Moriarty Tome 3 : Ryosuke Takeuchi & Hikaru Miyoshi

Titre : Moriarty Tome 3

Scénariste : Ryosuke Takeuchi
Dessinateur :  Hikaru Miyoshi

Édition : Kana (07/12/2018)

Résumé :
Soupçonné du meurtre du comte Drebber, Sherlock Holmes a été arrêté et incarcéré par Scotland Yard.

Afin de démasquer celui qui a manigancé ce piège, Sherlock Holmes prend l’enquête en main…

Avec l’entrée en scène du célèbre détective, décidé à faire la lumière sur les zones d’ombre de l’Empire britannique, l’ambitieux « projet » de William entre dans une nouvelle phase.

Critique :
C’est toujours un peu déroutant de retrouver les enquêtes du canon holmésien misent à une autre sauce, additionnée d’un soupçon de l’adaptation de la BBC.

Perturbant, déroutant, mais ce qui me perturbe encore plus que ce bon vieux Charles Baskerville devenu un pervers de la pire espèce, ce sont les tutoiements entre Holmes et Watson, ainsi qu’avec les inspecteurs de Scotland Yard.

Dans la version remise à notre époque de la BBC, no problem, c’est logique, mais bordel de dieu, pas dans l’Angleterre coincée du bulbe (pour reste polie).

Pire encore… Oui, j’ai trouvé encore pire qu’un attelage de deux chevaux dont les colliers de traction n’ont pas de sangle à la taille, dont les traits ne possèdent ni avaloir, ni reculement, ni de sangles pour soutenir les traits sur l’arrière (Jésus !) et où les deux meneurs guident chacun un cheval… Là, c’est du jamais vu, mais je suis ouverte à tout… Hum…

Là où j’ai défailli, c’est lorsque Holmes, cherchant des indices et mettant la main sur un, répond à Watson qu’il était en train de faire un pet pour ne pas que les inspecteurs de Scotland Yard comprennent qu’il s’est abaissé pour ramasser quelque chose !!!!!

Vous me direz que tout le monde pète, les rois, les papes, les présidents, les princesses… Mais punaise, dans l’Angleterre guindée de Victoria, on pète sans le dire et on ne prend pas cette excuse pour justifier ce qu’on fait.

Anybref, malgré ces bémols, la série avance bien, on comprend un peu mieux les désidératas de Moriarty et on comprend qu’il est en train de faire Sherlock Holmes. Que ce dernier est son alter ego, mais de l’autre côté de la barrière.

Là où le bât blessera tout de même un peu, c’est que les nobles sont souvent présentés tous comme des déviants, des pervers, des salopards finis, des médaillés d’or de la méchanceté gratuite. Un peu de distinction ne ferait pas de mal, ce serait plus réaliste aussi.

Je ne vais pas bouder mon plaisir car ce tome fait la part belle à Holmes dans sa première partie, A Study In Scarlett et nous plonge ensuite dans l’extra glauque avec ce Baskerville qui dans cette version, est infiniment bien pire que son ancêtre perverti, celui qui avait été tué par un chien maudit.

Une séria manga pour ceux ou celles que la revisite du canon holmésien n’effraie pas et ne rebute pas car elle va plus loin que les autres, frôlant un peu la revisite de la BBC qui nous avait offert un Moriarty à la hauteur de Holmes.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et Le Mois du Polar Chez Sharon (Février 2019).

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L’homme de l’année – Tome 10 – 1666, l’homme à l’origine du grand incendie de Londres : Fred Duval & Studio Sept Epées

Titre : L’homme de l’année – Tome 10 – 1666, l’homme à l’origine du grand incendie de Londres

Scénaristes : Fred Duval & Nicolas Moustey
Dessinateurs : Stevan Subic & Studio Sept Épées
Édition : Delcourt (26/08/2015)

Résumé :
1666. Une atmosphère lugubre plane sur les ruelles misérables et insalubres de Londres quand une catastrophe d’une ampleur dantesque s’abat sur elle : le grand incendie.

Une apocalypse de flammes dévaste alors une cité en proie au chaos. Un notable racontera dans son journal le fil des événements dont Farynor, un simple boulanger, sera responsable et victime.

Critique :
Le grand incendie qui ravagea Londres du 2 au 5 septembre 1666 ne fit pas de nombreuses victimes (une dizaine), ce qui est un comble, lorsqu’on s’imagine toutes les maisons partie en fumée et les mouvements de foule que dut engendrer ce gigantesque incendie.

Incendie, qui, je vous le rappelle, ravagea 13.200 maisons, 87 églises paroissiales, la cathédrale Saint-Paul et la majorité des bâtiments publics de la Cité !

Le nombre infime de mort face à un tel enfer s’explique sans doute par le fait que bien des gens dans ces quartiers miséreux n’étaient pas inscrits, ni répertoriés et que donc, ils ont pu disparaître dans l’indifférence de l’administration qui n’avait pas les moyens de maintenant.

Mais comment il est arrivé, cet incendie ? Des français ou des hollandais auraient-ils bouté le feu comme les anglais les accusèrent ? Un complot des papistes ? Une vengeance pour avoir cuit Jeanne d’Arc à défaut de l’avoir crue (fallait que je la sorte, c’est plus fort que moi) ?

