Metro 2033 : Dmitry Glukhovsky [LC avec Stelphique – Intro]

— Allez ma Belette Cannibal, on se fait un petit roman post-apocalyptique pour changer ?
— Heu… pas très chaude, on va encore crever de trouille et remplir nos placards de denrées non périssables… Sans compter que je vais encore aller voler des cierges à l’église pour ne pas manquer de lumière en cas de black-out !
— *Insistante* Une petite guerre nucléaire, ça ne te tente pas ?? Tu avais adoré Résilience pourtant !!
— *Freine des quatre fers* Oui, mais je me méfie comme de la peste des centrales nucléaires, maintenant, et lors de ma lecture, j’ai failli en chier sous moi de trouille !
— N’exagère pas ! Au fait, il me semble que tu aimes la Russie autant que l’Angleterre, non ??
— *Yeux qui brillent* Oui, j’adore ce grand pays mystérieux qui me fascine autant qu’il me fait peur. On va se lire un classique russe ??
— Pas tout à fait… Mais on va aller à Moscou visiter le métro de l’an de grâce 2033.
— Pourquoi pas… on prend nos passeports ? Et la DeLorean aussi ?
— Pas vraiment non… Oublie ton passeport, on est dans du post-apocalypse, oublie la bagnole de Doc et ouvre ton roman. Par contre, prends de la mort-aux-rats et des lampes de poche. Ou plutôt : prends ta collection de cierges ! Allez, go ! J’y suis déjà moi.
— Stelphique, tu me fais peur, là !! Stelphique ??? Stelphiiiiiiique !! Reviens… *Silence* Bon, elle s’est engagée seule dans ces tunnels sombres et si je la laisse seule, je ne vais jamais retrouver ma binômette de lecture. Alors, je vais être obligée de voler à son secours, là…

  • Charbon sur le visage : ok
  • Fusils mitrailleurs chargés : ok
  • Chargeurs de réserve : ok
  • Bandana kaki dans les cheveux : ok
  • Lampes de poche chargées : ok
  • Cierges pascaux : ok
  • Crucifix pour enfoncer dans un cul : ok
  • Nourriture : ok
  • Eau : ok
  • Thermos de café : ok
  • Thermos de mojito : ok

Belette Cannibal parée à descendre dans le métro moscovite à la recherche de sa binômette qui fait si bien les mojitos framboises et les cornes de gazelles (d’après ses dires, mais je voudrais tout de même avoir encore la chance de tester la chose).

— Stelphique, j’arrive ! *voix de Sylvester Stallone dans Rocky)

 

 

Le Défi Lecture Cannibelfique

Vous vous demandez sûrement ce qui se cache derrière cette composition de mot ? Cet espèce de néologisme barbare… Je signale en passant que ce néologisme est elfique ! Na.

Oh et bien, c’est juste un grand marathon littéraire en duo, entre une Belette Cannibal et une Elfe, une sorte d’association contre nature de lectrices dévoreuses de pages et dénicheuses de bons moments…

Vous raffolez de notre LC du mois entre une Belette et une Fée, chacune plus délurée que l’autre ?

Alors cette fois ci, nous avons décidé , à force de nous lancer le défi, à plusieurs reprises, sans vraiment prendre le temps de le faire concrètement, de lire et de partager pendant tout un mois, dans le but de faire descendre notre PAL gigantesque….

Tout un mois !!!!! Du 15 Juillet au 15 aout, vous aurez l’impression de voir double sur WordPress, mais ça ne sera que deux passionnées qui partagent autour de la lecture !

On s’est déjà choisi quelques titres comme ça au pied levé, en fonction de nos envies du moment…

Regardez un peu ce programme, que du varié pour multiplier les plaisirs…

Liste de livres qu’il nous faut lire impérativement (10) !!

