Shutter Island : Dennis Lehane

Shutter Island - Lehane (2)

Titre : Shutter Island

Auteur : Dennis Lehane
Édition : Payot et Rivages (2006)

Résumé :

Shutter Island est un îlot au large de Boston où un hôpital psychiatrique semblable à une forteresse accueille des pensionnaires atteints de troubles mentaux graves et coupables de crimes abominables.

Un matin de septembre 1954, le marshall Teddy Daniels et son équipier Chuck Aule débarquent sur cette île pour enquêter sur l’évasion de Rachel, une patiente internée après avoir noyé ses trois enfants.

Dès leur arrivée, les deux policiers perçoivent l’étrange atmosphère de ce lieu clos. Ils comprennent vite que personne ne les aidera dans leur mission et ils se posent plusieurs questions : quel rôle jouent sur l’île les médecins qui dirigent cet hôpital et quelles méthodes expérimentent-ils sur leurs patients ?

À quoi sert le phare qui domine l’îlot et dont l’entrée semble inaccessible ?

Persuadés que l’évadée a bénéficié de complicités, les deux marshalls vont ruser pour découvrir tout ce qu’on leur cache mais un message codé laissé par Rachel les enfonce davantage en plein mystère.

Petit à petit, ce drame fait ressurgir chez Teddy des éléments de son passé : il a connu la douleur de perdre sa femme dans un incendie criminel.

Mais lorsque Chuck Aule découvre que le pyromane responsable des malheurs de son collègue se trouve interné sur l’île, il s’interroge sur Teddy : celui-ci est-il venu pour enquêter ou pour se venger ?

POLAR - shutter-island-bCritique : 

Ma deuxième fois avec Lehane fut tout aussi réussie que ma première, pourtant, le livre partait avec un gros handicap puisque j’avais vu le film de Martin Scorsese, avec le bô Léonardo Di Caprio.

« Mon dieu ! Elle savait la fin » se disent avec effroi tous ceux qui ont lu le livre.

Oui, je connaissais la fin, malgré tout, cela n’a pas entamé mon plaisir durant lecture, bien que j’aie eu peur de ne pas apprécier le livre étant donné que j’avais moyennement aimé le film.

En fait, j’avais trouvé le film un peu touffu (monsieur Scorsese, si vous me lisez, j’implore votre pardon pour ce que je viens de dire) et je n’avais pas tout capté, surtout la fin.

Le film était sombre et j’avais décroché quelques fois, la faute sans doute aussi à la mauvaise qualité de film téléchargé. Oui, punie.

Par contre, durant ma lecture, je vous avoue que j’avais le palpitant à 100 à l’heure et ma visite sur l’île me laissera quelques séquelles psychologiques. L’avantage des livres sur les films, c’est que nous sommes actifs.

Lehane joue avec nous comme un chat avec une souris, nous faisant croire que nous allons en réchapper, mais que dalle !

Il le fait si bien (je parle de l’écriture) qu’à un moment donné, j’étais à fond dans l’histoire, sursautant à chaque rebondissements que nous apprenait le marshall Teddy Daniels, avant de me secouer en me disant « Imbécile, tu connais la fin, pourtant ».

Si ça c’est pas un talent digne d’un grand auteur…

Pire : malgré tout, j’ai tout de même senti le coup de pied au fondement à la fin parce là, faut avouer que c’est grandiose ! En plus, cerise sur le gâteau, j’ai enfin compris le film !

Alléluia !

PS : petit avantage, durant ma lecture, j’avais Di Caprio qui se promenait dans ma tête. Avouez qu’il y a pire…

Titre lu en Lecture Commune avec Liliba et faisant partie aussi des Challenges « Thrillers et polars » chez la même et

CHALLENGE - 77158541_pCHALLENGE - Lectures communesCHALLENGE - La littérature fait son cinéma 1

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