retrouve bloqué par la neige dans les montagnes yougoslaves, Samuel Ratchett, un riche Américain, est assassiné.

À la demande de son ami M. Bouc, directeur de la ligne, Poirot se met à enquêter pour découvrir le meurtrier parmi les passagers.

Fiche technique : 

  • Titre original : Murder on the Orient Express
  • Titre français : Le Crime de l’Orient-Express
  • Réalisation : Kenneth Branagh
  • Scénario : Michael Green, d’après Le Crime de l’Orient-Express d’Agatha Christie

Distribution :

  • Kenneth Branagh : Hercule Poirot
  • Tom Bateman : M. Bouc
  • Lucy Boynton : Comtesse Héléna Andrenyi
  • Olivia Colman : Hildegarde Schmidt
  • Penélope Cruz : Pilar Estravados
  • Willem Dafoe : Gerhard Hardman
  • Judi Dench : Princesse Natalya Dragomiroff
  • Johnny Depp : Samuel Ratchett
  • Josh Gad : Hector MacQueen
  • Manuel Garcia-Rulfo : Biniamino Marquez
  • Derek Jacobi : Edward Masterman
  • Marwan Kenzari : Pierre Michel
  • Leslie Odom Jr. : Dr Arbuthnot
  • Michelle Pfeiffer : Mme Caroline Hubbard
  • Sergei Polunin : Comte Rudolf Andrenyi
  • Daisy Ridley : Mary Hermione Debenham

Ce que j’en ai pensé :
Ce roman, je n’ai jamais oublié QUI était le coupable, donc, pas de surprise pour moi, mais cette envie tout de même de découvrir le film.

Habituée à David Suchet (mon préféré) ou Peter Ustinov en détective belge, je dois dire que j’ai été séduite par Kenneth Branagh que j’aurais bien enfermé dans une cabine du train afin de profiter de ses charmes.

Par contre, j’ai moins aimé sa grosse moustache, celle de David Suchet était plus élégante, je trouve.

Il semblait aussi en prendre plus soin, la toucher, la caresser,…

Ne boudons pas notre plaisir, niveau acteurs, on est gâté : le capitaine Jack Sparrow, la Lieutenant Ellie Miller de Broadchurch, le pétillant Stuart Bixby de la série Vicious, la prof sexy de Esprits rebelles, la froide M de James Bond, le sergent de Platoon, la belle espagnole de Bandidas…

Pour pimenter le personnage de Poirot, on lui a balancé la photo d’une belle jeune fille à laquelle il pense langoureusement, ou avec tristesse, une certaine Catherine…

Hérésie ! On lui a gommé une partie de sa maniaquerie, ce qui, pour moi, est un point essentiel du personnage !

Voir Hercule Poirot se mettre à genoux, sans protéger son précieux costume, c’est du jamais vu ! Je ne vous parle même pas de sa course-poursuite, de ses roulés-boulés au sol, de sa non obsession pour sa moustache ou pour sa petite personne.

Autre point un peu bizarre, c’est que lorsque les personnages sont dehors, dans la neige, près du train immobilisé, on ne voit aucune buée sortir de leur bouche !

Si le vieux film avait du charme, si le nouveau en a perdu un peu, j’ai tout de même pris du plaisir regarder le film, bien au chaud sous le plaid.

Certains risquent de hurler sur le fait que le nouveau Poirot est différent du roman et des autres interprétations, qu’il a été remis au goût du jour, sans doute pour attirer les foules au ciné…

Dans cette version, il semble se poser plus de questions sur le fait ou pas de laisser le coupable impuni, de le livrer à la justice, d’oublier tout ceci et de dire que le coupable s’est enfui…

On pourrait râler sur le fait que ce film est un reboot, une fois de plus, comme si les réalisateurs ne voulaient plus que bosser sur des scénarios déjà éprouvés, blindés, comme si plus personne ne pouvait inventer des histoires…

Mais j’ai passé un bon moment devant mon grand écran et si je garderai un meilleur souvenir du la version ancienne, je ne dirai pas non pour un voyage dans une cabine avec le nouveau Poirot…

Histoire de lui défriser la moustache ou voir si elle chatouille… Ok, je sors de mon propre blog !

PS : je vous conseille le roman, qui est un must !

Pour se coucher moins bête – Différences avec le roman :

  • Le personnage de Greta Olson, une missionnaire suédoise dans le livre, est totalement absent du film, remplacé par Pilar Estravados (nom porté par un personnage du Noël d’Hercule Poirot).
  • Le docteur Arbuthnot dans le film n’est pas docteur mais colonel dans le livre. Le docteur Constantine, qui travaille avec Poirot et Bouc dans le livre et qui n’a rien à voir avec le meurtre, est absent du film.
  • L’homme d’affaires italien Antonio Foscarelli présent dans le livre est remplacé par le Cubain Biniamino Marquez.
  • Mrs. Caroline Hubbard, bien qu’extravagante à l’écran, ne l’est pas autant que décrit dans le livre. Elle ne parle d’ailleurs à aucun moment de sa fille dans le film, alors que dans le roman elle ne cesse de parler d’elle.
  • L’arme du crime ne se retrouve pas plantée dans le dos de Mrs. Caroline Hubbard dans le livre, mais dans un sac éponge accroché à la poignée de son compartiment.
  • Dans le roman, toute l’enquête se passe à l’intérieur de l’Orient Express, les personnages ne sortent jamais.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018), Le Challenge « A year in England – 2017-2018 » chez Titine (Plaisirs à Cultiver), Le challenge British Mysteries (Janvier 2018 – décembre 2018) chez My Lou Book et le Mois du polar (Février 2018) chez Sharon.

