666…

Non, ce n’est pas le nombre d’articles publiés sur le blog ! Là, on est à 1.651 bafouilles (1.652 avec ce petit article).

Non, ce n’est pas le nombre de chroniques publiées sur Babelio… 1.550 au dernier recensement.

En fait, en plus de Babelio, je suis sur Livraddict (j’y étais venue pour un challenge) et après des années avec quelques bouquins en biblio, j’ai décidé de me mettre en ordre.

J’apprécie chez eux le fait de noter la progression de ses lectures, le fait que j’ai transféré ma wish-list afin d’alléger ma biblio Babelio, la vision claire des livres d’un auteur (et de ses sagas) et surtout, surtout la carte des auteurs lus !!!

Cela me donne une vision claire des multiples nationalités présentes dans mes livres lus car il arrive que je ne prenne pas attention à la nationalité de l’auteur s’il est autre chose que anglais, américain, français, espagnol, italien ou belge (les plus représentés).

Coïncidence marrante, au moment où j’ajoutais mon lien vers ma chronique « Midnight » de Dean R. Koontz, le système a affiché « 666 auteurs lus » !

Officiellement, j’en ai plus, mais toute la biblio n’est pas sur Livraddict ! Mais là, j’ajoutais un auteur qui fait dans les frissons et boum, le chiffre de la Bête.

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Le Treizième Conte : Diane Setterfield [LC avec Bianca]

Titre : Le Treizième Conte

Auteur : Diane Setterfield
Édition : Presse Pocket (2011)
Édition Originale : The Thirteenth Tale (2006)
Traducteurs : Claude et Jean Demanuelli

Résumé :
Vida Winter, auteur de best-sellers vivant à l’écart du monde, s’est inventé plusieurs vies à travers des histoires toutes plus étranges les unes que les autres et toutes sorties de son imagination.

Aujourd’hui âgée et malade, elle souhaite enfin lever le voile sur l’extraordinaire existence qui fut la sienne.

Sa lettre à sa biographe Margaret Lea est une injonction : elle l’invite à un voyage dans son passé, à la découverte de ses secrets. Margaret succombe à la séduction de Vida mais, en tant que biographe, elle doit traiter des faits, non de l’imaginaire ; et elle ne croit pas au récit de Vida.

Les deux femmes confrontent les fantômes qui participent de leur histoire et qui vont les aider à cerner leur propre vérité.

Dans la veine du célèbre Rebecca de Daphné Du Maurier, ce roman mystérieux et envoûtant est à la fois un conte gothique où il est question de maisons hantées et de sœurs jumelles au destin funeste, et une ode à la magie des livres.

« Dense, bourré de surprises et de fausses pistes, déroutant, intrigant, captivant, un peu gothique et terriblement britannique. » Daphné de Saint Sauveur –Le Figaro Madame

« Un hommage aux livres, à la littérature du XIXe siècle anglais, à la magie des mots, à l’art de raconter des histoires. Roman dans le roman, mise en abîme, la verve romanesque de Diane Setterfield fait des merveilles. Un livre à dévorer. » Marilyne Camhi – LeFigaro.fr

Critique :
Cela faisait longtemps que ce roman dit « gothique » prenait la poussière dans mes étagères et je remercie Bianca, ma copinaute de LC, de me l’avoir fait extirper !

Notre choix de lecture fut-il judicieux ? Oui et non…

Ce roman était encensé par la critique et je me demande encore qu’est-ce qui les a fait vibrer et pas moi dans le long récit d’introduction de l’histoire.

Certes, on avait un peu de « L’Ombre du vent » dans cette description de boutique où s’entassent des livres et où une jeune fille ne vit que pour eux, mais chez moi, ce fut assez soporifique car trop long.

À un moment donné, faut conclure ! Trop de préliminaires tuent les préliminaires.

Pourtant, il est un fait que pour une amoureuse des livres, un roman pareil, c’est du pain béni car si le personnage principal qu’est Margaret, la future biographe, adore les romans, on sent aussi transparaître cet amour des livres dans la plume de l’auteur.

Elle ne fait pas de la figuration et les références sont nombreuses en ce qui concerne les grandes œuvres anglaises.

Oui mais voilà, c’est long à se mettre en place et le roman ne devient intéressant qu’à partir du moment où Vera Winter entame son récit familial. Et là encore, j’ai zappé des passages et sauté quelques paragraphes.

Niveau personnages, on est gâté par une galerie de frappa-dingues tout droit sorti d’un asile de fous ou d’une galerie de mauvais parents destinées à vous illustrer comment il ne faut surtout pas être.

Entre une mère qui ne regarde pas sa vie vivante vivre mais se complait dans la mort de son autre enfant, entre des parents qui ne regardent pas leur premier né, puis un père qui s’attache, à l’exagéré, à sa fille, en passant par un frère qui est totalement barjot de sa sœur qui ne s’occupe même pas de ses enfants…

Il y a des fausses pistes dans le livre et il faudra attendre les 100 dernières pages pour que le rythme s’accélère et que l’on se rapproche du secret caché dans ces pages. Là, je n’ai plus lâché le roman.

Anybref, beaucoup de pages lues pour un petit plaisir ressenti à la fin.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018), le Challenge « A year in England – 2017-2018 » chez Titine (Plaisirs à Cultiver)Le challenge British Mysteries (Janvier 2018 – décembre 2018) chez My Lou Book etLe Challenge « Les Irréguliers de Baker Street » repris par Belette [The Cannibal Lecteur] et sur le forum de Livraddict (N°18 – La Boîte en Carton – lire un livre dans lequel tout commence par une lettre/un colis).

Bilan Livresque Mensuel : Janvier 2018

Janvier, le mois de traditionnelles résolutions que personne ne tient… Moi, ma résolution annuelle est de ne pas prendre de résolution, mais de me placer quelques petits défis, dont notamment, découvrir d’autres auteurs, ou sortir des livres de ma PAL.

Je viens de commencer l’année de manière tonitruante car j’ai lu pas moins de 11 livres + 2 relectures (ne compteront pas dans le bilan final), mais seulement 3 bédés (2 nouveautés, une relecture).

