Wild west – Tome 2 – Wild Bill : Thierry Gloris et Jacques Lamontagne

Titre : Wild west – Tome 2 – Wild Bill

Scénariste : Thierry Gloris
Dessinateur : Jacques Lamontagne

Édition : Dupuis (05/03/2021)

Résumé :
Savez-vous comment Martha Cannary est devenue Calamity Jane, la femme la plus célèbre du Far West, ou encore comment elle a connu Wild Bill, ce vétéran de la bataille de Five Forks et héros de la guerre de Sécession, chasseur de primes, justicier et roi de la gâchette ?

Dans des décors époustouflants, ce western au dessin flamboyant nous entraîne au cœur de la conquête de l’Ouest à travers les paysages les plus emblématiques de l’Ouest américain.

Un monde sauvage, sans foi ni loi. Au lendemain de la guerre civile, alors que les guerres indiennes font rage, Wild Bill est toujours à la poursuite des assassins d’un crime qu’il s’est juré de venger. Sur ce territoire à feu et à sang, il recroisera bientôt Martha.

Dans Wild West, les légendes prennent vie, et plongent au-delà des mythes dans la réalité cruelle d’un enfer impitoyable.

Au plus près du contexte historique, à cette époque de la ruée vers l’or, de la construction du chemin de fer et des massacres de bisons, la saga embarque dans le présent de l’Histoire avec ses odeurs de poudre, de sang et de larmes.

Critique :
Calamity Jane m’avait enchanté, Wild Bill Hickok allait-il faire de même ?

Hormis le fait qu’il porte un peu trop haut son chapeau, sur la couverture, l’album a rempli son contrat et j’en suis sortie plus que satisfaite.

Bon, je passerai sur le fait qu’il ne doit pas être facile pour Martha Cannary (Calamity Jane) de cacher sa féminité au sein d’un bataillon de Tuniques Bleues, que c’est quasi impossible au bout d’un moment, mais ce serait chipoter.

Nous sommes dans un western réaliste, autrement dit, pas chez la famille Ingalls au milieu de la prairie (série bien connue) mais dans un film de Sergio Leone où 3 types aux mines patibulaires font face à celui qu’ils nomment « étranger ». Oui, si tu n’es pas du coin, tu es étranger !

La scène de la mouche et la musique d’Ennio Morricone en moins, on se croirait dans « Il était une fois dans l’Ouest ». Si vous connaissez le film, vous comprendrez que dans ce western réaliste, on a de la violence totalement gratuite car les Humains sont ainsi…

Où qu’il aille… l’homme corrompt tout.

Dans ces plaines, on tue des bisons et on ne prend même pas la peine de retourner la bête pour prendre la peau de l’autre côté… Une gabegie, une fois de plus, comme si les bisons étaient reproductibles à l’infini et que quelque soit le nombre que l’on massacre, Dieu pourvoira à leur remplacement…

Wild Bill est un homme de parole, quand il promet une chose, il va jusqu’au bout et même le diable ne lui fera pas détourner de sa mission, même pas des billets verts.

Des comme lui, on n’en a pas fait des masses. Chasseur de primes, il a tout de même une certaine humanité contrairement à ces cols blancs de Washington qui ne respectent aucun des traités qu’ils ont signés. Le génocide des Amérindiens va s’accélérer avec les parcages dans des camps de la mort, appelés « réserves » pour faire politiquement correct.

De l’autre côté, nous suivrons aussi notre Martha Cannary qui se retrouve dans une situation qu’elle n’aurait jamais pensée et va devoir s’acclimater au milieu d’un peuple qu’elle ne connait qu’aux travers des récits des autres qui les considèrent comme des sauvages barbares.

Les dessins sont toujours extraordinaires, sauf pour les chevaux que j’ai trouvé fort figés, mais les paysages donnaient envie d’aller chevaucher dans ce pays magnifique (dommage qu’il y ait certains américains) et qui aurait pu devenir quelque chose de grandiose si les Hommes qui y mirent pied avaient eu une autre mentalité au lieu d’être avide de toutes les richesses.

Ce deuxième album est riche en détails, riche en Histoire, riche en horreurs humaines et ne se prive pas de taper là où ça fait mal, sans pour autant diaboliser les Blancs et glorifier les Rouges, mais en montrant que les imbéciles sont partout, les assoiffés de violences aussi.

À force d’avoir massacré les Indiens, de les avoir roulés, grugés, volés, mis plus bas que terre, ces derniers ont la rage, ils veulent montrer ce qu’ils valent, défendre leurs territoires sacrés, leurs bisons, leurs familles et une fois que le premier domino des assassinats vengeurs est tombé, impossible d’arrêter les autres car les plus modérés ne seront plus écoutés par les jeunes impulsifs.

