Hors cadre : Stefan Ahnhem [LC avec Bianca]

Titre : Hors cadre

Auteur : Stefan Ahnhem
Édition : Albin Michel (30/03/2016)
Édition Originale : Offer utan ansikte (2014)
Traducteur : Marina Heide

Résumé :
Près des corps sauvagement mutilés de deux victimes, une photo de leur classe de 3ème sur laquelle leur visage a été raturé. Cette classe a aussi été celle de l’inspecteur Fabian Risk de la police de Helsingborg.

Pour arrêter la spirale infernale et éviter d’être la prochaine cible, il s’enfonce dans les méandres de son propre passé. Au risque de s’y perdre.

Best-seller partout où il est publié, ce roman troublant et cruel qui interroge la violence de la société, impose Stefan Ahnhem comme un des auteurs de thrillers scandinaves les plus prometteurs.

Critique :
♫ Viens, je t’emmène ♪ Où les enquêtes sont replies de secrets ♪ Viens, je t’emmène, Où des meurtres vont commencer ♪

On a tell’ment fermé les yeux ♫ On a tell’ment le regard détourné ♪ Que ça est arrivé ♪

Viens je t’emmène… C’est à peu près ça que l’auteur aurait pu me chanter à l’oreille car il m’a emmené dans une intrigue tellement bien maîtrisée que j’y ai pris un pied fou.

Pourtant, il arriva un moment où je doutai fortement du comment il allait encore pouvoir me tenir ainsi en haleine jusqu’à la dernière page.

Sans pour autant avoir VU le coupable – comme dans un Columbo – j’avais la sensation que tout était dit, que tout était plié, que je savais tout et que le seul suspense serait de savoir comment les policiers allaient le coincer.

Et bien, ça m’apprendra à douter, tiens ! Penser que tout était plié était une erreur grossière de ma part. L’auteur a eu raison de me susurrer à l’oreille « Viens, laisse-moi t’emmener » car le voyage valait vraiment la peine.

Les polars scandinaves dégagent toujours quelque chose en plus que les autres, et celui-ci n’a pas dérogé à la règle : l’intrigue était serrée, bien menée, j’ai été de surprises en surprises, le tout sur un rythme qui oscillait entre le tranquille et l’agité.

Bien que l’enquête prenne du temps, bien que le rythme ne soit pas celui d’un 24h chrono, l’intrigue se met de suite en place et les questions commencent à débouler dans notre tête.

Avec des chapitres courts et en italiques, l’auteur nous plonge dans le journal intime d’un jeune élève qui subit les brimades de certains de ses congénères, ceux qui sont des petites brutes patentées, le tout sous les regards détournés des autres élèves et des profs.

Si l’écriture est conventionnelle, les personnages ne le sont pas, et, sans atteindre la profondeur de ceux du Département V, il n’en reste pas moins qu’on se prend d’affection pour ces policiers dont on suivra un peu leur vie intime, mais sans que cela empiète sur l’histoire principale.

Le personnage principal, Fabian Risk, est un flic tenace, mais un mauvais mari et un mauvais père. Il y a eu des moments où je l’aurais baffé volontiers, ou tout au moins hurlé dessus. Pas de bol, il est Humain, et donc, non parfait. Mais jamais mes parents n’auraient agi avec la même désinvolture que lui et son épouse.

Mon seul bémol sera pour le final : il est grandiose, on a le trouillomètre à zéro, mais j’aurais aimé savoir quel allait être le parcours de certains des flics après cette enquête éprouvante, violente, remplie de morts et médiatisée.

Une LC qui nous a faite plaisir à toutes les deux. Si vous voulez connaître l’avis de ma copinaute, Bianca, cliquez sur son nom !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018).

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Soleil de nuit : Jo Nesbø

Titre : Soleil de nuit

Auteur : Jo Nesbø
Édition : Gallimard (2016)

Résumé :
Chargé de recouvrer les dettes pour le Pêcheur, le trafiquant de drogue le plus puissant d’Oslo, Jon Hansen, succombe un jour à la tentation.

L’argent proposé par un homme qu’il est chargé de liquider permettrait peut-être de payer un traitement expérimental pour sa petite fille, atteinte de leucémie. En vain.

Trouvant refuge dans un village isolé du Finnmark, et alors qu’il est persuadé d’avoir tout perdu, Jon croise la route de Lea (dont le mari violent vient de disparaître en mer) et de son fils Knut.

Une rédemption est-elle possible ? Peut-on trahir impunément le Pêcheur ?

Critique : 
♫ J’irais bien refaire un tour du côté de chez Sames ♪ Relire mon premier roman qui me donnait rendez-vous… Chez les rennes ♫

Un récit qui se passe dans le grand Nord, au Finnmark, du côté de chez les Sames, moi, je ne refuse pas le voyage ! Mais promis, j’arrête de chanter.

