Maudit sois-tu – Tome 2 – Moreau : Philippe Pelaez et Carlos Puerta

Titre : Maudit sois-tu – Tome 2 – Moreau

Scénariste : Philippe Pelaez
Dessinateur : Carlos Puerta

Édition : Ankama (15/01/2021)

Résumé :
En 1848, l’étrange docteur Moreau invite dans son manoir du Yorkshire quatre hommes et femmes illustres du siècle victorien : Mary Shelley, Charles Darwin, Richard Burton et Emily Brontë.

Son but : leur présenter les résultats de ses extraordinaires expériences. Mais grande est la frustration du docteur lorsqu’il constate que c’est le dégoût et l’horreur qu’il a suscités chez ses hôtes, en particulier chez Mary Shelley, qui semble l’avoir reconnu…

Critique :
Le premier tome, intitulé « Zaroff«  (juin 2020) ne m’avait pas plus emballé que ça, hormis son final, qui me donnait envie de découvrir la suite.

Il avait du rythme, ça pulsait, toutes les révélations se faisaient, les filiations étaient établies et le mobile dévoilé aux victimes.

Ce que je reprochait au premier tome, et qui se renouvelle dans le deuxième, c’est le graphisme !

De loin, les visages ne sont pas vraiment détaillés, les couleurs sont fort sombres, dans des tons gris-vert (sur le port, ensuite, les tons changent).

Bref, entre les dessins et moi, au départ, ce n’était pas une histoire d’amour. Ensuite, les visages ont acquis beaucoup plus de détails et je m’y suis habituée. Au moins, dans celui-ci, les personnages sont parfaitement reconnaissables et certains cases avaient des airs de roman photo tant elles étaient détaillées.

Le docteur Moreau est de retour en Angleterre, déchargeant des grosses caisses et le capitaine du port veut inspecter ce qu’il y a dedans… L’aurait mieux fait de passer son chemin.

Le fantastique est présent dans cette bédé, comme pour le premier tome, mais il s’intègre bien au récit.

Dans le train qui l’emmène chez le docteur Moreau, Mary Shelley croise un certain Charles Darwin. S’ajouteront aux invités du docteur Moreau : Emily Brontë et Richard Francis Burton, sans oublier le fameux comte Zaroff.

Les ambiances sont très gothiques, sombres, lugubres. Les alentours du manoir foutent la trouille, la nuit, surtout qu’il y a des ombres qui rôde.

Fatalement, lorsque le docteur Moreau présentera les horribles chipotages qu’il a fait sur des animaux, les transformant en humains, ce ne sera pas au goût des invités. Même si les créations de Moreau lui font dire que l’évolution n’est pas d’essence divine… C’est l’horreur qui se reflète dans les yeux des invités qui ne cautionne pas du tout ces aberrations.

Le final fait monter l’adrénaline, l’action est présente et lorsqu’on a derrière sois un malade de la chasse et un savant fou, la seule à faire, c’est de courir de façon intelligente.

Un deuxième tome qui éclaire le premier (que je devrais relire), puisqu’il se déroule dans les années 1850 et qu’il éclaire le destin des descendants qui nous avions croisé dans le premier tome (et qui nous étaient contemporains).

Maintenant, on comprend pourquoi l’un des protagoniste voulait se venger des descendants qui avaient causé la perte de son aïeul.

Ok, je rempile pour le troisième et dernier tome afin de découvrir la fin de cette histoire, qui sera en fait le début, puisque tout se déroule à rebours.

C’était une bonne idée de commencer par la période contemporaine avant de revenir en arrière afin d’expliquer le pourquoi du comment. Cela le scénario plus complexe, il faudra relire tout ensuite, mais au moins, cela change des narrations linéaires et garde intact une partie des mystères.

#MoisAnglais2022

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°247] Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 64 pages) et Le Mois Anglais – Juin 2022 (Chez Titine et My Lou Book).

Le choix du Roi – T02 – Manipulation de boudoir : Jean-Claude Bartoll et Aurélien Morinière

Titre : Le choix du Roi – T02 – Manipulation de boudoir

Scénariste : Jean-Claude Bartoll
Dessinateur : Aurélien Morinière

Édition : Glénat Grafica (06/02/2019)

Résumé :
La suite de ce thriller d’espionnage qui dévoile les coulisses de l’histoire d’Edouard, le fils de George V d’Angleterre, grâce au personnage de Nadège, une domestique au service de Wallis Simpson, l’épouse du prince pour l’amour de laquelle il renonçât au trône.

1936. Édouard, prince de Galles, devient roi d’Angleterre. 8 mois plus tard, il abdique pour épouser sa maîtresse, Wallis Simpson, laissant derrière lui le règne le plus court et le plus controversé de l’histoire du trône d’Angleterre.

