Lucky Luke – Tome 26 – Les Dalton se rachètent : Morris & Goscinny

Les Dalton se rachètent - Lucky Luke

Titre : Lucky Luke – Tome 26 – Les Dalton se rachètent

Scénariste : Goscinny
Dessinateur : Morris

Édition : Dupuis (1965)

Résumé :
Le sénateur O’Joyce veut tenter une expérience pour faire diminuer les effectifs de prisonniers dans les pénitenciers des Etats-Unis. Pour que l’expérience fasse l’unanimité, il veut la tenter avec les pires malfrats, en ‘occurrence, les Dalton !

Ainsi, la fratrie rayée jaune et noir va se voir offrir la liberté conditionnelle : si durant un mois leur comportement est exemplaire, ils seront libres. Sinon, retour en prison.

Les Dalton sont partants : Joe compte bien retrouver la liberté pour pouvoir faire ses prochains coups en homme libre !!!.

luckyluke_t26Critique : 
— Mais alors, Joe… nous sommes devenus honnêtes?
— Averell, que tu sois bête, passe, mais je n’admettrai pas que tu sois grossier !!

Les Dalton sont libres ! S’ils restent un mois sans faire de bêtises, d’attaques, de vols ou de tout ce qu’ils font habituellement, ils seront amnistiés totalement !!

Mais heu, on parle bien des Daltons, là, non ?? On oserait les remettre en liberté ? Oui, sous la surveillance de Lucky Luke, pardi !

Voilà encore un album où le talent scénaristique de Goscinny est brillant de par les situations cocasses qu’ils nous concocte ou les running gags, notamment avec Averell qui ouvre le coffre de leur banque à la dynamite.

Oui, les Dalton ont ouvert une banque… Ils sont honnêtes, ma p’tite dame !

Le scénariste croque aussi méchamment les habitants de la petite ville où cette expérience a lieu : au départ, ayant peur des Dalton, ils leur donnent leurs caisses, portefeuille dès qu’un Dalton surgit et ensuite, sachant que les Dalton ne peuvent rien leur faire, alors ils se sentent fort et abusent de la situation en les provoquant inutilement.

Toute la couardise de l’Homme résumée en quelques cases.

Et puis, il y a aussi Rantanplan qui, durant tout l’album, cherche désespérément qui est ce cow-boy à la chemise jaune.

C’est un de mes albums préféré avec les Dalton, en plus des « Cousins Dalton » et « Les Dalton dans le blizzard ». Ici, ils sont mis à l’honneur, Joe est toujours aussi teigneux et Averell crétin diplômé, quant à Lucky Luke, il est mis un peu en retrait.

Un album où l’on rit sans même se forcer tant il est brillamment scénarisé. Morris aux dessins et Goscinny aux scénarios, et c’est le paradis !

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur,  le RAT A Week Estival, Summer Edition chez Chroniques Littéraires et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine.

CHALLENGE AMÉRICAIN 2016 - The magnificent seven

Publicités

Lucky Luke – Tome 16 – En remontant le Mississippi : Morris & Goscinny

En remontant le Mississippi - Lucky Luke

Titre : Lucky Luke – Tome 16 – En remontant le Mississippi

Scénariste : Goscinny
Dessinateur : Morris

Édition : Dupuis (1961)

Résumé :
La Nouvelle-Orléans. Lucky Luke, qui vient de mener un troupeau en Louisiane, en profite pour faire du tourisme.

Mais il va se retrouver au centre d’un conflit entre deux capitaines, Barrows, celui du Daisy Belle et Lowrner, celui du ASbestos D.Plower.

Lucky Luke aidera le capitaine Barrows à remporter la course entre les deux hommes, Lowrner n’usant pas de techniques légales.

luckyluke_t16Critique : 
Voilà un album qui nous emmène sur un lieu inédit pour notre cow-boy solitaire : le Mississippi !!

On échange les plaines sauvages de l’Ouest américain pour naviguer sur la flotte à bord de ces magnifiques bateau à aubes et fonctionnant avec une chaudière à bois.

Là, Goscinny fait péter la chaudière pour notre plus grand plaisir avec toujours un bon thermos d’humour et des tasses de situations cocasses.

J’ai lu que dans certains pays, cet album avait été censuré pour racisme, mais je ne vois pas où Goscinny, juif polonais, aurait été raciste !

Que du contraire, il nous présente juste les clichés sur les populations noires de l’Amérique à cette époque… Il n’allait quand même pas leur donner des droits alors qu’ils n’en avaient pas ou si peu (le droit de la fermer, je pense). Nous sommes en Louisiane et on le ressent bien.

Moi, j’ai un gros faible pour Ned, le meilleur de tous les pilotes du Mississippi (et le plus menteur), jamais avare d’une anecdote sur le Mississippi ainsi que son acolyte Sam, détenteur du titre du meilleur verseur de café du Mississippi et du Missouri réunis !

