Sherlock Holmes et le mystère de la Chambre Jaune : Le Griot

Titre : Sherlock Holmes et le mystère de la Chambre Jaune

Auteur : Le Griot
Édition : Auto édition (08/07/2019)

Résumé :
Le célèbre locataire du 221b Baker Street à Londres, se penche sur le Mystère de la Chambre Jaune, vingt ans après les faits. Ses conclusions vont remettre en cause tout ce que l’on croyait savoir sur cette intrigue.

Le véritable rôle de Gaston Leroux, la double identité de Rouletabille, pourquoi Ballmeyer n’est pas cet agresseur pervers et violent décrit dans le roman paru en 1907 et comment Moriarty se retrouve une fois encore impliqué dans un crime de sang.

Avec le docteur Watson et Peter Rolling, un reporter américain détaché à Paris par l’Associated Press, ils vont nous dévoiler les dessous d’une histoire qui allait potentiellement changer le destin de l’Europe à la veille du premier conflit mondial.

La Chambre Jaune n’a pas révélé tous ses secrets, Sherlock Holmes entre en piste !

Critique :
Sherlock Holmes résolvant le mystère de la chambre jaune, pourquoi pas ?

Même si le mystère avait été résolu par Rouletabille et que je me souvenais toujours du final du roman de Gaston Leroux.

Mais je n’ai rien contre une réécriture de la solution finale, si l’auteur me prouve par A+B que la solution d’origine est entachée de non-sens ou d’erreurs, un peu à la manière de Pierre Bayard révise les grands enquêtes littéraires.

Oui, mais faut que ça tienne la route !  Condition essentielle pour que je valide.

Ici, je ne suis pas convaincue et j’ai même eu la désagréable sensation que Holmes ne faisait que de la figuration tant la majorité du récit est composé de Watson lui détaillant les faits qu’il vient de lire dans le journal qui revient sur cette affaire mystérieuse, 20 ans après et raconte comment le journaliste Boitabille avait résolu ce meurtre en chambre close.

Heureusement que ce roman est assez court parce que sinon, j’aurais eu l’impression de relire le roman de Gaston Leroux.  Bien entendu, si vous ne l’avez jamais lu, ces précisions sont primordiales, essentielles, même, mais j’aurais préféré avoir plus de Holmes et moins de Gaston Leroux.

Niveau action, c’est très calme, tout se passant dans le salon du 221B Baker Street, Holmes faisant preuve de son talent de déduction en résolvant ce mystère dont il estime que la solution proposée n’est pas la bonne et il va nous donner sa version à lui.

Comme je vous le disais, je resterai dubitative devant la solution proposée car Holmes fait intervenir un coupable qui ne s’y trouve pas d’origine et c’est là que le bât blesse : était-il nécessaire de l’inclure dans tout ça ? Pour moi, non, mais ceci reste une opinion personnelle (comme toujours, d’ailleurs).

À vous de vous faire votre opinion, mais en ce qui me concerne, ce fut mitigé ! Dommage.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°194], Le Mois du Polar – Février 2021chez Sharon [Fiche N°20], Le Challenge A Year in England [Lecture N°04] et Le challenge « British Mysteries 2021 » chez MyLouBook.

Sherlock, Lupin & moi – Tome 10 – Le seigneur du crime : Irene Adler

Titre : Sherlock, Lupin & moi – Tome 10 – Le seigneur du crime

Auteur : Irene Adler
Édition : Albin Michel Jeunesse (13/01/2021)
Édition Originale : Il signore del crimine (2015)
Traduction : Béatrice Didiot

Résumé :
C’est le printemps ! Mauvaise nouvelle pour Sherlock Holmes, impatient de pouvoir exercer son esprit brillant avec une nouvelle enquête.

Pour jouer, Irene lui propose d’analyser une série d’inexplicables événements. C’est alors que Sherlock identifie un sinistre, subtil fil rouge qui les relie tous…

Ainsi commence une incroyable compétition avec un mystérieux génie criminel qui, dans une succession de rebondissements, mènera Sherlock, Lupin et Irene à une révélation finale éblouissante.

Critique :
Comment redonner vie à un Sherlock en proie à la stagnation de son cerveau ?

En lisant les faits divers du Times et en mettant la main sur ce qui semble une affaire pour le moins étrange : un homme a tiré à l’arc sur un cuisinier français et l’homme, une fois arrêté, ne se souvient de rien du tout.

L’avantage de ces romans c’est que l’auteur en a écrit une vingtaine et qu’Albin Michel nous les fournisse assez vite.

En 4 ans, nous avons déjà eu 10 livres ! 10 romans rafraichissants qui, jusqu’à présent, ne m’ont jamais déçus.

L’inconvénient est qu’ils se lisent trop vite… Une seule soirée est nécessaire pour le dévorer et ça laisse toujours un goût de trop peu dans la bouche tant c’est amusant, les enquêtes de notre trio.