Que cache cette abdication soudaine ? À travers les yeux de la jeune Nadège, domestique au service de Wallis Simpson, Jean-Claude Bartoll et Aurélien Morinière nous plongent dans les coulisses du pouvoir, à l’aube de la Seconde Guerre mondiale.

Un thriller d’espionnage, historique et politique, qui nous fait découvrir un pan méconnu de l’histoire et révèle l’intimité du roi Édouard VIII, oncle de l’actuelle reine d’Angleterre.

Critique :
Tout le monde a encore en tête la belle histoire d’amûûûr entre Édourad VIII, abdiquant par amour pour Wallis Simpson, que les télés et le magazine « Point de Vue Images du Monde » nous avaient vendu, faisant presque pleurer de joie dans les chaumières, faisant rêver la ménagère de moins (et de plus) de 50 ans.

Toutes les femmes se demandant si leur futurs époux auraient été capable d’abdiquer par amour pour elles… Et se disant sans doute que non, en voyant leur Jules devant un match de foot qu’il n’aurait raté pour rien au monde, même pas les beaux yeux de leur amoureuse.

Ben on a rêvé pour rien, mesdames ! Cette guimauve était de la merde en boîte que l’on nous a vendu et nous l’avons gobée.

Ni la Wallis, ni l’Édouard ne sortiront grandis de cette adaptation bédé d’une partie de leur vie et notamment de leurs choix discutables, en 1936, lorsque l’Allemagne remilitarisé la Rhénanie.

Non, je ne jugerai pas, l’Histoire et nos descendants se chargeront de nous juger, nous… Nous sommes restés silencieux bien des fois aussi (je parle de nos gouvernements).

Ici, le roi d’Angleterre, Édouard VIII, a demandé aux Français de ne pas bouger lorsque Hitler a remilitarisé la Rhénanie. Et le moustachu aimerait que la Wallis continue de leur fournir des renseignements, vu qu’elle est dans les petits papiers du roi, qui se comporte comme un enfant, face à elle. Glauque, comme relation.

Glauque, comme relation. Le roi se comporte comme un gamin, il est sous l’emprise de Wallis qui en fait ce qu’elle veut, comme s’il était sa marionnette. Ce qu’il est, d’ailleurs. Et il boit, il boit, pire qu’un vieux moteur, à tel point que Churchill fait sobre, à ses côtés.

Dans la bédé, la Wallis Simpson est la maîtresse de Joaquim von Ribbentrop (le roi ne passe plus les portes), qui est un proche du moustachu allemand et le roi est entouré de types qui adhèrent aux idées du national-socialisme. Hormis Churchill… que personne n’écoute.

Le graphisme est toujours bien fait, dans un style très réaliste et les couleurs sont dans des tons gris, pour les cases se déroulant en extérieur et dans des tons plus chauds pour certaines scènes se déroulant à l’intérieur. Sinon, c’est la pluie qui tombe…

Intéressant, cette adaptation bédé d’une partie de la vie et du court règne d’Édouard VIII ! Édifiant, même.

Nous avons beau connaître la fin de l’histoire (il quitte le trône pour l’épouser), avec cet éclairage, l’abdication prend un autre sens et on est heureux qu’elle ait eu lieu. Oublions la guimauve qu’on nous a servi durant des années, nous en sommes loin.

Un diptyque que je suis contente d’avoir découverte !

#MoisAnglais2022

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°222], Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 64 pages) et Le Mois Anglais – Juin 2022 (Chez Titine et My Lou Book).

Le Méridien des brumes – T02 – Saba : Antonio Parras et Erik Juszezak

Titre : Le Méridien des brumes – T02 – Saba

Scénariste : Erik Juszezak
Dessinateur : Antonio Parras

Édition : Dargaud (2007)

Résumé :
Avec la mort de l’équarrisseur, le serial killer qui sévissait depuis des mois, Londres croyait à nouveau pouvoir vivre en paix. Malheureusement, tous ces meurtres ne devaient rien à la folie mais plutôt à une terrible machination dont l’effrayant assassin n’était que l’instrument.

John Coleridge, le grand chasseur blanc, Harriet Butten, l’aliéniste et Idriss, le guide indigène vont remonter la piste qui les mènera jusqu’au trésor de la reine de Sabbat.

Critique :
Le second et dernier tome commence avec une planche en Afrique, face au massacre de tous les habitants d’un petit village et nous retrouvons Idriss, le copain de notre John Coleridge.

Le tome 1 s’était terminé sur la mise hors d’état de nuire de l’équarrisseur. Je me doutais que ce n’était pas fini puisque ma lecture m’avait appris un truc que je ne dirai pas ici (sauf si on me paie, bien entendu, alors je dirai tout).

Les dessins, je les ai trouvé moins bons que dans le premier tome. Ici, certains visages semblaient difformes et leur teint était des plus horribles (chez un médecin, on ne vous laisse plus sortir, si vous vous présentez avec une aussi vilaine teinte de peau, limite momie).

