Les Voies d’Anubis : Tim Powers

Titre : Les Voies d’Anubis

Auteur : Tim Powers
Édition : Bragelonne (18/02/2015)
Édition Originale : The Anubis Gates (1983)
Traducteur : Gérard Lebec

Résumé :
Lorsque le professeur Brendan Doyle accepte de donner une conférence sur le poète anglais Coleridge, il est loin d’imaginer qu’il ne va pas tarder à le rencontrer en personne… en 1810 !

Car après avoir accepté l’offre d’un millionnaire ayant percé les mystères du voyage dans le temps, le voilà plongé dans une aventure rocambolesque traversant un Londres peuplé de bohémiens, de mendiants douteux et de sorciers terrifiants, tel ce clown macabre qui règne sur le monde souterrain.

Et pour couronner le tout, Doyle ne peut revenir à son époque, à moins de déjouer les plans malfaisants des mages égyptiens qui veulent ramener leurs anciens dieux à la vie. Mais osera-t-il prendre le risque de changer le cours de l’Histoire ?

Mêlant les thèmes du voyage temporel, du mythe du loup-garou et de la magie noire égyptienne dans le Londres victorien, ce roman qui a remporté les prestigieux prix Apollo et Philip K. Dick, est le grand classique à l’origine du steampunk.

Critique :
Les voies d’Anubis sont-elle impénétrables, comme celle de Dieu ?

Et bien non, elles sont totalement pénétrables, dans un sens comme dans l’autre, mais pas à tout moment car les failles ne sont pas ouvertes partout et en même temps…

Ah, quel voyage fantastique je viens de faire, mes amis ! Dans le temps et dans l’espace.

Nous partîmes en 1983 et pas un prompt saut dans le temps, nous arrivâmes en 1810, à Londres.

Oubliez le Londres de Sherlock Holmes, si la misère est bien présente, si les mendiants et leur confrérie sont bien là a agiter leur escarcelle, nous sommes aussi dans un monde où la magie existe, même, si, au fil des époques, elle perd de sa force.

Difficile de s’ennuyer dans ce roman fantastique, sauf peut-être au départ, qui est un peu poussif, mais ensuite, attachez vos ceintures et accrochez à tout ce qui dépasse.

Dans ces pages de l’édition cuivrée (du plus bel effet) il y a moult personnages différents, en plus du principal, Brendan Doyle, sans que pour autant on puisse les mêler et ne plus s’y retrouver.

Niveau action, on n’est pas volé sur la marchandise, ça bouge, ça saute dans le temps et pour le même prix, vous passerez donc de 1983 à 1810, puis dans les années 1660. N’oubliez pas votre passeport, ni votre crème solaire, car en plus de voyager dans le temps et on ira se balader à Alexandrie (♫ Alexandra ♪).

Les voyages dans le temps… Quand je me mets à réfléchir à la chose, j’en attrape des migraines : comment peut-on influencer le passé alors qu’on vient juste se sauter dans le passé ?

On pourrait le changer, mais le passé n’aurait pas pu être changé à l’avance par nous, puisque l’on vient juste d’y sauter !

Un peu comme si Marty McFly, en chantant Johnny Be Good de Chuck Berry au bal de ses futurs parents, devenait en fait Chuck Berry, qui lui, n’aurait tout simplement pas existé, puisque ce serait McFly qui, en chantant la chanson, l’avait crée. Vous suivez ?

Impossible que ce soit McFly qui soit l’auteur originel de la chanson dans le passé, puisqu’il vient seulement d’arriver dans le passé et que moi, je ne comprend plus ce qui a bien pu se passer dans ces foutus voyages temporels (j’ai jamais rien compris, d’ailleurs).

Bref, grosse migraine en tentant de comprendre ces choses rationnellement, mais si je ne cherche pas la petite bête à la quadrature du cercle des voyages temporels, le tout devient foutrement amusant dans l’histoire.

Un roman abracadabrantesque, comme disait l’autre. Sans compter que nous mélangeons plusieurs mythes, dont celui des Dieux Égyptiens, des voyages dans le temps sans voiture, et que l’auteur récrit le mythe du loup-garou de manière totalement éclairée et jubilatoire.