— N’oubliez pas, mon garçon, que je suis le meilleur pilote du Mississippi… Si je vous disais que je connais tous les alligators par leurs noms et leurs surnoms…

— Vous ai-je parlé de la fois où le Mississippi était tellement sec qu’on ne pouvait naviguer qu’au petit matin à cause de la rosée ?

— Le Mississippi,… 3700km d’eau sale. Trop épais pour bien naviguer dessus, trop liquide pour cultiver… le fleuve le plus capricieux du monde !… ou bien il est tellement mouillé qu’il inonde cinq états à la fois, ou bien il est tellement sec qu’il faut le boire à la fourchette !…

luke10

Quant au capitaine Lowriver, c’est un méchant de grande envergure, prêt à tout pour ne pas que le capitaine Barrows gagne et pour cela, il va tricher, magouiller, engager les pires racailles des environs des port, comme ce bon vieux Joe de l’album « Joss Jamon ».

[Capitaine Barrows ] — Je n’ai pas besoin que mon pont soit mouillé, j’ai besoin que le Mississipi soit mouillé.

Non, rien à redire sur cet album qui nous entraine dans une aventure toute voiles dehors… Pardon, toutes chaudières à bois dehors !

Quand à la morale de l’histoire, laissons-là à Cards Devon : « J’en ai assez de cette vie de tricheur sur les bateaux du Mississippi…Je vais aller tricher sur les bateaux du Missouri ! »

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur,  le RAT A Week Estival, Summer Edition chez Chroniques Littéraires et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine.

CHALLENGE AMÉRICAIN 2016 - Elementary

Ric Hochet – Tome 18 – Enquête dans le passé : A-P Duchateau & Tibet

Titre : Ric Hochet – Tome 18 : Enquête dans le passé      big_3-5

Scénariste : A-P Duchâteau
Dessinateur : Tibet
Édition : Le Lombard (1974) 

Résumé :
Ric Hochet est appelé en renfort à Arestat par le Commissaire Bourdon pour prêter main forte à son homologue le commissaire Berger qui enquête sur la disparition d’un de ses amis, le brigadier Sauval.

L’évocation de ce nom ramène Richard, le père de Ric, 35 ans en arrière, au temps où celui-ci cherchait à élucider une affaire de meurtre commis en ce même lieu par Donnet l’assistant d’un scientifique sur deux membres de la famille opulente des Rambaud.

Sauval est retrouvé mort assassiné d’une flèche en plein cœur. De plus, Martin Rambaud, le dernier survivant des trois frères, affirme avoir été contacté téléphoniquement par un individu ayant la même voix que Donnet.

Tous ces faits troublants semblent avoir un lien direct avec ceux qui se sont déroulés dans le passé. Ric va mener l’enquête.

Critique :
La première fois que j’avais ouvert cet album, j’avais été stupéfiée de me trouver face à un Ric Hochet dont le visage n’était pas tout à fait celui de d’habitude (le même que les premiers dessins de Tibet, en fait) et qui avait l’air d’avoir franchi les couloirs du temps pour un retour vers le passé…

En effet, sa voiture ressemblait à une voiture de collection, ses vêtements dataient d’une époque révolue et tout le monde avait l’air d’avoir pris la DeLorean du Dr Emmett Brown pour faire un tour dans une époque antérieure aux années 70, frusques assorties !

Étonnée, j’avais poursuivi ma lecture et l’enquête de Ric Hochet sur la mort mystérieuse d’un notable de la petite ville d’Arestat…

Petit passage sur la place du village où j’entrevis l’affiche du film « Le schpountz » avec Fernadel. Les yeux ébahis, je m’étais demandée si c’était moi ou l’auteur qui avait bu… Diantre, on se serait cru fin des années 30 !

Le coupable du crime démasqué, il finissait par se jeter du haut des falaises et Ric Hochet, après avoir failli mourir lui aussi, s’en retournait dans le soleil couchant. Pour peu, il aurait pu chanter « I’m poor lonesome detective ».

Page suivante, même paysage que la première image de l’album à quelques différences près : la Porsche jaune de Ric et, à côté de lui… Richard, son père !

Bon sang, mais c’était… bien sûr ! *Illumination*

La particularité de ce 18ème tome est qu’il regroupe en fait deux enquêtes dans une même histoire, chacune se déroulant à une époque différente : l’enquête de Richard, 35 ans plus tôt et celle de son fils, Ric, ensuite.

Une nouvelle vague d’assassinat a eu lieu à Arestat et Ric et son papounet vont assister le commissaire Bourdon et le commissaire local, Berger. Assister ? Hum, c’est plutôt le duel des enquêteurs Hochet sous le regard du commissaire Bourdon qui sera vite largué.

Même lieu, mêmes protagonistes, donc, mais tout le monde a pris 35 balais au compteur et ils sont tout étonnés de voir que l’enquêteur de leurs jeunes années n’a pas vieilli. Normal, le fils ressemble comme deux gouttes d’eau à son papa !