  • Métro 2033 de Dmitry Glukhovsky
  • Métro 2034 de Dmitry Glukhovsky
  • 20.000 lieues sous les mers de Jules Verne.
  • La nuit éternelle de David Khara
  • Je suis Pilgrim de Terry Hayes
  • Le Seigneur des anneaux – Intégrale de Tolkien
  • De cauchemar et de feu de Nicolas Lebel
  • La compassion du diable de Fabio Mitchelli
  • Alexis Vassilkov ou la vie tumultueuse du fils de Maupassant de Bernard Prou.
  • Aliss de Patrick Senecal

MAIS, en faisant la fameuse liste des livres en commun , on a eu envie de vous faire participer !

Et oui, nos blogs ne serait rien sans vous, donc on aimerait que vous nous choisissiez, parmi la liste suivante, ceux qui vous feraient plaisir que nous lisions…

Pourquoi parmi cette liste ? L’idée est de faire tomber un peu nos PAL communes… ( vous savez cette montagne qui grandit à vue d’œil ???!!!!).

Donc voilà, on attend avec impatience vos suggestions et choix pour que ce mois de lecture soit un mois de partage extraordinaire !

Ceux qui remporterons le plus de suffrage seront bien sûr au programme !

Ou ceux qui nous seront le mieux vendu…

Et si nous n’arrivons pas à lire tout, et bien, ils seront reportés pour les mois suivants car nous n’avions encore rien décidé de nos lectures communes.

Bonne pioche :

  1. Morceaux de choix de Alan Carter
  2. Morsure de Nick Louth
  3. Zodiac station de Tom Harper
  4. De mort naturelle de James Oswald
  5. Les harmoniques de Marcus Malte
  6. Le prix de la peur de Chris Carter
  7. Les voies d’Anubis de Tim Powers
  8. Et que le vaste monde poursuive sa course folle de Colum McCann
  9. Le cercle de Bernard Minier.
  10. Glacé de Bernard Minier
  11. 1Q84 de Haruki Murakami
  12. Un avion sans elle de Michel Bussi.
  13. Ne lâche pas ma main de Michel Bussi
  14. Le sang du suaire de Sam Christer
  15. Imagine le reste de Hervé Commère
  16. Dreamcatcher de Stephen King
  17. Hannibal de Thomas Harris
  18. Anno Dracula de Kim Newman

Lien vers l’article de Stelphique

Retour à Little Wing : Nickolas Butler [LC – Impressions de lecture 2/2]

Impressions de lecture du Cannibal Lecteur (page 1 à 192) : Toute excitée à l’idée de lire ce récit d’amitié avec ma binômette.
Quatre garçons amis depuis l’enfance et maintenant, devenus adultes… J’entre doucement dans l’histoire, dans cette petite ville où tout le monde se connaît et je suis à la recherche des émotions que j’aimerais ressentir… Va me falloir un chien pisteur pour les trouver !

Impressions de Stelphique (page 1 à 192) : En attente…
C’est tout mignon, et presque poétique…Voyons un peu, ce que ce quatuor nous réserve, avec chacun leurs destinées…

Impressions de lecture du Cannibal Lecteur (page 193 à 384) : Mitigée et déçue…
Niveau émotions, elles ont dû foutre le camp sur le Blog ÉmOtionS d’Yvan, pas possible autrement car je n’en ai ressenti aucunes ! Juste de l’empathie pour Ronny, l’un des 4 gars. Pour le reste, j’ai aimé le roman mais en l’effleurant, sans rien ressentir du tout. Il y en avait plus d’émotions dans « Rural Noir » ou dans « Retour à Oakpine ».

Impressions de Stelphique (page 193 à fin) : …J’attends toujours…
Ah mince, c’est fini ????!!! Un bon petit moment de détente, mais j’aurai aimé un peu de twist… Allez viens ma Binomette, on va danser ♫ Twist and Twist ♫ , parce que là, il me semble que ce soit que sur la piste de danse, qu’on aura un peu de feu ♫Twist Again ♫…. Belette, prends les santiags, sur la couv’ hein…. 😉

Retour à Little Wing : Nickolas Butler [LC avec Stelphique – Intro]

