Fables – Tome 23 – Adieu : Bill Willingham & Mark Buckingham

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Titre : Fables – Tome 23 – Adieu

Scénariste : Bill Willingham
Dessianteurs : Mark Buckingham / Collectif

Édition : Urban Comics Éditions (15/01/2016) – Vertigo Classiques

Résumé :
Plus de dix ans après la sortie de son premier numéro, l’incroyable saga de Bill Willingham touche à sa fin !

À cette occasion, pléthore d’artistes se sont réunis pour offrir à ces personnages fantastiques un dernier tour de piste : Mark Schultz (Xenozoic Tales), Gene Ha (TOP 10), Neal Adams (Green Lantern/Green Arrow), Andrew Pepoy (Superman) et bien d’autres. Un rendez-vous à ne pas manquer !

fables-23-2Critique :
Oh putain, c’est fini ! 6 mois que je suis entrée de plein pied dans la série Fables et je sens déjà un grand vide se former dans mon ventre à l’idée que je viens de lire le dernier tome de cette fabuleuse saga…

Grosse déprime en sachant que tout est terminé… Et je me demande comment ils ont survécu, ceux qui avaient commencé à la suivre dès ses débuts, il y a 13 ans.

Là, je viens de quitter quelques amis qui m’étaient chers, les laissant continuer leur route sans moi, sans nous…

J’avais déjà parlé des personnages qui n’étaient pas figés dans un rôle, qui pouvait évoluer, passant parfois de statut de tapisserie, de pleutre à celui de héros, de tombeur à celui d’homme de la situation, de chieuse à sympa, de louche à sauveuse ou d’immature dans l’ombre de sa soeur à personne qui prend ses responsabilités, tout en sachant que le pouvoir absolu corrompt absolument.

Et bien, les auteurs ont réussi aussi, durant toute cette saga, à faire en sorte de bouleverser mes certitudes sur tel ou tel personnage et à les faire évoluer de manière à ce que parfois, je ne sache plus à quel saint me vouer.

Gros suspense pour le combat final qui est résolu de la manière la plus correcte qu’il soit, tout en restant logique avec la malédiction et les faits, tout en nous offrant une solution qui reste des plus logique (oui, je me répète) vu la situation impossible dans laquelle se trouvait les deux sœurs, prête à l’affrontement final et ayant rassemblé leurs armées.

Je me doute que certains ont dû crier au scandale, surtout que la tension montait depuis plusieurs tomes et que l’une des protagoniste avait vu sa sœur immature commencer à faire des projets, à rassembler de plus en plus de pouvoir, à devenir son égale et à avoir l’ambition d’éradiquer tout ce qui pourrait contrecarrer ses projets ou continuer de lui faire de l’ombre…

Mais moi, je crierai au génie car l’auteur sans sort brillamment sans avoir recours à un deus ex machina, loin de là. C’est une issue logique puisque Rose était attachée à certains membres de la meute et que c’étaient eux qui l’avaient stabilisée.

Détruire cela aurait été une hérésie et aurait conforté Rose dans la piètre opinion qu’elle avait d’elle à un moment donné.

Moralité ?? Il vaut mieux des discussions que des batailles ! Mais si elles avaient moins trainé dans leur mise au point, deux autres personnages importants (et que j’adorais), auraient pu éviter un affrontement monstre.

Pour ce combat entre deux autres Fables importantes, l’auteur ne montre pas d’éclairs, pas de grands trucs rempli de fumée, juste un affrontement avec des mots, pendant que les sorts se déroulent sans que personne ne les voit, sauf lors de l’issue qui fera crouler une partie du château.

Pas de deus ex machina non plus dans l’issue finale du combat entre Gobe-Mouche et cet enculé de Prince Brandish sans cœur (au sens propre et figuré du terme) puisqu’il met en avant un petit personnage qui avait été grand en taille et qui est resté grand en courage.

De plus, je suis hyper contente ! L’auteur a eu peur de mes menaces proférées suite à un événement inadmissible survenu dans le tome « Blanche-Neige » et il a fait suite à mes doléances, je l’en remercie !

Le scénario est donc une fois de plus au poil et les dessins aussi, surtout ceux de Mark Buckingham, mes préférés d’entre tous. Ils sont riches en images, en couleurs, en détails et c’est un vrai plaisir orgasmique pour les yeux que d’admirer ses dessins.

Une fois la dernière page tournée, on se dit que tout est en ordre : les auteurs nous ont offert une conclusion à l’intrigue principale et à de nombreuses intrigues secondaires, le tout de manière des plus satisfaisante et s’il nous reste des zones d’ombres, à nous de les combler ou de poursuivre l’histoire nous-même, sinon, on pouvait encore écrire 50 tomes de Fables.

Une saga que je relirai avec plaisir afin de ne manquer aucun petit détail et une série que je recommanderai autour de moi pour son univers riche, son scénario logique, ses personnages de Fables détournés tout en restant cohérents, ses complots, les amitiés, les personnages bien typés et le fait que rien n’est jamais sûr pour aucun personnage, un peu comme dans GOT.

♫ Et maintenant, que vais-je lire ? Maintenant, que Fables est terminé… ♪

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule, Le Mois du polar 2017 chez Sharon (Février 2017) et le RAT a Week Winter Edition Saison 2 chez Chroniques Littéraires (160 pages).