Si on peut le lire indépendamment du premier tome, il y a tout de même une continuité et ce serait bête de passer à côté de l’excellent Calamity Jane.

Un album qui sent la sueur, le sang, les larmes, la poudre de fusil, le canasson, les massacres de bisons, d’Indiens, de colons, les injustices et les magouilles des politiciens pour éliminer définitivement le problème des Indiens et pouvoir prendre le reste de leurs territoires.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°229], Le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur , le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B) – 54 pages et le Challenge bd « Des histoires et des bulles » chez Noctembule (Avril 2021 – Avril 2022) – Western N°30.

Dehors les chiens – Les Errances de Crimson Dyke – Tome 1 : Michaël Mention

Titre : Dehors les chiens – Les Errances de Crimson Dyke – Tome 1

Auteur : Michaël Mention
Édition : 10/18 Grands détectives (18/02/2021)

Résumé :
Californie, juin 1866. Crimson Dyke, agent des services secrets, sillonne l’Ouest et traque les faux-monnayeurs pour les livrer à la justice. Tandis qu’il est de passage dans une ville, un cadavre atrocement mutilé est découvert. Crimson intervient et se heurte aux autorités locales.

Mais lorsque d’autres crimes sont commis, ce sont les superstitions et les haines qui se réveillent. Crimson décide alors d’enquêter, traqué à son tour par les shérifs véreux et les chasseurs de primes.

Sueur, misère et violence : Dehors les chiens réinvente le western avec réalisme, sans mythe ni pitié.

Critique :
Yes, un western ! Et pas écrit par n’importe qui, mais par Michaël Mention, qui, j’en aurais mis ma main à couper, allait y apporter sa touche personnelle et nous sortir un excellent roman western.

Bingo, j’ai gagné ! Non seulement le western n’est pas mort, mais l’auteur lui rend un vibrant hommage en respectant ses codes habituels mais en les cuisinant à sa sauce, ce qui donne quelque chose de consistant sans pour autant être indigeste.

D’ailleurs, il nous écrirait une romance qu’elle serait sans aucun doute magnifique et loin d’être neuneu… Parce qu’avec lui à l’écriture, on peut être sûr que la société va passer à la moulinette et que son analyse sera pointue et le diagnostic sévère.

Avec Michaël Mention, même une bête scène de rasage devient magistrale, remplie de poésie, de questionnement (avant que l’on ne comprenne qu’il s’agit d’un simple rasage). Mieux, j’ai même pensé me trouver devant une scène de sexe alors que ce n’était des ouvriers qui posaient des voies de chemin de fer…

Son personnage principal, Crimson Dyke, agent des services secrets, n’est pas bourré de gadgets comme un 007, mais chevauchant toute la journée, avec ses petites douleurs un peu partout et une odeur qui fleure bon le canasson en sueur (ça fouette !).

Heureusement, si l’auteur est doué pour décrire des ambiances au plus précis, nous donnant l’impression que nous y sommes, il est incapable encore de produire un roman en odorama. Mais je vous jure qu’il ne manque que le bruit et les odeurs pour y être.

Son western se double d’une enquête policière car 22 ans avant les crimes de Whitechapel, un assassin se prend déjà pour Jack The Ripper avant l’heure, mais au lieu d’éventrer des pauvres prostituées, il éventre des hommes. On peut dire d’eux qu’ils ont sorti leurs tripes.

Fort bien documenté, l’auteur nous balade dans cet Ouest sauvage et sans justice, ou alors, celle des plus forts ou de ceux qui tirent plus vite que les autres, qui magouillent mieux, qui tirent en traître.

Non, son Ouest n’a rien à voir avec La Petite Maison Dans La Prairie et si d’aventure une enfant chutant en courant, ce serait parce qu’elle serait poursuivie ou abattue d’une balle dans le dos. No stress, ça n’arrivera pas.

C’est un western sans concession que Mention nous sert, un western qui nous démontre que la société d’aujourd’hui et celle d’avant, ne sont pas fort différents, (les colts et les canassons en moins) et que ce qui fait tourner notre Monde faisait déjà recette dans celui des collons Américains : haine des autres, repli sur soi, violences, magouilles, corruption, femmes méprisées,…

Ces gens qui, obnubilés par l’idée d’éradiquer la menace de l’éventreur, ne réalisent même pas compte que les moyens qu’ils mettent en œuvre pour y parvenir les rendent encore plus mauvais que ledit éventreur.

Que la sauvagerie n’est pas que chez les Indiens (qu’ils considèrent comme non civilisés), mais qu’elle était présente aussi chez les colons et qu’elle n’attendait que l’étincelle pour exploser et sortir, faisant plus de dégâts que les quelques connards éventrés.