Ben non les amis, tout simplement un boulanger, Thomas Farynor (Farriner pour Wiki) qui a laissé son feu allumé en montant se coucher et bardaf, ce fut l’embardée, ou plutôt, l’embrasée !

Farynor, boulanger de talent, fournissait la Cour ainsi que des riches habitants de Londres. Harassé par ses journées bien remplies, il commit cette faute qui eu des conséquences terribles pour d’innocents londoniens, ainsi que pour des mangeurs de grenouilles (dixit les anglais) qu’on accusait d’avoir ♫ allumé le feu ♪ pour faire danser, les diables et les dieux ♪

Cet album aux tons rouges et jaunes se contente de nous relater ce qui se passa durant la nuit, grâce aux carnets de Lord Samuel Pepys qui y consigna tout ce dont il fut le témoin, en ce compris l’imbécilité du lord-maire Thomas Bloodworth qui ne voulut pas se mouiller en faisant abattre des maisons pour générer des coupes feu.

Véritable récit ces événements, les auteurs ont préféré présenter tout ce qui se passa (ou qu’on soupçonne de s’être passé) d’une manière linéaire, sans vraiment mettre en avant d’autres personnages que le boulanger fuyant avec sa famille et Lord Pepys, tentant de comprendre d’où était parti le feu et comment arriver à l’éteindre tout en protégeant ses propres biens.

Un bande dessinée un peu froide, malgré la chaleur de l’incendie, car on n’a pas un personnage principal à suivre ou à apprécier, Farynor étant un médaillé d’or de la lâcheté, à égalité avec Bloodworth, le lord-maire tandis que Pepys n’a pas assez de cases que pour se révéler en entier.

Les lynchages et accusations envers les étrangers (on n’a rien inventé) sont traités aussi de manière rapide, la faute au format de l’album : en 54 planches, on doit faire des choix scénaristiques et ne pas s’appesantir, plus que nécessaire, sur certains faits, si on peut les relater en quelques cases.

Un album que j’ai pris plaisir à découvrir, augmentant ma culture générale par la même occasion. Dommage que j’ai n’ai pas eu le plaisir aussi de m’attacher à des personnages.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019), Le mois du Polar Chez Sharon (Février 2019) et Le challenge British Mysteries (Janvier 2018 – décembre 2018) chez My Lou Book.

Sherlock Holmes Society – Tome 6 – Le champ des possibles : Sylvain Cordurié & Andrea Fattori

Titre : Sherlock Holmes Society – Tome 6 – Le champ des possibles

Scénariste : Sylvain Cordurié
Dessinateur : Andrea Fattori

Édition : Soleil Collection 1800 (07/11/2018)

Résumé :
Il reste peu de temps pour empêcher Liam Holmes de mettre sa menace à exécution. L’avenir de Londres est des plus incertain, face à la détermination du fils du plus célèbre détective privé britannique.

Après la trahison de Liam, Sherlock et ses alliés s’unissent pour l’arrêter avant qu’il ne fabrique la bombe susceptible d’anéantir la capitale. Sherlock fait appel à Megan Connelly pour traquer le capitaine Johnson, détenteur d’informations sur Liam.

Sherlock servira d’appât mais la stratégie est risquée. Proie ou prédateur, le capitaine reste dangereux et chaque heure qui passe rapproche Liam de son objectif…

Critique :
Comme je vous le disais dans le tome précédent, pour apprécier cette série, il ne faut pas être allergique à l’immersion de l’univers de Sherlock Holmes dans celui du fantastique !

Si vous pensez que les vampires et les voyages dans le temps n’ont rien à faire dans une histoire de Sherlock Holmes, alors, je vous déconseille fortement cette saga.

Je ne suis pas chaude pour ce mélange, mais étant collectionneuse, curieuse, aimant les vampires (les vrais), Holmes et Retour vers le futur…

Ok, je l’avoue, j’ai toujours été perdue dans les voyages temporels, je n’ai jamais compris pourquoi, lors du premier voyage dans le temps d’un personnage, il y ait déjà des faits qui en aient découlé et je suis toujours en panne sur le voyage dans le temps que réalisa Lanfeust, c’est vous dire ! Pire, j’ai même pas compris le Terminator 3…

Alors, les paradoxes temporels, je vous le jure, ça me laisse toujours les sourcils en l’air et la tronche qui n’a pas tout capté… Malgré tout, je reste toujours fan de ces voyages, même si je comprends pas tout.

Voici donc le face à face tant attendu, le combat de Holmes père contre Holmes fils, le combat entre deux cerveaux puissants, mais dont celui du fils possède le talent légué par sa mère et que je ne révèlerai pas ici (ou alors, via MP, moyennant paiement sur mon compte offshore, je veux dire, of course).

Waw, c’est retors ! Et le plus retors de tous, ce ne sera pas le fils de Holmes… J’ai pas tout compris dans le concept de la trame du temps, cela restera toujours pour moi un truc difficile à imaginer, mais j’ai bien aimé la manière utilisée pour résoudre le problème du fiston qui voulait tout faire péter.

