Le Livre rouge de Jack l’éventreur : Stephane Bourgoin [Nouvelle Édition Actualisée]


Titre : Le Livre rouge de Jack l’éventreur [Nouvelle Édition Actualisée]

Auteur : Stephane Bourgoin
Édition : Points Crime (2014) – Grasset (1998 – pour l’ancienne version)

Résumé :
En 1888, cinq femmes sont massacrées par un serial killer surnommé « Jack l’Éventreur ». Ces prostituées du misérable quartier de Whitechapel, à Londres, sont mutilées, certains de leurs organes prélevés…

Ces semaines de terreur sont à l’origine d’un mythe qui dure depuis plus de 125 ans. Le tueur est-il un chirurgien de la reine ? Un boucher ? Un franc-maçon ?

Grâce à l’étude des archives secrètes de Scotland Yard et aux analyses des profilers du FBI, à la lumière des derniers développements de la police technique et scientifique et des ultimes suspects « confondus » par l’ADN, Stéphane Bourgoin dresse le portrait de l’assassin.

Critique :
Ceux qui ont de la mémoire se diront « Mais, la Belette Cannibal nous en a déjà parlé durant un Mois Anglais, de ce livre consacré au Ripper ! » et ils auront raison (juin 2014).

Non, non, non, rassurez-vous, je ne suis pas en train de vous ressortir une vielle chronique afin de voir qui suit !

Ce que je viens de lire, c’est la version augmentée et actualisée, comprenant les dernières théories farfelues de Russel Edwards de 2014 avec l’analyse ADN d’un châle qui aurait appartenu à Catherine Eddowes.

Bien entendu, selon môssieur Edwards, il a résolu l’affaire et nous a donné le nom du VÉRITABLE coupable. Et mon cul, c’est du nougat ?

Vous allez me dire « Attends, ma Belette, c’est juste ce petit truc en plus qu’il y a dans la nouvelle édition actualisée parue chez Points en 2014 ? » (vous faites des longues questions, vous).

Écoutez, j’ai relu, mais je n’avais ni le temps ni l’envie de vérifier, dans les 17 chapitres qui constituent le prologue, si des mots ou des virgules avaient changé !

Ma relecture ne m’a pas permis de « voir » si des choses avaient changé ou si des paragraphes avaient été réécrits. La seule chose dont je peux jurer, c’est que le chapitre 12 consacré aux tests ADN a été ajouté dans la version augmentée parue chez Points…

Pour le reste, les nouvelles incluses en fin d’ouvrage sont les mêmes que dans l’édition de 1998 parue chez Grasset; la bibliographie et la filmographie sont, bien entendu, augmentées, puisque 20 ans séparent ces deux ouvrages.

Ayant déjà lu les nouvelles il y a deux ans, je me suis plus consacrée à relire le prologue consacré aux crimes de 1888.

À celui ou celle qui voudrait en savoir plus sur Jack The Ripper, je conseillerai fortement de lire cet ouvrage de monsieur Bourgoin car il vous donne les faits, rien que les faits, qu’ils soient avérés ou pas, en vous expliquant bien ceux qui ne sont pas crédibles, sujet à caution (ces derniers sont nombreux) ou digne d’extrapolation.

C’est clair, c’est net et c’est précis ! Pas de doute à avoir.

Si vous désirez connaître l’identité de l’éventreur, passez votre chemin, vous ne la trouverez pas dans ces pages, mais vous aurez tous les indices connus sur l’affaire et vous n’aurez plus qu’à investiguer vous-même (bonne chance !).

Avec un peu de bol, d’ici quelques années, vous ferez une annonce télé comme quoi vous savez QUI était Jack The Ripper. Moi, de mon côté, je vous écouterai en bouffant du pop corn et en ricanant telle une hyène qui a tout vu et tout entendu dans sa vie.

Anybref, cet ouvrage ne se veut pas être une extrapolation sur l’identité du tueur de Whitechapel, puisque, malgré toute la débauche de faits, de témoignages, d’indices et tutti quanti, on ne peut pas en tirer une théorie.

Et l’auteur se gardera bien de vous fournir une piste. Il vous expliquera juste pourquoi telle ou telle théorie sont fumeuses, surtout celle du complot royal sortie du chapeau malade de Joseph Sickert et racontée par Stephen Knight.

Alors, quelle édition choisir, docteur Jack The Reader ?

De mon côté, j’apprécie la Grasset car elle est en grande édition, imprimée sur papier épais qui résiste à mes surlignages au crayon ou au fluo jaune.

L’éditions de chez Points est en format poche, donc plus facile, elle est à jour, mais faudra se garder de passer du fluo jaune sur ses lignes !

Challenge« Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et Le Mois Anglais (Juin 2017 – Saison 6) chez Lou et Cryssilda.

Le retour de Jack l’Eventreur : J.B Livingstone

Titre : Le retour de Jack l’Eventreur

Auteur : J.B Livingstone (pseudo de Christian Jacq)
Édition : Les Éditions du Rocher (1989)

Résumé :
A la fin du siècle dernier, une affaire tristement célèbre, la plus mystérieuse de l’histoire criminelle, devait bouleverser l’Angleterre : plusieurs meurtres de femmes de petite vertu étaient commis dans un quartier sordide de Londres par celui que l’on appela sans jamais déceler son identité, Jack l’Éventreur.

Plus d’un demi-siècle plus tard, les mêmes faits atroces se reproduisent à Whitechapel.

La date des meurtres, les crimes eux-mêmes, les affreuses blessures, les mutilations… Tout porte la marque du héros maudit.

La surprise confine à la stupéfaction lorsque les huit suspects repérés par le super-intendant Marlow apparaissent comme les inquiétantes réincarnations de ceux de l’année 1888… Il y a de quoi devenir fou…

Jack l’Éventreur, par la grâce d’un élixir de jouvence, serait-il de retour ? Mais pourquoi avoir attendu si longtemps pour reprendre ses sinistres activités ? Un dément aurait-il ourdi cette œuvre noire ?

Mais mû par quel mobile ? Une fois de plus la perspicacité de Higgins est mise à rude épreuve.

Critique :
Mais quel est l’imbécile qui a établi ma liste de lecture pour le Mois Anglais de juin 2017 ? Ah mince, c’est moi…

Niveau nombres de lectures pouraves mensuelles, je ne sais pas si j’ai déjà réussi à faire pire…

Victor Pivert, déguisé en Rabbi Jacob, m’aurait dit : « Et bien, fallait pas jouer le mauvais chameau ! ».

Parce qu’ici, nous sommes face à la toute grande littérature… de gare ! Attention, pas d’une grande gare, une toute petite gare paumée dans le trou du cul du monde.

Si les écrits de monsieur Christian Jacq (J.B Livingstone c’est lui) m’ont emporté à un moment de ma vie de lectrice, il n’en serait plus rien maintenant et la preuve m’est apportée sur un plateau d’argent.

Je vais sortir mon scalpel pour l’autopsie sauvage de ce truc littéraire.

Déjà une grosse erreur dans le résumé où l’on nous dit que nous sommes « plus d’un demi-siècle plus tard » : un gros demi-siècle plus tard, oui ! Parce que 1888 + 50 nous donnerait l’année 1938, hors, on nous parle de police scientifique et d’ordinateurs !

Nous nous trouvons clairement dans la moitié des années 80… Autrement dit, presque un siècle plus tard que les événements de 1888.

J’assassine qui maintenant ? Les dialogues et la narration à la limite du neuneu ? Où l’on se demande si c’est un grand auteur qui les a écrit où s’il a délégué la tâche à son p’tit n’veu ?

Il y avait de quoi devenir fou. Certains ne tarderaient pas à croire que Jack l’Éventreur n’était pas mort et qu’après de trop courtes années de répit il avait décidé de se lancer dans une nouvelle croisade meurtrière contre les dames de petite vertu de Whitechapel. Cela ne se pouvait pas…

Les personnages qui sont stéréotypés, clichés et poussifs au possible ?

Comme les chats, l’ex-inspecteur-chef voyait dans l’obscurité.

L’ex inspecteur-chef Higgins est bourré de qualités, sans défauts aucun, de plus, il parle aux suspects comme si c’était des gosses que l’on gronde !

— Pouvez-vous jurer que vous n’aviez pas l’intention d’assassiner cette femme ? demanda Higgins avec gravité.
— Oui, inspecteur. Mais j’ignore si ma parole possède une quelconque valeur à vos yeux.

Higgins se fit sévère.
— Je vous interdis bien de vous en servir ailleurs que dans votre boucherie. [En parlant d’un couteau sacrificiel].

Quand au super-intendant Marlow, je ne sais pas où Scotland Yard l’a pêché, mais bon sang, quel crétin fini !

Nous sommes dans les années 1980 et ce petit monsieur ne veut pas importuner les aristocrates parce que selon lui, les gens de la haute ne peuvent pas être le coupable des crimes atroces ! On lui dit que nous ne sommes plus à l’ère Victorienne ??

Higgins crut que le superintendant était sur le point de défaillir.
— Higgins… Si vous éprouvez un peu d’amitié pour moi, laissez le duc à l’écart ! Comment un homme de cette qualité pourrait-il avoir massacré des femmes de mauvaise vie ?
— Il rodait bien dans Whitechapel le 31 août et le 8 septembre, et il figure bien sur votre liste.

De plus, ce trouillard rêve depuis toujours d’intégrer la garde rapprochée de la reine Elizabeth II, la plus belle femme du royaume, selon lui.

Depuis son enfance, Marlow était amoureux de la plus belle femme du monde, la reine Élisabeth II. Il rêvait d’appartenir au corps d’élite qui formait sa protection rapprochée. Encore fallait-il présenter d’impeccables états de service.

Rien qu’à entendre certaines de ses réflexions et on comprendra qu’il est coincé de chez coincé et limité intellectuellement. Bref, pas crédible pour un sous, ce super-intendant.

— […] C’est dur, l’existence, loin de son pays… Alors, il me faut des compensations. Quand mon âme souffre trop, je viens à Whitechapel. Normal, non ?
Scott Marlow était révolté. Comment l’Angleterre morale et rigoriste de la reine Victoria, le modèle de la civilisation, pouvait-elle s’en aller ainsi à vau-l’eau ? Comment l’establishment pouvait-il accepter que des mœurs aussi dissolues dénaturassent ainsi un quartier de la capitale de l’Empire ? S’il n’avait tenu qu’à lui, il aurait immédiatement mis sous les verrous cet ivrogne dont les vêtements étaient imprégnés d’une détestable odeur d’alcool à bon marché.

Attendez, je suis tombée sur pire ! Quand notre Higgins, ancien inspecteur-chef à Scotland Yard (à la retraite), accepte d’enquêter sur le meurtre horrible, il va se faire aider par une jeune prostipute qui assistera – à la demande expresse d’Higgins – aux interrogatoires des suspects, réalisés dans une vieille boutique de Whitechapel, cachée derrière un rideau. Non mais j’hallucine, moi !