Anybref, si vous aimez le fantastique, un brin de steampunk (léger, on est à ses débuts), la grande Aventure (avec un A majuscule), les voyages en tout genre, Londres, la mythologie égyptienne, la magie, l’action, le mystère, le suspense, la poésie, je vous conseille d’embarquer pour le Grand Voyage !

Prière de laisser tout objets vous rattachant à votre époque à l’accueil, merci.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018), le challenge US (2017-2018) chez Noctembule, le Challenge Totem (Loup-Garou) chez Lili Galipette et le Challenge « A year in England – 2017-2018 » chez Titine (Plaisirs à Cultiver).

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Une étude en rouge – Dossier complet de la première enquête de Sherlock Holmes rassemblé par le dr Watson et transmis à Conan Doyle

Titre : Une étude en rouge – Dossier complet de la première enquête de Sherlock Holmes rassemblé par le dr Watson et transmis à Conan Doyle

Auteur : Simon Goodenough
Édition : Ramsay (1983)

Résumé :
Il s’agit d’un dossier composé de 4 objets et de 61 documents (notes de Watson, photos, cartes, télégrammes, etc) qui retrace l’aventure complète : Une étude en rouge (A Study in Scarlet).

Voir sommaire pour la liste complète des éléments.

Critique :
Imaginez que vous teniez entre vos mains le dossier avec toutes les notes dactylographié du docteur Watson, avec les différents télégrammes envoyés, les photos de l’enquête (indices, cadavre,…), la fameuse bague retrouvée…

Le pied, non ?

Évidemment, ce genre d’ouvrage ne s’adresse qu’aux zinzins dans mon genre qui collectionnent TOUS les trucs sur Sherlock Holmes !

Faites pas semblant, je sais qu’il y a des aussi zinzins que moi qui me lisent.

Anybref…

Se situant entre le manuscrit originel de Watson et l’objet de collection, cet ouvrage se lit comme le roman éponyme, puisque Watson, à l’aide de sa machine à écrire, nous raconte son retour de la guerre, sa rencontre avec Stamford, celle avec Holmes, leur enquête, ainsi que des tas de feuillets relatifs à un véritable dossier tel que le docteur l’aurait monté avant de le transmettre à son agent littéraire, Conan Doyle.

La liste est exhaustive, je vous transmet d’ailleurs, en bas de mon article, tout ce qui se trouve dans ce dossier et que je ne me lasse pas de découvrir encore et encore !

Il y a de quoi passer du temps dans la découverte de ce dossier et de se donner l’impression qu’on l’a dérobé en douce dans un des tiroirs du Dr Watson !

Une douce sensation d’euphorie s’insinue en vous et dans mon cas, je ne me sens plus…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et Le Challenge « A year in England – 2017-2018 » chez Titine (Plaisirs à Cultiver).