Voilà un western noir que j’ai dévoré, bouffé jusqu’à la dernière miette, avec avidité et c’est le cœur lourd, très très lourd, que je l’ai refermé, me disant que la justice, une fois de plus, ne frappait pas les vrais coupables et que, une fois de plus, les gens regardaient par le petit bout de la lorgnette.

Je me suis sentie, à la fin, comme dans un roman mettant en scène les enquêtes du commissaire Kostas Charitos et seul ceux (celles) qui les ont lues comprendront.

Merci, Michaël (je me permets) pour ce putain de roman western, mâtiné de roman noir et pour ces réflexions sur notre société pourrie. Tu as mis le doigt là où ça faisait mal.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°219] et Le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur.

Thrillers polars 02

West legends – Tome 3 – Sitting Bull – Home of the braves : Olivier Peru et Luca Merli

Titre : West legends – Tome 3 – Sitting Bull – Home of the braves

Scénariste : Olivier Peru
Dessinateur : Luca Merli

Édition :

Résumé :
1870, États-Unis. Depuis la signature du traité de Laramie, aucun homme blanc ne doit fouler le territoire sacré des Black Hills. Pourtant une horde de tueurs viole la frontière interdite.

Ils remontent la piste d’un secret capable de détruire les dernières nations indiennes libres.

Mais le plus grand des chefs sioux est sur leurs traces. Sitting Bull et ses braves se mettent en chasse.

Critique :
Si j’avais trouvé que l’album consacré à Billy The Kid était en-dessous de celui de Wyatt Earp, celui sur Sitting Bull va être classé sur une marche tellement haute que tous les suivants n’arriveront jamais à sa cheville (ou alors, va falloir se sortir les tripes).

Ça c’est de l’album ! Un excellent scénario, du rythme, du suspense, un grand guerrier, des salopards, le tout mis en page par des dessins magnifaïks, mes chéris !

Bref, cette lecture fut un pied monumental, un orgasme littéraire en bande dessinées et oui, la bédé peut être autre chose que des p’tits Mickeys, comme le croit trop de gens ignares qui jugent trop vite, sans savoir.

Mais revenons à nos moutons, ou plutôt, à nos Indiens, qui sont tout, sauf des moutons. Les Black Hills sont les terres sacrées pour les Indiens, je ne vous dévoilerai rien en vous disant que dedans, il y avait de riches gisements d’or et que le métal jaune rend fou que les Hommes Blancs, mais pas les Indiens.

La nation de pierre que les Blancs construisent partout est vaste et pleine de merveilles de routes, de cités et de bâtiments magnifiques… Quelle pitié qu’elle soit emplie d’hommes comme ce Jeremiah Marcy. Comment leur monde peut-il enfanter des êtres capables de n’aimer qu’une seule chose au point que tout le reste perde toute valeur ? Est-ce l’argent qui rend les hommes fous ? Qui les pousse à envoyer leurs frères à la mort pour posséder toujours plus de cette chose immatérielle qu’ils appellent la richesse ?

Un groupe d’hommes s’est introduit dans les terres sacrées des Black Hills, poursuivant un autre groupe qui s’est introduit aussi en schmet (roublard, profiteur – mot Marocain) sur le territoire sacré qu’un traité interdit pourtant de fouler, et tout ce petit monde est pisté par un mini commando de peaux-rouges.

Tout le monde est là en stoemelings (en cachette – mot Bruxellois) et notre bande de rastacwér (individus peu fiables – mot Wallon) va trouver une couille dans le pâté, ou plutôt, un truc pas net dans la viande séchée.

Cupidité, vols, envie, colonisation, massacres, mépris, appropriations par la violence, spoliations, déportations, mensonges, reniement de sa parole, coups de putes, bref, tout ce qui fut l’apanage de l’Homme Blanc lorsqu’il mit les pieds sur les terres des Amériques (et ailleurs aussi, ne nous leurrons pas) où les Amérindiens vivaient depuis des siècles.

Oui, tout ça est résumé dans un seul album, en quelques pages pour commencer, juste de quoi bien remettre les faits dans leur contexte et donner au lecteur un portrait de ce que certains furent, à une époque donnée : des salopards d’assassins, des voleurs de Terres, des menteurs. Et comme le chantaient si bien les Poppies ♫ Non, non, rien n’a changé, tout, tout à continué ♪

Cet album est magnifique, je l’ai déjà dit et je m’en fous, je me répète pour que ça rentre bien dans vos petites têtes et je vous conseillerais même de le lire « po n’nin mori bièsse » (pour ne pas mourir idiot, comme on dit en Wallon) ou tout simplement, pour passer un excellent moment en compagnie de Sitting Bull et d’un Blanc pas tout à fait comme les autres.

