Avaler du sable : Antônio Xerxenesky

Titre : Avaler du sable

Auteur : Antônio Xerxenesky
Édition : Asphalte (05/02/2015)
Édition Originale : Areia nos dentes
Traducteur : Mélanie Fusaro

Résumé :
Mavrak est une petite ville du Far-West peuplée de pistoleros et de filles de joie, située au milieu d’un désert de sable brûlant. Ici, la sobriété est déraison.

Depuis toujours, deux familles, les Marlowe et les Ramirez, s’opposent en une rivalité assassine. Celle-ci se voit bientôt ranimée par le meurtre lâche d’un des fils Ramirez.

D’autant qu’un shérif est envoyé à Mavrak pour faire régner la justice dans cette zone de non-droit.

Critique :
Mesdames (et messieurs, on ne sait jamais) avant de baver sur le clavier à cause du bel animal (celui de devant ou de derrière, au choix), je vous préviens de suite que je ne vais pas critiquer un western bourré de love boys…

L’image est indépendante de l’article, pour une fois, mais vu le moment de lecture que je viens de passer, j’avais envie de me faire plaisir les yeux.

Les familles Marlowe et Ramirez sont un peu les O’Timmins et les O’Hara du coin. Ils ne savent pas se piffer et personne ne sait pourquoi. Si nous étions en Corse, nous aurions un peu le même genre de rancœur comme entre le clan de Figatellix et celui d’Ocatarinetabellatchitchix… En tout cas, c’est très grave !

Car ce que je raconte, c’est l’histoire de mes ancêtres, des tensions qui se sont progressivement amplifiées et qui ont culminé avec le retour des morts. Non. Je mens. J’écris sur une ville, la bourgade où mes ancêtres ont vécu, celle où les Ramírez et les Marlowe ont existé et ont cessé d’exister. De cet endroit, il reste peu de chose. Cherchez sur une carte ou dans un atlas : vous ne trouverez rien.

Les éditions Asphalte ont pour habitude de me sortir de mes sentiers habituels de lecture me proposant des auteurs moins connus dans nos contrées, nous proposant de l’exotisme intelligent et noir.

Si  j’ai ronchonné un peu en lisant les chapitres avec les atermoiements d’un des personnages, qui tente d’écrire un livre western sur ses ancêtres (les Ramirez) qui avaient vécu dans le trou du cul du monde au temps du Far-West, j’ai pris mon mal en patience, attendant patiemment le retour des enfants terribles qui étaient ses ancêtres.

Parce qu’en plus de larmoyer et de boire comme un trou, notre homme écrivain nous gratifie dans son texte d’onomatopées et met même en page un bug informatique qui lui ravage un super passage qu’il venait d’écrire et que nous ne connaîtrons jamais. Frustration, quand tu nous tiens.

Déjà que niveau dialogues, l’avarice régnait en maître au niveau des guillemets et des tirets cadratins… Ce qui me fait souvent bouillir intérieurement et rend le style plus brouillon.

Anybref. On remarque vite dans le récit western qu’il y a une analogie entre les relations de Juan Ramirez (l’auteur) et Martín, son fils qu’il n’a jamais compris et celles qui régnaient entre son ancêtre et Juan, un des fils de celui-ci, celui qui était parti étudier dans le Nord, qui ne buvait pas et qui tirait aussi bien qu’un type atteint de la parkinson.

T’es le pistolero le plus lent de l’Ouest ! Une espèce de limace avec un poncho ! Une tortue à éperons ! Viens plus me dire que t’es pas un pistolero. Maintenant, tu l’es. Je l’ai décidé.

Un fils qui ne savait même pas boire, ça ne pouvait pas être un homme, un vrai. Surtout dans une ville où, selon Miguel, la sobriété est déraison.

À un moment, je me suis même demandée si Juan Ramirez n’écrivait pas son western pour tenter de comprendre et d’exorciser le fait qu’il ne voyait plus son fils et qu’il avait tout raté avec lui, tout comme cet ancêtre avant lui, l’histoire étant un perpétuel recommencement.

Si j’étais doté d’un talent pour la fiction, je modifierais sans pitié les événements. Parce que Miguel, d’une certaine façon, répète tout ce que j’ai fait. Ou, plutôt, moi, plus de cent ans plus tard, je répète tous ses désastres. Je suis la preuve définitive que l’histoire est cyclique. 

