Trolls de Troy – Tome 10 – Les enragés du Darshan : Christophe Arleston & Jean-Louis Mourier

Titre : Trolls de Troy – Tome 10 – Les enragés du Darshan

Scénariste : Christophe Arleston
Dessinateur : Jean-Louis Mourier

Édition : Soleil (25/07/2007)

Résumé :
Teträm, Waha, Tyneth et Gnondpom sont au Darshan, en bien fâcheuse posture ! Il faut sauver les trollillons prisonniers de Dame Meshanta, mais pour cela il faut avant tout se sortir d’affaire…

Bon, ce sont tous des trolls, donc on a quand même un peu confiance !

Second volume d’une aventure en deux tomes, les Enragés du Darshan continue dans le mélange d’aventure et d’humour loufoque qui a fait le succès de la série.

C’est cette fois, à travers tout un périple urbain, le cinéma de Hong-Kong qui se retrouve au centre des parodies.

Critique :
Nous avions laissé nos amis trolls en fâcheuse posture, mais l’introduction lors de la première planche laisse présager l’arrivée d’un nouveau personnage, mais je ne vous dirai pas si ce sera une aide ou pas.

Pour rappel des faits, la méchante, dame Meshanta, veut se faire un manteau en peau de trollilons afin de que le dieu Nymhétny – fusilli et tortellini – se réveille et devienne chair.

Contrairement à Glenn Close ou l’infâme Cruella dans les 101 dalmatiens, elle doit en avoir beaucoup moins, mais il lui faut impérativement un roux, d’où l’enlèvement des deux petits trolls de Teträm.

Toujours dans un univers japonais, les auteurs déroulent le tapis rouge à l’humour et à l’action, aux situations absurdes de la torture, qui fait rire Waha, sauf quand une goutte d’eau la touche et aux méchants un peu caricaturaux, méchants jusqu’au bout des ongles, que dame Meshanta a long.

Une fois de plus je me suis amusée à déchiffrer les paroles des habitants du Darshan, retrouvant des choses connues, mais le tout avec une police d’écriture orientale, ce qui ajoute de l’exotisme et du temps de lecture.

Les trolls ont beau être violents et manger des humains, ils restent les vrais héros et les gentils de cette série où le lecteur s’amuse de voir des pauvres gens servi à table, leurs yeux en amuse-bouche délicats.

Un combat final dantesque, ou divinement bon, au choix, terminera cette aventure en beauté qui remontait le niveau après quelques albums en deçà des tous premiers (qui eux restent à un niveau inégalé).

L’avantage des trolls, c’est qu’au moindre coup de blues, ils sont là pour vous dérider et vous emmener dans leur monde où il ne fait pas bon se faire attraper par eux, même si ces bougres de gros poilus sauront mettre votre corps et tout l’intérieur à son meilleur avantage.

Par contre, ils feraient de très bons policiers enquêteurs car ils savent suivre des pistes, déduire des choses de l’odeur et n’ont pas leur pareil pour faire parler les plus résistants.

La preuve, sans le vouloir, en fonçant dans le tas, ils ont déjoués les plans machiavéliques de dame Meshanta et ♪ libéré, délivré ♫ les trolls blancs.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et Le mois du Polar Chez Sharon (Février 2019).

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Trolls de Troy – Tome 09 – Les prisonniers du Darshan : Christophe Arleston & Jean-Louis Mourier

Titre : Trolls de Troy – Tome 09 – Les prisonniers du Darshan

Scénariste : Christophe Arleston
Dessinateur : Jean-Louis Mourier

Édition : Soleil (2006)

Résumé :
Dans un temple du Darshan, l’oracle du dieu Nymethny exige que lui soient sacrifiés de petits trolls blancs et roux.

Peu de temps après, les enfants de Teträm sont enlevés. Pour tenter de les sauver d’un sort atroce, il va devoir, accompagné de Waha et Pröfy, traverser l’océan jusqu’au lointain continent, et comprendre pourquoi ses congénères blancs restent si passifs face aux agissements des bonzes de Nymethny.

Critique :
Pourquoi est-ce que je commence à chroniquer la série « Trolls de Troy » par le tome 09 et pas par le premier, comme la logique le voudrait ? C’est parce que je viens de ressortir la saga du Darshan de la biblio…

Pourquoi ces tomes-là, précisément ? Parce qu’on en parlait dans « la Bibliothèque Ultime » du dernier Lanfeust Mag, que je l’ai vu comme un hommage que je rendrais à ce mensuel qui a fait mes beaux jours et qu’un gag prend tout son sens maintenant…

Il faut savoir qu’à un moment donné, dans une insulte, un personnage criait « Carlos Ghosn » et sur le moment, je n’avais pas vu le truc rigolo, vu que je ne connaissais pas l’animal.

J’avais ri aux cris donnant « Yamaha », « Nissan », Daewoo », « Uderzo », ou encore « Keramidas » parce que ce se sont des noms connus et j’ai une fois de plus scruté les lettres pour déchiffrer les mots ou les noms cachés, en découvrant de nouveau et riant cette fois-ci à gorge déployé en tombant sur  un « Carlos Goshn » hurlé par un garde pour faire tomber fermer les grilles.

En 2006 et les années suivantes, j’avais moins ri avec ce nom, le patron du groupe Renault-Nissan étant moins connu que maintenant qu’il est au régime bol de riz au pays du soleil levant.