— Et alors, ma Belette, ton intro, ça vient ?
— Non, rien, que dalle, page blanche… Impasse totale pour ce titre !
— Mais enfin, comment cela se fait-il ? Toi, en panne d’inspiration ?? Impossible !
— (Levant les yeux au ciel) M’enfin, qu’est-ce que vous croyez vous ? Qu’on insère une pièce dans la fente et que je pond une chronique ??
— (Stelphique, hésitante) Heu… Oui… Tout le monde le pense.
— Et bien non les gars et les filles, désolée de vous décevoir, il y a bien une fente mais on ne glisse rien dedans et même si on y glissait un billet de 500€ (ben quoi, moi aussi je suis vénale – comme tout le monde), ça ne viendrait pas ! L’inspiration, quand elle nous déserte, elle nous déserte.
— Tu nous fais le coup du déserteur, alors, pour notre intro de LC ? Rien ne viens ??
— Si… Des paroles d’une chanson de Renaud, « Déserteur » ♫ Monsieur le président ♫ Je vous fais une bafouille ♪ Que vous lirez sûrement ♪ Si vous avez des couilles ♫ […] Monsieur le président ♫ Je suis un déserteur ♪ De ton armée de glands ♪ De ton troupeau d’branleurs ♫
— Là c’est sûr qu’on va avoir des problèmes avec cette intro qui ne vient pas… Et pas rien qu’avec le pouvoir, mais avec des messieurs en blouse blanche qui vont venir chercher ma tarée de canlette préférée !
— (Gros sanglots) Mais ça vient pas !!!
— Attends, tu as de l’or en barre comme matière, avec le résumé qui parle « l’attachement indéfectible à leur ville natale, Little Wing, et à sa communauté. Aujourd’hui, l’heure des retrouvailles a sonné… Pour ces jeunes trentenaires, c’est aussi celle des bilans, de la nostalgie, du doute… »
— OUI ! Une bande de copains, un peu comme nous avec les copinautes, ou nous, avec la LC et le WRC ! Deux (trois) filles qui ne se connaissent que via le Net mais qui s’apprécie et qui ne rêve que d’une chose : se souler aux mojitos le jour où elles se rencontreront !!
— Nous ne sommes pas obligée de nous souler, sauf si Nath nous invite dans une triperie…
— Oh putain, l’horreur ! (grimace du Cannibal). Mais attend, le résumé parle de mecs qui se connaissaient et qui ont grandi ensemble, alors que nous, pas !
— Mais si ma Belette ! Nos blogs ont commencé tout petit et ils ont grandi ensemble, pris leur envol, leur essor… Ok, c’est pas la grande affluence, mais notre ville natale, c’est Word Press et sa communauté ! Imagine nos retrouvailles…
— ♫ On s’était dit rendez-vous dans 10 ans, Même jour, même heure, même port ♪ On verra quand on aura 30 ans ♫ Devant une vitrine d’antiquité ♫ J’imagine les retrouvailles de l’amitié ♪
— Cannibal, arrête de chanter, on a encore perdu Yvan ! Tu crois que dans 10 ans on fera encore des LC ??
— J’espère bien, j’ai une PAL à faire descendre et des romans que je n’ai pas envie de lire seule, comme des King ou quelques SF… En espérant que WP existe toujours et que nous soyons toujours des lectrices assidues !
— Mais je veux !! On signe ?
— On signe et rendez-vous à Little Wing dans 10 ans !!
— Cannibal voulait dire dans quelques jours… Bon, j’ai peut-être pas mis de pièce ou de billet dans la fente, mais on y arrivée et l’accouchement fut dur !

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Le bazar des mauvais rêves : Stephen King [LC avec Stelphique – Intro]