Une bonne idée de scénario et j’ai de suite accepté le postulat que son histoire de western n’était peut-être qu’une invention de son esprit, qu’il se mettait en scène avec son fils, dans une autre époque, afin de comprendre où tout avait foiré…

Jusque là, tout allait donc plus ou moins bien dans le récit et l’auteur confirmait même que j’avais bien deviné.

Tu en penses ce que tu veux, lecteur, mais moi, je commence à croire que l’histoire que j’écris est celle d’un père et d’un fils. Tout le reste est faux. Ce n’est pas un western. C’est autant un western qu’Apocalypse Now est un film de guerre. 

Je commence à croire que l’histoire que j’écris est celle d’un père et d’un fils. Rien de plus.

Là où je suis tombée de ma chaise, c’est lorsque des zombies sont entrés en action dans le roman western et que tout est parti en sucette !

Heu ? Déjà que les récits de morts-vivants ne sont pas ma came, mais bon, si je lis un livre de zombies, je sais que je vais en voir débouler. Mais pas ici, bordel de merde !

Encore un livre qui va rejoindre ma pile de « À donner » !

L’univers, c’était Mavrak, et la petite ville s’extrayait de l’inertie matinale pour démarrer la journée. Par la fenêtre, rien n’échappait au regard de Miguel Ramírez. Il vit des chevaux s’abreuver. Il vit un Marlowe. Il vit son autre fils, Juan, cheveux gras volant dans son cou malgré son chapeau. Son petit-fils Sergio, au loin.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et le Mois Espagnol chez Sharon (Mai 2018).

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Mois Espagnol chez Sharon – Mai 2018 [Olé]

Une fois de plus, je participe au Mois Espagnol chez Sharon, qui se déroule en Mai, juste avant le Mois Anglais… 

Alors, avant de bouffer du mouton bouilli à la menthe, je vais me faire un régime paella, tapas et tortillas.

Si je n’ai jamais mis les pieds en Espagne, je ne serais pas contre un petit voyage dans les terres andalouses pour aller à la rencontre du cheval Ibérique : le Pur Race Espagnol (juste après avoir braqué une banque pour me l’acheter).

En attendant père Noël, je vais lire espagnol et latino-américain ! Ça coûte moins cher… MDR

Tu m’l’achètes, dis ???

Mes choix pour ce mois ? Je vais piocher dans cette liste :

  1. Far West Gitano : Ramon Erra (Espagne)
  2. Monteperdido : Agustin Martinez (Espagne)
  3. Les Détectives Sauvages : Roberto Bolaño (Chili)
  4. Les hommes t’ont fait du mal : Ernesto Mallo (Argentine)
  5. Le Gros, le Français et la Souris : Raúl Argemi (Argentine)
  6. Patagonia Tchou Tchou : Raúl Argemi (Argentine)
  7. Les rues de Barcelone : Francisco González Ledesma (Espagne)
  8. Avaler du sable : Antônio Xerxenesky (Brésil)
  9. La Stratégie du pékinois : Alexis Ravelo (Espagne)
  10. Les fleurs ne saignent pas : Alexis Ravelo (Espagne)
  11. La Veille de presque tout : Victor del Arból (Espagne)
  12. La dernière nuit à Tremore Beach : Mikel Santiago (Espagne)
  13. La Ballade des misérables : Anibal Malvar (Espagne)
  14. Enquêtes d’Alfred et Agatha – 2 – Qu’est-il arrivé à Snouty Jones ? : Anna Campoy (Espagne)
  15. Le Lecteur De Cadavres : Antonio Garrido (Espagne)
  16. Satanas : Mendoza Mario (Colombie)
  17. Meurtre au comité central : Manuel Vázquez Montalbán (Espagne)
  18. Jours de combat :  Paco Ignacio Taibo II (Mexique)

Pssica : Edyr Augusto

Titre : Pssica

Auteur : Edyr Augusto
Édition :

Résumé :
Rejetée par ses parents après la diffusion d’une vidéo intime, Janalice, quatorze ans, est envoyée chez sa tante, dans le centre-ville de Belém.

L’adolescente va se familiariser avec la faune interlope de ses rues : vendeurs à la sauvette, toxicomanes et maquereaux.