C’était une riche idée que j’ai eue de ressortir cet album, j’avais envie de rire un bon coup, vu le temps merdique qu’il fait dehors (pluie et vent), je me suis dit qu’un enlèvement de petits trolls et les péripéties de leur père, de leur soeur Waha et du pauvre Profÿ venaient à point dans ces jours gris.

Le pitch ? Afin de faire revenir un Dieu darshanide, la femme du gouverneur, dame Meshenta doit faire un manteau en fourrure composé de petits trolls blancs mais le col doit absolument être en poils roux et au Darshan, tous les trolls sont blancs, c’est connu.

Mais au village Troll de Phalompe (admirez le contrepet), de l’autre côté de l’eau, c’est bourré de petits trolls roux et pas de bol, les séides de la dame, 3 samouraïs et 4 mercenaires, ont enlevé les bébés trolls de Teträm, qui avec une partie de sa fratrie, se met en chasse pour récupérer ses mouflets.

De l’action, de l’humour, une petite enquête et des bien des mystères autour de cette religion dont le fait de croire à un dieu le crée… On dirait bien que des trolls enchantés servent le dieu Nymethny – louanges et gratouillis – en lieu et place du terrible dieu Swoog.

Waha joué serré pour récupérer son père Teträm et son fiancé Profÿ drogués et aux mains des sacrificateurs, délivrer ses frères et sœurs et récupérer le fille du chef de son village qui fait son apprentissage chez une sorte de maître Jedi.

Un tome relevé, après quelques fades qui le précédaient. Là, c’est clairement le souffle de la grande aventure.

Qu’est-ce qu’on dit ? On dit merci au Lanfeust Mag de m’avoir fait découvrir cette série, en plus d’autres ! Non seulement je possède les albums des Trolls et des aventures de Lanfeust, mais en plus, j’ai passé le virus à mon père, qui les a dans sa biblio aussi.

Pour une fois que c’était moi qui lui faisais découvrir de nouvelles bédés…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et Le mois du Polar Chez Sharon (Février 2019).

Les Maîtres inquisiteurs – Tome 3 – Nikolaï : Jean-Luc Istin & Augustin Popescu

Titre : Les Maîtres inquisiteurs – Tome 3 – Nikolaï

Scénariste : Jean-Luc Istin
Dessinateur : Augustin Popescu

Édition : Soleil (21/10/2015)

Résumé :
Dans la région froide du petit Gottland, le maitre inquisiteur Nikolaï et son elfe Boldween font une découverte macabre : un corps est ancré dans la glace.

Très vite, le lien est fait entre la victime et le pèlerinage sacré du dragon bleu. L’inquisiteur décide de débusquer le coupable et s’immisce parmi les voyageurs.

L’enquête s’enlise et d’autres meurtres viennent s’ajouter au premier…

Le meurtrier se cache au milieu de deux mille pèlerins et le mobile reste un mystère !

Critique :
Nikolaï, c’est LE type qu’il faut inviter à vos barbecues estivaux !

Perdez plus votre temps à faire des tipis de petits bois, à arroser le tout d’essence ou à mettre des cubes inflammables pour faire prendre votre feu : Nikolaï se chargera d’allumer le feu sous vos petites saucisses !

Johnny devait penser à lui lorsqu’il chantait ♫ Allumer le feu, alluuuuu-mmmmer le feu ♪

Trêve de plaisanterie, on n’est pas dans la merde : le fleuve Ygdryl s’est tari, les chemins du pèlerinage vers la source sont blindés de croyant, certains peuples voyageant avec les reliques sacrées et un Inné vient de signaler à Nikolaï, Maître Inquisiteur de son état, qu’un cadavre était pris dans les glaces, un peu plus haut.

Voilà une enquête plus que délicate pour Nikolaï… En plus de devoir jouer à Sherlock Holmes version « pouvoirs magiques », il va devoir éviter que les peuples gardiens des 3 artefacts du Dragon Bleu ne s’entretuent, trouver celui qui tue les gardiens de ces reliques sacrées et le tout, sans la vue !

Et oui, Nikolaï, tel Shiryû du Dragon (Saint-Seya), a renoncé à ses yeux afin d’accroître son pouvoir.

Niveau enquête, j’ai eu du bon, je n’ai rien vu venir ! En ce qui concerne le suspense, j’ai été servie car la tension entre les différents protagonistes était palpable et la haine était dans leurs yeux.

Sachant que tous ont des vieilles rancunes non soldées, on se demande qui aurait intérêt à déclencher un conflit entre ces peuples… La NRA ? Sans doute ! Mais qui aurait intérêt à ce que le fleuve ne coule plus ? Un fabriquant de bouteilles d’eau ? Non, on est plus loin que ça.

L’auteur, Jean-Luc Istin, frappe toujours là où ça fait mal et reprend toujours un tas de choses de notre monde, qu’il met à la sauce des mondes fantasy, tout en restant pertinent, caustique et en mettant le doigt là où il faut le mettre.

J’ai trouvé intéressant de mettre, face aux croyants, un Inquisiteur athée, un homme qui ne croit qu’à la magie car il sait qu’elle régit toutes choses dans son monde. Nikolaï, sous ses airs de frère Cadfael version cheveux longs, a plus d’un tour dans son sac et sait être diplomate afin d’éviter l’embrasement entre certains.