— Belette, si je te dis « Bazar », tu me réponds quoi ?
— Bordel ? Celui que je fous dans mon bureau… Mes piles de livres qui trainent…
— Non, moins terre à terre. On oublie le « brol » comme vous dites à Bruxelles.
— Quand j’étais gosse, je croyais que le Grand Jojo disait « bazar » dans sa chanson « Jules César », mais en fait c’était « falzar »… Ça aurait pu marcher… Dire que durant des lustres j’ai cru que le mec il mettait pas de bazar pour qu’on voit ses belles jambes
— Mais de quoi tu parles ??
— Allez, je vous la chante ! ♫ Jules César ♪ On l’appelait Jules César ♫ Il mettait pas d’falzar ♪ Pour qu’on voie ses belles jambes ♫ Ses jolies jambes ♪ Ses jambes de Superstar ♪
— Oh mon dieu… La Belette Cannibal a encore pété un plomb… Yvan, reviens, je vais la faire arrêter de chanter ! Bon, je vais dire « Bazar » et « King » et je chante pas du Elvis, s’il te plait !
— Oh non, pas « Bazaar » de Stephen King ! J’ai jamais osé le lire. J’ai une peur panique de cette boutique dont l’enseigne est aussi originale qu’alléchante : le bazar des rêves !
— Ok, je te pardonne sur cette erreur… Mais moi je te parlais de son recueils de nouvelles, Le Bazar des mauvais rêves !! Regarde ta liste de nos LC et tu le trouveras noté à « mars ».
— Oups, j’ai encore foiré, on dirait ! Mais grâce à moi, des milliers de gens connaissent le Grand Jojo et son répertoire de chansons, certes, peu profondes, mais terriblement entrainantes !!

Les chemins de Damas – Les Prophéties III : Pierre Bordage [LC – Impressions de lecture 2/2]

Impressions de lecture du Cannibal Lecteur (page 1 à 250) : Le chaos, c’est pas rigolo…
La guerre est terminée, nous sommes longtemps après le tome 2, nouveaux personnages, nouvelle trame, mais toujours, en toile de fond, cette peur qui nous colle aux basques. La peur qu’un jour pareille chose nous arrive, et c’est foutrement réaliste. Assez bien de personnages, du mal à m’attacher à certains.

Impressions de Stelphique (page 1 à 250) : Détachée d’un bloc…
Je retrouve avec plaisir l’univers et la plume de Bordage, mais beaucoup moins d’intensité que pour le tome précédent, et d’un côté ce n’est pas plus mal… Plus difficile de trouver la synergie que j’avais eu avec les personnages précédents, même si la douleur de Jemma me touche… J’ai eu comme l’impression d’un effet moins immersif, je suis restée plus en retrait de cette Europe ravagée…

Impressions de lecture du Cannibal Lecteur (page 250 à 504) : Ordo ab chao ? L’ordre naît du chaos ? Mon cul…
Mais quel chaos dans ce Monde ! Un chaos né parce que des gens ont monté des peuples, des religions, les uns contre les autres. Difficile de s’y retrouver dans tout ces destins, mais j’ai adoré ces portraits croisés, ces destins pris en main (ou pas), ces personnages différents et j’ai eu peur de voir ce monde plongé dans un chaos indescriptible. La trouille j’ai eu, le plaisir aussi.

Impressions de Stelphique (page 250 à fin) : … Reliée d’un fil…
Jusqu’au bout, j’ai tenu cette lecture, pour savoir ce qu’il advenait de ses enfants… J’avais la même obstination que Luc, à savoir de lever le mystère sur cette petite armée… Comme on se lie moins, aux personnages car ils manquent un peu de poigne sur leur destin, il ne nous reste que la ligne conductrice du roman pour rester plongé dans ses Prophéties…

Les chemins de Damas – Les Prophéties III : Pierre Bordage [LC avec Stelphique – Intro]

