[FILMS] Gladiator – Le film qui pénétra dans l’arène : Ridley Scott (2000)

Gladiator (ou Gladiateur, au Québec et au Nouveau-Brunswick) est un film américano-britannique de Ridley Scott (anglais), sorti en 2000.

Gladiator revisite le genre du péplum, dont un des derniers films majeurs était Spartacus, sorti en 1960.

Le film ne se fonde pas sur des événements réels mais reprend les noms des empereurs Marc Aurèle et Commode, son fils.

L’intrigue raconte la chute du général romain Maximus Decimus (Russell Crowe), destiné à devenir le successeur de Marc Aurèle (Richard Harris), avant que l’empereur ne soit assassiné et le général brutalement trahi et laissé pour mort par l’ambitieux et maléfique Commode (Joaquin Phoenix) qui en profite pour s’installer sur le trône.

Maximus, dont la famille a été massacrée, va devenir un esclave gladiateur, conquérir le cœur du peuple romain par ses talents de combattant dans l’arène du Colisée et finalement affronter Commode dans un ultime combat.

Fiche technique :

  • Titre original : Gladiator
  • Titre français : Gladiator
  • Réalisation : Ridley Scott
  • Scénario : David Franzoni, John Logan et William Nicholson, d’après une histoire de David Franzoni

Distribution : 

  • Russell Crowe (VF : Marc Alfos) : Maximus
  • Joaquin Phoenix (VF : Bruno Choël) : Commode
  • Connie Nielsen (VF : Françoise Cadol) : Lucilla
  • Oliver Reed (VF : Hervé Jolly) : Proximo
  • Richard Harris (VF : Marc Cassot) : Marc Aurèle
  • Derek Jacobi (VF : Jean-Pierre Leroux) : le sénateur Gracchus
  • Djimon Hounsou (VF : Frantz Confiac) : Juba
  • David Schofield (VF : Hervé Bellon) : Falco

Ce que j’en ai pensé : 
Je ne vais pas vous le cacher, vous le savez déjà, mais j’adore des films avec des chevaux et des types qui courent en jupettes !

Des films comme « Gladiator », « Troie » ou « 300 » font plus que mon bonheur !

Ok, les scénarios ne sont pas toujours les plus élégants, les plus profonds, les plus recherchés, les erreurs historiques sont légion (mdr) et ils prennent aussi des libertés avec les légendes.

Mais là, je ne serai pas impartiale, je vous préviens de suite.

Lorsque j’avais été voir ce film en 2000 (le bug prévu n’avait pas eu lieu), j’avais été conquise de suite par les grandes scènes de batailles, les soldats qui se jettent l’un sur l’autre, les chevaux qui tombent… Ok, un cheval qui tombe, ça me fait hurler.

Et puis, les histoires de vengeance après une chute spectaculaire dans son niveau social, ça marche toujours, et si c’est le beau Russel Crow, mes yeux apprécieront plus que si c’est Gérard Depardieu en Monte-Cristo, même si l’histoire de Dumas est plus retorse et plus sadique encore que celle de Ridley Scott (histoire écrite par David Franzoni).

D’entrée de jeu, j’ai apprécié Russel Crowe (qui n’était pas encore bouffi, même si bouffi d’orgueil et se considérant comme le meilleur acteur au monde) dans le rôle de Maximus Decimus Meridius, général romain et surtout le Grand Méchant joué par Joaquin Phoenix qui, contrairement à son nom, ne l’était pas… Commode ! (mdr)

Lui, c’était du grand art ! Le fils qui tue le père, le fils jaloux de Maximus, le général de son papounet, ce général qui allait être nommé à la place du fils qui ne rêvait que de devenir Empereur à la place de l’Empereur et qui n’hésitera pas à zigouiller tout ce qui se mettra en travers de sa route.

La scène où Maximus rentre chez lui et découvre sa femme et son fils, mon dieu, qu’elle scène horrible, tout en restant sobre… Ok, pas tout à fait sobre, mais j’ai adoré la manière dont on nous la présentée.

