London noir : André-François Ruaud

Titre : London noir

Auteur : André-François Ruaud
Édition : Les Moutons Electriques (11/10/2019)

Résumé :
Londres ! Plus grande cité d’Europe, ancienne capitale de l’Empire britannique, Londres immense et vivace, théâtre urbain de Sherlock Holmes, de Jack l’Éventreur, d’Hercule Poirot ou de James Bond.

Londres, la ville polar par excellence : depuis Holmes jusqu’à Bond, en passant par Fu Manchu, Jeeves, Lord Peter ou Miss Marple, de l’ère victorienne aux swinging sixties, une histoire de Londres sur un siècle, tout le roman noir d’une métropole.

Avec trois promenades guidées, de Rimbaud à Lénine, dans les pas de Sherlock Holmes et le long de la Tamise de Richmond à Chiswick.

« Esquisser un guide de Londres et de son histoire, à travers ses grandes figures de la littérature policière : telle fut notre ambition. Retracer sur un siècle le roman noir d’une métropole. »

Critique :
Londres, esquissée au travers de son Histoire et de sa littérature policière, tout un programme.

Programme ambitieux que de réunir l’Histoire d’une ville, son urbanisme, ses squares, ses quartiers, ses frontières entre le West et l’East End et de les mélanger avec les grandes figures de la littérature policière.

Et ça marche plutôt bien (pour ne pas dire que ça marche super bien) car en ouvrant ce livre, non seulement on découvre Londres d’une autre manière, mais en plus, on s’instruit (ok, faudra retenir tout ça ensuite).

Vous l’aurez deviné, ma partie préférée fut celle consacrée à la Londres victorienne où en plus d’avoir enrichi mon savoir, j’ai exploré le tout en compagnie de Holmes.

Petit carton rouge à l’auteur qui aurait dû, à mon sens, se contenter des références canoniques pour Sherlock Holmes et ne pas introduire, sans le préciser, des théories holmésiennes que l’on retrouve dans son autre recueil « Sherlock Holmes, une vie ».

C’est une supputation d’holmésiens que la mère de Sherlock se nomme Violet ! Les études qu’il a faite sont aussi l’objet de théories mais personne ne peut dire s’il a fait Oxford ou Cambridge (ou aucune des deux) et encore moins que c’est sa maman qui lui a payé son premier logement à Montague Street.

L’auteur aborde autant les beaux quartiers du West End que les taudis de l’East End, parlant de la frontière entre les deux, de cette société rigide qui pensait que la pauvreté était une mauvaise chose et qu’elle était surtout de la faute des gens qui la subissaient.

On est allé sur les docks où des pauvres hères embauchaient à la journée, se ruant l’un sur l’autre pour obtenir un boulot mal payé, éreintant et qui ne leur remplirait pas le ventre.

Quand je vous disais que c’était un véritable roman noir qui explore toutes les facettes de la ville de Londres.

Anybref, ce livre est instructif, un mélange habile des grandes figures du roman policier et de cette ville de Londres qu’ils ont tous et toutes arpentées, en long et en large, de l’époque victorienne, édouardienne, sous le blitz de 1914, sous celui de 1940 et qui ont vu Londres s’agrandir, certains quartiers devenir encore plus pauvre ou qui ont vécu dans le Londres des guerres mondiales.

À déguster avec ou sans modération mais je conseillerais une lecture étalée sur le temps, grignoter ce recueil au soir, avec une bonne tasse de thé et tout autre mignardises que vous voulez.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°265 et Le Mois Anglais chez Lou, Titine et Lamousmé (Juin 2020 – Saison 9).

007 Spectre – James Bond – Sam Mendes [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 3/52]

007 Spectre est un film d’espionnage américano-britannique réalisé par Sam Mendes, sorti en 2015.

Vingt-quatrième aventure cinématographique de James Bond, le titre du film fait référence à l’organisation criminelle SPECTRE, apparue dans de nombreux épisodes de la saga depuis ses débuts.

Un message cryptique venu tout droit de son passé pousse Bond à enquêter sur une sinistre organisation. Alors que M affronte une tempête politique pour que les services secrets puissent continuer à opérer, Bond s’allie avec la fille d’un ancien ennemi, Madeleine Swann, afin de découvrir la terrible vérité derrière… le Spectre.

Daniel Craig incarne l’agent secret James Bond pour la quatrième fois, après Casino Royale, Quantum of Solace et Skyfall. Il endossera ce rôle pour encore au moins un film de la série.

1. Synopsis :
Un message cryptique surgi du passé entraîne James Bond dans une mission très personnelle à Mexico puis à Rome, où il rencontre Lucia Sciarra, la très belle veuve d’un célèbre criminel. Bond réussit à infiltrer une réunion secrète révélant une redoutable organisation baptisée Spectre.

Pendant ce temps, à Londres, Max Denbigh, le nouveau directeur du Centre pour la Sécurité Nationale, remet en cause les actions de Bond et l’existence même du MI6, dirigé par M. Bond persuade Moneypenny et Q de l’aider secrètement à localiser Madeleine Swann, la fille de son vieil ennemi, Mr White, qui pourrait détenir le moyen de détruire Spectre. Fille de tueur, Madeleine comprend Bond mieux que personne…

En s’approchant du cœur de Spectre, Bond va découvrir qu’il existe peut-être un terrible lien entre lui et le mystérieux ennemi qu’il traque…

2. Fiche technique :

  • Titre original : Spectre
  • Titre français : 007 Spectre
  • Date de sortie : 11 novembre 2015 (2h30min)
  • Réalisation : Sam Mendes
  • Scénario : John Logan, Neal Purvis et Robert Wade.
  • Pays d’origine : États-Unis, Royaume-Uni
  • Genre : espionnage