La Trilogie des prophéties - Les Chemins de Damas

— Tous les chemins mènent à Damas…
— Ne serait-ce pas « Tous les chemins mènent à Rome », ma chère Belette Cannibal ?
— Certes, mais puisque nous lisons le troisième volet des prophéties…
— Ooups, pour une fois, c’est toi est dans le bon !
— Je dirais même plus, chère Stelphique, que « Tous les chemins mènent en Alsace » !
— Là, je ne te suis plus…
— Il me semble que nous devons bien de nos LC au barbu alsacien, Yvan Le Terrible !
— Juste ! Tu as raison, nos chemins de LC passent souvent par l’Alsace et ce diable d’Yvan !
— Hum, maintenant je me demande, le barbu, il est d’Alsace ou de Lorraine ? J’ai un trou de mémoire là…
— Il serait encore de Normandie ou de PACA qu’on s’en fiche, non ? Tant qu’il nous donne des bons plans de LC…
— La rime, Stelphique, la rime ! « Damas – Alsace », les sons sont proches pour la rime, mais si ce rogntudju de barbu vient de Lorraine, mon intro tombe à plat ! Parce que, hormis chanter ♫ En passant par la Lorraine, avec mes sabots ♪ et là, c’est la perte de nos lecteurs assurée.
— Ah mince alors… La boulette s’il vient de Lorraine et pas d’Alsace… sinon, on pourrait demander à Yvan de déménager !
— MIEUX ! On demande à l’auteur de renommer son livre pour faire en sorte que ça rime avec Lorraine si jamais le barbu vient de là !
— Belette, tu es géniale ! Des tas d’idées de malade germent dans ton esprit fou quand tu as une migraine à te taper la tête au mur !
— Tu parles… C’est tout ce que mon esprit englué à réussi à pondre cette fois-ci.
— Le mot de la fin, peut-être, pour nos lecteurs et lectrices fidèles ??
— Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine !!!!
— Mes chers lecteurs et lectrices, c’est Stelphique la douce fée qui vous parle… Je vais la mettre au lit de suite, après une nuit de sommeil ou de sexe, elle ira mieux… Promis. Du moins, tout le monde l’espère.

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Les infâmes : Jax Miller [LC – Impressions de lecture 2/2]

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Impressions de lecture du Cannibal Lecteur (page 1 à 168) : Y a-t-il quelqu’un à sauver dans ces pages ??
Putain, ça commence fort ! Comment aimer un personnage telle que Freedom Oliver qui te balance d’entrée de jeu qu’elle a tué sa fille ? Des pages sombres, des personnages peu fréquentables, de l’alcool, de la misère,… Et tu es pris dans l’engrenage et tu lis, tu peux pas t’en empêcher.

Impressions de Stelphique (page 1 à 168) : Mais où suis-je tombée ?
Au Kentucky, tout est permis ! Enfin, il y a des lois bien sûr… Mais apparemment, pas pour ces personnages destroys du cerveau… Et toi, tu lis, tu t’éclates de voir un bordel monstre, et tu rigoles de tant d’impertinence…

Impressions de lecture du Cannibal Lecteur (page 169 à 336) : Mais qui a éteint la lumière ?

Les pages sont toujours aussi sombres qu’au départ, pas de lumière, pas d’espoir, noir c’est noir, black is black… Tu as les tripes serrées, nouées, la gorge sèche et bizarrement, à la fin, tu as la gorge nouée et les yeux un peu humides. Ouf, un peu de lumière dans ce noir sordide, un peu d’espoir dans cette vie de merde. C’était sombre mais beau.

Impressions de Stelphique (page 169 à 336) : Quand l’Oregon rime avec absence de raison…
J’adore l’effet survolté, et les chemins empruntés par ce road-trip… On ne sait plus qui tient vraiment les rênes de la folie ou de la normalité, et c’est bien à ça que servent les écrivains, à nous ouvrir les fenêtres des foyers pour que l’on observe ce qui se cache vraiment derrière les façades…. Ça te fait peur, des fois…

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Les infâmes : Jax Miller [LC avec Stelphique – Intro]

infames-les-jax-miller

— Que va-t-on lire ce mois-ci, Stelphique ?

— Figure-toi que j’avais pensé à lire « Les Infâmes », cela fait assez longtemps qu’il traine sur nos étagères, non ?

— Les Infâmes ? Un livre qui parle de personnages politiques tels Mickey Trump, Georges Doubleiou, Vlad Pout-In, Vachar Alassad, Nabot de Jardin, Flamby Pays-Bas, et j’en oublie des tas ? Ou de société horrible telle Monsanto ? Oh, j’y suis, des grands criminels ?? Le Moustachu moche et boche ou l’autre moustachu moche et russe, Napo Léon…

— Stop, Belette, arrête, tu n’auras pas assez de ta page de blog pour tous les citer… Non, non, ce livre ne parle pas de politique mais d’une mère qui, dès la première phrase du roman, te balance dans la gueule (pardon pour le vilain mot que je place dans la bouche de ma Binômette Stelphique) : « Je m’appelle Freedom Oliver et j’ai tué ma fille ».

