Death Mountains – Tome 1 – Mary Graves : Christophe Bec et Daniel Brecht

Titre : Death Mountains – Tome 1 – Mary Graves

Scénariste : Christophe Bec
Dessinateur : Daniel Brecht

Édition : Casterman (13/03/2013)

Résumé :
1846. Le Donner Party, un convoi de colons partis vers l’Ouest, s’engage à travers les montagnes Rocheuses par le fameux raccourci de Hastings.

Surpris par une violente tempête, ils se trouvent bloqués par la neige dans la Sierra Nevada. La fantastique odyssée vers les terres promises va alors se transformer en un véritable cauchemar.

Démoralisés et presque privés de réserves alimentaires, la majorité des émigrants campent près d’un lac.

Une expédition est montée pour tenter de prévenir les secours. Mary Graves, une jeune femme moderne et pleine de ressources, prend part à cette opération de la dernière chance.

Mais acculés, les hommes et les femmes du Donner Party vont bientôt être poussés au pire s’ils veulent survivre.

Basé sur des faits réels, le Donner Party reste à ce jour un des événements les plus tragiques de la conquête de l’Ouest.

Critique :
Le Donner Party était une histoire de la Conquête de l’Ouest que je ne connaissais pas (entre nous, je ne sais pas tout, je dirais même plus : je ne sais rien, mais au moins, je sais que je ne sais rien).

Tout à commencé à Fort Laramie, en 1846, avec un convoi de colons partis vers l’Ouest, vers l’océan Pacifique.

L’album commence par un groupe de colons réfugiés dans une grotte. Dehors, c’est la neige et un mort.

Les dessins ne feront pas partie de mon Top 10, ils ne sont pas dérangeants pour les yeux et les couleurs sables donnent à l’album des tons assez doux, alors que nous face à une tragédie de l’Histoire.

Tragédie qui sera jugée sévèrement par ceux qui ne l’ont pas vécue et qui n’ont pas dû arriver à l’extrême, afin de survivre.

Le récit prend son temps, avance au rythme des chariots des pionniers et sous la pluie, ça n’avance pas vite. Après, ils devront faire face à la neige et ce sera encore pire.

Le dessinateur nous offrira quelques grandes cases avec des paysages sous la pluie ou sous la neige. Une page entière sera même sans paroles. Il n’y avait pas besoin de dire beaucoup, les images étaient plus parlantes que des paroles. C’était le choc des images.

Pourtant, malgré la lenteur du récit (qui ne nuit en rien au rythme de lecture), les personnages ne sont guère approfondis, juste survolés.

On saura le strict minimum sur eux, mais au moins, nous saurons la chose la plus importante de toute : la survie avant tout et si un pique-assiette est jeté hors du convoi, personne ne lui tendra la main car tout le monde est limite dans ses stocks de bouffe. Ce seront les loups qui s’occuperont de ce pionnier sans place dans la caravane.

Un premier tome qui place les personnages dans les décors, qui pose le scénario, les conditions climatiques et qui laisse ses lecteurs sur un final à suivre dont on se doute qu’il sera affreux dans sa résolution.

Une bédé western sur un volet de la Conquête de l’Ouest méconnu, un récit assez linéaire, classique, mais dont l’issue effroyable ne laisse aucun doute dès les premières cases.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°51], Le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur, Le Challenge Animaux du monde 2020 chez Sharon [Lecture N°83] et Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 60 pages).

Catamount‭ ‬-‭ ‬Tome‭ ‬1‭ ‬-‭ ‬La jeunesse de Catamount :‭ ‬Benjamin Blasco-Martinez‭ ‬et‭ ‬Albert Bonneau

Titre : Catamount‭ ‬-‭ ‬Tome‭ ‬1‭ ‬-‭ ‬La jeunesse de Catamount 

Scénariste : Benjamin Blasco-Martinez (d’après l’oeuvre de Albert Bonneau)
Dessinateur : Benjamin Blasco-Martinez

Édition : Physalis (2015) / Petit à Petit (2017)

Résumé :
En pleine conquête de l’Ouest, la famille Osborne recueille un nouveau né, seul survivant d’une caravane de colons massacrés par les Cheyennes, elle l’appelle Catamount.

Des années plus tard, Catamount est devenu un cavalier et un tireur hors pair grâce à la formation d’un vieux trappeur « Pad l’efflanqué »…

Mais son destin va change lorsqu’il retrouvera sur son chemin Black possum, le chef cheyenne coupable du massacre de ses parents.

Critique :
La bande dessinée western n’est pas morte, tant mieux. Il existe encore de nouvelles parutions et de temps en temps, je découvre des anciennes dont je n’avais pas connaissance…

C’est plus fort que moi, faut que je la lise. De temps en temps, j’en découvre des très bonnes, parfois des mauvaises, mais aussi des classiques, ce qui fut le cas ici.