— Je vous propose d’être mon assistante, mademoiselle. Je dois procéder au premier interrogatoire d’un certain nombre de suspects. Consentiriez-vous à m’aider ?
La jolie blonde tapa dans ses mains et sautilla sur place.
— Aider le Yard ? C’est formidable ! J’en ai toujours rêvé !

— Soyez remerciée pour votre parfaite collaboration, mademoiselle. Sans doute serons-nous appelés à nous revoir.
La jolie blonde offrit à Higgins son plus délicieux sourire.
— Avec plaisir, inspecteur.

Autre GROSSE incohérence : je veux bien admettre qu’il serait possible qu’un Copy Cat nous refasse les crimes de 1888… Mais quelle est la probabilité pour que Scotland Yard se retrouve face à une liste de suspects ressemblant à celle de 1888 ou que l’on retrouvait dans les fantasmes complotistes de certains ?

Non mais allo quoi ? On aurait plus de chance de se faire mordre par une chauve-souris enragée alors qu’on habite au 30ème étage, sans ascenseur, avec porte blindée, que de réunir tout ce petit monde : un boucher juif, un chirurgien, un noble attaché à la famille royale, un avocat (qui se nomme Montague aussi), un russe, une sage-femme et un peintre !!

Je vous passerai le final, bête à manger du foin, avec un coupable aux motifs simplistes, pas réalistes pour deux sous et totalement injustifiés.

Anybref ! Une lecture morne, sans joie, un roman sans profondeur, sans rien d’intéressant, avec des personnages fades, clichés, des enquêteurs dont un est un grand dadais qui voit le coupable chez tout le monde, sauf chez les nobles et qui arrêterait n’importe qui sans preuves.

Je m’y suis emmerdée, mais emmerdée, dans cette histoire !

Sans le Mois Anglais 2017, ce bouquin aurait terminé sa vie par la fenêtre ou sous un meuble bancal, arrêté dès la page 10 (ou même avant).

— Il n’existe que trois solutions, sir. La première relève de l’irrationnel le plus absurde : Jack l’Éventreur utiliserait un élixir de jouvence qui lui permettrait de continuer à frapper. Mais, en ce cas, pourquoi aurait-il attendu si longtemps avant de reprendre ses sinistres activités ? La seconde est exigée par la raison la plus obtuse : nous serions en présence de simples coïncidences. Vouer un tel culte au hasard, après tant d’indices troublants, me paraîtrait plutôt léger. Aussi suis-je partisan de la troisième solution : le retour de Jack l’Éventreur.

Heureusement qu’il ne m’avait rien coûté… Allez, au suivant !

 

Challenge« Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et Le Mois Anglais (Juin 2017 – Saison 6) chez Lou et Cryssilda.

Jack l’Éventreur : Robert Desnos

Titre : Jack l’Éventreur

Auteur : Robert Desnos
Édition : L’Herne (25/05/2009)

Résumé :
« La figure de Jack l’Éventreur est absolument légendaire. Nul ne l’a jamais vu, ou plutôt les personnes qui l’ont vu n’ont jamais pu le décrire car on a retrouvé que leurs corps, horriblement mutilés.

Ceux et celles qui ont rêvé de lui, car le merveilleux se mêle à ces tragiques exploits, assurent que Jack l’Éventreur se présentait à eux sous l’aspect d’un homme extrêmement élégant, avec un ténébreux et beau visage, des mains extrêmement fines et des poignets dont la minceur n’excluait pas la robustesse. »

Critique :
Nom de dieu, mais qu’est-ce que c’est que ces élucubrations ? Elles ne sont même pas dignes de celle d’Antoine !

On pourra plaider le fait que ces lignes ont été écrites en 1928, pour le journal Paris Matinalet donc, fallait sans doute en rajouter pour les lecteurs.

Si vous voulez en savoir plus sur les meurtres de Whitechapel qui eurent lieu en 1888, ne lisez pas ce petit livre qui ne vaut absolument pas le prix demandé car 8,50€ pour 44 pages de porte nawak, ça fait mal.

Déjà, l’auteur assimile les crimes de Jack à ceux du Tueur au Torse (The Torso Killer) qui eurent lieu plus ou moins au même moment, mais le Tueur au Torse, lui, il démembrait ses victimes !

Dans ce petit machin, les victimes ne sont même pas nommées, l’endroit où eurent lieu les crimes ne sont pas cités, et puisque l’auteur prend toutes les victimes de tout le monde, on se retrouve avec une numérotation loufoque et 11 crimes à son actif, là où, canoniquement parlant, on ne lui en attribue que 5.

Le récit est fort romancé, on donne des pensées aux futures victimes qu’elles n’ont peut-être jamais eu et une allure de gentleman au tueur. Le style bien habillé, élégant, ténébreux, beau visage, mains extrêmement fines et des poignets dont la minceur n’excluait pas la robustesse.

D’accord… C’est vachement romancé. On lui attribue une bague en or et un regard avec des lueurs étranges qui inspiraient de la tendresse et du désir. Revenez les gars, j’ai pas fini !!

Mais le pire était à venir avec les approximations et les erreurs !!

  • Il nous parle de la nuit du 31 août qui était chaude, alors que j’ai lu qu’elle était froide,
  • Il est dit que les Londoniens appelaient déjà l’insaisissable meurtrier « Jack The Ripper » lors du crime du 8 septembre… Impossible, le nom Jack The Ripper apparait pour la 1ère fois dans la lettre « Dear Boss » qui était arrivée le 27 septembre !
  • Elizabeth Stride tailladée ?? Heu, les rapports disent tous qu’elle n’avait pas été éventrée ni tailladée et tout le monde a toujours pensé que le tueur avait été dérangé et n’avait pas su lui sortir tripes et boyaux comme aux autre.
  • Et je n’ai jamais lu qu’Elizabeth Stride, dite Long Liz, allait s’acheter des cachous la nuit du meurtre…
  • Allez hop, on balance à l’actif de Jack un tronc décomposé d’une femme assassinée…
  • Jessie ?? C’est qui celle-là ? Un crime sanglant en date du 9 novembre 1888 ? Je n’en vois qu’une seule, c’est Mary Jane Kelly ! L’auteur la nomme Jessie ? Ok, je vois, il nous la rebaptisée alors. Pas de noms pour les précédentes victimes, mais Mary Jane devient Jessie. Si nous n’étions pas en 1928, j’aurais pensé à une influence du King.

Quand aux dernières pages, avec l’auteur qui rencontre une personne qui connait l’identité du tueur et le pourquoi du comment il a fait ça, j’en suis encore baba devant tant de… restons courtoise… d’imagination plus que fertile !

Le grand n’importe quoi là aussi, mais bon ceci est une théorie comme une autre, et elle aurait pu passer si je n’avais pas lu tant de bêtises et d’erreurs avant.

Un roman dont les passionnés de Jack peuvent sans crainte le rayer de leur liste, un roman très fin qui coûte fort cher à la page et au mot (sans doute était-ce Penelope qui a rédigé ce petit machin) et qui n’apporte rien, si ce n’est des notes au crayon dans les marges pour « corriger » les erreurs.

Un roman bourré de fautes, un récit super romancé des crimes de Whtechapel, bref, un roman qui va me servir à caler un meuble pas trop bancal, vu qu’il n’est guère épais…

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017),  « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), Challenge British Mysteries chez My Lou Book, le Challenge « Polar Historique » de Sharon et le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park. 

[FILMS] Le retour de Jack l’Éventreur : E.W. Swackhamer

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Titre original : Bridge Across Time
Genre : Thriller, Fantastique
Réalisateur : E.W. Swackhamer
Scénario : William F. Nolan
Casting : David Hasselhoff , Stepfanie Kramer , Randolph Mantooth , Adrienne Barbeau , Lindsay Bloom , Ken Swofford , Clu Gulager
Musique : Lalo Schifrin
Pays : États-Unis

Synopsis :
1988. Angleterre, Londres, Pont de Londres.
Jack l’Éventreur meurt dans la rivière de Thames (La Tamise).

1985. Arizona, Lac Havasu.
La dernière pierre originale pour réassembler le pont de Londres vient d’être posée. Mais à partir de ce moment, d’étranges meurtres sont perpétrés.

Le policier Don Gregory mène l’enquête, et a plusieurs suspects. Mais une curieuse idée lui vient à l’esprit. Une idée qui peu à peu se transforme en certitude: Jack l’Éventreur est revenu à la vie!

Évidemment, personne ne le croit…

terrorCritique du film par Ida (et pas par moi) : « Le retour de Jack l’Éventreur »… Avec David Hasseloff et la brune qui faisait la partenaire de Rick Hunter! (enfin je crois)

Quand je cuisine pour dix le samedi soir (Toquéfada réunissait quelques amis pour réfléchir aux dernières techniques de « la question extraordinaire »), j’aime bien avoir une vidéo en fond sonore pour me sentir moins seule avec mes casseroles…

Et bien décidée à voir tout ce que Youtube nous propose sur Jack l’Éventreur je suis tombée sur un film prétendant tout nous dire sur son retour! Je n’ai pas été déçue.

C’est tellement mauvais que ça en est comique et formidablement réjouissant! Même le doublage est ridicule… chacune des répliques est prononcée avec un manque de conviction sidérant ou sur un ton décalé… Et il peut y avoir des blancs très longs entre deux répliques…

Le clou c’est la vieille sexagénaire qui tient un motel qui parle comme si elle était hôtesse du téléphone rose !!! Voire comme une roulure cherchant le client pour une passe.

Et on ne peut pas dire que le dialoguiste se soit plus foulé que le scénariste qui visiblement était sous acide…

Parce que ce scénario… C’est du grand art ! On a rarement atteint un tel niveau d’indigence… Le vrai Jack fuit ses poursuivants à Londres en 1888 et meurt en laissant son âme dans la pierre d’un pont où le sang d’une gourdasse viendra lui rendre forme humaine dans les années 1980 aux États-Unis !

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Ah ben oui ! Parce qu’entre temps, le pont a entièrement été démonté et offert à un bled paumé de fin fond de l’Amérique (on ne sait trop pourquoi d’ailleurs) !!!!

Et évidemment, Jack revenu à la vie  zigouille la gourgandine yankee et reprend ses coupables activités à qui mieux mieux !!! Affligeant, non ? Qui peut avoir des idées aussi débiles  et oser croire que le public va adhérer ?

Et quel producteur bourré peut accepter de mettre ne serait-ce qu’un bouton de culotte sur une bouse pareille ???

Et les acteurs? Se commettre dans une telle idiotie! Ils devaient avoir des arriérés d’impôts… Ou très faim… Ou on devait les faire chanter (une sex tape qui traîne ça peut faire faire n’importe quoi !!!)…

Accepter de tourner un navet pareil, c’est savoir qu’on va ruiner à jamais sa carrière!!! C’est un suicide artistique!!! Bon en même temps… L’art de David Hasseloff… Sans vouloir être inutilement méchante (ce qui n’est pas mon genre comme chacun sait)… Il reste assez discutable… Depuis K2000 on ne peut pas dire qu’il ait pété la baraque.