Le côté steampunk est toujours bien présent, sans que cela ne choque, puisque il s’intègre bien dans ce Londres Victorien.

Puisque l’époque s’y prête, à partir du moment où le collègue de John Coleridge, Idriss, africain de son état, va arriver à Londres, le racisme et les préjugés vont être de sortie.

Quand on ne demande pas à John si son domestique comprend notre langue, c’est un aubergiste qui dit que la clientèle à peur de leur cannibale, qu’il en a vu à une exposition, mais que ces derniers étaient en cage… Ne hurlez pas, il n’y a pas si longtemps de ça, en France, en 1994, il y avait encore un zoo humain.

Au moins, Idriss pour utiliser les préjugés des gens pour arriver à ses fins, ce qui est intelligent.

Il restait plusieurs mystères à éclaircir dans cet album et notre aliéniste, miss Harriet Butten, va nous les résumer : comment l’équarrisseur a-t-il pu établir un lien entre John et Mary (une victime, ancienne fiancée de John) ; qu’est-ce que cette pauvre fille a pu raconter sous la torture pour que le tueur modifie ses exigences et pourquoi provoquer un duel avec John au travers de la personne qu’était l’équarrisseur ??

Et j’oubliais : pourquoi l’époux de Mary a-t-il caché que son épouse avait été torturée d’une aussi horrible manière ?

L’album possède quelques belles réparties, un peu en décalage, notamment lorsque John parle à Miss Harriet et que Mr Drury, le conseiller de la reine, une sorte de punk, se fait agresser et se défait des types assez facilement, sans que les deux autres ne s’en aperçoivent.

Par contre, ce tome m’a semblé un peu foutraque, avec trop d’événements qui se passaient et le tout m’a semblé brouillon, suite à ce trop plein d’informations.

À la moitié du récit, on a une sacré révélation qui nous est faite (que je n’avais pas vu venir) et ensuite, on nous parle d’un gigantesque trésor en Afrique et là, on comprend pourquoi on a tenté de faire revenir Coleridge du continent africain.

Si le premier tome laissait présager du bon, le second ne confirmera pas cette impression, que du contraire, il donnera l’impression de se vautrer par terre tant le scénario est parti dans tous les sens.

Au moins, une fois lu le second tome, on comprend les assassinats qui se sont passés en Angleterre, en Afrique, pourquoi on tuait les vieux sages des tribus, mémoires orales de l’Histoire et pourquoi il fallait que Coleridge revienne en Angleterre.

Un second tome bien en deçà du premier.

#MoisAnglais2022

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°219], Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 46 pages) et Le Mois Anglais – Juin 2022 (Chez Titine et My Lou Book).

Le choix du Roi – T01 – Première trahison : Jean-Claude Bartoll et Aurélien Morinière

Titre : Le choix du Roi – T01 – Première trahison

Scénariste : Jean-Claude Bartoll 🇪🇸
Dessinateur : Aurélien Morinière

Édition : Glénat (2017)

Résumé :
Janvier 1936. Alors que Georges V vient de mourir, son fils Édouard, prince de Galles, s’apprête à devenir le prochain roi d’Angleterre.

Le premier réflexe, inattendu, du futur souverain est d’appeler sa maîtresse : Wallis Simpson, une nord-américaine à la réputation sulfureuse qui ne cache pas sa sympathie pour le régime nazi en Allemagne…

Après seulement 8 mois, Édouard abdiquera pour épouser Wallis, laissant derrière lui le règne le plus court et le plus controversé de l’histoire du trône d’Angleterre.

Wallis Simpson était-elle une espionne à la solde des Allemands ? Édouard VIII a-t-il trahi des secrets d’état ? Que cache cette abdication soudaine ?

À travers les yeux de la jeune Nadège, domestique au service de Wallis Simpson, Jean-Claude Bartoll et Aurélien Morinière nous plongent dans les coulisses du pouvoir, à l’aube de la Seconde Guerre Mondiale.

Un thriller d’espionnage, historique et politique, qui nous fait découvrir un pan méconnu de l’histoire et révèle l’intimité du roi Édouard VIII, oncle de l’actuelle reine d’Angleterre.

Critique :
Édouard VIII qui abdiqua pour épouser la femme qu’il aime, Wallis Simpson…

Bon sang, lorsque j’étais gamine, je trouvais ça tellement beau. Magnifique !

Une bêêêlle histoire d’amoûûûr, en quelques sorte. Allez, laissons couler une larmiche d’émotion.

Il faut dire que, comme pour JFK, les émissions de télés des années 80 avaient l’art et la manière de nous présenter la chose sous le côté glamour, sans jamais parler des squelettes dans les placards ou des casseroles au cul.