4 éléments dans des petits sachets collés au rabat de la couverture intérieure :
– Une alliance dorée
– Une étiquette de tissu (J. Underwood & Sons – Hatmakers)
– Une carte de visite de Sherlock Holmes
– Un petit comprimé blanc
61 documents papier :
– Feuillet de séparation / introduction (Documents et réminiscences… John H. Watson)
– Lettre de Simon Goodenough aux Editions Ramsay (5 janvier 1893)
– Lettre de John Watson à Conan Doyle (10 janvier 1886)
– États de service de John H. Watson
– Article du Times (29 juillet 1880)
– Carte « The Helmund to Kandahar »
– Article sur les maladies courantes de l’Inde
– Notes du samedi 1er mai au 19 décembre 1880 (8 pages)
– Lettre du gérant du Strand Hotel au Dr. Watson
– Notes de John Watson du lundi 10 janvier 1881 (8 pages)
– Notes de John Watson « Lorsque nous arrivâmes… » (8 pages)
– Notes du mardi 11 au vendredi 14 janvier 1881
– Carte de Londres pliée en deux
– Lettre de John Watson à Stamford (30 janvier 1881)
– Notes de John Watson du samedi 5 février 1881 (8 pages)
– Notes de John Watson du dimanche 6 février (Sherlock Holmes – ses limites)
– Notes de John Watson du mardi 8 février au vendredi 4 mars 1881 (4 pages)
– Extrait de « Le livre de la vie » (pages 87-88)
– Notes de John Watson du vendredi 4 mars 1881 (8 pages)
– Lettre de Tobias Gregson à Sherlock Holmes (4 mars 1881) [dans une enveloppe bleue à l’adresse de SH]
– Notes de John Watson du vendredi 4 mars (suite) (8 pages) « Le billet de Gregson… »
– 2 photos d’empreintes de pas sur 4 pages
– 1 Photo du corps d’Enoch Drebber
– Lettre de la Guion Line à E.J. Drebber (28 février 1881)
– Compte rendu de police par l’agent Rance du 4 mars 1881 (8 pages)
– 1 photo de l’inscription « RACHE »
– Télégramme de Gregson à la police de Cleveland, Ohio (4 mars)
– Extrait de la monographie sur les empreintes de pas, par Sherlock Holmes : Impressions pedestres, 1879 (4 pages)
– Extrait de la monographie sur les cendres de tabac, par Sherlock Holmes : Cendres aux cendres, 1880 (4 pages)
– Notes de John Watson du vendredi 4 mars (suite) (8 pages) « Nous quittâmes Lauriston… »
– Notes de John Watson (suite) (8 pages) « vers la rue… »
– Circonstances des faits n°250 (page pliée, plus longue que les autres pages)
– Extrait du Manuel d’instruction de la Police Métropolitaine, 1871 (4pages)
– Notes de John Watson du vendredi 4 mars (suite) (8 pages) « Nos efforts du matin… »
– Petite annonce de l’Evening Standard « Trouvé … une alliance en or… » (4 mars 1881)
– Article de l’Evening Standard « Mystérieux assassinat à Brixton » (4 mars 1881)
– Notes de John Watson du vendredi 4 mars (suite) (8 pages) « L’effet de surprise… »
– Article du Daily Telegraph « Le Mystère de Brixton, un grave danger pour la société » (5 mars 1881)
– Article du Standard « Mystère de Brixton, la loi bafouée » (5 mars 1881)
– Article du Daily News « Le Mystère de Brixton, réglement de comptes politique » (5 mars 1881)
– Notes de John Watson du samedi 5 mars 1881 (8 pages) [dont interrogatoire de Mme Charpentier]
– Reçu de John Underwood & Sons, Hatmakers pour Mr Enoch Drebber
– 1 photo des bagages de Drebber et Strangerson
– Rapport de la Police Métropolitaine des 4 mars (Gregson) et 5 mars (Lestrade) 1881 (8 pages)
– Rapport de la Police Métropolitaine du 5 mars 1881 suite (1 page)
– Télégramme de Lestrade à la police de Liverpool
– 1 photo du cadavre de Strangerson
– Télégramme de Cleveland à Drebber
– Notes de John Watson du samedi 5 mars (suite) (8 pages) « Quand Lestrade eut fini… »
– 1 photo de Jefferson Hope
– 1 page de couleur blanche annocant la retranscription du journal de Jefferson Hope
– Journal de jefferson Hope (8 pages)
– 1 photo de John Ferrier
– 1 notice de la mort de John Ferrier le 4 août 1860
– Notes de John Watson du samedi 5 mars (suite) (1 page) « Quand nous fûmes remis de la lutte… »
– Transcription de la déclaration de Hope (8 pages)
– Notes de John Watson du samedi 5 mars au mardi 8 mars 1881 (4 pages)
– Notes de John Watson du lundi 7 mars 1881 (8 pages) « Discuté de l’affaire avec Holmes… »
– Télégramme de Sherlock Holmes à la police de Cleveland, Ohio (4 mars 1881)
– Télégramme de la police de Cleveland à Sherlock Holmes (4 mars 1881)
– Article de l’Echo « Mystère du double assassinat, Vengeance romantique » (7 mars 1881)

 

Mycroft’s Testimony : Sophie Bellocq-Poulonis

Titre : Mycroft’s Testimony

Auteur : Sophie Bellocq-Poulonis
Édition : L’œil du Sphinx (2009)

Résumé :
« Sherlock Holmes ne serait pas tout à fait l’homme décrit par son biographe et ami le Dr Watson. Il serait de ceux qui cachent leurs déviances sous le masque du génie excentrique.