Mais sa beauté attire rapidement la convoitise et Janalice finit par se faire kidnapper en pleine rue.

Amadeu, un flic à la retraite, s’empare de l’affaire par amitié pour le père de la jeune fille. Sur les traces de Janalice, il entame un périple halluciné en Amazonie, à la frontière du Brésil et de la Guyane française.

C’est là que s’entrecroisent toutes sortes de trafics – orpaillage, piraterie fluviale, prostitution infantile et traite des blanches –, le tout avec la complicité de l’administration locale. Mais arrivera-t-il à temps pour sauver Janalice de l’horreur ?

Critique :
Pssica, qui veut dire « Malédiction » est un roman noir âpre, violent, trash, dérangeant, sans édulcorants, sans une once d’espoir, vu  la société dépeinte dans ces lignes.

Une société miséreuse, en déshérence, laissée pour compte, livrée à elle-même et aux mains des bandits en tout genre qui gangrènent toute la région, tout le pays (Brésil).

Corruption, racket, enlèvements, prostitutions de mineures, drogues, viols, vols avec violences extrêmes, actes de barbarie gratuite… Tel est le quotidien vécu par certains ou le job des autres.

Je vous avoue que face à la violence de certaines scènes, j’ai été dérangée, mal à l’aise… Le genre de roman totalement déconseillé aux personnes sensibles puisque même moi j’ai eu la sensation d’étouffement durant certaines passages assez trash.

C’est abject, à la limite de l’insoutenable. Deux récits horribles sur la noirceur humaine comme on aimerait qu’il n’es existe pas.

Un récit concerne la pédophilie couplé à la traite des femmes (oui, il y en a qui trinquent sévère, dans ces pages) et un autre sur une histoire de vengeance et de grande piraterie (et pas de ceux qui Tipiak des films !).

Manoel Tourinhos ne vit que pour se venger de l’homme qui a mutilé le corps d’Ana Maura.

Le style de l’auteur est résolument sans fioritures puisqu’il ne s’embarrasse pas de nous ajouter des tirets cadratins devant les dialogues, ni de guillemets. Rien ! Que dalle ! Tout s’enchaîne à la volée, dialogues, actions, narration… Ce qui donne une impression de joyeux bordel et le tout m’a fait perdre le fil plusieurs fois.

Il appelle le serveur. Une autre, s’il te plaît. Dis, il n’y a que des gamines, ici ? Elles sont vraiment trop jeunes, putain. Y’a pas des vraies femmes, dans le coin ? Des femmes de Belém, par exemple ? Celles-ci valent rien. Mortes de faim. Elles baiseraient pour une glace à l’eau. T’as de quoi payer ?

Allez, faut y aller. Déjà ? Faut pas traîner, je dois cravacher. J’ai une dette à éponger. Me dis pas que vous devez tout rembourser, ici ? C’est ce sale pédé qui nous taxe pour un oui pour un non. T’as vu le cadenas sur la porte ? Quand c’est fini, il nous enferme dans nos chambres.

Récit brut de décoffrage, la narration aussi, le tout balancé dans ta gueule avec la délicatesse d’une truelle qu’on te balancerait sur la tronche.

Les personnages sont eux aussi sculptés au couteau, à la serpe, sans trop de détails, brut de décoffrage eux aussi, comme tout le reste, avec des salopards de fils de pute dont on aimerait planter une balle dans la nuque.

Le genre de mec mauvais comme une teigne, qui tue, qui vole, qui viole, qui pirate son concurrent, mais qui pique sa crise quand ce dernier lui rend la monnaie de sa pièce. Et puis qui tombe amoureux tel un gamin.

Sapo abandonne la traque. Fait demi-tour pour faire main basse sur la cargaison. Le fils de pute. On s’est fait balancer, c’est sûr !

Un roman noir que l’on lit sans respirer, avec la nausée au bord des lèvres. Un roman que je ne coterai pas car si l’atmosphère plombée était réussie, le style foutraque m’a plus que déstabilisé et à fortement entravé ma lecture.

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et le Challenge du « Mois Espagnol » chez Sharon (Mai 2017).

