Le tour de la bouée – Commissaire Montalbano 10 : Andrea Camilleri

Titre : Le tour de la bouée – Commissaire Montalbano 10

Auteur : Andrea Camilleri
Édition : Pocket Policier (2006)
Édition Originale : Il giro di boa (2003)
Traduction : Serge Quadruppani & Maruzza Loria

Résumé :
Le commissaire Montalbano est à deux doigts de tirer sa révérence : trop de voyous et de gens corrompus, de la base au sommet, dans cette police à laquelle il a tout donné. Mais comment déserter quand un cadavre flottant, décomposé, vient le narguer au cours d’une baignade ? encore un de ces immigrés clandestins victime d’un naufrage dans le canal de Sicile ?

Le « dottore » n’ignore rien de ces tragédies où périssent également des enfants, ni de la férocité des passeurs. Ces criminels vont apprendre qu’en Sicile aussi, les lois existent. Du moins quelques unes…

Montalbano a peut-être fait sont temps, cette époque le dégoûte. Mais s’il veut empêcher d’autres horreurs, il doit oublier sa paresse, sa mélancolie, son calme et son humour légendaire…

Critique :
Comme mes dernières lectures avaient été éprouvantes, que j’avais crapahuté dans les montagnes, affronté le froid ou la canicule, je voulais me reposer avec un roman policier sympa.

Quoi de mieux que de se poser en Sicile en compagnie d’un commissaire Montalbano, de bouffer dans les petites trattorias et de se la couler douce en buvant des cafés et de mener une enquête en bougonnant ?

Caramba, encore raté ! Moi qui pensais me la couler douce et enquêter tranquillou sur un petit crime banal, j’en ai été pour mes frais !

Tout d’abord, Montalbano en a marre de son boulot, il veut démissionner (ça arrive à tous les flics ou détectives, cette passe à vide). Les actions de certains policiers, à Gêne, l’on déprimé grave. Il va nager et bardaf, il tombe sur un cadavre bien mariné, en le ramenant sur la plage, les emmerdes commencent avec des petits vieux qui pensent qu’en Sicile, faut y aller avec un flingue…

Puis Catarella se met à prononcer correctement les noms des gens et des lieux (la fin du monde est proche), Mimi Augello devient vertueux (l’apocalypse) et, pire encore, le patron de la trattoria San Calogero, ferme pour prendre sa retraite (bombe atomique).

Bref, rien ne tourne rond à Vigata et dans la vie du commissaire. Tout fout l’camp, ma bonne dame, même la solidarité n’est plus, les migrants pouvant aller se faire noyer en Méditerranée. Monde cruel, tu as raison, mon cher Montalbano.

Pour ce qui était de se la couler douce, c’était donc loupé, vu les faits de sociétés abordés dans ce dixième tome. Surtout, qu’à un moment précis, on sent bien qu’on a foutu le pied dans un truc bien puant, bien dégueu et qu’on ne s’en sortira pas sans se prendre un coup au moral.

Bah, tout compte fait, c’est aussi cuisiné de la sorte que j’aime les enquêtes de mon commissaire sicilien : avec du piment qui gratte, qui pique au palais, qui nous rappelle que nous sommes bien, nous, qui ne devons pas fuir un pays en guerre, en proie à la sécheresse, à la famine, au chômage, aux mains de gangs violents, avant d’être les victimes des passeurs sans scrupules, sans humanité…

Une fois de plus, c’est une bonne enquête du commissaire Montalbano, où s’entremêlent les moments drôles, poétiques, amusants et ceux plus glauques des travers de l’humanité et d’un commerce abject.

 

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2022 au 11 Juillet 2023) [Lecture N°87].

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Sherlock Holmes et le trésor des Dolomites : Fabrizio Torchio et Riccardo Decarli

Titre : Sherlock Holmes et le trésor des Dolomites

Auteurs : Fabrizio Torchio et Riccardo Decarli
Édition : Ginkgo – Noir (07/05/2021)
Édition Originale : Sherlock Holmes e il tesoro delle Dolomiti (2021)
Traduction : Pierre Charmoz

Résumé :
Sherlock Holmes et Watson font de l’escalade. À la suite de tentatives de vol de sacs à dos au siège de l’Alpine Club londonien, le célèbre détective et son biographe sont entraînés au cœur des Dolomites, à la recherche d’un mystérieux trésor convoité à la fois par des indépendantistes indiens et des officiers hongrois opposés à l’empire des Habsbourg.

De Londres à San Martino di Castrozza, ils découvriront le monde singulier des alpinistes anglais, puis celui des irrédentistes italiens, avant d’affronter un terrible sommet des Dolomites, dans le Trentin alors sous domination autrichienne.