Amusantes, leurs enquêtes, oui, mais non dénuée de danger ! Il ne s’agit jamais de retrouver le chat de la mère Michel ou de se frotter à des gentils voyous, mais souvent de résoudre des meurtres.

Le seul inconvénient que je relève à chaque lecture, c’est que Irene Adler en dit parfois trop à l’avance ! Cela nuit ensuite au suspense ou alors, ça nous met les nerfs en boule de savoir qu’entre eux, il va y avoir un drame, un accident, une dispute, des « si j’avais su »… Faut jamais annoncer aux lecteurs la couleur des choses avant qu’ils ne les voient arriver. Ceci est minime, bien entendu, mais ça gâche le suspense.

Une fois de plus, l’enquête est intéressante, possède du mystère, du suspense, des interrogations et est rondement menée. On sort un peu des sentiers battus en ce qui concerne les meurtres ou les incidents et c’est finement joué.

De plus, c’est aussi l’entrée en scène d’un futur méchant que nous connaissons bien et qui avait déjà fait une apparition fugace dans un autre tome (L’énigme de la rose écarlate, Tome 03)… Une affaire à suivre !

Sans révolutionner le monde du polar, cette saga n’en est pas moins très agréable à suivre, de par ses personnages principaux, très attachants et de par le fait qu’elle ne prend pas les jeunes lecteurs pour des neuneus sans cervelle.

Une chouette série qui peut être lue sans problème par des adultes qui ont 4 fois 10 ans (même plus) car ils y trouveront leur compte, passeront un moment de lecture agréable et détendue, ce qui, en ces moments, est toujours bonne à prendre.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°184], le Mois du Polar – Février 2021 – chez Sharon [Fiche N°10] et le Challenge A Year in England chez Lou, Cryssilda et Plaisirs à Cultiver – 2021 [Fiche N°02].

La loi des hommes : Wendall Utroi [LC avec Bianca]

Titre : La loi des hommes

Auteur : Wendall Utroi
Édition : Slatkine et Cie (01/10/2020)

Résumé :
Jacques est homme à tout faire pour la mairie de Houtkerque, dans le Nord.

Un jour, alors qu’il est chargé d’entretenir le cimetière du village, il découvre des mémoires, rédigées en anglais.

Aidé par sa fille, il se met en tête de les traduire, et comprend que leur auteur est un inspecteur des moeurs de Scotland Yard ayant vécu en pleine époque victorienne.

L’aller-retour entêtant, entre hier et aujourd’hui, entre cette loi des hommes et les violences faites aux femmes.

Critique :
Il était une fois un cantonnier qui ne cassait pas des cailloux, mais devait de temps en temps déplacer des cercueils dans le cimetière afin de faire de la place aux nouveaux arrivants…

Dans une tombe, il trouve une caisse métallique avec les mémoires d’un policier anglais qui était de l’époque victorienne, peu de temps après les crimes de l’Éventreur.

Non, on ne nous parlera pas de Jack, ou si peu… Rassurez-vous, il ne s’est pas engouffré dans ce sujet mais en a mis en scène un autre, tout aussi horrible : l’exploitation des femmes (et des filles) par l’homme (et par la femme aussi).

À cheval entre notre époque (le récit que Jacques, le cantonnier qui découvre le récit) et la victorienne (le récit fait par J.Wallace Hardwell, le policier), impossible de s’ennuyer une seule seconde.

Au travers de récits fait par trois personnes différentes, J.Wallace Hardwell, policier intègre, va découvrir que derrière le décor de son Angleterre puritaine se cache des antres de débauche, de vices, et que si la misère pousse certains à utiliser les autres d’une manière abjecte, la richesse et l’envie de possession sexuelle poussent d’autres à des atrocités sans nom.

Les personnages sont bien campés, ils sont travaillés et sous leurs dehors d’êtres abjects et sans coeur, il se pourrait bien qu’il y ait une étincelle de douceur, que tous ne soient pas des pervertis prêts à tout pour survivre.

L’auteur dévoilera le vrai visage de ses personnages au fur et à mesure du récit et j’ai apprécié d’être surprise par ces révélations qui ressemblent à une poupée gigogne, chacune en cachant une autre et au fil de l’histoire, les poupées vont devenir plus détaillées.

La ville de Londres n’est pas oubliée dans l’histoire et l’auteur nous immerge dans cette capitale au deux visages, tel Janus : la bourgeoisie qui semble avoir le cul serré mais qui ne l’est pas du tout (du moins, une partie) et les miséreux qui ne sont pas à une saloperie près pour avoir à manger, un toit, un peu de chaleur.

La loi de l’offre et de la demande… Tout simplement. Mais si elle était amusante dans « Obélix et Cie », dans ce contexte, elle est tout simplement abjecte, donne des sueurs froides et envie de vomir car la demande est de jeunes filles vierges, de très jeunes filles.