Un album engagé, un album au rythme trépidant, mais sans jamais aller plus vite que la musique, des personnages forts, sympathiques, attachants (Sitting Bull et le Grayback), des méchants ayant de l’envergure, de la puissance, un ennemi implacable, des conditions météos merdiques et un scénario bien pesé, bien détaillé, qui frappe là où il faut.

Putain, j’en veux encore des comme ça, moi !!!

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°139]. et Le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur.

Les Aventures de Lucky Luke (d’après Morris) – Tome 8 – Un cow-boy à Paris : Jul et Achdé

Titre : Les Aventures de Lucky Luke (d’après Morris) – Tome 8 – Un cow-boy à Paris

Scénariste : Jul
Dessinateur : Achdé

Édition : Lucky Comics (02/11/2018)

Résumé :
Le sculpteur français Auguste Bartholdi fait une tournée spectaculaire aux États-Unis pour lever des fonds qui lui permettront d’achever la future Statue de la liberté.

Mais plusieurs incidents visent la statue et même directement Bartholdi. Lucky Luke est missionné pour escorter le Français, et ce, jusqu’à Paris.

C’est un choc culturel pour le cow-boy qui, non content de traverser l’Atlantique pour la première fois, découvre la splendeur de la ville lumière, et le mode de vie de ses autochtones, les parisiens.

Critique :
Et bien voilà, ce n’était pas si compliqué que ça que d’arriver à faire un Lucky Luke post Morris qui tienne la route et qui ait des petits airs de ce que nous avions avant.

Hélas, pas de petits jeux de mots savoureux comme Goscinny savait en faire (même si Morris ne le laissait pas faire, ayant les jeux de mots en horreur et n’en voulant pas dans ses Lucky Luke)…

Malgré tout, on a un comique de situation, des petits travers soulignés, comme avec certains parisiens n’aimant pas les touristes, des personnages connus qui traversent les nouveaux pavés devant la Sorbonne et des petits traits d’humour en droite ligne de notre époque à nous (grève des cheminots, fouilles à l’entrée des prisons,…).

Le voyage de Lucky Luke à Paris ne dure pas tout l’album, avant qu’il ne mette les pieds (et les sabots) dans la ville lumière, il parcourra le far-west avec le sculpteur Bartholdi et la main de la statue de la liberté afin de récupérer des sous pour sa construction.

On reste dans la tradition des Lucky Luke avec les saloons et les types louches, le goudron et les plumes, les danseuses légères, les tirs plus vite que son ombre… Bref, du classique de chez classique, mais ça marche toujours parce que c’est ce qui lui sied le mieux.

Juste une petit interrogation : lorsque Bartholdi et Lucky Luke arrivent à Titusville, célèbre ville de l’album « À l’ombre des derricks » (qui se déroule chronologiquement avant la construction de la statue de la liberté), notre cow-boy explique au sculpteur qu’il s’agit d’une ville qui vit du pétrole mais ne fait aucune allusions au fait qu’il a bien connu la ville !

Pour les puristes, nous sommes loin d’un album Morris/Goscinny au faîte de leur art, mais ne boudons pas notre plaisir lorsque l’album est correct, amusant, drôle, bourré de références en tout genre, de comique de situation et de tout ce qui fait que Lucky Luke est savoureux à lire.

Des comme ça, moi, j’en redemande !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°1XX] et Le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur.

Le sang ne suffit pas : Alex Taylor

Titre : Le sang ne suffit pas

Auteur : Alex Taylor
Édition : Gallmeister Americana (28/05/2020)
Édition Originale : Blood speeds the traveler
Traduction : Anatole Pons-Reumaux

Résumé :
1748. Dans les montagnes enneigées de l’Ouest de la Virginie, un voyageur affamé arrive près d’une cabane isolée. Reathel erre depuis des mois, flanqué d’un dogue féroce.

Mais l’entrée lui est refusée par un colon hostile qu’il n’hésite pas à tuer. Il découvre alors à l’intérieur une jeune femme, Della, sur le point d’accoucher. L’enfant naît dans cette solitude glaciale.

Pourtant, le froid, la faim et l’ourse qui rôde dans les parages ne sont pas les seuls dangers pour la mère et le nouveau-né.

Car ce dernier a été promis à la tribu Shawnee : c’est le prix à payer pour que Blacktooth, leur chef, laisse les Blancs du village environnant en paix.

Alors que les Shawnees se font de plus en plus impatients, le village envoie deux frères à la poursuite de Della, désormais prête à tout pour sauver son bébé.

Critique :
Mais pourquoi est-ce que je lis des romans qui se déroulent dans le froid quand dehors il fait gris, sombre et humide au lieu de les garder pour un jour de canicule ?