Lincoln – Tomes 1 à 8 : Jérôme Jouvray & Olivier Jouvray

Titre : Lincoln – Tomes 1 à 8

    • Tome 1 : Crâne de bois
    • Tome 2 : Indian Tonic
    • Tome 3 : Playground
    • Tome 4 : Châtiment corporel
    • Tome 5 : Cul nu dans la plaine
    • Tome 6 : French Lover
    • Tome 7 : Le fou sur la montagne
    • Tome 8 : Le démon des tranchées

Scénariste : Olivier Jouvray
Dessinateur : Jérôme Jouvray
Couleurs : Anne-Claire Jouvray

Édition : Paquet (2004)

Résumé :
Pas très poli, ce Lincoln. La décence nous interdit de rapporter les premiers (gros) mots que cet apprenti cow-boy prononça, mais ce n’était pas joli-joli. Et après, ça n’a fait qu’empirer. Le genre à vouloir sans cesse bousculer l’ordre établi et à agacer les grands avec ses remarques lucides – et donc un tantinet pénibles.

Résultat : à dix-neuf ans, on l’a gentiment invité (à grands coups de pied aux fesses, pour être précis) à aller se faire pendre ailleurs.

Et voilà notre Lincoln parti sur les routes, avec sa gueule en biais, son mégot à la bouche et sa silhouette dégingandée, en train de ruminer contre le monde entier, de lancer des bâtons de dynamite dans les rivières pour faire exploser les poissons – c’est malin, tiens – et de jeter des os de poulet aux mendiants en les traitant de « feignasse ».

Bref, dans la famille cow-boy, on a vu mieux. Rien à voir avec Lucky Luke ou Blueberry, ça non.

Mais un jour, tout change : un petit bonhomme vêtu d’un poncho et d’un grand chapeau s’approche de Lincoln – lequel, toujours aussi aimable, l’accueille d’un sympathique « dégage ! »

Ce petit bonhomme, c’est Dieu en personne. Et Dieu est bien décidé à lui prouver qu’on peut prendre du plaisir à vivre sur terre. D’ailleurs, il lui propose l’immortalité. Il est comme ça, Dieu : quand il a une idée en tête, rien ne l’arrête. Évidemment, Lincoln râle un peu. Mais il se dit qu’après tout, ma foi, pourquoi pas ?

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Résultat : notre cow-boy se met à écumer les saloons, à piller les trains et à boire plus que de raison.

lincoln-20041006195446_t3Critique :
« Merde, putain, fait chier, dégage, fous-moi la paix » font partie des mots préférés de Lincoln, d’ailleurs, le premier mot qu’il prononça fut « Merde ».

Ou « Chier », on ne sait plus trop…

États-Unis, trou du cul perdu…

Lincoln est né à la fin du 19ème siècle dans des conditions peu enviables. Sa mère était une prostituée, son père, un client de passage…

Notre jeune ami a donc été élevé chez les prostituées et son nom était Crâne de bois…

Toujours à faire la gueule, solitaire, râleur, doté d’un esprit aiguisé, d’une propension à en vouloir à tout le monde et à d’y aller de ses petites phrases assassines, tant et si bien qu’il s’est fait foutre à la porte de son village à grands renforts de coups de pieds dans son cul.

Au fait, le m’appelle Lincoln, c’est pas mon vrai nom, d’ailleurs je l’ai jamais su car on m’a toujours appelé crâne de bois ! Si j’ai choisi Lincoln c’est parce que celui-là quand il l’ouvrait, ils devaient tous la fermer autour de lui. Ils ont même du le descendre pour le faire taire…

Alors qu’il pêchait le poisson à la dynamite (on a rien inventé de mieux), il rencontre un personnage peu commun : Dieu en personne !

— Dégage, lui grommellera Lincoln.

J’aime les bédés western, que se soit avec des cow-boys redresseurs de torts et droit dans leurs bottes comme Lucky Luke, mais aussi des moins conventionnels et plus politiquement incorrect comme Red Dust de « Comanche » ou le lieutenant Blueberry.

Ici, nous sommes face à l’opposé de tout ça avec Lincoln qui est un fainéant de première, un malpoli, un malotru, un gars qui en veut à la Terre entière et qui n’a qu’une idée en tête : amasser du fric en faisant des mauvais coups, Dieu à ses côtés ou pas !

La mission de Dieu ? Tenter de faire de Lincoln une sorte de super-héros Cow-Boy, tenter de lui faire changer d’avis sur la vie, mais il devra compter avec la personnalité tordue et manipulatrice de son protégé. Et son mauvais caractère, sa mauvaise foi, la gueule qu’il tire tout le temps..

Dieu : « Pourquoi tu fais cette gueule Lincoln ? » 
Lincoln : « T’es pas sensé tout savoir, toi ? »

— Est-ce vraiment si chiant que ça le paradis pour que tu viennes chercher des distractions ici-bas ?

Mais tiens, qui voilà qui ? Satan en personne ! Sûr qu’avec Dieu et le Diable à ses côtés, notre Lincoln va être emmerdé car ils ne vont pas lui foutre la paix, l’un voulant qu’il fasse quelque chose de bien de sa vie et l’autre pas.

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Corrosif, drôle, politiquement et catholiquement incorrect (la représentation de Dieu n’était pas admise chez nous avant), des dialogues truculents entre Lincoln et les deux êtres d’essence divine, ou entre Dieu et son ange déchu.