Le père et la fils ont déjà compris que le crime le plus récent trouvait son origine dans l’enquête qui s’était déroulée dans le passé et qui s’était soldée par la noyade du coupable, un attardé mental. Est-il de retour ? Aurait-il survécu à la chute et à la noyade ?

Ici, pas de capillotractage, on est face à une intrigue policière calculée au millimètre près et de très bonne facture (ce qui est loin d’être le cas pour la majeure partie d’entre elles).

Le lecteur est ballotté de fausses pistes en cul-de-sac et au final, on se dit qu’en coffrant tout le monde, on résoudrait sans doute l’affaire… Mes soupçons s’étaient portés sur tous les protagonistes de l’histoire. Exceptés Bourdon et les Hochet, père et fils.

Par contre, le scientifique Keller, le braconnier Pecquet, le touriste Marshall et tout le reste de la clique font parti du lot « hautement suspects ».

C’est Ric qui, muni de tous les indices, assemblera les pièces du puzzle et finalisera l’enquête avec une jolie ruse des plus rusée !

Aux dessins, Tibet nous déploie son talent : ses décors et ses personnages qui évoluent sur deux époques distinctes sont tout simplement réussis.

D’ailleurs, comme un certain Goscinny, il se paye le luxe de prêter les traits de Bernard Blier au Commissaire Berger pour une copie plus que conforme.

« Enquête dans le passé » est de la toute grande enquête policière racontée et mise en scène avec brio ! Des comme ça, j’en aurais aimé plus.

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014).

CHALLENGE - Thrillers polars 2013-2014 (2)

Ric Hochet – Tome 19 – Les signes de la peur : A-P Duchateau & Tibet

Titre : Ric Hochet – Tome 19 : Les signes de la peurbig_4

Scénariste : A-P Duchâteau
Dessinateur : Tibet
Édition : Le Lombard (1974) 

Résumé :
Alors que le Commissaire Bourdon passe ses vacances à Belzas dans le Var, plusieurs attentats dont un mortel sont commis. En compagnie de Ric Hochet, il se fait un devoir de découvrir le ou les coupables de ces infâmes agissements.

Ils découvrent que la population y est un tantinet superstitieuse et que le ou les criminels se servent de l’horoscope du journal local pour menacer certains résidents et mettre à exécution les prévisions défavorables.

Quelles sont les réelles intentions de ces intimidations et ne cachent-elles pas une affaire plus sournoise ?

Critique :
Ceci est une bonne enquête de Ric Hochet, mêlant adroitement l’élément policier avec des accidents étranges dont sont victimes certains habitants de Belzas, en Provence et l’élément « fantastique » que sont les horoscopes…

Oui, élément fantastique car le ou les criminels se servent des horoscopes publiés dans la feuille de chou locale pour menacer certains résidents.

Oh, attention, pas des menaces claires et nettes, justes de mauvaises prévisions astrologiques… et ensuite, c’est la mise à exécution des prévisions défavorables. Tu paies, sinon, « crac » ! Ou « boum », au choix.

Si les signes astrologiques sont à la base de cette agréable aventure policière remplie d’humour, le fond reste quand même très terre à terre et rien n’est capillotracté ici.

Je l’ai appris bien plus tard, mais il est dit que le scénariste, Duchâteau se serait fait épauler par un astrologue averti afin de donner plus de poids à l’étude astrale du criminel que l’astrologue de la bédé donnera à Ric.

L’enquête n’est pas facile : des attentats, un mort et un commissaire Bourdon, qui, à la manière des pèlerins d’Echternach (trois pas en avant, deux pas en arrière) avance lentement. Le soleil du Sud a dû lui chauffer à blanc les neurones parce qu’il ne sait plus à quel saint ou signe se vouer.

Lui qui était parti en Provence avec sa nièce pour passer des vacances reposantes, il est servi ! Le crime ne se repose jamais…

Ric, qui a mangé du Sherlock Holmes au petit-déjeuner, fera preuve d’un pouvoir de déduction et d’une ruse qui lui permettra de résoudre cette énigme qui aura fait tourner le lecteur dans tous les sens par de multiples rebondissements.

Cette histoire d’escroquerie (dont je ne dirai rien de plus) dont il est fait état, va déboucher sur quelque chose de bien pire pour certains habitants de la charmante bourgade de Belzas.

Le scénario tient la route (tout en sachant que nous sommes dans de la bédé) et les dessins de Tibet nous donnent envie de descendre dans la Provence où chante les cigales. Il ne manquait plus que leur chant et tout aurait été parfait…

Je n’ai jamais cru aux horoscopes, ils me font rire, mais dans cette aventure policière, les horoscopes tiennent la place de vedette et grâce à eux, on ne s’ennuie pas une seconde.

Un bon signe pour une lecture plaisante et une intrigue bien menée.

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014).