— Waw, rien que ça ! Putain (là c’est moi qui le dit vraiment), ça va être coton pour nous faire apprécier ce personnage !!

— Yvan a dit que « Parfois, dans la flopée de romans noirs publiés, surgit une lumière ». Attends si il le dit !

— Oui, mais il ajoute « Une lumière noire qui fait ressortir en fluorescence l’âme même des personnages. Une lumière comme un réactif qui révèle les défauts du monde (et sa beauté cachée, parfois) ». Bordel de cul (oups), comment va-t-on arriver à dire mieux que lui ???

— Difficile, mais on va essayer… Déjà, au lieu de causer, faudrait peut-être commencer à le lire !

— Lire qui ? Yvan ? Mais je le lis déjà !

— Mais non bête fille (je sais, Stelphique ne dirait jamais ça), lire le roman « Les Infâmes » !!

— Attends, je devrais pas, mais j’ai envie de lire certaines des critiques de mes potes Babeliottes ! Tiens, Eric75, un fan de Sherlock Holmes aussi, en dit « une histoire pleine de niaque et de fureur avec une grande maîtrise des parcours parallèles qui s’entrecroisent, et entraîne son lecteur dans un road trip échevelé, entre Oregon et Kentucky ». Mais il parle aussi de personnages stéréotypés et de situations prévisibles !

— Certes, mais Eric75 ajoute qu’il ne faut pas bouder son plaisir !!! Non, ne lis pas celle de Lehane-Fan, tu vas encore te bidonner comme une malade… Trop tard, ma binômette est en train de se marrer comme une dingue… Puisque c’est comme ça, moi je commence à lire le livre et à vous revoir pour les impressions de lecture et notre chronique ! Bon, Belette, tu ramènes tes fesses oui ou merde ??? (Pardon à Stelphique, je place dans sa bouche de fée des mots qu’elle ne dirait jamais, mais puisque je suis à l’écriture, tout m’est permis – Mhouhahahhaha).

index LC

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L’Ange de l’abîme : Pierre Bordage [LC avec Stelphique]

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Titre : L’Ange de l’abîme

Auteur : Pierre Bordage
Édition : Le Livre de Poche (2006)

Résumé :
Dans une Europe d’apocalypse ruinée par la faillite des OGM, enlisée dans la guerre contre le Moyen-Orient, en proie au fanatisme religieux et au racisme, le voyage initiatique de Stef et Pibe, deux adolescents à la recherche de l’archange Michel, le dictateur tout puissant qui gouverne le vieux continent depuis sa forteresse roumaine.

warskullCritique du Cannibal (Stelphique en bas) :
Attention, cette dystopie, ce roman de SF pourrait vous retourner les sangs et vous donner des sueurs froides !

Moi, je serais d’avis qu’on lui colle ce bandeau-titre sur la couverture pour prévenir les gentilles petites âmes qu’elles peuvent en ressortir essorées et lessivées !

Pas « lavées », mais « lessivées » et la différence est énorme… Et cette petite précision linguistique est pour une personne de ma connaissance.

Ce qui fait peur dans les dystopies, c’est qu’un jour, elles pourraient se révéler juste et nous tomber sur le coin de la gueule…

Et dans le roman de Pierre Bordage, tout y est d’une justesse qui fiche la trouille, plus qu’avec les monstres de Stephen King planqués dans les placards de notre enfance.

Je m’attendais à trouver la suite du premier tome, mais il  n’en est rien : on fait table rase des personnages précédents, sans savoir à un seul moment ce qu’ils sont devenus, ni comment on se retrouve dans une France (et surtout une Europe) en guerre contre le Moyen-Orient.