Mon seul bémol sera pour le fait que ce nouveau dessinateur ait un peu trop surligné de noir les yeux de Liam Holmes et qu’il lui ait fait des sourcils en M, lui donnant un air démoniaque, ou méphistophélique (fallait le replacer, cet adjectif là !).

Un tome qui clôt ce diptyque puisant ses origines dans la série des « Vampires de Londres » et des « Voyageurs du temps » mais il n’est pas nécessaire de les lire pour aborder ces deux tomes, même si, c’est un plus, bien entendu.

Un tome agréable, un scénario bien ficelé, le fantastique bien abordé, qui ne nuit pas trop à Holmes et un final inattendu, du moins, dans sa réalisation. Même le grand détective ne l’avait pas vu venir.

Là, pas sûr que Holmes et madame vont se laisser aller à mélanger leurs différentes sécrétions, sachant ce que cela risque de donner. Dommage… (à moins de se protéger en couvrant le mont pelé).

Un bon diptyque, mais à réserver pour les inconditionnels du genre ou les curieuses, comme moi. En espérant qu’il y ait une suite…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019).

Sherlock Holmes Society – Tome 5 – Les Péchés du fils : Sylvain Cordurié & Fabio Detullio

Titre : Sherlock Holmes Society – Tome 5 – Les Péchés du fils

Scénariste : Sylvain Cordurié
Dessinateur : Fabio Detullio

Édition : Soleil Productions Collection 1800 (10/10/2018)

Résumé :
Quand Liam Holmes détruit la deuxième ville d’Angleterre et menace Londres, George V décide de recourir au voyage temporel pour envoyer son meilleur soldat tuer son père.

Tentant d’empêcher le meurtre, Liam se voit contraint de le poursuivre dans le temps. Inconscient de la menace qui pèse sur lui, Sherlock Holmes recrute Owen Chanes au sein de sa fondation qui compte déjà Hayden Hyatts, Lynn Redstone et le docteur Watson.

Critique :
Pour apprécier ce genre de pastiche holmésien, il ne faut pas être allergique au fantastique, ou plutôt, ne pas être en froid avec le fantastique dans l’univers de Sherlock Holmes.

N’ayant jamais été fan du mélange des deux genre, préférant retrouver mon enquêteur de génie dans un univers normal, victorien de préférence…

Alors oui, j’ai dû parfois me faire violence avec la série « 1800 » de chez Soleil qui a balancé mon détective dans l’univers fantastique, le mettant face à face avec des vampires, des zombies et les voyages dans le temps.

Je ne sais pas si c’est pour être plus vendeur, si c’est pour avoir accès à d’autres scénarios que celui de l’enquête traditionnelle en Whodunit, ou si c’est juste une mode ou tout simplement une envie.

Les auteurs et scénaristes font ce qu’ils veulent, j’ai apprécié une grande partie des bédés avec Holmes face au fantastique, mais mes préférences iront toujours au rationnel avec lui, ou alors, au fantastique qui n’en est pas, comme avec un chien sorti des Enfers…

Cet album, bien qu’appartenant à la série « Sherlock Holmes society » plonge ses racines aussi dans la série « Les vampires de Londres » et celle des « Voyages dans le temps » et n’ayant pas relu ces séries depuis un petit temps, j’ai dû faire fumer mes petites cellules grises pour me remettre tout en tête.

Si vos dents grincent déjà, je m’en voudrai d’ajouter qu’en plus de vampires et de voyages dans le temps, vous allez vous trouver face au résultat d’un mélange d’ADN entre Holmes et une femme…

Je suppose que ce mélange se fit de manière traditionnelle, c’est-à-dire avec des coups de rein, de la sueur, des bruits de plaisir, des halètements et une bonne giclée en provenance des bourses personnelles de Sherlock Holmes qui rencontra l’ovule de la madame qui se promenait dans le coin.

Ok, pour le romantisme, avec moi, vous repasserez mais puisque les auteurs ne m’ont pas dessiné la scène, je me venge bassement et sans honte.

Niveau dessins, ils sont très bien réalisé, Holmes est correct, il n’a pas des épaules de débardeurs comme dans une certaine collection que je ne nommerai pas, ne porte pas la ridicule casquette de chasse, ni la Macfarlane, ni la Inverness cape.

Son rejeton, par contre, lui ressemble beaucoup, mais en version « j’ai basculé du côté sombre de la force » car ce que réalise mon gouvernement ne me plait pas, donc, je vais tenter de l’arrêter en faisant comme lui…

Ça se défend, notez bien… Je dirais même que Liam, dans cet opus, a un peu des airs de Thanos, dans le dernier Marvel.

Il veut détruire, pas juste pour anéantir, mais dans le but de protéger le futur des exactions de l’Empire, l’Angleterre, of course (Star Wars, sors de ma tête). Si on attaque l’Empire, vous pensez bien, l’Empire contre-attaque !

Un opus réservé à ceux qui n’ont rien contre le mélange Holmes/univers fantastique, ou aux collectionneurs malade, tel que moi, au curieux, qui aimeraient découvrir Holmes sous un autre jour et le voir ailleurs que dans des enquêtes traditionnelles.