C’est du moins ce que confesse son frère Mycroft dans son récit-testament, en révélant l’ampleur de la crise identitaire dont souffrit le détective durant les trois années où Watson déserta Baker Street pour épouser Mary Morstan.

C’est aussi ce que subodore le Dr Aaron Kosminsky, psychiatre et criminologue, dans l’étude psychopathologie qu’il fait du personnage et publie en 2004.

Ces trois ans, compris entre décembre 1887 et mai 1891, furent d’insoupçonnables années d’errance et d’égarements psychiques qui conduisirent Sherlock Holmes à travers les affres de la désespérance, avant que ne le délivre de sa disparition dans les chutes de Reichenbach.

De cette période troublée, personne n’en a rien su. Pas même Watson. Comment aurait-il pu ? »

Critique :
Sherlock Holmes raconté par son grand frère Mycroft, ça aurait pu donner quelque chose de super génial, non ?

Pourtant ce petit roman m’a laissé non seulement sur ma fin, mais avec un horrible mauvais goût dans la bouche.

Mais avant de ruer dans les brancards, je vais peut-être commencer par le commencement…

Une fois de plus, on nous cause de la fameuse malle de fer blanc et nous retrouvons une vieille connaissance, c’est-à-dire la fameuse héritière de la famille Watson qui nous avait raconté « L’aventure des vierges de Glace ».

Niveau vie du détective, nous n’apprendrons rien de plus que nous ne savions déjà sur l’analyse de sa personnalité, si ce n’est quelques petits ajouts afin de justifier la « naissance » du professeur Moriarty, du moins, de nous montrer comment son personnage et son nom s’est formé dans l’esprit de Holmes.

Là, autant où le récit de Mycroft commençait bien, on se retrouve dans le fossé directement ou à hausser les yeux au ciel. Là, je ne suis pas preneuse de cette théorie un peu capilotractée.

Dans cette première partie, exit le grand frère bienveillant que nous avions croisé dans la série Granada, ici, Mycroft a plus les traits d’un manipulateur version BBC.

En tout cas, c’est ce qu’il laisse transparaître dans ce récit qu’il livre à son successeur au Diogene’s Club, sur son lit de mort.

Quant à la seconde partie consacrée au récit du docteur Aaron Kosminski qui, en 2004, réalisa l’espèce d »étude psychopathologie de mon détective borderline préféré, je l’ai trouvée…. Comment dire ? Heu… Ça m’a mis mal à l’aise cette manière de faire coller les faits à la théorie.

Déjà le nom qui fait référence à un « suspect » dans les meurtres de 1888… Alors, notre Freud d’opérette, dans la seconde partie, tente de nous éclairer sur le récit de Mycroft.

Une seconde partie froide, sur un ton clinique, indigeste, le tout devant former une sorte de portrait psychologique de Sherlock Holmes.

Alors oui, l’idée de départ était bonne : qui, mieux que Mycroft, aurait pu nous éclairer sur la vie de Sherlock avant sa rencontre avec Watson ?

Oui, il y avait de la recherche aussi pour tenter d’expliquer de manière rationnelle et réaliste le fait que Moriarty débarque ainsi sans coup férir dans les récits canoniques, ainsi que toutes les autres incohérences.

Mais je pense que la manière de le faire n’était pas la bonne et le récit devient lourd, pâteux, boueux, difficile à lire sans avoir l’esprit qui fiche le camp pour voir ailleurs s’il n’y a rien de meilleur.

Les seuls moments où mon cerveau est revenu parmi nous, c’est quand l’auteur Baring-Gould est appelé en renfort caisse (et son ouvrage « Moi Sherlock Holmes » est du grand n’importe quoi) et que les extraits canoniques insérés dans cet ouvrage sont issus des éditions Robert Laffont, réputée pour ses nombreuses erreurs de traduction…

Et là où mes esprit s’est rebellé encore plus, ce n’est pas à la stagnation, mais en comprenant que Sophie Bellocq-Poulonis nous explique calmement que l’auteur des crimes de Whitechapel était Holmes…

Mes griffes ont rayé les murs…. Ce ne sera jamais que la 36.000ème fois qu’on associe le détective de Baker Street à l’Éventreur de Whitechapel et ça commence à bien faire. Trop is te veel et on a fait des révolutions pour moins que ça.