Le final est excellent et l’auteur a réussi à me surprendre une nouvelle fois, le bougre.

Une enquête difficile, des meurtres à la pelle, une fleuve tari, la magie qui faiblit, un complot, des riches qui deviennent de plus en plus riches au détriment des pauvres et un Inquisiteur qui va devoir ouvrir l’œil, et le bon, même s’il est aveugle.

Nikolaï, un Maître Inquisiteur qui a les cheveux longs mais pas les idées courtes !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019).

 

Les Maîtres inquisiteurs – Tome 2 – Sasmaël : Nicolas Jarry & Paolo Deplano

Titre : Les Maîtres inquisiteurs – Tome 2 – Sasmaël

Scénariste : Nicolas Jarry
Dessinateur : Paolo Deplano

Édition : Soleil (03/06/2015)

Résumé :
Au nord de l’Ardaigne, dans la cité de Destrion, un fou-furieux a massacré tous les occupants d’un palais appartenant à la puissante famille de Tyr.

Le forcené a finalement été arrêté par le maître des lieux, le prince Bran de Tyr, mais ce dernier a également succombé à ses blessures.

Pour le Maître inquisiteur Sasmaël, il pourrait s’agir dune enquête parmi tant d’autres qui ont émaillées sa longue vie… pourtant ce n’est pas le cas ! L’assassin n’est autre que son ancien mentor, le vénérable et très intègre Maître inquisiteur Fendraël.

Pour Sasmaël le temps est compté sil veut innocenter son vieux compagnon et ainsi sauver l’avenir politique de l’Inquisition.

Lors de l’autopsie, il découvre que Fendraël a été drogué, que son esprit a été corrompu.

Avec laide de son elfe Lotweën il remontera la piste des véritables coupables jusqu’à Vieilles-Forges, une cité industrielle au coeur d’un trafic d’armes avec les clans Mannlander du Sud du Gottland.

Une guerre semble se préparer… Et l’Ordre des Maîtres inquisiteurs pourrait bien être impliqué…

Critique :
Quand un tueur implacable s’amuse à tuer tous les occupants d’un palais, faut envoyer un enquêteur et pour cette mission, Sasmaël et son elfe Lotweën sont tout indiqué.

Surtout s’il faut la jouer profil bas et éviter d’ébruiter la chose car le tueur n’est autre qu’un Inquisiteur, le Maître de Sasmaël, en plus.

Gênant, tout de même…

Rien à dire de Sasmaël : hormis la magie et la science du combat à l’épée en plus, Holmes n’a rien à lui envier.

En plus, en tant qu’Inquisiteur, les plaisirs de la chair ne sont pas vraiment des choses admises dans l’ordre et si on veut dégainer, on est prié de sortir une épée, un poignard ou tout autre chose que son p’tit bigorneau.

Nous avons beau être dans de la fantasy moyen-âgeuse, enquêter chez des Nains, tomber sur des Orcs assoiffés de combats, pour le reste, nous sommes face à une bonne vielle enquête et à des petits rappels de ce qui s’est passé dans notre Monde.

Comment ne pas penser aux Anglais lorsque l’on parle de commerce de l’opium et de vente de cet opiacé à des autres peuplades pour les tenir calme ? Comment ne pas assimiler la confrérie du Soleil, composée d’hommes et de femmes de pouvoir et qui se réunit une fois par an sur l’île de Bilsberg à une sorte de Bilderberg humain ?

Comment ne pas faire une analogie entre la fabrication en stoemelings (en black, en noir, en schmet) d’armes et leur vente à des peuples fort belliqueux avec nos pays qui arment des autres, pensant que ceux-ci ne vont les utiliser que proprement ou dans un but de défense ?

Anybref, pour les allergiques à la fantasy, je conseillerais tout de même cette série car elle est au final très humaine car tous nos travers se trouvent réunis dans ces pages ou dans celles des autres tomes.

Niveau dessins, je les ai trouvé agréables mais peu détaillé dans les expressions et lorsque les personnages sont loin, le visage n’est même pas détaillé, ce qui est un peu dommage vu le niveau du dessinateur et de la maison d’édition.

Leur sombritude ne m’ont pas dérangé, par contre car elle collait bien à l’ambiance et il aurait été déplacé de sortir une belle palette de couleur alors qu’on arpente les couloirs des forges des Nains ou que l’on autopsie son vieux Maître.

Ma découverte sur le tard de la saga des Maîtres Inquisiteurs continue donc sous de bons auspices.

J’ai apprécié le duo Inquisiteur-Elfe (une elfe, ça change) et Sasmaël, avec qui le courant est passé, est un Inquisiteur beaucoup plus froid qu’Obeyron, plus réfléchi, moins soupe au lait, moins cruel, bien qu’il ne faille lui chier dans les bottes ou tenter de le tuer, ça vous équivaudrait à recevoir une décharge de courant…

Ah, quel grand malheur pour moi d’avoir découvert cette saga !! Elle est terrible et ça ne va pas arranger mes finances ! Moi qui voulais revenir à la fantasy, me voici plongée dedans et par le biais des bédés.

Allez, je vous laisse et je continue ma lancée sur l’enquête suivante puisque chaque tome se termine par un nouveau mystère (en tout cas, pour les tomes 1 & 2).

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019).