Je me suis marrée en découvrant Dieu représenté en petit bonhomme barbu affublé de vêtements pas très neufs et d’un chapeau, quand au Diable, sa barbichette, ses deux cornes et son sombrero lui vont comme un gant.

Certes, on ne hurle pas de rire à chaque case, mais on sourit, on rit et on pousse des « oh putain, excellent » tout en lisant ces six tomes à la suite.

Les dialogues sont soit avec de l’humour au premier degré, au second ou alors, avec de la philosophie, et pas celle de comptoir, mais en tout cas, ça vanne sévère à certains moments entre nos protagonistes et j’ai éclaté de rire avec quelques répliques ou situations improbables.

Si les deux premiers se passent dans le monde du far-west, nous monterons à New-York pour le 3ème et le 4ème tome, avant de redescendre à la frontière entre les États-Unis et du Mexique afin de franchir le Rio pour aller s’encanailler avec des révolutionnaires dont le chef est une personnalité peu habituelle (tomes 5 et 6), on distillera clandestinement de l’alcool dans le tome 7 et on ira faire la Grande Guerre dans le tome 8…

Durant tous les albums, Lincoln traine sa tête de six pieds de long, sauf lorsqu’il se saoule ou magouille, et là, on aurait tendance à voir apparaître l’ébauche d’un sourire carnassier.

Son immortalité accordée par Dieu lui conférant une assurance, il ne se prive pas pour tenter le diable (oups), mais jamais pour aider les gens, ou alors, à l’insu de son plein gré !

Je suis contente d’avoir entendu parler de cette série et d’avoir lu les 8 tomes car je suis entrée de plein pied dans une bédé mettant en scène l’anti-héros par excellence, celui que l’on devrait détester mais que l’on adore.

Que Dieu et le Diable se soient penché sur son cas et qu’ils fassent route avec lui, il s’en branle, s’en moque, s’en fout, lui, tout ce qu’il souhaite, c’est que ces deux-là lui lâchent la grappe et arrête de lui casser  les couilles. Mais ça, c’est pas gagné !

— Mon pote, j’ai rencontré pas mal de secoués ces dernières années et quand je te vois, je comprends mieux quand on raconte que tu as fait l’homme à ton image.

En tout cas, voilà une excellente série qu’il faut découvrir absolument !

PS : avec Lincoln, on dit merde à l’amour et on ne fête pas Saint-Valentin !! Mais de temps en temps, il baise…

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur, Le Mois du polar 2017 chez Sharon et le RAT a Week Winter Edition Saison 2 chez Chroniques Littéraires (5 albums lus lors du RAT : 48×5 = 240 pages).

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Fables – Tome 22 – Et ils vécurent heureux : Bill Willingham & Mark Buckingham

 

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Titre : Fables – Tome 22 – Et ils vécurent heureux 

(EDIT : Tome 24 dans  l’ancienne collection !!)

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham

Édition : Urban Comics Éditions (20/11/2015)

Résumé :
Si Blanche Neige connu un jour l’harmonie au sein de sa famille, force est de constater que cette époque est depuis bien longtemps révolue.

Après avoir affronté et triomphé de nombreux adversaires, c’est aujourd’hui au sein même de leur communauté que les fables doivent choisir leur camp.

Blanche et sa soeur Rose sont sur le point d’engager une guerre sans précédent dont le Royaume risque de ne pas se relever.

fables-tome-24-plancheCritique :
Avec pareil titre, j’avais lieu d’espérer que nos Fables en avaient fini avec les jours sombres et qu’ils allaient tous aller à la Costa Del Sol, siroter des mojitos et mettre leurs doigts de pieds en éventail…

C’est vrai, quoi ! L’Adversaire est défait, vaincu, les Royaumes ont retrouvés leur liberté, ont aurait déjà pu penser qu’ils allaient tous se la couler douce…

Que nenni ! Le scénariste, crapuleux, leur a sorti un Mister Dark bien sombre, un Méchant bien typé qui allait les empêcher de piquer une sieste au bord de la piscine.

Bon, on le remballe d’où il vient et ensuite on peut commencer à aller pilonner des citrons verts pour les mojitos ? Non, on ne peut pas… L’ex-mari de Blanche-Neige est revenu et a foutu le bordel. Et pas que lui…

Maintenant, c’est pire et c’est rappé pour les cocktails au bord de la piscine car le danger vient de l’intérieur et c’est pas aujourd’hui qu’on pourra se la couler douce dans cette série.

Je vous avais déjà parlé des personnages, bien travaillés et susceptible d’évoluer, de mourir, de passer de pleutre ou chiant à courageux et intéressant, d’avoir un grand rôle à jouer alors qu’on ne le pensait pas, et surtout, de passer de sympa à salope perfide.

Pourtant, ce tome est l’avant-dernier de la série et dans le suivant, la messe sera dite et je pourrai reprendre une vie normale, si tant est que cela est possible après avoir découvert une série aussi excellente que celle-là !

Originalité de l’album, chaque chapitre se termine par une histoire courte intitulée « la dernière histoire de… » et nous avons trois intrigues qui se mettent en branle dans cet avant-dernier opus : Brandish qui la joue salaud, comme d’habitude, un monstre qui rôde dans les rues de New-York et la découverte, bouche bée, de l’héritage maudit de Rose Rouge et de sa soeur, Blanche-Neige.