Ben non, fallait faire rêver les ménagères de moins de 50 ans (et celle de plus de 50 ans) dans le magazine Point de Vue, ainsi que les petites filles rêveuses devant l’écran bombé de la téloche (durant ma jeunesse, pas d’écran plat !). Vite, des sels pour réanimer les plus jeunes !

Les temps changent, on sort les poubelles, on fouille dedans, on creuse pour chercher les cadavres enterrés sous les tapis et une fois que la merde est de sortie, fini les présentations sous les plus beaux atours : on nous balance l’horrible vérité et terminé les rêves d’amûûûr pur et dur.

Ayant envie d’en savoir un peu plus sur ce couple détonnant, et à mon rythme (dans les émissions de télés, ça va trop vite), j’ai attaqué ce diptyque. Bien sûr, nous ne savons pas tout sur cette affaire, on ne nous a pas tout dit, on ne nous dit pas tout, donc, la bédé pouvait prendre certaines libertés avec le récit.

Premières impressions ? Les dessins ne sont pas géniaux, les traits sont épais, les regards un peu bizarre. Les couleurs, dans des tons sombres, vont bien avec les ambiances de cet album.

Les squelettes sont sortis des placards et tout ce que je pourrai vous dire, sans rien divulgâcher, c’est qu’il y a beaucoup de casseroles dans la famille de Saxe-Cobourg-Gotha (la reine Victoria avait épousée Albert et portait donc son nom).

Août 1945… Deux espions anglais interrogent un officier SS, qui n’est rien de moins qu’un petit-fils de la reine Victoria : Charles-Édouard qui avait un duché en Bavière.

Flash-back sur la vie d’Édouard, le Prince de Galles… 10 ans auparavant, lorsque son père décède et qu’il peut accéder au trône.

Édouard VIII était germanophile. Non, non, ce n’est pas une pratique sexuelle douteuse, mais dans les années 30, on peut dire que c’est une maladie grave.

Une chose ressort de ce premier tome : la personnalité d’Édouard n’est pas jolie jolie. On dirait plus un gamin capricieux qui fait la gueule parce qu’il n’a pas eu son camion de pognon au décès de son père, alors qu’il a des revenus de ses différents duchés, plus tous les domaines…

Purée, on pourrait vivre plus que décemment avec le simple revenu du duché de Cornouailles, même à l’heure actuelle. Le nouveau roi est capricieux, ne pense qu’à sa Wallis, bref, il semble plus guidé par son zob que par son cerveau.

Le portrait de Wallis n’est guère flatteur non plus : caractère exécrable, odieuse, sans éducation et, en plus de cocufier son mari, monsieur Simpson, à l’insu de son plein gré (avec son consentement, donc), elle ne se prive pas de faire pousser les cornes à son Édouard en s’envoyant en l’air avec Joachim Von Ribbentrop, un bon à rien, heu, un bon aryen (un S.A, l’ambassadeur d’Allemagne au Royaume-Uni).

Oufti, on est loin du glamour que l’on nous lançait à la gueule, dans les années 80. Très très loin ! Un type pareil à la tête du pays et vous me verrez crier vive la république !

Ça manipule sec, dans les boudoirs et les nursery, quand les lumières s’éteignent… La Wallis devient une agent du renseignements allemand et le Édouard se fait entuber purement et simplement, sans avoir le moindre soupçon à l’égard de celle qu’il culbute.

Nadège de Pontlevoy, la dame de compagnie de Wallis va devenir, quant à elle, agent de renseignement pour la couronne.

C’est instructif, cette bédé, mais je ne sais pas si tout ce que j’y ai lu et vu, était la vérité vraie, ou romancée, imaginée… Il y a sans doute eu des libertés prises avec l’Histoire.

Pour certains faits, il y a des certitudes, mais pour d’autres… Je ne le sais pas. Il ne faudra donc pas pour argent comptant tout ce qui est raconté dans ce premier tome.

Adios le glamour de ce couple mythique, de ce roi qui abdiqua par amour (mon cul, oui!) pour sa belle divorcée (dont son mari, Simpson, était juif, ce qu’elle n’hésitera pas à confirmer à l’ambassadeur Joachim, celui qui joue à la bête à deux dos avec elle).

Instructif, cette bédé et je m’en vais lire la suite, afin de me coucher moins bête.

#MoisAnglais2022

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°216], Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 46 pages), Le Mois Espagnol (et Sud-Américain) chez Sharon – Mai 2022 (Fiche N°40) et Le Mois Anglais – Juin 2022.

Le Méridien des brumes – T01 – Aubes pourpres : Antonio Parras et Erik Juszezak

Titre : Le Méridien des brumes – T01 – Aubes pourpres

Scénariste : Erik Juszezak 🇨🇲
Dessinateur : Antonio Parras 🇪🇸

Édition : Dargaud (2003)

Résumé :
Fin du XIXe, Londres, un tueur sanguinaire terrorise la ville. Afrique Noire, même époque, un chasseur anglais devient un héros en sauvant un photographe, et se voit proposer de traquer le meurtrier.