De mon côté, j’avoue que j’ai bien aimé, ce qui est paradoxal puisque je ne suis pas fan de l’univers de Holmes plongé dans le fantastique, sauf quand c’est bien fichu, bien amené, bien scénarisé et bien dessiné.

Puisque les autres ont bien fait leur job, moi, je valide ! L’album est bon, même s’il n’est pas exceptionnel. Sans doute aurait-il fallu plus de planches pour approfondir l’histoire et ne pas en faire 36 tomes (elle en fait deux, ici).

Il ne me reste plus qu’à tout relire pour tout me remettre dans la tête…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019).

Sherlock Holmes et le secret des hommes barbus : Thierry Niogret

Titre : Sherlock Holmes et le secret des hommes barbus – Une enquête de l’inspecteur Lestrade

Auteur : Thierry Niogret
Édition : Le Patient Résidant (2010)

Résumé :
1888. Alors que Jack l’Éventreur fait régner la terreur à Whitechapel, Londres vit un autre événement tout aussi horrible : un mystérieux assassin tue et rase ses victimes. Barbes et cheveux n’y résistent pas. Pour quel motif ?

Pendant que Scotland Yard s’évertue à arrêter le Ripper, le Scalper accapare tout entier l’inspecteur Lestrade. Celui-ci, empêtré dans cet imbroglio, s’en remet à Sherlock Holmes.

Et si toute cette affaire débouchait sur un pileux mensonge ?

Critique :
Bon, disons-le de suite, cet apocryphe n’est pas fait pour les gens sérieux, ni pour ceux qui sont à la recherche de pastiches holmésiens plus canoniques que le canon lui-même où le récit se tient au garde-à-vous, avec le petit doigt sur la couture du pantalon !

Ici, nous sommes dans la parodie qui ne se prend pas au sérieux, qui joue avec les mots et qui place les personnages de Conan Doyle dans des situations cocasses et peu catholique.

Entre madame Hudson, la logeuse, aveugle (oui !) qui se gamelle tout le temps dans les escaliers, le docteur Watson qui ne sait plus trop où se trouve sa blessure (il n’a pas tort, nous n’ont plus), Mycroft qui est amputé des deux jambes et les Irréguliers qui parlent comme les djeun’s de maintenant, il faut donc avoir l’esprit ouvert et le second degré de branché pour que ça passe.

Il y a de nombreux jeux de mots dans les noms et des petites allusions à des personnages connus, notamment chez les flics (Mitchell, Rivers et Halliday ou Paul, Ringo, George et John…).

— En effet, Holmes. Vous savez que je n’aime guère vous faire des remarques, mais là, vraiment et en toute humilité, je me vois contraint de faire une objection.
— Je vous en prie.
— C’est relatif à l’expression que vous avez laissé échapper lorsque les jumeaux Riarti ont donné leur identité.
— Et bien ?
— Vous avez déclaré alors, je vous cite de mémoire : « Bon Dieu, mais c’est bien sûr ». Cela ne vous sied pas du tout, Holmes. Non, pas du tout. Vous devriez laisser cette expression à un autre.

Je sortais d’une horrible migraine qui avait durée plus de 48h et ma nuit se trouvait amputée alors qu’il n’était que 4h30 du matin… Je vous jure que ce pastiche parodique m’a fait le plus grand bien.

— Watson !
— Oui ?
— Watson !
— Et bien quoi ?
— Ta gueule !
Les deux hommes poursuivirent leur chemin quelques instants en silence.
— Vous avez raison, Holmes, comme toujours, avoua Watson.
Sherlock Holmes sourit.
— C’est élémentaire, mon cher Watson.

Certes, le comportement des personnages est un peu loufoque, burlesque parfois, mais toujours avec humour et comique de répétition, mais sans que cela ne devienne lourd ou redondant.

La preuve, je n’ai même pas hurlé quand Holmes sort en ville, affublé de son horrible casquette à double visière et de son macfarlane aux couleurs criardes.

L’enquête est bourrée de mystères (pourquoi raser ses victimes ?) et l’ombre du grand Jack The Ripper plane au-dessus de tout cela, sans que pour autant il ne vienne mettre son grain de sel dans notre pileuse affaire.

Anybref, c’est frais, c’est drôle, avec un vrai scénario possédant des véritables morceaux d’enquêtes dedans, le tout donnant un plat digeste et bien fichu. J’avais même trouvé le coupable avant le maître himself !

Puisque j’ai un compte à la FNOUC, je pense bien me commander les autres pastiches de cet auteur pour me les mettre sous le sapin !

Pourtant, notre dévouée logeuse avait astiqué la peau d’ours qui orne la cheminée, poil par poil, avec un chiffon en peau de chamois des Ardennes Belges.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et Le challenge British Mysteries (Janvier 2018 – décembre 2018) chez My Lou Book.

 

Golem – Le tueur de Londres : Peter Ackroyd [LC avec Bianca]

Titre : Golem – Le tueur de Londres

Auteur : Peter Ackroyd
Édition : Archipoche Suspense (03/01/2018)
Édition Originale : Dan Leno and the Limehouse Golem (1994)
Traducteur : Bernard Turle

Résumé :
Londres 1880. Un assassin insaisissable, invisible, opère dans le quartier de Limehouse.