 

Les maîtres inquisiteurs – Tome 01 – Obeyron : Oliver Peru & Pierre-Denis Goux

Titre : Les maîtres inquisiteurs – Tome 01 – Obeyron

Scénariste : Oliver Peru
Dessinateur : Pierre-Denis Goux

Édition : Soleil Productions (25/03/2015)

Résumé :
Obeyron ! Le pire Maître-Inquisiteur que le monde ait porté; aux dires de ses ennemis… ainsi que de ses amis.

S’il est une chose qu’a réussi le mage dans la grande guerre qui a ravagé le monde d’Oscitan, c’est provoquer la haine, la méfiance, la peur, le mépris, la discorde et beaucoup d’autre nobles sentiments.

Devenu Maître-Inquisiteur après le conflit afin de lutter contre le crime, Obeyron n’obéit qu’à une seule maîtresse, la justice.

Jusqu’à sa dernière mission dans la lointaine forêt des Soupirs, où on l’a piégé et laissé pour mort.

Seulement, voilà, on ne tue pas un Inquisiteur si aisément. Et Obeyron est bien décidé à enquêter sur sa propre mort.

Critique :
Le Maître Inquisiteur Obeyron ne laisse personne indifférent et a pléthore d’ennemis. Bon nombre de personnes ont souhaité sa mort.

Il faut dire aussi que cet Inquisiteur est violent et n’hésitera pas à vous coller une ordonnance et une sévère, si vous franchissez la ligne rouge (ou pour moins que ça).

Obeyron correctionne fort : il émascule, il éborgne, il emprisonne, il casse des membres ou pire…

La justice c’est lui.

Reprochant à certains de torturer des prisonniers de guerre, il n’hésite pas lui-même à passer par ces extrémités lorsqu’il veut des renseignements ou faire avouer des suspects/coupables. Tout les moyens sont bons pour lui.

Là, tel un Sherlock Holmes qui aurait reçu une injection de Hulk et aurait l’épée entre les dents, il va enquêter sur rien de mois que sa propre mort !

Non, il n’est pas ressuscité, c’est juste que tout le monde le croyait mort et le voici de retour, 40 ans plus tard, criant vengeance et cherchant à savoir QUI a tué I’Jaren, son ami Elfe, toute leur troupe et qui lui en voulait pour en vouloir à sa couenne.

Il est bon de savoir que les Inquisiteurs peuvent vivre très très longtemps ! 40 ans, pour Obeyron, ce n’est même pas une année pour nous. De plus, ils possèdent tous un pouvoir et celui d’Obeyron est de pouvoir produire des clones de lui-même.

Si Holmes suivait la piste patiemment, Obeyron va droit au but et ne s’embarrasse pas des cadavres ou blessés qu’il pourrait laisser derrière lui.

À la vitesse d’un phacochère enragé, il remonte la piste avec l’élégance et la discrétion d’un éléphant énervé dans un magasin de porcelaine de Limoges.

Pas de bol, les loulous et les louloutes, voilà encore une saga prometteuse qui va sans doute me ruiner, comme bien d’autres. Tant pis, je roulerai à pied et je ne ferai pas le plein dans les prochains mois. Mdr

Rien que les dessins sont un enchantement, l’univers semble fort riche, même s’il n’est pas encore tout à fait détaillé. Je suppose que nous en apprendrons plus dans les autres tomes (j’en ai déjà lu les albums 6 et 8 dans Lanfeust Mag) et que, comme pour les autres sagas, nous allons découvrir tout un monde nouveau.

Obeyron est un personnage complexe : violent, ayant soif de justice et de la faire respecter, il est sans cesse en train de marcher sur la ligne et chez lui, faire preuve de retenue implique de faire tout exploser pour tenter d’éparpiller l’ennemi façon puzzle.

La narration est bien agencée car le récit alterne les moments présents de son enquête après son come-back et les flash-back afin de nous faire comprendre ce qu’il s’est passé il y a 40 ans. Les couleurs passant alors au sépia pour le passé.

L’utilisation de I’Jaren, son assistant Elfe, sous forme de spectre parlant est aussi une excellente idée car ce dernier joue le rôle de Jiminy Cricket, la voix de la conscience, la voix de la raison, celui qui tente de tempérer le caractère à l’emporte-pièce d’Obeyron.

Le scénario n’est pas constitué que d’une intrigue au sujet d’une enquête et l’auteur a réussi à me surprendre sur le personnage d’Obeyron et de son entourage. Ah oui, pas mal, ça, monsieur Peru, bien vu !

Anybref, voilà encre une super saga que je vais m’empresser de découvrir car je sens qu’il y a moyen de passer de très bons moments de lectures et de revenir, par un autre biais, à la fantasy que j’ai un peu délaissé, ne trouvant plus rien qui me fasse vibrer.

Les Maîtres Inquisiteurs vont me faire vibrer et on a déjà l’introduction d’un élément qui, je suis sûre, sera déterminant dans les autres albums.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019).

 

 

Le Hobbit : J.R.R. Tolkien

Titre : Le Hobbit

Auteur : J.R.R. Tolkien
Édition : Le Livre de Poche (29/04/2015)
Édition Originale : The hobbit (1937)
Traducteur : Daniel Lauzon

Résumé :
Bilbo, comme tous les hobbits, est un petit être paisible qui n’aime pas être dérangé quand il est à table.

