Mon top 10 littéraire toutes périodes confondues

Ô rage, ô désespoir, ô liste ennemie !
N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
Et ne suis-je blanchie des lectures du passé
Que pour voir en un jour flétrir tant de livres aimés ?
Mes livres devant lesquels toute la blogo se pâme,
Mes livres, qui tant de fois ont sauvé mon âme,
Tant de fois réjouit mon cœur ou donné de l’effroi,
Trahie, face à un cruel dilemme, car je dois faire un choix…
Ô cruel souvenir de mes lectures passées !
Œuvres de tant de jours, en un post effacées !
Nouvelle règle édictée, fatale à mon bonheur !
Précipice élevé, d’où tombe mon honneur !

Oui, je m’insurge ! 10 livres à sélectionner, c’est trop cruel, trop injuste, comme le disait si bien Calimero.

J’ai eu beau leur faire mes yeux de chat Potté, rien n’y a fait, Stelphique et Yvan furent l’intransigeance réincarnée : NON, NIET, NO !

Alors, la mort dans l’âme, je dois me résoudre à n’en sélectionner que 10 et prendre ceux qui m’ont vraiment marqué… et là, c’est cruel, impossible, sadique, horrible… et ma liste change souvent parce que en réfléchissant plus, j’en retrouve des autres.

Donc, dites-vous bien qu’elle n’est pas ultime et que j’ai l’intention de tricher !! Non, mais. Na !

Attention, ces livres sont là à cause des sentiments qu’ils m’ont procurés durant la lecture (joie, peur, traumatisme, découverte…). Vous pourriez les lires et les trouver nuls.

Autant commencer par le commencement, celui qui décida de ma ligne de lecture future, j’ai nommé  Le chien des Baskerville de Arthur Conan Doyle. Non pas pour sa qualité littéraire, mais pour ma découverte du polar ET de Sherlock Holmes, ce qui fut ma perte parce que plus de 25 ans après, ils sont toujours mon vice.

CVT_Le-chien-des-Baskerville_3625Dix petits nègres d’Agatha Christie parce que ce fut un livre que je n’arrivais pas à lâcher du tout ! Au point que ma mère dû me l’arracher des mains à table… De plus, la solution de l’affaire m’avait troué le cul. Il l’est toujours d’ailleurs !policier-dix-petits-negresLE livre qui m’a traumatisé, c’était Mon ami Frédéric de Hans Peter Richter. Dans l’Allemagne, d’avant-guerre commence à naître le nazisme. Deux enfants, un juif et un allemand… ils sont amis et puis commence la monté du moustachu. LA scène qui m’avait traumatisée à l’époque, c’était celle des pogroms. La maison sens dessus-dessous et le corps de la mère… rien que d’y repenser, les poils se hérissent !mon-ami-frederic-3543632À l’Ouest, rien de nouveau de Eric Maria Remarque où la Première Guerre Mondiale vue du côté des allemands, des Boschs, des casques à pointes… Un livre que je ne voulais pas lire, faisant la soupe à la grimace, avant de l’ouvrir (école oblige) et de m’en prendre une dans la gueule : en face, ils avaient souffert comme ceux de chez nous, ils n’avaient pas tous demandé à la faire et eux aussi avaient crevé comme des chiens, sous l’indifférence du monde. Ça m’a appris bien des choses, moi qui était si jeune…81X0LoEHkALLongtemps j’avais cru que Frankenstein était le nom de la créature. En lisant le livre de Mary Shelley, je me suis rendue compte que c’était le nom du docteur qui avait inventé la créature. Je pensais la créature dénouée de tous sentiments, une bête, un monstre, une horreur… Que nenni, elle était douée de sentiments et elle m’a émue comme jamais. Science sans conscience n’est que ruine de l’âme.67371-gfÀ l’époque La ligne verte de Stephen King avait été publiée en feuilleton dans la collection Librio et j’en avais acheté un pour voir. Le lendemain, je voulais les lire tous ! La première fois qu’une souris et que des condamnés à mort me faisaient pleurer, m’émouvaient, me faisait comprendre que la peine de mort est un meurtre prémédité et que les conditions de détentions étaient totalement à l’encontre de tous les droits les plus élémentaires. Le King, fournisseur officiel de mes émotions.la-ligne-verte-4106063Ben oui, Nécroscope de Brian Lumley fut une découverte qui me boulversifia ! En maraude dans une brocante énorme, je ne trouvais rien, alors, en désespoir de cause, j’avais acheté ce gros roman dont la couverture m’avait attirée. Payé 50FB à l’époque (1,25€), je ne perdais pas tout. Waw, ce Harry Koegh capable de parler avec les morts, ces vampires et tout le reste, et bien, ça m’avait scotché au livre !