Anybref, pour un profane en holmésologie, le breuvage sera indigeste et la tartine trop épaisse. Et pour un néophyte dans la question psy, ce sera encore plus infect qu’imaginer boire un thé au beurre rance !

De plus, c’est court, bien trop court ! Enfin, vous me direz que quand c’est mauvais, vaut mieux abréger et faire dans le court…

Une étude holmésienne (ou un pastiche, car il a des deux) que l’on referme avec un soupir de soulagement, en se demandant bien ce qu’on vient de lire et à qui ce genre d’ouvrage peut faire le bonheur ??

Sans doute un meuble un peu bancal…

Parce que je ne vois pas à qui d’autre cela pourrait servir : les holmésiens risquent de ne pas apprécier (ou si peu) et les amateurs d’écrits canoniques qui en lisent pour le plaisir risquent de tomber endormi ou de se fouler le poignet en l’expédiant au cent diables.

Allez, classement vertical !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et Le Challenge « A year in England – 2017-2018 » chez Titine (Plaisirs à Cultiver).

Les aventures de Mary Russel et Sherlock Holmes – Tome 3 – Le Testament de Marie Madeleine : Laurie R. King

Titre :  Les aventures de Mary Russel et Sherlock Holmes – Tome 3 – Le Testament de Marie Madeleine

Auteur : Laurie R. King
Édition : Michel Lafon (2006)

Résumé :
Eté 1923. Mary Russell et son époux, l’illustre Sherlock Holmes, reçoivent la visite de Miss Dorothy Ruskin, tout juste revenue de Terre sainte.

Elle leur fait part d’une découverte fascinante : un testament rédigé sur rouleau de papyrus datant de l’an 70 et dont l’auteur, qui ne serait autre que Marie Madeleine, se désigne comme « apôtre du Christ ».

Mais l’archéologue amateur trouve la mort dans un accident suspect dès son arrivée à Londres. L’a-t-on tuée en raison de ses opinions politiques ?

A-t-on précipité sa disparition pour voler le papyrus, porteur de vérités susceptibles d’ébranler les fondements du christianisme ?

Le Testament de Marie Madeleine : l’enquête la plus inquiétante de Mary Russell et Sherlock Holmes.

Critique : 
ÇA c’est l’enquête la plus inquiétante de Mary Russell et de Sherlock Holmes ?? Laissez-moi rire !

Mais bon, je ne devrais plus être surprise des 4ème de couverture menteurs, prometteurs de beaux jours, de rasage gratis…

Déjà rien que le titre était prometteur d’ésotérisme et d’enquête palpitante.

Pschitttt, une fois de plus.

Le fameux testament de Marie-Madeleine dont on nous cause est peu présent dans l’histoire, si ce n’est au début et à la fin, le milieu étant centré sur l’enquête que mèneront de concert Holmes et sa femme Mary Russell pour trouver l’assassin de Dorothy Ruskin.

Cette dernière avait de la suite dans les idées lorsqu’elle fit en sorte que Holmes mène l’enquête après sa mort (elle se savait menacée).

Une « enquête mortelle » disait aussi le titre ? Je ne me suis pas trop inquiétée, merci et  bien que l’histoire n’était pas trépidante, pas de quoi me tuer, si ce n’est d’ennui car il y avait moyen de mieux faire (selon mon avis personnel, qui ne vaut pas grand-chose).

La lecture est juste bonne pour un après-midi de détente, sans se casser la tête, sans user de ses neurones et Holmes fait moins « vieux con » que dans le tome 2 (pardon à LUI).

Comme quoi… On descendait en niveau au fil des tomes, mais celui-ci ne va pas labourer la terre six pieds dessous, mais la frôler.

Leur enquête est longue lente, mais je ne me suis pas endormie sur le livre pour autant.

Holmes montre peu son affection pour sa femme, juste par des petits gestes lorsqu’ils sont seuls. Avec un homme tel que lui, ça vaut toutes les démonstrations romantiques du monde !

