La carte du pendu : Jeffery Deaver [Lincoln Rhyme 6]

Titre : La carte du pendu

Auteur : Jeffery Deaver
Édition : Le Livre de Poche (2008)

Résumé :

L’inspecteur Lincoln Rhyme et sa partenaire, Amelia Sachs, mènent pendant 48 heures une véritable course contre la montre à travers les rues de Manhattan pour neutraliser le tueur à gages qui a tenté d’assassiner Geneva Settle, une adolescente de Harlem.

Ils doivent remonter le temps et fouiller dans la vie de Charles Singleton – l’ancêtre de Geneva -, un esclave affranchi, militant actif du mouvement des droits civiques. Que s’est-il réellement passé ce soir de juillet 1868 où il a été arrêté ?

De rebondissements en révélations, Jeffery Deaver nous livre un récit au rythme effréné.

Critique : 

Pour ma 600ème critique sur Babelio, il me fallait du lourd ! J’avais bien pensé à une critique d’un roman de Barbara Cartland, mais là, cela aurait été trop lourd…

Si ma route devait croiser celle de Deaver (l’auteur), je lui dirais : « Mon vieux, t’es un beau salaud parce qu’avec ton roman, tu m’as mené en bateau comme un vrai loup de mer, sans le faire chavirer ou le déserter avec précipitation en cas de voie d’eau ».

Vous l’aurez compris, j’ai adoré le livre !

Lincoln Rhyme est personnage récurent chez l’auteur (je l’avais découvert dans le film « The bone collector ») et, en lisant, l’ancien enquêteur avait les traits de l’acteur qui l’avait joué : Denzel Washington.

Lincoln, ancien policier scientifique, paraplégique, a un caractère de cochon ! Impatient et irascible, bien souvent.

Cloué dans son fauteuil, c’est sa partenaire, Amelia Sachs, qui est ses jambes, ses yeux… bref, tandem de choc !

Le livre commence comme un Columbo : nous allons assister à l’agression d’une jeune fille et, peu de temps après (je ne vous dirai pas si elle parvient à échapper ou pas), nous avons déjà le nom du coupable !

Oui, mais si nous le savons, les flics et Lincoln, eux, ne le savent pas et toute l’astuce sera de découvrir « QUI » avec les maigres indices dont ils disposent…

Sacré course contre la montre car le coupable n’est pas un débutant, mais une vraie anguille !

Le méchant, c’est le sang-froid d’Horatio Caine (l’expert Miami aux lunettes noires) face à la ténacité et à la science criminelle de Lincoln Rhyme, version paralysée de Gil Grissom (expert Las Vegas).

Ce qui m’a bien plu, c’est que l’auteur m’a surprise plusieurs fois quand je ne m’y attendais vraiment pas.

Un peu comme un Kiss-Cool, « le bonbon a double effet », en puissance plus forte parce qu’il ne se contente pas de vous surprendre deux fois, mais vous file quelques coups de pied au fondement !

Tiens, si Jeranjou (que je salue) n’avait pas utilisé dans ses critiques une comparaison entre les romans et le chocolat, j’aurais pu vous dire que ce livre était comme une morceau de chocolat qui possèderait plusieurs couches et que l’on va de surprise en surprise lorsqu’il fond dans notre bouche. Praliné, caramel, crème blanche, noisettes,… le tout dans la même praline (belgicisme, prenez votre dico).

En fait, ce roman, c’est un peu comme si vous regardiez un strip-teaseur (oui, un homme !) s’effeuiller et, au moment où l’homme se trouve en string, la main  prête à l’ôter sous les hurlements des femmes en chaleur criant « le slip, le slip »…

CRAC, en arrachant le string, c’est toute sa peau qui semble se retirer et, surprise, vous voyez apparaître un autre pantalon… et là, vous comprenez que les jambes nues étaient un trompe l’oeil, un pantalon déguisé en jambes… « Nom de Dieu », vous dites-vous.

Le strip-tease n’est pas terminé et vous comprenez pourquoi le mec est presque à poil alors que nous sommes à quarante minutes de la fin du spectacle : en fait, ce n’est pas fini et il va encore vous faire vibrer quelques fois en vous faisant croire que cette fois-ci, c’est la bonne et que vous allez voir l’objet de la convoitise.

Oui, le roman est ainsi… On se demande pourquoi telle révélation arrive alors qu’on est encore loin de la fin et en fait, on n’en a pas fini avec les coups fourrés de l’auteur.

Tiens, jusqu’à la dernière page, même !

Rien à dire, il s’est bien fichu de moi, m’a baladé comme on promène un chien et j’ai sursauté quelques fois.

Ah mon salaud, tu t’es bien joué de moi, pauvre lectrice, qui a passé un bon moment à te regarder effeuiller ton histoire.

Si les 4,5 étoiles étaient permises sur le site, je le lui aurais accordé. Si j’ai mis 5, c’est parce que 4, c’était trop peu.

Là, je devrais presque le relire, maintenant que je sais tout, afin de mieux voir où je me suis faite pigeonner.

Merci, monsieur Deaver !

Au fait, bien que vous m’avez tout montré… ne vous rhabillez pas trop vite. Vous avez bien autre chose à me faire voir ? Parce que j’aime ça…

Lu dans le cadre du Challenge « Thrillers et polars » de Liliba, Objectif « PAL Noire à Zéro » de George et « Vingt Mille Lieues Sous Mes Étagères » by The Cannibal Lecteur.

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