Inconvénient de cette décalogie allemande, la première société éditrice (Lefrancq) a fait faillite et le reste n’a pas été traduit. À ce jour, seuls les 3 premiers tomes sont disponibles en français.necroLa plupart ne reviendront pas d’Eugenio Corti est un roman parle de l’épopée du front de l’Est en 1942. La Russie, son froid glaçant et ses dégels qui clouent toutes les machines dans la boue, les hommes aussi. Encerclées dans une poche aux côtés de la 298e division allemande, plusieurs divisions italiennes, désemparées, vont être anéanties par un ennemi féroce et un froid polaire.

Une histoire forte, tellement forte que, lisant le roman dans le train, je n’avais pas vu (et entendu) qu’il entrait en gare de ****, ma destination finale. Heureusement que mon chien, habitué du train, avait senti que nous revenions au pays et s’était levé, me regardant avec des yeux malicieux, la queue frétillante, s’étirant après le voyage.
Hein ? Pourquoi tu te lèves ? Oh putain, on entre en gare, viiiiite !9782877064859Mes Classiques, je ne les ai pas fait, c’est lors d’un Challenge littéraire que j’en ai découvert beaucoup… Jane Eyre de Charlotte Brontë fut un de ceux là. Sincèrement, je m’attendais à du pathos pour la jeunesse de Jane et du gnangnan pour l’histoire d’amour, il n’en fut rien. Une claque et un coup de cœur littéraire. Un truc grandiose, un putain de roman que j’ai dévoré.002060055ÇA de Stephen King fut une de mes dernières découvertes, faite grâce à ma binôme, Stelphique. Un roman que je n’avais jamais osé lire… Grande erreur parce que le monstre n’est pas toujours celui que l’on pense ! Un véritable chef-d’œuvre et un groupe de gamins auquel on ne peut que s’attacher.

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Auraient mérité de s’y retrouver si pas limité à 10 :

  1. Simetierre : Stephen King
  2. Misery : Stephen King
  3. Dolores Claiborne : Stephen King
  4. Shining : Stephen King
  5. Reflex : Maud Mayeras
  6. Le chemin des âmes : Joseph Boyden
  7. 1275 âmes : Jim Thompson
  8. Orgueil et préjugés : Jane Austen
  9. Dracula : Bram Stocker
  10. Des fleurs pour Algernon : Daniel Keyes
  11. Des souris et des hommes : John Steinbeck
  12. L’assassin qui est en moi : Jim Thompson
  13. J’étais Dora Suarez : Robin Cook
  14. Midnight : Dean R. Koontz
  15. L’heure du loup : Robert McCammon
  16. Meurtres pour rédemption : Karine Giebel
  17. Mon bel oranger : José Mauro de Vasconcelos
  18. Fahrenheit 451 : Ray Bradbury

Descente en bouquineries : juin 2015

BILAN - Coyote road runner descente bouquineries OKEt oui, fin du mois de mai, j’avais été faire un tour dans mes endroits de perditions préférés : les magasins qui vendent des livres !! Bon, que je vous explique pour le cas où vous ne sauriez pas ce que c’est un livre… C’est un truc en papier où un auteur a tamponné des tas de mots pour faire des phrases.

Bref, j’ai fait péter la CB en neufs et en occase, sans compter que j’y suis retournée en juin pour quelques autres petits achats de dernière minute.

Je ne comptais pas faire d’article, mais Christelle de FB tient beaucoup à découvrir mes derniers achats, alors, ce petit article est pour elle ! Ma grande, j’ai assez bien de romans américains dans ma besace du jour !