Sans doute parce que le sensations ne seront pas les mêmes et que le roman perdra une partie de sa force évocatrice.

Il y a des romans qui commencent leur récit pépère, de manière pantouflarde, sorte de vieux diesel essoufflé qui nous laisse le temps de prendre la température du roman et de prendre nos aises… Avec le dernier de Alex Taylor, on saute directement à poil dans la neige !

Enfin, c’est la sensation que j’ai eue car l’auteur ne chipote pas et te dépose directement au cœur du problème et donc, des emmerdes.

Des emmerdes de l’ordre de celles qui volent en escadrille très très « groupir » ! Tu pensais être tiré d’affaire des emmerdes que d’autres arrivent par paquet de 10 avec les poches d’hémoglobine pour bien saloper la neige blanche qui n’est pas immaculée (par surprise).

Ceci n’est pas un roman feel good, pour ceux ou celles qui en douteraient encore malgré le résumé. Nous sommes en 1748, dans les Cumberland Mountains, en Virginie, à l’Ouest, et la vie des premiers colons n’est pas de tout repos.

On crève de faim, de froid, de maladie, dans un accouchement et la proximité des Shawnee rajoute une couche au stress ambiant puisque, tous les ans, il faut leur donner un nouveau-né… Si vous ne le faites pas, ils n’iront pas se plaindre au syndicat du coin mais vous extermineront purement et simplement. Bref, de quoi se faire des ulcères à l’estomac dès le réveil.

Ce roman noir est violent, extrêmement violent et certaines scènes m’ont soulevées le coeur (vu ce que certains mangent, évitez de grignoter durant votre lecture), révulsées mais sans que jamais cela ne soit surjoué ou surfait. On était dans le réalisme le plus total, même si c’est glauque. Rappelons que nous sommes en 1748, dans le trou du cul du trou du cul de l’anus de la Virginie !

L’auteur joue avec les émotions des lecteurs, leur oppose le froid glacial avec des entrailles fumantes, la mort avec la vie et niveau descriptions, il fait fort car j’avais envie de me tapir sous un plaid bien chaud (ce que j’ai fait ensuite, il n’y avait pas de raison de s’en priver).

Ce qu’il aura manqué au récit, ce n’est pas de l’action, ce n’est pas non plus de la tension, mais c’était de l’empathie avec certains personnages : je ne me suis attachée à personne de particulier, ce qui m’a fait passer un peu à côté du roman (une fois de plus, oui, la malédiction recommence). Un chouia, guère plus.

Malgré ce manque d’empathie avec les personnages, j’ai aimé le voyage éprouvant que ce roman m’a fait vivre, j’ai aimé les différents points de vue, d’observer les vies difficiles des colons, la folie du chef Shawnee, Black Tooth, et le final grandiose que l’auteur nous offre.

Amateurs de Bisounours ou de café au lait bourré de sucre, passez votre chemin car ce roman est à réserver pour les amateurs de café noir ultra serré.

Le récit est sombre, violent, les dialogues percutants comme des carabines et certaines choses vous mettrons le cœur au bord des lèvres. Heureusement que je ne mange pas quand je lis des romans noirs.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°112] et Le Challenge Animaux du monde 2020 chez Sharon [Lecture N°33].

Le cercle brisé – Meurtres en pays Navajo : Rodney Barker

Titre : Le cercle brisé – Meurtres en pays Navajo

Auteur : Rodney Barker
Édition : du Rocher Nuage rouge (1995)
Édition Originale : The Broken Circle – A True story of Murder and Magic in Indian Country (1992)
Traduction : Marie-France Girod

Résumé :
Meurtres et magie en pays Navajo.

Dans les années 1980, un journaliste, l’auteur, enquête, revient sur une affaire dans laquelle il était  »tombé » en 1974 à Farmington, Nouveau-Mexique près de la réserve du Dineh (Navajo).

Des Navajos sont donc trouvés assassinés, nus ayant subi des sévices et tortures de toutes sortes. Les auteurs de ces atrocités sont trois jeunes gens blancs de la High School de Farmington.

L’affaire fait grand bruit. Le verdict est clément pour les meurtriers. Par la Voie navajo, le Dineh demandera réparation, rétablissement de l’équilibre rompu.

Une plongée dans les âmes ou la mystique navajo, un portrait de l’américain contemporain.

Critique :
« De sang-froid » de Truman Capote reprenait un faits divers et en faisait un roman en reconstruisant les faits, avant, pendant, après, ainsi que les conséquences qu’avaient eu ces meurtres sauvages sur les habitants de la petite ville de Holcomb.

Cela s’appelle un true crime.