Autant où je pourrais comprendre (mais pas pardonner) qu’une miséreuse s’abaisse à des bassesses avec ses contemporaines afin de survivre (pour cela, l’être humain est capable des pires horreurs), autant je ferais descendre le couperet sur les cous de ces bourgeois, de ces hommes riches qui veulent posséder une jeune gamine vierge et la dompter… Car eux, c’est juste pour avoir de l’amusement, un grain de folie dans leurs vies monotones et éviter de succomber à l’ennui. Moi, je vais vomir.

Ce roman policier, c’est aussi un roman noir car le contexte social est important et bien détaillé. On se croirait dans un Dickens ou dans l’enquête de Jack London : « Le peuple de l’abîme » tant tout est réaliste et coloré.

Rien de reluisant dans cette époque victorienne ! De plus, certains sont prêts à tout pour que les scandales ne soient pas dévoilés car personne ne doit savoir ce qu’il se passe en coulisse, dans l’envers du décor, celui qu’on veut cacher à tout prix afin de montrer une belle vitrine de Londres et de l’empire Anglais.

Que l’on ne s’y trompe pas, si l’époque victorienne n’était pas folichonne pour les droits des femmes et des enfants, la nôtre n’est pas terrible non plus, il y a eu des avancées, certes, mais l’auteur nous prouve, grâce à son récit contemporain, que nous avons reculé (en France) et été plus en arrière que cette époque qui plaçait le consentement à 13 ans…

Comme toujours, l’Homme (au masculin) prend des lois mais jamais dans le sens des femmes qui sont toujours les grandes oubliées partout, alors qu’elles ont fait les révolutions, les guerres, fait tourner les pays quand les hommes étaient partis…

Ce roman (proposé en LC par ma copinaute Bianca que je remercie au passage) je l’ai littéralement dévoré d’une traite. Lu en une seule journée !

Si le récit contemporain est moins intéressant que le victorien et qu’en sautant d’époque, l’auteur nous coupe dans notre élan brutalement, la partie contemporaine était néanmoins utile afin de faire un parallèle entre nos deux époques et nous prouver que tout n’est pas plus rose dans notre nouveau siècle.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°170].

Black Butler – Tome 29 : Yana Toboso

Titre : Black Butler – Tome 29

Scénariste : Yana Toboso
Dessinateur : Yana Toboso

Édition : Kana Dark (28/08/2020)
Édition originale : Kuroshitsuji, book 29 (2019)

Résumé :
Enfin remis du choc des révélations, Ciel rassemble ses partisans. Il est désormais temps de contre-attaquer.

Critique :
L’affaire du sang n’est pas terminée, ni celle de l’usurpation d’identité (ceux qui ont lu comprendront) mais comme la vie de notre jeune comte est menacée, il s’est réfugié chez Lau avec son diable de majordome.

L’enquête est délicate, il faut trouver les lieux où les banques de sang sont installées et qui est à la tête de ce trafic de suceurs de sang.

Dracula est innocent, le sang n’est pas sucé par un vampire mais par des pompes conventionnelles de l’époque victorienne.

Cet album met notre Ciel habituel un peu en retrait car ces missions vont être accomplies par les membres de son personnel, ceux qui lui sont restés fidèles et c’est la myope May Linn, sa femme de chambre, qui va enquêter dans ce tome.

Pas de temps mort, une enquête qui se poursuit et qui mêle l’arc des vols de sang et celui de l’usurpation d’identité. On a toujours du mystère, du suspense et une touche de fantastique comme d’habitude.

Vivement le prochain tome !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°1XX].

Les enquêtes de Lord Harold, douzième du nom – Tome 1 – Blackchurch : Philippe Charlot et Xavier Fourquemin

Titre : Les enquêtes de Lord Harold, douzième du nom – Tome 1 – Blackchurch

Scénariste : Philippe Charlot
Dessinateur : Xavier Fourquemin

Édition : Vents d’Ouest (08/01/2020)

Résumé :
Lord Harold Alaister Cunningham Talbot, douzième du nom, est l’héritier de l’une des plus grandes familles de l’Angleterre victorienne.

Mais alors que ses nobles ascendances lui assureraient un train de vie confortable et sans effort, ce grand amateur de littérature romanesque décide de se plier à la dure loi du travail en mettant les fruits de sa prestigieuse éducation au service de la police.

Et pas n’importe où : le voilà propulsé inspecteur novice à Blackchurch, l’un des quartiers les plus mal famés de tout Londres !

En arrivant sur place, le candide Harold va découvrir un univers bigarré, peuplé d’escrocs et de fieffés forbans, où l’unique loi qui vaille est celle du silence.

Ses trop bonnes manières risquent de ne pas passer inaperçues… surtout auprès des trois jeunes femmes qui semblent tenir le quartier d’une main de fer.