Sur ce canevas classique, Juszezak, pour son premier scénario, tisse sa toile et multiplie les fausses pistes.

Antonio Parras, quant à lui, démontre une fois de plus son immense génie dans un diptyque qui s’annonce somptueux. Tout commence à Londres, un homme est retrouvé égorgé de façon sordide sur les docks.

La Police est sur les dents. Qui est ce serial-killer qui les nargue, signe “L’Équarrisseur” et demande une énorme rançon à la ville ?

Critique :
Londres, mais un Londres qui n’existe pas, puisqu’il est uchronique et steampunk. Malgré tout, les codes sont bien là, pas de doute, nous sommes à Londres. Et nous avons déjà un type pendu par tous les membres de son corps (assassiné sans aucun doute).

L’Équarrisseur a encore frappé. Il demande une rançon pour s’arrêter. Dans le but de le traquer, on fait appel à un chasseur anglais, expatrié en Afrique.

Les dessins d’Antonio Parras ont un petit air de famille avec ceux de Jean Giraud, pour peu, je me serais crue dans une sorte de planche de Blueberry ! Même si certains personnages ont des sales gueules…

Et le steampunk, dans tout cela ? Je vais le signaler pour les allergiques au genre ou pour les débutant(e)s qui auraient peur que ce genre ne leur saute à la figure, sans prévenir. Normal, on parle de machines à vapeur et d’un monde où ce n’est pas la fée électricité qui fait la loi.

Pas de stress, hormis quelques machines (comme dans des grandes cases montrant la ville de Londres), un superbe dirigeable, des fiacres à vapeur, bref, rien de rébarbatif pour un/une novice/allergique en la matière. Le genre permet de s’exonérer d’une partie de ce qui était l’époque victorienne, sans faire d’anachronisme.

John Cole, le chasseur, est aussi un bon enquêteur, à la Sherlock Holmes, faisant des déductions, d’après une chaussure (et son pied dedans), montant des pièges.

Cette bédé ne va pas révolutionner le genre, mais elle possède quelques mystères non encore résolus après ce premier tome, des fausses-pistes, du suspense, de l’action et un duo qui marche bien entre John Cole et la jolie aliéniste, miss Harriet Butten, puisqu’ils enquêtent à deux et que la dame n’est pas une imbécile.

Cette bédé n’est pas une mauvaise découverte et j’ai hâte d’aller lire la suite afin de comprendre les tenants et aboutissants de tous ces meurtres.

#MoisAnglais2022

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°215] Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 46 pages), et Le Challenge « Le tour du monde en 80 livres chez Bidb » (Cameroun), Le Mois Espagnol (et Sud-Américain) chez Sharon – Mai 2022 (Fiche N°39) et Le Mois Anglais – Juin 2022 (Chez Titine et My Lou Book).

À l’ombre du convoi – Tome 2 – L’espoir d’un lendemain : Kid Toussaint et José-Maria Beroy

Titre : À l’ombre du convoi – Tome 2 – L’espoir d’un lendemain

Scénariste : Kid Toussaint
Dessinateur : José-Maria Beroy

Édition : Casterman – Univers d’auteurs (2013)

Résumé :
Destins croisés d’un membre de la Schutzpolizei, de la résistance belge et d’une déportée juive allemande qui se retrouvent tous les trois au même endroit la nuit du 12 au 13 novembre 1943 : une voie ferrée entre Malines et Louvain sur laquelle se trouve un convoi de déportés bientôt attaqué par trois jeunes audacieux.

Critique :
Dans ce dernier album, on va en apprendre un peu plus sur Théo, celui qui avait séduit Olya dans le premier tome.

Il ne m’avait pas laissé une bonne impression, en apprendre un peu plus sur sa jeunesse et sur la participation de son père à la Première Guerre Mondiale allait peut-être éclairer un peu plus ce personnage.

Effectivement, dans cet album, on comprend que tous les personnages ont leur destin lié, que ce soit dans les années 30 et 40, ou bien durant la Première Guerre Mondiale. Tout se tient, tout est relié.

Le scénariste continuera aussi de nous donner un cours accéléré sur ce qui précéda la Seconde Guerre Mondiale, notamment avec la guerre civile en Espagne, le bombardement de Guernica par des avions allemands (Hitler voulait tester ses nouvelles armes), ainsi que sur ce que fit le moustachu après son accession au trône, dont la Shoah par balle et ensuite, les camps…

Une fois de plus, c’est un bref résumé, juste les grandes lignes et, pour plagier le slogan d’un grand hebdomadaire français : « le poids des mots et le chocs des dessins ». Comme quoi, avec peu de mots et quelques dessins, on peut faire passer plus qu’avec de grands discours.