Servi par une (double) plume alerte, ce roman transalpin vient compléter les enquêtes de Sherlock Holmes sur les Alpes concoctées par Pierre Charmoz et Jean-Louis Lejonc (dans la même collection).

Critique :
Holmes et Watson qui font de la grimpette, ce n’est pas banal… De la vraie grimpette, rien de sexuel dans l’affaire, bande d’obsédés, va.

Sans jamais vraiment avoir fait de l’escalade auparavant, Watson va même très bien se débrouiller, dans les Dolomites, alors que moi, je n’oserais jamais ou alors, je tomberais morte après 200m d’escalade.

Anybref, là n’est pas le sujet… Que vaut ce roman ? Ma foi, il est correct, si on ne va pas chercher la petite bête. Notamment avec notre brave docteur qui escalade sans préparation préalable…

Ou dans une partie de la résolution de l’affaire, avec les sacs des alpinistes. Heu, je ne comprends pas comment l’homme a pu réaliser ça, de nuit, sans que personne ne s’en rende compte. Moi, si on chipote à mon sac à dos, surtout pour y faire des travaux de couture, c’est radical que je le verrai de suite ! Mais je chipote…

Les enquêtes de Sherlock Holmes sont toujours mieux au format des nouvelles que du roman et j’avoue que je n’ai jamais été adepte d’un Holmes dans le rôle du détective déjouant des complots nationalistes ou autre concept relevant plus de l’espionnage que des enquêtes pures et dures.

Ce roman possède un volet politique, avec notamment le Trentin, les indépendantistes, l’Empire austro-hongrois et les Hindous, le tout donnant une soupe qui n’est pas trop indigeste, mais dont je ne cours pas après dans les aventures de mon Holmes adoré.

Les personnages sont assez canoniques, des plus correct, même s’il manquait à Holmes cette grandeur, cette flamboyance que l’on ressent de suite en lisant les écrits de Conan Doyle (qui pourtant, le détestait).

Oui, il manquait un petit quelque chose pour que Holmes et même Watson soient les personnages originaux, ceux que l’on aime de suite, ceux qui ne vous laisse pas indifférents, ceux qui vous marquent à vie. Dommage.

Dans l’ensemble, je ne peux pas dire que cette lecture est ratée, ou que je n’ai rien aimé de ce que j’ai lu. L’enquête est correcte, bien que je n’aime pas le côté politique avec Holmes et tout ce monde qui court derrière un trésor, même si celui-ci n’est pas un coffret rempli de pierres précieuses.

Holmes peut grimper des montagnes, sans soucis pour moi (c’est lui qui grimpe, moi, je me contente de regarder), mais je le préfère dans des enquêtes qui ne se mêlent pas de politique, mais avec des disparitions mystérieuses, des meurtres, des tentatives de meurtres, des émeraudes cachées dans un jabot, des messages secrets, bref, ce qui fait l’essence même de Holmes.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2022 au 11 Juillet 2023) [Lecture N°66].

Sherlock, Lupin & moi – 14 – À la recherche de la princesse Anastasia : Irene Adler

Titre : Sherlock, Lupin & moi – 14 – À la recherche de la princesse Anastasia

Auteur : Irene Adler
Édition : Albin Michel Jeunesse (31/08/2022)
Édition Originale : Sherlock, Lupin & io : In cerca di Anastasia (2016)
Traduction : Béatrice Didiot

Résumé :
Sherlock, Lupin et Irene sont de retour. Un trio d’enquêteurs plus uni que jamais ! Après des années d’exil à New York, Irene est de retour à Londres dans l’espoir de renouer avec ses vieux amis Sherlock et Lupin. Elle a besoin de leur aide : sa fille adoptive, Mila, est en danger…

Mêlée malgré elle à l’affaire de la disparition de la princesse Anastasia Romanov, elle est menacée de mort !

Aussi, bien que de nombreuses années se soient écoulées depuis leur dernière aventure, le légendaire trio est prêt à renaître de ses cendres pour sauver Mila.

Critique :
Sincèrement, je me demandais ce que ce nouveau tome allait me réserver…

Dans le tome 12, Irene s’enfuyait pour sauver sa vie menacée, dans le 13, elle nous racontait une ancienne enquête qu’elle avait résolue avec ses deux amis, avant son départ. Et maintenant, qu’allait-elle faire ?

C’est donc avec une grande curiosité que j’ai commencé à lire ce nouvel opus. Puis, au détour d’une phrase, je n’ai plus rien compris.

Nous étions en 1940… Ce n’était pas Irene Adler qui racontait cette histoire, mais Mila (d’ailleurs, dans le nom de l’auteur, un M a été rajouté, que je n’avais pas vu au départ, la preuve que l’enseignement de Holmes n’a pas tout à fait fonctionné chez moi).

