Nymphéas noirs : Michel Bussi [LC avec Bianca]

Titre : Nymphéas noirs

Auteur : Michel Bussi
Édition : Pocket (2013 – 2015)

Résumé :
Tout n’est qu’illusion, surtout quand un jeu de miroirs multiplie les indices et brouille les pistes.

Pourtant les meurtres qui troublent la quiétude de Giverny, le village cher à Claude Monet, sont bien réels.

Au coeur de l’intrigue, trois femmes : une fillette de onze ans douée pour la peinture, une institutrice redoutablement séduisante et une vieille femme aux yeux de hibou qui voit tout et sait tout.

Et puis, bien sûr, une passion dévastatrice. Le tout sur fond de rumeur de toiles perdues ou volées, dont les fameux Nymphéas noirs.

Perdues ou volées, telles les illusions quand passé et présent se confondent et que jeunesse et mort défient le temps.

Critique :
— J’ai toujours confondu Monet et Manet… Lequel a épousé sa maîtresse ?
— Monet.
— C’est ça et Manet avait la syphilis.
— Ils peignaient aussi à l’occasion.
(Extrait de Ocean Eleven, dialogue entre Tess et Dany Ocean)

On m’avait dit, la première fois que je suis allée voter, que quel que soit mon choix, je serais bien baisée, même si certains partis baisaient mieux que d’autres (vous n’aurez pas de noms).

Pourtant, il n’y a pas que les politiciens qui nous la mettent bien profond, certains auteurs aussi sont des champions pour cela et je ne sais pas pourquoi, mais j’aime autant me faire avoir par un auteur que par un politicien.

Au rayon de ceux qui m’ont bien eu, on a bien entendu Agatha Christie, Lehane, Franck Thilliez, Minier, Commère (pour ne citer qu’eux) et là, Bussi vient d’entrer dans ce petit groupe fermé des auteurs qui ont su m’époustoufler, pour ne pas dire qu’ils m’ont baisé, car je n’ai rien vu venir.

Oh, ici, il y a bien un petit détail qui m’avait intrigué mais mon cerveau l’avait mis en sommeil, content de ne pas être pollué par ce genre de choses. Pourtant, c’était un indice crucial !

Direction Giverny, le village où à vécu Claude Monet, celui qui a épousé sa maitresse donc et qui a peint des tas de tableaux avec des nénuphars car il avait détourné un ru afin d’alimenter un bassin et y mettre des nénuphars. Paraît que ça faut une fortune, ces petits nénuphars peint sur toile.

Un meurtre a eu lieu dans ce village, quelqu’un a tué Jérôme Morval et la police enquête, ou piétine, on ne sait pas trop. En tous cas, j’ai apprécié les personnages des flics qu’étaient Laurenç et Benavidès, le flic maniaque qui fait des listes.

Dans ce roman choral, les flics ne sont pas les personnages principaux, nous avons aussi trois femmes, différentes, une gamine qui peint magnifiquement bien, une institutrice sexy comme un diable et une vieille dame qui a tout de l’acariâtre. Toutes les trois voudraient quitter Giverny mais une seule y parviendra tandis que les deux autres périront. Suspense, quand tu nous tient.

Trois femmes vivaient dans un village. La première était méchante, la deuxième était menteuse, la troisième était égoïste. La première avait plus de quatre-vingt ans et était veuve. Ou presque. La deuxième avait trente-six ans et n’avait jamais trompé son mari. Pour l’instant. La troisième avait onze ans bientôt et tous les garçons de son école voulaient d’elle pour amoureuse.

Une vie, tu sais, Fanette, c’est juste deux ou trois occasions à ne pas laisser passer. Ça se joue à ça, ma jolie, une vie ! Rien de plus.

L’ambiance est à la fois tendue et relax, dans ces pages, on se doute qu’il y a sous les eaux calme du bassin de Monet un truc sombre qui rôde, qui tue et qui tuera encore, on se doute que tout n’est pas magnifique dans ces décors idyllique visité par des touristes du monde entier, qu’il y a un secret caché quelque part, tapi dans les profondeurs des âmes tourmentées, mais avant le final, on ne sent rien venir.

Et là, bam, uppercut dans ta face de petit lecteur désabusé qui a tout lu, tout vu mais qui non, n’avait pas encore tout lu ! Ni tout vu.