La France en guerre a de furieux airs de la France en 39-44 :  les soldats de la Légion de l’Archange Michel sont habillés de noir (comme les SS), on manque de tout et la délation est devenu un sport national. Bien que ici, ce ne sont pas les Juifs que l’on dénonce et que l’on parque dans des camps de concentration avec fours derniers cris incorporés : mais des musulmans !

Oui, des camps de concentration sur les terres françaises, sur les terres de la Grande Europe démocrate d’après 2001, là où on avait juré, la main sur le cœur que « Non, non, plus jamais ça !! ». Et on s’en donne à cœur joie, dans ces camps, pour liquider les ousamas (c’est comme ça qu’on les nomme).

Roman de SF, dystopie plus que réaliste, roman choral alternant les récits de nos deux jeunes nouveaux personnages attachants – Pibe et Stef – et les autres chapitres décrivant, à travers différents personnages, la vie horrible sous le joug des fanatiques religieux catholiques qui nous ont tout supprimé : les journaux, la télé, le Net, la pilule…

Oui, les fanatiques religieux sont dans notre camp à nous, pas de bol les filles, on va bouffer notre pain noir sous le règne de celui qui s’est autoproclamé Archange Michel (et qu’on aimerait voir terrassé par le dragon, pour une fois) et pondre des gosses pour qu’ils aillent grossir les rang de l’armée et se faire dézinguer dans la boue et la merde.

Si l’Homme apprenait de ses erreurs du passé, ça se saurait, si l’Homme comprenait les mises en garde qu’on met en scène dans les dystopies, ça se saurait aussi…

Ici, bien entendu, on a rien retenu des leçons de passé et on reproduit 39-44 en oppressant notre propre peuple et on se refait la 14-18 en s’enlisant dans une guerre de tranchées et d’immobilisme.

L’auteur tire à boulets rouges sur nos sociétés, sur notre imbécilité à suivre des meneurs qui ne veulent pas notre bien, sur ces hommes toujours prêts à partir la fleur au bout du fusil avant de chier dans son froc une fois sur le front, sur les politiques qui nous divisent pour mieux régner et sur le Grand Satan Américain qui aime voir deux nations se battre pour mieux en profiter ensuite.

Ce qui est éprouvant dans ce roman, c’est son réalisme et le fait que ce genre de situation pourrait arriver en mettant au pouvoir les mauvaises personnes, en se laissant manipuler par les médias qui nous disent ce qu’elles veulent bien nous dire, en ne réfléchissant pas plus loin que le bout de notre nez, en ayant peur de l’autre, en ne voulant pas en savoir plus sur lui, en ne nous renseignant pas plus loin que ce que nous dit la télé, en répétant bêtement le dernier âne que l’on a entendu braire et en le diffusant massivement sur la Toile….

L’auteur tire aussi sur les religions, au travers de certains personnages, mais vient ensuite rectifier le tir en signalant que ce ne sont pas les religions ou Dieu les responsables, mais les Hommes qui préfèrent se faire la guerre pour prendre les richesses du voisin. Mais tout le monde ne l’a pas encore assimilé…

Il comprenait que le malheur n’était pas dû à l’islam ou au christianisme, mais à l’homme qui transformait les religions en d’implacables machines de guerre, à ce mal mystérieux qui rongeait l’humanité depuis la nuit des temps.

« Foutons la paix à Dieu, il n’est en rien responsable de la connerie humaine. »

Un roman qui m’a pris aux tripes, qui met un peu de temps à s’installer, mais une fois qu’il démarre, accroche-toi bien parce que tu vas t’en prendre plein la gueule et finir K.O dans ton divan, le livre étalé au sol car tu l’auras lâché, épuisé que tu seras du périple et des événements que l’auteur te fera vivre sans te laisser respirer.

D’ailleurs, moi, c’est décidé, je vais relire mes Petzi ou mes Picsou Magazine, ça me fera du bien.

Les hommes croient que le monde se réduit à leurs petites affaires, à leurs petites pulsions, à leurs petites colères. Est-ce que le désespoir d’un homme a empêché un jour le soleil de se lever ?

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017).