Or donc… Jack s’est remis à jouer du couteau. Ah oui… ce Jack là a une prédilection pour l’égorgement et non pour la strangulation avant de jouer au pseudo légiste… mais on ne va tout de même pas demander à un scénariste de navets made in US (destiné à couper les spots de pub) à se renseigner sur le vrai Jack avant de le remettre en circuit !!!

En plus il est poursuivi par un mystérieux maboul que Toquéfada adorerait… Mais aussi par un flic à problèmes (le bô David) que sa hiérarchie bornée et idiote (rhô… des flics avec un QI si bas… je croyais que ça n’existait que dans les fantasmes des anarchistes moi!) n’arrête pas de brimer (houuuu les vilains! Ils sont jaloux parce que David est un vrai bôgosse épicétou!) à tout bout de champ !

Et bien sur personne ne le croit quand il dit que le VRAI Jack est revenu! Ben ouais… On comprend pas pourquoi tellement c’est évident tout de même ! Ah pôvre David! Seul contre tous ! Il est cerné par les cons qui ne croient pas que le Jack disparu à Londres en 1888 est de retour aux states un siècle après… Heureusement que David est là pour sauver les fâmes!

Je passe sur la psychologie caricaturale des personnages, digne d’un téléfilm allemand… Sur le quart d’heure poê(pathé)tique d’une journaliste inspirée par le (mauvais) génie avant que Jack fasse heureusement le nécessaire pour nous éviter la parution d’un article navrant…

Sur la moureuse du bô David qui joue les psychothéraputes en solde (nan j’ai pas oublié un « e » quelque part) parce que le bô David est déprimé à cause d’une bavure qu’il a commise jadis et lui a fait perdre toute sa crédibilité de flic (pour sa crédibilité d’acteur là aussi après ça elle est irrémédiablement perdue)…

Et sur le fait que dès qu’un mâle et une femelle se rencontrent, c’est à peine s’ils ne se reniflent pas l’arrière train comme des chiens pour savoir quand ils vont conclure…

Et les voix du doublage… Surtout celles des femmes… Nooon… C’est juste pas possible! Elles parlent toutes comme des pétasses décérébrées! Je me demande quelle vision de la femme avait les responsables de cette tragédie !

Bref… J’ai beaucoup ri ! En poussant juste un petit peu plus le bouton on aurait pu tomber dans ma parodie lourdingue du genre « Y-a-t-il un flic pour zigouiller Jack l’Éventreur ? », et au moins on n’aurait pas eu à être navré de voir autant de monde se prendre autant au sérieux pour gâcher de la pellicule d’une façon aussi ridicule.

Mon mauvais esprit a pu s’éclater comme du pop-corn mais j’ai tout de même demandé à Toquéfada de dresser TROIS bûchers! Ma bienveillance a des limites tout de même!

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Van Helsing contre Jack l’Éventreur – Tome 2 – La Belle de Crécy : Lamontagne & Reinhold

Titre : Van Helsing contre Jack l’Éventreur – Tome 2 – La Belle de Crécy
Scénariste : Jacques Lamontagne                                                 big_4-5
Dessinateur : Bill Reinhold

Édition : Soleil (2015)

Résumé :
Le plus célèbre des chasseurs à la poursuite du plus sanguinaire des tueurs dans les sombres rues londoniennes du XIXe siècle ?

Jack l’Éventreur court toujours, aussi insaisissable que les brumes qui enveloppent les rues de Whitechapel.

Tandis que l’inspecteur Abberline subit les foudres de ses supérieurs, Van Helsing est sur les talons du tueur.

Mais est-il vraiment le chasseur ou ne serait-il pas plutôt le gibier ? Gibier bien fragile d’ailleurs, car son addiction à la morphine paralyse sa légendaire vivacité d’esprit.

Voyant un fait nouveau relancer l’enquête, Van Helsing redouble d’ardeur afin de démasquer l’assassin.

Mais les chemins vers la vérité risquent d’être aussi tortueux que l’esprit malade du célèbre rabatteur de vampires.

Critique : 
Trois ans que j’ai attendu la suite de ce dyptique ! L’attente fut longue mais le résultat fut à la hauteur de mes attentes.

Comparé à une autre bande dessinée que je viens de lire (Sherlock Society), les couleurs de cet album sont plus chaudes, le trait plus prononcé.

Nous sommes à mille lieues de la ligne claire d’un Hergé. Les personnages et les décors étant bien détaillés et à l’opposé des gros nez puisqu’ils sont réalistes.

Le premier album s’étant terminé sur des mystères non résolus, j’ai dû le relire afin de tout me remettre en mémoire avant de commencer le suivant. J’avoue avoir mieux aimé le style du second dessinateur par rapport à celui  du premier tome.

Jack l’Éventreur a encore frappé : on vient de retrouver des morceaux d’une femme sur les rives de la Tamise et un tronc dans ses eaux boueuses. Ils ne le savent pas encore, mais ceci n’est pas l’œuvre de Jack mais celle du Tueur au Torse qui sévit en même temps que le grand Jack.

Le suspense et le mystère sont bien dosés, les pistes sont nombreuses et l’assassinat de Mary Jane Kelly viendra clore cette épopée sanglante. Enfin, pas tout à fait… Chuut…

— En trente ans de pratique, je n’avais jamais vu une telle mutilation faite sur un corps. Le tueur lui a tranché les oreilles et le nez, puis dépecé le visage jusqu’au crâne. Ses seins ont été découpés, ses organes internes retirés et disposés sur la table de chevet et près du lit… Ses parties génitales mutilées. La mort a probablement été causée par cette entaille à la carotide droite.

Les personnages de fiction tel Van Helsing côtoient sans problèmes les personnages ayant existé tels l’inspecteur Abberline, le Dr Bond (on parle de lui mais on ne le verra pas), la Division H et l’acteur Mansfield qui jouait le rôle dans la pièce du Lycéun Théâtre « Dr Jekyll et Mr Hyde ».

Van Helsing est bien travaillé, il est toujours en proie à ses cauchemars récurrents, dû à son combat contre Dracula et ses sbires et la prise de morphine ne résoudra pas ses soucis, loin de là.

Bonsoir, maîtresse de la nuit. Ce soir nous avons rendez-vous… Diffuse dans mes veines ta douce caresse… et transporte-moi dans le monde d’Hypnos.

À noter le clin d’œil amusant de sa boite à morphine, cachée dans sa bibliothèque, derrière un ouvrage de Nietzsche (Also sprach Zarathustra) et d’Arthur Conan Doyle.

J’ai adoré le final qui ne se contente pas d’être réglé en deux cases mais s’étale sur plusieurs pages.

Le diable se cachait dans les détails…

Une vraie réussite que cette suite, tant au niveau des dessins, que du scénario, des décors, des ambiances, des tons chauds des couleurs, du suspense et du mystère entretenu pour nous dérouter.

BILAN - Minion femme ménage - dépoussière - OKChallenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016),  Challenge « Polar Historique » de Sharon, Challenge « Victorien » chez Camille, Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et « A year in England » chez Titine.

Van Helsing contre Jack l’Éventreur – Tome 1 – Tu as vu le Diable : Lamontagne & Radovic

Titre : Van Helsing contre Jack l’Éventreur, Tome 1 – Tu as vu le Diable

Scénariste : Jacques Lamontagne                                             big_4-5
Dessinateur : Radovic

Édition: Soleil (2012)

Résumé :
Deux ans se sont écoulés depuis le jour où Van Helsing enfonça un pieu de chêne dans le coeur de Dracula, mettant ainsi un terme à son règne infernal.

Cependant, l’homme n’en est pas sorti indemne. Maintenant installé à Londres, Van Helsing est depuis plongé dans une profonde dépression.

Désespéré de voir ainsi son ami prostré dans ses appartements, Abberline, inspecteur à Scotland Yard, lui propose de l’accompagner afin de mener enquête sur une série de meurtres perpétrés dans l’East End par un dément que la presse a surnommé “Jack l’Éventreur”.

Van Helsing finira par accepter. Débutera alors une nouvelle chasse contre le Mal…

Critique : (666ème article)
Puisque le Tome 2 était enfin sorti, je me suis replongée dans le premier tome afin de me remettre toute l’histoire en tête. 3 ans, quasi jour pour jour, ça fait long pour ma mémoire.

« Van Helsing contre Jack l’Éventreur » commence plutôt par Van Helsing contre Christopher Lee/Béla Lugosi… Pardon, contre Dracula, dans les Carpates, en Transylvanie. (juste le post qu’il fallait pour la 666ème !).

Et notre Abraham Van Helsing nous réussit un magnifique planté du bâton dans le cœur du vampire le plus célèbre, n’en déplaise aux fans de « Twoilette ».

— Le planter du bâton, monsieur Duss !

L’élimination du comte Dracula, en prologue, est là pour nous expliquer pourquoi c’est un Van Helsing perturbé, en proie à des cauchemars terribles et à une langueur dépressive que l’inspecteur Abberline trouve. Abraham croyait que l’air de Londres chasserait ses souvenirs, et bien, c’est raté.

— Je ne sais si cette blessure guérira jamais. Au contraire, elle semble se gangrener, s’étendre et m’envahir comme le plus insidieux des venins.
— Le temps soigne soigne les blessures… même les plus profondes. Soyez patient.
— Ce jour-là, dans les Carpates, j’ai regardé le Mal dans les yeux. Un regard si froid, si noir, dénué de sentiment humain… Un gouffre dans lequel mon âme s’est perdue.

J’ai trouvé l’inspecteur Abberline est moins bien dessiné que dans le tome suivant (on change de dessinateur). Alors que Van Helsing est réaliste et bien esquissé dans les moindres détails, Abberline fait « inachevé » ou bâclé dans sa conception.

Si l’inspecteur est allé rendre visite à Van Helsing, c’est pour lui parler des prostituées qui se font fait trancher la gorge et même plus, car affinités.

L’enquête piétine à la Division H et le commissaire Warren leur mène la vie dure. Devant le peu d’indices, Abberline aimerait qu’un esprit aussi brillant que celui d’Abraham vienne éclairer leur enquête.

Pour le moment, les mortes sont Martha Tabram (non canonique des crimes de Jack), le 7 août, Mary Ann Nichols, le 31 août et Annie Chapman, ce 9 septembre.

L’être tourmenté, ici, c’est Van Helsing, en proie à des cauchemars, dont certains ont l’air d’être prémonitoires.

Van Helsing consomme de la morphine comme moi du café, est plus déprimé qu’un gros actionnaire de la banque Fortis après sa chute en 2008, sans parler de son comportement pour le moins ambigu.

Privé de morphine, mes nuits sont ponctuées par d’horribles cauchemars et d’interminables moment de veille. Il est ironique de constater que le seul remède qui puisse soigner ces maux soit le poison qui les a générés.