Autopsie du désastre financier :

  1. Donald Westlake : La mouche du coche
  2. Anderson Kent : Sympathy for the devil
  3. Uraban Waite : La terreur de vivre
  4. R.J Ellory : Papillon de nuit
  5. Franck Thilliez : Pandemia
  6. Ross MacDonald : À chacun sa mort
  7. Dominique Manotti : Or noir
  8. Thomas Kelly : Le ventre de New-York
  9. Thomas Cullinan : Les proies
  10. Nick Tosches : Dino – La belle vie dans la sale industrie du rêve
  11. Daniel Quiros : Été rouge
  12. Marie Neuser : Prendre Lily
  13. Lori Roy : Les secrets de Bent Road
  14. Tonino Benaquista : Malavita encore
  15. Philippe Georget : Les violents de l’automne
  16. Ann Granger : La curiosité est un vilain défaut
  17. Wessel Ebersohn : Coin perdu pour mourir
  18. Ronald Hugh Morrieson : L’épouvantail
  19. William Mcilvanney : Les papiers de Tony Veitch
  20. Michael Farris Smith : Une pluie sans fin
  21. Ray Celestin : Carnaval

Petit Papa Nowel est passé en retard…

blog -Pere noel-LePost_Deligne♫ Petit papa Noël
Quand tu descendras du ciel ♪
Avec des jouets par milliers
N’oublie pas mon petit soulier. ♪

Oui, le père Nowel est passé en retard chez moi… Conseil, éloignez les enfants de cet article, s’il vous plaît. Gamin, ne lis pas ces lignes, le traumatisme n’est pas loin.

Bon, maintenant que c’est fait, allons-y !

Comme vous le savez tous, le Père Noël n’existant pas (j’avais dit d’éloigner les enfants !!), on en est réduit à s’offrir des cadeaux ou à donner des listes…

Bref, mon Chouchou n’ayant pas vraiment le temps de courir les échoppes (il n’aime pas trop ça et de plus, je n’avais pas laissé de liste), il m’avait demandé de m’acheter moi-même mon cadeau et ensuite, il me le rembourserait…

Mon choix s’était porté sur :
« Nu dans le jardin d’Eden » de Harry Crews
« Sherlock Holmes et la conspiration de Barcelone » de Colomino (scénariste) et Palomé (dessins)

Sherlock Holmes et la conspiration de Barcelone - Colomino Nu dans le jardin d'Eden - Crews

Avant les fêtes, j’avais passé commande dans un librairie et ma commande étant arrivée, je suis allée la chercher, Chouchou allant avec moi. Tout en furetant un peu, j’ai ajouté trois livres à mon paquet, comptant me faire plaisir avec mes étrennes reçues (oui, malgré mon âge, malgré le fait que je travaille, la marraine de ma mère aime nous glisser des billets dans les poches).

C’est là que le père Nowel est passé parce que Chouchou m’a interdit de la payer ! Allez, hop, on ajoute les autres livres au paquet de Noël, même si papa Nowel était déjà passé dans mes petits souliers.

« C’est dans la boîte » de Frédéric Ernotte
« L’apparence de la chair » de Gilles Caillot
« Lignes de sang » de Gilles Caillot (je vais cailloter)
« Né sous les coups » de Waites
« Smoky » de Will James
« Et si Notre-Dame la nuit… » de Catherine Bessonat
« Sherlock Holmes et le chien des Baskerville » de Unglik

 Né sous les coups - Waites C'est dans la boîte - Ernotte Et si Notre-Dame la nuit - Bessonart Smoky - Will James Sherlock Holmes et le chien des Baskerville - Unglik

 Lignes de sang - CaillotApparence de la chair - Caillot

Neuf livres… De belles heures de lecture en perspective ! Merci qui ? Merci Chouchou Nowel…

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20. Challenge « XIXe siècle »

CHALLENGE - XIXè siècle

Oui, mon cher Yvan, un de plus… J’avoue, je suis plus que droguée de Challenges… Là, je sens que je vais devoir entrer en cure de désintox de toute urgence !