Mais un jour, sa tranquillité est troublée par la venue d’un magicien nommé Gandalf, et de treize nains barbus qui n’ont qu’une idée en tête : récupérer le trésor de leurs ancêtres, volé par Smaug le dragon sur la Montagne Solitaire.

Suite à un malentendu, Bilbo se retrouve malgré lui entraîné dans cette périlleuse expédition.

Critique :
« Dans un trou vivait une bite »…. STOP ! Des enfants nous lisent peut-être ! Reprenons correctement, si vous le voulez bien… « Dans un trou vivait un Hobbit ». Merci !

Si le Lotto avait pour slogan « 6 croix qui peuvent changer une vie », on peut appliquer ce genre d’accroche publicitaire au récit de Tolkien : « 6 mots qui peuvent changer une vie ».

Six mots qui donneront naissance à une formidable aventure de fantasy, souvent copiée mais jamais égalée (tiens, on dirait une autre pub).

Ça vous dit de partir à à l’aventure et de chevaucher un poney en compagnie de 13 nains ? De sortir de votre trou de Hobbit si confortable ? De quitter vos fauteuils et votre petite vie pèpère qui n’a rien de trépidant ?

Oui ? Alors faites comme ce pauvre Bilbo qui s’est retrouvé embarqué dans cette grande aventure épique sans vraiment le vouloir et qui, surprenant tout le monde (et lui même), a réussi à gagner la confiance des nains en faisant preuve de courage, de ténacité, de ruse et de chance.

Des années que je voulais découvrir le Hobbit, des années aussi que les films croupissaient dans mon DD ! Honteux, je sais.

2018 devait être LEUR année puisque dans la foulée du visionnage des trois films, j’ai aussi plongé sur la nouvelle traduction des aventures de Bilbon Sacquet ou plutôt devrais-je dire « Bilbo Bessac ». Elle était grosse cette différence là !

L’avantage d’avoir vu les films et que je n’ai pas dû faire le travail d’imaginer les personnages ou les lieux, le tout ayant pris les visages des acteurs et des décors du film.

L’inconvénient est qu’il y a des différences notables entre les deux, comme des ajouts dans les films afin d’étoffer certaines histoires. Le plus gros changement aura lieu lorsque les nains se retrouvent prisonniers des Elfes et où le bô Legolas est absent du livre.

Rien à redire du talent de conteur de Tolkien, pas besoin de lui faire de la pub, la majorité d’entre nous savent qu’il a l’art et la manière de raconter ses histoires fantastiques et, durant ma lecture, je me suis imaginée petite enfant écoutant cette historie merveilleuse.

Le Hobbit est moins sombre que le Seigneur des Anneaux, il va sans dire, sans pour autant être un récit enfantin ou gaga. Il y a de l’action, de l’humour, de l’amitié, de la méfiance et de la confiance qui se gagne à la sueur du poignet ou à l’aide d’anneaux.

Mon seul bémol sera pour le fait qu’il y avait plus de profondeur et de développement dans certains personnages du film (Thorin, Kíli, Bard, le bourgmestre d’Esgaroth, Alfrid son éminence grise, le roi des Elfes Sylvains, Tauriel, notamment et Radagast est absent) alors que dans le livre, ils sont plus lisses, leurs failles sont moins poussées, leurs histoires moins développées ou ils n’existent pas car inventés pour les besoins des films, ce qui enlève quelque peu le plaisir.

Dans le film, on sent bien que Thorin est en train de succomber au côté obscur de la Force et qu’il est sous l’emprise du pouvoir de l’or. Dans le livre, il y succombe aussi, mais c’est moins détaillé que dans le livre. Son retour à la raison est plus détaillé dans le film que dans le livre où il semble survenir par l’opération du Saint-Esprit.

Que vous dire de plus qui n’ait jamais été dit sur ce roman ? Rien de plus, si ce n’est qu’il est plaisant de savoir qu’enfin les œuvres de Tolkien sont retraduites en collant le plus aux textes puisque maintenant son œuvre est intégralement terminée.

« Traduire étant trahir », une nouvelle plume qui colle le plus aux textes originaux n’était pas du luxe et dans un temps prochain, je souhaiterais relire le Seigneur dans sa nouvelle version (avec ma binômette de LC Stelphique).

Un très beau récit d’heroic fantasy à découvrir, si ce n’est déjà fait, ou à redécouvrir. Une quête bourrée de rythme, d’aventure, de magicien, de nains bougons, le tout sans Blanche-Neige, avec un Hobbit peureux et casanier qui va, presque sans le faire exprès, devenir un héros courageux.

Le Mois anglais saison 7 chez Lou et Cryssilda (juin 2018).

Nains – Tome 9 – Dröh des Errants : Nicolas Jarry & Jean-Paul Bordier

Titre : Nains – Tome 9 – Dröh des Errants

Scénariste : Nicolas Jarry
Dessinateur : Jean-Paul Bordier

Édition : Soleil (25/10/2017)

Résumé :
Dröh, le fils d’Oösram, a parcouru le monde afin d’apprendre le métier des armes, dans l’espoir de délivrer les Errants des ordres dominants.

Mais quand il revient chez lui, sept ans plus tard, nul ne veut entendre parler de révolution. Le sang n’a que trop coulé.