L’Alchimiste : Paulo Coelho [LC avec Stelphique]

Titre : L’Alchimiste                                                                         big_3

Auteur : Paulo Coelho
Édition : Anne Carrière (1994) pour la première édition / J’ai Lu / Livre de Poche

Résumé :
L’alchimiste Santiago, un jeune berger andalou, part à la recherche d’un trésor enfoui au pied des Pyramides. Lorsqu’il rencontre l’Alchimiste dans le désert, celui-ci lui apprend à écouter son cœur, à lire les signes du destin et, par-dessus tout, à aller au bout de son rêve.

Merveilleux conte philosophique destiné à l’enfant qui sommeille en chaque être, ce livre a déjà marqué une génération de lecteurs.

Critique :
Voilà un roman que je n’avais jamais voulu lire… Tout le monde me bassinait avec ce livre en 1995 et puisque tout le monde ne jurait que par lui, j’avais pris la décision ferme et définitive de ne jamais le lire. Na !

Pourquoi ce revirement ? À cause de ma binômette de Lecture Commune, Stelphique, qui l’adore et qui a insisté (pas trop) pour qu’enfin je le découvre et puisse ensuite le critique ou le porter aux nues.

C’est donc avec circonspection que j’ai commencé ma lecture, vu les critiques peu élogieuses que j’avais lues sur ce best-seller.

Je conseillerais à ceux qui veulent le commencer de le faire avec l’esprit d’un enfant, avec le côté fantastique enclenché et de le voir en tant que conte philosophique. Sans ça, j’aurais trouvé le style à chier, neuneu, cliché, trop mielleux, naïf, simpliste, bourré de philosophie à deux balles (ou de comptoir) et râlé que tout tombe tip-top.

C’est justement la possibilité de réaliser un rêve qui rend la vie intéressante.

Je t’aime parce que tout l’Univers a conspiré à me faire arriver jusqu’à toi.
 
Il n’y a qu’une chose qui puisse rendre un rêve impossible : c’est la peur d’échouer.

Personne ne peut fuir son cœur, c’est pourquoi il vaut mieux écouter ce qu’il dit.

Mais voilà, j’ai ouvert mon âme enfantine plus fort que madame Cash juste avant une triple… *vous savez quoi* et j’ai suivi avec le sourire les pérégrinations de Santiago qui voulait accomplir son rêve, sa Légende Personnelle.

Quand on veut une chose, tout l’Univers conspire à nous permettre de réaliser notre rêve.

Certes, niveau écriture, c’est du « easy reader », de l’écriture fast-food, low-cost, ça cassera pas 5 pattes à un dromadaire, mais je vous avoue qu’une fois ouvert ce roman, je ne l’ai pas reposé avant de l’avoir terminé.

Pourquoi ?? Un Djinn m’aurait-il enchanté ?

Non, mais de temps en temps, j’aime lire des histoires assez simple, bourrée de clichés, de philosophie bas-de-gamme que tout le monde connait, me donnant souvent l’impression de lire un article rempli de citations ou d’être dans « Les citations des Minions », mais que voulez-vous, ma raison a ses raisons que ma propre raison ignore : j’ai aimé ce bouquin !

J’aurais dû hurler devant ses clichés plan-plan, devant ces deus ex machina utilisé pour sortir Santiago de l’impasse, j’aurais dû balancer le livre devant certains faits impossibles, mais puisque c’était un conte, je l’ai pris comme tel et j’ai passé deux bonnes heures de lecture sans me prendre la tête.

La peur de la souffrance est bien pire que la souffrance elle-même…

Quand nous avons de grands trésors sous les yeux, nous ne nous en apercevons jamais. Et sais-tu pourquoi ? Parce que les hommes ne croient pas aux trésors.

Tout ce que nous craignons, c’est de perdre ce que nous possédons, qu’il s’agisse de notre vie ou de nos cultures. Mais cette crainte cesse lorsque nous comprenons que notre histoire et l’histoire du monde ont été écrites par la même Main.

Comme quoi, les miracles peuvent arriver : j’ai lu ce roman, je l’ai apprécié, même s’il ne fera jamais partie de mon Top 20 littéraire.

Lire « À Tous Prix » chez Asphodèle (Grand prix des lectrices Elle – Roman – 1995).