3. Distribution :

  • Daniel Craig (VF : Éric Herson-Macarel) : James Bond
  • Léa Seydoux (VF : Elle-même) : Madeleine Swann
  • Christoph Waltz (VF : Christian Gonon) : Franz Oberhauser / Ernst Stavro Blofeld
  • David Bautista : Mr. Hinx, tueur du SPECTRE
  • Andrew Scott : Max Denbigh / C
  • Ralph Fiennes (VF : Bernard Gabay) : Gareth Mallory / M
  • Naomie Harris (VF : Annie Milon) : Eve Moneypenny
  • Ben Whishaw (VF : Yoann Sover) : Q
  • Monica Bellucci (VF : Elle-même) : Lucia Sciarra
  • Rory Kinnear (VF : Xavier Fagnon) : Bill Tanner
  • Jesper Christensen (VF : Jean-Bernard Guillard) : Mr. White

Ce que j’en ai pensé :
Sérieusement, est-ce que ce film valait la peine que je lui consacre une fiche ? Est-ce que ça valait la peine de perdre du temps précieux de vie pour le regarder ?

Je suis en train de me le demander, mais puisque le vin est tiré, je vois le boire, fusse-t-il jusqu’à la lie.

Tout d’abord, petit retour en arrière : je n’avais pas accroché à Daniel Craig lorsqu’il a repris le costume de Double-Zéro-Sept… Entre lui et moi, ça ne passait pas du tout.

Skyfall nous avait réuni… Ma soeurette me l’avait conseillé et elle avait eu raison : un James Bond plus profond et plus proche de celui qu’il était réellement dans les romans de Fleming.

Verdict pour Spectre ? Entre Daniel et moi, ça colle maintenant, mais pas avec le scénariste ! Putain de bordel de merde… Pourtant, nous avons le même réalisateur, Sam Mendes, et voilà qu’il me sabote el film.

Scène d’intro, OK, no soucis, si ce n’est que James plante une fille canon, sort une arme à feu d’une belle dimension phallique et s’en va flinguer des mecs aux gueules patibulaires tout en faisant exploser un immeuble, fait du toboggan sur le toit plat qui s’écroule, salit à peine son costard, ne se décoiffe pas, fait des cabrioles en hélico. Bref, rien à dire, ça punch.

Ensuite ?? Ben, comment dire, hormis quelques scènes qui se remuent un peu le cul, le reste, c’est pèpère. Vous pouvez regarder le film tout en épluchant des patates ou en tricotant des mitaines pour les petits lépreux de Jakarta, à l’instar de Thérèse, dans « Le Père Noël est une ordure ».

Entre nous, je me demande encore ce que Monica Bellucci foutait dans le film. Ils auraient pu choisir n’importe quelle autre actrice pour ce petit rôle ou nous rendre la Monica un peu plus présentable que celle que j’ai aperçu dans le film. On était loin du personnage raffiné de Cléopâtre !

Q, pas contre, je l’adore toujours… Ce petit jeune me plait bien, même si on est loin, trèèèès loin du Q original.

M a changé, j’avais eu du mal avec l’ancienne M mais maintenant qu’elle n’est plus, je la pleure. Malgré tout, Ralph Fiennes n’est pas mal dans le genre, même s’il lui manque de la poigne et une paire de couilles (le personnage de M, pas l’acteur).

Un bon point pour Moriarty ! Pardon, pour Andrew Scott qui jouait le rôle de C, autrement dit, Max Denbigh. LUI, il avait l’étoffe pour faire le Grand Méchant !! Lui, il avait du potentiel dans son jeu d’acteur, parce que le Grand Méchant dans ce 007, excusez-moi, mais c’est de la merde !

Franz Oberhauser… Parlant avec une voix douce comme pour nous donner des frissons, le Grand Méchant n’a réussi qu’à me faire bailler et me donner envie de le flinguer tandis qu’il pérorait pour lui tout seul.

Autant j’ai adoré Christoph Waltz dans « Django Unchained » (chronique en cours), autant ici son rôle ne lui va pas. Pas en forme, rôle mal adapté pour lui ?

Et puis, le pourquoi il est devenu un Grand Méchant… Non mais sérieux…

Non mais allo quoi ?? Tout ça pour ça ?? Oui, je trouve le prétexte qui a fait que ce gamin est passé du côté Obscur, devenant un Méchant est un peu fort de café…

N’importe quoi, trop « poussé » à mon avis. Ma foi, il aurait fallu lui coller une dragée dans la caboche lorsqu’il était gamin (le personnage, pas l’acteur), ça lui aurait fait les pieds. Merde, tuer son père pour si peu, faut être bête.

Nous sommes loin du Grand Méchant qu’était Ernst Stavro Blofeld. Je le revois, caressant son chat blanc…

Léa Seydoux ? Elle aurait fait une parfaite Irene Adler dans la série Elementary à la place de Natalie Dormer.

Pour le reste, j’ai trouvé le personnage superficiel – on ne va pas en demander plus à une James Bond Girl – et girouette : le premier soir, « non, non, non, je ne coucherais pas avec vous, Mister Bond » et peu après, dans le train, elle lui saute dessus.

De plus, j’ai du mal à voir James Bond retiré des affaires pour vivre avec la miss Swann. Lui planter la carotte de temps en temps, oui, mais de là à aller cultiver des choux dans un coin retiré…

Un film qu’on peut se passer de voir sans problème…

Si vous voulez du James Bond, refaites-vous un vieux avec Sean Connery ou un plus récent avec Daniel Craig (Skyfall) ou avec Pierce Brosnan.

Étoile 2

« A year in England » chez Titine et Challenge #LeFilmDeLaSemaine2016.