Si l’enquête est presque holmésienne, à la différence que ce n’est pas Sherlock (par contre, j’ai aperçu un journaliste affublé du deerstalker), il n’y a pas de nouveauté en ce qui concerne la traque de notre serial-killer.

Tout l’intérêt de l’histoire résidant dans le comportement de Van Helsing et dans cette ambiguïté qu’il y a autour de son personnage et de ses rêves prémonitoires.

Au niveau du dessin, il est classique mais soigné, nous offrant des personnages bien caractérisés, sans oublier les décors de la ville de Londres (1888) qui sont très soignés.

Les bas-fonds sont travaillés et voir les mats du port, sur fond de ciel plombé, ajoute une ambiance sombre. Même les pensées des personnages nous donne un aperçu du temps lourd qu’il régnait ce jour du 9 septembre 1888, dans l’East End.

L’air est particulièrement étouffant, aujourd’hui. Avec toutes ces cheminées qui crachent leurs nuages de suie, pas étonnant qu’il soit si difficile d’y respirer.

Si vous voulez en apprendre un peu plus sur la vie qu’il régnait dans ces quartiers miséreux, la bédé vous fera un joli petit étalage des injustices dont était victime les gens de ce quartier. L’absence d’une morgue n’étant qu’une partie visible de l’iceberg. C’est bien connu, les morts ne votent pas et ne paient pas d’impôts.

— Depuis qu’on a démoli l’ancienne morgue afin de faire place à une route, les autorités n’ont pas jugé bon de construire de nouvelles installations. On a donc converti un local désaffecté à cette fin.
— Diable ! Si un quartier a pourtant besoin de tels équipements, c’est bien l’East End.
— Les morts ne votent pas et ne paient pas d’impôts, Abraham.

Grand réalisme aussi dans la description des cadavres, des faits, des témoins, des aberrations qui eurent lieu, telles laver les corps et les scènes de crime… Ayant lu des tas d’ouvrages sur Jack, ces passages me font l’effet d’une redite.

Tiens, en voyant la cour dans laquelle on a trouvé le corps d’Annie Chapman, j’ai repensé au film « From Hell » et l’image de la bédé était tip-top comme celle du film, le beau Johnny Deep en moins.

Pour un néophyte, il y a moyen d’en apprendre sans pour autant se taper la lecture de gros romans afin de briller lors d’un repas de famille au moment de la découpe du poulet ou de la dinde.

Le choix des couleurs nous donne une ambiance à la fois chaude et sordide.

Les dialogues aussi nous donnent une bonne indication sur ce que les gens pensaient de ceux qui vivaient dans l’East End, j’en veux pour preuve une phrase d’un policier de la City, le chef Smith (le 4ème meurtre, celui de Mittre Square, était dans le City).

— Abberline, que ce type d’homicide frappe le quartier de Whitechapel est une chose, mais que le meurtrier œuvre maintenant sur notre territoire est totalement inadmissible. Il est impératif que la Division H contienne la crasse et les histoires sordides de l’East End à l’intérieur de ses limites.
— Que ce soit dans l’East End ou dans la City, le sang qui coule entre les pavés à la même couleur, chef Smith.

Petite réclamation : j’ai trouvé que les habits d’Elizabeth Stride étaient un peu trop propres et correct pour une fille de l’East End.

Le fait de le relire a remis tout les petites détails du second tome en place et j’ai trouvé que la suite était cohérente, travaillée.

L’auteur a fait en sorte que le diable se cache dans chacun des détails tout comme il a fait preuve de minutie dans les faits canonique des meurtres de 1888 (pour Tabram, c’est un point de discussion entre ripperologues) tout en changeant quelques petits points (Van Helsing) pour, sans doute, arriver à une conclusion qui n’est pas inscrite dans la réalité.

Une belle découverte.

BILAN - Minion femme ménage - dépoussière - OKChallenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016),  Challenge « Polar Historique » de Sharon, Challenge « Victorien » chez Camille, Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et « A year in England » chez Titine.

« Jack The Ripper » de Jesús Franco (1976) [FILMS]

Jack l’Éventreur (Jack the Ripper) est un film germano-suisse réalisé par Jesús Franco sorti en 1976.

  • Titre : Jack l’Éventreur
  • Année : 1976
  • Réalisateur : Jesús Franco
  • Genre : Horreur
  • Musique : Walter Baumgartner
  • Scénario : Jesus Franco et Jean-Claude Carrière
  • Durée : 92 min

1. Synopsis :

Le Dr. Dennis Orloff est un médecin respecté de tous, à la générosité qui semble être sans limite.

Pourtant, derrière ce parfait exemple de la société civilisée, se cache un redoutable tueur en série, connu sous le nom de Jack l’Éventreur, qui tue et démembre brutalement des filles de joie, afin de… [No spoiler].

2. Distribution :

  • Klaus Kinski : Dr Dennis Orloff / Jack l’Éventreur
  • Josephine Chaplin : Cynthia
  • Andre Mannkopff : Inspektor Selby
  • Herbert Fux : Charlie, the Fisherman
  • Lina Romay : Marika Stevenson
  • Nikola Weisse : Frieda
  • Ursula von Wiese : Miss Higgins
  • Hans Gaugler : Mr. Bridger, the blind man
  • Francine Custer : Sally Brown, first victim
  • Olga Gebhard : Ms. Baxter
  • Angelika Arndts : Ms. Stevenson
  • Peter Nüsch : Sergeant Ruppert
  • Esther Studer : Jeanny, second victim
  • Regine Elsener : Blondy
  • Lorli Bucher : Lulu
  • Mike Lederer : Coach Driver
  • Otto Dornbierer : Charlie’s friend

3. Anecdotes :

Ce film a été tourné sans son, les acteurs pouvaient jouer dans la langue qui leur était le plus facile, selon leur nationalité. La post-synchronisation s’est donc faite après.

C’est la langue allemande qui a été faite en premier, donc la version originale est considérée comme étant la version allemande, bien que les mouvements de lèvres des acteurs ne soient pas plus exacts avec les dialogues que les version anglaises et françaises faites ensuite.

Klaus Kinski a doublé lui-même les versions allemande et anglaise, pour son rôle.

Ce que j’en ai pensé :
— Non mais allo quoi ?? On a gâché de la pellicule pour réaliser ce film ?

Seriously ? Voilà ce qui s’appelle gâcher du matériel et faire perdre son temps aux gens…

Là, je peux le dire, je viens de regarder LE nanar du mois Anglais, Ze nanar on Jack The Ripper.

J’ai aussi dans ma manche Ze nanar of Sherlock Holmes, mais bon, celui-là c’était un second visionnage, ici, c’est le premier et ça fait mal aux yeux.

Bon, d’entrée de jeu, Jack a déjà frappé… On commence le film avec une pute saoule qui refuse de faire crac-crac avec un monsieur portant un costume noeud-pap… parce que pour une guinée, c’est non !

Nous savons (ceux qui ont suivi mon travail sur Jack en juin 14) qu’en 1888, les prostituées touchaient en moyenne 6 pences pour faire trembler les genoux de leur client…

Elle refuse une guinée ?? Valeur de la guinée ?

Parenthèse culturelle : certes, la guinée a été retirée de la circulation en 1817 pour être remplacée par le souverain, mais malgré tout, le terme guinée continue à être utilisé durant le XIXe siècle pour exprimer un montant de 21 shillings, soit une livre et un shilling (ou un souverain et un shilling).

Le penny, au pluriel pence pour la somme d’argent ou pennies pour les pièces elles-mêmes, est une pièce en bronze valant 1/12 de shilling (1/240 de livre). La pute refuse une passe qui rapporte en temps normal 6/12 de shilling alors qu’on lui propose 21 shillings ?? Impensable ! Fin de la touche culture.

L’homme bien habillé qui sort du pub un peu louche ? Irréaliste !

La prostipute habillée proprement, avec des vêtements même pas rapiécés ? Jamais vu ! Des dents si blanches qu’elles pourraient tourner dans une pub pour Ultrabright ?? N’importe nawak !

Que voilà des prostituées bien vêtues !!

Les décors sont cheap, les endroits qu’elle traverse trop bourgeois pour une pute de Whitechapel, la musique est à chier aussi.

L’agression de cette pute ? Les vêtements sont déchirés plus rapidement que si c’était ceux utilisé par Arturo Brachetti lors d’un de ses shows.

L’agresseur, bien habillé, la transporte via une barque dans un autre endroit où une complice le reçoit, l’appelant « docteur ». Peu de sang, sur le sac… et on s’en débarrassera, après découpage intégral, dans la flotte.

Ne cherchez pas de point commun avec le véritable Jack, ni avec ses crimes, parce que nous en sommes trèèèèèèès loin.

L’inspecteur qui mènera l’enquête ne mérite pas le nom d’acteur parce qu’il a trois expressions faciales sur le visage. Et encore, je suis large en disant 3 !

La plupart des « acteurs » (peut-on les désigner ainsi ??) fournissent le minimum syndical, donnent l’impression qu’ils sont là par hasard et ça ajoute de l’horreur dans ce film qui ne volera jamais plus haut que le derrière d’un mollusque.

L’inspecteur est celui de gauche, bein entendu !

Klaus Kinski est minable dans le rôle, lui aussi… Pourtant, il a la gueule de l’emploi pour camper un Jack l’Éventreur correct, mais lui aussi donne l’impression d’être ailleurs et passe totalement à côté du personnage.

Même pas un grain de folie à donner à son personnage, comme Heath Ledger le fit avec une interprétation magistrale du Joker dans Batman.

Ses dialogues en sont sans doute la cause, parce que entre les trois mots qu’il balance à sa logeuse où à ses malades, tous des indigents qui ne paient pas, on ne peut pas dire qu’il ait aussi de quoi nous éblouir.

Le scénariste et le dialoguiste devaient être eux aussi au minimum syndical… Un tueur de putes la nuit qui soigne les pauvres le jour, ça fait très Dr Jekyll et Mr Hyde.

On touche le fond aussi avec le témoin aveugle du meurtre de Sally Brown… Il est aveugle, donc, son odorat et son ouïe est plus développée que les nôtres. Je ne discute pas.

Mais, rien qu’en sentant l’odeur qui se dégageait du meurtrier et en écoutant ses halètements, le Gilbert Montagné de la rue nous la joue « profiler » et nous dresse un de ces portrait psychologique de l’assassin que même ceux d' »Esprits Criminels » n’oseraient pas faire sous peine de se faire lyncher.

Des odeurs de belles étoffes, odeurs de plantes rares… Il sent même ses irradiations… L’homme qui tue les putes n’est pas un sadique, mais il a aussi un grand cœur.

Si l’homme avait pété, l’aveugle nous aurait dit ce qu’il avait mangé il y a 3 semaines et donné ses bulletins scolaires pour le même prix.

— Quand j’étais jeune et que mes parents voulaient me punir, ben ils changeaient tous les meubles de place, les salauds !