« Le cercle brisé » en est un aussi puisque l’auteur, Rodney Barker, revient sur une affaire dans laquelle il était « tombée » en 1974 à Farmington, Nouveau-Mexique près de la réserve du Dineh où des Navajos avaient été sauvagement assassinés et il enquête.

Les coupables avaient été trouvé, c’étaient trois jeunes gens blancs de la High School de Farmington et ils avaient été jugés et condamnés à des travaux d’intérêt général… Oui, pour des meurtres ! Moi aussi, comme les Navajos j’aurais la haine.

Puis, les coupables qui avaient repris leur petites vies tranquilles ont des bricoles qui leur tombe sur la tête… comme la mort, par exemple. Les Navajos auraient-ils jetés des sorts sur ces meurtriers non condamnés ??

La culture Navajo me passionne dans les enquêtes de Leaphorn et Chee, donc, ce roman ne pouvait que me plaire.

Big badaboum, comme le dit si bien Leeloo dans « Le cinquième élément » car je me suis ennuyée durant ma lecture, mes petits yeux se fermant régulièrement alors que je n’étais absolument pas en manque de sommeil.

Le récit est lent et je n’ai jamais réussi à me fixer dessus le temps nécessaire, ce qui fait que j’ai fait une avance rapide, comme sur une K7 audio et j’ai sauté des pages, et des pages, et des pages…

Moralité ? Je l’ai quand même comprise : le cercle ne doit pas être brisé, dans la culture Navajo et s’il est, il faut une réparation juste et équitable. Quand elle ne l’est pas, alors, ils demanderont réparation par leur voie à eux…

Dommage que je n’ai pas accroché. Mais c’est ainsi.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°98].

The Big Sky – Tome 1 – La Captive aux yeux clairs : Alfred Bertram Guthrie

Titre : The Big Sky – Tome 1 – La Captive aux yeux clairs

Auteur : Alfred Bertram Guthrie
Éditions : Actes Sud L’Ouest, le vrai (2014) / Babel (2016)
Édition Originale : The Big Sky (1947)
Traduction : Jean Esch

Résumé :
En 1832, Boone Caudill et ses amis trappeurs rejoignent une expédition vers le Haut-Missouri, vaste région sauvage où vivent les Indiens Blackfeet.

Teal Eye, une jeune Blackfoot, fait partie du voyage. Va-t-elle pouvoir servir de “cadeau” pour les Indiens qui défendent farouchement leur territoire ?

Critique :
La conquête de l’Ouest comme si nous y étions, mais au lieu d’aller de l’Est en Ouest en chariot et de faire le cercle lors des attaques, on va voguer sur le Missouri.

Nous sommes en 1830, toujours avec des fusils à silex, les six-coups qui peuplent nos films western ne sont pas encore inventés.

Le territoire est dangereux, peuplés d’Indiens, de bisons, de castors…

Les paysages sont décrits de façon majestueuse et mon seul regret sera de ne pas les voir en vrai, tant l’auteur les décrit avec force et passion. Mon imagination a fait le travail.

Chez Guthrie, tout est fait avec justesse, sans dichotomie aucune entre les pionniers qui seraient tous gentils et les Indiens tous méchants. Non, non, avec l’auteur, on ne mange pas de ce pain-là et tout est réaliste dans les portraits de chacun qu’il dresse avec finesse.

Je suis juste restée étonnée que les Indiens, dans le roman, ne se soient pas plus inquiétés que ça des massacres de bisons que l’on accomplissait déjà à cette époque. Pensaient-ils aussi que les bisons étaient inépuisables et que l’on pouvait en décimer des tonnes sans que cela ait un impact dans le futur ?

Anybref, dans ce roman dense, l’auteur fait parler sa plume comme d’autres font parler la poudre : ça claque. Les paysages sont grandioses, bien décrits, les trappeurs sont sauvages comme le gibier qu’ils chassent, tout le monde pue le chacal mouillé, les territoires Indiens ne sont pas encore envahis comme ils le seront ensuite…

Comme Boone, on s’en désole à l’avance, on a le coeur serré. C’est la fin d’une époque, le début d’une nouvelle ère et les colons sont tout fous à l’idée de prendre et d’exploiter à mort ces territoires sauvages sur lesquels les Indiens vivent et se déplacent.

Ça commence à sentir mauvais pour les prochaines années…

Un grand roman sur la conquête de l’Ouest où tout est authentique.

Le Mois Américain – Septembre 2020 chez Titine et sur Fesse Bouc.

Wanted – Tome 5 – Superstition Mountains : Thierry Girod et Simon Rocca

Titre : Wanted – Tome 5 – Superstition Mountains

Scénariste : Thierry Girod
Dessinateur : Simon Rocca

Édition : Soleil (2000)

Résumé :
Faut-il être impitoyable pour exercer le métier de  » chasseur de primes  » !