J’en suis restée baba (au rhum) durant quelques minutes, mon cerveau pédalant misérablement dans la semoule pour tenter de voir où il avait foiré et pour remettre toutes les pièces dans le bon ordre. Mais alors ? Bon sang, mais c’est bien sûr ! Et puis peu après, quand une autre pièce est tombée, j’ai encore poussé des cris étranglés car une fois de plus, l’auteur venait de me surprendre.

Baisée j’avais été, et bien baisée. Je remercie l’auteur pour cela, d’ailleurs, c’est toujours meilleur, dans un polar, quand on est surprise. La seule chose que j’avais bien résolue, c’était le meurtre du vieux peintre, mon criminel était le bon. Mini holà pour moi.

Un roman aux ambiances joyeuses et sombres, avec des enquêteurs sérieux et un qui a tout d’un chien fou, avec de la sensualité, de la drague, de la jalousie, de la possession, des émotions, du mystère aussi épais qu’un brouillard londonien mais qui une fois levé, devient plus limpide qu’une eau claire.

J’avais vu mais pas observé.

Ma copinaute Bianca était dans le même brouillard que moi et je pense que de son côté, elle a été bien… surprise aussi !

PS : j’ai toujours un oeuf à peler avec le beau Olivier Norek, au sujet d’un chat et je pense que je vais en avoir un autre avec monsieur Bussi au sujet d’un chien !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019).

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Retour à Little Wing : Nickolas Butler [LC avec Stelphique]

Titre : Retour à Little Wing

Auteur : Nickolas Butler
Édition : Points (20/08/2015)

Résumé :
« Ces hommes qui sont tous nés dans le même hôpital, qui ont grandi ensemble, fréquenté les mêmes filles, respiré le même air. Ils ont développé une langue à eux, comme des bêtes sauvages ».

Ils étaient quatre. Inséparables, du moins le pensaient-ils. Arrivés à l’âge adulte, ils ont pris des chemins différents. Certains sont partis loin, d’autres sont restés. Ils sont devenus fermier, rock star, courtier et champion de rodéo.

Une chose les unit encore : l’attachement indéfectible à leur ville natale, Little Wing, et à sa communauté. Aujourd’hui, l’heure des retrouvailles a sonné. Pour ces jeunes trentenaires, c’est aussi celle des bilans, de la nostalgie, du doute…

Nickolas Butler signe un premier roman singulier, subtil et tendre, récit d’une magnifique amitié et véritable chant d’amour au Midwest américain.

Critique :
Quelqu’un a-t-il trouvé les émotions promises dans ce roman ? Parce que moi, je les cherche encore… Alors, soit je suis passée royalement à côté (et ma binômette de LC aussi), soit elles n’y étaient pas !

Pourtant, nom de Zeus, vu le pitch, j’aurais dû en trouver des tonnes dans ces pages, avec ces quatres garçons qui se connaissent depuis l’enfance et qui, maintenant, sont devenus adultes, chacun suivant sa route, son chemin…

Autant l’histoire d’amitié dans « Rural Noir » m’avait émotionnée, autant celle dans « Retour à Oakpine » m’avait ému, autant ici je me suis baladée dans l’histoire sans ressentir beaucoup d’émotions.

Hormis le personnage de Ronny qui m’a émotionné et dont j’ai trouvé le portrait touchant, au niveau des autres, c’est mitigé.

Hank, le fermier, est un personnage avec lequel je me suis sentie en phase, même si je l’aurais volontiers baffé quand il a fait une fixation sur une certaine chose, Lee, le chanteur célèbre avait un côté émouvant dans sa quête du bonheur familial.

Quant à Kip, le courtier, il était très bon dans son rôle de « J’ai le cul entre deux chaises », et aurait mérité un plus ample développement, je trouve, car il symbolise bien ceux qui sont « du village » sans en être vraiment. Ceux qui sont plus froids, qui ne se mélangent pas avec les autres, ceux qui auraient aimé être accepté mais qui ne font rien pour, ou tout de travers.

Le problème avec ce roman ne vient donc pas des personnages, ni de l’écriture, mais du manque d’émotions ressenties lors de ma lecture, comme si je voyais ça de haut, sans arriver à m’immerger à 100% dans ces pages, qui pourtant, étaient remplies de promesses.

L’amitié n’est pas une chose éternelle, les enfants grandissent, se marient, cherchent leur voie, leur destinée, reviennent au bled, le quittent, y restent… Et rien ne dit que l’adulte sera toujours notre copain, comme à l’époque où l’on courait dans les champs en riant, insouciants.