Niveau séries, je n’ai rien regardé, shame on me, mais pour ce qui est des films, j’ai explosé mon compteur avec pas moins de 13 films (du 13/01 au 26/01).

Rien que le titre est une énigme à lui tout seul !! Carajuru de Sébastien Vidal (ICI). Une enquête sur un suicide qui n’en a pas l’air… J’ai apprécié aussi entrer dans le monde différent des gendarmes, ces militaires qui n’en sont pas vraiment. Ça me change des flics traditionnels. Ce ne sera pas le policier de l’année 2018, l’intrigue est assez classique, tout en sortant des sentiers battus parce que le final m’a troué le cul.

Un p’tit western noir, ça vous dit ? Alors sortez les flingues pour assister à Une assemblée de chacals de S. Craig Zahler (ICI). C’est cru sur la fin, c’est violent, c’est l’époque, c’est l’Homme. Mais la violence n’est jamais gratuite dans le récit, elle est toujours « justifiée » car nous sommes faces à des chacals.

Je n’avais déjà pas aimé lors de ma première lecture et pourtant, je l’ai relu. Fallait être maso pour relire Mycroft’s Testimony de Sophie Bellocq-Poulonis (ICI) ou alors, avoir juste envie de faire une chronique pour les lecteurs/trices de ce blog. Pour un profane en holmésologie, le breuvage sera indigeste et la tartine trop épaisse. Et pour un néophyte dans la question psy, ce sera encore plus infect qu’imaginer boire un thé au beurre rance.

Une autre relecture, mais plus agréable avec Une étude en rouge – Dossier complet de la première enquête de Sherlock Holmes rassemblé par le dr Watson et transmis à Conan Doyle (ICI) qui est une sorte de dossier, un peu comme si vous aviez eu accès au tiroir du docteur Watson, là où il classe les affaires auxquelles il a participé avec Holmes. Ce genre d’ouvrage ne s’adresse qu’aux zinzins dans mon genre qui collectionnent TOUS les trucs sur Sherlock Holmes.

Envie de frémir avec une disparition d’enfant ? De se torturer les méninges et le coeur en même temps que la mère ? Alors, sifflotez la chanson de Brassens ♫ quand je pense à Hortense de Jacques Expert [LC avec Bianca] (ICI). Un thriller efficace mais là où je grince des dents, c’est dans l’abrupt dénouement : on te balance le final et puis c’est terminé, alors que tout un tas de questions restent sans réponses !

Deux anus ? Oui… Parce que Anus Bis… Ok, je sors… Les Voies d’Anubis de Tim Powers (ICI) est un roman fantastique au départ un peu poussif, mais ensuite, impossible de s’embêter. Si vous aimez le fantastique, un brin de steampunk, la grande Aventure, les voyages dans le temps, Londres, la mythologie égyptienne, la magie, l’action, le mystère, le suspense, la poésie, je vous conseille d’embarquer pour le Grand Voyage !

Et si on se faisait un petit roman noir tout neuf de chez Gallmeister ? Sortez les flingues car dans Le diable en personne de Peter Farris (ICI), va falloir descendre des sales types et défendre sa peau ! Un petit roman noir brut, condensé, du chocolat noir à plus de 80% (j’ai lu des bien pire), le tout saupoudré d’une petite bougie qui symbolise l’espoir. Une pépite noire.

Vous aussi vous n’étiez pas la chouchoute de la classe, mais plutôt celui ou celle qui s’en prend plein la gueule pour pas un balle ? Alors plongez dans Hors cadre de Stefan Ahnhem [LC avec Bianca] (ICI) pour imaginer vos tortionnaires morts, et pas de manière douce. Mon seul bémol sera pour le final : il est grandiose, on a le trouillomètre à zéro, mais j’aurais aimé savoir quel allait être le parcours de certains des flics après cette enquête éprouvante, violente, remplie de morts et médiatisée.

Si le premier tome de nouvelles holmésiennes était fort éloigné du canon habituel, le deuxième concernent des nouvelles qui semblent toutes droites sortie des originales ! Sherlock Holmes en toutes lettres – Tome 2 de Collectif (ICI) est un excellent recueil, plus dans l’esprit du canon que son prédécesseur qui lui, était plus dans la parodie.

Si vous voulez frissonner de peur, allez-y, plongez sur le roman Troupe 52 de Nick Cutter [LC avec Stelphique] (ICIet dévorez-le ! Vous ne verrez plus les camps scouts de la même manière. Mes amis ont beau être des gamins de 14 ans, chacun a sa petite personnalité et vous ne serez pas déçu de ce que vous lirez car nous n’avons rien à avoir avec les gentils gamins du Club Des Cinq. J’en frissonne encore.

Envie de visiter les prisons anglaise ? Laissez-vous enfermer avec Oscar Wilde et le mystère de Reading de Gyles Brandreth (ICI) et découvrez les deux années de déchéance du dandy le plus célèbre. Un tome plus sombre, moins joyeux, car voir le grand Oscar Wilde trainé dans la boue n’est jamais agréable. Une enquête qui se déroulera d’une manière plus subtile, où nous apprendrons les faits au compte-goutte, où il faudra attendre les dernières pages pour avoir les ultimes conclusions et voir la pièce dans toute sa splendeur. C’est avec regret que j’ai terminé cette lecture et même si le récit était sombre, Wilde a su, même dans l’adversité, me l’égayer.

Envie d’une petite fumisterie ? Épargnez vos sous et n’achetez surtout pas Jack L’éventreur – Le journal, Le dossier, La controverse de Shirley Harrison (ICI) car c’est de la couille en boite !

On retrouve des enfants morts, la police piétine et la ville de Détroit se vide de ses habitants. Prenez votre passeport et envolez-vous pour Motown et découvrez Les chiens de Détroit de Jérôme Loubry (ICI). Si vous voulez les Vampires de Détroit, vous aurez droit aux banquiers véreux et cupides de chez Goldman et consorts.