CHALLENGE - Thrillers polars 2013-2014 (1)

Ric Hochet – Tome 11 – Les spectres de la nuit : A-P Duchateau & Tibet

Titre : Ric Hochet – Tome 11 : Les spectres de la nuit     big_2
Scénariste : A-P Duchateau
Dessinateur : Tibet
Édition : Le Lombard (1971) 

Résumé :
Le petit village de Malemort situé au cœur des Pyrénées est le théâtre d’évènements insolites qui perturbent la douce quiétude de cette ancienne station touristique enneigée.

Joseph Dupont alias Léonard Z. Swift, écrivain visionnaire, convie le chroniqueur Ric Hochet à venir contrôler sur place la véracité de ses pressentiments concernant la manifestation d’entités invisibles venues hantées la petite bourgade. Intrigué par ces révélations, Ric se transporte sur les lieux accompagné par le Commissaire Bourdon et sa nièce Nadine.

Dès leurs arrivées, des signes pour le moins anormaux se déclarent dans leur entourage.

Les spectres de la nuit, fruits d’une légende moyenâgeuse, semblent vouloir se manifester avec des intentions non pacifiques.

Critique :
Voilà le moment où les auteurs ont décidé de faire une p’tite incursion vers une enquête plus fantastique… Incursion aussi vers des explications capilotractées et fort obscures si on n’a plus aspirine à la maison !

Le charmant (hem) petit village de Malemort, situé au cœur des Pyrénées est le théâtre d’évènements insolites qui perturbent la douce quiétude de cette ancienne station touristique enneigée.

Joseph Dupont alias Léonard Z. Swift, un espèce d’écrivain visionnaire, a des visions (c’est son job, non ?) et notre hystérique monsieur a contacté Ric Hochet afin qu’il prouve au monde entier qu’il y a bien des entités invisibles qui hantent la bourgade…

C’est sous la neige, avec les chaînes aux pneus et plus qu’intrigué par ces révélations que Ric se rend sur les lieux, accompagné par un frigorifié Commissaire Bourdon et de sa nièce Nadine, future horrifiée.

Ils ne devront pas attendre longtemps ! À peine installés chez Swift, des signes pour le moins anormaux se déclarent. Et c’est Ric qui en fait les frais en plus. Comme témoin de luxe, on ne pouvait rêver mieux, non ?

Là-dessus, Swift pète son câble et ne fait rien pour garder son calme, il est hystérique et ne veux même pas penser à un coup monté ou une explication logique. Pire qu’une pile électrique !

Dans cette blanche neige, un climat de suspicion intense s’est levé et tous les notables sont sur le qui-vive. À qui va-t-on s’en prendre ensuite ?

À Malemort, leurs nerfs et ceux du lecteur seront mis à mal parce que les mystères s’additionnent et se multiplient, pas de temps mort pour regarder tomber la neige en écoutant Adamo !

Les spectres sont agressifs et s’attaquent à tout le monde. On se croirait presque dans « Dix petits nègres », chacun des personnages importants du village (les non convaincus de la présence des spectres) va faire les frais des spectres et se retrouver aux portes de la mort ou de la folie.

Ric va devoir faire chauffer ses neurones pour résoudre tous ces mystères qui semblent inexplicables. Et c’est là que le bât blesse, parce Ric se livre à des hypothèses ou à des explications vaseuses. C’est un peu « court » je trouve.

En tant que lecteur, j’ai eu du mal à accepter ces explications. Ça semble un peu trop facile, un peu trop « too much » et fort embrouillé ! Ou est la logique ? Heu… sous  la neige ?

A.P. Duchâteau avait sans doute envie d’orienter son récit vers une énigme policière « fantastique » menée tambour battant, mais le récit souffre de tas d’incohérences. Ce ne sera pas la première ni la dernière fois.

Il s’oriente trop dans les faits fantastiques que pour pouvoir retomber sur ses pieds de manière correcte.

Point de vue décors, rien à dire, ils sont superbes, avec tout ces paysages enneigés et grâce intérieurs rustiques des chalets où ronronnent un bonne flambée.

Ce tome est à relire plusieurs fois pour tenter de comprendre l’incompréhensible, les explications de Ric sont à vérifier (quand il neige, of course) et si, malgré tout, vous voulez apprécier cet album à sa juste valeur et sans vous prendre la tête, lisez-le la nuit, devant un bon feu de cheminée, quand dehors ♪ tombe la neige ♫ et qu’un vent glacial secoue vos fenêtres. Musique de « L’exorciste » en fond sonore…

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014).