Hé, partez pas encore, je vais aussi vous parler de cette poursuite interminable entre « Jack » et une prostituée dans des bois où il fait clair comme en plein jour avec des tonnes de fumée artificielle dans les arbres…

Bon, là au moins, ils n’ont pas oublié d’ajouter le brouillard, parce qu’après le premier meurtre vu par le téléspectateur, une vieille rombière, témoin du meurtre, dit qu’elle avait pas bien vu avec tout le brouillard, hors nous, on n’avait pas de brouillard !!

Bref, la pute, il la poignarde (scène horriblement filmée), lui arrache les vêtements aussi facilement que si c’était du papier tout fin, la viole debout contre un arbre, vous voyez même les soubresauts du bassin de monsieur qui copule avec la dame sans lui demander son autorisation.

— T’as d’beaux nichons, tu sais !

Le must est encore à venir ! Par miracle, elle survit assez longtemps pour arriver jusqu’à l’antre de Jack l’Éventreur.

Elle ne décédera qu’après s’être fait enlever un nichon par ce bon vieux Kinski qui nous la joue Nip/Tuck…

Tout cela étant naturellement mal joué, mal filmé, mal musicalisé, pas effrayant du tout et encore moins captivant.

Le film oscille sans cesse (et en dents de scie) entre la violence, le côté gore des meurtres ou les scènes de cul…

Une fois de plus, comme en cuisine, le dosage de ces ingrédients est à calculer pour ne pas devenir ad nauseam.

Le mobile des meurtres est à hurler de rire, rien n’est cohérent dans ce film (vêtements pas d’époque, des dents trop blanches, des taches sang couleur rouge mais jamais sombre, du brouillard de merde, acteurs, personnages…).

Coup de poignard final ?
Jack l’Éventreur, version Jesús (mais j’avale pas) Franco, est, pour le moment, l’un des plus médiocres films sur le célèbre meurtrier de Whitechapel.

N’ayant pas encore tout vu, tout est encore de l’ordre du possible, bien que je me demande s’il est vraiment possible de tomber encore plus bas que cette merde.

Tapez-vous la version des Frères Hughes, « From Hell » avec le bô Johnny Deep  ou faites vous offrir celle – un peu moins connue – mais très bien faite de David Wickes, « Jack l’Eventreur », avec Michael Caine dans le rôle d’Abberline (un téléfilm en deux volets).

BILAN - Minion mauve - WTF OK

Challenge « Victorien » chez Camille, Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et le Mois Anglais (Juin 2015) chez Titine, Lou et Cryssilda.

CHALLENGE - Mois Anglais 2015 Minions - OK

Jack l’Éventreur sur la toile : ça déchire !

[Article réalisé dans le cadre du challenge le Mois Anglais (Juin 2015) chez Titine, Lou et Cryssilda].

Jack l’Éventreur, qui terrorisa le quartier de Whitechapel – East End – en 1888, a inspiré une multitude d’œuvres de fiction.

Mon second vice se retrouve mentionné dans des romans, des nouvelles, des bandes dessinées, des jeux vidéo, des chansons, des pièces de théâtre, des opéras, des séries télévisées, des films et des jeux de société.

Bref, autant de succès que mon vice premier : Sherlock Holmes !

Paraîtrait que les descriptions les mieux connues se trouvent dans le roman The Lodger (1913) de Marie Belloc Lowndes, repris et adapté au théâtre et au cinéma, et dans l’ouvrage Jack the Ripper : The Final Solution (1976) de Stephen Knight.

Celui-ci décrit une hypothétique conspiration impliquant des membres de la franc-maçonnerie (comme par hasard, les Frères Trois Points), la royauté britannique (évidemment, qui dit complot, dit haut pouvoir) et la profession médicale (puisqu’il fut dit aussi qu’il devait être ou médecin, ou chirurgien, ou barbier ou boucher ou dépeceur dans un des nombreux abattoirs du coin).

Cette thèse sera reprise dans plusieurs œuvres dramatiques (Murder by decree, entre autre). Une thèse farfelue, un peu comme celle de madame Patricia…

Les ouvrages de la fin de l’époque victorienne, dont les premières enquêtes de Sherlock Holmes et L’Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde, ont largement inspiré les auteurs, lesquels ont mêlé plusieurs genres où apparaît le tueur en série.

Les ouvrages de science-fiction et d’horreur ont aussi recours à ce personnage parce qu’il est internationalement reconnu comme l’incarnation du Mal.

Puisque je parlais de mon vice premier, Sherlock Holmes apparaît régulièrement aux côtés de Jack l’Éventreur dans les ouvrages de fiction.

Par exemple, l’amusant pastiche de Sherlock Holmes Jack El Destripador (Jack l’Éventreur), écrit en espagnol, paraît peu de temps après les meurtres.

Les deux personnages sont présents dans The Last Sherlock Holmes Story (1978) de Michael Dibdin, A Study in Terror (1966) d’Ellery Queen, Black Aura (1974) de John T. Sladek et Sherlock Holmes and the Royal Flush (1998) de Barrie Roberts.

6da15e0c53-sherlock holmes logo9851OKMais assez parlé de littérature pour aujourd’hui et profitons de la fin de ce Mois Anglais 2015 (*lourds sanglots*) pour passer sur la Toile et parler de Jack vs films !

En cherchant un peu, je me suis rendue compte que, à l’instar de Holmes et de la littérature, le Jack avait beaucoup de films à son actif (mais moins que Holmes) et quelques nanars !

J’en ai visionné certains, d’autres pas, ce qui fait qu’il me reste encore quelques Mois Anglais à remplir de mes deux vices, qu’ils soit télévisuels ou littéraire.

Le roman The Lodger (1913) de Marie Belloc Lowndes inspire cinq films et  contrairement à l’intrigue du roman, le pensionnaire (lodger) traque le tueur en série, ce qui explique son comportement étrange :

  • The Lodger : A Story of the London Fog d’Alfred Hitchcock (1927),
  • The Lodger (1932),
  • The Lodger (1944),
  • Man in the Attic (1953)
  • The Lodger (2009)

L’intrigue de Room to Let (1950) ressemble à celle du roman The Lodger, mais s’inspire plutôt d’une dramatique radiophonique de 1948 conçue par Margery Allingham.

C’est l’un des premiers films d’horreur produit par Hammer Film Productions. Valentine Dyall joue le pensionnaire, le Dr. Fell, qui s’est échappé d’un asile où il a été enfermé pendant 16 ans après avoir commis les meurtres de Whitechapel. La société Hammer sort deux films inspirés de l’histoire du tueur en série en 1971.

Dans La Fille de Jack l’Éventreur, jouée par Angharad Rees, la vedette voit son père tuer sa mère et devient à son tour meurtrière.

Dans Dr Jekyll et Sister Hyde, le Dr Henry Jekyll se transforme en une femme diabolique, Sister Hyde, responsable des meurtres imputés à Jack l’Éventreur.

Dans Terror in the Wax Museum (1973), un meurtrier se déguise en une poupée de cire ressemblant à Jack l’Éventreur.

Jack the Ripper (1958) est un téléfilm de la série The Veil mettant en vedette Boris Karloff dans le rôle d’un clairvoyant qui identifie le tueur en série comme un chirurgien respecté dont la mort a été maquillée pour cacher son internement dans un asile. L’intrigue s’inspire d’un article de 1895 qui rapporte que Robert James Lees a utilisé de prétendus pouvoirs de voyance pour traquer Jack l’Éventreur jusqu’à la maison d’un médecin londonien.

Jack l’Éventreur (1959), produit par Monty Berman et Robert S. Baker sur un scénario de Jimmy Sangster, s’inspire librement de la thèse de Leonard Matters selon laquelle le tueur en série est un docteur vindicatif. Il reprend des icônes de films d’horreur à succès, que ce soit Dracula (1958) ou Frankenstein s’est échappé (1957), en faisant porter à Jack l’Éventreur une cape et un haut-de-forme.

Sherlock Holmes contre Jack l’Éventreur (1965) A Study in Terror (en english) et Meurtre par décret (1979) oppose Sherlock Holmes à Jack l’Éventreur.

Le film A Study in Terror et le roman du même titre d’Ellery Queen, publié en parallèle,, décrivent la famille parfois démente du duc de Shires, où l’histoire d’amour entre l’un des fils et une prostituée sert de prétexte aux meurtres.

Murder by decree (Meurtre par décret), mettant en vedette Christopher Plummer et James Mason en tant que Sherlock Holmes et le docteur Watson, s’inspire beaucoup de la thèse conspirationniste prônée par l’auteur Stephen Knight dans Jack the Ripper : The Final Solution qui affirme qu’un médecin est le tueur en série.

Une partie de l’intrigue est reprise dans le téléfilm Jack l’Éventreur (1988), où Michael Caine joue le rôle de l’inspecteur Frederick Abberline.

Dans le film The Ripper sorti en 1997, Samuel West joue le rôle du Prince Eddy, qui est le tueur.

En 2001, les frères Hughes, s’inspirant de la bande dessinée From Hell, produisent le film du même titre où Johnny Depp joue le rôle de l’inspecteur Abberline.

Même si l’histoire du film s’inspire de la thèse de Knight, le personnage d’Aberline emprunte à la fois des traits de Sherlock Holmes par son remarquable sens de la déduction et sa dépendance aux drogues (Holmes n’était pourtant pas si dépendant que ça !), ainsi que de Robert James Lees par sa clairvoyance et son sens de l’anticipation.

Dieu et mon droit (1972), satire de l’aristocratie britannique, relie cette classe sociale à Jack l’Éventreur. Jack Gurney, 14ème comte de Gurney joué par Peter O’Toole, croit être le tueur en série et commet quelques meurtres.

Le film d’humour noir Deadly Advice (1994) met en vedette Jane Horrocks en tant que tueuse en série qui croit recevoir les conseils des fantômes de meurtriers célèbres. John Mills joue le rôle d’un coiffeur aux manières douces qui est aussi Jack l’Éventreur.

Dans Docteur Folamour, film d’humour noir sorti auparavant, l’un des personnages s’appelle « General Jack D. Ripper », mais le scénario n’explore pas davantage le lien avec le tueur.

Cheeseburger film sandwich est une comédie parodique sortie en 1987 dans laquelle le monstre du Loch Ness se déguise en Jack l’Éventreur.

Le film Drôle de drame de Marcel Carné (1937) est une autre parodie du tueur en série dans lequel Jean-Louis Barrault est un végétarien de l’East End londonien qui massacre les bouchers pour venger la mort des animaux.

Night After Night After Night (1970) est un film à petit budget dans lequel le juge d’une cour de justice supérieure (joué par Jack May) imite Jack l’Éventreur en agressant les prostituées dans le quartier Soho de Londres.

Pendant les années 1970 et 1980, des liens insignifiants sont faits avec l’histoire de Jack l’Éventreur pour des raisons commerciales.

Par exemple, les films de sexploitation et d’horreur Blade of the Ripper (1970), The Ripper of Notre Dame (1981) et L’Éventreur de New York (1982) n’ont, titres exceptés, aucun lien avec le tueur.