Oui, on peut dire que Catamount est une bédé western classique au possible, comme tirée d’un bon vieux film western avec des attaques de caravanes, des massacres de colons et un enfant survivant, recueilli par des autres pionniers.

Le gamin a grandi et il porte toujours le nom du cougar qui l’avait déniché (je parle du véritable animal, le puma, pas de la femme d’âge mur qui cherche un jeune de 20 ans).

Ce premier album est une sorte de récit initiatique. Catamount va apprendre à tirer au révolver, avec l’aide d’un vieux trappeur afin de se venger de l’indien qui a massacré la caravane avec ses parents. Quand je vous disais que c’était du classique absolu.

Les dessins sont assez spéciaux, au départ, ils m’ont un peu déroutée avec leurs tons assez sombres. Par contre, les traits des visages auraient pu être affinés afin de permettre une plus grande palette d’émotions sur ces visages.

L’avantage du côté réaliste des dessins, c’est qu’ils donnent à ce récit un ancrage dans la réalité que n’auraient pas réussi à faire des dessins du genre gros nez.

Ici, pas d’humour, pas de blagues, on est dans du sérieux et un peu de violence. La scène avec le massacre des colons est assez peu ragoutante et à ne pas voir si vous manger (ou allez passer à table).

Je soulignerai que le manque de profondeur des personnages n’est pas vraiment un obstacle dans ce récit. On sait peu de choses d’eux, mais ce n’est pas important pour la compréhension de l’histoire, ultra classique.

Ce sera sur la fin que l’on comprendra pourquoi l’indien Black Possum voulait tant anéantir tous les membres de la caravane. Toujours la même histoire biblique : œil pour œil, dent pour dent. Bien que dans ce cas-ci, Black Possum prenne aussi tout le reste des membres et les intérêts avec. Vous jugerez vous même de la pertinence de sa vengeance.

Cette bébé western ne va pas révolutionner le genre, ni le réécrire. Dommage, de temps en temps, j’apprécierais que l’on cuisine les mêmes ingrédients tout en changeant le goût de la soupe et en la présentant autrement.

Une chouette découverte aussi mais qui ne laissera sans doute pas un souvenir impérissable comme le firent Durango, Blueberry, Lucky Luke, Comanche ou Buddy Longway.

Au moins, on vole déjà plus haut que dans la bédé Wanted dont j’avais chroniqué tous les albums l’année dernière.

En tout cas, je vais tâcher de lire la suite.

Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 64 pages) et Le Challenge Animaux du monde 2020 chez Sharon [Lecture N°81].

Texas Jack : Dimitri Armand et Pierre Dubois

Titre : Texas Jack

Scénariste : Pierre Dubois
Dessinateur : Dimitri Armand

Édition : Le Lombard (02/11/2018)

Résumé :
Texas Jack est un as du revolver. Mais contrairement à sa légende, il n’a jamais exercé ses talents ailleurs que dans un cirque.

Il reçoit un jour un défi : partir à l’Ouest, affronter le sanguinaire Gunsmoke et sa horde de tueurs. La mission est suicidaire, mais impossible de refuser sans perdre sa réputation.

Heureusement pour Texas Jack, Gunsmoke est aussi la cible du marshal Sykes…

Critique :
Souvenez-vous, dans une aventure de Lucky Luke (des barbelés sur la prairie), des méchants éleveurs voulaient bouter hors de leurs prairies les paisibles fermiers en les intimidant et en les menaçant.

Ça, c’est la version amusante et gentillette. J’adore cet album mais il ne reflète pas la réalité du far-west impitoyable.

Gunsmoke est impitoyable. C’est une saloperie de putain de méchant qui n’hésitera pas à tuer des gosses.

Version en bédé des 7 salopards (l’ancien film), portés à 9 cavaliers, cette bédé western offre des bons moments d’actions, de violences, de magouilles politiques, tout en prenant son temps pour amener les différents protagonistes à se mesurer l’un à l’autre.

Comme dans une bonne quête de fantasy, nos 4 compagnons quittèrent le cirque et par un prompt renfort inattendu, se retrouvèrent à 9 pour aller combattre la bande de Gunsmoke qui met le Wyoming à feu et à sang, sous les ordres d’un politicien véreux (synonymes, je sais).

Le début de la bédé est d’une violence inouïe, un massacre de masse, l’extermination pure et simple d’un paisible rassemblement de gens. La suite ne sera pas triste non plus, car lorsqu’on mange à la table du diable, il faut une longue cuillère !