CHALLENGE - Thrillers polars 2013-2014 (1)

Ric Hochet – Tome 10 – Les 5 revenants : A-P Duchateau & Tibet

Titre : Ric Hochet – Tome 10 : Les Cinq revenants          big_4

Scénariste : A-P Duchateau
Dessinateur : Tibet
Édition : Le Lombard (1970) 

Résumé :
Un marquis, célèbre dans le milieu du sport, demande à Ric Hochet, journaliste à « La Rafale », de l’aider à retrouver 5 anciens collaborateurs, des sportifs de haut niveau qui ont brusquement disparus suite à des échecs, pour partager une prime avec eux…

Ric Hochet se met donc en quête des 5 anciens sportifs, mais après que le premier file sans laisser d’adresse, un mystérieux agresseur cherche à blesser Ric… Tout cela est bien curieux…

Critique :
Un marquis, mais pas de Sade, envoie son homme de main (une espèce de gorille, en fait) chercher Ric Hochet sur son lieu de travail qui lui, à d’autres projets pour la soirée. Le gorille l’empoigne par le revers du pull et Ric lui fait une prise de karaté/judo et l’expédie dans le couloir.

Deux secondes après, le gorille revient… Non, c’est son frère jumeau ! A l’instar des Dupont-Dupond, les frères Petit-Baquet son deux. Jules, le bien élevé et Alfred, le malappris.

Il avait beau avoir promis une soirée à la jolie Nadine, la curiosité va pousser Ric à suivre les deux gorilles pour une rencontre avec leur patron, le Marquis, qui voudrait que Ric retrouve 5 revenants !!

Il s’agit en fait d’une métaphore… Ric doit retrouver 5 anciens sportifs que le Marquis avait entrainé et qui n’ont pas réussi. Dans sa grande bonté, l’homme veut faire quelque chose pour eux, en espèce sonnante et trébuchante.

Voilà Ric et Nadine sur la piste de 5 anciens sportifs : un ex-jockey, un ex-escrimeur, ex-recordman de natation, ex-as du cross country et l’ex-roi des tireurs.

Cet album fait partie de mes préférés. Pourquoi ? Déjà l’humour par l’absurde avec les frères Petit-Baquet, et puis, c’est une enquête étrange : chaque fois que Ric Hochet retrouve un des anciens sportifs, celui-ci met les voiles sans laisser d’adresse et selon sa spécialité !

Ce qui donnera lieu, pour ce pauvre Ric, à devoir se livrer à une séance d’escrime, une poursuite à cheval et du barbotage dans un canal ! Sans compter une agression et un piège pour le quatrième disparu ! Ric comprend que cela sent le coup-fourré, mais pourquoi ??

Jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un qui viendra chercher sa prime. Avec des alibis pour toutes les disparitions ! Là, on est perplexe, quand même.

Aucun doute, le duo Duchateau et Tibet ont exécuté un travail remarquable pour ce scénario cohérent, rempli de suspense, de questions, d’incompréhensions, d’humour, d’action et d’un final à vous laisser sans souffle… J’m’attendais pas à ça ! Excellent.

On voit bien aussi que ces aventures étaient diffusées dans le journal de Tintin car certaines fins de pages sont souvent en cliffangher.

En relisant toute la série, on peut constater que les dessins ne sont pas les mêmes que ceux des albums plus récents, la ligne est claire et les couleurs sont différentes, plus pâles dans ces anciens albums.

Malgré tout, je trouve que ces premiers albums avaient un véritable goût policier que la série à perdu à partir des albums n°19/20.

Jamais plus ensuite, je n’ai retrouvé cette ambiance « policière » classique des débuts, la série a décliné dans le n’importe quoi, hormis quelques albums qui revenaient à des trames moins « fantastiques » et plus « policières ».

Bref, si ce n’est déjà fait, une bande dessinée à découvrir. Surtout les premiers albums !!

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014).

CHALLENGE - Thrillers polars 2013-2014 (1)

Ric Hochet – Tome 9 – Alias Ric Hochet : A-P Duchateau & Tibet

Ric Hochet 9 - Alias Ric HochetTitre : Ric Hochet – Tome 9 : Alias Ric Hochet

Scénariste : A-P Duchateau
Dessinateur : Tibet
Édition : Le Lombard (1969) 

Résumé :
Ric Hochet et son ami le Commissaire Bourdon sont appelés de toute urgence dans le nouveau laboratoire secret du professeur Hermelin. Ce dernier leur demande d’assurer sa sécurité et de préserver les plans de ses recherches récentes sur le laser.

Sur un aérodrome privé, une bande de malfrats se prépare à lancer une opération commando en vue de récupérer ces fameux plans en faisant pression sur le mystérieux Richard.

Le Commissaire Bourdon et Ric seront-il à même de contrecarrer ce qui se trame ?

POLAR - RH AliasCritique :
Un magasin de jouets ! Ric Hochet et le commissaire Bourdon dans un magasin de jouet… Le gang des culottes-courtes aurait-il frappé de nouveau ? Une contrefaçon a-t-elle eu lieu dans le dernier modèle de Barbie© donnant « Barbie fait le trottoir » avec un Ken© en client plus vrai que nature ?

Ou bien le problème vient-il de ce jouet, reproduction plus vraie que nature d’une mitraillette ? Non, c’est tout simplement le nouveau labo super secret de l’excentrique professeur Hermelin bien camouflé au-dessus d’un grand magasin de jouets.