Oui, Mila, la fille adoptive d’Irene Adler sera notre narratrice, elle a 13 ans et ne comprend pas toujours tout, du haut de son jeune âge. Par contre, comme vous pouvez le comprendre, nous n’aurons pas affaire à Irene, Sherlock et Arsène jeunes, mais à des personnages de 60 ans !

Nous sommes en 1919, Irene a disparu de leur vie depuis 1872… Et depuis ce jour, ils ne l’ont plus jamais revue, si ce n’est Holmes dans l’affaire du scandale en Bohème.

Là, le sol s’est ouvert sous mes pieds, parce qu’au vu des nombreuses couvertures en italien qui se rattachaient à cette saga, je pensais que nos amis se retrouveraient peu de temps après le départ d’Irene pour l’Amérique. Ça, ce fut le tacle vache de ce roman.

Nos trois amis sont des adultes, des sexagénaires, ce qui change tout dans leurs rapports, puisque les deux hommes sont en colère contre elle, contre son départ, contre le fait qu’elle ne leur ait rien dit, comme si elle ne leur faisait pas confiance (Holmes a bien fait croire à Watson qu’il était mort, pour son bien, mais ne veut pas pardonner à Irene d’avoir fait pas tout à fait pareil).

Ma déception fut grande, au départ, de ne pas retrouver le trio d’amis, leur fougue, leur jeunesse, leur insouciance… J’ai eu peur pour rien, même adultes, le charme fonctionne toujours, bien qu’il soit différent de celui d’avant (exit le père d’Irene, Leopold et son majordome, l’adorable Nelson).

Cette histoire se lit très vite (toujours dommage que ça aille si vite), à peine ouvert que j’étais déjà à la page 60, sans m’en être rendue compte. La preuve que le charme a eu lieu et que j’étais à fond dans l’histoire.

Une fois de plus, ce fut une belle aventure, même en compagnie d’adultes qui se regardent en chien de faïence, égayée par les bons mots de l’Arsène, toujours égal à lui-même.

Sherlock est froid, distant, comme à son habitude canonique, mais l’Arsène sait aussi lire sous son visage de marbre et on sent bien que malgré les ressentiments, ces trois-là regrettent le bon temps d’avant et leur histoire d’amitié. Les émotions sont cachées, il faut lire entre les lignes.

Leur aventure est plausible, même avec l’élément princier, car l’auteur (oui, c’est un mec qui écrit les livres) ne s’est pas pris les pieds dans le tapis. Tant mieux, parce que cela aurait dommage après toutes ces aventures sans fausses notes.

Un tome totalement différent des autres, notamment à cause l’âge de nos protagonistes habituels, mais l’essence même des livres se trouvait toujours là, ainsi que leur amitié, même si pour le moment, elle prend le temps de se montrer, certains ne voulant pas avouer ce qu’ils ont sur le cœur (non, je ne parle pas d’amour).

L’écriture est simple, mais sans jamais devenir simpliste ou prendre ses jeunes lecteurs pour des débiles profonds. Rien de complexe, mais pas de nivellement par le bas non plus, ce qui fait qu’un adulte peut très bien prendre un grand plaisir à suivre les aventures de Irene Adler, Sherlock Holmes et Arsène Lupin !

PS : comment va se présenter la suite de cette série ? Vu le final, je me doute que le suivant sera consacré à la recherche de ce qu’ouvre la clé mystérieuse. Mais ensuite ? Suivrons-nous leurs aventures adultes ou bien les prochains tomes seront consacrés à leurs aventures jeunes, qu’Irene nous contera d’Amérique, faisant appel à ses souvenirs ? Mystère et boule de gomme, mais je vais suivre ça de très près !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2022 au 11 Juillet 2023) [Lecture N°XX].

Deadwood Dick – Tome 3 – Black Hat Jack : Mauro Boselli, Stefano Andreucci et Joe R. Lansdale

Titre : Deadwood Dick – Tome 3 – Black Hat Jack

Scénariste : Mauro Boselli et Joe R. Lansdale
Dessinateur : Stefano Andreucci

Édition : Paquet (18/08/2021)
Édition Originale : Deadwood Dick, tomo 3 : Black Hat Jack (2020)
Traduction : Roma Paris London

Résumé :
27 juin 1874, seconde bataille d’Adobe Wells. Deadwood Dick, son ami Black Hat Jack et une centaine de chasseurs de bison font face à des centaines de Comanches, Cheyenne et Kiowas.

Un jour où il n’a pas été facile de conserver son scalp !

Critique :
Chevaucher aux côtés de Deadwood Dick est synonymes d’emmerdes !

Déjà, il est Noir et dans l’Ouest hyper raciste, surtout après la guerre de Sécession, c’est garantit sur facture qu’il va se faire refouler de partout.