Cela aurait pu donner un beau roman choral sur l’amitié qui évolue avec l’âge et la destinée, on aurait pu avoir un beau récit sur nos 4 garçons devenus adultes, sur leur amitié restée inchangée, mais j’ai eu l’impression qu’on tournait en rond, que l’on parlait parfois pour ne rien dire et que les émotions étaient toutes foutues le camp ailleurs.

J’ajouterai que ce roman choral n’est pas toujours facile à suivre car les intitulés de chapitre sont, non pas avec le prénom complet du narrateur, mais juste avec la première lettre de son prénom, ce qui ne rend pas toujours les choses très claires.

Un roman qui n’a rien de mauvais, qui se laisse lire, avec des moments plaisants… Un roman qui aurait pu frapper plus fort dans les émotions, aller plus loin dans l’histoire d’amitié… Un récit qui ne m’a pas retourné, hélas !

Ça se lit, sans plus… C’est pas mauvais, mais ça aurait pu être meilleur.

Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

Pourquoi je l’ai choisi :
J’avais repéré ce titre au hasard de mes découvertes sur la blogosphère, et puis quand j’ai vu que ma binôme l’avait sélectionnée dans son défilé des futures lectures à lire, je me suis empressée de lui proposer cette LC! Il faut sortir les livres de notre PAL, un peu, plutôt que toujours la remplir !!!!

Synopsis :
Ils étaient quatre. Inséparables, du moins le pensaient-ils. Arrivés à l’âge adulte, ils ont pris des chemins différents. Certains sont partis loin, d’autres sont restés. Ils sont devenus fermier, rock star, courtier et champion de rodéo.

Une chose les unit encore : l’attachement indéfectible à leur ville natale, Little Wing, et à sa communauté. Aujourd’hui, l’heure des retrouvailles a sonné. Pour ces jeunes trentenaires, c’est aussi celle des bilans, de la nostalgie, du doute…

Les personnages :
Le synopsis oublie quand même tous les personnages féminins, alors qu’elles font briller ses quatre hommes. Beth, Felicia, Lucy et Chloé ne sont pas à négliger dans cette belle histoire. Nickolas Butler a soigné de très près ses personnages: il nous livre des êtres attachants, humains, sensibles. Un quatuor de personnalités d’hommes avec une pseudo « célébrité », qui ne sont finalement, qu’au plus près d’eux mêmes, que dans le regard de leurs amis…

Ce que j’ai ressenti :… Une petite douceur littéraire…
Il fait bon d’aller à Little Wing! Vous pouvez switchez le nom de cette petite ville rurale américaine, qu’il n’en reste pas moins que ce qui se dégage de ses pages, c’est le bonheur de vivre simplement dans un lieu de campagne, de connaître ce quotidien de tranquillité, d’apprécier les liens uniques qui soudent ses habitants…

Et c’est juste cette douceur teintée de nostalgie, qui fait que ce Retour à Little Wing soit si plaisant à découvrir !

« La gauche, la droite, je me fiche de tout ça, c’est des foutaises. Tout ce que je demande, c’est d’être bienveillants. D’être honnêtes. De ne pas avoir les dents longues ».

On suit le parcours de vie de ses quatre personnages, qui se sont liés dans l’enfance. Chacun sa profession, mais toujours cette envie de retourner à l’essentiel : riches chacun à leurs manières, ils sont attirés comme des aimants par ce petit bout de terre.

Loin des tumultes des grandes villes, ce lieu apparaît comme un havre de paix, où l’amitié n’arrête jamais son cours, elle reprend juste, au moment des retrouvailles. Trentenaires et pourtant, ce regain de mélancolie et cet attachement envers ce parfum d’autrefois.

Pour autant, il m’a manqué un poil d’action et d’émotions pour rendre cette amitié plus vibrante: à force de non-dits et de pudeur dans les interactions avec chacun, on y perd un peu en ressentis de lecteur…

« Pour moi, c’est ça, l’Amérique : des pauvres gens qui jouent de la musique, partagent un repas et dansent, alors que leur vie entière a sombré dans le désespoir et dans une détresse telle qu’on ne penserait jamais qu’elle tolère la musique, la nourriture ou l’énergie de danser. On peut bien dire que je me trompe, que nous sommes un peuple puritain, évangélique et égoïste, mais je n’y crois pas. Je refuse d’y croire. »

J’ai beaucoup aimé l’apaisement et l’authenticité qui se dégage de ces pages, de cette petite ville. Une sorte de baume au cœur. C’est doux et serein…

Si les personnages adorent faire ses Retour à Little Wing, personnellement, j’y serai bien restée moi, dans ce bel endroit à regarder les levers et couchers de soleil, à essayer d’entendre les notes de ces couleurs…

Laisse la porte ouverte dans une grande ville et tu réveilles à poil, sans un meuble. Laisse la porte ouverte ici et un coyote vient de demander l’aumône.