BILAN - Minion Les bras m'en tombe - un putain de livre OK

Pourquoi je l’ai choisi (Par Stelphique) :
J’avais hâte de poursuivre cette trilogie de Pierre Bordage, avec ma chère binôme de lecture…

Synopsis :
Dans une Europe d’apocalypse ruinée par la faillite des OGM, enlisée dans la guerre contre le Moyen-Orient, en proie au fanatisme religieux et au racisme, l’auteur raconte le voyage initiatique de Stef et Pibe, deux adolescents à la recherche de l’archange Michel, le dictateur tout-puissant qui gouverne le vieux continent depuis sa forteresse roumaine. Dans une ambiance crépusculaire fascinante car terriblement proche et crédible, un grand roman épique d’une actualité brûlante.

Les personnages :
C’était drôle de voir mon diminutif mis en scène: Stef ,en plus, est un personnage lumineux, et j’ai adoré voir la douceur de ce duo qu’elle forme avec Pibe.

« Merde, voilà qu’il pensait comme Stef. »

C’était réjouissant de voir une bande de gamins, tenir le rôle de mini-héros, combattre les injustices dans l’ombre.

Tous ces personnages qu’on rencontre au détour d’un nouveau chapitre nous offre une vision plus large, plus intense d’un conflit gigantesque qui nous plonge dans les plus profond des abimes…

Adultes, enfants jouent sur la grande scène de ce nouveau monde ravagé, et si des fois, une lueur d’espoir est présente, elle apparait quand même, très faiblement…

Ce que j’ai ressenti : …
Voilà tout à fait le style de roman que je n’aime pas lire… Mais j’adore sortir de ma zone de confort, explorer d’autres sensations, voir d’autres univers, et surtout partager autour de la lecture.

Donc, sans cette Lecture Commune, j’aurai sans doute laissé tomber cette lecture.

Les hommes croient que le monde se réduit à leurs petites affaires, à leurs petites pulsions, à leurs petites colères. Est-ce que le désespoir d’un homme à empêcher un jour le soleil de se lever ?

Oui, ma sensibilité s’en est pris un bon coup ! Alors, c’est pour cela que j’évite à tout prix des livres parlant de Guerre : la Méchante, la Dévastatrice, l’Effroyable…

Je crains plus que tout, ses scènes qui raconte un enfer d’immondices, de violence et d’horreur de tous les instants. Je vomis toute cette cruauté humaine qui ressort dans ses tranchées, je meurs de voir les camps de concentration, je pleure de constater que, en l’Homme, il y est, tant de Mal.

« Foutons la paix à Dieu, il n’est en rien responsable de la connerie humaine. »

J’admire par contre, la vision presque prophétique, clairvoyante de cet auteur. Sa façon de dénoncer les pires actions du passé, de les remettre en scène pour prédire un avenir possible, palpable, monstrueusement réaliste.

Mais forcement, avec un tel livre, mon moral est tombé dans mes chaussettes, ce fut une lecture éprouvante, plus que ce que j’aurai pensé.

Je ne saurais dire si je l’ai aimé ou pas. Je suis au delà de cette appréciation subjective. J’ai été tourmentée, parce qu’elle me touche dans mon Intime et qu’elle est le trop fatal reflet de notre actualité.

J’ai vraiment du mal à poser mes mots, mes ressentis, c’est beaucoup trop brûlant, trop intense, trop horrible, trop déstabilisant…

Quoi que tu fasses, tu émets une note dans le chœur de la Création. Une note unique reconnaissable entre toutes. Il me suffit de rester à son écoute pour remonter ta piste.

L’ange de l’abime est une lecture effrayante aussi bien que palpitante, elle te ravage un peu plus dans tes croyances, te torture l’esprit autant que le cœur, il transpire de ses pages toute une horreur que tu préfères ne plus voir mais que l’auteur te fait revivre sous couvert de fiction, et là, quand tu reposes ce roman d’anticipation percutant, tu aimerais juste imaginer un avenir plus radieux avec des anges un peu moins noirs que ceux entrevus par Pierre Bordage.

Le vice, Monsieur l’auxiliaire de la légion , se tient toujours dans l’ombre de la vertu.

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 8/10

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