BILAN - LC réussie - OK
Pourquoi je l’ai choisi (par Stelphique) :
Je relis souvent pour le pur plaisir ce livre régulièrement, mais cette fois ci, je partage cette lecture avec ma binôme complètement délurée: Cannibal Lecteur et ça me touche qu’elle m’ait suivi sur cette lecture. Merci encore à elle…;)

Synopsis :
Un jeune berger andalou, Santiago, part à la recherche d’un trésor enfoui au pied des pyramides. Il découvrira pendant son périple la clef d’une quête spirituelle. ‘L’ Alchimiste’ est le récit d’une quête, celle de Santiago, un jeune berger andalou parti à la recherche d’un trésor enfoui au pied des Pyramides. 

Dans le désert, initié par l’alchimiste, il apprendra à écouter son cœur, à lire les signes du destin et, par-dessus tout, à aller au bout de son rêve. Destiné à l’enfant que chaque être cache en soi, ‘L’ Alchimiste’ est un merveilleux conte philosophique, que l’on compare souvent au ‘Petit Prince’, de Saint Exupéry, et à ‘Jonathan Livingston le Goéland’, de Richard Bach.
Ce que j’ai ressenti….Un doux apaisement…..

 » C’est justement la possibilité de réaliser un rêve qui rend la vie intéressante. « 

Pourquoi Est-ce Mon Livre Préféré ?
Tout d’abord parce que c’est un conte. Un conte merveilleux, d’une douceur apaisante. Je suis fan de Andersen, Perrault, Grimm, je relis sans cesse leurs histoires, car j’admire leur façon d’écrire sous couvert de féérie, les drames de l’Histoire.

Et ce conte là de Paulo Coelho me touche particulièrement, car il nous montre un berger à la recherche de son trésor, un homme qui observe le monde qui nous entoure, en suivant sa destinée.

Je crois que si ce livre m’a autant plu, c’est que je l’ai lu avant que mon innocence se soit envolée, et je le relis sans cesse pour ne pas oublier cette vision de la vie simple et ouverte sur notre monde, juste pour essayer de ne jamais perdre cet esprit d’enfant ébloui, par la beauté de notre planète.

J’ai appris que le monde possède une âme, et celui qui pourra comprendre cette âme comprendra le langage des choses.

Il n’a qu’une façon d’apprendre, répondit l’Alchimiste. C’est par l’action. Tout ce que tu avais besoin de savoir, c’est le voyage qui te l’a enseigné.

Le monde arabe nous est raconté avec magie et spiritualité. Le désert n’aura jamais autant été si beau et aussi enivrant, les pyramides, un rêve à portée de main, l’Islam aussi généreux. Santiago a un œil neuf, observateur attentif aux signes, à la vie tout simplement…. Il va devenir au cours de sa route un homme transformé, un être courageux et confiant, un esprit éclairé.

Suivre sa destinée lui a permis de mieux se connaitre, mieux comprendre le monde qui nous entoure, mieux appréhender l’avenir. Oui, un conte merveilleux qui aurait pu commencer par la formule autrement célèbre « Il était une fois »  » Once upon a time »: la formule magique qui englobe ô combien d’idées merveilleuses.

Peut-être Dieu a-t-il créé le désert pour que l’homme puisse se réjouir à la vue des palmiers »

Ensuite c’est un conte philosophique. Il y a à l’intérieur une certaine forme de spiritualité, un courant de pensée apaisant. Une histoire riche en rebondissements et en enseignement porteur de lumière.

Si on se laisse guider par ce flot, on en ressort profondément touché en plein cœur, grandi d’une vision d’amour et de partage, élevé d’ Espoir.

C’est certes une philosophie simple, (d’autres diront naïve), mais il n’y a pas de mal à se faire du bien? La simplicité ne serait -elle pas la clé du bonheur ?

Moi , j’aime y voir dans ces pages un simple berger, instruit et attentif aux signes, qui s’ouvre spirituellement pour toucher la Magie de ce monde, de le voir se transformer en vent, de le voir s’ouvrir aux secrets de l’Alchimie, de le voir succomber à l’Amour dans un regard.

Je suis une incroyable romantique, une inconditionnellement rêveuse, et une fée émerveillée encore de Merveilleux, pour moi ce texte est puissant car rempli de simplicité et d’altruisme, il se lit en deux vitesses et comporte ce qu’il faut de féérie pour nous faire rêver plus fort.