The Ripper of Notre Dame est dirigé et écrit en collaboration par Jesús Franco, auquel on doit aussi Jack l’Éventreur (1976) – fiche à venir – qui met en vedette Klaus Kinski dans le rôle d’un médecin meurtrier dont la mère est une prostituée.

What the Swedish Butler Saw (1975), dans lequel le tueur en série se cache dans un studio de photographe, est surtout un film de pornographie soft.

Les thrillers Jack the Mangler of London (1973), New York, deux heures du matin (1984), Night Ripper (1986) et Jack’s Back (1988) ont reçu de mauvaises critiques.

Edge of Sanity (1989) est dans le prolongement du film Psychose où Anthony Perkins joue à la fois Dr Jekyll et son alter ego Jack Hyde ; il est mal reçu par la critique.

Jill the Killer (2000) de Dolph Lundgren renverse les rôles de victimes et criminels puisque c’est une femme qui tue des hommes.

Dans C’était demain (1979), inspiré du roman Time After Time de Karl Alexander, Jack l’Éventreur se rend dans un San Francisco moderne grâce à une machine à voyager dans le temps, où il est poursuivi par H. G. Wells.

Dans un premier temps, le scénariste a envisagé que le chasseur soit Robert Louis Stevenson, auteur de L’Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde.

Dans Terror at London Bridge (1985), mettant en vedette David Hasselhoff, l’esprit de Jack l’Éventreur occupe une pierre maléfique logée dans le London Bridge de Lake Havasu City en Arizona aux États-Unis.

Dans The Ripper (1985), son esprit est au contraire scellé dans un anneau maléfique.

Ripper Man (1994) dépeint un homme qui se croit la réincarnation de George Chapman, tueur britannique soupçonné d’avoir été Jack l’Éventreur après son arrestation et son exécution en 1903.

Sortis la même année, les films Ripper et Bad Karma (renommé Hell’s Gate) sont éclipsés par From Hell.

Ripper raconte l’histoire de l’étudiante en psychologie Molly Keller qui étudie les tueurs en série et en vient à rechercher un imitateur qui tue ses collègues.

Bad Karma reprend le thème de la réincarnation en ajoutant toutefois une complice, jouée par Patsy Kensit.

signatureÀ partir des années 1960, la télévision américaine exploite Jack l’Éventreur comme une « force du Mal universelletrad » ; il est donc susceptible d’apparaître dès que le concept du Mal doit être véhiculé.

Dans l’épisode The New Exhibit de la série télévisée La Quatrième Dimension diffusée en 1963, Martin Balsam incarne le conservateur d’un musée de cire qui devient obsédé par cinq figures de cire personnifiant des meurtriers, y compris Jack l’Éventreur, et il en vient à commettre un assassinat pour les protéger.

Dans l’épisode Un loup dans la bergerie (1967) de la série Star Trek, l’auteur Robert Bloch reprend, en partie, sa nouvelle Yours Truly, Jack the Ripper. Un être éternel, appelé « Redjac », se nourrit de la peur et a déjà commis une multitude de meurtres, dont ceux habituellement attribués à Jack l’Éventreur.

Dans l’épisode Knife in the Wilderness de la série télévisée Cimarron (1968), écrit par Harlan Ellison, Jack poursuit ses activités criminelles à travers les États-Unis et s’arrête dans Cimarron City, où des Amérindiens mettent fin à sa vie.

Dans la série télévisée Max la Menace, l’épisode House of Max (1970) montre le tueur sous la forme d’une poupée de cire animée.

Lynda Day George a aussi joué dans la première série Mission impossible.

Dans l’épisode With Affection, Jack the Ripper de la série télévisée Le Sixième Sens (1972), un homme devient fou à la suite d’une expérience paranormale où il s’incarne dans le corps de Jack l’Éventreur..

Le même auteur, Don Ingalls, a écrit un épisode de L’Île fantastique, aussi intitulé With Affection, Jack the Ripper (1980).

Dans cet épisode, Lynda Day George incarne la criminologue Lorraine Peters qui utilise un portail temporel pour confirmer ses soupçons que Jack l’Éventreur est le médecin Albert Fell, joué par Victor Buono. Fell la suit à travers le portail, la capture et l’amène en 1888, où l’énigmatique M. Roarke intervient à propos et Fell meurt quelques instants plus tard pendant sa fuite.

Un portail temporel est aussi utilisé dans A Rip in Time (1997), premier épisode de la série télévisée Timecop, où un policier qui voyage dans le temps se rend en 1888 pour capturer un criminel qui a tué et remplacé Jack l’Éventreur.

L’épisode Comes the Inquisitor de la série Babylon 5 (1995) met en vedette le personnage Sebastian qui est dans les faits Jack l’Éventreur, enlevé par des extraterrestres vorlons en 1888 et forcé de devenir inquisiteur pour tester (par la torture) des êtres sélectionnés pour occuper de hautes fonctions.

La BBC diffuse en 1973 la minisérie Jack the Ripper. Elle met en vedette deux policiers de la série Z-Cars qui enquêtent sur les meurtres selon une perspective historique.

Dans le premier épisode, Kolchak: The Night Stalker (1974), le journaliste Carl Kolchak poursuit un tueur aux pouvoirs surnaturels dont les victimes présentent les mêmes traits que celles de Jack l’Éventreur.

Un épisode d’Au-delà du réel : L’aventure continue intitulé Ripper (1997) se déroule en 1888 et met en vedette Cary Elwes jouant le rôle du Dr Jack York, qui tue les femmes possédées par un être extraterrestre selon lui.

Dans l’épisode The Knife de la série télévisée Le Monde perdu (2001), les explorateurs rencontrent deux hommes que l’auteur Stephen Knight accuse de meurtres selon sa théorie conspirationniste : le médecin William Gull (un proche de la reine Victoria) et le policier Robert Anderson (rattaché à Scotland Yard).

Spike Milligan a parodié les clichés du genre dans The Phantom Raspberry Blower of Old London Town.

D’autres séries télévisées s’inspirent de l’affaire « Jack l’Éventreur ».

Ripper Street, de BBC One, se déroule dans le district de Whitechapel en 1889, six mois après les meurtres imputés à Jack l’Éventreur.

Dans Esprits criminels (épisode 18 de la saison 2, L’Éventreur), des meurtres sont commis en Louisiane après l’ouragan Katrina.

Le mode opératoire du tueur ressemble à celui de Jack l’Éventreur.

Dans Les Enquêtes de Murdoch, l’épisode L’Éventreur de Toronto (deuxième saison, épisode 2) raconte l’histoire d’Edward Scanlon, un enquêteur de Scotland Yard en visite à Toronto qui affirme être sur les traces de Jack l’Éventreur. Dans les épisodes 20 et 21 de la quatrième saison de la série télévisée Grimm, un imitateur de Jack l’Éventreur sévit.

CHALLENGE - Mois Anglais 2015 Minions - OK Sherlock___Running_Wallpaper OKQuelques affiches :

Jack l’Éventreur – Affaire classée – Portrait d’un tueur : Patricia Cornwell [LC]

9782253090311Titre : Jack l’Éventreur – Affaire classée – Portrait d’un tueur

Auteur : Patricia Cornwell                                                               big_1-5
Édition : Le Livre de Poche (2004)

Résumé :
Entre les mois d’août et novembre 1888, au moins sept femmes furent assassinées à Londres dans le quartier de Whitechapel.

La nature effroyable de ces meurtres provoqua la panique et la terreur dans l’East End, et donna naissance au surnom qui allait devenir synonyme de serial killer : Jack l’Éventreur. Pendant cent quinze ans, ces meurtres ont constitué une des plus grandes énigmes criminelles du monde.

C’est lors d’une visite à Scotland Yard, en mai 2001, que Patricia Cornwell s’est intéressée à « l’affaire » Jack l’Éventreur et à la personnalité ambiguë et inquiétante de Walter Sickert, un peintre impressionniste britannique célèbre à la fin du XIXe siècle.

Très vite, elle a eu l’intime conviction que Sickert et l’Éventreur ne faisaient qu’un. Après avoir mis en piste les plus fins enquêteurs et experts en médecine légale, l’auteur nous livre les résultats de son enquête et, comme un véritable témoin à charge, présente ses preuves.

Grâce à sa connaissance des enquêtes criminelles, à l’étendue de sa documentation et à ses talents de romancière, Patricia Cornwell reconstitue l’arrière-plan de cette sinistre affaire : l’Angleterre à l’époque victorienne.

Patricia Cornwell réussit un véritable thriller, avec une parfaite maîtrise et une conviction sans faille.

La critique de ma binôme Stelphique se trouve sous la mienne…

crimechatiment12Critique : ♫ Si j’avais un scalpel, je découperai le livre ♪ Comme Jack The Ripper, ♫ Je prélèverais des morceaux ♫ Oho Et j’en jetterais au feu ♫ Ou les mettrais dans les W.C ♫ Pour pouvoir m’essuyer, les jours où j’ai plus rien ♫ Ohoho, ce serait le bonheur ♪

Oui, hérésie que de couper dans un livre, mais j’ai une envie folle de lui briser l’échine et, aidée d’un scalpel, d’ôter tous les passages qui m’ont énervés prodigieusement : tout ce qui a trait à Walter Sickert, en fait !

Patricia Cornwell a décidé que c’était lui et que l’affaire était classée. Elle l’a même fait noter sur la couverture. J’t’en foutrai moi, des affaire classée !

Durant ma lecture, j’ai sauté les nombreux paragraphes consacré à ce peintre car c’est vraiment une bio indigeste et là, zapping.

Avant même de l’ouvrir, je savais très bien que « Jack l’Éventreur, affaire classé, portrait d’un tueur » de Patricia Cornwell sentait le souffre (et pour beaucoup d’autres aussi, notamment les Ripperologues qui l’ont crucifiée).

Autrement dit, il n’était pas question que ce roman, oscillant entre biographie, enquête orientée et témoignages fasse un jour son entrée dans ma bibliothèque.

Pourquoi ? Parce que je savais que Patricia Cornwell avait interprété les faits pour les faire coïncider avec sa théorie et qu’il était flagrant que son enquête n’avait pas été partiale du tout.

Hors, Sherlock Holmes l’a bien dit « C’est la théorie qui doit coller avec les faits ». Parce que bâtir des théories avant d’avoir les données est une erreur monumentale : insensiblement on se met à torturer les faits pour qu’ils collent avec la théorie.

Et pour Patricia Cornwell – qui retrace tout de même avec précision et minutie ces meurtres – le coupable ne peut être qu’un seul homme : Walter Sickert, ce peintre renommé qui n’a pas d’alibi pour les meurtres commis en 1888 (comme 99,99% des habitants de Londres). Pour elle, il EST Jack The Ripper. Point barre.

Sickert ? Bio exprès : peintre, aussi beau qu’amoral – au sens victorien du terme – réputé pour son cynisme, pour sa passion des déguisements, des pseudonymes, des barbes postiches, pour sa manie d’errer des nuits entières dans les quartiers mal famés ainsi que pour les ateliers secrets dans lesquels il se livrait à des activités plus ou moins louches. Le profil type, quoi !