Les autres emmerdes qui se pointent, ce sont les Comanches qui circulent dans la plaine et qui n’ont pas l’air d’y être pour se balader et prendre l’air.

Mais lorsque que des centaines de guerriers Comanches, Cheyennes et Kiowas se rassemblent et entrent sur le sentier de la guerre, ça sent le roussi pour les scalps des chasseurs de bisons.

Je me plaignais du tome 2 qui, tout en étant ultra violent, était un peu faiblard du scénario, le tome 3 a comblé mes attentes en me proposant un récit où le scénario n’était pas résumé à sa plus simple expression !

Oui, la violence est omni présente, on ne se bat pas contre des Indiens en la jouant Bisounours, eux-mêmes n’étant pas des enfants de cœur. Avec le recul, on les comprend, ils étaient chez eux, tout compte fait, comme nous le dira, avec philosophie, le copain de Deadwood, Black Hat Jack.

L’auteur n’a pas fait l’erreur de rendre Deadwood Dick solidaires des Indiens, même s’il comprend lui aussi leur rage, il ne va pas se transformer en défenseur de ce peuple, ce serait un peu anachronique et ne donnerait rien d’intéressant point de vue scénaristique.

Il n’a pas la haine des Rouges comme les autres, mais quand il faut se défendre, il n’hésite pas à flinguer, à y aller franco et à risquer ses fesses pour sauver deux pauvres cow-boys solitaires, loin de chez eux. Ah non, un seul, l’autre est déjà mort, tué par les Indiens en colère.

Les Indiens, eux, ne comprennent pas toujours comment ce soldat, Noir, victime des Blancs comme eux (et tout son peuple aussi), peut défendre leur cause et se battre à leur côté. Deadwood est seul, être ami avec un Blanc est mal vu, avec un autre Noir, c’est double emmerdes assurées, alors, faire copains avec les Indiens, ce serait un suicide. Deadwood a choisi son camp.

La saga de Deadwood Dick, c’est du super bon western, violent, bourré de racisme des Blancs (ce qui était la norme à l’époque, ne pas en tenir compte serait débile), mais au moins, il sait se défendre, il a de la répartie, que ce soit avec sa langue ou avec ses colts (et si un Blanc voyait la taille de son tich, il en tomberait à la renverse, sauf sans doute un certain Rocco Sifredi).

Voilà du western comme je les aime : de la violence (non, j’en suis pas fière) et des scénarios qui tiennent la route, qui sont travaillés, même si on sent, dessous, le côté pulp ou dîme novel.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2022 au 11 Juillet 2023) [Lecture N°40], Le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et le Mois Américain (Non officiel) – Septembre 2022.

Deadwood Dick – Tome 2 – Entre le Texas et l’enfer : Maurizio Colombo, Pasquale Frisenda et Joe R. Lansdale

Titre : Deadwood Dick – Tome 2 – Entre le Texas et l’enfer

Scénariste : Maurizio Colombo et Joe R. Lansdale
Dessinateur : Pasquale Frisenda

Édition : Paquet (2021)

Résumé :
Il est des moments où vouloir rendre service peut créer des problèmes aux bons samaritains. Imaginez le cow boy noir américain Deadwood Dick, qui essaie d’aider un mourant dans le désert.

Et maintenant, imaginez tout ce qui lui tombe dessus: des flingueurs flous, des prostituées chinoises, et un corps plus que douteux…

Adapté d’une nouvelle de Joe R. Lansdale dont il reprend le style irrévérencieux et enjoué, cet album nous plonge dans un Far-West poussiéreux, sombre et violent.

Critique :
Poursuivant mes aventures avec Nat Love, mieux connu sous le nom de Deadwood Dick, je l’ai rejoint sur une attaque par des pillards sadiques : la bande de Rayo.

Les emmerdes vont commencer et ne vont pas se terminer avant la fin de cet album, le faisant plus ressembler à un western sanglant de Tarantino qu’à un épisode de la vie dans l’Ouest.

Le premier tome était assez violent, mais la violence me semblait « juste », non exagérée, mais ici, c’est massacres et compagnie, à tel point que le scénario se retrouve noyé dans les coups de feu tirés par Deadwood Dick et ses opposants qui veulent lui faire la peau.

Pourtant, Deadwood ne demandait qu’une chose : pouvoir enterrer l’homme qu’il avait croisé, coincé sous son cheval, au pied d’un arbre. Le cimetière avait l’air bien, j’y ai même aperçu la tombe d’Arch Stanton (cfr Le Bon, la Brute et le Truand – Il buono, il brutto, il cattivo : « Bill Carson m’avait seulement dit : La tombe marquée Inconnu, a côté d’Arch Stanton »).