Je tremble à l’idée d’entamer le dernier chapitre, celui qui parlera sans doute de la lutte finale, de la lutte filiale (et pas Fillon) car ici, personne n’est payée à rien foutre et à pas être là, même si je pense que certains aimeraient se trouver à des lieues de l’affrontement final.

Quant au reste, la mise en scénario des personnages des Fables est toujours au top, réaliste et les auteurs nous offrent aussi des tas de clins d’œil à d’autres contes, comme un oiseau tournant autour d’une jeune fille qui n’est pas celle coincée avec des nains lubriques, un criquet qui n’est pas avec son Pinocchio et une sorte d’ogre s’apprêtant à découper un enfant sans défense.

Je tremble d’impatience de lire le dernier et je tremble de peur à l’idée de qui les auteurs pourraient encore nous dézinguer, car à l’instar de G.R.R Martin, ils n’hésitent pas à renvoyer aux pays du sommeil définitif certains Fables adorés.

Il va sans dire qu’ils me manqueront tous et que j’aurai du mal à me remettre de la fin de cette série qui m’a enchanté du début jusqu’à maintenant…

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule, Le Mois du polar 2017 chez Sharon et le RAT a Week Winter Edition Saison 2 chez Chroniques Littéraires (200 pages).

 

Fables – Tome 21 – Camelot : Bill Willingham & Mark Buckingham

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Titre : Fables – Tome 21 – Camelot

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham / Steve Leialoha

Édition : Urban Comics Editions (2014)

Résumé :
Après le tragique affrontement qui opposa Bigby au Prince Brandish, premier mari de Blanche Neige, et causa la perte du puissant loup de Fableville, Rose Rouge décide d’endosser la cape de Paladin pour rallier les membres les plus robustes de la ville autour d’une nouvelle Table Ronde.

Ces chevaliers modernes sont désormais prêts à embrasser la quête qui, ils l’espèrent, rassemblera les morceaux brisés de leur communauté et leur redonnera foi en un avenir meilleur.

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♫ Mais qu’est-ce qu’il a, mais qu’est-ce qu’il a ce Geppetto, À toujours tourner d’vant son bois ♪ Mais qu’est-ce qu’il a, mais qu’est-ce qu’il a ce Geppetto, À avoir toujours sa rancune dans la gorge ♪

Geppetto est un sournois et je me doutais bien qu’il avait encore des sales idées derrière  la tête… Nous verrons dans les derniers épisodes si ce qu’il magouille va servir à quelque chose ou sera tué dans l’œuf.

Ce tome est bourré d’émotions suite aux événements tragiques qui ont eu lieu dans le tome précédent et l’auteur n’a pas eu peur de mes menaces de mort… Hélas.

Émotions qui auront lieu surtout durant l’Interlude, dans un décor fait de forêts et ensuite de tons blancs, sans décors, avec deux personnages centraux en avant-plan. Les dialogues seront rempli de tendresse, de tristesse, de questionnements…

Mais avant d’arriver à la séquence émotions, nous aurons quelques chapitres un peu plus joyeux (est-ce possible d’être encore joyeuse après le tome où… ??) avec les tribulations dans les couloirs du château de la petite Junebug, la fille de Rodney et June, anciens bonhommes de bois devenus humains.

C’est un récit qui mettra cette gamine en première ligne face à des créatures gigantesques, comme celle du roman de James Herbert… C’est amusant, mais la question que je me pose est « Pourquoi consacrer toutes ces pages à ce personnage somme toute secondaire » ?

Sa rencontre avec les rats géants donnera-t-elle naissance à un autre arc narratif ou était-ce juste pour nous distraire ? Jusqu’à présent, l’auteur avait toujours des idées bien précises qu’il développait ultérieurement, alors qu’on était souvent parti de choses banales. À voir.

Encore beaucoup d’émotions et de tension entre Blanche et Rose Rouge, depuis qu’elle a choisi de restaurer la Table Ronde de Camelot et de se baser sur le fait de donner une seconde chance à certains… Et là, Blanche ne sera pas d’accord sur tout… ça va pas être triste au prochain repas de famille entre elles deux… Zut, il n’y aura plus de repas entre elles deux !

Bill Willingham, l’auteur, continue de faire avancer son intrigue principale en reliant de nombreux fils narratifs laissés à l’abandon depuis un certain temps. Contente de voir évoluer ces intrigues et de voir que ce n’était pas juste pour meubler des dernières pages que l’auteur les avait commencées.

La construction de Camelot est amusante, on retrouve des anciens personnages qui avaient fauté, on a une réunion entre Rose Rouge et les oiseaux messagers sur une table ronde de camping, on a des chevaliers qui se font dégommer par des pouilleux, un ancien prince qui creuse des fondations pour le nouveau château, des envies de couler des personnages sous du béton et une Geste arthurienne différente de l’originale en ce ses que les rôles sont intervertis !

Le dernier épisode mettra en scène d’autres personnages, sous la plume de Steve Leialoha dont je n’ai pas aimé les dessins un peu mal fichus, sans aucune grâce, épais et vraiment pas plaisant à regarder. Heureusement que le scénario n’était pas aussi bancal que les dessins.