Toujours aussi désagréable et imbu de sa personne depuis « Rapt sur le France », sa présence dans l’album est synonyme d’amusement pour le lecteur.

Par contre, grognements et grincements de dents pour Hermelin et Bourdon. Le comportement excessif, additionné d’un manque de modestie et de diplomatie du premier l’amènent à se heurter au caractère entier et bougon du Commissaire Bourdon dont on pourra savourer les répliques fumeuses et imagées.

Mais qui dit labo secret, dit inventions secrètes et qui dit tout ça dit « espions-voleurs » et tutti quanti ! Voilà justement qu’un prénommé Richard veut s’attaquer au coffre-fort du labo…

Qui est cet énigmatique malfaiteur qui est obligé de se mesurer à notre journaliste ?? Ric le saura en lisant cet album de ses aventures, mais à mon avis, vu que sa sortie à eu lieu en 1969, on serait en droit de se demander si un certain Lucas ne l’aurait pas lu avant d’entamer sa première trilogie célèbre…

Ric, pour ne pas se défaire de sa sale habitude, fera confiance à ce bandit au grand cœur surnommé « Richard cœur de lion » et qui versait de l’argent à un orphelinat…

Ici, on entrera plus en détail dans le passé de Ric, recevant au passage des informations sur ses origines et celles de ses parents.

Scénario rempli de rebondissements (le tout sur 46 pages), dessin style ligne claire, nouveau personnage qui reviendra régulièrement, enquête policière correcte, humour et explications claires et nettes à la fin.

C’est ainsi que j’aimais les aventures de Ric Hochet…

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014).

CHALLENGE - Thrillers polars 2013-2014 (2)POLAR - RH Alias1

Ric Hochet – Tome 15 – Le monstre de Noireville : A-P Duchateau & Tibet

Titre : Ric Hochet – Tome 15 : Le monstre de Noireville       big_5

Scénariste : A-P Duchateau
Dessinateur : Tibet
Édition : Le Lombard (1972) 

Résumé :
Ric Hochet et le Commissaire Bourdon arpentent les rues et alentours de Noireville dans l’espoir de glaner des renseignements sur l’assassinat singulier d’un touriste, mordu par un individu souffrant de lycanthropie.

Les habitants n’étant pas trop coopératifs, l’enquête avance petitement malgré l’intervention de Diane, la fille du Comte, et le Père Rémy, jusqu’à qu’un deuxième meurtre d’un autre touriste soit commis.

Ric décide, alors, de réunir la population et de proposer au coupable un rendez-vous sans témoin. La rencontre a lieu le soir même à l’issue de laquelle Ric sauve sa peau in extremis.

Malheureusement, elle ne permet pas au reporter de saisir les motivations de ces assassinats.

Que peut bien cacher cette lugubre affaire qui semble faire appel à des faits survenus cinq ans plus tôt ?

POLAR - RH NoirevilleCritique :
Ceci est mon album de Ric Hochet préféré ! Ma madeleine de Proust « frissons »… En effet, j’avais découvert, quand j’étais gamine, dans tout le stock des journaux « Spirou » de mon père, quelques journaux « Tintin » et l’un d’eux m’avait fichu une frousse bleue !

La couverture représentait un loup-garou gueule ouverte, poil blanchâtre et deux mains qui se levaient devant un visage pour cacher cette vision d’horreur (image sur mon blog).

Malgré mon palpitant battant à tout rompre, j’avais ouvert le magazine en tremblant de peur et lu les quelques pages de cette aventure de Ric Hochet, qui, à cette époque, je ne connaissais ni d’Ève, ni d’Adam.

N’ayant pas les magazines précédents, je dus commencer l’histoire en plein milieu de récit, je vis néanmoins la présence du loup-garou et la publication se terminait sur un cliffhanger… Et je n’avais pas le numéro suivant pour assouvir ma curiosité  !

Cela me frustra : une belle peur, des frissons et pas la suite ! Vous pensez bien, que bien des années plus tard, je comblai cette attente !

Oui, un loup-garou sévit bien dans la région d’une petite Commune ardennaise sinistre qui porte bien son nom de « Noireville ».

Le climat y est capricieux, plus que détestable et c’est sous la pluie, avec des couleurs « sable délavé » que le récit commence par Ric Hochet qui fait semblant de ne pas connaître Bourdon afin de cacher aux habitants qu’ils enquêtent ensemble.

Noireville, quelques âmes, la mort étrange d’un étranger et un café nommé « Au beau soleil » où les notables du village refont le monde en buvant plus que nécessaire et sans l’ami « modération ».

Noireville, on dirait un village en léthargie, plus mort que vivant… Les faits sanglants se déroulent dans l’indifférence générale puisque les morts étaient des étrangers à la commune. Ils ont de petit esprit, à Noireville, ou alors, ils savent des choses que Ric et le commissaire ne savent pas !

En attendant, Ric croise le chemin du loup-garou… Dans les premières cases, mais le dessinateur ne nous montre pas tout d’entrée de jeu. On la verra mieux ensuite, cette créature qui vous mord à la gorge.