Si le précédent opus de Jo Nesbø ne m’avait pas emballé, celui a eu l’effet inverse et m’a emmené loin dans le Finnmark, dans un petit village, sorte de trou du cul de la Norvège, en haut, à droite, collé à la Russie.

Jon Hansen, le personnage principal et narrateur, est devenu le recouvreur de dette – et liquidateur – du Pêcheur, un gros trafiquant de drogue déguisé en honnête marchand de poisson. S’il est frais son poisson ? Je ne sais pas… Mais je ne le lui demanderai pas !

Cet Ordralphabétix d’Oslo n’aime pas qu’on le roule, qu’on le baise, qu’on lui chie dans les bottes et vu que Jon a merdé grave parce que c’est ce qu’il vient de faire, notre marchand de poisson frais lui envoie son nouveau liquidateur.

Le récit n’est pas linéaire dans le temps : Jon nous raconte son histoire en faisant des aller-retour entre le passé et le présent, nous racontant sa petit vie, son ancien job, son nouveau et ce n’est qu’au fur et à mesure de son récit que nous aurons une parfaite vue d’ensemble.

Sa lutte pour échapper au tueur, sa cavale qui a tout lieu d’être sans issue et son échouage dans un village peuplé de bigots læstadien et de Sames athées. Un plaisir à lire.

Huis clos, humour, voie sans issue, Histoire (avec un grand H) du Finnmark au travers de son peuple, les Sames et de ceux qui ont vécu la guerre – certains ayant dû supporter les Allemands avant de devoir se farcir les Russes – des personnages attachants et une plume qui vous emporte pour un voyage au pays du soleil de minuit.

Oui, je me suis attachée à ce petit truand de Jon, à Léa, cette femme læstadienne qui a vécu en suivant le Verbe, prêché par son père et qui a épousé un homme brutal. Oui j’ai adoré aussi Knut, ce gamin de 10 ans, farceur et amitieux.

Oui, j’ai tremblé aussi et ce n’était pas de froid.

Une histoire passionnante, en quelques 224 pages, même si j’aurais aimé encore en lire plus sur cette région et sur ce peuple que j’avais découvert dans les romans d’Olivier Truk.

Une histoire qui vous happe pour un tour au pays des rennes et qui ne vous redéposera qu’une fois la dernière page tournée. J’ai encore plané un peu ensuite. Même si le scénario n’avait rien d’original, le tout était bien présenté et j’ai dévoré la chose.

Et le tout sans histoire d’amour guimauve ! Il y a de l’amour dans ces pages, mais ce n’est pas mielleux tout collant.

Étoile 4Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016) et le Challenge « Nordique 2016 » chez Mes chroniques Littéraires.
CHALLENGE - Nordique loups_scandinavie

22. Challenge « Nordique »

CHALLENGE - Nordique loups_scandinavieNon, non, non, ceci n’est pas vraiment un nouveau challenge (tu peux être rassuré,Yvan), mais une prolongation du challenge « Un hiver en Suède ».

Pourquoi je participe ? Parce que celui-ci, contrairement à son petit frère, se déroule sur une année et pas sur un trimestre, ce qui me permet d’aller plus à mon aise et de sortir ENFIN mes polars islandais, norvégiens, danois, scandinave, finlandais, écossais…

Donc, je peux sortir mes Indridason, Nesbø, Staalesen et Adler-Olsen !!

Pour en savoir un peu plus :

Marjorie a donc retenu :

– pour les pays nordiques : Danemark, Finlande, Islande, Norvège, Suède et leurs États associés : Åland, Groenland, îles Féroé ; et îles du Nord de l’Écosse c’est-à-dire Orcades et Shetland ;

pour les pays d’Europe du Nord : Angleterre, Irlande, Écosse et Estonie.

L’objectif est toujours de « lire des livres écrits par des auteurs nés dans les pays précités ou des livres dont l’action se passe dans l’un de ces pays ».

Tous les genres sont acceptés : romans, nouvelles, théâtre, jeunesse, bandes dessinées…

Ainsi que « tout ce qui concerne la culture de ces pays : nourriture, compte-rendus d’expositions, de visites de monuments, de week-ends passés là-bas, bons plans, lieux insolites, jeux, Histoire et royauté des pays concernés ».

Sont prévus : marathons, lectures communes (par auteur ou par titre), thématiques (pays, fêtes…).

Infos, inscription et logo sur le blog de Marjorie, Chroniques littéraires, et sur le groupe FB qui, pour l’occasion, a changé de nom.

PS : Qui dit Écosse dit écossais et qui dit écossais pense à…  😉