La ville de Hide and Horns est un vrai modèle de sauvagerie, de barbarie, d’inhumanité. Peuplé de mecs bas de plafond ou d’un proxénète Chinois véreux, qui voient tous d’un mauvais œil l’arrivée d’un Buffalo Soldier, Noir de peau, qui veut y enterrer un autre Noir.

Un bain de sang, voilà le résumé de cet album qu’il faut lire avec les tripes bien accrochées, tant c’est du western ultra violent, sans concession, avec une pointe de lumière tout de même, sur le final.

Les dessins de Pasquale Frisenda sont différents de ceux du premier album, dessinés par Corrado Mastantuono. Entre nous, je préférais les premiers. Corrado Mastantuono avait un coup de crayon qui me plaisait mieux pour Deadwood Dick.

Mais Pasquale Frisenda réussi à rendre la glauquitude de la ville et de ses habitants. Pour peu, on sentirait bien l’odeur de poudre, de sang, de tripes qui se rependent, de la merde, de la pisse et du sperme, parce que d’après les filles, Deadwood en a une grande et elle est toute noire !

Je préférais le premier tome, où il y avait un scénario moins violent, même s’il n’en manquait pas et que ce n’était pas un album pour les petits enfants. Ici, c’est encore pire, en ce qui concerne la violence et le racisme (ce qui était normal à l’époque), mais cela noie un peu le scénario dans des scènes de flingage dignes du roman « Une assemblée de chacals » de S. Craig Zahler.

Un western ultra violent, à réserver aux cœurs bien accrochés ou à ceux et celles qui ont envie de vivre l’Ouest dans ce qu’il avait de plus crasse, de plus gore, de plus dégueu.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2022 au 11 Juillet 2023) [Lecture N°32], Le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur. et le Mois Américain (Non officiel) – Septembre 2022.

Deadwood Dick – Tome 1 – Noir comme la nuit, rouge comme le sang : Michele Masiero, Corrado Mastantuono et Joe R. Lansdale

Titre : Deadwood Dick – Tome 1 – Noir comme la nuit, rouge comme le sang

Scénariste : Michele Masiero
Dessinateur : Corrado Mastantuono
Adapté de : Joe R. Lansdale

Édition Originale : Deadwood Dick, tomo 1 : Nero come la notte, rosso come il sangue (2018)
Traduction : Roma Paris London

Édition : Paquet (03/02/2021)

Résumé :
Nat Love, jeune Noir plus connu sous le nom de Deadwood Dick, manque de se faire lyncher parce qu’il a osé regarder une Blanche.

Afin de sauver sa peau, il s’engage dans l’armée et devient l’un des soldats noirs du 9e de cavalerie US.

Il affrontera la vie de caserne avec courage et abnégation, jusqu’au jour où retrouvera face à une troupe d’Apaches sur le sentier de guerre !

Critique :
Lorsqu’on est un Noir dans l’Amérique Blanche, peu de temps après la fin de la Guerre de Sécession, il vaut mieux faire profil bas et ne pas regarder la croupe incendiaire de l’épouse Blanche du type qui t’emploie à couper son bois pour des clopinettes.

En ce temps-là, on lynchait les Noirs pour un rien, le Blanc ayant toujours raison. Non, tout n’est pas encore parfait à l’heure actuelle.

La première chose qui m’avait attirée, dans cette bédé, c’était le nom de l’auteur Joe R. Lansdale. Je connais ses romans, sa gouaille, ses portraits réussis des personnages, quelque soit leur couleur de peau.

Ce gros album en noir et blanc, aux dessins réalistes et superbement bien dessinés, commence par un épisode rempli de suspense de la vie de notre Nat Love, jeune Noir connu pour le moment sous le nom de Dick. Aux prises avec un Indien, il nous interpelle, commençant par nous raconter sa vie et comment il en est arrivé là.

La particularité de Dick, c’est qu’il s’adresse à nous, lecteurs, tel un Deadpool. C’est assez inhabituel et j’apprécie toujours la chose. Les épisodes de sa vie vont s’enchaîner, avant que nous le retrouvions là où nous l’avions laissé, en mauvaise posture avec un Indien vindicatif.

Notre personnage est irrévérencieux, ce qui le rend hautement intéressant. Il sait parler, il sait baratiner, il sait se vendre, mentir ou omettre une grande partie de la vérité. Sans sombrer dans la caricature, Deadwood Dick est réaliste et ses aventures ont un goût de vécu, ce qui fait que l’on dévore cet album de 128 pages sans s’arrêter.

Ceci n’est pas un album pour les enfants, bien entendu, c’est trash en plus d’être irrévérencieux, mais sans pour autant virer à l’exagéré ou tomber dans la facilité de la violence pour la violence ou des scènes de sexe.