Bilan Livresque Mensuel Janvier : 11 romans + 2 relectures

  1. Carajuru : Sébastien Vidal
  2. Une assemblée de chacals : S. Craig
  3. Les Voies d’Anubis : Tim Powers
  4. Hors cadre : Stefan Ahnhem [LC avec Bianca]
  5. Hortense : Jacques Expert [LC avec Bianca]
  6. Le diable en personne : Peter Farris
  7. Troupe 52 : Nick Cutter [LC avec Stelphique]
  8. Sherlock Holmes en toutes lettres – Tome 2 : Collectif
  9. Oscar Wilde et le mystère de Reading : Gyles Brandreth
  10. Jack L’éventreur – Le journal, Le dossier, La controverse : Shirley Harrison
  11. Les chiens de Détroit : Jérôme Loubry
  12. Mycroft’s Testimony : Sophie Bellocq-Poulonis [Relecture]
  13. Une étude en rouge – Dossier complet de la première enquête de Sherlock Holmes rassemblé par le dr Watson et transmis à Conan Doyle [Relecture]

Bilan Livresque Mensuel Janvier : 3 bédés (1 relecture)

  1. Lonesome – Tome 1 – La piste du prêcheur : Yves Swolfs
  2. Undertaker – Tome 4 – L’ombre d’Hippocrate : Xavier Dorison & Ralph Meyer
  3. Naufragés d’Ythaq – T11 – L’Haleine de l’Ogre : Arleston & Floch [Relecture]

Fiches publiées :

  1. Orcs et Gobelins – Tome 1 – Turuk : Jean-Luc Istin & Diogo Saito
  2. Nains – Tome 7 – Derdhr du Talion : Nicolas Jarry & Stéphane Créty
  3. Nains – Tome 8 – Sriza du Temple : Nicolas Jarry & Paolo Deplano
  4. [FILMS] 300 de Zack Snyder (2007)
  5. Agatha Raisin enquête – T 7 – À la claire fontaine : M.C. Beaton [Par Dame Ida]
  6. Agatha Raisin enquête – T8 – Coiffeur Pour Dame : M.C. Beaton [Par Dame Ida]
  7. Mois du Polar chez Sharon – Février 2018

Films vus : 13

  1. 300 de Zack Snyder (2007)
  2. There will be blood de Paul Thomas Anderson (2007)
  3. Le petit baigneur de Robert Dhéry (1968)
  4. Le Hobbit 1 – Un voyage inattendu de Peter Jackson (2012)
  5. Le Hobbit 2 – La Désolation de Smaug de Peter Jackson (2013)
  6. Pirates des Caraïbes 4 – La fontaine de jouvence de Rob Marshall (2011)
  7. The game de David Fincher (1197)
  8. Thor 2 – The Dark World de Alan Taylor (2013)
  9. Thor 3 – Ragnarok de Taika Waititi (2017)
  10. Star Trek 2 – Into Darkness de J.J. Abrams (2013)
  11. La planète des singes de Tim Burton (2001)
  12. Alien Vs Predator de Paul W. S. Anderson (2004)
  13. Tais-toi ! de Francis Veber (2003)

Morwenna : Jo Walton [LC avec Stelphique]

Titre : Morwenna

Auteur : Jo Walton
Édition : Denoël (10/04/2014) – Folio SF (2 mai 2016)

Résumé :
Morwenna Phelps, qui préfère qu’on l’appelle Mori, est placée par son père dans l’école privée d’Arlinghurst, où elle se remet du terrible accident qui l’a laissée handicapée et l’a privée à jamais de sa sœur jumelle, Morganna.

Là, Mori pourrait dépérir, mais elle découvre le pouvoir des livres de science-fiction. Delany, Zelazny, Le Guin et Silverberg peuplent ses journées, la passionnent.

Un jour, elle reçoit par la poste une photo qui la bouleverse, où sa silhouette a été brûlée.

Que peut faire une adolescente de seize ans quand son pire ennemi, potentiellement mortel, est une sorcière, sa propre mère qui plus est ? Elle peut chercher dans les livres le courage de combattre.

Critique :
Morwenna n’est pas ce que l’on peut appeler un page-turner que l’on ne peut reposer tant qu’on ne l’a pas terminé.

Ce n’est pas non plus un roman où l’on dévore 200 pages d »un coup, mais plus un roman où l’on picore des pages, se laissant même aller à en lire un autre livre durant sa lecture.

Non pas qu’il n’est pas intéressant ou que l’on s’ennuie durant sa lecture, non, que du contraire, on le lit avec plaisir.

Malgré le fait que l’intrigue soit inexistante et qu’il ne se passe pas grand-chose… hormis quelques rencontres avec des fées.

Ben malgré ça, j’ai passé un bon moment de lecture, pas impérissable, mais agréable.

Gardez à l’esprit que c’est un roman dont il faut prendre le temps de s’imprégner des personnages, des atmosphères, des légendes, des non-dits, des secrets de famille et surtout, ne vous attendez pas à avoir des retournements de situations ou des événements de folie.

Nous sommes en train de lire le journal intime de Morwenna, jeune fille de 15 ans qui a un lien privilégié avec les fées, qui les voit, leur parle. Une jeune fille renfermée depuis le décès de sa jumelle, une jeune fille qui a bien du mal à s’intégrer dans sa nouvelle école.

Morwenna adore la lecture, et plus particulièrement la SF. C’est une véritable serial-lectrice, une cannibale lectrice, car elle en lit plus que moi…

L’auteure, en faisant de son personnage principal une férue de littérature SF, a sans doute eu peur qu’on ne la prenne pas au sérieux, et de ce fait, elle nous balance des tonnes de références littéraires, par l’entremise de Morwenna qui nous donnera tous les titres de ses lectures.

Ça ne m’a pas trop dérangée durant ma lecture, mais je suis d’accord avec ma collègue Babeliotte (Boudicca) qui trouve que citer toute les lectures de Morwenna, c’est exagéré.