La mort a ses raisons : Sophie Hannah [Les nouvelles enquête d’Hercule Poirot 2]

Titre : La mort a ses raisons [Les nouvelles enquête d’Hercule Poirot 2]

Auteur : Sophie Hannah
Édition : Le Masque (07/09/2016)

Résumé :
100 ans après la création de l’enquêteur culte Hercule Poirot par Agatha Christie, Le Masque publie une nouvelle aventure inédite de ce héros mondialement connu.

Hercule Poirot et l’inspecteur Catchpool n’ont jamais rencontré lady Athelinda Playford.

C’est donc empreints de curiosité qu’ils se rendent dans le comté de Cork pour prendre part à une réception organisée par cette dernière en son domaine de Clonakilty. Aucun d’eux ne sait pourquoi il a été invité.

Mais lors du dîner et à la surprise générale, lady Playford annonce avoir modifié les clauses de son testament : elle a décidé de déshériter ses deux enfants en faveur de son secrétaire qui n’a plus que quelques semaines à vivre.

Critique :
— Non, Hercule Poirot n’est pas mort ! Vous avez vu son hommage chez Jean-Pierre Foucault ? Non ! Alors Hercule Poirot n’est pas mort ! Hercule, si tu nous regarde… Les lecteurs sont formidables (avec la voix d’Alain Chabat imitant Jacques Martin).

Damned, un Hercule Poirot que je n’avais pas lu ! Comment diantre cela se faisait-il ? Impossible pourtant !

Ouf, mon honneur est sauf, c’est un Hercule Poirot pastiche ! Heu, il m’avait semblé que la mère Agatha l’avait tué pour ne pas qu’il lui survive ?

Oui, mais ses héritiers ont donné la permission à Sophie Hannah de le faire revivre. Moi je dis « Génial », même si c’est le détective du 221b Baker Street mon préféré, j’ai toujours adoré lire un Poirot.

Dès le départ, on est plongé dans les affres de la famille de lady Athelinda Playford et le repas familial pris en son domaine de Clonakilty n’a rien d’un souper tranquille où tout le monde papote gentiment. Dès le départ, les piques fusent, les méchancetés volent et elles volent bas.

Comme chez la mère Agatha, nous avons des personnes réunies dans un lieu « clos » qui, ici, en l’occurrence, est la propriété assez grande de lady Athelinda (auteure de livre policier pour enfants) et une dizaine d’invités, qu’ils fassent partie de la famille ou pas, et, comme en dessert, un meurtre !

Dans la troupe des invités, nous avons quelques personnages bien trempés, dont la fille de lady Athelinda, Claudia, qui a un horrible sale caractère et qui en veut à la terre entière; son fiancé qui est assez cynique et totalement in love d’elle; Dorro, la belle-fille qui est à baffer avec ses interventions à l’emporte-pièce et son mari, Harry, son mari et vicomte de Playford qui est mollasson.

Plus les autres que je ne citerai pas mais qui sont tous bien campés en peu de mots et dont certains ont une présence plus que d’autres tant leur personnalité est exécrable. J’adore.

L’enquête est telle qu’aurait pu nous écrire la mère Agatha, la résolution n’est pas simple et la solution est plus recherchée qu’on ne pourrait le penser de prime abord. Comme dans le canon Herculéen, on réunira tout le monde, personnel compris, pour tout expliquer et arrêter celui ou celle, ou ceux qui ont tué.

Donc, faut l’acheter et le lire ? me direz-vous, la bave aux coins des lèvres… Essuyez déjà la bave, merci.

Si vous êtes à la recherche d’un bon whodunit où la solution finale est complexe et les personnages bien trempés, alors, lisez-le. Mais si vous voulez lire du Poirot dans le texte, refaites-vous le canon, c’est-à-dire les écrits de madame Christie !

Pourquoi ? Parce que j’ai trouvé mon Hercule Poirot différent de l’original. Soit l’auteure n’a pas voulu copier l’original et c’est tout à son honneur, mais moi, j’aurait aimé avoir du vrai Poirot et pas un truc qui en a la couleur mais pas le goût.

Hercule Poirot donne l’impression d’être en retrait dans cette enquête, il doute, ce qui n’est pas dans ses habitudes, les explications viennent plus souvent des suspects que trouvé par notre génial petit détective belge, il ne passe pas ses journées à se lisser la moustache, à nous bassiner avec ses tenues, est moins orgueilleux que d’habitude, ne nous parle pas de ses petites cellules grises…

Bref, j’ai eu l’horrible impression d’être en train de déguster une canette de la célèbre boisson gazeuse qui avait la couleur de l’alcool mais qui n’en était pas. J’avais le flacon, mais pas l’ivresse attendue.