Cet album prend aux tripes aussi. On a beau ne donner que les grandes lignes, elles font mal au coeur, elles sont meurtrières, assassines, génocidaires, ces putains de grandes lignes… Hélas, elles ne toucheront jamais le coeur ou le cerveau de ceux qui pratiquent le négationnisme.

Lorsque je lis une bande dessinée, j’apprécie toujours de voir comment était Bruxelles dans le temps, mais ici, voir la Grand Place envahie de casques allemands et leurs drapeaux au mur de l’hôtel de ville, ça la fout mal. Bravo à Jean de Selys Longchamps qui mitrailla, avenue Louise, l’immeuble de la Gestapo (c’était l’oncle paternel de Sybille, la maman de Delphine – les Belges comprendront).

Je suis contente d’avoir découvert (tardivement), ce diptyque consacré à la Seconde Guerre Mondiale et aux déportations. Il y a toujours à apprendre, afin de ne pas refaire les mêmes horreurs (l’Homme apprend-t-il vraiment de ses erreurs ? J’ai un gros doute). Le personnage de Théo est vu sous un autre éclairage et je suis contente que les auteurs aient répondu aux questions muettes que je me posais.

C’est le coeur en vrac que je termine ce dernier album qui était d’une grande intensité et qui a bouclé la boucle de manière fort tragique.

Ce diptyque va directement dans mes coups de coeur.

Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 48 pages) et Le Mois Espagnol (et Sud-Américain) chez Sharon – Mai 2022 (Fiche N°32).

À l’ombre du convoi – Tome 1 – Le poids du passé : Kid Toussaint et José-Maria Beroy

Titre : À l’ombre du convoi – Tome 1 – Le poids du passé

Scénariste : Kid Toussaint
Dessinateur : José-Maria Beroy 🇪🇸

Édition : Casterman – Univers d’auteurs (2012)

Résumé :
Belgique, nuit du 12 au 13 novembre 1943, quelque part entre Malines et Louvain. Un convoi de wagons plombés s’est immobilisé sur la voie ferrée. Il vient de quitter Bruxelles, direction Auschwitz.

À son bord, parmi des milliers d’autres, une jeune femme, Olya Van Horn, juive allemande jusqu’alors réfugiée en Belgique.

Elle se remémore la longue suite d’événements tragiques qui, depuis sa ville natale d’Hambourg, dix ans auparavant, l’a finalement conduite dans ce sinistre convoi…

Critique :
Bien des gens pensent encore que les bédés, ce ne sont que des petits Mickeys, du divertissement pour les enfants, mais en aucun cas des lectures pour adultes.

Si vous saviez le nombre de gens qui m’ont seriné cela, durant ma vie d’adulte (dans ma vie réelle, pas sur le Net)…

Heureusement, certains comprennent un jour que non, les bédés ne sont pas que des trucs avec des dessins pour divertir, mais qu’elles peuvent aussi instruire, parler de choses on ne peut plus sérieuses, comme l’Histoire et quelques unes de ses pages les plus sombres.

Ce premier tome du diptyque est horriblement sombre, non pas à cause de sa palette de couleurs (bien qu’aucune ne soit joyeuse), mais en raison du comportement inhumain de l’Homme.

L’histoire commence dans un train, un convoi de prisonniers, coincé entre Malines et Louvain (Leuven, pour parler correctement).

Ce train, muni de barbelés aux ouvertures d’aération, vient de quitter Bruxelles et sa direction est Auschwitz. Le genre de voyage que personne ne voudrait faire. Hélas, la plupart des occupants ne savent pas ce qu’il va se passer. Le lecteur oui et le cœur se serre.

Ensuite, délaissant le train sur ses rails, le scénariste va faire quelques bons en arrière, remontant le fil du temps, donnant à ses lecteurs les quelques grandes lignes de ce qui eut lieu après 1933, revenant un bref instant sur la Première Guerre Mondiale où bien des Allemands Juifs tombèrent pour la patrie et pour rien puisque ensuite, on effaça leur nom des monuments, on leur retira leurs droits de citoyens allemands, on les brima, on brisa leurs commerces, leurs familles, leurs vies…

L’antisémitisme monte chaque jour dans la population allemande, la répression devient de plus en plus terrible et la population allemande (non juive) a le droit de tout faire aux Juifs, rien n’est sanctionné.

L’État, lui, ne se privera pas de confisquer tous les biens, ainsi que l’argent, aux Juifs qu’il déporte. Comme l’Espagne l’avait déjà fait du temps de Torquemada, s’appauvrissant de la sorte, puisqu’elle envoyait ailleurs des travailleurs, des commerçants, des gens prospères qui enrichissait le trésor de la royauté.

La population change très vite de comportement et ne se prive pas de participer aux pogroms, de vandaliser les établissements juifs, leurs maisons… L’effet de meute est présent et même un modéré comme Wilhem, l’ami d’Olya, frappera son père, à terre.