Il s’engage alors sur la construction d’une route traversant le pays des Vents. Le chantier avance mais l’hostilité des tribus Orcs grandit…

Critique :
Oösram des Errants, qui m’avait apporté beaucoup d’émotions, faisait partie de cette caste de nains déchus, les parias, ceux qu’on laisse sur le côté, pour diverses raisons.

Oösram était mort en martyr, il avait mené son clan de hors-caste à la bataille, avait semé les graines de la révolution, ainsi que celles de l’espoir qu’un jour tout cela change.

♫ Il changeait la vie ♪

Dröh est son fils, dont j’avais croisé la route dans le tome 4. Le voici devenu adulte, errant par-ci par-là sur les routes, apprenant à manier les armes ailleurs, puisque son peuple le lui interdit.

Une fois de plus nous tombons sur un fils en colère, sur un fils qui aimerait avoir l’aura qui fut celle de son père, qui aimerait mener les Errants au combat afin de retrouver leur dignité.

Oui, mais, si tout le monde chez les Errants aimerait retrouver une autre place que celle des parias, tout le monde n’a pas envie de monter au front pour affronter ceux du Bouclier, les plus puissants des nains au combat. Sont pas fous non plus, ni suicidaires.

« C’est trop injuste », pourrait-il marmonner sur la route de son voyage, il pourrait encore le répéter à l’infini en construisant une route sous l’autorité des nains du Bouclier, avant de se rendre compte que son peuple des Errants n’est pas les seuls gueux, les seuls ostracisés par les Nains des autres ordres. Il y a aussi les Orcs et les Gobelins…

Racisme, propagande, rejet de l’autre, la suprématie et apprentissage de la vie sont les maîtres mots de ce neuvième tome. Les Nains n’ont rien inventé, les Allemands, déguisés en soldats polonais, avaient en leur temps attaqué un poste frontière allemand pour avoir ensuite le droit de rétorquer et d’envahir la Pologne.

Ce tome a tout d’un tome de transition, le suivant concernant les Errants avancera sans doute plus dans leur cause, car ici, on montre comment Dröh va prendre conscience de sa place dans le Monde et de la manière dont il pourrait sauver son peuple.

Attention, on n’enfile pas des perles dans ces pages, on ne se la coule pas douce, il y a beaucoup à lire, des tas de références à notre Monde à nous, des passages qui font penser à certaines scènes de films, une quête intérieure, de l’introspection, bref, vous avez de quoi nourrir votre cervelle de lecteur !

Moi, j’ai hâte de savoir quelle voie notre Drôh va prendre : celui de la Force ou celui du côté obscur ? Révolutionnaire ou prophète ? Poseur de bombes ou pacifiste ? Ou alors, un peu des deux à la fois ?

Nains, une série qui a toute d’une grande !

Orcs et Gobelins – Tome 1 – Turuk : Jean-Luc Istin & Diogo Saito

Titre : Orcs et Gobelins – Tome 1 – Turuk

Scénariste : Jean-Luc Istin
Dessinateur : Diogo Saito

Édition : Soleil (25/10/2017)

Résumé :
L’orc Turuk se réveille, sonné, blessé et amnésique. Il arpente les rues d’une cité abandonnée. A l’exception d’un mystérieux archer cherchant à l’épingler et de créatures craignant la lumière qui veulent le dévorer.

Qui sont-elles ? Pourquoi cherche-t-on à le tuer ? Qu’est-il arrivé dans cette ville ? Et que fait-il ici ? Pourtant, il ne faudrait pas s’éterniser, la nuit arrive et la mort avec…

Critique :
Le sexy XIII serait-il revenu sous les traits imposants d’un Orc ? Parce qu’un mec qui se réveille sans savoir qui il est, ni ce qu’il fait là, ça ressemble vachement à la saga XIII, non ?

En plus, tout comme le plus célèbre amnésique de la bédé, Turuk est plutôt beau gosse pour un Orc !

Tiens, à lui aussi on veut lui faire la peau. Décidément, c’est vraiment XIII en version fantasy.

Nouvelle série pour cette saga qui, après les Elfes et les Nains, s’attaque maintenant aux Orcs et aux Gobelins, tout en faisant tenir leurs histoires dans un Grand Ensemble scénaristique, puisque certains Nains vont chez les Elfes et certains Gobelins des Elfes auront leur Histoire dans cette nouvelle série.

Vous suivez toujours ? Non ? Retenez juste que tout le monde se mélange avec tout le monde et que tout cela reste foutrement cohérent ! Mais pas sexuel…

Une autre référence à l’univers des Elfes, ce sont les zombies, les goules, les morts-vivants qui veulent toujours vous faire des gros poutous puants. Ben oui, ils ont envahi le monde des Elfes, des Nains et des Orcs, puisque c’est le même monde. Élémentaire.

L’amnésie de notre géant vert sera de courte durée et principalement utilisée pour nous présenter la vie et le passé du beau Turuk, comment il est arrivé là, dans ce trou paumé et pendant que le scénariste nous présente son passé, Turuk se rend compte qu’il n’est pas seul dans ce village peuplé de zombies et qu’il n’est pas LE seul non plus à ne pas être infesté.

Va falloir se serrer les coudes pour s’évader.

Turuk, c’est l’Orc dont on aimerait avoir pour ami, un type qui ne vous lâche pas, sauf si sa vie est en danger, alors là, vous irez vous faire pendre ailleurs car Turuk partira sans vous. Turuk, c’est l’immonde salaud qu’on arrive pas à détester vraiment car en nous racontant sa vie et sa survie, il nous rend complice de ses exactions.