Qui est la vile tentatrice ? C’est Netherfieldpark…. Et si je fais ce challenge, c’est parce qu’il est presque le même que le « Victorien » de Arieste. Donc, pas de travail supplémentaire si ce n’est double post.

Alors, qu’est-ce qu’on va lire ?

Le but du jeu est très simple : il s’agit de lire des livres écrits au XIXe siècle ou postérieurs mais s’inspirant de cette période. Les films, séries, comptes rendus d’exposition (etc.) sont aussi acceptés.

Ce challenge durera 1 an jusqu’au dimanche 14 septembre 2014. Il pourra être reconduit si l’enthousiasme est au rendez-vous.

Pas de liste, je suivrai mes envies, surtout que j’ai déjà bien rempli le challenge Victorien d’Arieste ! Le récapitulatif et les liens vers les livres lus seront postés ici.

Descente en bouquineries : Non, je ne suis pas raisonnable !

BILAN - SH John

Non, je ne suis pas raisonnable dans mes livres…

Je suis raisonnable dans ma consommation de cigarettes et d’alcool : je ne fume pas (à part la pipe, hum) et je ne bois pas une goutte d’alcool ! (réanimez Le Bison, il vient de s’évanouir en lisant ma phrase).

Bon, j’avoue que je bois du vin avec modération et une bière tous les 36 du mois (Le Bison vient de retomber dans les pommes !).

Il n’y a que dans mes achats de livres que je ne suis pas raisonnable…

Et oui, mes achats du mois de mai ne vont pas arranger ma PAL ! Le principe des vases communiquant s’appliquant à ma PAL : j’en lis 10 et j’en achète 15…

Un psy (Gangnam Style) diagnostiquerait que je dois souffrir de la phobie du vide et avoir la trouille que ma PAL passe en-dessous de la barre pythique des 100 livres à lire (c’était il y a bien longtemps qu’elle était aussi petite, ma PAL).

Alors voilà… le peu de beaux jours qu’il y a eu au mois de mai m’ont poussé plus que d’habitude à sortir et à me promener dans la ville, plus précisément dans les quartiers regroupant les bouquineries…

Non, mais, c’est pas ma faute non plus si une était ouverte les jours fériés et que le jeudi de l’Ascension, il faisait agréable se promener !

Pas ma faute non plus si certains membres de Babelio postent des critique dithyrambiques au sujet de leurs livres lus et que cela me donne envie de les lire à mon tour – donc, faut les acheter (non, Gruz, ne te sens pas coupable à 100%, tu es loin d’être le seul à me pousser sur la pente du vice littéraire !).

Oui, Bianca, je pourrais les louer au lieu de les acheter… mais le plaisir est dans l’achat (Canel, n’ajoute pas un « te » à la fin de « l’achat », merci bien).

Oui, tout cela est la faute du temps pourri que nous avons depuis des lustres. Certains mangent du chocolat, d’autres boivent pour oublier, moi, j’achète des livres !

Voici mes achats du mois de mai, qu’ils soient en bouquinerie, lors des brocantes ou sur la plate-forme bien connue de ventes de livres en ligne (2 seulement).

  1. Benacquista : Malavita
  2. Beeding : Dîner d’anniversaire
  3. Bennett : Monsieur Shivers
  4. Cohen Scali : Max
  5. Conan Doyle : Mon ami l’assassin
  6. Cook Robin : Comment vivent les morts
  7. Cook Robin : Bombe surprise
  8. Cook Robin : Il est mort les yeux ouverts
  9. D’Aillon : Aventures Guilhem D’Ussel – Montségur 1201
  10. Ellroy James : A cause de la nuit
  11. Faber : Rose pourpre et le lys 2
  12. Fnac : Guide des polars
  13. Forester C.J : Capitaine Hornblower – Recueil 1
  14. Forester C.J : Capitaine Hornblower – Recueil 2
  15. Gaudé : Le Soleil des Scorta
  16. Giebel : Terminus Elictus
  17. Giebel : Morsure de l’ombre
  18. Hansen : Par qui la mort arrive
  19. Harkness : Livre perdu des sortilèges
  20. Herbert : Conspiration des fantômes
  21. Hillerman : Coyote attend
  22. Hillerman : Voie de l’ennemi
  23. Izzi : Chicago en flamme
  24. Izzi : Criminaliste
  25. Izzo : Chourmo
  26. Izzo : Solea
  27. Izzo : Total Kheops
  28. Japrisot : Passager de la pluie
  29. Johnson : Little Bird
  30. Latimer : Gardénia Rouge
  31. Lehane : Sacré
  32. Lehane : Un pays à l’aube
  33. Lemaître : Alex
  34. Leon Donna : Enquêtes de Brunetti
  35. Moustaki : Petite rue des bouchers
  36. Sender : Intrusion
  37. Soljenitsyne : Archipel du goulag Tome 1
  38. Soljenitsyne : Archipel du goulag Tome 2
  39. Stuart Davies : Un certain docteur Watson
  40. Stuart Davies : Livre des morts
  41. Theroux : Au nord du monde
  42. Unsworth : Londres Noir
  43. Williams : Vivement dimanche