Critique :
L’Angleterre victorienne, la ville de Londres, les bas-fonds, une enquête, ma foi, tout était réuni pour me tenter et me la faire acheter.

Le pitch de départ est intéressant : un jeune lord, qui ne doit pas travailler, décide tout de même d’entrer dans le monde du boulot.

Il n’ira pas dans une grande banque, mais chez les flics… Et à Blackchurch, un quartier très mal famé de Londres.

— Souviens-toi, Abi, son grand-père, le dixième du nom, avait un certain goût pour la fantaisie lui aussi.
— Oui ! De retour de la chasse au renard, il lui est arrivé de brosser lui-même son cheval… Un excentrique !

Tout ça pour suivre un livre qu’il a découvert… Et il va en découvrir des choses, ce jeune lord qui a toujours pété dans la soie et qui n’a jamais vu la misère, les miséreux, ceux qui crèvent la dalle et qui vivent dans des quartiers malfamés.

Un lord chez les pauvres gens des bas-fonds, c’est toujours drôle (l’inverse aussi) car leurs mondes sont tellement éloignés l’un de l’autre que cela donne des quiproquos amusants.

Notre lord Harold ne connait pas les codes de cette société, ceux de la sienne sont aux antipodes des leurs, il s’exprime bien, les autres pas… En plus, c’est un trouble-fête, notre jeune policier, car il veut faire régner l’ordre et la justice alors que ses collègues veulent juste se la couler douce et toucher des pots-de-vin. Pour qui il se prend, lui ?

On a du mystère avec trois femmes qui semblent diriger le quartier, des personnes inquiétantes et cagoulées qui voudraient éradiquer ce quartier malfamé où règne la prostitution, les bars clandestins, les gangs, les voleurs et autres margoulins. Bref, il y a du pain sur la planche…

Dans les dessins, je retrouve le trait de Xavier Fourquemin et hélas, les mimiques et visages des personnages du Train des Orphelins (qu’il dessinait aussi), ce qui est assez déstabilisant. Certains personnages ont des visages assez semblables et j’aurais apprécié un peu plus de finesse dans leurs traits afin de mieux les distinguer.

Ceci est plus un album qui s’adresse aux plus jeunes. On passe un bon moment de détente avec mais le scénario est assez léger, gentillet, presque. Harold est un grand naïf, très candide, qui ne réalise pas dans quel monde il vient de mettre les pieds, ni dans quel commissariat… C’est amusant et distrayant.

Dans son commissariat, les policiers sont corrompus, lâches, peureux et ne mouftent pas quand un meurtre est déclaré accident par la populace.

Par contre, j’en ai ma claque des commissaires (ou des divisionnaires) qui ne foutent rien, qui ne prennent aucune responsabilité, que ce soit dans les séries policières françaises ou dans les bédés. Dans l’album, le chef de police passe son temps à peindre comme un pied et rien d’autre ne l’intéresse. C’est lourd.

Une bédé qui ravira les plus jeunes, mais qui laissera sans doute un goût de trop peu dans la bouche d’adultes qui auraient aimé un peu plus de profondeur dans le scénario.

Je n’ai rien contre les univers où deux mondes se télescopent, ni pour les situations invraisemblables ou improbables, je suis même bonne cliente habituellement, mais j’espérais un peu plus que de l’humour potache et léger, dû aux maladresses d’un jeune Lord qui ne connait rien de cette vie-là.

Faudra que je lise la suite pour me faire une idée précise de cette nouvelle série car les dernières cases soulèvent un autre mystère en plus de ce qui se trame dans le pub du quartier et dans les hautes sphères.

À voir avec la suite, quand elle paraîtra.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°157].

Sherlock vs Chtulhu – 01 – Les dimensions mortelles : Loïs H. Gresh

Titre : Sherlock vs Chtulhu – 01 – Les dimensions mortelles

Auteur : Loïs H. Gresh
Édition : Ynnis (08/01/2020)
Édition Originale : Sherlock Holmes vs. Cthulhu : The Adventure of the Deadly Dimensions (2017)
Traduction : Thomas Bauduret

Résumé :
Face à l’horreur indicible, l’esprit de déduction le plus brillant de tous les temps atteint ses limites.

Une série de meurtres macabres et terrifiants secoue Londres. Sur les lieux du crime, il ne reste rien d’autre qu’un tas d’ossements ainsi qu’une étrange sphère en os, sur laquelle des symboles arcaniques semblent avoir été gravés.

Le fils de la dernière victime demande l’aide de Sherlock Holmes et du docteur John Watson. Tous deux tentent alors de découvrir le fil conducteur qui pourrait unir les assassinats et confondre leurs responsables.