Voilà ce que j’appellerais une bonne bédé western qui réuni tous les codes mais les cuisine à sa manière, pour nous offrir un plat qui ne sent pas le réchauffé car le scénariste a pris la peine, malgré un récit qui semble éculé, de nous le monter de manière différente et le résultat s’en fait ressentir de suite : waw !

Attention, on ne révolutionnera pas le monde du western, mais ce que les auteurs nous proposent là, c’est de la bonne came pour les yeux, un récit qui ne se contente pas de nous proposer que des fusillades et cavalcades à tout bout de champ (même si on en aura), mais va aussi plus en profondeur dans ses personnages (sauf pour les méchants), dans leur psychologie…

Anybref, pour ceux et celles qui aiment le western, c’est le pied intégral.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°44].

La vénus de Botticelli Creek – Sean Stranahan 03 : Keith McCafferty

Titre : La vénus de Botticelli Creek – Sean Stranahan 03

Auteur : Keith McCafferty
Édition : Gallmeister Americana / Totem (2020/2021)
Édition Originale : Dead Man’s Fancy (2014)
Traduction : Janique Jouin-de Laurens

Résumé :
Dans la vallée de la Madison, une femme s’est volatilisée, et, cette nuit-là, le hurlement des loups en a réveillé plus d’un. Nanika Martinelli, surnommée « la Vénus de Botticelli Creek », est une jeune guide de rivière aux cheveux roux qui attire les clients comme les mouches attirent les truites.

Lancée à sa recherche dans les montagnes enneigées, le shérif Martha Ettinger découvre avec effroi le corps d’un cow-boy empalé sur les bois d’une carcasse de cerf.

Accident ou meurtre ? Le drame a-t-il un lien avec la disparue que tout le monde croit dévorée par un loup ?

Secondée par son ami aux talents multiples, Sean Stranahan, Martha devra faire confiance à son flair pour quitter les sentiers battus et suivre un jeu de piste tortueux et imprévisible.

Dans leur enquête la plus dangereuse à ce jour, Martha Ettinger et Sean Stranahan jouent les agents doubles face à des humains qui masquent mal leur sauvagerie.

Critique :
Montana, dans la vallée de la Madison (et non de Dana ♫), une jeune fille disparaît et l’homme parti à sa recherche est retrouvé mort, empalé sur les bois d’un cerf, mort.

Le cerf est donc innocent. Est-ce un crime ou un accident ? Si c’est un accident, l’homme entrera dans la catégorie des morts bêtes…

Les enquêtes de la shérif Martha Ettinger et du pêcheur à la mouche (et ancien détective privé), Sean Stranahan sont toujours aussi agréables à lire.

Voilà encore un couple d’enquêteur que j’apprécie beaucoup. Ils sont différents mais se complètent très bien et leurs dialogues sont souvent savoureux et rempli d’humour ou de petites piques.

Martha, de par sa fonction de shérif, est souvent considérée comme non féminine et les autres oublient souvent que sous son uniforme, c’est une femme qui apprécie afficher sa féminité une fois qu’elle quitte son boulot de shérif. Elle a un caractère bien trempé, elle sait ce qu’elle veut et c’est un personnage qui possède de la profondeur, qui a été travaillé.

Sean Stranahan, égal à lui-même, prendra son temps pour résoudre cette double enquête qui risque de leur réserver quelques surprises et autres chausse-trappes.

Ceci n’est pas un roman policier trépident, l’enquête va à son rythme, l’auteur nous parle de pêche à la mouche, de nature, de chevaux, des loups que l’on a réintroduit dans le Montana et qui ne plaisent pas à tout le monde, surtout aux éleveurs qui crient au loup à chaque bête morte, même c’est de soif et pour cause de non entretien. Il est des boucs émissaires bien pratiques, dans la vie.

Dans les romans de l’auteur, les personnages secondaires ne sont jamais oubliés et tous sont bien campés travaillés. Certains sont récurrents et c’est toujours plaisant de les recroiser, de suivre leurs histoires de cœur ou de cul (celles de Sam, notamment)…

Ce roman est aussi l’occasion d’en apprendre un peu plus sur le canis lupus, dont on pense toujours qu’il a dévoré un jour un petite chaperon rouge, le chèvre de monsieur Seguin, les trois petits cochons et j’en passe.

Non, non, nous n’avons pas de preuve mais ce sont les jugements de cour qui vous rendent blanc ou noir. Le loup a été jugé noir et l’on crié haro qui lui (et non sur le baudet qui tondis le champs d’herbe).