Maximus va devoir faire le maximum pour arriver à se venger de Commode et, tel Lance Armstrong gavé de potion magique, va nous faire une remontée de peloton plus vite que si lui descendait le Mont Ventoux pendant que les autres le montent.

Magnifaïïïk, ma chérie !

Anybref, j’adore ce film de la proue à la poupe, du bout du glaive jusqu’au sang qui coule dans le sable de l’arène !

Des mecs qui courent en jupette, torses nus, des chevaux qu’on voudrait dans ses écuries, des peaux de bêtes sur les épaules, du pain, des jeux, une vengeance violente (et non sournoise à la Monte-Cristo) qui se terminera dans le sang.

Désolé, mais j’adore !

Petit Plus pour se coucher moins bête au soir :

  • Cependant, deux semaines avant le tournage, les acteurs se plaignent de problèmes avec le scénario. William Nicholson est alors dépêché aux Studios de Shepperton pour faire de Maximus un personnage plus sensible, en réaménageant son amitié avec Juba et en développant le fil rouge de l’au-delà. Il explique dans une interview qu’il « ne voulait pas voir un film sur un homme qui voulait simplement tuer quelqu’un ».
  • Franzoni participe par la suite à la relecture des réécritures de Logan et Nicholson, et négocie un titre de producteur sur le film.
  • Quand Nicholson a été engagé, il a décidé de revenir aux scripts initiaux de Franzoni et de réintégrer certaines des scènes supprimées. Franzoni participe à la réécriture du scénario et, jouant son rôle de producteur, défend son point de vue afin de rester fidèle à sa vision originale.
  • Franzoni partagera plus tard l’Oscar du meilleur film avec les producteurs Douglas Wick et Branko Lustig.
  • Le scénario a également subi de nombreuses réécritures et révisions en raison des suggestions de Russell Crowe, l’interprète principal.
  • Russell Crowe a en effet émis des réserves au cours des différentes évolutions du script et n’a pas hésité à quitter le plateau lorsqu’il n’obtenait pas de réponse à ses remarques. Selon un porte-parole de DreamWorks, « [Crowe] a tenté de réécrire l’ensemble du script sur place. Vous vous rappelez l’accroche de la bande-annonce, « j’aurai ma vengeance, dans cette vie ou dans l’autre » ; au début, il a catégoriquement refusé de la prononcer ».
  • Nicholson, le troisième et dernier scénariste, ajoute que l’acteur lui a dit : « Les dialogues sont nuls, mais étant donné que je suis le meilleur acteur du monde, je peux les rendre bons ».

Le Mois anglais saison 7 chez Lou et Cryssilda (juin 2018).

[SÉRIES] Downton Abbey – Saison 1 – La série qui te down du British

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La première saison de Downton Abbey se déroule sur la période s’étendant du naufrage du Titanic, le 15 avril 1912, jusqu’à la déclaration de guerre du Royaume-Uni à l’Empire allemand, le 4 août 1914, et donc au début de la Première Guerre mondiale.

Comment ça commence ? Tout simplement par le naufrage du Titanic en avril 1912 – rassurez-vous, Céline Dion ne chante pas et vous ne reverrez pas le beau Jack couler, mort de froid – anybref, le comte de Grantham et son épouse Cora apprennent que les deux héritiers potentiels de la demeure de Downton, le cousin germain du comte et son fils Patrick, sont morts lors du naufrage du Titanic.

Les Crawley n’ont eu que trois filles, Lady Mary, Lady Edith et Lady Sybil, or seul un héritier mâle peut hériter du domaine, qui est soumis à un « entail fee tail male ».

Oui, pour l’égalité des sexes, vous repasserez, mesdames, nous avons peu de droits, sauf celui de fermer notre gueule et de se taire.

Le nouvel héritier est ainsi un arrière petit cousin, Matthew Crawley, un avocat vivant avec sa mère Isobel. Une sacrée bonne femme, sa mère ! Elle ne s’en laisse pas compter. On lui demande de ne rien dire, mais elle, elle ouvre sa gueule et n’a pas peur. Une femme avec des couilles….