Les dessins des visages sont fort expressifs. Le scénario prend déjà aux tripes, les dessins achèvent de nous les serrer.

Plusieurs personnages vont se croiser, dans ce premier tome, qu’ils soient juifs allemands, soldats ou sale type habillé de noir avec tête de mort sur le képi, ou gamin dans les jeunesses de qui vous savez.

Les destins se recoupent, se rejoignent, s’entremêlent et on se doute que dans le second album, nous connaîtrons le rôle que chacun jouera dans cette abjection génocidaire.

Un premier album qui m’a mise à terre. Et pourtant, je sais ce qu’il s’est passé, j’ai lu beaucoup, j’ai eu souvent mal au bide et malgré tout, ça me fait toujours le même effet : peine, tristesse, incompréhension.

Je respire un grand coup et je vais de suite lire le second…

Chronique du tome 2 publiée à 14h.

Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 48 pages) et Le Mois Espagnol (et Sud-Américain) chez Sharon – Mai 2022 (Fiche N°31).

Hombre : Peter Wiechmann et Rafael Méndez

Titre : Hombre

Scénariste : Peter Wiechmann
Dessinateur : Rafael Méndez 🇪🇸

Édition : Clair de Lune (2011)

Résumé :
Hombre est poursuivi par la justice – par un « Pinkerton », pour des crimes qu’il n’aurait pas commis.

Mais c’est en fait un « juste », qui prend toujours le parti des faibles. Et c’est dur d’être bon dans le monde de brutes du far west !

Critique :
Hombre est une bande dessinée étiquetée « noir et blanc », mais en fait, les planches sont dans des tons bordeaux, bruns, comme les vieilles bédés souples du temps de mon père.

Les « Bessy » étaient publiés dans ces mêmes tons, en alternance avec de ceux en bleus. Ce n’est donc pas une première pour moi.

Mes premières impressions avec les dessins sont bonnes, je les apprécie. Les visages sont expressifs, les décors bien esquissés, l’action bien rendue.

Hombre a deux chasseurs de têtes à ses basques, dont un de la Pinkerton. À force de lui courir après, l’agent a développé pour lui du respect et c’est réciproque puisque Hombre, bien qu’il lui fausse compagnie, n’hésitera pas à venir le sauver des griffes des Apaches.

Cet album est un recueil des aventures de Hombres et entre deux histoires, il y a des pages explicatives sur la vie à cette époque, sur l’Amérique, les Apaches, les Outlaws, le chemin de fer… De quoi se cultiver un peu et toujours en rapport avec l’histoire lue précédemment.

Hombre est un fugitif ingénieux, intrépide, bon tireur, sachant survivre dans les territoires Indiens et faisant en sorte de ne pas les tuer s’il peut les étourdir et s’enfuir. C’est un homme bon, rusé et possédant de la morale. Le défenseur de la veuve et des orphelins.

Hombre, c’est une sorte d’ »Agence tous risques » à lui tout seul. Condamné alors qu’il est innocent, il aide les autres, mais n’accepte pas d’être aidé.

Comme dans tout bon western, on a des belles jeunes filles qui se font enlever, puis à peine sortie des griffes des Comancheros, se refont enlever par d’autres salopards et notre bon Hombre se met à la recherche de la jolie jeune fille en détresse. Rien d’exceptionnel, juste du classique !

Malgré le côté ultra-classique de l’album, j’ai malgré tout passé un chouette moment de lecture, les dessins rétros m’ayant emmené dans le passé, lorsque je lisais les vieilles bédés appartenant à mon père (quand il était gamin).

Ça ne révolutionnera pas le genre… Un western pour ceux et celles qui aiment les chevauchées, les condamnés innocents redresseurs de torts, les chevaliers à la longue carabine (non, rien de sexuel, merci) qui sauvent les jeunes filles en détresse, les pauvres gens et qui ensuite, s’en vont vers d’autres aventures.

C’est une bédé qui contribue au moral.

Le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur, Le Challenge Animaux du monde 2020 chez Sharon [Lecture N°114] et Le Mois Espagnol (et Sud-Américain) chez Sharon – Mai 2022 (Fiche N°25).

Batman – Année 100 : Paul Pope et Jose Villarrubia

Titre : Batman – Année 100

Scénariste : Paul Pope
Dessinateur : Jose Villarrubia 🇪🇸
Traduction : Thomas Davier

Édition : Urban Comics – DC Classiques (2016)

Résumé :
Gotham City, 2039. Batman, une icône oubliée du passé, est recherché pour meurtre. Lancés à la poursuite d’une légende, le commissaire Gordon, petit fils de l’original, prend rapidement conscience des ramifications de l’affaire lorsque ses hommes se trouvent secondés sur le terrain par une unité d’élite, débarquée de Washington.