Sinon, j’aurais mieux aimé un peu plus de détails croustillants. On est obsédée ou on ne l’est pas…

En tout cas, cela se lit facilement, ça mange pas de pain, ça ne cassera pas trois pattes à un canard, une lecture détente en laissant son cerveau au repos, mais j’ai tout de même connu mieux.

Mais comme je m’attendais à pire…

Je me demande ce que donnerait la traduction des autres titres de cette collection. Comme je suis maso, je les achèterais et je les lirais !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018), Le Challenge « A year in England – 2017-2018 » chez Titine (Plaisirs à Cultiver) et le challenge US (2017-2018) chez Noctembule.

Un chant de Noël – Le drôle de Noël de Scrooge : Charles Dickens

Titre : Un chant de Noël ou Le drôle de Noël de Scrooge

Auteur : Charles Dickens
Édition : Livre de Poche (2009)
Édition Originale : Christmas Carol (1843)

Résumé :
Le soir de Noël, un vieil homme égoïste et solitaire choisit de passer la soirée seul. Mais les esprits de Noël en ont décidé autrement.

L’entraînant tour à tour dans son passé, son présent et son futur, les trois spectres lui montrent ce que sera son avenir s’il persiste à ignorer que le bonheur existe, même dans le quotidien le plus ordinaire.

Critique :
Scrooge n’était pas un inconnu dans ma mémoire, son nom m’est connu depuis très longtemps, lorsque j’étais petite et pas grande…

La première fois que j’en avais entendu parler, c’était dans « Le visiteur de minuit », un récit des 4 As où Doc, l’intello de la bande, lisait à voix haute des passages avec le fantôme de Marley.

La seconde, c’est celle qui m’a fait commencer la lecture avec un Scrooge ressemblant furieusement à Picsou… Parce que j’avais vu aussi « Le Noël de Mickey » !

D’ailleurs, une des scènes du dessin animé était même sur un des verres chez ma mémé, c’est vous dire si je connais Scrooge, j’ai bu dedans ! Hé, oh, on a la culture qu’on veut ! mdr

Anybref, dans le but de me coucher moins idiote et d’avoir lu le plus grand nombre possible d’auteurs classiques ou différents le jour de ma mort, j’ai attaqué le grand Dickens par un de ses petit roman.

Une fois débarrassée de la tête à Picsou afin de garantir une lecture sérieuse, je me suis plongée avec délectation dans ce court roman qu’il aurait écrit pour éponger ses dettes. Quelle brillante idée que ce fut !

Scrooge est un personnage antipathique au possible, avare, teigneux, égoïste, asocial, ne se préoccupant que d’une chose : gagner le plus de fric possible et en dépenser le moins. Ah ben tiens, ça lui fait deux choses à son actif…

Il n’a pas d’amis, déteste Noël, la bonne humeur, la joie, bref, il est acariâtre au possible et je plaignis son employé de Mickey, obligé de se chauffer en plein hiver avec un seul morceau de charbon.

Le fantastique est maître des pages avec l’apparition du fantôme de son associé, Marley, décédé depuis 7 ans, puis avec l’arrivée des 3 spectres qui vont nous faire découvrir le passé de monsieur Scrooge, son présent et son futur, qui est des plus lugubre.

Ça se lit d’une traite, comme je vous le disais plus haut. Ça se dévore, même car on est entrainé dans le sillage des spectres et l’on ne peut s’empêcher, à un moment donné, d’avoir une pointe d’émotion.

On pourrait dire que Dickens montre la misère humaine pour faire pleurer dans les chaumières, que les spectres n’existent pas, et qu’un changement tel que celui réalisé par Scrooge est quasi impossible, que même à Lourdes on n’a jamais assisté à pareil miracle.

Sans doute, mais Dickens arrive à nous rendre vivant ses différents personnages, à faire en sorte que lorsque l’on lit les mots sur les pages, la scène devienne plus que réelle, comme jouée devant nous par des comédiens talentueux, le tout dans des décors fourmillant de petits détails qui ne font que les rendre plus vivants à nos yeux.