©UionªCaption-Abstract’U¶Archipel du goulag 1 - Soljenitsyne Archipel du goulag 2 - Soljenitsyne Au Nord du monde - Theroux Aventures de Guilhem D'Ussel Montségur 1201 - D'Aillon Œoion¹È뱐mi¿ÐıpÖ±it Capitaine Hornblower T1 - Forester Capitaine Hornblower T2 - Forester Chicago en flammes - Izzi Chourmo - Izzo Comment vivent les morts - Cook Coyote attend - Hillerman Œoion;8ø±Àtuvw™™™™™™˜˜˜˜————— Dîner d'anniversaire - Beeding Enquêtes de Brunetti - Mort à la Fenice - Mort en terre étrangère - Un Vénitien anonyme - Donna Leon Gardénia rouge - Latimer Guide des polars FNAC Il est mort les yeux ouverts - Robin Cook II Intrusion - Sender Little Bird - Johnson Livre des morts - Stuart Davies Livre perdu des sortilèges - Harkness Londres Noir - Unsworth Malavita - Benacquista Max - Cohen Scali  Morsure de l'ombre - GiebelMon ami l'assassin - Conan Doyle Mr Shivers - Jackson Bennett Par qui la mort arrive - Hansen Passager de la pluie - Japrisot Pays à l'aube - Lehane 66ion*hì2pÓ.(ˆ.ë2. Rivière de sang- Tenuto Rose pourpre et le lys 2 - Faber Sacré - Lehane Solea - Izzo Soleil des Scorta - Gaudé Terminus Elicius - Giebel Total Kheops - Izzo Un certain dr Watson - Stuart Davies Un dîner d'anniversaire - Beeding Vivement dimanche - Williams Voie de l'ennemi - Hillerman

Descente en bouquinerie pour ma Saint-Valentin

BILAN - BOUQUINERIE hatchards-sign

Et oui, mon homme doit être un peu fou sur les bords… Ne sachant pas quoi m’acheter comme livres pour cette fête commerciale, il a pris le risque de me donner carte blanche dans deux bouquineries pour acheter des romans…

Bilan ? 22 livres ! Ce n’est pas ce genre de boulimie qui fera diminuer ma PAL ! M’en contrefiche, tiens !

Bonne surprise, j’ai trouvé assez bien de ma wishlist, même certains dont je n’aurais pas parié ma chemise.

Au final, beaucoup de thrillers et polars pour faire péter le challenge de Liliba et quelques pastiches « holmésiens » (sans Sherlock Holmes, mais inspiration).

  1. Vaïner : Corde et la pierre
  2. Scarrow : Effet Domino
  3. Egeland : Gardien de l’alliance
  4. Vandenbreg : Huitième péché
  5. Hume : Mystère Hansom Cab
  6. Mariani : Secret de l’alchimiste
  7. Dexter : Souilleur de femmes d’Oxford
  8. Expert : Théorie des Six
  9. Chesney : Bas-fonds de Londres
  10. Keyes : Chevalier de sang – Royaumes 3
  11. Sire Cédric : De fièvre et de sang
  12. Cleave : Employé modèle
  13. Giacometti : In Nomine
  14. Covin : Loups de Fenryder
  15. Giebel : Meurtres pour rédemption
  16. Sylvain : Nuit de Geronimo
  17. Eastland : Rouge Sibérie
  18. Keyes : Royaume épines et os – 3
  19. Nesbo : Rue Sans-Soucis
  20. Dantec : Sirène rouge
  21. Setterfield : Treizième conte
  22. Lehane : Un dernier verre avant la guerre