Sachez juste que ce n’est pas lissé comme dans les Lucky Luke ou les Jerry Spring, on se trouve dans un tout autre genre de western. Imitant les dime novels (les romans à 2 sous), ce western envoie du lourd.

Le scénario est intelligent, bien pensé, les dialogues ne manquent pas d’humour noir, d’ironie et ils dénoncent, avant tout, le comportement des Blancs envers les autres peuples, qu’ils soient Noirs ou Rouges.

Un western réussi, à réserver pour les amateurs du genre, mais pas que ! Moi, j’attends avec impatience de trouver les deux suivants pour les lire sans plus tarder !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2022 au 11 Juillet 2023) [Lecture N°24] et Le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur.

La Nymphe Endormie – Teresa Battaglia 02 : Ilaria Tuti

Titre : La Nymphe Endormie – Teresa Battaglia 02 

Auteur : Ilaria Tuti
Édition : Pocket (01/04/2021) – 656 pages
Édition Originale : Ninfa dormiente (2019)
Traduction : Johan-Frédérik Hel Guedj

Résumé :
Derrière la beauté bouleversante de la Nymphe endormie se cache l’horreur : au lieu de peinture, l’artiste a peint le tableau avec du sang. Voilà ce qui lance le commissaire Teresa Battaglia sur la piste d’un meurtre commis soixante-dix ans plus tôt, dans les derniers jours de la Seconde Guerre mondiale.

Une enquête où il n’y a ni corps ni scène de crime, ni suspect ni témoin. Rien qu’une trace génétique que Teresa remonte jusqu’à une vallée isolée et mystérieuse du nord de l’Italie : le Val Resia.

Après avoir marché sur le toit de l’enfer, Teresa doit percer le secret du sommeil de la Nymphe. Vous n’oublierez jamais Teresa Battaglia. Mais il est possible qu’elle vous oublie…

Critique :
C’est grâce à un coup de coeur posté sur le blog de « Collectif Polar » (TAG de l’été) que j’ai eu envie de lire ce cold case, même s’il n’y avait pas la bande-son de la série, ni Lilly Rush.

Par contre, Teresa Battaglia, madame la commissaire, est un personnage fort, haut en couleur, sans verser dans la caricature, même si elle est remplie de secrets, de blessures et possède un mauvais caractère. Je l’ai adorée.

Contrairement à une lecture précédente (Une libération) où l’enquête policière était négligeable par rapport à la partie Historique, ici, c’est tout le contraire : l’enquête est importante, elle se taille la part du lion, tandis que ce qui s’est passé en avril 1945 sera limité.

Dommage ? Oui mais non… Ce que l’autrice nous offre est déjà important puisque centré sur les évènements qui ont eu lieu dans un petit vallon dont je ne vous dirai rien de plus, si ce n’est que je suis allée au lit moins bête qu’avant.

Ce qui fait la force de ce gros pavé, ce sont ses personnages, assez emblématiques, forts, travaillés, possédant une présence, de la profondeur. Ils sont touchants, chacun ayant ses secrets, ses fêlures.

Le rythme n’est pas rapide, et pourtant, je n’ai jamais souffert d’ennui durant ma lecture. Faut pas chercher docteur. Je suis entrée directement dans le récit, appréciant les personnages, l’énigme autour de la toile peinte, de son peintre, enfermé depuis 1945 dans un mutisme total et cette enquête dans un petit vallon oublié où l’on a écrasé, effacé la culture, les assimilant à un autre peuple.

C’est assez noir, comme roman, le passé n’est pas rose, les nazis sont passés, les soldats allemands aussi, les partisans de Tito de même, il reste des blessures, des non-dits, des regrets, des gens qui ont lutté pour la liberté et que l’on accuse d’avoir été des assassins. Le passé à beau avoir de la barbe, il est toujours présent dans ce vallon.

Une fois de plus, c’est un pavé que j’ai dévoré en deux jours, prenant le train en cours, puisque je n’ai pas lu le premier, où les personnages étaient présentés. Cela n’a posé aucun problème, je me suis coulée dans cette équipe comme si j’en avais toujours fait partie. Ils sont ambivalents, ils progressent, ils ne sont pas figés.

L’enquête progresse à petits pas, tout doucement, car le passé est enseveli sous les non-dits, sous les secrets de famille, du village, des morts, des bâtons mis dans les jambes de la commissaire, sans oublier sa maladie handicapante (je n’en dirai pas plus). Une réussite, tant au niveau du scénario que de l’écriture (traduction).

Un thriller passionnant, intéressant, intriguant et qui m’a aussi permis de découvrir le compositeur, Giuseppe Tartini et sa trille du diable, que j’adore et qui m’a bercée lorsque j’ai écrit cette chronique.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2022 au 11 Juillet 2023) [Lecture N°XX] et Le pavé de l’été 2022 (Sur mes Brizées).