Alors merde, pourquoi bouder son plaisir et se priver d’une lecture de plus agréables à une époque où Noël est vidé de sa substance pour être remplacé par une fête commerciale où débauche de nourriture entrainera gabegie et gaspillage, tout en sachant que si toute la planète mangeait comme nous à ce moment, la Terre ne suffirait pas à tout produire.

Un joli conte de Noël à méditer…

Le Challenge « A year in England – 2017-2018 » chez Titine (Plaisirs à Cultiver).

Les Aventures de Mary Russell et Sherlock Holmes – Tome 2 – Le Cercle des héritières : Laurie R. King

Titre : Les Aventures de Mary Russell et Sherlock Holmes – Tome 2 – Le Cercle des héritières

Auteur : Laurie R. King
Édition : Michel Lafon (2004)

Résumé :
Décembre 1920. Mary Russell atteint sa majorité, entre en possession de son héritage, et décide de goûter enfin les plaisirs de la liberté.

Sa première escapade s’impose d’elle-même : Londres et ses rues tentaculaires qu’elle aime sillonner, en pleine nuit, de préférence grimée en homme et affublée de vieilles nippes dépareillées.

Une camarade d’Oxford réussit pourtant à l’entraîner aux réunions d’une secte féministe dont les recrues sont toutes élégantes, riches, et bien nées.

D’emblée, Mary est intriguée par cette église subversive et sa curiosité s’accroît encore lorsque plusieurs adeptes sont assassinées.

Ravalant sa fierté, elle appelle à la rescousse son ami, mentor, partenaire de prises de bec et compagnon d’armes : Sherlock Holmes.

On savait le grand détective misogyne. Cette fois, il est servi.

Critique : 
Tiens, voilà un roman que j’avais lu et dont je n’ai même pas pris la peine de rédiger une chronique en son temps…

Pourtant, je revois encore le bandeau-titre rouge proclamant « Vive la King. Laurie R. King gagne du terrain sur sa rivale Patricia Cornwell ».

Rien qu’avec ma première expérience de lecture du duo improbable qu’était Holmes et Mary Russell, ajouté avec la référence à Patricia Cornwell, j’aurais dû sentir la couille dans le pâté et passer mon chemin, mais que voulez-vous, quand on collectionne les apocryphes holmésiens…

Bon, avant de dire des méchancetés, parlons des bonnes choses qu’il y a quand même à dire sur ce roman : l’ambiance qu’ils règne en Angleterre après la Première Guerre (hommes cassés, drogués, traumatisés, mutilés,…) ainsi que la description de la condition des femmes en 1920.

Une partie du boulot est fait, mais il reste encore tellement à faire pour que nous ayons un peu plus de droits.

Pour les porteurs de service trois-pièces de l’époque (et pas qu’au temps de Victoria), nous sommes faibles intellectuellement, nous devons être soumises à nos maris, sous leur protection…

Encore un peu, on verrai déjà s’agiter le spectre des K.K.K – non pas le Ku-Klux-Klan  cher à Trumpette, mais le tout aussi terrible « Kinder, Küche und Kirche » (enfants, cuisine et église) cher à certains claqueurs de talons et au bras raide tendu devant eux.

En ce temps-là, les femmes foutues à la porte par leur cher et tendre époux sont à la rue, sans revenus, sans droits, sans rien que leurs yeux pour pleurer, mais d’autres femmes sont là pour veiller et aider leurs consœurs à sortir de la misère.

Veronica Beaconsfield fait découvrir ce petit monde à Mary Russel, qui à l’aube de sa majorité, attend toujours de toucher son héritage et s’est, en plus, disputée avec Sherlock Holmes.

Comment ces deux-là vont-ils se retrouver ? Grâce aux crimes ignobles qu’il va y avoir dans ce temple féministe. Qui a dit que le crime ne payait pas ??

Si le premier opus était « passable », le deuxième est plus lourd et moins bon.

On nous présente Mary Russel comme une jeune fille intelligente, débrouillarde, une sorte de Sherlock Holmes en version femme et il y a des moments où je l’ai trouvée peu inspirée, maladroite, lente d’esprit et elle m’a couru sur le haricot à force de nous répéter tout son amour pour le détective, qui, en 1920, à plus de 60 ans, alors qu’elle n’en a que 21 (même pas).