Mais à mesure qu’ils progressent dans leur enquête, la logique si chère au célèbre détective de Baker Street semble s’évaporer un peu plus au profit de l’inconcevable, à l’image de cette terrible machine tueuse que d’aucuns prétendent « vivante », ou des membres de cet « Ordre de Dagon », dont les cultes et rituels rivalisent de ferveur et d’horreur…

Et pour cause : que reste-t-il une fois qu’on a tout éliminé, y compris l’improbable ?

Critique :
Depuis longtemps, Sherlock Holmes est mis à toutes les sauces et affronte toutes sortes de créatures fantastique, comme si les meurtriers ordinaires ne lui suffisait pas.

Pourtant, ne disait-il pas que « Les crimes sont communs, la logique est rare. C’est donc sur la logique plutôt que sur les crimes que vous devez appuyer » ? (Les hêtres pourpres)

Le voici donc une nouvelle fois aux prises avec la sale bête de Lovecraft comme dans la trilogie de trilogie de James Lovegrove.

Dans le premier tome de la trilogie de James Lovegrove, j’avais ronchonné sur le fait que l’auteur n’amenait pas la rencontre entre Holmes et le côté éthéré de la meilleure manière, que ça manquait de réalisme, que c’était arrivé bien trop vite et de manière totalement inattendue.

Ici, c’est tout le contraire puisque c’est trop long ! Oui, jamais contente… Mais sur un récit de 480 pages, amener les créatures de la mer vers la page 400, ça donne des préliminaires vachement trop longs !

Les 200 premières pages se lisent vite, il y a du rythme, du mystère, Holmes cherche une explication logique sans vraiment la trouver et le lecteur ricane car lui, il sait de quoi il va retourner puisque le titre est assez explicite et qu’en plus, il a déjà croisé la route de la sale engeance qui dort dans la cité sous-marine de R’lyeh.

Malgré un bon rythme dans la première moitié du roman, mes plaintes seront pour les personnages de Holmes et Watson que je n’ai pas vraiment appréciés car je ne les reconnaissais pas.

Watson est geignard et nous rappelle sans cesse combien il aime amoureusement son épouse Mary, combien il aime Samuel, son gamin, né prématurément et les difficultés qu’ils ont eu pour le concevoir. Au bout de la 36 fois, on commence à saturer de la redondance.

Quant à Holmes, c’est un homme froid, je sais, qui ne montre pas ses émotions, ou alors, fugacement, mais ici, il a l’air de se foutre du sort du bébé de Watson comme de sa première paire de chaussettes. Plusieurs fois il y aura danger pour la femme et l’enfant de Watson et Holmes ne prendra même pas la peine de rassurer son ami, blessé, sur le sort des deux personnes les plus importantes pour lui. Cela ne lui rassemble pas.

Holmes fait prendre à son ami des risques énormes en toute connaissance de cause, hors dans le canon, il a toujours répugné à mettre son ami en danger et ne le faisait que parce que pas d’autre choix. La preuve avec cet extrait du « Ruban Moucheté’ et des « Trois Garrideb ».

— Savez-vous bien, Watson, dit Holmes, tandis que nous étions assis tous deux dans l’obscurité qui commençait, que j’éprouve quelques scrupules à vous emmener ce soir. Il y a nettement un élément de danger.
— Puis-je vous être utile ?
— Votre présence peut être inappréciable.
— Alors, c’est réglé, je viendrai…
— C’est très gentil de votre part.

— Vous n’êtes pas blessé, Watson ? Pour l’amour de Dieu, dites-moi que vous n’êtes pas touché !
Cela valait bien une blessure, beaucoup de blessures, de mesurer enfin la profondeur de la loyauté et de l’affection qui se cachaient derrière ce masque impassible ! Pendant un moment je vis s’embuer les yeux durs, et frémir les lèvres fermes. Pour la première fois de ma vie, je sentis battre le grand cœur digne du grand cerveau. Cette révélation me paya de toutes mes années de service humble et désintéressé. […]
— …Cela vaut mieux pour vous. Si vous aviez tué Watson, vous ne seriez pas sorti vivant de cette pièce. A présent, mon-sieur, qu’avez-vous à nous dire pour votre défense ?

Il est normal qu’un auteur qui reprend des personnages d’un autre en change un peu l’essence, qu’il les façonne à sa manière à lui, mais il ne faut pas changer la nature profonde de ces personnages et les rendre insensibles alors qu’ils peuvent l’être brièvement ou les rendre casse-pieds alors qu’ils ne le sont pas en vérité.

L’inconvénient de ce livre, c’est la seconde moitié. Elle est trop longue, il y a d’autre intervenants dans le récit de Watson et j’ai ai sauté plusieurs tellement ça me pompait l’air. Trop is te veel ! Trop de digressions tuent le récit, le font sombrer, s’enliser et à force d’être trop verbeux, on perd l’attention du lecteur.