Ma note Plaisir de Lecture  7/10

Batman vs. Superman – Dawn of Justice [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 18/52]

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Batman v Superman : L’Aube de la justice ou Batman vs Superman : L’Aube de la justice au Québec (Batman v Superman: Dawn of Justice) est un film de super-héros américain réalisé par Zack Snyder, sorti en 2016.

Distribué par Warner Bros., produit par Charles Roven et écrit par Chris Terrio et David S. Goyer, basé sur les personnages de DC Comics Batman et Superman, le film est le deuxième de l’univers cinématographique DC, après Man of Steel.

Le film est considéré comme un événement, car il met en scène pour la première fois au cinéma Superman et Batman dans le même film, qui sont deux icônes de la pop culture depuis les années 1930.

C’est également la première apparition cinématographique d’autres héros de DC Comics comme Wonder Woman, Flash, Aquaman et Cyborg.

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1. Résumé :
Craignant que Superman n’abuse de sa toute-puissance, le Chevalier noir décide de l’affronter : le monde a-t-il davantage besoin d’un super-héros aux pouvoirs sans limite ou d’un justicier à la force redoutable mais d’origine humaine ? Pendant ce temps-là, une terrible menace se profile à l’horizon…

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2. Fiche technique :

  • Titre original : Batman v Superman: Dawn of Justice
  • Titre français : Batman v Superman : L’Aube de la justice
  • Réalisation : Zack Snyder

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3. Distribution :

  • Ben Affleck : Bruce Wayne / Batman
  • Henry Cavill : Kal-El / Clark Kent / Superman
  • Amy Adams : Lois Lane
  • Jesse Eisenberg : Lex Luthor
  • Diane Lane : Martha Kent
  • Laurence Fishburne : Perry White
  • Jeremy Irons : Alfred Pennyworth

batman_v_superman___dawn_of_justice__poster_by_goxiii-d9cky11Ce que j’en ai pensé :
Et bien j’ai suivi le conseil d’une amie blogueuse, Dorothée, qui disait avoir été au cinéma sans rien attendre et en être ressortie enchantée d’avoir vu un film qui avait de la profondeur, dans le bon sens du terme.

Appliquant le conseil à la lettre je me suis installée confortablement devant mon écran 18″ de mon VAIO Sony (pub non rémunérée) et j’ai fait Play.

Avant d’aller plus loin je me dois de vous confesser (un mot que j’aime) mes grandes ignorances batmanienne et supermanienne.

Tout ce que je sais du premier c’est que c’est une chauve-souris déguisée en humain… Oups, le contraire ! Un humain déguisé en chauve-souris sexy et que dans le costume moulant, il y a avait le beau Christian Bâle.

Ce que je sais du second, c’est qu’il porte un slip rouge sur son collant bleu et qu’une des Desperate Housewives (Teri Hatcher) en était amoureuse dans un film… Et que dans une série, le Superman il était jeune et pas vilain.

Oui, va falloir potasser mon sujet !

Déjà je remercie les habilleuses car les vêtements ont bien changés depuis ! Ouste le slip rouge porté sur le pantalon ! Ouste les horribles déguisement de chauve-souris du Bruce Wayne.

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Niveau choix des acteurs, je ne me plaindrais pas du tout ! Le Superman est excellent et bien que j’ai un peu douté du choix de Ben Affleck – le mignon soldat qui était à Pearl Harbor et qui a bien vieilli – pour le Batman, et bien, je dis « Oui » !

Différent de Bâle, mais il allait bien dans le costume, plus âgé, plus massif, plus sombre.

Alors oui, en effet, faut pas s’attendre à des combats de Titans entre le Bat et le Super, juste une scène de baston, mais la plupart de leur affrontements se feront aux travers des mots, des dialogues, de leur manière de penser.

Bruce Wayne pense qu’un un super-héros aux pouvoirs sans limite n’est pas très bon… Certains considèrent Superman comme un Dieu. Oui, les gens sont cons !

