[FILMS] Holmies / Holmes & Watson (2018) – Réalisé par Etan Cohen (honte à lui !) – Dans la collection des nanars de Dame Ida

Titre : HOLMIES / Holmes & Watson

Film américain sorti en 2018

Réalisé par Etan Cohen (honte à lui !)

Joué par John Reilly, Ralph Fiennes, Will Ferreli (honte à eux aussi)

Résumé :
Rentré blessé de la guerre en Afghanistan, déprimé par la fin de sa carrière militaire, Watson est si désespéré qu’il est sur le point de se jeter du toit du 221b (on se demande comment il est arrivé là) et Holmes qui bichonne sa courge géante dans son jardin juste en dessous essaie de le convaincre de se suicider autrement pour ne pas tomber sur sa courge de compétition… mais Watson entend mal et imagine qu’Holmes voulait juste lui sauver la vie.

Mais comme c’est un crétin maladroit, il tombe quand même se réceptionne sur la courge qu’il réduit en purée.

Voilà Watson éperdu de reconnaissance, accroché dorénavant pour toujours aux basques d’Holmes, son sauveur. Il l’accompagne au procès de Moriarty qu’Holmes innocente prétendant qu’il s’agit juste d’un sosie…

Le génie du mal étant parti en Amérique… Sauf que ça n’est pas si simple…

Vous l’aurez compris, le décor est planté, ce Holmes est stupide, camé et ridicule et Watson, dealer diplômé est encore plus pathétique.

Note du Cannibal Lecteur : je me demandais l’origine du titre (Holmies) et c’est en cherchant les définitions pour les mots d’argot du roman « En lieu sûr » que j’ai compris. « Homies » veut dire « potes » et donc, « Holmies » est un jeux de mots sur le fait que Holmes & Watson étaient des potes, my friends !

Mon avis :
Rien ne nous sera épargné ! Le corset de Holmes et son accoutrement ridicule… Les définitions imagées du terme « onanisme » en plein tribunal…

Une Mrs Hudson nymphomane habillée en périprostipute et qui se fait tringler dans tous les petits coins d’un 221b transformé en hall de gare à partouze…

Une reine Victoria qui clamse ou presque au 221b en plein selfie (oui ! ils ont osé cet anachronisme censé être drôle !) et qu’on cache dans une malle parce que Holmes et Watson sont des calamités…

Un Diogène club où l’on communique par télépathie et où ceux qui n’y parviennent pas sont enfermés comme des enfants dans une garderie…

Histoires d’amours improbables entre Watson et une femme médecin sadique pendant une autopsie qui vire en remake de la scène de la poterie de Ghost… et entre Holmes et une benêt décérébrée qui bouffe des oignons crus avec lui…

Déductions absurdes…

Gags grotesques que le scénariste enfile comme des perles au point qu’on en perd très (très trèèèèèès) vite la trame de l’intrigue…

Une intrigue qui ne tient d’ailleurs pas à grand-chose. Ne me demandez même pas le dénouement du film, j’ai déclaré forfait avant la fin ! (La Belette Cannibal, quant à elle, n’a même pas tenu jusqu’au procès, c’est-à-dire que j’ai abdiqué au bout de 10 longues pénibles minutes !!!)

Bref pour résumer en quelques mots : Pipi-caca, cul, zizi… Hahahahaha !

Le genre de film qu’on ne trouve franchement plus drôle du tout après 14 ans, voire avant.

Et comme il est de plus en plus rare qu’à 14 ans on ait suffisamment lu le canon pour y voir les quelques allusions éventuellement intéressantes, ou qu’on ait une connaissance encyclopédique de toutes les adaptations holmésiennes cinématographiques ou télévisées auxquelles ce film fait des références franchement pas toujours très fines…

Et ben on se contentera (ou pas) des gags idiots dont la répétition est épuisante.

J’ai déjà apprécié d’autres parodies (Élémentaire, mon cher Lockholmes), mais celle-là est une catastrophe par ce qu’ils en font trop !

Ce film tient définitivement du croisement entre une bouse et un navet…

Non c’est une bouse lâchée par une vache nourrie exclusivement au navet.

C’est mauvais, pathétique, ridicule, nul et catastrophique.

On comprend aisément pourquoi il n’est pas sorti dans les salles françaises à Noël dernier malgré la Holmesmania née ces dernières années avec la série de la BBC.

On se demande ce qui a bien pu convaincre des acteurs à la carrière par ailleurs honorable, d’accepter de se commettre dans un tel désastre. Ont-ils des dettes urgentes à régler ? Doivent-ils se refaire après des investissements douteux de leur conseiller financier ? Les a-ton fait chanter ?

Ne perdez pas votre temps, passez votre chemin. Si vous ne m’écoutez pas… c’est à vos risques et périls et on vous aura prévenu ! Tant pis pour vous si vous y laissez quelques points de QI !

Note : C’est même pas un Sherlock barré qu’il lui faut, mais un boulet rouge ! Ou un émoticône « caca ».

Publicités