Bas fonds de Londres Crimes prostitution - Chesney Corde et la pierre - Vaïner De fièvre et de sang - Sire cédric Dernier verre avant la guerre - Lehane Effet Domino - Scarrow Employé modèle - Cleave Gardiens de l'alliance - Egeland - City Huitième péché - Vandenberg - City In nomine - Giacometti - PP Loups de Fenryder Covin - J'ai Lu Meurtres pour rédemption -Giebel - PP Mystère du Hansom Cab - Hume - Rivages Noir Nuit de Geronimo - Sylvain Quatrième Secret - Thornborn - Autre Cover Rouge Sibérie - Eastland Royaumes Epines 3 - Chevalier de sang - PP Rue sans soucis - Nesbo -Folio Secret Alchimiste - Mariani - City Edition Sirène rouge - Dantec Souilleur de femmes d'Oxford - Dexter - Le Dilletante Théorie des six - Expert Treizieme Conte - Setterfield - PP

Descente en bouquineries parisiennes…

Me voici donc revenue de mon petit séjour dans la ville lumière qui était fort bien arrosée par les pluies incessantes et diluviennes.

Comme d’habitude, je fis un saut dans une bouquinerie sur quatre étages, qui vend aussi de neuf, une sorte de grand magasin du livre qui, contrairement aux petites échoppes n’a pas d’âme.

Sans vouloir lui cracher dessus, je lui reprocherai juste cet amour du livre qui doit manquer en ces lieux et le prix prohibitif de certains livres dits « d’occasion ». Comparé aux prix pratiqués à Bruxelles, c’est du simple au double.

Bref, vous l’aurez compris, pas de razzia mais quelques achats dans les prix les plus raisonnables.

J’avais une autre bouquinerie en ligne de mire, une spécialisée dans le polar, rue de Monthonlon, mais malgré que j’avais indiqué les bonnes heures d’ouverture dans mon carnet, ma mémoire a encodé une autre heure.

Résultat ? Je suis arrivée 20 minutes après la fermeture…

Ensuite, direction une autre bouquinerie tenue par un homme charmant qui sait de quoi il parle et qui a une échoppe où il fait bon traîner.

Mes achats pour ces deux jours ? Raisonnables : 10 livres

« Le perroquet qui bégayait » de Hitchock, je le possédais et l’avais lu. Celui-ci est pour remplacer mon édition perdue dans un déménagement. J’en ai profité pour le lire sur le quai en attendant le Thalys du retour. Il n’a pas vieilli et j’ai passé un bon moment en le relisant.

« La mare au diable » de George Sand, c’est pour lire au moins une fois dans ma vie cette auteure ! A force d’aller lire les articles sur le blog de George…

« Totilla Flat » de Steinbeck parce qu’il m’a été recommandé par un ami.

« L’île au trésor » de Stevenson, parce que c’est un classique et que j’ai toujours eu une attirance pour le livre après avoir vu un dessin animé. Un classique que je vais découvrir.

« Une journée d’Ivan Denissovitch » de Soljenitsyne, pour en apprendre un peu plus sur la période des goulags en Russie. « L’archipel du Goulag » était disponible, mais trop cher.

De même pour « L’évangile du bourreau » des frères Vaïner.

« La langue au chat »… Chouette, dans cette bouquinerie tenu par un amoureux du romans noir, policier, bref, un amoureux des livres, j’ai trouvé ce roman de Stanley Gardner qui manquait à ma collection.

« Crimes sur Seine » fait partie de la collection « Scènes de crimes ». Jean-Frédéric Tronche, journaliste chevronné a eu beaucoup de mal à choisir parmi les faits divers innombrables qui ont eu lieu dans la capitale, quelques unes des  » Histoires vraies  » qui l’ont marqué.