Ce polar se lit les doigts de pieds en éventail, c’est une enquête qui semble pépère, pourtant l’auteur aborde des sujets qui sont d’actualités, notamment avec les loups ou les ours réintroduits à certains endroits, avec les chasses non autorisées, avec ces fous de la gâchette qui sont prêts à massacrer des centaines de loup pour être sûr d’abattre le coupable… Tuez-les tous, comme il fut dit un jour.

Sans vouloir me prendre pour Sherlock Holmes, j’ai venu venir le twist (et non le Twix©) de très loin, grâce à quelques indices disséminés dans des détails anodins (le diable se cache toujours dans les détails) et je me demandais comment tout cela allait se terminer.

Il est amusant aussi de remarquer que les plus grands défenseurs de la cause du canis lupus peuvent être aussi ceux qui leur font le plus de mal de par leur comportement imbécile et psychopathe… Comme quoi, c’est parfois ceux qui vous veulent du bien qui vous cause le plus de tort.

Après avoir lu les trois premières enquêtes de Sean Stranahan, je peux confirmer que le plaisir est toujours de la partie (de pêche) et que l’on peut apprécier le roman même si on est un nul dans le lancer de la mouche.

Comme dans les romans de Craig Johnson, on est face à un polar nature writing et la plume de l’auteur est toujours aussi bien troussée. Sa galerie de personnages qui gravite autour de nos deux enquêteurs principaux sont comme des vieux amis que l’on retrouve au fil de livres.

Dans une ambiance de grands espaces où la nature fait sa loi, où les hivers sont rudes (et pas les Ibères), où la pêche est reine et où les endroits sont dépeuplés, il vaut mieux savoir où l’on va car ici, tout est sauvage et certaines âmes sont plus que tourmentées.

Un polar à lire tranquillement, bien qu’il soulève des problèmes sociétaux qui nous sont contemporains et qu’il mette en scène des tordus de chez tordus.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°40] et Le Challenge Animaux du monde 2020 chez Sharon [Lecture N°80].

Jeremiah Johnson – Tome 1 : Fred Duval, Jean-Pierre Pécau et Jack Jadson

Titre : Jeremiah Johnson – Tome 1

Scénaristes : Fred Duval &Jean-Pierre Pécau
Dessinateur : Jack Jadson

Édition : Soleil (19/08/2020)

Résumé :
Tout le monde connaît Jeremiah Johnson sous les traits de Robert Redford dans le film de Sydney Pollack. Mais peu de gens savent que le personnage a bel et bien existé. Cette série raconte son histoire…

Jeremiah Johnson arriva dans les montagnes Rocheuses au milieu du XIXe siècle pour s’y faire trappeur. Mais l’assassinat de son épouse indienne le conduisit à mener une sanglante vendetta contre la tribu des Crows.

Impitoyable, il mangeait cru le foie de ses ennemis… Une ode à la sauvagerie brute et à la nature.

Critique :
Quoi ? Jeremiah Johnson a bel et bien existé ? Ce n’est pas une légende du cinéma, jouée par le beau Robert Redford ?

Mince alors, tout fout l’camp, ma bonne dame.

Ne me demandez pas ce que j’ai pensé de ce film, je ne l’ai jamais vu. Par contre, je peux vous parler de la bédé…

Première chose : ne pas la laisser traîner si vous avez des gosses. C’est violent, il y a du sang, des meurtres, des éviscérations de bidou…

La deuxième, c’est que vous n’aurez sans doute plus envie de regarder le film (sauf s’il est différent de la bédé) car Jeremiah Johnson est un assassin sanguinaire, sans états d’âmes et prêt à tout pour se venger. Une sorte de Jack The Ripper Johnson, en quelque sorte.

Ce premier tome se lit assez vite, la trame n’est pas compliquée, l’action est présente, et on part à l’aventure, celle avec un grand A.

Sorte d’ode à la nature, aux coureurs des bois, aux trappeurs puants le rat mort, cet album nous montre les débuts de Jeremiah aux côtés d’un trappeur et déjà, on le sent froid, dur au mal et sans états d’âmes puisqu’il scalpe son premier Indien sans avoir la main qui tremble.

Philip Henry Sheridan disait, paraît-il, qu’un bon Indien était un Indien mort, et Jeremiah va s’occuper de diminuer la population des Crows. Comme vous vous en doutez, personne ne lui tiendra rigueur de tuer des Indiens, même s’ils n’ont rien à avoir avec le meurtre horrible de son épouse, enceinte.

Les dessins sont agréables, sans être magnifiques, j’ai même remarqué que certaines têtes de chevaux n’étaient pas bien proportionnées au reste du corps (trop petites) et que certains visages avaient des traits assez carrés. Mais dans l’ensemble, les dessins et les couleurs mettent en valeur les décors grandioses des montagnes, de la neige, des chasses.