« Avant de réaliser un rêve, l’Âme du Monde veut toujours évaluer tout ce qui a été appris durant le parcours. Si elle agit ainsi, ce n’est pas par méchanceté à notre égard, c’est pour que nous puissions, en même temps que notre rêve, conquérir également les leçons que nous apprenons en allant vers lui. Et c’est le moment où la plupart des gens renoncent. C’est ce que nous appelons, dans le langage du désert : mourir de soif quand les palmiers de l’oasis sont déjà en vue à l’horizon. »

En bref, lorsque je relis ce livre, il m’apporte l’apaisement, il me permet de me recentrer, de revenir à l’essentiel et surtout de garder mon âme d’enfant.

A chaque lecture, j’ai l’impression de découvrir une nouvelle chose qui trouve sa voie dans mon quotidien. En ces jours si sombres qui frappent la France, cette lecture m’a permis  de trouver la force de croire encore à un avenir meilleur.

« Quand on veut une chose, tout l’Univers conspire à nous permettre de réaliser notre rêve. »

« C’est dans le présent que réside le secret ; si tu fais attention au présent tu peux le rendre meilleur. Et si tu améliores le présent, ce qui viendra ensuite sera également meilleur. Oublie le futur et vis chaque jour de ta vie selon les enseignements de la Loi, et en te fiant à la sollicitude de Dieu à l’égard de ses enfants. Chaque jour porte en lui l’Éternité. »

 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

L’Alchimiste : Paulo Coehlo [LC : Impressions de lecture 2/2]

Impressions de lecture du Cannibal Lecteur (page 1 à 100) : Prise en main avec circonspection…
Entrée dans le livre très vite car j’avais allumé mon cœur d’enfant, ouvert mon esprit aussi grand que si j’allais entamer la lecture d’un conte. La magie a opéré. Oui, Magie, c’est le mot.

Impressions de Stelphique (page 1 à 100) : Nostalgie….
C’est avec nostalgie que je relis ce livre, près de 10 ans après, mais pour la treizième fois. Quel apaisement dans ses lignes… Un homme a la recherche de son chemin personnel dans un monde compliqué. Aller au bout de ses rêves, se donner la peine de les accomplir, et garder foi en l’avenir… Que de jolies philosophies abordées…. Allez je vais me confronter au désert….

Impressions du Cannibal Lecteur (pages 101 à fin) : La quête !! (un mot que j’aime bien, phonétiquement parlant… je sors !)
Ah, le désert, les chevauchées fantastiques, les cheveux au vent, le chèche dans le cou, les Touaregs… Plus quelques enseignements que je connaissais déjà. Dévoré le roman en une fois, d’un coup, avec mon âme d’enfant, et digestion ensuite…

Impressions de Stelphique (pages 100/à fin) : Apaisement.
En plus de lire une belle histoire, c’est un flot d’apaisement qui nous envahit à la lecture de ses lignes. Une certaine magie nous envahit, une féérie du désert qui opère, une forme de spiritualité qui nous éveille sur le monde. Un merveilleux moment de lecture.

L’Alchimiste : Paulo Coelho [LC avec Stelphique – Intro]

— Voilà, j’ai sorti tout mon matériel de parfait petit chimiste, comme Gaston Lagaffe ! Je suis on ne peut plus prête pour cette nouvelle expérience !

— [Stelphique] Mais pourquoi Belette ?

— Ben, tu m’as proposé une LC sur Al le Chimiste donc, on va faire sortir de la fumée de nos tubes à essais avant de faire tout péter pour que nos voisins Ducrant et Lapoigne appellent les pompiers.

— Mais… mais… La LC n’a rien à voir avec l’univers marrant de Gaston Lagaffe !! Je n’ai pas parlé d’un chimiste qui se prénommerait Al, mais du roman de Paul Coelho, L’Alchimiste ! Une grande œuvre que j’adore, qui fait partie de mon Top 20 et que je voudrais partager avec toi.

— [Dépitée] Oh, rien à voir avec des expériences de chimie de Lagaffe, alors ?? On ne va pas reproduire sa fameuse recette de la morue aux fraises avec de la mayonnaise chantilly aux câpres et flambée au pastis ?? On va pas tout faire péter comme lui ??

— Au secours, la Belette a pété un câble !