De plus, Holmes a beau avoir des preuves sous ses yeux qu’une entité fantastique d’un autre-monde est intervenue, il refuse de voir alors que lui même disait que « Lorsque vous avez éliminé l’impossible, ce qui reste, si improbable soit-il, est nécessairement la vérité ».

La trilogie de Lovegrove était montée en puissance au fil des tomes, peut-être que le tome 2 de cette nouvelle trilogie me plaira plus que ce premier tome qui n’est pas parvenu à me convaincre.

Dommage parce que les 200 premières pages s’étaient bien déroulées, hormis mes rouspétances sur les personnages de Holmes/Watson qui n’étaient pas comme je les aime d’habitude.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°XX].

Les contes du whisky : Jean Ray

Titre : Les contes du whisky

Auteur : Jean Ray
Édition : Marabout Fantastique (1971) / L’Atalante (1946) / Espace Nord (2019)

Résumé :
Le « Site enchanteur » est une taverne bondée et enfumée des docks de Londres où gravitent d’étranges personnages, emportés par le whisky « au goût de sang et de larmes ». Ils partagent un festin funeste de pitoyables et effroyables aventures d’errants de la mer.

Au rythme des hallucinations et des fabulations, le whisky – feu purificateur – permet de dialoguer avec l’ombre et d’en finir avec l’éteignoir d’existences mornes et répétitives. Ici règne le principe de l’anamorphose : le regard sur les choses et sur soi en sort radicalement changé.

Ce premier recueil de contes (1925) a signé l’entrée de Jean Ray en littérature. Il est ici rendu dans sa version originale et intégrale (éditions Espace Nord – 2019).

Critique :
Tremblez misérables mortels, car le fog de Londres vous suit, vous enveloppe…

Dans ce recueil de conte de Jean Ray, se côtoient des marins qui chantent les rêves qui les hantent, des marins qui meurent pleins de bière et de drames…

Mais on a aussi des prostituées de Whitechapel, des rôdeurs, des mendiants, des voleurs, bref, la lie de Londres et d’ailleurs.

C’est sombre, c’est un puits sans fond, ce sont des âmes en perdition, des gens qui se noient dans le whisky pour oublier ou pour nous conter leur histoires, comme si nous étions leur confident privilégié.

Mon édition n’est pas celle qui a été réédité de manière complète mais ce n’est pas grave… J’avais entre les mains un vieux livre qui crisse, du papier qui sent le vieux papier, un livre qui a vécu et qui finira ses jours dans ma biblio, jusqu’à ce qu’il recommence une nouvelle vie à la fin de la mienne.

Peut-être que s’il avaient bu des mojitos, tous ces personnages qui hantent ces pages auraient été plus gais, avec des récits colorés, joyeux, amusants.

Le whisky fait broyer du noir et les histoires racontées sont sombres mais inégales en plaisir littéraire comme en pages.

J’ai aimé la première, avec l’homme hanté par les fantômes des marins morts et qui se transforme, petit à petit en… [No spolier], j’ai frémi avec « Minuit vingt », j’ai été horrifiée par « Le singe » mais j’ai eu aussi beaucoup de mal avec le style d’écriture de Jean Ray, fort lyrique, parfois un peu brouillon dans le « qui dit quoi » et répétitif dans ses récits.

Par contre, ses descriptions de l’Angleterre brumeuse, sale, crasseuse et de ses quartiers peu recommandable, étaient d’un réalisme tel que je n’aurais pas été étonnée de voir surgir du fog en pleine journée ensoleillée ou d’entendre la pendule sonner minuit alors qu’on était l’après-midi.

Le fait de lire quelques récits sur la journée et d’étaler cette lecture sur plusieurs jours, en la coupant d’autres, m’a permis de mieux l’apprécier que si j’avais cherché à tout lire le même jour.

Un recueil de nouvelles pour les amateurs de récits fantastiques, d’âmes tourmentées, de personnages louches, de marins qui ne sont pas d’eau douce, de vagabonds, de péripatéticiennes, de voleurs sans cols blancs, d’assassins à la petite semaine, de bandits, de prêteurs sur gage, ainsi que d’ivrognes qui hantent les bars, et qui boivent et reboivent et qui reboivent encore. Ils boivent à la santé des putains d’Angleterre…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°12].

Les archives secrètes de Sherlock Holmes – Tome 3 – Les adorateurs de Kâli : Frédéric Marniquet & Philippe Chanoinat

Titre : Les archives secrètes de Sherlock Holmes – Tome 3 – Les adorateurs de Kâli

Scénariste : Philippe Chanoinat
Dessinateur : Frédéric Marniquet

Édition : 12 bis (14/02/2013)

Résumé :
Le Général Collingwood, ancien héros de l’Armée des Indes qui s’est illustré par sa fermeté lors de la révolte des Cipayes en 1857, est retrouvé mort, dans sa propriété du Norfolk. Sherlock Holmes et son indissociable compagnon, le docteur Watson, sont chargés de mener l’enquête.