Bon, j’avais déjà vu « la bête » dans le Tintin, mais si vous commencez la lecture sans rien savoir, l’apparition d’une ombre plus velue que Demis Roussos, la présence de griffes, le tout dans des lieux isolés, sous la pluie ou baigné par la pleine lune, croyez-moi, le trouillomètre est à zéro !

L’enquête a l’air de piétiner, un second meurtre, puis un troisième a lieu…

Ces trois hommes morts, vivant à l’étranger et étant venu mourir dans un village qui n’est même pas sur les guides touristiques, font penser à Ric que…

Une intrigue captivante, angoissante, un brin de fantastique, mais sans que les explications finales vous valent un mal de crâne. Non, ce n’est pas encore l’ère des explications capillotracté.

Le scénariste mène tout ses personnages de manière habile, subtile et, cerise sur la truffe du lycanthrope, il vous surprend dans un final remarquable et inattendu.

Les dessins de Tibet sont sobre, sans trop de couleur et rendent l’album encore plus inquiétant. Les scènes nocturnes sont bien réalisées et la faible luminosité donne des ombres inquiétantes. Brrrr !

Beaucoup de détails aussi dans les plans extérieurs.

Dans ce quinzième tome de Ric Hochet, nous nous trouvons face à une enquête policière mâtinée d’un zeste de fantastique. Assurément, elle m’avait donné froid dans le dos. Assurément, elle est ma préférée (avec « Le fantôme de l’alchimiste » et « Mystère à Porquerolles »).

Normal, Tibet et Duchateau étaient deux monstres de la bande dessinée… Quoi de mieux pour vous croquer, vous et les galettes de beurre destinées à votre mère-grand ?

Ici, leur talent est comme la Tour de Noireville : fort haut… Dommage que dans certains albums à venir, la dégringolade aura lieu…

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014) et Challenge « Totem » de Lili Galipette.

CHALLENGE - Thrillers polars 2013-2014 (2)LOGO LOUP GAROU - Copie

Ric Hochet – Tome 8 – Face au serpent : A-P Duchateau & Tibet

Ric Hochet 8 - Face au serpent

Titre : Ric Hochet – Tome 8 : Face au serpent                big_2-5

Scénariste : A-P Duchateau
Dessinateur : Tibet
Édition : Le Lombard (1969) 

Résumé :
A Paris, Lyon et Liverpool, des usines importantes font l’objet de sabotages criminels perpétrés par un groupe terroriste dont les membres arborent un tatouage à l’effigie d’un serpent.

Ric Hochet est en contact avec l’un d’eux après avoir été missionné par un consortium hollandais pour découvrir celui qui est à la tête de cette organisation du crime.

Après un quatrième attentat, Ric est capturé, séquestré et conditionné par les responsables qui le poussent contre son gré à collaborer à un nouveau sabotage.

Critique :
Après avoir combattu un Caméléon, Ric Hochet s’attaque à plus fort : à un serpent ! Un Cobra ? Non, je dirais plus un serpent à sonnette sournois.

Ok, il doit juste s’opposer au syndicat du crime organisé qui veut déstabiliser les marchés boursiers européens en effectuant des attentats afin de racketter les hauts dirigeants de grosses sociétés.

A Paris, Lyon et Liverpool, des usines importantes ont déjà fait l’objet de sabotages criminels…Le deal est clair : si tu veux pas que je fasse sauteur ton usine où que j’y mette le feu, refile-moi des actions !

Les membres de ce groupe terroriste (paf, je suis fichée à la NSA !) arborent un tatouage à l’effigie d’un serpent.

Ni une, ni deux, un consortium hollandais, qui ne s’occupe ni de tulipes ni de fromage, mandate Ric d’une bien curieuse manière afin qu’il découvre celui qui est à la tête de cette organisation du crime.

Au quatrième attentat, Ric est capturé et séquestré… et je ne vous raconte pas la suite pour ne pas vous gâcher l’affaire !

Dans cette enquête policière, Ric Hochet est omniprésent et le Commissaire Bourdon joue les seconds rôles (comme d’habitude, presque).

L’intrigue est correcte et suspense entretenu jusqu’à la fin par des rebondissements qui ne sont, certes, pas très « plausibles », mais puisque nous sommes dans la bédé, tout est possible. Ça nous donne des scènes d’action à gogo et du punch au récit.

On se croirait dans un film de Bébél : les plans s’enchaînent très vite, cadrage total de l’action et sans répétition parce qu’il faut varier le plaisir du lecteur en lui proposant des plongées et contre plongées, des panoramas, des zooms,..

Ric donnera peut-être des coups mais recevra aussi le retour monnaie sur son billet parce qu’il va se manger des mandales en veux-tu-en-voilà !

Tibet nous la joue « ligne claire » et nous offre un travail de qualité. Les décors sont détaillés et donnent de la vie aux cases.

Pas son meilleur (à mon avis), mais un album correct !