Ça va, on a tout de suite compris que l’auteure connaissait son sujet, contrairement à d’autres qui font de leur héroïne des étudiantes en littératures et qui sont en fait des quiches (et pas des fatales).

Le personnage de Morwenna est complexe, difficile à cerner, au départ, et je pensais même que ses références à la magie et aux fées n’étaient que des élucubrations de son esprit pour justifier le comportement des adultes envers elle.

C’est un personnage touchant, comme bon nombre de personnes qui gravitent autour d’elle. Des portraits tout en finesse, réalistes, réussis.

Les choses que j’ai le plus appréciées, ce sont ses réflexions sur la lecture, sur les livres, sur sa compréhension du monde et des gens.

Elle est très mature pour une jeune fille de 15 ans et, tout comme moi, elle ne se trouve pas dans le groupe des filles populaires à l’école, passe plus de temps à lire qu’à avoir des contacts sociaux avec les autres étudiantes… qui, disons-le de suite, sont des pétasses crétines débiles. Ça valait pour les filles de ma classe aussi !

Anybref, ce n’est pas un roman que l’on dévore en bouffant les pages, il ne se passe rien de révolutionnant, ça se lit avec plaisir, mais je pense que d’ici quelques temps, il ne me restera pas grand-chose comme souvenirs marquants de cette lecture.

Pas de regrets de l’avoir lu, d’ailleurs, j’aurais pas osé ne pas le lire, ma binômette de lecture étant très persuasive pour me proposer de switcher la LC prévue en juin avec celle-ci qui comptera pour son challenge elfique.

Et vous le savez bien, j’ai peur !!! PTDR (mille pardons, ma Stelphique, ce fut un plaisir de faire ce switch, mais pas sûr qu’on va faire remonter le bazar chez Lord Arsenik ! – Je parle bien entendu de faire remonter ce livre dans sa PAL).

Le Mois Anglais (Juin 2017 – Saison 6) chez Lou et Cryssilda et le Challenge Printemps Elfique 2017 chez Stelphique.

Pourquoi je l’ai choisi :
Il me fallait un peu honorer mon petit Challenge Printemps Elfique, et il m’aura aussi fallu entrainer ma binomette avec moi, sous peine *de ne plus jamais lui parler*, pour lire ensemble ce livre que l’on décrit comme une merveille avec plein de fées dans ses pages….

Mission réussie et timing parfait avant la clôture, nous finissons donc en beauté ce trimestre féérique!

Synopsis :
Morwenna Phelps, qui préfère qu’on l’appelle Mori, est placée par son père dans l’école privée d’Arlinghust, où elle se remet du terrible accident qui l’a laissée handicapée et l’a privé à jamais de sa sœur jumelle, Morganna.

Loin de son pays de Galles natal, Mori pourrait dépérir, mais elle découvre le pouvoir des livres, notamment des livres de science-fiction. Samuel Delany, Roger Zelazny, James Tiptree Jr, Ursula K. Le Guin et Robert Silverberg peuplent ses journées, la passionnent.

Alors qu’elle commence à reprendre du poil de la bête, elle reçoit une lettre de sa folle de mère : une photo sur laquelle Morganna est visible et sa silhouette à elle brûlée. Que peut faire une adolescente de seize ans quand son pire ennemi, potentiellement mortel, est sa mère ? Elle peut chercher dans les livres le courage de se battre.

Ce que j’ai ressenti : … Une envolée toute en pages et en ailes féériques…

« Qui pourrait vouloir d’un monde de marionnettes? »

Je me suis sentie très proche de ce personnage, dans sa manière de s’abandonner totalement dans ses lectures, en cette période critique de l’adolescence…

J’ai trouvé que l’auteure arrivait à nous faire ressentir cette langueur qui empoissonne le quotidien de cette jeune fille, à subir la lenteur des jours sans enthousiasme, à ressentir le poids écrasant de cet enfermement dans ce pensionnat.

Et finalement, sa liberté se trouve dans les livres, dans ce genre si particulier qu’est la Science-Fiction, qui lui ouvre les portes vers un imaginaire débordant…

« Ce qui m’a toujours plu dans la science-fiction, c’est qu’elle vous fait réfléchir et regarder les choses sous des angles auxquels vous n’auriez jamais penser. »

C’est très beau cette manière d’aimer autant la littérature, d’aller explorer d’autres univers, d’apprécier autant  le poids des mots, de rendre hommage aux plus grandes œuvres écrites…

Chaque piste de lecture est à noter soigneusement et je serai bien partante pour m’en faire quelques unes, notamment « Le Seigneur des Anneaux », puisque cette jeune fille le connait par cœur!

Morwenna adore lire, et ça fait plaisir à voir! On se sent un peu complice de ses envolées, intéressée par toute cette ronde d’auteurs qu’elle nomme comme les plus passionnants, et j’aurai bien aimé participer à ce Karass/Club de Lecture entièrement animé au nom de la SF…

« J’avais des livres, de nouveaux livres, et je peux tout supporter tant que j’en ai. « 

Les fées que l’on découvre au sein de ses pages m’ont vraiment charmée. Dans cette façon d’être tangible sans l’être tout à fait, d’être imparfaites mais empreintes de merveilleux , d’illuminer le quotidien sans être lumineuses, d’avoir du pouvoir magique mais dépendante du monde humain…

J’ai beaucoup aimé l’idée de l’auteure de faire un parallèle entre fées et fantômes, de ce besoin de se raccrocher au fantastique pour appréhender la douleur, de créer une sorte d’échappatoire féérique qui soulage de la souffrance du monde réel…

« Quoi qu’il en soit , si la plupart des gens ne voient pas les fées parce qu’ils n’y croient pas, les voir n’est pas une mauvaise chose. Certains des plus beaux êtres que j’ai jamais vus sont des fées. »

« Si vous aimez suffisamment les livres, les livres vous aimeront en retour. »

Dans ce journal intime, l’héroïne se dévoile, grandit, mûrit, guérit ses plus grandes blessures, affronte son passé bancal, mais garde farouchement son âme d’enfant, un pont indestructible vers l’imaginaire…Cette jeune adulte en devenir, nous offre ses plus intimes cheminements ainsi que de jolies réflexions, pour un moment de lecture tout en charme et en féérie.