Le peuple, la presse, la police l’ont surnommé le Golem, du nom de cette créature de la mystique juive, démon sanguinaire fait d’argile, capable de se défaire et de se reconstituer à volonté.

Le journal intime d’un certain John Cree révèle qu’il serait le mystérieux Golem, décrit ce qu’il appelle son oeuvre d’artiste, le massacre minutieux et jubilatoire de deux prostituées, d’un vieux sage et d’une famille entière.

Mais sa femme, Elizabeth Cree, une ex-chanteuse de music-hall, semble elle aussi dissimuler bien des secrets.

Le chemin de ces êtres énigmatiques croise et recroise celui de personnages historiques, l’écrivain George Gissing, Karl Marx et Dan Leno, « L’homme le plus drôle du monde », la star du théâtre populaire à cette époque.

Tous se rencontrent sans se connaître, dans la salle de lecture du British Museum ou au théâtre. Tous seront soupçonnés par la police dans sa traque du Golem.

Critique :
D’habitude, je préfère lire le roman avant de voir le film, mais dans ce cas-ci, j’ai fait le contraire et bien mal m’en pris !

Oui, j’aurais dû lire avant de voir car le roman a éclairé le film que j’avais trouvé confus et dont j’étais sortie sans trop avoir de certitude sur les événements que j’avais vus.

Comme ce fut le cas lors de la lecture de « Shutter Island » de Lehane, tout s’est éclairé lors de ma lecture et le roman m’a permis de comprendre le film (j’avais rien capté du film avec Di Carpacio).

L’histoire est un éternel recommencement… Si j’avais lu le roman avant, j’aurais eu les outils nécessaires lors du visionnage du film.

Le changement brusque de « narrateur » dans le roman ne m’a pas perturbé car, comme dans le film, nous suivons plusieurs protagonistes et si, au départ, on ne voit pas bien ce qu’ils viennent faire là, au fur et à mesure de la lecture, on distingue mieux les fils de la toile et la place de chacun.

Le film mettait en avant l’inspecteur John Kildare, alors que le roman le laisse plus dans l’ombre, mais la lecture permet de mieux se concentrer sur les différents personnages et puisqu’il n’y a pas d’effets spéciaux, on n’est pas distrait par les changements opérés par le scénariste lorsqu’il nous montre le même meurtre commis par plusieurs suspects (ceux qui ont vu le film verront bien de quoi je parle) .

L’auteur nous décrit bien le Londres d’en bas, celui des années 1860 à 1880 (même si je n’y étais pas) et son style est très cinématographique, je trouve, car lors de ma lecture, je voyais les images défiler, et je pense que cela n’avait rien à voir avec des réminiscences du film…

Beaucoup de mystères planent sur le récit, même si la scène d’ouverture ne laisse aucun doute sur l’issue fatale pour l’un des protagonistes puisque nous assistons à sa pendaison.

En tout cas, cette lecture a été addictive et je n’ai pas vu le temps passer. J’ai pris plaisir à replonger dans les cabarets, à chanter, à jouer la comédie, à suivre le meurtrier dans ses pérégrinations sanglantes et à croiser des gens connus à la salle de lecture du British Museum.

Un polar historique qui m’a permis de comprendre son adaptation cinématographique (il n’est jamais trop tard) et dont ses personnages m’ont fait parcourir quelques quartiers mal famés de Londres, ce qui ne pouvait que me ravir.

♫ Allez venez milord, vous asseoir à ma table ♪ *mode cabaret enclenché*

Par contre, pour ma binôme de LC, Bianca, ce fut la bérézina totale et elle n’a jamais réussi à accrocher au récit, abandonnant même l’affaire en cours. Comme quoi, tous les goûts sont dans les lectrices.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et Le challenge British Mysteries (Janvier 2018 – décembre 2018) chez My Lou Book.

Comme ton ombre : Elizabeth Haynes [LC avec Bianca]

Titre : Comme ton ombre

Auteur : Elizabeth Haynes
Édition : Presses de la cité (2011) / Livre de Poche Thriller (2012)
Édition Originale : Into the darkest corner (2011)
Traducteur : Sylvie Schneitter

Résumé :
Imaginez qu’avant de pouvoir rentrer chez vous, vous soyez obligé de faire le tour du bâtiment afin de vérifier que tout est normal. Imaginez qu’une fois dans le hall de votre immeuble, vous deviez vérifier six fois que la porte d’entrée est bien fermée. Une, deux, trois, quatre, cinq, six. Et que si vous êtes interrompu en plein rituel, il faille tout recommencer.

Imaginez que, arrivé chez vous, vous tourniez la poignée de votre porte six fois dans un sens, puis six fois dans l’autre pour vous assurer d’être en sécurité. Que vous restiez plusieurs minutes derrière la porte, à l’affût du moindre bruit dans la cage d’escalier. Et que, tous ces contrôles effectués, vous commenciez une ronde dans votre appartement.

Fenêtres, rideaux, tiroirs, tout doit passer au crible de votre attention. Imaginez aussi que vous ne puissiez faire les courses que les jours pairs et pratiquer un sport les jours impairs, mais à condition que le ciel soit nuageux ou qu’il pleuve.