Non mais franchement, t’imagines le brol avec ce putain d’entail fee tail male ? Si le comte de Grantham avait acheté le domaine avec son fric gagné personnellement, il aurait pu le donner en héritage à ses filles, mais puisqu’il est « tributaire » de ce domaine, qu’il l’a reçu en héritage de sa lignée d’ancêtres mâles, ça ne peut pas revenir à une de ses filles, mais à des lointains cousins, fortune comprise.

Oui, mais, sa fortune, elle lui vient de son épouse, américaine… Moi, ça me foutrait les boules que tout mon fric passe à un lointain cousin de mon Chouchou (même si je suis morte) alors que je n’aurais rien pu donner à mes propres filles.

Heureusement, je n’ai pas d’enfants et pas de fortune personnelle, hormis mes livres… Là, pas touche.

Alors, en partant de ce postulat qui veut que le comte de Grantham doive trouver un autre héritier dans ses petits cousins, la série nous fait découvrir les coulisses des cuisines d’une manoir, avec son lot de valet, de cuisinière, de bonnes, de larbins, ainsi que la vie « culs bordés de nouilles » d’une famille noble qui a du pognon grâce à l’épouse américaine.

Va pas croire que ça vole pas haut, les bisbrouilles sont hautement bien travaillées, les personnages aussi, et si tu en as pris certains en grippe, il peut se révéler plus sympa que tu ne le pensais et vice-versa.

Ah, que j’apprécie le valet personnel du comte, Bates, le majordome Carson, la bonne Anna, miss Hugues, la chef des femmes et même la cuisinière, Madame Patmore !

Et les deux méchants, les empêcheurs de tourner en rond, les jaloux, les comploteurs, ils sont odieux, détestables, surtout Thomas avec sa belle petite gueule. Quant à O’Brien, elle va commettre un acte odieux pour lequel sa conscience risque de la tourmenter.

Notre petite famille de noble a trois filles donc (Mary, Sybil et Edith), dont deux sont plus jolies que l’autre (Edith), toujours laissée un peu sur le côté… Et niveau saloperies, elles ne sont pas en reste non plus, notre Edith et notre Mary.

Surtout que Mary… Ouh, je ne dirai rien de plus, mais… Non, je ne dirai rien !

Niveaux décors et toilettes (je parle de fringues, pas de chiottes), tu en prends plein la vue et même si ce genre de chiffons ne m’irait pas, je bave tout de même devant leurs belles toilettes somptueuses.

Alors certes, ça n’a pas un rythme trépidant comme un 24h Chrono, mais on s’en moque parce que le rythme n’est pas important, c’est tout le reste qui est vecteur d’orgasmes :

  • Le scénario,
  • Les personnages travaillés,
  • Les intrigues,
  • Les chipoteries de Mary niveau mec à épouser,
  • Le côté so british,
  • La comtesse douairière Miss Minerva McGonagall (Maggie Smith), pardon, Violet Crawley – j’adore son rôle de vieille femme qui ne veut pas voir le progrès et qui a du mal à vivre avec son temps,
  • Les décors et les toilettes,
  • La société edwardienne qu’on passe au peigne fin,
  • La place de la femme dans la société de l’époque,
  • Les envies des uns à continuer de servir et celles des autres à monter dans  la société
  • La Grande Guerre qui va changer la donne
  • Les différentes positions des gens face à la guerre et face aux hommes qui n’y sont pas…

Bref, il y a tout un tas d’excellentes choses dans cette série que je regrette de ne pas avoir pris le temps de regarder plus vite !

Avantage, c’est que je peux m’enquiller toute la série sans devoir attendre, et puisque je n’ai pas été lire les forums qui en parlaient, je suis vierge de tout ! Y’a plus que de ça que je suis vierge, quasi.

Alors, si vous ne l’avez pas encore vue, faites comme moi, il n’est jamais trop tard pour bien faire et pour découvrir une série qui n’a plus à faire ses preuves et qui a été encensée par la critiques et les blogs.

PS : Non, Dorothée, je te jure que je n’ai pas oublié de me faire les 12 saisons de la série Supernatural… J’ai tout pompé, c’est déjà un grand point…

Étoile 5

BILAN LECTURE - Veux la suite t'excites pas

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