… Dum spiro spero – « Tant que je respire, j’espère »

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

Lien vers la chronique originale de Stelphique 

 

L’ombre du vent : Carlos Ruiz Zafón

Titre : L’ombre du vent

Auteur : Carlos Ruiz Zafón
Édition : Grasset (2004) / Livre de Poche (2006)

Résumé :
Dans la Barcelone de l’après-guerre civile, « ville des prodiges » marquée par la défaite, la vie est difficile, les haines rôdent toujours.

Un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon – Daniel Sempere, le narrateur – dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés.

L’enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d’occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y « adopter » un volume parmi des centaines de milliers.

Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l’entraîner dans un labyrinthe d’aventures et de secrets enterrés dans l’âme de la ville : L’Ombre du Vent.

superthumbCritique :
Si je n’avais pas fait partie d’un obscur Book-Club, jamais ce roman ne serait arrivé entre mes mains. Mais voilà, puisqu’il était l’Élu du Mois et qu’il fut facile de le trouver en seconde main, je me suis dit « Pourquoi pas ? ».

554 critiques sur Babelio rien que pour ce roman, m’est avis qu’il avait dû faire un tabac à sa sortie et que je l’avais nié, ayant tendance à ne pas suivre le troupeau, du moins, pas toujours.

Alors, docteur, verdict ? Bonne prise en main… 636 pages, on peut dire que c’est une brique !

C’est donc vierge de tout a priori que j’ai entamé la lecture de ce roman dont les critiques vont de « super » à « nul ».

Mes premiers pas, enfin, mes premières lignes puis mes premières pages se sont bien déroulées et sans le remarquer, je suis entrée dans le livre toute entière, me prenant de passion pour le jeune Daniel Sempere qui tente de rassembler des bribes sur la vie de Julián Carax, auteur d’un roman intitulé « L’ombre du vent » et dont on ne trouve plus d’exemplaires disponibles sur le marché.

Je me suis prise au jeu de l’enquête, j’ai dévoré chaque information que je recevais, je me suis attachée à Daniel que nous suivrons de ses 11 ans à ses 30 ans dans cette quête qui paraît insoluble.

Si les personnages manquent parfois un peu d’étoffement, certains sont hauts en couleurs, notamment Fermín Romero de Torres, un vagabond qui deviendra ami avec la famille Sempere.

Lui, ses dialogues, ses métaphores, ses pensées, c’était le petit Jésus en culottes de velours tant il m’a fait rire, sourire ou acquiescé à ses maximes. Il est magnifique, Fermin, comparé à un Daniel qui est souvent un peu benêt, sans que le mot soit dépréciateur du personnage, mais Daniel, il est naïf et c’est ce qui fera son charme.

Certes, on me dira que l’histoire est cousue de fil blanc, je le sais, je l’ai remarqué aussi, ayant même déduit des choses qui me furent confirmées au fil de l’histoire, mais malgré tout, ce fut un plaisir de lecture.

Une bouffée d’air frais, voilà ce qu’est ce roman ! De l’oxygène au milieu de tous mes p’tits noirs que j’avale sans sucre. Ce roman, c’est la pâtisserie, le beignet rempli de sucre qui vous colle aux doigts tant il ne veut plus vous lâcher. Oui, on suce ses doigts ensuite pour ne rien perdre…

Ce roman, c’est de l’humour sans modération, de l’humour fin, noir parfois, tinté de cynisme, souvent, et une fois entamé, on y retourne avec délice, comme avec les sucreries.

De plus, j’ai aimé aussi me farcir une partie de l’Histoire de la ville de Barcelone de l’après-guerre (et pendant guerre civile) et de l’Espagne de Franco, aussi. Sans que l’auteur s’épanche trop, il nous livre tout de même un portrait peu flatteur de cette période noire et j’ai savouré tous les petits détails que j’ai lu dans ces pages.

L’ombre du vent, c’est une friandise, un Sugus au citron de Fermin, un beignet rempli de chantilly – ou la pâtisserie que vous préférez, je ne voudrais pas faire des jaloux – sans pour autant sombrer dans le gnangnantisme (© Larousse 2028), la guimauve ou l’abus de sucre qui, comme vous le savez, est mauvais pour la santé.

Après cette bouffée d’oxygène, je peux replonger dans les profondeurs troubles des romans  noirs.

Attention, afin d’éviter tout risque de surpoids, de diabète et toussa toussa, n’abusez pas de ces bonnes choses que sont les romans sucreries qui font du bien au moral. Sinon, « Lisez, bougez » car les romans écrit avec savoir se dégustent avec sagesse.

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016), le Challenge Lire « À Tous Prix » chez Asphodèle (Prix du meilleur livre étranger en 2004) et le Challenge « Le mois Espagnol » chez Sharon.


 

Mes derniers flambages livresques ! Ou « Ça va pas arranger ma PAL !! »

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Christelle, de Dealer de lignes m’a demandé de réaliser un article avec mes derniers flambages (car nous sommes deux flambeuses) et je l’ai fait avec grand plaisir parce que ça faisait longtemps que je n’avais plus fait d’articles sur « Descente en librairie » et puis, cela m’a permis aussi de remettre mes listes à jour…

Voici donc la liste de mes derniers craquages livresques, de mes flambages, bien que le mot « flambage » soit relatif puisque j’achète de nombreux livres en seconde main !

Vous remarquerez qu’il y a assez bien de nouveautés… et quelques anciens. Et plus des 3/4 ont été acheté en seconde main, mais neufs, comme jamais lus ou alors, avec beaucoup de soins !

Certains de cette liste ont déjà été lus (8), malgré que les plus anciens des achats ne remonte qu’à janvier 2016 !