« Élémentaire mon cher Holmes » et « Le musée de l’Holmes » parce que je suis et je reste une holmésienne dans l’âme.

Bilans 2012

Non, non, non, je ne vais pas vous parler de bilans comptables, désolée…

Juste vous causer de mes bilans de lecture du mois…

Vous me direz qu’il vous reste les critiques que je publie, certes, mais dans le Bilan Livresque, c’est la critique épurée ! Juste si j’ai aimé ou pas…

En attendant, j’ai créé quelques logos amusants pour illustrer les futurs bilans livresques.

Le canard qui se noie : Erle Stanley Gardner [Perry Mason 20]

Titre : Le canard qui se noie

Édition: Presses de la Cité, Coll. « Un Mystère » n° 191 (1954)
Résumé :

Je m’appelle Witherspoon, John L. Witherspoon et j’aimerais vous consulter… professionnellement.

– Je ne m’occupe que des affaires qui me semblent vraiment attrayantes. La routine ne m’intéresse pas.

– Je crois que celle-ci a de quoi vous plaire… Ma fille Loïs est sur le point d’épouser un jeune homme qui termine ses études. Loïs, a vingt et un ans; lui, quelque six mois de plus. Il s’intéresse beaucoup à la physique et la chimie… C’est un garçon particulièrement intelligent. Mais il ignore qui il est.

– Vous voulez dire qu’il ne connaît pas son père ?

– Ni son père, ni sa mère. La femme que Marvin Adams – c’est son nom – avait toujours considérée comme sa mère, lui a révélé, avant de mourir, qu’il avait été kidnappé à l’âge de trois ans.

– Intéressant, fit Mason en regardant la pointe de ses chaussures. Et qu’en dit votre fille ?
– Elle dit…
– Si tu me laissais le dire moi-même, papa ?…

Critique :

Ce que j’ai toujours apprécié, dans les romans consacré à l’avocat américain Perry Mason, hormis le côté policier mêlé au juridique et aux procès dans les Cours de justice ou les Tribunaux, ce sont les titres marrants.

« Le canard qui se noie » (The Case of the Drowning Duck) ne déroge pas à la règle !

De quoi ça cause ?

Avant toutes choses, je dois vous en préciser une importante : oubliez le vieux monsieur que vous avez peut-être vu à la télévision (dans les années 85-90) et qui était joué par Raymond Burr ! Bien que le même Raymond Burr ait joué le rôle de l’avocat dans une série des années 50 (de 1957 à 1966 – 271 épisodes). Mais c’est celle des années 90 qui nous a marqué.

Donc, Perry Mason, dans les romans d’origine, est loin d’être un vieillard, c’est une jeune avocat d’une trentaine d’années, il est grand, élégant, il est jeune, il est beau et je ne sais pas s’il sent bon le sable chaud… Sûrement.

De même pour sa secrétaire Della Street : elle est jeune, bien roulée, à cent lieue de l’honnête grand-mère qui l’interprétait dans la série. Par contre, oui, elle a un gros faible pour son patron et vice-versa.

Quand au détective, oubliez aussi le détective gaffeur Ken Malanski ! Dans les romans, c’est Paul Drake et il est autrement plus débrouillard que sa copie télévisée.

De plus, nous sommes dans les années de l’après guerre, fin des années quarante ou début des cinquante (en 54 dans ce roman) et à cette époque, on ne prévient pas son détective privé à l’aide d’un texto/SMS, mais on cherche une cabine publique ! Le télégramme est toujours d’application aussi. Cela est plus amusant quand les choses sont moins simples.

Nous sommes prêts ?

John L. Witherspoon, homme richissime, consulte professionnellement Perry alors que celui-ci passe des vacances avec sa secrétaire… Ce dernier est peu emballé par l’affaire du monsieur, de prime abord.

Que lui veut-il, à Perry ? Sa fille Loïs (20 ans, elle est belle et futur riche) est sur le point d’épouser un jeune homme (Marvin Adams) qui termine ses études, adore la chimie, les sciences et les expériences avec des canetons. C’est un garçon particulièrement intelligent. Mais il ignore qui il est.