Bienvenue dans l’univers paranoïaque de Cathy, une jeune Anglaise à qui la vie souriait jusqu’à ce qu’un soir elle fasse une mauvaise rencontre…

Critique :
D’un côté, Cathy, jeune femme sûre d’elle, possédant des copines, sortant en boite, aimant picoler, draguant des mecs et couchant avec tout ce qui porte une bite.

De l’autre, Catherine : bourrée de TOC, vérifiant 36 fois si sa porte est bien fermée, peu sûre d’elle, parano, rasant les murs, sans amie, solitaire et aussi apeurée qu’un lapin devant une meute de renards affamés.

Pourtant, ces deux femmes sont la même personne. La femme sûre d’elle datant de 2003 et la biche apeurée de 2007.

Que s’est-il passé pour transformer une femme enjouée et bourrée de joie de vivre en une créature aussi parano ? Faudra lire le livre pour ça !

Alternant sans cesse les moments du passé avec ceux du présent, nous découvrons les deux personnalités de Catherine, sans savoir ce qui l’a fait basculer de personne possédant une vie sociale à celle de recluse après son boulot et bourrée de TOC.

Petit à petit, au fil des pages et de la lecture de ce qui pourrait ressembler à un journal intime, nous allons pénétrer plus en avant dans la vie de Cathy, celle d’avant, afin de découvrir le traumatisme qui l’a fait devenir cette femme qui doit vérifier sa porte et ses tiroirs un nombre incalculable de fois.

Au départ, c’est pathétique, on aurait presque envie de rire de Cathy, de lui dire que c’est stupide, les contrôles qu’elle effectue, mais je n’ai pas ri longtemps car on sent bien les fêlures dans son personnage et sa souffrance est palpable.

Autant une partie de sa vie d’avant nous expliquera sa descente aux Enfers (l’enfer, c’est les autres), autant dans sa vie de maintenant, nous la découvrirons en train d’essayer de se reconstruire et de sortir de son cercle vicieux, de quitter sa paranoïa.

Catherine est un personnage attachant, une personne qui, malgré ses peurs, va tenter de se reconstruire et tout au long du récit, l’auteure, sadique, jouera avec les ambiguïtés du lecteur qui se posera bien des questions tout au long de sa lecture éprouvante car le suspense et les révélations sont distillés gouttes à gouttes.

Un thriller psychologique en presque huis-clos, des personnages attachants, certains foutant la trouille, d’autres vous trahissant magistralement, un portrait d’une traumatisée réussi, un scénario habilement construit pour ne pas tout divulguer d’un coup.

Un thriller psychologique addictif, qui fait monter la pression, augmenter le rythme cardiaque et rend les mains moites.

Un thriller que j’ai reposé sur la table en soufflant d’aise tant j’avais retenu ma respiration tout au long du final.

Ce n’est pas ma binôme de LC, Bianca, qui me contredira !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et le RAT de l’Épouvante chez Chroniques Littéraires – Automne, plaid et cocooning (474 pages).

 

Moriarty – Tome 2 : Ryôsuke Takeuchi & Hikaru Miyoshi

Titre : Moriarty – Tome 2

Scénariste : Ryôsuke Takeuchi
Dessinateur : Hikaru Miyoshi

Édition : Kana (21/09/2018)

Résumé :
Deux frères orphelins sont accueillis dans la famille Moriarty, grâce aux ambitions cachées du fils aîné Moriarty, Albert.

Ce dernier abhorre l’aristocratie à laquelle il appartient et le système social qui régit la société britannique.

Albert a vu en l’aîné l’intelligence et le charisme dont il avait besoin pour accomplir son rêve de nettoyer la société de ces « êtres inutiles et sales ».

Albert propose de leur offrir sa richesse et son influence à condition que les garçons mettent leur intelligence au service de son rêve.

13 ans plus tard, à côté de leurs activités officielles, les frères Moriarty sont devenus des « conseillers privés ».

Avec William à leur tête, ils aident les gens du peuple, victimes d’injustices, à se venger des riches qui les ont fait souffrir.

Leur sanction est impitoyable, car la punition qu’ils infligent n’est autre que…la mort !

Critique :
J’ai beau lire des mangas différenciés, je trouve toujours que les personnages sont trop ressemblants ! Soit avec de ceux que je fréquente dans d’autres série, soit entre eux… La faute à leurs mentons en pointe.

Louis, avec sa grande mèche, me fait penser à Grell Sutcliff, le flamboyant Shinigami de Black Butler et un colonel du bataillon d’Albert Moriarty m’a fait croire que c’était le colonel Moran bien coiffé, alors que non…

Au sujet de Moran, je m’étais insurgée qu’on le nomme « Molan » dans le tome 1, mais dans le tome 2, c’est  bien « Moran », ce qui me fait penser à une erreur de typographie…

Notre génie du crime, Moriarty, continue de vouloir aplanir les classes sociales et si pour y arriver il doit tuer ou laisser tuer, pas de soucis, la fin justifie les moyens quand on a un si noble but…

Là, il veut éradiquer l’opium mais vous pensez bien qu’on n’a pas trop envie de l’écouter, sachant que historiquement parlant, le commerce de l’opium a équilibré la balance économique de l’Angleterre et que de grosses sociétés ou de grands noms sont impliqués dans ce trafic.