  1. Affaire de sang : Aventure inédite de Sherlock Holmes : MacBird (lu)
  2. Agent indien, l’ : Dan O’Brien
  3. Anges noirs, les : Ævar Örn Jósepsson
  4. Au bonheur des îles : Bob Shacochis
  5. Carnets noirs : Stephen King
  6. Chant de la Tamassee, le : Ron Rash (lu)
  7. Chambre blanche, la : Martyn Waites
  8. Chien des Basqueville, le : Jean d`Aillon
  9. City on fire : Garth Risk Hallberg
  10. Culasse de l’enfer, la : Tom Franklin
  11. De chair et de sang : Michael Cunningham
  12. Dedans ce sont des loups : Stéphane Jolibert (lu)
  13. De force : Karine Giebel
  14. Dernier appel pour les vivants : Peter Farris
  15. En crachant du haut des buildings : Dan Fante
  16. Feuillets de cuivre : Fabien Clavel
  17. Il reste la poussière : Sandrine Colette
  18. Lagon noir : Arnaldur indridason
  19. La nuit derrière moi : Giampaolo Simi (lu)
  20. Les petites filles : Julie Ewa
  21. Les salauds devront payer : Emmanuel Grand
  22. Livre des âmes, le : James Oswald
  23. Méridien de sang : Cormac McCarthy
  24. Méthode 15/33 : Shannon Kirk
  25. Meurtres à Willow Pond : Ned Crabb
  26. Ombres innocentes, les : Audru
  27. Plateau : Franck Bouysse
  28. Porte d’or, la : Michel Le Bris
  29. Positif : David Wellington
  30. Prendre Gloria : Marie Neuser
  31. Prendre Lily : Marie Neuser
  32. Principe de parcimonie, le : Mallock
  33. Retour à Oakpine : Ron Carlson (lu)
  34. Suburra : Giancarlo De Cataldo
  35. Rivière des indiens, la : Jeffrey Lent
  36. Rural noir : Benoît Minville (lu)
  37. Serre-moi fort : Claire Favan
  38. Trilogie new-yorkaise : Paul Auster
  39. Trois jours et une vie : Pierre Lemaitre
  40. Un prisonnier modèle : Paul Cleave (lu)
  41. Vagabond : Franck Bouysse
  42. Viens avec moi : Castle Freeman Jr. (lu)
  43. Solomon Gursky : Mordecai Richler
  44. Petit traité de la fauche : Jim Nisbet
  45. Ce qu’il nous faut, c’est un mort : Hervé Commère
  46. Julian : Robert-Charles Wilson
  47. Les Affinités : Robert-Charles Wilson
  48. Psychiko : Paul Nirvanas
  49. Les saisons de la nuit : Colum McCann
  50. Et que le vaste monde poursuive sa course folle : Colum McCann
  51. Les Brillants – T2 – Un monde meilleur : Marcus Sakey
  52. Captifs : Kevin Brooks
  53. Condor : Caryl Férey

Châtié par le feu : Jeffery Deaver

Châtié par le feu - Deaver

Titre : Châtié par le feu

Auteur : Jeffery Deaver
Édition : Ombres Noires (2015)

Résumé :
Hermosillo, Mexique. Alonso Maria Carillo, dit aussi Cuchillo, « le Couteau », jouit d’une réputation de parrain cruel et très efficace. On ne lui connaît qu’un seul vice : une passion pour les livres rares. Il en possède des milliers, qu’il collectionne compulsivement et conserve avec amour.

Aussi, lorsque Carillo est visé par un contrat, les deux hommes chargés de l’assassiner, Evans et Diaz, pensent que ce sera un jeu d’enfant. Un bel autodafé devrait remettre Cuchillo dans le droit chemin.

Biblio romanCritique : 
Voici donc la preuve que l’on peut faire de bonnes nouvelles avec un début, une fin non ouverte et un développement au milieu !

Ceci est la troisième nouvelle écrite sur commande « autour du monde de la littérature » et éditée chez « Ombres Noires » que je lis.

Si « La Cavale de l’Étranger » m’avait déçue sur le fait que l’histoire promettait beaucoup et que le final avait été décevant, ici, ce ne sera pas le cas car nous sommes face à une nouvelle d’une efficacité redoutable !

Court, mais bon, rempli d’interrogations durant toute la lecture : est-ce que Diaz et Evans, les deux hommes chargés de liquider l’homme à la tête du cartel – Alonso Maria Carillo – ne sont pas en train de se tromper de cible ??

Où est le vrai ? Ou est le faux ? Pas de meurtres sanglants, entre ces pages, mais plus un suspense à la Alfred Hitchcock, la musique de « Psychose » en moins. Quoique, vu mon emballement cardiaque, elle devait résonner dans le fond de ma tête.

En peu de pages, tout est dit, tout y est, les personnages sont attachants, travaillés en peu de mots, pas de développements inutiles, pas de fin où on se demande si l’auteur n’est pas en train de se foutre de notre gueule ou a fait face à une pénurie de papier subite pour ne pas avoir mis plus de pages.

Suspense, mystère, interrogations, odeur des livres rares (aah, la bibliothèque d’Alonso Maria Carillo…), vraies ou fausses pistes, adrénaline, tensions palpables, chaleur mexicaine perceptible et jeu de jambes magistral de la part de certains personnages.

— Il fait toujours une chaleur pareille, ici ? demanda P. Z. Evans en plissant les yeux à cause du soleil.
Ses Ray-Ban aux verres teintés ne lui étaient d’aucune utilité.
— Non.
— Heureusement.
— En général, il fait encore plus chaud, répondit Alejo Diaz avec un accent chantant.
— Sans déconner.
C’était le mois de mai et il faisait trente-six degrés. Ils se trouvaient sur Zaragoza Plaza, une place pittoresque où trônaient les statues de deux hommes austères ; des généraux, avait appris Evans. Il y avait aussi une cathédrale.
Et puis ce soleil… brûlant comme une nappe de pétrole en feu.

Excellent ! 128 pages de plaisir pur qu’on referme avec regret car c’est déjà fini.

Étoile 4,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016), Le « Challenge US » chez Noctembule, Le Mois du Polar chez Sharon (Février 2016) et Le « RAT a Week, Winter Édition » chez Chroniques Littéraires (128 pages – 708 pages lues sur le Challenge).