Vous me direz qu’il n’a qu’à consulter sa carte d’identité… Oui, mais, ce n’est pas si simple !
La femme qu’il a toujours considérée comme sa mère, lui a révélé, avant de mourir, qu’il avait été kidnappé à l’âge de trois ans. Hé, ça change tout, non ?? Qui est papa ? Qui est maman ? That is the question…

Intrigué, le futur beau-père a fureté un peu et qu’a-t-il découvert ? Que le fiston est bien le fils de sa mère (qui avait menti sur son lit de mort, la garce, croyant aider le fiston) et de son père et que ce dernier, loin d’être un milliardaire, était un meurtrier et fut pendu pour le meurtre de son associé (je ne dévoile rien, on l’apprend très vite). Oups, gênant lorsqu’on aime la fille dudit milliardaire, non ?

Pourtant, certains détails dans les minutes du procès dérangent Perry. Là, il est chaud bouillant pour enquêter sur un meurtre vieux de 18ans !

Entretemps, notre Marvin, féru de science, avait démontré devant plusieurs personnes que l’on pouvait noyer un caneton sans le toucher.

Le truc ? Ajouter un produit dans l’eau qui annihile le pouvoir imperméable des plumes du caneton, les faisant alors se gorger d’eau et couler (d’où le titre du roman).

Attention, je précise qu’aucun caneton mignon n’est mort dans l’expérience, Marvin le repêchant à chaque fois !

Comme les emmerdes ne se déplacent jamais qu’en paquet de dix, voilà ti pas qu’on découvre le cadavre d’un détective et que, dans son aquarium, il y avait un caneton qui se noyait !

Quand on sait que ce détective avait été engagé par monsieur Witherspoon-Plein-De-Fric pour enquêter, avant, sur les origines de son futur gendre… Directement tous les regards se portent sur Marvin…

Arme du crime ? Acide chlorhydrique versé dans un pot, avec une pincée de cyanure pour assaisonner le tout. Mortel le gaz !

Et beau-papa, il serait pas coupable aussi ? Qui sait ? Il a peut-être voulu faire accuser son futur gendre, comme il l’avait dit ? Ben le voilà sur le banc des accusés, tout cela à cause du caneton (celui de l’aquarium dans la maison du détective mort, le coin-coin n’est pas mort, lui) dont il a juré qu’il était à lui, alors que rien de ne le distinguait de ses congénères.

A propos d’emmerdes en paquet de dix plus une gratuite : zut, un cadavre de plus dans la maison du milliardaire, tué de la même manière que le détective !  Et là, son épouse pourrait être coupable, non ?

Witherspoon-Plein-de-Fric n’aurait-il pas été donner la canne à pêche au futur refroidi qui avait la jambe dans le plâtre ? Ouille, ça ce corse (comme disait Astérix lors de ses aventures dans la même région).

Tiens, et l’ancienne affaire ? Si ce n’était pas celui qui fut pendu, le coupable, qui c’était alors ?

Nous voici avec une belle brochette de tueurs potentiels !

Perry Mason entrera dans la danse, une fois de plus, n’hésitant pas à maquiller une scène de crime en changeant l’eau du caneton, à en ajouter un autre dans une voiture, et ainsi de suite. Le tout en tirant les fils et en se faisant épauler par l’équipe du détective Drake.

On a beau dire que la trame reste la même : Mason défend toujours un innocent, démonte les témoins à la barre et fait cracher le morceau au(x) coupable(s) en plein tribunal, ou dans le bureau du juge… Ses enquêtes sont palpitantes et à chaque fois on se dit que là, il va pas y arriver.

Perry Mason gagne toujours et c’est jubilatoire, pour ceux qui aiment le milieu du Droit et des Tribunaux, de se lire un petit Erle Stanley Gardner de temps en temps, pour s’offrir une p’tite enquête de derrière les fagots.

De plus, last but not least, je ne m’attendais pas à ce (ces ?) coupable(s) là.

Coin-coin !

Lu dans le cadre des challenges : « PAL Noire à Zéro » de George, « Vingt mille lieues sous mes étagères » du Cannibal Lecteur (moi), « Thrillers et Polars » de Liliba.