Puisque la fin justifie les moyens, Moriarty va y aller à fond et se jouer des autres pour arriver à démanteler un gros trafiquant. Pas mal, je trouve, bien joué.

Là où je ne joue plus, c’est quand il laisse tuer un pauvre innocent pour arriver à coincer un noble pourri jusqu’au trognon. Il est cynique, le Moriarty…

Holmes à gauche, de dos, avec sa queue de cheval

Ce qui m’intéressait surtout, c’était sa rencontre avec Holmes… Elle aura lieu sur un paquebot de croisière et notre détective se voit affublé d’une queue de cheval des plus improbables. Non, je ne parle pas de son sexe, mais de ses cheveux.

Entre nous, il a plus l’air d’un sale gamin mal élevé que d’un homme qui va à contresens de la société et je ne vous parlerai même pas de madame Hudson, vachement rajeunie, ni de Watson, avec sa canne inutile, comme dans la série de la BBC.

Quant aux tutoiements et appellations par leurs prénoms, c’est limite hérésie… Holmes n’appelait pas Watson, John et Watson ne donnait pas du Sherlock à Holmes.

Anybref, même si je ne suis pas toujours chaude chaude pour les réécritures de l’histoire, celle-ci a le mérite d’explorer des zones d’ombres et de tenter de faire de Moriarty un Napoléon du crime « pour le bien commun » et non pour le sien, bien que, si on analyse à fond son envie d’éliminer les aristos, on pourrait en déduire que c’est aussi pour se venger d’eux…

Malgré tout, j’aime bien la vision que Moriarty nous fait de Holmes et du rôle qu’il va jouer dans le plan socialisto criminel du professeur. Il est logique et en adéquation avec le scénario présenté.

Là où je me demande comment ça va évoluer, c’est dans le fait qu’apparemment, d’après ce que j’ai lu dans la toute première case du tome 1, Sherlock Holmes serait celui qui n’a rien compris, le démon de l’histoire.

Mais nom de Zeus, comment l’auteur va-t-il amener ça ?? Et réussir à me le faire avaler ? Ça, c’est une autre histoire (que je continuerai de lire).

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019), Le challenge British Mysteries (Janvier 2018 – décembre 2018) chez My Lou Book et le RAT de l’Épouvante chez Chroniques Littéraires – Automne, plaid et cocooning (204 pages).

Moriarty – Tome 1 : Ryôsuke Takeuchi & Hikaru Miyoshi

Titre : Moriarty – Tome 1

Scénariste : Ryôsuke Takeuchi
Dessinateur : Hikaru Miyoshi

Édition : Kana (22/06/2018)

Résumé :
19e siècle en Angleterre, la famille Moriarty a recueilli deux orphelins William et Louis mais en leur conférant un statut de domestique.

Albert, le fils aîné de la famille est pétri d’ambition et il déteste le système social qui régit la société britannique, dans lequel les classes supérieures se pavanent et oppressent le peuple sans pour autant être dignes du respect qu’elles exigent de lui.

En 1887, l’auteur Arthur Conan Doyle donnait naissance à son personnage de fiction Sherlock Holmes, devenu une légende et référence aussi bien dans la littérature qu’au cinéma ou à la télévision.

Face à lui, dans l’ombre et souvent mal compris se trouve Moriarty. Personnage occupant la place de Professeur à l’intelligence souvent supérieure à celle de Holmes, ce dernier avouant facilement qu’il est impressionné par Moriarty.

Avec le temps, James Moriarty est devenu l’un des sociopathes les plus redoutables et rusés. Mais comment est-il devenu ainsi, et pourquoi ?

C’est que cette adaptation en manga d’après et inspirée par l’oeuvre de Conan Dolye vous propose de découvrir.

Critique :
Moriarty, le Napoléon du crime, qui connu son Warterloo aux chutes de Rechenbach, avec un Holmes en Wellington vainqueur…

Tout le monde connaît l’histoire et les personnages (sauf si vous n’avez jamais lu les aventures de Sherlock Holmes, dans ce cas, allez vite réparer cet oubli).

Mais que sait-on de l’enfance de ce génie du crime ? Que dalle !

Conan Doyle s’est empressé de le créer pour tuer sa créature qui phagocytait son temps en l’empêchant d’écrire des histoires sérieuses et il ne s’est pas donné la peine de nous donner plus de détails sur l’homme du crime, s’emmêlant même les pinceaux dans « La vallée de la peur ».

Ben maintenant, c’est fait !

Je ne sais pas si c’est le cas chez vous, mais j’ai beau adorer les mangas, j’ai toujours cette impression que les personnages se ressemblent ! Ici, le jeune William me faisait penser à Ciel Phantomhive et j’ai eu du mal à discerner les deux enfants du comte Moriarty et à comprendre le rôle des deux autres jeunes garçons…

Pour ma défense, le résumé sur le manga était moins volubile que ceux sur le Net et il m’a fallu recommencer au début afin de me concentrer plus et de démêler les fils de cet écheveau des têtes qui se ressemblent (mentons pointus, turlututu).