Par contre, pour la profondeur, on repassera ! Non pas que ce soit un récit neuneu, pas du tout, juste que les auteurs ont déposés leurs personnages dans les décors et qu’ils se sont contentés de les mouvoir, sans nous en dire plus sur eux, sur leur passé. On voit juste Jeremiah arrivant, jeune, et se faisant rouler, mais c’est tout.

L’album n’est pas mauvais en soi, j’ai même envie de lire la suite, mais il est dans la lignée d’une bédé autobiographique (jusqu’à quel point, je ne le sais) qui ne creuse pas trop la psychologie des personnages principaux et qui se contente de nous divertir. Ce qu’elle fait bien.

Une bédé western autobiographique, qui vous en apprendra des vertes et des pas mûres sur Jeremiah Johnson, personnage réel et tueur psychopathe bouffant les foies crus des Indiens assassinés. Son surnom sera « Dapiek Absaroka », le Tueur de Crows.

J’espère que le tome suivant possède un peu plus de profondeur que ce premier qui nous présente Jeremiah et sa formation auprès d’un trappeur, même si Jeremiah avait déjà des capacités de tuer sans voir sa main trembler.

Une bédé western de divertissement… Pas pour les petits enfants !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°31] et Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 60 pages).

Lucky Luke (Vu par…) – Tome 3 – Wanted Lucky Luke : Matthieu Bonhomme

Titre : Lucky Luke (Vu par…) – Tome 3 – Wanted Lucky Luke

Scénariste : Matthieu Bonhomme
Dessinateur : Matthieu Bonhomme

Édition : Lucky Comics (09/04/2021)

Résumé :
Alors qu’il vient d’être attaqué par un chasseur de prime, Lucky Luke découvre qu’il est recherché pour meurtre et sa tête mise à prix !

Pas le temps de digérer la nouvelle qu’il se retrouve à secourir un convoi de bétail en bien mauvaise posture, mené par trois soeurs aussi belles qu’intrigantes. Gentleman comme toujours, Lucky Luke se propose de les escorter jusqu’à destination.

Mais dans ce contexte tendu d’hypothétique massacre par les indiens, de pillage du troupeau et de traque de la plus célèbre gâchette de l’Ouest par un mystérieux ennemi, le plus grand danger ne viendrait-il pas de ces belles jeunes femmes a priori sans défense ?

Critique :
La couverture avait de quoi être intrigante : Lucky Luke, l’éternel célibataire, entouré par trois femmes dont une qui lui tient la jambe…

D’accord, tout le monde est armé et ils semblent se défendre contre une attaque des Indiens (vu les flèches), mais tout de même… Trois femmes !!

Les premières cases sont dans des tons fort rouges orangés, cela sent le coucher de soleil.

L’auteur ne perd pas de temps à nous promener, d’entrée de jeu, ça tire dans tous les sens et Lucky Luke nous fait une démonstration afin de nous montrer qu’il est toujours le plus rapide de l’Ouest (et de l’Est aussi).

Comme dans bien des albums, notre cow-boys solitaire, loin de son foyer, va devoir escorter des gens qui veulent traverser le territoire Indien. Ici, ce sont 3 jeunes filles et leur petit troupeau de vaches.

Ajoutons à cela un désert et pas assez d’eau… Comment peut-on vouloir traverser un désert avec peu d’eau, des vaches, des chevaux et des humains à abreuver ??? Sans compter qu’en plus des Indiens fâchés, Lucky Luke a un chasseur de primes à son cul !

Trois gonzesses, un homme solitaire, une longue chevauchée, ça laisse bien des possibilités ! Chacune va tenter sa chance.

Dans ce Lucky Luke, lu en anglais (pour me mettre à fond dans le bain du Mois Américain), on s’éloigne du cow-boy que l’on a connu dans les récits de Morris. Lucky Luke est plus sombre que celui que j’ai connu à l’origine, mais cet air sérieux lui va bien.

Dommage qu’il n’y ait pas de dialogues avec Jolly Jumper et pas de comique de situation avec son fidèle destrier. C’est toujours une chose que j’aie apprécié dans ses aventures.

Anybref, cet album sent bon le western, le vrai, l’original, celui qui reste, malgré tout, familial. Nous ne sommes pas dans le réalisme d’un Bleuberry, pourtant, j’ai trouvé cet album plus sérieux, plus mature que les originaux ou ceux repris par Achdé.

L’histoire fait aussi la part belle à des bandits, croisés dans les anciens albums et l’auteur a ajouté quelques clins d’œils qui tilteront à ceux qui s’en souviennent encore. Notre Lucky Luke sera vraiment dans une belle merde ! Quant aux filles, elles auraient mieux fait de réfléchir et de ne pas jouer le mauvais chameau.