 

Nains – Tome 23 – Ararun et la rage bleue : Nicolas Jarry et Paolo Deplano

Titre : Nains – Tome 23 – Ararun et la rage bleue

Scénariste : Nicolas Jarry
Dessinateur : Paolo Deplano

Édition : Soleil (18/05/2022)

Résumé :
Tandis que le capitaine Ararun traque des assassins qui abandonnent derrière eux des cadavres dont la tête et les avant-bras ont été tranchés, les anciens démons du capitaine Antalya reviennent la hanter.

Dans sa soif de vengeance, l’elfe bleue risque de détruire tout ce pour quoi la garde s’est battue depuis sa création.

Critique :
Le duo d’enquêteurs formé par le Nain Ararun et l’Elfe Bleue Antalya m’avait bien plu, dans le tome 18 (Ararun du Temple), me faisant penser à Holmes et Watson en version super badass.

Holmes pour l’Elfe, qui est taiseuse, froide et le Watson serait pour le Nain, un cogneur sachant cogner et auquel il vaut mieux ne pas aller se frotter.

Rien n’a changé dans la ville d’Ysparh, où nos deux compères font partie de la garde. Les mestres, les puissants de la ville, font toujours ce qu’il leur plait, la population gronde et la tension monte, notamment avec l’arrivée de ces tueurs étranges qui semblent participer à des chasses à l’Homme.

Reprenant les codes de l’album 18 où nous découvrions le duo, l’auteur ne se contente pas de réchauffer la soupe. Non, il va plus loin et c’est l’Histoire de notre monde qui se déroule sous nos yeux : le peuple qui gronde, prêt à la révolte, par les armes s’il le faut, puisqu’on ne l’écoute pas, puisqu’on l’oppresse.

Le duo improbable, formé par le Nain et l’Elfe marche du tonnerre et même s’il semble en perdition dans ce récit, ce ne sera que pour mieux se reformer ensuite, une fois que notre cogneur aura pris la peine d’écouter sa partenaire, qui parle peu et qui gronde en silence.

Ararun est un personnage complexe, il défend la loi, la ville, appartenant à sa garde et pour lui, l’honneur n’est pas un vilain mot. C’est aussi un excellent enquêteur, remontant les pistes patiemment. Il a de la gouaille, le gosier en pente, mais c’est un ami loyal et fidèle.

Une fois de plus, c’est encore un excellent tome des Nains que nous propose les auteurs. Les Terres d’Arran ont beau faire partie d’un monde de fantasy, elles sont très proches de nos sociétés à nous, puisque nous y retrouvons tous les travers des Humains dans les récits, mais aussi nos qualités.

Les dessins de Paolo Deplano sont des plus réussis, que se soit dans les scènes d’action, dans celles plus calmes ou dans les décors majestueux de la ville. Les couleurs mettant bien en valeur l’album, lui donnant des tons lumineux ou sombres, selon ce qu’il se passe dans le récit.

Un bel album, comme toujours !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2022 au 11 Juillet 2023) [Lecture N°16] et Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 56 pages).

Commissaire Montalbano – 07 – L’excursion à Tindari : Andrea Camilleri

Titre : Commissaire Montalbano – 07 – L’excursion à Tindari

Auteur : Andrea Camilleri
Édition : Pocket Policier (2010)
Édition Originale : La gita a Tindari (2000)
Traduction : Serge Quadruppani et Maruzza Loria

Résumé :
Chaque nouvelle enquête sur un crime effroyable attise un peu plus la mélancolie de notre Commissaire Montalbano. Ici, le meurtre d’un couple de vieillards de Vigata, sa ville légendaire, le trouble plus qu’il ne le voudrait.

Existe-t-il un lien avec cette affaire, l’exécution d’un jeune don juan de village ? Et qu’en est-il du mystère qu’entretient Mimi Augelo, son adjoint, autour d’informations prétendument secrètes ?

Critique :
Lire une enquête de Montalbano, c’est avoir l’assurance que l’on va passer un bon moment de lecture, de détente, d’amusement, de bonnes bouffes…

Les enquêtes de Montalbano, pour moi, ce sont des romans policiers doudous, de ceux qui mettent le moral en hausse, qui rendent heureux.

Montalbano, il enquête à la Maigret, en prenant son temps, en s’arrêtant pour se restaurer, refusant de bouffer de la merde. Il se promène, réfléchit, grommelle, vocifère sur ses hommes, ourdi des plans pas catholique pour éviter que Mimi Augelo, son adjoint, reste à sa place.

Deux affaires tombent dans les bras de Montalbano : un jeune assassiné devant chez lui et la disparition d’un couple de personnes âgés, après une excursion à Tindari. Pour nous, l’assassinat semble le plus important, et pourtant, notre commissaire épicurien va plus bosser sur la disparition de cet étrange couple qui ne parlait à personne.