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014).

CHALLENGE - Thrillers polars 2013-2014 (2)

Ric Hochet – Tome 7 – Suspense à la télévision : A-P Duchateau & Tibet

Ric Hochet 7 - Suspence à la télévision

Titre : Ric Hochet – Tome 7 : Suspense à la télévision     big_3

Scénariste : A-P Duchateau
Dessinateur : Tibet
Édition : Le Lombard (1968) 

Résumé :
Ric Hochet et le commissaire Bourdon rencontrent, dans le train qui les ramène de Bruxelles à Paris, le chanteur Lionel, le nouveau millionnaire du disque.

Celui-ci a été agressé par un mystérieux barbu qui semble vouloir lui extorquer une forte somme d’argent. Rapidement, il apparaît que la rançon n’est qu’un prétexte et que l’on cherche à lui nuire…

POLAR - Ric Hochet suspense_television 93JPGCritique :
Ça y est ! Le gang des barbus à encore une fois de plus frappé… sur la personne d’un jeune chanteur mignon, l’idole des midinettes qui hurlent à la mort chaque fois qu’elles le voient arriver. Pourtant, les chansons du bô gosse sont nulles à chier ! Alors ?

C’est dans le train qui fait Bruxelles/Paris que Ric Hochet et le commissaire Bourdon rencontrent le chanteur dont je vous parle plus haut. Je vous rassure de suite, il ne s’agit pas de Bieber(on) qui n’était pas encore né à cette époque (ils en avaient de la chance), mais de Lionel, le nouveau millionnaire du disque.

Celui-ci a été agressé par un mystérieux barbu qui semble vouloir lui extorquer une forte somme d’argent. Rapidement, il apparaît que la rançon n’est qu’un prétexte et que l’on cherche à lui nuire… Pourquoi ? Vous le saurez en lisant le septième album de Ric Hochet !

Un jeune artiste en vogue, minouche, sympa, humble, un maître chanteur qui veut le faire chanter d’une autre manière et notre journaliste détective, Ric Hochet, sans peur et sans reproche… De l’humour, du suspense, Bourdon qui regarde d’un mauvais œil la présence de Jo, l’ancien braqueur et un cambriolage « pour la bonne cause » (comme Holmes et Watson dans « Charles Auguste Milverton ») commis par Ric Hochet et cet ancien voleur qu’il a lui-même arrêté. Si ça c’est pas du vice ! Un mec qu’il a fait mettre à l’écrou ! 🙂

Cet album me comble toujours de plaisir à chaque relecture. Ric Hochet court partout pour tenter de démaquer l’homme masqué qui est plus difficile à saisir qu’une anguille bien huilée.

Le journaliste échouera quelques fois, mais il est plus tenace qu’un bouledogue qui tient un os et son ingéniosité sera plus qu’utile pour contrecarrer les plans machiavéliques du rançonneur sachant rançonner.

Dans cet album, le scénariste André-Paul Duchateau n’hésite pas à se mettre en scène avec humour puisqu’il se retrouve producteur de chanson sous le pseudo A.P. Ducastel : en effet, c’est le nom de celui qui a écrit les paroles de la chanson « des chiffres » de Lionel.

Je vous rassure de suite, les grands paroliers peuvent dormir tranquille ! Les paroles un peu niaises de la chanson « Les chiffres » sont sans aucun doute l’illustration par l’absurde des cartons de l’époque dont les paroles volaient aussi haut que le derrière d’un basset et que tout le monde plébiscitait ! Et non, non, rien n’a changé depuis lors.

L’enquête dans le milieu de la télévision est jouissive car dépassée à l’heure actuelle mais ce côté suranné à une saveur incomparable et jouissive aussi parce que le dessinateur Tibet nous offre le portrait d’un bon nombre de personnages illustres de l’ORTF des années 70.

Pour les citer, on pourra retrouver Johnny qui intervient en tant qu’artiste subissant l’ombre de Lionel, Sacha Distel, Guy Lux et Léon Zitrone.

Quant au poste de télé, à cette époque, c’est du luxe d’en posséder un.

Une scène mythique de cet album, c’est celle de la course poursuite en chris-craft sur la Seine digne de James Bond, les gadgets en moins.

Un final qui vous scotchera sur votre siège, la main dans le plat de pop-corn. Sûr, vous avez suspecté tout le monde et vous ne vous attendiez pas à ça !

La télé réalité poubelle vous fait chier ? Achetez cet album (ou faites vous-le offrir) et partez à la découverte d’un monde que les moins de 40 ans ne peuvent pas connaître : la télé comme vous ne la verrez plus jamais (sauf dans les séquences nostalgie) et regardez, heu, lisez cette émission spéciale animée par Ric dans laquelle les masques vont tomber comme des midinettes quand elles voient Lionel.

Ne pas zapper car sans coupure pubs !

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014).

CHALLENGE - Thrillers polars 2013-2014 (1)

POLAR - RH Suspense télé