BILAN - Coup de coeur

rat-a-week Mois du Polar - Février - Sharon

La cavale de l’étranger : David Bell

Titre : La cavale de l’étranger                            big_2

Auteur : David Bell
Édition : Ombres Noires (2015)

Résumé : Jusqu’à sa mort, le père de Don Kurtwood avait la réputation d’être un homme sans histoire: époux fidèle, père aimant et lecteur compulsif. Le jour de ses funérailles, un vendeur de livres rares, Lou Caledonia, se présente à Don.

Il en sait beaucoup sur M. Kurtwood, et il doit en parler. Rendez-vous est pris pour le lendemain. Mais à son arrivée à la boutique, c’est un cadavre que Don découvre.

Quelles révélations s’apprêtait à faire Lou Caledonia? Comment expliquer que Don en sache si peu sur son père?

imagesCritique :
Comment bourrer le Challenge du « Mois Américain » de fiches afin de pourrir la vie de son administratrice préférée ?

En choisissant des romans guère épais pardi !! De ceux qui se lisent en quelques heures à peine.

La couverture m’avait attirée. De loin, on aurait dit la photo d’une mesa dans le désert américain (l’image du haut). De près, on remarque les quatre bras d’une antique machine à écrire coincé sur une feuille.

Le résumé était intéressant : un homme est mort, il était travailleur, fidèle, homme sans histoires, en fait. Par contre, son fils ne savait que peu de chose sur lui. Juste qu’il aimait lire les best-sellers… Un vrai lecteur compulsif.

Cette quête d’un fils qui aimerait en savoir plus sur son père, ce fils qui enquête dans le but de retrouver le… Ah ben, non, je peux pas vous le dire, ça ! Cela restera un secret, ce qu’il cherchait de son père. Z’avez qu’à le lire (ou me payer et je balance tout).

Les personnages sont bien campés, on les apprécie, tout va bien. Bon, là où le bât blesse, c’est pour le coupable du meurtre. Le mobile a tout du capillotractage.

Je passe, je me remets à suive la quête, voulant en savoir plus sur le papounet et sa vie d’antan et puis boum, c’est fini. The End. J’ai secoué le roman, dans l’espoir qu’une autre page allait tomber, mais que dalle. Quand il n’y en a plus, ben y’en a pu !

Je suis donc mitigée. Trop court, pas assez développé dans le final, le lecteur reste avec des questions sans réponses et à l’impression de s’être fait un peu avoir sur les bords.

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016) et « Le Mois Américain » chez Titine.

Mon top 10 littéraire toutes périodes confondues

Ô rage, ô désespoir, ô liste ennemie !
N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
Et ne suis-je blanchie des lectures du passé
Que pour voir en un jour flétrir tant de livres aimés ?
Mes livres devant lesquels toute la blogo se pâme,
Mes livres, qui tant de fois ont sauvé mon âme,
Tant de fois réjouit mon cœur ou donné de l’effroi,
Trahie, face à un cruel dilemme, car je dois faire un choix…
Ô cruel souvenir de mes lectures passées !
Œuvres de tant de jours, en un post effacées !
Nouvelle règle édictée, fatale à mon bonheur !
Précipice élevé, d’où tombe mon honneur !

Oui, je m’insurge ! 10 livres à sélectionner, c’est trop cruel, trop injuste, comme le disait si bien Calimero.

J’ai eu beau leur faire mes yeux de chat Potté, rien n’y a fait, Stelphique et Yvan furent l’intransigeance réincarnée : NON, NIET, NO !

Alors, la mort dans l’âme, je dois me résoudre à n’en sélectionner que 10 et prendre ceux qui m’ont vraiment marqué… et là, c’est cruel, impossible, sadique, horrible… et ma liste change souvent parce que en réfléchissant plus, j’en retrouve des autres.

Donc, dites-vous bien qu’elle n’est pas ultime et que j’ai l’intention de tricher !! Non, mais. Na !

Attention, ces livres sont là à cause des sentiments qu’ils m’ont procurés durant la lecture (joie, peur, traumatisme, découverte…). Vous pourriez les lires et les trouver nuls.

Autant commencer par le commencement, celui qui décida de ma ligne de lecture future, j’ai nommé  Le chien des Baskerville de Arthur Conan Doyle. Non pas pour sa qualité littéraire, mais pour ma découverte du polar ET de Sherlock Holmes, ce qui fut ma perte parce que plus de 25 ans après, ils sont toujours mon vice.

CVT_Le-chien-des-Baskerville_3625Dix petits nègres d’Agatha Christie parce que ce fut un livre que je n’arrivais pas à lâcher du tout ! Au point que ma mère dû me l’arracher des mains à table… De plus, la solution de l’affaire m’avait troué le cul. Il l’est toujours d’ailleurs !policier-dix-petits-negresLE livre qui m’a traumatisé, c’était Mon ami Frédéric de Hans Peter Richter. Dans l’Allemagne, d’avant-guerre commence à naître le nazisme. Deux enfants, un juif et un allemand… ils sont amis et puis commence la monté du moustachu. LA scène qui m’avait traumatisée à l’époque, c’était celle des pogroms. La maison sens dessus-dessous et le corps de la mère… rien que d’y repenser, les poils se hérissent !mon-ami-frederic-3543632À l’Ouest, rien de nouveau de Eric Maria Remarque où la Première Guerre Mondiale vue du côté des allemands, des Boschs, des casques à pointes… Un livre que je ne voulais pas lire, faisant la soupe à la grimace, avant de l’ouvrir (école oblige) et de m’en prendre une dans la gueule : en face, ils avaient souffert comme ceux de chez nous, ils n’avaient pas tous demandé à la faire et eux aussi avaient crevé comme des chiens, sous l’indifférence du monde. Ça m’a appris bien des choses, moi qui était si jeune…81X0LoEHkALLongtemps j’avais cru que Frankenstein était le nom de la créature. En lisant le livre de Mary Shelley, je me suis rendue compte que c’était le nom du docteur qui avait inventé la créature. Je pensais la créature dénouée de tous sentiments, une bête, un monstre, une horreur… Que nenni, elle était douée de sentiments et elle m’a émue comme jamais. Science sans conscience n’est que ruine de l’âme.67371-gfÀ l’époque La ligne verte de Stephen King avait été publiée en feuilleton dans la collection Librio et j’en avais acheté un pour voir. Le lendemain, je voulais les lire tous ! La première fois qu’une souris et que des condamnés à mort me faisaient pleurer, m’émouvaient, me faisait comprendre que la peine de mort est un meurtre prémédité et que les conditions de détentions étaient totalement à l’encontre de tous les droits les plus élémentaires. Le King, fournisseur officiel de mes émotions.la-ligne-verte-4106063Ben oui, Nécroscope de Brian Lumley fut une découverte qui me boulversifia ! En maraude dans une brocante énorme, je ne trouvais rien, alors, en désespoir de cause, j’avais acheté ce gros roman dont la couverture m’avait attirée. Payé 50FB à l’époque (1,25€), je ne perdais pas tout. Waw, ce Harry Koegh capable de parler avec les morts, ces vampires et tout le reste, et bien, ça m’avait scotché au livre !