Dans ce premier tome, c’est de l’action pure et dure, mêlée à des mystères, une quête, une enquête et une fuite endiablée de nos amis pour tenter d’échapper aux bisous horribles de ces créatures en putréfaction qui sèment des morceaux d’eux un peu partout.

On pourrait croire le scénario éculé (rajoutez pas un « n » mal placé), mais non, car le scénariste arrive à insuffler du mystère et une tension énorme durant le périple des Orcs et de l’Elfe afin d’atteindre une zone où ils ne seront plus mis en danger.

— Cours, Forest, cours !

Sans oublier que, selon le célèbre Docteur House, tout le monde ment !

Le scénario est déjà bien travaillé, mais en plus, les dessins sont à tomber par terre tant ils sont superbes !

Alors, que demander de plus ? La suite, bien entendu ! Se sera avec Myth le voleur, puis avec Gri’im le vieux guerrier Orc en quête de vengeance, Sa’ar le gobelin, Dirty Dozen d’Ayraak, sans oublier l’orkelin La Poisse croisé dans le tome 18 de la série « Elfes ».

Sans être un chef-d’œuvre au niveau scénario, cet album tient toutes ses promesses et je me réjouis à l’idée de découvrir les aventures des Orcs et Gobelins !

3,9/5

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018).

Nains – Tome 4 – Oösram des Errants : Nicolas Jarry & Jean-Paul Bordier

Nains - Tome 4 - Oösram des Errants

Titre : Nains – Tome 4 – Oösram des Errants

Scénariste : Nicolas Jarry
Dessinateur : Jean-Paul Bordier

Édition : Soleil (2016)

Résumé :
Oösram était le plus grand général de la forteresse de Goll-Garsëm, mais il a trahi son ordre et son roi.

Depuis il n’est plus rien. Sa barbe a été coupée, ses biens confisqués, sa gloire oubliée. Lui et sa famille sont désormais des Errants, travaillant la terre, soumis aux caprices des puissants.

Avec le temps, Oösram pense avoir fait le deuil de son ancienne vie, mais peut-on renier ce que l’on a toujours été ?

Nain T4 - Exilés.inddCritique :
♫ Hé oh, hé oh, on rentre du boulot ♪ chantaient en cœur les Nains dans Blanche-Neige (dans ? Oui… La cochonne).

Sauf que ici, c’est plutôt ♫ Hé oh, hé oh, les Elfes Sylvains, on vient vous annexer ♪ Et on s’en fout si ça vous fait chier ♪ On va tous vous massacrer ♫ Vous niquer, vous trucider ♪ Et vos arbres, on va tous les débiter ♪

L’Histoire ne change pas, un roi cupide décide d’annexer 7 îles car il a besoin des chênes de certains pour construire une flotte de guerre et les Elfes Sylvains qui vivent dans cette forêt sacrée ne sont pas prêt à la lui laisser.

Les Nains gagnent car ils sont menés par Oösram du Bouclier, un grand général qui sait se battre et mener des batailles.

Pas de bol Oösram est victime, comme tous les nains de la triple malédiction imposée par le Dieu des Elfes aux créatures du Dieu Yjdad : avidité, ambition et de obstination.

Une légende raconte que le peuple nain fut créé avec ce qu’il restait d’argile primordiale après que celle-ci eut servi à façonner les Elfes. Déçu par leur petite taille en raison du manque de terre glaise, Yjad décida de compenser ce handicap en leur donnant le courage, la résistance et le secret de la forge. Mais le Dieu des Elfes, Arran, inquiet ce nouveau peuple puisse contester la suprématie de ses propres enfants, glissa trois malédictions dans l’argile encore humide : l’avidité, l’ambition et l’obstination. Ainsi le Dieu des Elfes s’assura jamais aucune alliance naine ne résiste au temps.

« Tu ne voleras pas ton roi » est la règle, même si le roi, lui, peut voler son peuple…Quand je vous dit que l’Histoire ne changera jamais…

Anybref, Oösram a voulu garder le trésor que Joron et trois autres avaient découvert, juste se le partager entre eux.

Peau de balle, trahi, Oösram est banni de sa caste et se retrouve dans celle des Errants et je vous dit que plus bas que ça, on fait pas ! Obligé de travailler une terre qui ne donne pas grand-chose, notre ancien général a dû accepter son sort.

Nom de Zeus, pour cette historie, Nicolas Jarry a mis les petits plats dans les grands, changé de braquet et mis un moteur dans son cadre car il nous pond une putain d’histoire où s’entremêlent profondeur, émotions, et personnages attachants.

Redwin de la Forge m’avait ému, Oösram aussi et j’ai dévoré le récit, le reprenant ensuite pour m’attarder sur les dessins que j’ai trouvé plus réussi, plus juste, moins épais que dans le tome 2 et 3.

Oôsram est humain par bien des travers, comme celui de baisser la tête et de faire celui qui n’a rien vu quand on écorche des Errants mais qui montra les dents et sortira la hache de guerre quand on cherchera misère aux siens. Sa famille, son bien le plus précieux.

J’avais été dans l’erreur toutes ces années, avoir une famille n’était pas une faiblesse. C’était ma plus grande force.