Une fois de plus, encore un excellent tome qui nous pousse tout doucement vers la fin et je me demande bien de quoi elle sera faite… Mon coeur saigne déjà à l’idée de terminer cette super série…

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

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Fables – Tome 20 – Blanche Neige : Bill Willingham & Mark Buckingham

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Titre : Fables – Tome 20 – Blanche Neige

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham / Shawn McManus

Édition : Urban Comics Editions (2014)

Résumé :
Après la chute de Mister Dark, les Fables prirent possession du château de ce dernier, laissant présager le retour au calme tant espéré. Mais ce qui aurait pu être le début d’un agréable conte de fée pour Blanche Neige et sa famille se transforme rapidement en cauchemar lorsque deux de ses louveteaux sont kidnappés.

Pour ajouter à cette pénible épreuve, un secret longtemps dissimulé refait surface et pourrait bien sonner le glas de son mariage avec Bigby.

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Nous avions laissé notre ami Bufkin en très mauvaise posture et il me tardait de savoir ce que l’auteur avait fait de mon petit singe bleu.

Là, on s’éloigne complétement de Fableville puisque nous aurons droit à un résumé de toutes les aventures de Bufkin, au pays d’Oz et ailleurs.

Si le dictateur qui tenait le pays d’Oz sous sa coupe était d’un ridicule, ses effets sur le peuple étaient plus que néfastes et le taux de mortalité avait fait un grand bon sous son règne.

C’est léger sans l’être, amusant tout en étant sérieux si on analyse le fond et la seule chose qui m’ait dérangée, ce sont les illustrations de Shawn McManus. Je n’ai pas aimé son interprétation de Bufkin qui perdait, sous sa plume, ses traits les plus importants de sa silhouette.

Maintenant que nous sommes rassurés et fixés sur la vie de notre Bufkin, passons aux choses sérieuses et revenons à Fableville où Blanche et Bigby sont toujours à la recherche de leurs deux enfants disparus…

Pendant que Bigby sillonne les différents monde dans une voiture magique avec Fétide, tentant de repérer l’odeur de ses enfants, notre Blanche Neige est reste à Fableville… La Belle et la Bête sont toujours à Haeven en train de régler le problème entre la Fée Bleue et l’Adversaire, dont elle veut la mort (et on ne peut que l’approuver).

Tout aurait pu aller comme sur des roulettes mais non…

Le putain d’ex promis de Blanche Neige est de retour, celui que nous avions découvert dans l’album « Rose Rouge », celui qui voulait épouser Blanche mais dont son père, roi, ne voulait pas. Tu penses bien, un Prince qui voulait épouser une souillon qui vivait au fond des bois !

Prince Brandish !! Le genre de mec qu’on aurait envie de tuer sois-même s’il n’était pas protégé par des sorts puissants. Dans le genre gentleman, on a déjà vu mieux. Mais dans le genre macho phallocrate « je garde ma femme enfermée, elle me fera des enfants », j’ai rarement vu pire.

Prince Charmant et Jack étaient déjà de sacrés numéros qu’on avait envie de passer à la moulinette… Charmant m’a prouvé qu’il était un homme plus que brave sur le champ de bataille, Jack m’a juste prouvé qu’il était un enfant gâté à baffer, mais Brandish, lui, il dépasse tout ! Sa mauvaise foi, son manque de discernement, de mea culpa, d’ouverture d’esprit peuvent aller rivaliser avec ceux de l’ancien Adversaire.

Allez Bigby, vient lui raboter le nez à ce phallocrate qui veut tuer vos louveteaux et purifier Blanche de s’être faite couvrir par un Loup… Vas-y, BOUFFE-LE !!

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Et là, là, je hurle à la lune toute ma hargne envers l’auteur !! Non, il n’a quand même pas osé faire ÇA ??? C’est une blague ?? Un poisson d’Avril ?? Mais je vais aller le tuer, moi, ce scénariste qui a osé faire ne chose pareille ! Lui faire écouter du Fabian/Dion plein pot, moi ! Et lui enfoncer des tas de trucs dans tous ses orifices pour le punir d’avoir osé…

Un album qui laisse présager que le final ne se fera pas tranquillement dans des charentaises, tout en sirotant des mojitos… Mais avec une boite de kleenex !

Vite le suivant pour voir si le scénariste a eu peur de mes menaces !

Mon cœur survivra-t-il à la fin de cette série ???

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

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Fables – Tome 19 – Au pays des jouets : Bill Willingham & Mark Buckingham

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Titre : Fables – Tome 19 – Au pays des jouets

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham

Édition : Urban Comics Editions (2014)

Résumé :
Lorsque Thérèse, jeune louve de Blanche Neige et Bigby, reçoit pour cadeau de Noël un curieux bateau en plastique rouge, commence alors pour elle une aventure étonnante au coeur du Royaume de Toyland.

Trop occupée à former l’héritier du Vent du Nord, la meute ne se rend compte que bien tard de sa disparition…

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♫ Au pays, des jouets, comme dans tous les pays, on s’amuse pas, on pleure, on crie ♪ Il y a des méchants et des pas gentils ♫ (sur l’air de Candy, bien entendu).

Moi aussi j’aurais aimé me retrouver au pays des jouets, lorsque j’étais gosse, mais après ce que je viens de voir, j’ai plus envie du tout !

