50 nuances de grecs – Tome 1 – Encyclopédie des mythes et des mythologies : Jul et Charles Pépin

Titre : 50 nuances de grecs – Tome 1 – Encyclopédie des mythes et des mythologies

Scénariste : Charles Pépin
Dessinateur : Jul

Édition : Dargaud Empreinte(s) (17/11/2017)

Résumé :
« 50 Nuances de Grecs » remet en scène les plus grands mythes de l’Antiquité grecque dans les situations les plus actuelles…

Hercule à Acropôle-Emploi, Zeus chez son avocate pour négocier les pensions alimentaires, Icare lançant une compagnie aérienne low-cost ou le dieu Pan mis en examen pour ses liens avec un proxénète surnommé « Dionysos-la-Saumure »… : Retrouvez l’Olympe au grand complet, à travers notre héritage commun.

Avec leur oeil malicieux et leur art du détournement, Jul et Pépin revisitent ce patrimoine mythologique, dans une encyclopédie drôle et savante, où défilent tous les travers de notre société !

Critique :
Apprendre en s’amusant, en rigolant, c’est toujours plus intéressant que devant des manuels lourds et chiants.

Surtout que les auteurs n’hésitent pas à mélanger les choses de notre monde avec celle de la mythologie, comme par exemple Thésée dans le labyrinthe qui suit les indications d’un GPS pour trouver la sortie ou des faits d’actualités.

Chaque dieux, demi-dieux, mythes, légendes, a droit à une page ou deux en bédés et ensuite, une page de texte explicatif sur sa personnalité, sa légende, son rôle, son pedigree.

Bref, ça fait au moins 50 nuances de divinités Grecques, qui, comme vous le savez, n’hésitaient pas à s’entremêler entre elles et à se faire des enfants dans le dos, sans oublier que dans ce petit monde, un trou était un trou. Oui, c’est dit crûment, mais c’est ainsi : grande tolérance niveau partenaire de sexe.

Que les parents outrés se rassurent, la bédé reste tout public, même si les explications claires et concises sur chaque portrait est parfois dans sa vérité toute nue : Oedipe et sa mère, par exemple.

Le ton de Charles Pépin est facile à suivre et on ne s’embrouille pas de trop dans « qui est le père de qui » car dans les divinités grecques, c’est aussi touffu que dans les anciennes séries telles que Santa-Barbara ou Amour, Gloire et Beauté, niveau « qui a couché avec qui » (et qui couche…).

Les dessins de Jul sont agréables, bourré de petits détails humoristiques, les cases sont sans bordures et pourvues de peu de décors, mais ça marche dans ce genre d’album.

Un bon moment de lecture, pour se cultiver et rire un bon coup, ce qui fait du bien mais n’est pas remboursé par la sécurité sociale.

L’Étoile du Matin : David Gemmell

Titre : L’Étoile du Matin

Auteur : David Gemmell
Édition: Bragelonne (2003/2007/2012)
Résumé :

Les hordes angostines déferlent sur les frontières méridionales des Hautes-Terres : l’invasion a commencé. Sur leur passage, les Angostins sèment terreur et destruction, soutenus dans leur conquête par la sorcellerie d’un nécromancien fou.

Inconscient de ses actes, il décide de ramener à la vie les Rois Vampyres, morts depuis des siècles. Seul Jarek Mace, le bandit de grand chemin, aura le courage de se mettre en travers de la route des Angostins et des morts-vivants. Très vite, il deviendra le héros dont les Hautes-Terres ont besoin, et ralliera son peuple sous sa bannière.

Tous voient en lui L’Étoile du Matin, figure légendaire, revenue également d’entre les morts pour sauver une fois encore les Hautes-Terres. Seule une personne connaît la vérité, Owen Odell le barde, l’ami de Mace.

Des années après ces événements, Odell se souvient et nous raconte l’histoire de ce fameux bandit, du sauveur dont on chante encore les exploits, le coupe-jarret qui aurait égorgé père et mère pour le prix d’un repas.

Critique :

Owen Odell est un conteur et un magiquien (non, pas de faute de frappe), et il a bien connu celui que la Légende nomma « L’étoile du Matin », autrement dit Jarek Mace… le dernier héros des Highlands, le libérateur, celui qui a combattu les rois vampyres et qui s’est dressé devant l’envahisseur angostin. Une Légende que Owen a écrite.

Une Légende ? Tu parles ! Un bandit, un voleur, un séducteur de femmes, plus amoureux de l’or que Picsou. Un type qui, découvrant que le village dans lequel il vit vient d’être razzié par les troupes d’Arzek, découvrant que les villageois, hommes, femmes ou enfants sont morts, hurle sa rage… mais pas sa rage de voir Wulf le forestier bossu serrer dans ses bras les corps sans vie de ses enfants qu’il aimait, non, Jarek hurle parce qu’on lui a volé l’or qu’il avait planqué.

Et s’il parle de vengeance, ce n’est pas pour venger les cadavres des enfants innocents qui furent massacrés, non, c’est juste pour récupérer le chariot d’or !!

Alors, je ne vous dis pas sa tête quand, dès son retour avec le chariot, les gens de tous les environs l’acclament, criant et remerciant « l’étoile du matin » de leur avoir ramené leurs richesses que l’envahisseur avait spolié…

Ouh, il l’avait trouvé mauvaise !

Oui, Jarek Mace n’est pas du bois dont on fait les héros, que du contraire. Et pourtant, dans ce livre, Owen raconte tout leur périple, la rédemption de cet homme qui ne vit que pour lui et pour devenir riche.

C’est une belle histoire d’amitié entre des gens qui n’auraient jamais dû se rencontrer, c’est une belle résistance à l’ennemi, de beaux combats, qui est loin d’être épique et sur un champ de bataille avec le bruit des armures qui s’entrechoquent….

Non, les combats ont la solitude pour paysage et auront pour guerriers les quatre hommes et les deux femmes qui constitueront ce groupe disparate.

Combats contre le mal absolu, combats pour leur liberté et pour chasser les oppresseurs.

Jarek a beau être un homme imbuvable, je l’ai apprécié parce que sous la forteresse, se cache sans doute un coeur. Et rien à dire sur les autres personnages qui sont bien travaillés. J’ai passé trois jours très agréables en leur compagnie.

Quand à la fin, nous avons affaire à Gemmel et l’auteur nous réserve une petite surprise de son cru qui m’a fait ouvrir les yeux tous grands.

Mince alors, je l’ai pas vue venir, celle-là !

Excellent Gemmel comme d’habitude, même si les trames restent sensiblement les mêmes.

FANTASY - Snaga Légende - Drenaï