Ils sont même pires que cons, les gens, puisque quand Superman sauve, ça va, mais dès qu’il y a un soucis avec un alien de Krypton qui a tout cassé en ville, alors là, Superman peut foutre le camp ! Il n’est pas humain, il n’est pas de chez nous, alors « Go Home ».

J’ai parfois honte d’appartenir au genre humain, je vous jure… Et puisque le genre humain est ainsi, qu’il peut brûler ce qu’il a adoré ou déifié, les scénaristes ne se sont pas privés et c’est très bien rendu, je trouve.

Surtout an niveau de la propagande… On croit tout de même tout ce qu’on nous raconte ! Ma foi, la frontière entre la vérité et le mensonge est si fine que l’on a parfois du mal à discerner si c’est la vérité vraie qu’on nous balance ou de la propagande, ou des vérités un peu mélangées avec des mensonges.

Passons au méchant : Lex Luthor… Je l’ai reconnu, c’est Mark Zuckerberg ! Enfin, celui qui jouait le rôle… Si certains ne l’ont pas aimé, moi, je l’ai trouvé excellent, mais je vous rappelle que ma culture du super héros en slip rouge est merdique.

Peut-être qu’un autre aurait été mieux, mais moi, je l’ai adoré dans son rôle d’excité grimaçant, mais terriblement dangereux avec ses idées de malade et qui, comme beaucoup, aurait bien voulu que Dieu le sauve d’un papa pas sympa.

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Pas de bol, Il n’est pas venu alors il en veut à ces prétendus Dieux que sont les super-héros.

Le film est assez long, plus lent, sans avoir de scènes de castagne toutes les dix minutes et je peux comprendre aussi ceux qui sont allé au ciné en pensant voir 10 rounds de combats entre le héros humain et le héros d’une autre planète.

Ici, ce qui est mis en avant, c’est l’humanité des héros, leurs souffrances, leurs doutes, leurs qualités, leurs défauts, des héros pas tout noir ou tout blanc, mais tout en nuance de gris.

La gloire de Batman est derrière lui, le Joker n’est plu, et il a l’impression que les bandits sont comme les mauvaises herbes, vous en arracher des tas et elles repoussent toujours plus vite, toujours plus nombreuses.

Superman a presque les pouvoirs d’un Dieu – « presque » parce qu’il n’a rien créé, na ! – et ça fout la trouille à certains – Lex, Batman,… – autant de pouvoir concentré dans les mains d’un seul homme et ma foi, il doit y avoir aussi un peu de jalousie.

Superman et Batman sont pourtant les mêmes : à la fois sauveurs, juges, bourreaux, voulant faire à tout prix le bien mais en étant bien souvent piteusement récompensé.

Niveau musique, c’était Hans Zimmer au commandes et il ne déroge pas à la règle, elle est très belle et elle vous prend aux tripes, surtout si vous l’avez entendu en concert. Là, c’est le pied magistral !

Oui, j’ai passé un excellent moment à voir ce film pour lequel j’ai mis mes attentes entre parenthèses afin de ne pas être polluée par mon esprit qui se serait joué un film.

Oui, il est plus lent, les combats entre les deux héros sera plus à coup de paroles ou d’actes que avec des poings, bien que les fans seront comblés par un match entre leur deux.

Un film plus humain, plus profond, plus mieux, un film avec un vrai scénario, des acteurs qui sont à leur place, qui joue de manière correcte, imprégnés qu’ils sont de leurs rôles.

Et comme l’Enfer est pavé de bonnes intentions et que à force de chasser ce qu’on considère comme des monstres, on devient sois-même un monstre, la folie mégalomane de Lex Luthor sera le clou du spectacle.

Un vrai changement de slip et de cap !

Un excellent film qui envoie valser les vieux Batmans et Superman aux oubliettes ! Sauf la trilogie « The dark Knight » de Christopher Nolan et le « Man Of Steel » de Zack Snyder.

Étoile 4

Le « Challenge US » chez Noctembule et le Challenge #LeFilmDeLaSemaine2016.
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Derrière la haine : Barbara Abel

Titre : Derrière la haine                                                 big_5

Auteur : Barbara Abel
Édition : Pocket (2013)

Résumé :
D’un côté, il y a Tiphaine et Sylvain, de l’autre il y a Laetitia et David. Deux couples, voisins et amis, fusionnels et solidaires, partageant le bonheur d’avoir chacun un petit garçon du même âge. Maxime et Milo grandissent ensemble, comme des jumeaux. Jusqu’au drame. Désormais, seule une haie sépare la culpabilité de la vengeance, la paranoïa de la haine…

Petit Plus : Barbara Abel n’a pas son pareil pour distiller l’angoisse, manipuler le lecteur, multiplier les rebondissements… jusqu’à la conclusion, noire à souhait.