Ses thèmes de prédilection dans ses peintures peuvent aussi prêter à suspicion : les prostituées, les cadavres, les hommes menaçants penchés sur de faibles femmes et même… Jack l’Éventreur ! Rhôôô, on se rapproche là !

Mais jusqu’à ce que Patricia Cornwell ne lui tombe sur le paletot, le Walter  n’était qu’un nom sur une looooongue liste de candidats éventuels. Et pas dans le peloton de tête, en plus…

Le duc de Clarence, casaque jaune, toque noire, galopait en tête de liste, talonné par les francs-maçons, casaque rouge, toque verte, menant un train d’enfer avec les yearling Aaron Kośmiński et John Pizer. Avec quelques petits dépassement, de-ci, de-là. Sans oublier le vieux canasson de retour : Sir William Gull, médecin de la Reine Victoria.

Alors, pourquoi ai-je lu ce roman, moi qui ne voulait pas le voir trôner sur mes étagères ?? Parce que l’on me l’a donné…  Ben oui, merde alors. Je me suis dit qu’il serait peut-être temps que je l’analyse afin d’avoir la preuve, noir sur blanc, de ses boniments et de la torsion de la vérité. Quitte à ce que je finisse avec une distorsion d’intestins. Et puisque ma binôme de Lecture Commune était prête à faire l’indigestion avec moi… GO !

Revenons à nos moutons, ou notre peintre. Comment la mère Patricia a-t-elle pensé à lui ?? Bêtement en étant invitée à Londres et en discutant avec un inspecteur de Scotland Yard qui lui a dit que Walter Sickert avait le bon profil pour être ze Jack. Patricia, jusque là, n’avait même pas connaissance des meurtres de 1888 !

Alors, épluchant la biographie de Sickert, notre Kay Scarpetta du cold case lui a trouvé des similitudes avec la psychologie d’un serial-killer. Et pas n’importe que serial-killer, je vous prie.

Elle est même certaine que les multiples lettres envoyées aux journalistes ou à Scotland yard (certaines furent prises pour des canulars) sont en fait TOUTES de la main de Sickert (oui, toutes !). Comment ? Le bougre pouvait aisément contrefaire son écriture et inclure exprès des fautes d’orthographes (jamais les mêmes, of course).

Puisqu’il était adepte des costumes, notre limière est intimement persuadé qu’il était passé maître dans l’art de se travestir et de se fondre dans la foule : idéal pour passer aperçu et commettre des homicides sans être repéré par la suite.

Sickert connaissait l’East End même s’il n’y habitait pas. Bref que de points communs avec le tueur. What’else ?

Mais Cornwell va encore plus loin en l’accusant d’autres meurtres dans Londres, en Angleterre et même jusqu’en France : des femmes égorgées ou des corps démembrés – ce qui implique un changement de méthode mais qui s’accordent avec les déplacements probables du peintre et la sauvagerie de Jack. Pour elle, le Tueur au Torse et Jack sont Sickert ! Avec Sickert, tu doubles la prime !

Pourquoi lui et pas un autre vous me direz ? Cornwell n’est pas la première à l’avoir soupçonnée… Et son livre – qui m’a fait grincer des dents – a quand même été une petite bombe dans le milieu, tellement elle est allée loin dans ses recherches. L’ayant lu, je peux vous dire qu’elle a mangé, bu, vécu, baisé en ayant Sickert dans la peau.

Ça lui a couté un pont, aussi. Quatre millions de dollars selon le Richmond City Magazine, 6 millions selon le New York Times.

Si cher ?? Oui, parce que quand Patricia enquête, les experts du CSI – Gil Grissom et Horatio Caine peuvent même aller se rhabiller.  Comme si c’était GI Joe qui débarquait, elle a embauché des bataillons de graphologues, de chimistes et d’experts en tout genre.

Sans compter que tout ce qui était à vendre sur Sickert, la romancière l’a acheté : tableaux, gravures, lettres et même le livre d’or d’un hôtel de Cornouailles sur lequel aurait gribouillé Sickert… Vous comprenez le prix… Niveau enquête, elle y est allée fort, de ce côté là, on ne pourra pas lui reprocher la légèreté.

Madame voulait son ADN et madame pense qu’elle l’a eu (mais bon, qui prouve que c’est bien le sien ?? En plus, plus de 100 ans après, non, mais, allo quoi ? Et Sickert s’est fait incinérer !). Mais quel ADN de suspect avons-nous ? Lequel utiliser ? Comment trouver le bon ?

La police avait reçu des centaines de lettres moqueuses, elle a donc fait rechercher des bribes d’ADN au dos des timbres et sur le rabat des enveloppes afin de les comparer avec d’autres échantillons appartenant à Sickert. Autrement dit, si Sickert a envoyé une lettre pour se foutre de la gueule de Scotland Yard ou des flics locaux, boum, le voilà passé à la postérité en tant que Jack The Ripper.

L’auteur a tout de même reconnu que les résultats étaient encourageants, mais pas concluants : ça a éliminé environ 99% de la population anglaise, mais les résultats sont trop incomplets pour qu’on puisse affirmer que Jack Sickert est bien Walter l’Éventreur. Pardon, le contraire !

En revanche, l’analyse des lettres est très instructive (mais hyper chiante à lire) : non seulement on retrouve le même papier, avec le même filigrane, mais on constate que l’assassin écrivait parfois avec un pinceau en guise de plume et de la peinture en guise d’encre. Un examen minutieux conduit même à identifier des taches d’eau-forte. Or, Sickert était aussi réputé pour ses gravures que pour ses toiles.

Que garderais-je de ce roman qui, malgré ce que je pouvais penser, m’a tout de même apporter quelques jouissances littéraires ? Tout ce qui concerne la ville de Londres, son histoire, ses mauvais quartiers, les mœurs des gens, les putes, les meurtres, les rapports d’autopsie… Tout ce qui fait l’essence d’un grand roman noir ! Pas étonnant que Jack London appelait l’East End « L’Abîme ».

Les chapitres qui traitent de ces aspects techniques, de la psychologie des tueurs en série et des principes de profilage intéresseront les amateurs de polar. Me suis régalée, là.

Les amateurs de gore ou de comptes rendus d’autopsie tels que moi seront rassasiés, puisque, pour rappel à ceux qui ne suivaient pas, ce bon vieux Jack avait cette délicate attention qui était celle d’égorger ses victimes, puis de leur ouvrir le bas-ventre afin de récupérer l’utérus, le haut du vagin ou un morceau de vessie. Là, j’ai pris mon pied.

Les lecteurs aux penchants moins morbides préféreront le voyage dans le Londres de 1888 auquel nous convie la mère Cornwell. M’en suis pourléchée les babines aussi, de ces passages là.

De ce côté là, rien à critiquer, les ambiances sont là, les personnages importants aussi et la ballade dans les rues sombres (en 1888 l’éclairage public laissait encore beaucoup à désirer) est ravissante.

Mon verdict final ? Y’a à boire et à manger… et des tas de choses à scalper. Cornwell  est une brillante procureur qui maîtrise son dossier parfaitement, qui le connait sur le bout des doigts et qui nous sort des raisonnements sans faille avec une éloquence implacable. Et ce, à l’écrit ou à l’oral (sur les ondes de la BBC, elle n’aurait fait qu’une bouchée de ses adversaires). Madame a réponse à tout. Elle admet les faiblesses de son dossier mais nie la déformation des faits.

Pourtant, après lecture, et à mon humble avis, l’auteure n’a fait que réunir un faisceau de présomptions et fait tout pour que l’on croit Sickert coupable. On me dira que ça fait beaucoup de coïncidences, mais bordel, ça reste des coïncidences et des conjonctures, des théories et du bla-bla.

Celui ou celle qui ne lirait que ce roman serait persuadée d’avoir eu la réponse à cette vieille affaire et le ferait savoir à tout le monde que l’identité de Jack est connue ET prouvée, fin de l’histoire.

Certes, tout ceci n’est que théorie, il n’y a pas mort d’homme innocent, mais je n’ai pas aimé cette impression que l’auteur prenait des libertés avec les faits, avec les preuves, afin que tout colle avec sa théorie de départ : Sickert.

Il y a comme une odeur de mauvaise foi dans ce récit. Or, dans une enquête, on réuni toutes les preuves, tout ce que l’on a, ce que l’on sait et on élimine l’improbable au fur et à mesure. Mais ce sont les faits qui doivent conduire à une théorie, et jamais le contraire.

On ne part pas d’un potentiel coupable afin de chercher tout ce qui pourrait l’incriminer car en faisant de la sorte, on risque d’omettre des preuves qui pourraient conduire à un autre.

Verdict du procès ? Coupable sur toute la ligne !

Ce que je devrais faire avec ce roman, c’est scalper toutes les pages qui concerne Sickert, toutes les digressions et ne garder que le meilleur, la quintessence du roman : les crimes, la vie dans Londres en 1888, bref, tout ce qui ne comporte pas le nom de Sickert…

PS : Pour ceux que ça intéresse de savoir pourquoi Walter aurait tué… bref, son ou ses mobiles, je vous le dis de suite, c’est encore une histoire de petite bite !

Oui, messieurs, une petite bite peut faire de vous un tueur en série potentiel… D’ailleurs, je pense que je vais tous vous éviter dorénavant, messieurs. Notre homme, lorsqu’il était enfant, a subi une série d’opérations d’une fistule.

Bon, jusque là, rien de grave, vous me direz. Oui, mais, ces opérations le laissèrent avec un pénis nanifié, tronqué, difforme. Puisqu’il ne pouvait pas grimper aux rideaux ou s’amuser avec la bêbête à deux dos (impuissant), il aurait donc joui avec le poignard à la main. Objet phallique, en plus.

BILAN - Minion mauve - WTF OKChallenge « Thrillers et polars » de Canel (2014-2015), Challenge « Polar Historique » de Sharon, Challenge « Victorien » chez Camille, Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et le Mois Anglais (Juin 2015) chez Titine, Lou et Cryssilda.

Pourquoi je l’ai choisi :
Si j’en crois mon marque page, j’ai acheté ce livre en 2005…. Ça, c’est un livre qu’il fallait dépoussiérer……… ou pas….. Dans tous les cas, -1 dans ma PAL gigantesque !!!!! Youpi!!!!!

Synopsis :
Entre les mois d’août et novembre 1888, au moins sept femmes furent assassinées à Londres dans le quartier de Whitechapel. La nature effroyable de ces meurtres provoqua la panique et la terreur dans l’East End, et donna naissance au surnom qui allait devenir synonyme de serial Biller Jack l’Éventreur.

Pendant cent quinze ans, ces meurtres ont constitué une des plus grandes énigmes criminelles du monde. C’est lors d’une visite à Scotland Yard, en mai 2001, que Patricia Cornwell s’est intéressée à  » l’affaire  » Jack l’Éventreur et à la personnalité ambiguë et inquiétante de Walter Sickert, un peintre impressionniste britannique célèbre à la fin du XIXe siècle. Très vite, elle a eu l’intime conviction que Sickert et l’Éventreur ne faisaient qu’un.