Pour ceux qui ont suivi la série, dans l’album « Rose Rouge » (Tome 16), Thérèse, la plus jolie des filles de Bigby et de Blanche, celle qui s’habillait comme une princesse, avait reçu un bateau comme cadeau au Père Noël.

J’avais pensé que c’était une erreur du vieux bonhomme en barbe blanche, et bien non ! Ce n’était pas une erreur mais une horreur et ce bateau va entrainer Thérèse dans une aventure qui fout les jetons et qui donnera des sueurs froides à toute sa famille.

Franchement, je me demande si Bill Willingham n’est pas un petit peu parent avec George R.R. Martin… Parce que lui non plus n’hésite pas à malmener ses personnages et à les faire mourir, la salaud.

Dans cet album, la prédiction qu’Ozma avait faite à Ambrose, un des louveteaux, va se réaliser, plongeant la famille Wolf dans la plus pure panique : Thérèse a disparu ! Puis ce sera au tour de Darien, l’aîné de la fratrie.

Vous le savez, j’adore Blanche et son Méchant Loup, Bigby, ainsi que leurs six – sept – louveteaux. Alors, en voir deux mis à l’honneur dans une aventure était un plaisir, mais là, j’ai souffert avec eux.

Thérèse aura une bonne leçon de vie, elle qui était toujours exigeante et précieuse, elle tombera bien bas avant de se relever tandis que son frère Darien, le fanfaron de la fratrie, celui qui est le chef, assumera vraiment son rôle de chef de meute.

Comme toujours, les personnages évoluent, les fanfarons font preuve de courage et de sacrifice, les petites filles gâtées apprennent une leçon, un tigre qui perdait ses rouages deviendra un élément important de l’histoire et un frère un peu gras deviendra la voix de la raison.

Un album magnifique avec une histoire bien triste.

Tous les dessins sont de Mark Buckingham (chouette), hormis ceux de la dernière partie, « En ce temps là » (épisode 122 – qui est de Gene Ha) et qui raconte une histoire du passé, une rencontre qui se passa dans le véritable monde des Fables, celle de la rencontre entre le Grand Méchant Loup et une femme à la peau verte qui lui révèlera un destin qui ne lui plaira pas du tout.

Encore un album qui m’a emporté ailleurs, m’a fait souffrir, frémir, et dont je sors avec les yeux qui piquent. Et je sens que je n’ai pas terminé avec les yeux rouges !

Vivement la suite et en espérant que mes préférés arrêtent de trépasser !

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Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

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Fables – Tome 18 – L’Héritier du vent : Bill Willingham & Mark Buckingham

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Titre : Fables – Tome 18 – L’Héritier du vent

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham

Édition : Urban Comics Editions (2013)

Résumé :
Le redoutable et terrifiant Mister Dark est mort, éliminé par la seule entité plus glaciale que lui, tous Royaumes confondus : le Vent du Nord. Son fils Bigby, en refusant de prendre la succession de son père sur le trône, transmet cette responsabilité à l’un de ses jeunes louveteaux.

Une série de tests et d’épreuves les attendent afin de déterminer lequel d’entre eux accèdera au règne suprême.

fables-tome-18-2Critique :
Ce tome poursuit plusieurs arcs et alterne entre les aventures de Bufkin et celle des louveteaux de Blanche et Bigby qui passent des test pour savoir qui sera l’héritier du Vent du Nord.

Pour une fois, les louveteaux vont être mis plus en avant, chacun ayant développé sa personnalité propre, certains voulant plus que d’autres être désigné comme le nouveau Vent du Nord.

L’auteur en profitera aussi pour nous présenter les trois autres vents cardinaux qui voudraient bien placer un pion sur le trône vacant.

Ah, les jeux de trône…

Par contre, vivement la suite parce que j’ai laissé mon Bufkin en très très mauvaise posture et je me demande comment il va s’en sortir, et surtout, s’il s’en sort, parce que là, c’était plus que merdique comme situation.

Les épisodes mettent aussi en avant Rose Rouge qui a repris ses fonctions de chef de la Ferme des Fables et qui, en tant que telle, ira en reconnaissance afin de vérifier qu’il n’y a pas de sortilèges cachés par Mister Dark dans la Ferme et que les autres peuvent revenir.

Après toutes ces aventures épiques et dangereuses, place à un peu de calme, si je puis dire, avec les derniers récits qui sont en fait des histoires courtes.

Celle de la tortue qui porte une tasse de thé sur son dos éclaire un peu ce que j’avais vu dans le tome 16 « Rose Rouge », celle du porc-épic qui va draguer toutes les filles est amusante, celle où le père Noël emmène Rose Rouge est mystérieuse, et celle du sorcier qui protégea, sans le savoir, les Fables de Fableville de l’Adversaire, et ce, durant des siècles, est la plus intéressante.

Et comme toujours « vivement la suite !! ».

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

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Fables – Tome 17 – Super Team : Bill Willingham & Mark Buckingham

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Titre : Fables – Tome 17 – Super Team

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham

Édition : Urban Comics Editions (2013)

Résumé :
Nourri par la peur et guidé par les Ténèbres, les pouvoirs de Mister Dark ne cessent de croître. Ce n’est qu’une question de temps avant que les derniers remparts de Fableville ne cède devant l’agresseur.