Dans ce manga, on trouverait presque le futur professeur Moriarty sympa car ce bougre agit pour la bonne cause, même s’il est un « criminal consultant », mais il se met au service de la veuve et de l’orphelin, ou du moins, des classes sociales laborieuses, des damnés de la terre en éliminant leur problème…

L’homme est talentueux, bougrement séduisant et furieusement intelligent, de plus, il a tout pour faire un bon socialiste puisqu’il trouve que les inégalités entre les pauvres et les riches sont honteuses et ne devraient pas exister.

Et il va lutter pour les supprimer (il  ne sera pas pote avec le gars qui a dit qu’il suffisait de traverser la route pour trouver un job), ce qui fait qu’en lieu et place d’un type qui veut conquérir le monde, on a un mec qui, bien que criminel, tente de gommer les inégalités, en parfait petit justicier qu’il est.

L’histoire est linéaire, même si la case de départ est bourré de mystère puisqu’on y voit Moriarty et Holmes luttant aux chutes de Rechenbach et Moriarty hurler à Holmes : « Non, je ne fais pas erreur. Le démon, c’est toi !! C’est toi, Sherlock !! » (oui, je suis horrifiée aussi par l’utilisation des prénoms !!).

Nous découvrons le petit William James Moriarty, dans l’Angleterre de 1866, à Londres, habillé comme un milord.

Et puis, on découvrira l’envers du décor et la perfidie du fils aîné des Moriarty… Qui lui aussi veut gommer les inégalités (là, je tique un peu, mais bon, les miracles ne donnent pas que des nouveaux pneus – private joke).

Un bon début pour ce manga où la frontière entre le Mal et le Bien est aussi mince qu’un string d’une danseuse du Moulin Rouge ou aussi épais que le programme d’un candidat aux élections, c’est vous dire la minceur…

Un Moriarty différent du vieux professeur moche de la série Granada, différent aussi du perfide James de la série BBC ou des films de Guy Ritchie. Un Moriarty différent, aux antipodes de ce que l’on attend de lui, de ce que l’on sait de lui.

Là, je vais aller m’acheter le tome suivant et fissa parce que je suis curieuse de voir où tout ça va nous mener, surtout lors de l’apparition de Holmes et puis afin de savoir comment nos jeunes idéalistes, qui n’ont pas peur de tuer, vont évoluer et continuer la lutte des classes.

♫ C’est la lutte finale … ♪

PS : mais pourquoi appellent-ils le colonel Sebastian Moran, Molan ??

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019), Le challenge British Mysteries (Janvier 2018 – décembre 2018) chez My Lou Book et le RAT de l’Épouvante chez Chroniques Littéraires – Automne, plaid et cocooning (212 pages).

Black Butler – Tome 26 : Yana Toboso

Titre : Black Butler – Tome 26

Scénariste : Yana Toboso
Dessinateur : Yana Toboso

Édition : Kana Dark (31/08/2018)

Résumé :
Afin de récupérer Lizzy et de mettre fin aux agissements de Bravat, Ciel redouble d’efforts pour que son cabaret soit le plus attrayant possible, quitte à sacrifier quelques pions au passage.

Mais alors que le Comte semble sur le point d’obtenir ce qu’il souhaite, de nouvelles complications surviennent…

Critique :
Le mangaka de la série nous a réservé deux surprises de taille dans ce tome 26 (déjà que le final du tome 25 était un cliffhanger de malade).

Si on trouvait qu’on s’endormait un peu ces derniers temps et que nous n’avions pas vraiment eu de nouvelles infos sur le passé de Ciel, là, on se prend deux baffes dans la gueule coup sur coup !

Le premier coup de poignard dans le dos m’a fait mal, très mal, mais le suivant, lui, il m’a laissé sur le cul, totalement.

Certes, le procédé est vieux comme le monde, éculé, même, mais quand on ne s’y attend pas, il produit toujours son petit effet.

Maintenant, j’aimerais savoir si cette nouvelle fracassante était prévue depuis le début de la série ou si le mangaka l’a sortie de son chapeau afin de donner un rebondissement inattendu à la série.

Ah je voulais en apprendre plus sur la jeunesse de Ciel Phantomhive ? Et bien, je vais être servie au delà de mes rêves ! Mais je suis toujours sur le cul…

Nom de Zeus, Marty, c’est vraiment THE / ZE Tome qui fait basculer toute la série dans une nouvelle dimension dont je ne sais pas encore comment ça va se terminer, mais une chose est sûre, les prochains mois avant la sortie du tome 27 vont être longs, mais longs !

En plus, je ne dégusterai plus dans ma tête les bons petits plats de ce personnage que j’appréciais énormément… Bouhouhouhou….

Un coup de poignard et la série repart (adaptation de l’ancien slogan de Mars « un coup d’barre ? Mars et ça repart ») mais pour aller où, je ne le sais pas…

En tout cas, ça promet !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019), Le challenge British Mysteries (Janvier 2018 – décembre 2018) chez My Lou Book et le RAT de l’Épouvante chez Chroniques Littéraires – Automne, plaid et cocooning (178 pages).