Il ne faut jamais oublier que le monde se divise en deux catégories : ceux qui ont une flingue chargé et les autres… Et certains possèdent la puissance de feu d’un torpilleur !

Sans être fan des dessins, je dois reconnaître que l’auteur a réussi à rendre expressif les visages et que l’utilisation de tons monochromes (oranges, rouges, jaunes) donnaient vraiment l’impression de se trouver dans un album de Morris.

Le récit est riche de péripéties, d’action, de retournements de situation, et en 68 pages, il y a moyen de s’amuser, d’aller plus loin et de ne pas courir pour terminer l’album dans les cases imparties.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°30] et Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 68 pages).

Légende – Tome 8 – De mains de femmes : Swolfs, Stéphane Collignon et Ange

Titre : Légende – Tome 8 – De mains de femmes

Scénariste : Ange
Dessinateur : Stéphane Collignon

Édition : Soleil (02/12/2020)

Résumé :
Tristan de Halsbourg a disparu… et sa disparition a fait de lui une légende. Une légende qui pèse sur ceux qu’il a laissé derrière lui : sa soeur Ombeline, devenue duchesse, ainsi que son mari, Alexandre de Hauteterre mais aussi sur Judith qui s’est exilée et rejette l’idée d’un compagnon – tant est forte, dans sa mémoire, l’image de celui qu’elle aurait pu aimer.

Critique :
Choses promises, choses dues, je n’ai pas tardé à lire le tome suivant afin de savoir comment tout cela allait se terminer (ou continuer, ce qui est le cas ici).

Ombeline se réveille enfin ! Depuis le temps qu’elle se cachait derrière l’ombre de son frère, derrière sa légende, depuis le temps qu’elle n’éprouvait pour son mari aucun amour, la voici qui vient de se trouver une paire de couilles afin de sauver son royaume.

Comme quoi, certains murmurent peuvent réveiller les jeunes filles qui se pâment au moindre soucis et qui ne savent pas gérer leur duché. Là, elle y va fort. Très, très fort… Elle y laissera des plumes de vertu, mais au moins, elle a sauvé les fesses de ses concitoyens.

On avait bien redémarré dans le tome précédent et celui-ci ajoute un couche de plaisir à la saga qui avait périclité à un moment donné. Là, on renoue avec les bons scénarios, où rien n’est tout à fait noir, ni tout à fait blanc, mais plutôt rouge sanglant.

La guerre du trône fait rage au Danemark et le jeune futur roi va comprendre quel prix il faut payer pour reconquérir la place que l’usurpateur lui avait piqué. Entouré de rouge, le jeune futur roi, est blanc comme neige devant toute cette violence et ces tripes répandues.

Du côté du duché de Halsbourg, c’est aussi des morts qui se ramassent à la pelle et dans la ville voisine, on se demande s’il faut ouvrir le poulailler aux renards, même si on leur jure, la main sur le coeur, qu’il ne sera fait aucun mal aux poules.

Voilà un tome foisonnant de violences, de sang, de guerres, de stratégies, de questionnements, de politique, de trahisons, de fidélité (ou pas). On a de l’action, mais pas que, car il y a aussi toute une réflexion derrière l’histoire.

Toujours les deux récits en alternance, qui s’emboitent l’un dans l’autre sans que cela entrave la lecture. Et puis, dans ce tome, une fois de plus, les femmes sont mises à l’honneur, même si, pour arriver à quelque chose dans leur vie, il leur faut prendre les armes et combattre avec violence.

Le Challenge Animaux du monde 2020 chez Sharon [Lecture N°00] et Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 56 pages).

Légende – Tome 7 – Neiges : Julie Swolfs, Ange et Stéphane Collignon

Titre : Légende – Tome 7 – Neiges

Scénariste : Ange
Dessinateur : Stéphane Collignon

Édition : Soleil Productions (13/01/2019)

Résumé :
Tristan de Halsbourg a disparu, laissant le duché aux mains de sa soeur et de son époux Alexandre.

Hélas, la dissension règne sur les terres des Halsbourg : entre Ombeline et son mari, entre les brigands de la belle Judith et ceux de la Horde, même entre les paysans et le nouveau duc, alors qu’après des hivers très durs, les troupes de Thierry le Dégénéré s’apprêtent à ravager les frontières….

Tristan, perdu dans les neiges Vikings, va devoir à nouveau, prouver dans le sang sa naissance et sa valeur.

Critique :
Grande reprise pour moi avec les aventures de Tristan de Halsbourg, que j’avais débutée en 2003, avec le tout premier tome, avant que Swolfs ne mette cette saga en pause, comme ce fut le cas avec « Le prince de la nuit » et « Durango (avec des réveils de temps en temps et la parution d’albums).