Un roman noir, très noir. De ces livres qui oppressent, donnent des frissons, ne laissent pas intact.

Critique : 
Derrière la haie, il y a la haine… Mais il n’en fut pas toujours ainsi… Il fut une époque, pas si lointaine, où les Brunelle et les Geniot étaient les meilleurs amis du monde. Deux couples, deux enfants nés à trois mois d’intervalles. Presque une famille.

« L’amitié est une force dont nul ne peut prétendre pouvoir se passer. On a besoin d’amis, comme on a besoin de manger, de boire ou de dormir. L’amitié, c’est un peu la nourriture de l’âme : elle ravitaille le cœur, elle sustente l’esprit, elle nous comble de joie, d’espoir et de paix. Elle est la richesse d’une vie. Et le gage d’une certaine idée du bonheur ».

Pour peu, on se croirait au Pays Enchanté… Si ce n’était que l’auteure, dans son prologue, nous donne un aperçu de ce que deviendront les relations amicales des deux couples, 7 ans après.

Au moins, ça rassure le lecteur en recherche de frissons, parce que ensuite, ça pétille de gentillesse et de joie de vivre. Quoique… De temps en temps, on sent des tensions, des frictions, des secrets honteux confiés un soir de beuverie. Il y a aussi les petits reproches fait à l’un ou à l’autre sur l’éducation des enfants.

– Je ne sais pas si c’est une bonne idée (…) Cet accès direct d’un jardin à l’autre.
– Pourquoi cela ne serait pas une bonne idée ?
– Ce qui fait que notre amitié fonctionne, c’est justement qu’on soit chacun chez soi. On ne marche pas sur les plates-bandes des autres, on ne s’envahit pas. Quand on sonne chez vous, si vous n’avez pas envie d’ouvrir, vous n’ouvrez pas. Pareil pour nous. Et c’est très bien comme ça. 

Bref, tout baigne dans leurs vies jusqu’à ce que, un jour : « bardaf, c’est l’embardée ! ».

« Un cri qui n’en finit pas. Un cri dont l’écho résonna longtemps, secondes d’éternité, comme si le combat que se livraient sans merci le silence et le bruit pouvait encore déjouer le cours du destin. Un torrent aux eaux tumultueuses se fracassait contre la structure trop rigide d’une digue, ondes volages qui allaient et venaient sans relâche, malgré le courant qui s’épuisait, pour bientôt ne plus émettre que le clapotis ténu d’un souffle ultime ».

Le jour du drame, tout s’effrite et commence à partir en coui****.

« Le malheur est un fardeau qui, à l’inverse du bonheur, ne se partage pas ».

Jalousie, vengeance, culpabilité, folie, accusations graves, accidents louches… tous ces ingrédients furent mis dans un shaker et secoué pour distiller du plaisir avec un cocktail détonnant.

Ceci n’est pas un thriller où on court dans tous les sens, mais une sorte de huis-clos entre deux couples, avec juste quelques intervenants.

Pour ce qui est des frissons et des angoisses, l’auteure joue avec nos nerfs, dissimule des indices dans ses pages, nous fait pencher pour un couple, avant que nous ne fassions machine arrière en se disant que, décidément, l’autre couple a plus la tête sur les épaules…

Vous l’avez compris, entre les deux couples, notre raison balancera jusqu’à ce que nous ne sachions plus très bien à quels saints nous vouer tant l’auteur aura joué avec nous.

Parlons-en, de nos deux couples : ce sont des gens ordinaires, simples, avec leurs soucis, leurs secrets, leurs faiblesses, leurs forces, leurs passé, pas toujours très joyeux. Des gens crédibles, quoi !

J’avais pensé à une fin… me suis plantée parce que l’auteure fut encore plus vicieuse et sadique que je ne le pensais. Une vraie peau de vache ! Et ceci ne sont pas des insultes, mais des éloges !

Vlan dans mes dents… Une chose est sûre, si je croise Barbara Abel au détour d’une allée d’un salon du livre, je fuirai, parce qu’on est jamais trop prudente !

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014).