Inconvénient de cette décalogie allemande, la première société éditrice (Lefrancq) a fait faillite et le reste n’a pas été traduit. À ce jour, seuls les 3 premiers tomes sont disponibles en français.necroLa plupart ne reviendront pas d’Eugenio Corti est un roman parle de l’épopée du front de l’Est en 1942. La Russie, son froid glaçant et ses dégels qui clouent toutes les machines dans la boue, les hommes aussi. Encerclées dans une poche aux côtés de la 298e division allemande, plusieurs divisions italiennes, désemparées, vont être anéanties par un ennemi féroce et un froid polaire.

Une histoire forte, tellement forte que, lisant le roman dans le train, je n’avais pas vu (et entendu) qu’il entrait en gare de ****, ma destination finale. Heureusement que mon chien, habitué du train, avait senti que nous revenions au pays et s’était levé, me regardant avec des yeux malicieux, la queue frétillante, s’étirant après le voyage.
Hein ? Pourquoi tu te lèves ? Oh putain, on entre en gare, viiiiite !9782877064859Mes Classiques, je ne les ai pas fait, c’est lors d’un Challenge littéraire que j’en ai découvert beaucoup… Jane Eyre de Charlotte Brontë fut un de ceux là. Sincèrement, je m’attendais à du pathos pour la jeunesse de Jane et du gnangnan pour l’histoire d’amour, il n’en fut rien. Une claque et un coup de cœur littéraire. Un truc grandiose, un putain de roman que j’ai dévoré.002060055ÇA de Stephen King fut une de mes dernières découvertes, faite grâce à ma binôme, Stelphique. Un roman que je n’avais jamais osé lire… Grande erreur parce que le monstre n’est pas toujours celui que l’on pense ! Un véritable chef-d’œuvre et un groupe de gamins auquel on ne peut que s’attacher.

Ca-de-Stephen-King 55302521

Auraient mérité de s’y retrouver si pas limité à 10 :

  1. Simetierre : Stephen King
  2. Misery : Stephen King
  3. Dolores Claiborne : Stephen King
  4. Shining : Stephen King
  5. Reflex : Maud Mayeras
  6. Le chemin des âmes : Joseph Boyden
  7. 1275 âmes : Jim Thompson
  8. Orgueil et préjugés : Jane Austen
  9. Dracula : Bram Stocker
  10. Des fleurs pour Algernon : Daniel Keyes
  11. Des souris et des hommes : John Steinbeck
  12. L’assassin qui est en moi : Jim Thompson
  13. J’étais Dora Suarez : Robin Cook
  14. Midnight : Dean R. Koontz
  15. L’heure du loup : Robert McCammon
  16. Meurtres pour rédemption : Karine Giebel
  17. Mon bel oranger : José Mauro de Vasconcelos
  18. Fahrenheit 451 : Ray Bradbury

Descente en bouquineries : juin 2015

BILAN - Coyote road runner descente bouquineries OKEt oui, fin du mois de mai, j’avais été faire un tour dans mes endroits de perditions préférés : les magasins qui vendent des livres !! Bon, que je vous explique pour le cas où vous ne sauriez pas ce que c’est un livre… C’est un truc en papier où un auteur a tamponné des tas de mots pour faire des phrases.

Bref, j’ai fait péter la CB en neufs et en occase, sans compter que j’y suis retournée en juin pour quelques autres petits achats de dernière minute.

Je ne comptais pas faire d’article, mais Christelle de FB tient beaucoup à découvrir mes derniers achats, alors, ce petit article est pour elle ! Ma grande, j’ai assez bien de romans américains dans ma besace du jour !

Autopsie du désastre financier :

  1. Donald Westlake : La mouche du coche
  2. Anderson Kent : Sympathy for the devil
  3. Uraban Waite : La terreur de vivre
  4. R.J Ellory : Papillon de nuit
  5. Franck Thilliez : Pandemia
  6. Ross MacDonald : À chacun sa mort
  7. Dominique Manotti : Or noir
  8. Thomas Kelly : Le ventre de New-York
  9. Thomas Cullinan : Les proies
  10. Nick Tosches : Dino – La belle vie dans la sale industrie du rêve
  11. Daniel Quiros : Été rouge
  12. Marie Neuser : Prendre Lily
  13. Lori Roy : Les secrets de Bent Road
  14. Tonino Benaquista : Malavita encore
  15. Philippe Georget : Les violents de l’automne
  16. Ann Granger : La curiosité est un vilain défaut
  17. Wessel Ebersohn : Coin perdu pour mourir
  18. Ronald Hugh Morrieson : L’épouvantail
  19. William Mcilvanney : Les papiers de Tony Veitch
  20. Michael Farris Smith : Une pluie sans fin
  21. Ray Celestin : Carnaval