La victime semble avoir été étranglée selon le mode opératoire des cruels guerriers Thugs, cette secte sensée avoir été éradiquée depuis fort longtemps en Inde. Le défunt avait reçu, juste avant sa fin tragique, un inquiétant message portant la marque de Kâli, déesse de la mort.

Comment expliquer ce crime improbable en plein cœur de l’Angleterre Victorienne ? Une éventuelle vengeance 32 ans après la mutinerie des Cipayes ?

Sherlock Holmes et John Watson vont devoir, pour les besoins de l’enquête, embarquer pour les Indes avec pour guide et compagnon le grand écrivain Rudyard Kipling.

Critique :
Voilà un récit qui sent bon le dépaysement total puisque de l’Angleterre, nous irons en Inde, en compagnie de Holmes, Watson et de Kipling, à la poursuite de mystérieux tueurs qui étranglent leur victimes tels des Thugs.

Mes remontrances iront aux phylactères (les bulles) qui ne sont pas toujours reliés au bons personnages…

Un homme âgé, chauve à qui un autre homme âgé, mais chevelu, donne du « Watson » me fis penser que le pauvre docteur n’avait pas été avantagé dans la vieillesse et que, bizarrement, dans l’album précédent, il avait le même âge mais des cheveux…

Alors que je me demandais par quelle malédiction de l’Oréal Kérastase ou de Pétrole Hahn, Watson avait vu ses cheveux filer, je compris, quelques cases plus loin, que le phylactère n’avait pas été dirigé vers le bon personnage.

Une autre grosse erreur, bien plus loin, a lieu entre Holmes et un frangin de maharadja : la couleur de la tenue du frère change en une seule case, passant du gris à du blanc, comme le déguisement de Holmes (mais en plus riche niveau accessoires) ou alors, une fois de plus, on s’est embrouillé en plus dans les dialogues !

Erreur phylactère ou erreur habit et position. C’est maharadja qui parle (vu le dialogue), avec la couleur des habits de Holmes !! Plus faute frappe dans la bulle…

Autre petit détail énervant, c’est la petite crolle que le dessinateur rajoute au-dessus des têtes des personnages, lorsqu’ils semblent sous le coup d’une émotion. Un peu, ça va, mais trop, ça devient aussi lourd que les petites gouttelettes en auréole au-dessus des têtes, pour simuler l’étonnement.

Mon dernier râlement sera pour les dessins, que je n’aime toujours pas (une histoire de goût) mais le problème n’est dans les dessins en général mais dans certains détails en particuliers, dont les yeux et les dents, qui, parfois, font loucher les personnages ou leur donne un air débilitant.

Le sourire, tout en dent, bizarre et peu estétique

Holmes, avec ombre du nez qui fait comme une moustache, plus les yeux dont l’un semble vouloir partir vers le haut…

Anybref, malgré ces bémols qui ne devraient pas arriver dans une bédé (j’ai vu aussi une grosse faute d’accord), le reste est correct, même si on part un peu dans tous les sens.

On commence en 1857 au fort de Chandrapur, en Inde puis on passe en 1917, dans le Pas-De-Calais, en plein dans la Première Guerre Mondiale, avec Watson en médecin pour les militaires blessés avant de repartir en Inde, en 1889, aux travers des souvenirs de Watson et de l’enquête que Holmes mena là-bas, après l’avoir commencée en Angleterre, dans le Norfolk, tout de suite après avoir résolu l’affaire de la Ligue des Rouquins (vous avez le final dans la bédé).

Que votre passeport soit en règle, on voyagera dans le temps et dans l’espace. N’oubliez pas votre arme à feu, elle sera plus que nécessaire.

Il y avait du bon dans cette enquête, mais on en ressort avec la même impression que lorsqu’on a trop mangé : on est ballonné et incapable de se souvenir de tous les plats engloutis.

Ici, c’est la même chose… Entre les prémices de la révolte des Cipayes, Watson qui est à la guerre, qui repense à l’affaire, ce qui se déroule en Inde, le final de La Ligue des Rouquins, dont nous aurions pu nous passer, sauf à vouloir meubler…

Une fois arrivé à la dernière page de l’album, on doit réfléchir pour rassembler tout ce qu’on a lu et vu afin de se refaire le film de l’histoire, sans les détails parasites.

Ce n’est pas le pire, ce ne sera pas le meilleur, mais malgré tout, pas vraiment conquise par ce tome 3 qui donne l’impression que la série est en dent de scie depuis le début, avec des très bas, des plus haut, des bas… Et le tome 4, ça donnera quoi ?

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lectures N°08].

PS : je ne sais pas si c’est moi qui me fait des idées ou si c’est voulu, mais un personnage a des airs de l’acteur David Niven et un domestique m’a fait penser à Christopher Lee âgé.