Après avoir mis en piste les plus fins enquêteurs et experts en médecine légale, l’auteur nous livre les résultats de son enquête et, comme un véritable témoin à charge, présente ses preuves.

Grâce à sa connaissance des enquêtes criminelles, à l’étendue de sa documentation et à ses talents de romancière, Patricia Cornwell reconstitue l’arrière-plan de cette sinistre affaire l’Angleterre à l’époque victorienne. Patricia Cornwell réussit un véritable thriller, avec une parfaite maîtrise et une conviction sans faille

Ce que j’ai ressenti :

On en peut pas dire que ça ai été la lecture la plus passionnante qui soit. Pourtant Dieu sait que dès que je vois Jack L’éventreur, je ne peux m’empêcher de me jeter dessus. Après je suis moins experte que ma chère binôme Cannibal Lecteur, mais bon, assez pour voir que ce livre est un sacré ramassis de c*****  et spéculations.

On ne sait pas où l’auteure décide de nous emmener mais certainement pas à la réponse énigmatique de ce cher Jack. Toutes ses théories ne reposent sur rien de concret, même elle, nous le démontre, faut le faire quand même!!!!

Le Londres victorien est bien retransmis, on sent bien (oui même jusqu’aux odeurs !!!!) toute la misère, la saleté environnante, mais surtout le peu de moyens et de compétences dont dispose la Police , la Justice de l’époque. Un tel tueur ne POUVAIT pas se faire attraper, tout simplement parce que ce genre de carnage dépasse l’entendement, mais qu’il n’y avait pas encore la criminologie et la science à son secours.

Cornwell nous démontre que les coroners sont corrompus, la police impuissante face au taux de misère et de criminalité, les juges pas forcement bien renseignés sur les enquêtes en cours, les docteurs dépassées par les évènements et ne respectant aucune hygiène, sans compter les témoignages de soulards en tous genre.

Et là , elle espère nous faire croire qu’elle a trouvé des preuves tangibles et recevables, alors que il est bien apparent que c’est du grand n’importe quoi dans ses rues de Whitechapel, le chaos total ou rien n’est archivé ou respecté comme il se doit….

Tenir un couteau et tenir un stylo sont deux choses différentes, il faudra lui expliquer un jour à Patricia…. Ce n’est parce qu’ elle trouve des similitudes d’écritures ou de papier entre Sickert et les lettres du soi disant Jack que ça en fait un meurtrier !!!! Peut être que ces lettres sont un canular et que plusieurs personnes se sont engouffrés dans la brèche  de la pseudo célébrité. Éventrer une femme et se prendre pour un artiste écrivant à l’encre rouge, il y a un monde entre…..

Mais le mieux du mieux, c’est son obstination à vouloir faire de Sickert , son coupable. C’est fou le nombre de fois où elle extrapole, invente, relie des évènements qui n’ont rien avoir sur sa vie intime.

Attention spoiler, passez la ligne de couleur…. [spoiler] Moi j’aimerais bien lui demander si elle a remonté le temps pour nous donner toutes ses infos: si jamais elle a été voir dans le slibart de Monsieur pour savoir le pourquoi du comment de ses suppositions ??? Si elle était avec lui voir ce fameux Elephant Man ??? Et si jamais elle a lu par dessus son épaule ses lectures, pour nous affirmer qu’il a lu des ouvrages d’anatomie? [/spoiler] … Je ne connais pas ce pauvre artiste qui a dû bien assez souffrir déjà, mais là, je le vois se retourner dans sa tombe à ses accusations honteuses et non fondées.

Quel beau « ha,ha » cette lecture….Tiens d’ailleurs, à JETER aussi dans le grand néant imaginaire des limbes que j’ai ouvert il y a peu….

Ma note Plaisir de Lecture :fee clochette fachee

Jack l’éventreur démasqué – L’enquête définitive : Sophie Herfort

Titre : Jack l’éventreur démasqué : L’enquête définitive             big_4

Auteur : Sophie Herfort
Édition : Points (2008)

Résumé :
Ceci est une histoire vraie. En 1888, la police retrouve le corps lacéré d’une prostituée en pleine rue. Après Polly, quatre autres seront assassinées. Alors que Scotland Yard investigue, les journaux s’enflamment, les suspects se multiplient, la police n’avance pas…

Cent vingt ans après, l’enquête menée par Sophie Herfort est sans appel : Jack l’Éventreur a désormais un nom.

Critique : 
Sophie Herfort aurait-elle bel et bien répondu à cette vieille énigme qui a plus de 100 ans ? 126 ans, même.

C’est en tout cas ce qu’elle va tenter de nous démontrer… et je demandais à voir ! Voilà qui est fait.

Doit-on classer cette affaire pour autant ? Est-elle vraiment définitive ? Peut-on retourner à nos petites affaires maintenant que le voile est levé sur l’identité du tueur de Whitechapel, prénommé « Jack The Ripper » ??

Nous allons tenter de répondre à tout cela ! En tout cas, moi, j’étais curieuse de savoir ce que l’auteure allait nous proposer comme coupable et comme théorie, mobile, preuves…

Petits bémols en ce qui me concerne : j’avais regardé dernièrement deux documentaires sur l’Éventreur (merci le Net !) et l’auteure, en tant qu’invitée, avait parlé de « son » coupable, des ses motivations et parlé de quelques preuves, faits troublants… Oups, j’aurais dû lire le livre plus vite, moi.

De plus, après avoir « travaillé » en juin sur le tueur de Whitechapel dans le but de réaliser des petits articles sur les meurtres, après avoir lu des tas d’articles, regardé des documentaires, fouillé le Net et lu « Le livre rouge de Jack l’Éventreur » de Bourgoin, j’avais un peu l’overdose des faits de 1888 dont l’auteur nous sert en début de son livre !

Je vous rassure de suite, les conditions de vie de l’East End, les récits des meurtres et de l’enquête se déroule sur 85 pages très bien écrites (du mieux que l’on peut avec des faits historiques), ne laissant pas place à l’ennui, sauf si vous connaissez tout cela et que tout est encore frais dans votre mémoire. Mais même, j’ai relu avec plaisir.

Alors, son enquête ? Elle commence à la page 91, elle est clinique, précise, fouillée, travaillée. Je suis sciée.

Si Patricia Cornwell donnait l’impression dans son livre « Jack l’éventreur : Affaire classée » d’avoir réuni tous les indices qui pouvaient incriminer le peintre Sickert afin qu’ils collent à sa théorie, ici, ce n’est pas le cas.

Walter Sickert n’est pas Jack l’Éventreur ! La démonstration de Patricia Cornwell présente une faille majeure : l’enquête repose essentiellement sur une analyse de l’ADN mitochondrial recueilli sur les lettres écrites par Sickert et sur d’autres présumées de la main de l’Éventreur. Les deux concorderaient. Or, selon les experts, la probabilité qu’un élément de n’importe quel échantillon d’ADN mitochondrial puisse coïncider avec un autre échantillon serait élevé et concernerait jusqu’à dix pour cent de la population. Cornwell avait jusqu’à dix pour cent de chances que l’ADN de Sickert et de Jack soient identique, sans pour autant que les deux hommes ne fassent qu’une seule et même personne. Considérant le nombre d’individus ayant manipulé les lettres de l’Éventreur, on imagine à quel point les résultats sont contestables et faussés.

L’étude de Herfort semble plus sérieuse et bien moins onéreuse ! Son enquête semble avoir tout d’un « vraie » car elle a compulsé des tas d’ouvrages, sans oublier toutes les lettres anonymes reçues par Scotland Yard en 1888 et 1889. Du moins, toutes celles qui n’ont pas brûlées durant le Blitz de la Seconde Guerre Mondiale.

Les coïncidences entre le tueur de Whitechapel et son coupable sont étranges, troublantes, nombreuses…

Melville Macnaghten (je ne spolie rien, son nom se trouve dans la table des matières en première page du roman) est un personnage trouble et les preuves à charge sont nombreuses, les questions aussi.

Les coïncidences sont même trop nombreuses pour qu’il n’y ait pas anguille sous roche !

Malgré tout, je ne prendrai pas ce roman pour parole d’évangile car un bon enquêteur-écrivain pourrait faire de Sherlock Holmes le tueur de Whitechapel… Il suffit d’un peu de talent et de faire parler les preuves ou les faits troublants dans le sens que l’on veut.

J’avoue que l’auteure a ouvert une porte et que le tout est cohérent, bien que pour certaines choses, il puisse y avoir d’autres explications…

Je sais, je chicane, mais je n’ai pas du tout envie que l’on me prouve par A+B l’identité du tueur. Laissons planer un peu de mystère, c’est tellement plus exquis.

Au final ? On est face à une recherche précise, à un travail d’enquêtrice énorme, bien fourni, facile à lire, pas embêtant du tout, intéressant, comportant un index est bien chargé en fin de volume.

Celui qui était ignorant ne le sera plus. Celui qui en savait déjà beaucoup en apprendra un peu plus… Le prologue est déjà éclairant :

L’image d’Épinal de l’Éventreur, souvent dépeint en cape noire, chapeau haut de forme, portant cane et sac Gladstone verni, semble désormais relever du folklore. Il est vrai qu’à côté du mythe « Jack », la plupart des tueurs en série sont d’une « banalité » affligeante. Jeffrey Dahmer – le « cannibal du Milwaukee » – avait l’air d’un jeune premier, Ed Kemper – « l’ogre de Santa Cruz » – ressemblait à un bûcheron et Landru à un clerc de notaire.

Quant au préfet Sir Charles Warren, il va en prendre plein son grade ! Oui, il était incompétent…

À son arrivée à Scotland Yard, Warren [le préfet] avait entrepris de transférer les agents de l’est dans les quartiers de l’ouest et vice versa. Il ne s’y serait pas mieux pris s’il avait voulu, comme dit le Times, « que ses officiers ignorent tout de leur terrain ». L’exemple illustre parfaitement cette attitude bornée, consistant à vouloir calquer l’organisation de la police sur celle de l’armée. Warren en supporte pas l’insubordination de ses officiers. Il veut tout contrôler. Le problème est bien là. Depuis le Bloody Sunday, l’ancien militaire compte bien rester maître de la situation pour éviter que l’anarchie ne gagne.

À vous de voir si vous voulez cet homme comme coupable ou si vous préférer faire comme si ce n’était pas lui afin d’entretenir le mystère qui est bien plus attractif.

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014), au Challenge « Polar Historique » de Samlor (repris par Sharon), au Challenge « I Love London II » de Maggie et Titine, au « Mois anglais III » chez Titine et Lou, au Challenge « Victorien » chez Arieste et au Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et « Ma PAL fond au soleil 2014 » chez Metaphore.

CHALLENGE - Ma PAL Fond au soleil