Un excellent roman policier whodunit pour ceux ou celles qui aiment ça, des personnages qui ne sont pas en retrait mais qui volerait presque la vedette de notre détective aux big moustache, un détective belge qui n’est pas « copie conforme » et qui manque d’épaisseur, au sens propre comme au figuré car sur la couverture, on dirait qu’il a perdu son ventre…

Faudra que je lise le premier pour découvrir si là aussi notre bon vieux Hercule Poirot est en retrait ou pas, et s’il est plus copie conforme ou toujours en version Canada Dry©.

PS : Autre chose qui m’a exaspéré, mais ça ne comptera que pour mon esprit tordu… La servante se nomme Phyllis et, pas une seule fois dans tout le roman, un des personnages ne colle LA conjonction qu’il faut pour nous donner un beau « Si Phyllis…. ».

Challenge« Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon et Le Mois Anglais (Juin 2017 – Saison 6) chez Lou et Cryssilda.

Poirot quitte la scène : Agatha Christie (Hercule Poirot 41)

Titre : Poirot quitte la scène

Auteur : Agatha Christie
Édition : Le Masque / Livre de Poche

Résumé :
Ramolli, Hercule Poirot ? Allons donc ! Il a beau être cloué par l’arthrite dans une chaise roulante, son brillantissime cerveau n’en reste pas moins en pleine forme.

D’ailleurs, n’est-ce pas dans un fauteuil qu’il a l’habitude de mener l’enquête ? Et puis, les lieux lui sont familiers. le manoir de Styles…

Poirot s’est illustré ici même, naguère.

Il pourrait presque s’y trouver en pèlerinage. Mais non. Il est venu affronter un meurtrier particulièrement coriace.

Lié à cinq affaires criminelles, déjà – bigre, joli tableau de chasse ! – et déterminé à récidiver.

C’est compter sans les increvables petites cellules grises. Et la volonté de Poirot de quitter la scène sur un coup de maître…

Critique :
Agatha Christie a écrit cette histoire avant sa mort dans le but qu’elle soit publié après son décès pour que personne ne s’approprie son petit détective belge.

En mourant, le héros de toute sa vie meurt avec elle. Et lui, il n’est pas tombé dans des chutes, donc, impossible de le ressusciter.

Rien que pour cela, j’avais la gorge nouée. J’ai beau préférer Holmes, savoir que le petit détective Belge en est à sa fin dans ce roman, cela me fend le cœur.

Et ce n’est pas de l’ironie !

Poirot était arrivé de Belgique après la Première Guerre Mondiale et sa première enquête concernait la maison des Styles (« La mystérieuse affaire des styles ») où il avait retrouvé le capitaine Hastings et, tous deux avaient enquêté, pour notre plus grand plaisir, sur leur premier meurtre.

La boucle se devait d’être bouclée ! Lors de la Seconde Guerre Mondiale, Poirot se retire dans cette même maison et y invite Hastings à le rejoindre.

Ce fut dur de découvrir le petit détective affaibli, dans un fauteuil roulant. Sa fin est proche mais il a encore toute sa tête et ses petites cellules grises ! Ouf !

Il annonce même au capitaine Hastings qu’un meurtre va être commis et que c’est à lui d’être les yeux et les oreilles de Poirot. Pas évident pour le capitaine qui a toujours un défaut : son impulsion, il ne voit que ce qu’il voit sans réfléchir.

Dans cette pension au moment des faits, se trouvent Judith, la fille du Capitaine, le docteur Franklin et sa femme ainsi que son infirmière, Allerton un séducteur, Norton, Sir Boyd Carrington, le colonel Luttrel et sa femme.

Les événements commencent et deux suicides vont avoir lieu…

Hastings est perdu, il ne sait plus quoi penser et cherche des solutions auprès de Poirot qui, malheureusement vint à mourir.

Là, sur ce baisser de rideau, j’ai eu les larmes aux yeux et je me fiche pas mal de savoir que ce n’est qu’un personnage de littérature, qu’il n’est pas vraiment mort, puisque c’est un héros de papier. M’en fou, Poirot est mort et j’en veux à Agatha.

Par contre, je ne lui en voudrai pas pour son coup de génie, son coup de maître, ses romans policiers et le fait qu’elle m’ait torturé les méninges lorsque j’essayais de découvrir l’identité de l’assassin.

Je ne vous mentirai pas, je n’y suis jamais arrivée !

Dans celui-ci aussi, j’ai crié « waw », parce que le dénouement est totalement inattendu.

Une fois encore, amis lecteurs, vous ne verrez pas l’évidence ! Parce que voyez-vous, chers lecteurs, nous sommes en présence du crime parfait !

Holmes l’aurait sans aucun doute résolu, mais je ne suis pas Holmes et j’ai ouvert grand mes yeux au final. Comme je le disais, avec la mère Agatha, c’est comme dans la pub pour le « Great Scotch » : NO RULES !

Pour moi, il fait partie des meilleurs romans d’Agatha Christie.

A lire !!

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