David Niven ?

Une autre scène de l’album est aussi un copié-collé d’une scène de la Granada, dans « L’école du prieuré – The Priory School (Saison 2 – Épisode 6).

Parmi les tombes : Tim Powers

Parmi les tombesTitre : Parmi les tombes

Auteur : Tim Powers
Édition : Bragelonne (2013)
Édition Originale : Hide Me Among the Graves (2012)
Traduction : Maxime Le Dain

Résumé :
Londres, 1862.
Une ancienne prostituée nommée Adelaïde frappe à la porte de John Crawford, dont elle a croisé la route autrefois. La fillette née de leur brève union aurait survécu mais son âme est prisonnière d’un spectre vampirique.

Ce monstre assoiffé de sang n’est autre que John Polidori, jadis médecin de Lord Byron, le scandaleux poète. Le passé de Crawford et d’Adelaïde est lié au monde des ombres, faisant de leur enfant un trophée convoité par l’esprit maléfique.

Déterminé à sauver sa fille, le couple maudit s’allie à la poétesse Christina Rossetti et à son frère, le peintre Dante Gabriel Rossetti, eux aussi tourmentés par Polidori depuis l’enfance.

Chacun devra choisir entre la banalité d’une existence humaine et l’immortalité sacrilège ?

Critique :
Le mythe des vampires est aussi vieux que le Monde… Powers le reprend à sa sauce mais j’ai eu du mal à avaler sa cuisine.

Non, Rachel, pas frapper ! Je sais combien Tim Powers compte à tes yeux, mais là, c’était tellement lent, tellement bourré de détails en tout genre, de récit qui partait dans tous les sens que mon assiette est repartie remplie en cuisine.

Autant où « Les voies d’Anubis » étaient punchy et restait cohérent et génial à lire, ici, j’ai eu tendance à piquer du nez souvent et à zapper des pages entières.

L’époque victorienne aurait pu être intéressante mais je suis passée à côté, me demandant souvent où l’auteur voulait en venir dans son récit.

Les personnages étaient sympathiques mais ils n’ont jamais été assez forts pour tirer le récit vers le haut afin de le rendre intéressant et dynamique.

Je ne le saurai sans doute jamais et tant pis pour moi. Faisant un bon dans le temps, j’ai sauté une énorme partie du récit pour aller directement aux dernières pages car je n’en pouvais plus.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°295 (ma dernière chronique pour ce challenge avant de passer au nouveau).

Le magicien de Whitechapel – Tome 2 – Vivre pour l’éternité : André Benn

Titre : Le magicien de Whitechapel – Tome 2 – Vivre pour l’éternité

Scénariste : André Benn
Dessinateur : André Benn

Édition : Dargaud (2015)

Résumé :
Dans ce tome 2, l’illusionniste Jerrold Piccobello a les meilleurs tours dans son sac : l’immortalité et la compagnie du Diable !

Voyages en Europe par les chemins des cimetières, répétitions dans la chambre 69 des Enfers et, clou du spectacle, représentation à l’occasion du Jubilé de la Reine Victoria !

Mais chaque pièce a son revers, même si elle est truquée, et le maître des illusions sera toujours le Diable…

Critique :
Lorsque j’avais lu le premier tome, en juin 2019, ma curiosité avait été titillée et même si je n’avais pas d’affinités pour les dessins, je voulais lire la suite afin de savoir. J’ai mis un an à le faire.

Là, pour ma chronique, je suis bien embêtée car j’ai trouvé le scénario plat, qui partait dans tous les sens et l’immortalité de Jerod rend le récit sans suspense.

Effectivement, lorsqu’après un pacte avec le diable vous devenez immortel, faut se creuser la tête pour éviter de tourner en rond dans le récit.

Pourtant, lorsque j’ai lu les premières planches, même si je ne suis toujours pas fan des dessins, la suite me plaisait.

Jerod Piccobello testait son immortalité, découvrait, en compagnie du Diable, les raccourcis via les galeries souterraines de cimetières et jouait cinq lignes à une demi-mondaine. Et puis, c’est parti en… En ce que vous voulez !

L’épisode de Jerod et de sa poule, en Enfer, en compagnie de toutes les maîtresses du Diable est d’un goût limite et n’apporte rien à l’histoire. Entre nous, je me fiche de connaître les pratiques sexuelles du Diable, la taille de sa queue et sa dureté.

Quand au spectacle final pour le jubilé de Victoria, j’ai trouvé ça glauque.

Le tome 3 ne mettra pas un an à être lu, il ne le sera jamais, c’est encore plus simple. Rien ne justifie que j’aille au-delà de ce tome.

La série « Lincoln » parlait elle aussi d’immortalité, mais elle était drôle et n’a jamais tourné en rond comme ici.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°293.