A cet exercice, l’homme solitaire, visage ravagé par une cicatrice en forme de W, que tout le monde connaît sous le sobriquet de Wanted, est sans nul doute le plus redoutable.
Critique :
Tout ça pour ça ? Aurais-je envie de dire après avoir fini cet album.

Qu’est-ce qui a foiré dans ce 5ème album qui possède de l’action, de l’aventure, du rythme et tout ce qui fait qu’un western est un western ?

Juste la sensation qu’on en a fait beaucoup pour pas grand-chose et que le coup de la carte au trésor tatouée sur le crâne d’un frère Bull n’était qu’un prétexte nous refourguer une aventure en deux albums.

Mon copinaute de Babelio, Alfaric, m’a donné le nom : un MacGuffin.

Pourquoi aller enterrer un trésor volé aussi loin de sa ville ?? En territoire Indien, qui plus est ? Au fin fond du trou du cul du trou du cul du trou de cul. Bref, tellement enterré loin qu’il n’est pas temps d’en avoir besoin sur le champ…

Évidemment, dans un album western, un trésor enterré loin des villes et dans un territoire hostile, ça donne matière à scénariser deux albums bourrés d’action, de suspense, de mystère, de retournements de situation, de combats, d’entourloupes en tout genre. Du pain béni pour tout le monde.

Alors oui, j’ai eu du plaisir avec cet album qui est sans temps mort et où notre joyeuse troupe va devoir se faufiler entre les éclaireurs Navajos, les guerriers Apaches et les soldats de Kit Carson, sans oublier qu’on peut croiser d’autres emmerdements sur la route.

Gros dilemme donc pour la cotation… Le scénario est bourré de rebondissements, d’action, le lecteur ne s’embête pas, mais j’ai l’horrible sensation que les auteurs n’avaient pas grand-chose sous la dent et qu’ils ont péchés par facilité en nous pondant le coup de la carte au trésor dont ce dernier est enterré au diable-vauvert.

Maintenant, ceci n’est que mon avis, c’est-à-dire pas grand-chose. D’autres y ont trouvé leur compte, j’y avais trouvé le mien il y a 20 ans et maintenant, même si j’ai passé un bon moment western, j’ai l’impression de m’être fait un peu entuber au niveau du scénario de base.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°91] et le Mois Américain – Septembre 2020 chez Titine et sur Fesse Bouc.

Wanted – Tome 4 – L’or sous le scalp : Thierry Girod et Simon Rocca

Titre : Wanted – Tome 4 – L’or sous le scalp

Scénariste : Simon Rocca
Dessinateur : Thierry Girod

Édition : Soleil Productions (1999/2001)

Résumé :
Des plus moches métiers de l’ouest américain, « bounty-hunter » (chasseur de primes) est sans doute le pire. Faut-il être impitoyable pour l’exercer…

À cet exercice, l’homme solitaire au visage ravagé par une cicatrice en forme de “W”, que tous connaissent sous le sobriquet de Wanted, est sans nul doute le plus redoutable.

Pourtant, son coeur de pierre ne s’émeut-il pas en sauvant la vie du jeune métis Yaqui-Jed que d’odieux chasseurs de scalps “les frères Bull” ont laissé pour mort après avoir massacré et scalpé tous les siens ?

À travers l’ouest en proie à la guerre de sécession, au massacre des indiens Navajos par les milices de Kit Carson, à la guerre Apache… il va aider Jed à se venger et à retrouver le trésor accumulé par les pillages des Bull…

Puis l’amour, l’amour pour Rosita, la prostituée enlevée, le mènera à sa recherche dans un Mexique en pleine révolution, occupé par le corps expéditionnaire français, soutien de l’empereur autrichien imposé.
Critique :
Maintenant que Wanted et Yaqui Jed ont réglé leur compte aux frères Bull, les deux hommes se séparent, le métis partant avec une Indienne et notre chasseur de primes s’en retournant dans les bras de la belle Rosita.

Chaque fois que Wanted s’envoie en l’air avec la belle prostituée, bardaf, il y a des gars qui rentrent dans sa piaule, le revolver au poing alors que Wanted a son six-coups bien dressé (non, on ne voit rien).

Les guerres indiennes ont repris de plus belles et il est enrôlé de force dans la bande de Kit Carson afin de chasser, tuer, éradiquer, envoyer dans une réserve tout ce que la région comporte comme Indiens, qu’ils soient Utes, Navajos, Apaches…

Wanted étant à la recherche du trésor des frères Bull (plan tatoué sur le crâne de l’un d’eux), il va chercher à tout prix à se défaire de la bande d’assassins d’Indiens avec qui il doit faire la route.