C’est avec beaucoup d’hésitations que j’ai acquis ce tome, puisqu’en 2012, le tome 6 (Le secret des Eiles) m’avait laissé un goût amer dans la bouche.

Après 9 ans, j’avais espoir que la saga reparte dans le bon sens, celui qui faisait son essence au départ, ou du moins, que l’on arrête de se foutre de la gueule des lecteurs (le fameux tome 6).

Alléluia, la chenille redémarre ! Pas aussi fortement que lors des trois premiers albums (qui étaient géniaux avant que ça ne descende doucement), mais au moins, le scénario revient aux bases de la série.

Deux récits vont s’entremêler dans ce tome 7 : les déboires du duché de Halsbourg, où Ombeline va devoir s’affirmer au lieu de toujours parler de son frère, Tristan, qui n’a pas voulu du duché, pendant que son époux, le duc Alexandre, sera traqué par Thierry le Dégénéré et de l’autre, notre Tristan qui se trouve au royaume du Danemark où, une fois de plus, il y a quelque chose de pourri.

En changeant de dessinateur, il y avait un risque de ne pas retrouver les traits habituels de Tristan… C’est un fait, il a un peu changé, son visage est plus large, ses joues plus rebondies. Il a pris de l’âge, on le voit.

Les dessins des paysages, des personnages, des décors, sont toujours très bien exécutés, d’une grande finesse et les couleurs parfaitement ajustées aux différentes situations. Ni trop faiblardes, ni trop criardes. Parfaites, donc.

Les péripéties de nos différents personnages d’ajustent parfaitement, on suis les deux récits en alternance, peu de temps morts, de l’action et toujours des décisions à prendre sans se tromper pour les personnages.

Anybref, on repart sur de bonnes bases, sur un scénario sain, sur des possibilités de continuer à développer la série, sans pour autant atteindre la puissance des trois premiers tomes.

Vu pas où la saga est passée, c’est un très bon album de reprise qui se termine sur un cliffhanger et je ne tarderai pas à lire la suite, maintenant que je sais que je peux y revenir sans craintes.

Faut juste espérer que la suite de la saga continue sur la voie de ce tome 7 et ne reprenne jamais la route qu’emprunta le tome 6.

Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 54 pages) et Le Challenge Animaux du monde 2020 chez Sharon [Lecture N°69 – SEX].

 

Le gardien des ténèbres : Rodolphe et Isaac Wens

Titre : Le gardien des ténèbres

Scénariste : Rodolphe
Dessinateur : Isaac Wens

Édition : Glénat Grafica (30/05/2007)

Résumé :
Le mystérieux carnet rouge à l’écriture toujours étrange possède des fragments écrits par une autre main en grec ancien. Ils font allusion à Charles Darwin et à sa visite à Monham.

London est approché par l’inquiétant Ptah qui souhaite acquérir le carnet, offre qu’il refuse.

Sur les traces de Brewser, ancien secrétaire de Darwin, Mort London apprend qu’il dirige un cirque ambulant sous le nom de Docteur Ward. Alors qu’il obtient de Ward le nom de Monham, la belle Victoria est chargée par Bram Stoker de séduire PTAH qui l’entraîne de nuit au Bristish Museum…

Un ultime épisode qui conclut avec éclat cette remarquable trilogie flirtant agréablement avec les romans gothiques des grands auteurs britanniques.

Critique :
Cette bédé fait suite à la série « London », même si pour autant il n’est pas noté que c’est le tome 3…

Ici Londres ! Fin XIXe siècle. Mortimer London (Mort) est entré en possession d’un étrange carnet rouge dont il ne comprend pas un traître mot.

Bram Stoker, qui lui donne un coup de main, peut juste lui dire que l’ami qui a tenté de le déchiffrer a juste réussi à lire du grec ancien et la signature de son auteur : Charles Darwin himself !

À travers le court récit qui explique la visite que fit un jour Charles Darwin à un inconnu, on comprend facilement que ça l’a marqué, ébranlé, qu’il a failli remettre en question ses théories.

Une fois de plus, les auteurs surfent sur l’élément fantastique sans vraiment le faire apparaître car rien du visage de la personne rencontrée par Darwin ne sera montré. Vu les commentaires de Mort qui vit la photo et les tableaux, on se doute que ce n’est pas joli joli à voir et qu’il aurait sa place dans la foire aux monstres.