Mais comment transformer des Errants, fermiers éleveurs pour la plupart, en machine de guerre pour faire face au tout puissant ordre du Bouclier, des vétérans de guerre qui passent leur vie sur des champs de bataille ?

Les combats sont épiques, beaux, violents, sans espoir, c’est vaincre ou mourir… C’est mourir les armes à la main pour ne pas crever sous le joug de ce roi qui veut toujours plus d’argent pour faire toujours plus de guerre.

Mourir debout, en Nain, pour ne pas crever de faim, mourir en luttant pour leur montrer qu’on n’est pas des agneaux, pour leur dire qu’on est des Nains nous aussi et qu’on a des droits, bordel de merde.

Dans tout ce sang versé entre frères d’une même peuple, il y a un espoir qui, telle une graine plantée, fera germer la liberté d’un peuple opprimé.

Le changement, c’est pas maintenant, c’est pas tout de suite, mais le changement est en marche ! Gare aux joufflus (fesses) des différents Ordres.

Quand aux textes, ils sont toujours au poil et le fait d’avoir inventé des mots donne plus de poids aux Nains. Un glossaire se trouve à la fin.

Vivement la suite, si elle est du même acabit parce que là, on est dans le tout tout bon !

PS : Je ne sais pas si c’est fait exprès ou si c’est le hasard, mais le Dieu des Nains se nomme Yjdad, ce qui, en inversant les sons donne djihad

Étoile 4,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et RAT A Week Estival, Summer Edition chez Chroniques Littéraires.

Nains 4 zombie-night-2-copie

Nains – Tome 3 – Aral du Temple : Nicolas Jarry & Paolo Deplano

Nains - Tome 3 - Aral du Temple

Titre : Nains – Tome 3 – Aral du Temple

Scénariste : Nicolas Jarry
Dessinateur : Paolo Deplano

Édition : Soleil (2016)

Résumé :
Un cube en or recouvert d’écritures ésotériques a été exhumé des entrailles dune forteresse-état du sud.

L’artefact, datant dune époque reculée et terrible, intéresse au plus haut point les maîtres de l’Ordre du Temple qui rassemblent aussitôt un groupe pour aller enquêter sur place.

Bien malgré lui, Aral, un jeune ingénieur tout juste diplômé, fait partie de l’expédition.

Arrivés sur place, le mal est déjà en train de s’éveiller, révélant la face la plus obscure du peuple nain.

Nains 3 - 1891_P3Critique :
« NAINS, la série qui copie ELFES en plus petit »…

Même concept que pour la série « Elfes » sauf qu’ici, nous gardons le même scénariste, Nicolas Jarry et changeons de dessinateur à chaque tome.

Tout comme leurs aînés, les Elfes, les Nains sont répartis en caste selon qu’ils sont forgerons, combattants, marchands, prêtres, ou sans caste, bannis, errants.

Après les forgerons et les assassins, nous arrivons dans la caste de l’ordre du Temple, celle qui regroupe les ingénieurs et bâtisseurs du peuple nain.

On commence par du mystère avec un bateau qui vient ravitailler l’habitant d’un phare, exilé sur une île tel un autre nabot célèbre. Dehors, le ciel est sombre, nous voilà happé par le récit et les éléments mystérieux.

Des bruits courent sur lui, on le dit centenaire, même vieux de plusieurs siècles ! Alors Aral va coucher sur papier toute sa vie… Celle qui commença 7 siècles plus tôt…

Bon, on pourrait penser, au vu de la troisième et quatrième planche qu’on est dans du déjà-vu surtout si l’on a regardé la trilogie de Peter Jackson, Le Seigneur des Anneaux avec nos amis qui traversent les ruines de la Moria car on se croirait en train de revoir le film (voilà pourquoi je n’ai pas parlé de l’œuvre de Tolkien).

Une quête, une cité souterraine gardée par un truc pas très gentil, une sorte de chien de garde qu’il faudra terrasser… ça sent mauvais !

Et pourtant, pourtant, ce n’est pas ça ! Oui, ça ressemble à un passage d’un film célèbre, ou ça en a l’odeur, oui ça en a la couleur, mais ce n’est pas de l’alcool, comme le disait si bien une célèbre pub pour le Canada Dry©.

Aral, jeune orphelin, va se retrouver, bien malgré lui, embarqué dans une expédition archéologique destinée à percer les secrets d’un artefact maudit dépositaire d’un savoir interdit et de comprendre si l’artefact est lié au fait que tout le monde dans la cité se bouffe le choux de manière vachement agressive.

Oui, oui, on mélange assez bien de genre dans cette bédé qui nous propose une énigme, une enquête, une quête, et qui distille son suspense à petites doses avant de faire monter le compteur cardiaque et nous donner un final auquel je ne m’attendais pas. Je parle des choix que fit Aral, même si j’avais compris sa combine.

Des dessins réalistes, des couleurs lumineuses dans la sombritude (néologisme offert), dessins mieux réalisés que ceux pour Ordo du Talion, mais j’avoue que j’ai déjà vu mieux dans la collection des Elfes.

Pour le moment, c’est toujours Redwin de la Forge qui m’a le plus ému.

Malgré ces quelques petits bémols, cela reste tout de même un très chouette album qui m’a diverti et une collection aussi intéressante que celle des Elfes.

Étoile 3,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et RAT A Week Estival, Summer Edition chez Chroniques Littéraires.