Mais… regardez ! Les F-Men !

Réunie par la puissance Ozma, l’équipe des Super-Fables est fin prête à combiner ses forces et ainsi triompher de l’ennemi.

fables-17-plancheCritique :
Retour dans le bureau des affaires courantes avec notre singé préféré, Bufkin, qui a perdu ses ailes en combattant la sorcière Babayaga…

Devant le miroir magique et la tête de son ami Frankie (la créature du dr Frankenstein), il s’interroge sur ce qu’il va bien pouvoir faire ensuite…

Notre ami ne sait pas que Mister Dark a pris possession de Fableville et il ne sait rien de la menace qui pèse sur les Fables réunies dans la Ferme.

Comme je l’ai souvent dit, dans la série Fables, les personnages évolues et certains cachaient bien leur jeu. On les croyait pleutres, trouillards, crétins, mais le jour dit, ils prouvèrent leur bravoure, même Bufkin, le préposé au rangement des livres de la grande bibliothèque.

Et dans ce tome qui regroupe les épisodes 101 à 107, notre singe va tenter d’accomplir sa quête.

Pendant ce temps là, Pinocchio tente de monter une F-Men, à l’instar des X-Men et bien que l’heure soit grave et que Mister Dark soit à leurs portes, il y a beaucoup de drôlerie quand notre vieux petit garçon fait passer des auditions pour intégrer les F-Men.

Très second degré, mais sans caricaturer les X-Men, ces pages donneront de la couleur au récit assez sombre, surtout lorsque Pinocchio expliquera à Ozma le pourquoi du comment il se déplace en chaise roulante avec un grand F sur les couvertures des roues.

Dans Fables, il y a aussi des personnages dont on ne sait pas trop quoi penser d’eux, sont-ils des salauds déguisés en gentils ou des gentils déguisés en salaud parce qu’il doit en être ainsi ?

Depuis ma rencontre avec Mister North, le puisssant vent du Nord, j’oscillais entre les deux, partagée que j’étais devant ce « dieu » qui aimait ses petits-enfants mais qui avait abandonné son fils… Maintenant, je suis fixée, Mister North avait tout d’un Grand Homme, enfin, d’un Grand Dieu…

Dans ce tome, la quête d’un non-héros côtoie celle d’un garçon qui se voudrait homme, d’un petit garçon qui ne sait pas se battre mais qui a déjà prouvé sa valeur et son attachement aux autres, d’un côté nous avons des Fables qui possèdent une virilité à toute épreuve (Bigby et la Bête, Grinder) et une femme qui collectionne les doudous pour son futur enfant…

Un tome où la beauté de Heaven fait face à l’horreur de New-York devenue citée noire, la bestialité de Mister Dark s’opposant à la gentillesse de Gobe-Mouche, un tome où un grand-père doit se mettre en chasse de son petit-enfant fantôme pour l’éliminer…

Super team est un super tome et on se demande bien ce que l’auteur nous réserve comme surprise ensuite !

Étoile 4,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

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Fables – Tome 16 – Rose rouge : Bill Willingham & Mark Buckingham

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Titre : Fables – Tome 16 – Rose rouge

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham
Édition : Urban Comics Editions (2013)

Résumé :
Tandis que M. Dark apporte les dernières touches au projet qui lui conférera le pouvoir suffisant pour anéantir les Fables à jamais, Gepetto, l’ex-Adversaire, dispute à la communauté des sorcières le droit de mener la bataille qui s’annonce.

Rose Rouge quant à elle, sortie de sa léthargie, pourrait bien se montrer la digne héritière du courage du légendaire Boy Blue.

fables-16-plancheCritique :
Rose Rouge est avachie au lit depuis des lustres, elle a une gueule à faire peur et la tête de cochon coupée n’est jamais arrivée à la faire sortir de son plumard où elle déprime sévère grave.

Pourtant, elle va avoir un électrochoc et nous, nous aurons droit à des informations complémentaires sur sa vie en tant que petite sœur de Blanche Neige.

Oubliez les gentils 7 nains, ici, on n’est pas chez Disney et c’est assez glauque, si on lit entre les lignes.

Dans le dessin animé, les 7 nains restent sages avec Blanche, jamais de pensées cochonnes ou lubriques, mais vous m’avouerez que c’était peu plausible, sauf s’ils étaient tous homo ! Mon dieu, on ne parle pas de ça non plus dans les Disney !!

Au retour de Blanche de son exil et de sa tournante avec des nains lubriques, Rose Rouge s’est comportée comme une vraie peste, poussant souvent le bouchon un peu trop loin.

Certes, on peut la comprendre; on ne lui avait pas tout dit, on lui avait caché des choses, mais son comportement était tout de même plus qu’odieux, mesquin et irresponsable !

Tout en nous fournissant des informations sur deux personnages centraux de Fables, le scénariste nous met aussi en appétit avec les préparatifs du grand Méchant Mister Dark.

Là, on ne pourra jamais dire qu’ils ont foiré leur Méchant, eux, car il est réussi et bougrement méchant, sadique, horrible,… Qui que vous soyez, il décèle vos Peurs et vous rend fou, méchant, agressif, meurtrier.

Sous le regard du chat noir Médée, nous découvrirons ses projets pour les Fables et les Communs, c’est-à-dire, nous… C’est pas glorieux ce qu’il veut faire de notre Monde.