On a une fois de plus un scénario conventionnel avec un trésor caché et un territoire donné à traverser afin de le retrouver.

Bien entendu, le territoire est peuplé d’irréductibles Indiens (pas des Gaulois, non) qui n’ont pas l’intention de vous laisser faire tranquillou, des mercenaires de Kit Carson qui n’ont pas l’intention de vous foutre la paix non plus… Sinon, sans ces dangers, où serait l’action et le suspense ?

Les dessins évoluent un peu, mais de temps en temps, on retrouve Wanted avec un visage bizarre, mal dessiné. La qualité n’est pas égale dans toutes les planches.

À noter que le chasseur de primes/desperados Lee Charleston a des airs de Lee Van Cleef… 

La relecture n’est pas tendre avec la saga Wanted, moi non plus. Ça se laisse lire sans prise de tête, on a du suspense, de l’action, du rythme, mais rien de neuf sous le soleil.

Comment ça « ça vaut pour toutes les bédés westerns » ?? Ok, je ne dirai pas le contraire, on en a fait le tour en long, en large et en travers, mais il y a toujours moyen de surprendre les lecteurs, même avec du conventionnel.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°88] et le Mois Américain – Septembre 2020 chez Titine et sur Fesse Bouc.

Blueberry – Tome 21 – La dernière carte : Jean-Michel Charlier et Jean Giraud

Titre : Blueberry – Tome 21 – La dernière carte

Scénariste : Jean-Michel Charlier
Dessinateur : Jean Giraud

Éditions : Hachette (1983) / Dupuis (1992) / Dargaud (2003)

Résumé :
Blueberry, Red Neck et MacClure sont à Chihuahua parce que, selon Blueberry, c’est le seul endroit où il ait une chance de retrouver Vigo.

Ce dernier aurait en effet en sa possession un document concernant le vol du trésor de guerre sudiste. Ce qui innocenterait Blueberry.

Publié pour la première fois en 1983, c’est le premier album du cycle de La Réhabilitation de Blueberry (deux tomes).

Critique :
Cela fait quelques albums que Blueberry ne porte plus l’uniforme des Tuniques Bleues et qu’il court partout dans le but de prouver son innocence dans plusieurs sales affaires qui lui pendent au cul (Hors-la-loi).

Déjà qu’on l’accuse de tentative d’assassinat sur le président Grant, mais en plus, il y a toujours la vieille affaire du trésor de guerre des Confédérés qui a disparu alors qu’il devait le ramener.

Il est plus que temps qu’on le réhabilite, le Blueberry et qu’on lui offre une médaille !

Cet album est moins bon que les précédents, pour plusieurs choses : les couleurs sont horribles, criardes, pas agréable pour les yeux. Certains encrages sont trop légers, comme si on avait oublié de repasser un coup dessus et le scénario est mal équilibré.

Alors que ça traîne un peu en longueur au départ, le final est précipité. Entre les deux, c’est le remake de la grande évasion, sans moto et sans plan foireux de la 7ème compagnie. Bien que le coup des matelas n’était pas si mal trouvé… (mdr)

Le Mexique change de dirigeants comme de chemise et les coups d’état sont nombreux. Aujourd’hui, Vigo est gouverneur de l’État de Chichuahua, mais demain ? Ou dans une heure ? En tout cas, le hasard fait toujours bien les choses et c’est tant mieux pour que nous puissions continuer de lire les aventures de Blueberry.

Je déplorerai aussi que le bandit de l’album, El Tigre, soit aussi fin que le papier d’une cigarette, l’auteur n’ayant pas pris la peine de lui donner de l’épaisseur. Mais comme je le disais, on démarre lentement, comme un vieux diesel et ensuite on fonce pour boucler l’album qui est un 46 planches.

Pour une fois, voilà un album qui n’arrive pas à la cheville des autres, aussi bien au niveau des dessins, que du scénario et que des couleurs. Carton plein dans la demi-teinte, comme si les auteurs avaient eu d’autres occupations et que Blueberry en avait pâti.

Malgré tout, ça reste un album que j’ai pris plaisir à relire, mais il manque de professionnalisme et c’est bien dommage.

Il ne me reste plus qu’un seul tome à relire du cycle de la Réhabilitation de Blueberry et je pourrai dormir sur mes deux oreilles quand mon lieutenant préféré aura réussi à blanchir sa réputation, à défaut de domestiquer sa chevelure ou son caractère de cochon.

Oui, c’est ma 36.000ème relecture mais malgré tout, je vibre toujours pour lui et je m’inquiète aussi… C’est ce qui prouve le talent du scénariste Jean-Michel Charlier car les relectures n’entament jamais le suspense et mes angoisses.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°82] et le Mois Américain – Septembre 2020 chez Titine et sur Fesse Bouc.