Cela semble banal comme affaire, cette disparition, on se dit que Montalbano a sans doute raison de la traiter par en-dessous de la jambe, sans vraiment y aller à fond. Mais comme souvent, il n’en est rien et sous ces affaires qui semblent banales, se cachent toujours des faits de société, bien plus importants que l’on aurait pu le penser.

Le truc en plus ? La traduction de Serge Quadruppani est bien exécutée, elle donne de la couleur aux mots, aux phrases, nous immergeant totalement dans le petit village de Vigata, nous donnant l’impression que nous sommes avec Montalbano et ses hommes, pirsonnelement en personne (les initiés comprendront).

De l’humour, des crimes, des enquêtes, des mystères, de la bonne bouffe, des tracasseries, des réflexions pleines de philosophie, c’est ça, l’univers de Montalbano.

Le seul bémol dans l’histoire, c’est qu’il est impossible d’aller manger à la trattoria San Calogero de Vigata puisque le patelin n’existe pas ! À quand, en Sicile, un label « Montalbano » afin de désigner les petits restaurants comme il les apprécie ?

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2022 au 11 Juillet 2023) [Lecture N°13].

Le Scorpion – Tome 14 – La tombe d’un dieu : Stephen Desberg et Luigi Critone

Titre : Le Scorpion – Tome 14 – La tombe d’un dieu

Scénariste : Stephen Desberg
Dessinateur : Luigi Critone

Édition : Dargaud (27/05/2022)

Résumé :
Au Caire, le Scorpion a retrouvé Méjaï. Mais elle lui a interdit de se mêler de sa vie et de celle de leur enfant… qui semble avoir disparu. A bord d’une felouque descendant les eaux du Nil, le Scorpion compte bien découvrir la vérité, mais il a besoin d’argent.

Ainsi se remet-il au service de la Sabbatéenne, une femme plus dangereuse encore, capable de percer les mystères du passé. La Sabbatéenne s’est lancée sur les traces du plus mystérieux des pharaons, Akhenaton, l’inventeur du dieu unique.

Elle est persuadée qu’en trouvant sa tombe, elle pourra faire le lien avec son grand prêtre Tamose, le Moïse de la Bible, et l’exode vers la Palestine, aujourd’hui revendiquée par les juifs, les musulmans et les chrétiens d’Occident. Mais la quête tourne mal. Des hommes armés les attaquent.

Le trésor de la tombe d’Akhenaton attire toutes les convoitises, et particulièrement celles du puissant Al Kabir, le maître de Méjaï qui possède la clé de ses secrets.

Critique :
Depuis que Marini n’est plus là, le Scorpion n’est plus tout à fait le même… Il est sans doute plus facile de copier certains dessins que d’autres.

Les dessins de Luigi Critone sont presque à l’identique de ceux de Marini, beaucoup mieux que dans le précédent tome, où ils ne m’avaient pas conquis, mais il leur manque toujours un petit truc : l’âme que possédaient les anciens.

Malgré tout, adorant les aventures du Scorpion, je ne pouvais manquer ce nouveau rendez-vous, en terre Égyptienne. Un petit résumé de l’album précédent se trouve au début de celui-ci, ce qui est une bonne idée, car deux années se sont écoulées entre le tome 13 et le 14.

Il est une fois de plus question de religions, ce qui est des plus normal, à cette époque. Trois religions se côtoient et vivent en harmonie.

Il y a, bien entendu, des fanatiques qui ne veulent pas que l’on remette certaines choses en question et qui sont prêt à tout pour empêcher le Scorpion et la Sabbatéenne d’arriver à leur fin.

Derrière ces fanatiques, il y a surtout des hommes qui les manipulent, qui tirent les ficelles, qui n’ont pour objectif que d’étendre leur empire, leur pouvoir, ou tout simplement le garder. Pour eux, la religion n’est qu’un prétexte et tout le reste est politique. L’empire Ottoman vacille et certains voudraient en tirer parti, quand d’autres voudrait qu’il reste encore.

La recherche de la tombe du pharaon hérétique apportera un autre éclairage sur un épisode archi-connu de l’Ancien Testament.

Nous sommes loin des premiers albums qui m’avaient emportés, qui avaient été des coups de coeur, malgré tout, je suis contente de retrouver mon Scorpion et ses quêtes.

Pourtant, s’il avait été moins attaché à sa quête de la vérité et moins égoïste, Méjaï n’aurait pas perdu ce qu’elle a perdu…

Un bon album, correct, qui remonte d’un cran par rapport au précédent et qui laisse présager, je l’espère, que les suivants ne nous décevrons pas.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°258] Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 46 pages).