J’ai adoré aussi l’entretien que Mister Dark aura avec Mister North… Grandiose !

Le combat entre M. Dark et frau Totenkinder sera épique, donnant encore plus envie de tourner les pages car ici, pas de dessinateurs que je n’aime pas ! Ouf.

Petit bonus à la fin, des dessins pour répondre à des questions posées par de lecteurs célèbres.

Étoile 4,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017)et Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

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Nains – Tome 5 – Tiss du Bouclier : Nicolas Jarry & Nicolas Demare

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Titre : Nains – Tome 5 – Tiss du Bouclier

Scénariste : Nicolas Jarry
Dessinateur : Nicolas Demare

Édition : Soleil (2016)

Résumé :
Brahm, capitaine de l’ordre du Bouclier, perd son épouse alors qu’elle met au monde son fils. Tiss, sa fille, s’occupe de son mieux de leur foyer, mais elle échoue à protéger son petit frère d’une bande d’Ogres.

L’enfant est gravement blessé, il sera boiteux pour le reste de sa vie, un infirme incapable de tenir le rang.

Tous les espoirs que Brahm avait placés en son fils sont anéantis, celui-ci ne sera jamais le grand cognar qu’il avait espéré.

Malgré l’opposition de son père, Tiss décide de prendre la place de son petit frère et d’apprendre le métier des armes…

planchea_286973Critique :
Redwin de la Forge et Oösram des Errants m’avaient émus de par la profondeur de leur histoire, Tiss allait-elle y arriver elle aussi ?

La barre avait été placée très haute par ces deux précédents cognars (héros) et vu que nous avions affaire à une pisseuse (fille), le défi était de taille face à tout ces nains barbus et couillus.

Les dessins et les couleurs étaient déjà un régal pour mes petits yeux, le contrat était donc rempli à moitié, restait à découvrir le scénario…

De suite j’ai été séduite par la petite Tiss qui en voyant naître son petit frère, verra aussi mourir sa mère et le regard de son père changer : il ne la voyait déjà pas beaucoup parce que c’était une fille, mais une fois que le fils fut né, la fille devint transparente ! Inexistante.

Ce qui m’a plu chez Tiss c’est qu’elle n’en a pas voulu à son petit frère, elle l’aimait ce chiar (bébé), ce petit frère adorable qui, gamin, ne pensait qu’à se battre pendant que leur père buvait comme un chameau assoiffé après la traversée du désert.

Brahm, leur père, je l’ai détesté d’emblée : il ne voyait que son fils, ne vivait plus que pour qu’il entre dans l’ordre du Bouclier et ensuite, il s’est détourné de lui lorsqu’une mauvaise rencontre fit de son gamin un boitard (boiteux).

Cet album traite de la place de la femme dans la civilisation naine très guerrière.

Et sa place est bien entendu derrière ses fourneaux, avec ses casseroles, à élever ses marmouses (enfants) pendant que son mari manie l’épée (Ordre du Bouclier), les livres (Ordre du Temple), la forge (Ordre des Forgerons), l’épée pour assassiner des gens (Ordre du Talion),…

Imaginez les ricanements lorsque Tiss, voyant que son petit frère ne serait jamais un combattant dans le prestigieux ordre du Bouclier, décida d’y entrer elle-même ! Une fille au milieu de jeunes nains pas encore tout à fait barbu, dans un ordre guerrier… Une G.I Jane !

Non mais, pour qui elle se prend à se vouloir l’égale des jeunes futurs guerriers et à foutre la honte sur son père ? Tremblez, messieurs, votre Ordre vient de se faire pénétrer par une pisseuse.

Le scénario est excellent et les personnages aussi : que se soit Tiss ou ses compagnons apprentis guerrier, ou ses instructeurs, tout le monde trouve sa place et tous se posent bien des questions sur cette pisseuse qui vient d’entrer dans un ordre guerrier où on ne lui fera aucun cadeau.

La méfiance des autres, la mise à l’épreuve tout le temps, Tiss devant toujours en faire toujours plus que les autres afin de prouver ses mérites et sa place… Et peut-être enfin recevoir le respect de ses compagnons d’armes.

Et c’est que notre Tiss a une sacrée paire de biiiippp au cul, elle ! Plus que certains nains guerrier de sa promotion qui, une fois le danger présent, veulent appliquer le vieil adage du « Courage, fuyons ».

Elle, c’est « Tenir ou périr » et le final est magnifique, car les personnages évoluent, changent, se rendent compte de leurs erreurs et quand un nain a une idée en tête, il réuni tous les autres, éclopés et vieux, pour aider les siens.

Un superbe album sur la quête d’une fille qui ne cherche que la reconnaissance du père, d’un père qui ne veut pas admettre que sa fille suive la même voie que lui, celle des guerriers du Bouclier (dans le tome 1, c’était le fils qui ne voulait pas suivre la voie de son père).

C’est l’histoire du dur chemin qu’une femme dû accomplir pour que ses semblables aient peut-être un jour, une autre place dans cette société de mâles virils, couillus, queutards et barbus.

Scénario au top et dessins qui le servent magnifiquement (parce que l’un sans l’autre, c’est de la soupe sans sel, du mojito sans rhum).

Une première saga de 5 albums réussie et… Vivement la suite !

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017).

BILAN - Coup de coeur

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