Mais avant d’arriver à ce point final, Mort va enquêter, se faire cambrioler, se faire agresser, mais aussi se faire aider de la belle Victoria. Fil après fil, il va dénouer cet écheveau sans jamais que le lecteur ne sache vraiment qui sont ces autres créatures qui ont arpenté la Terre du temps des premiers Hommes…

Je pestai dans mon coin car j’aurais aimé voir, savoir ce à quoi j’avais affaire comme créature, supprimant d’office les vampires (puisqu’ils ne sont, en principe, pas horrible à regarder) et éliminant Néandertal puisqu’il n’est pas capable de vivre plus de 300 ans (et ne possède pas non plus une peau de serpent).

Jusqu’à ce que j’arrive à la fin, je pensais que je resterai sur ma fin… Mais l’ultime indice viendra de Victoria, partie en Amérique s’occuper d’un jeune garçon. Le tête du gamin, plus sont prénom peu courant m’ont sauté aux yeux et j’ai compris. Si besoin est, le nom de famille est lui aussi divulgué, sans compter l’indice flagrant dans la couverture, que j’ai remarqué ensuite.

Un récit bourré de mystère, de suspense, des graphismes agréables à regarder avec des couleurs qui ajoutent une ambiance gothique à cette bédé.

Anybref, sans révolutionner le genre, cette saga se laisse lire et la conclusion, même si elle laisse bien des portes ouvertes et qu’elle ne montre pas la tête du « monstre », donne tout de même de gros indices tout en mettant à l’honneur deux monuments de la littérature fantastique.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°275], Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°25], le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 62 pages) et Le Mois anglais (Juin 2021 – Season 10) chez Lou, Cryssilda et Titine.

London – Tome 02 – Le carnet volé : Rodolphe et Isaac Wens

Titre : London – Tome 02 – Le carnet volé

Scénariste : Rodolphe
Dessinateur : Isaac Wens

Édition : Glénat – Grafica (2005)

Résumé :
Etre le majordome d’un aristocrate anglais se révèle plus passionnant que prévu pour Mort London. Il partage son temps à travailler et à combler les désirs érotiques de l’épouse délaissée de son patron.

Parallèlement, il découvre de mystérieux secrets qui entourent la famille Trelawny. Il n’est pas le seul puisque Scotland Yard et Sir Charles s’y intéressent de près également. Et notamment à propos d’un certain Sir Arthur, frère jumeau de Sir Charles, dont la mort a été annoncée quatre années auparavant, lors d’un combat en Afrique

Mais qui peut bien alors habiter cette pièce glauque que Mort découvre ?

Les énigmes dont regorge le manoir ne peuvent laisser indifférent, surtout lorsque Londres tremble sous la menace d’un meurtrier, digne héritier des méthodes de Jack l’éventreur !

Critique :
Dans ce deuxième tome, l’enquête progresse à grand pas, nos deux détectives en herbe trouve ce qui se cachait derrière la fenêtre fantôme.

De l’autre côté, nous suivons les tribulations de deux hommes patibulaires à la recherche d’un carnet volé par une prostituée nomme MJK et qui se fit assassiner le 9 novembre 1888…

Par contre, j’ai hurlé en découvrant le tarif demandé par la belle rousse : 12 shillings ?? Quand on sait qu’une £ sterling vaut 20 shillings et que les prostituées, du temps de Jack The Ripper (et même avant) ne touchait que quelques pences…

Les graphismes ne sont toujours pas ma tasse de thé, mais ils collent toujours bien à l’ambiance sombre et glauque de cette bédé. Attention, pas glauque dans le mauvais sens du terme, juste dans le bon.

Les auteurs ne nous font pas mariner durant plusieurs albums et dans ce deuxième tome, tout s’accélère, les histoires du premier tome qui semblaient sans rapports l’une avec l’autre se rejoignent et on a une belle vue d’ensemble de toute l’affaire.

Une fois de plus, le suspense est maîtrisé, pas de temps mort, des cadavres semés dans un parc et un tueur en cavale qui semble avoir pris la direction des marais où il fait super pour chasser le canard mais aussi pour y paumer son cheval, embourbé…

Ça sent bon le bourbier de Grimpen et le chien des Baskerville ! Et si vous aviez des doutes, une flèche indique le village de Harkeville…

Tous les mystères ne sont pas levés dans ce deuxième volume, mais j’ai appris qu’il en existait un troisième, bien que ne portant pas ce même titre de la série et je vais me mettre en quête afin de connaître tout le fin mot de l’histoire avec le carnet rouge et ses drôles de notes.

Quoiqu’il arrive, on peut aussi stopper l’aventure ici. Tout ce qui a trait à L’Éventreur est clos. Mais on peut poursuivre l’aventure avec « Le gardien des ténèbres » qui met en scène les mêmes protagonistes…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°271], Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°21], et le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 48 pages) et Le Mois anglais (Juin 2021 – Season 10) chez Lou, Cryssilda et Titine.