Critique :
Je ne vais pas y aller par quatre chemins : les dessins sont moches !

Batman est trapu, avec une bouche proéminente (toutes les bouches étaient horribles à voir), pas sexy pour deux sous et les coloris étaient fort sombres, tendant les détails plus difficiles à discerner.

Ce n’est pas un Batman en pleine forme que nous retrouvons, mais un Batman essoufflé après la course, blessé, grimaçant sous l’effort.

Nous sommes en 2039, dans un Gotham qui a bien changé… Ça pue le fascisme et le totalitarisme, ainsi que la mort des libertés individuelles.

Pour ceux qui le poursuive, Batman était une légende urbaine, il n’a jamais existé, ils ne savent donc pas après qui ils courent. Juste une sorte de terroriste, sans doute. Le genre de chose qu’il faut éliminer du système bien huilé de la dictature totalitaire, comme on expulserait un déchet.

L’homme Chauve-Souris est accusé de meurtre, mais ce que les flics ne savent pas, c’est qu’il en fut le témoin et que le policier a été assassiné par un autre policier.

Votre mission, si vous l’acceptez, bien entendu : trouver l’identité d’une mystérieuse entité et un désamorcer un complot. Le scénario était des plus correct et des plus intéressants. La criminalité existe toujours à Gotham et le justicier masqué aussi.

L’action est omniprésente, dès le départ, mais les dessins ont freinés ma lecture, ainsi que les tons sombres… Franchement, je n’ai absolument pas aimé cette vision alternative de l’univers Batman.

Le Mois Espagnol (et Sud-Américain) chez Sharon – Mai 2022 (Fiche N°24).

Les dragons de la frontière – Tome 2 – Cuerno verde : Gregorio Muro Harriet et Iván Gil

Titre : Les dragons de la frontière – Tome 2 – Cuerno verde

Scénariste : Gregorio Muro Harriet 🇪🇸
Dessinateur : Iván Gil 🇪🇸

Édition : Glénat (13/10/2021)

Résumé :
Un Ouest mythique. Des cavaliers de légende. 1779. Les séries de raids meurtriers menés par le chef Tavibo Narigant, que les espagnols surnomment Cuerno Verde, ont fini de convaincre le gouverneur Juan Bautista de Anza de s’attaquer à ce dangereux chef de guerre comanche.

De Santa Fe au Nouveau-Mexique, il rassemble quelques 150 dragons accompagnés de 450 miliciens espagnols et indiens avant de pénétrer dans la comancheria.

En parallèle, dans le camp comanche, Madeline n’espère même plus être sauvée. Elle a embrassé son rôle de protectrice des femmes prisonnières du camp. Mais très bientôt, la guerre, le chaos et la mort viendront bouleverser le triste quotidien auquel elle s’était accoutumée.

Western espagnol plein de sang, de drames et d’héroïsme, Les Dragons de la Frontière réussit le tour de force de respecter les codes du genre tout en y apportant un nouveau souffle, et nous replonge dans les décors mythiques de la légende de l’Ouest américain.

Critique :
Suite et fin du premier tome… Il y aura peut-être une suite, mais en attendant, avec ces deux albums, on a une histoire qui est clôturée.

Le western qui n’en est pas un continue d’être agréable à lire, sans pour autant arriver à devenir exceptionnel. Il ne manquait pas grand-chose à cette bédé pour arriver à me conquérir tout à fait, hélas, elle n’y est pas arrivée vraiment.

Malgré tout, j’ai apprécié de découvrir ce pan méconnu de la colonisation de l’Amérique par les Espagnols et de voir que leurs actes, leurs pensées, n’étaient pas si différentes de celles des Européens qui sont venus ensuite.

Les Indiens avaient déjà dû subir bien des avanies avec les Espagnols, mais ce fut pire ensuite.

Dans ce second tome, le gouverneur Anza a réussi à intégrer les pacifiques Hopis dans ses troupes afin qu’ils l’aident à combattre les terribles guerriers Comanches dirigés par Cuerno Verde.

On ne s’ennuie pas durant sa lecture, le scénariste s’est documenté sur le sujet, on sent qu’il le maîtrise et que nous lisons une page d’Histoire, même si elle est romancée. Plusieurs personnages se détachent du lot, on en apprend un peu plus sur leur histoire, ce qui les rend plus attachants.

Maintenant, j’en sais un peu plus sur cette période de colonisation espagnole dans ce qui deviendra le Mexique et une partie des États-Unis.

Finalement, si ce diptyque ne m’a pas entièrement conquise, j’en ressors tout de même contente de l’avoir découvert, car il m’a éclairé sur une période méconnue de l’Histoire.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°209], Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 56 pages), Le Challenge Animaux du monde 2020 chez Sharon [Lecture N°113] et Le Mois Espagnol (et Sud-Américain) chez Sharon – Mai 2022 (Fiche N°23).