Holmes lui, a perdu de sa superbe et à plus les traits d’une nounou devant s’occuper de sa jeune élève que du détective brillant de Baker Street. À se demander qui va devoir changer les couches de qui…

Il a dû paumer son ton caustique, son ironie grinçante, son excentricité, bref, tout ce qui fait LUI. Je n’ai rien contre un Holmes amoureux, mais pas en version fleur bleue non plus, et là, nous n’en sommes pas loin.

Dois-je vous parler de ce pauvre Watson qui n’a qu’un petit rôle, et c’est tant mieux, parce que le pauvre vieux en a pris un coup niveau intelligence, puisqu’il est décrit comme un crétin… Un peu comme le Watson dans les vieux films avec Basil Rathbone. Honteux et pas canonique un Watson imbécile.

Mais bon, trêve de méchanceté, faut encore nous résoudre cette enquête qui traine un peu en longueur, où il y a trop de blablas insignifiants qui ne font avancer aucune cause, ni celle de la femme ni celle de l’enquête, sans oublier qu’on nous balance des faits sans nous préparer, comme ça, hop, ni vu ni connu j’t’embrouille et je te balance dans les dents que Holmes a eu un fils (avec qui ? Quand ?) et qu’il est mort.

Point à la ligne, merci, on passe à autre chose.

Puisque c’est ainsi, revenons-en à notre société de femmes prêtes à changer la société : ben, une fois la parlotte terminée, ça cause chiffon, ça parle pour ne rien dire, donnant presque raison à ces mâles qui les voient comme des créatures intellectuellement déficiente, sans compter que ces femmes ont plus des airs d’agnelles que de Rambo prête à rejouer une journée en enfer.

Et puis, j’ai parfois eu l’impression que l’auteur traitait ce sujet par-dessus la jambe, comme si, après avoir bien commencé à nous parler de ces sujets brûlants, elle passait à autre chose de moins important.

Quant à Holmes, il ne trouve rien de mieux que de demander la main de celle qu’il considérait un peu comme sa fille, pas parce qu’il l’aime (qu’il dit) mais pour ne pas que ça jase, une jeune fille qui bosse avec un homme d’âge plus que mûr. Et si je crois celle-là, tu m’en racontes une autre ??

Un 4ème de couverture qui m’avait mis l’eau à la bouche en son temps et qui, comme un politicien en campagne électorale, n’a pas tenu ses promesses et a fait un gros PCHIITTT en se diluant dans tous les sens.

Allais-je être assez dingue pour acheter et lire le 3ème tome ?? Le suspense ne sera pas à couper au couteau puisque j’ai été assez dingue que pour relui ce deuxième tome (en diagonale, n’appelez pas l’asile, merci).

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018), le Challenge « A year in England – 2017-2018 » chez Titine (Plaisirs à Cultiver)et le challenge US (2017-2018) chez Noctembule.

[SÉRIE] Ripper Street – Saison 5 – La série qui arrêtera d’éventrer après cette ultime saison

Si Ripper Street n’a pas été renouvelée pour une saison 6, la série de Richard Warlow promet de se terminer sur un bang au vu de la bande-annonce que vient de mettre en ligne Amazon UK.

Le service de vidéo à la demande a confirmé que cette ultime saison raconterait une seule et unique histoire, avec nos héros en fuite, forcés de travailler en dehors de la loi alors qu’ils poursuivent le plus insidieux ennemi qu’ils ont rencontré à ce jour.

La décision de mettre un terme à Ripper Street fut par ailleurs créative, selon les dires du créateur.

Ce dernier a insisté sur le fait que tout le monde était d’accord pour arrêter le show, personne ne voulant voir la Division H passait le cap de 1900.

Ripper Street arrive alors à une fin naturelle, qu’elle n’a par ailleurs pas failli obtenir lorsque BBC One a annulé la série au bout de sa saison 2.

Elle fut donc sauvée par Amazon qui proposera ainsi la cinquième et dernière saison à partir du mercredi 12 octobre 2016.

Ce que j’en ai pensé : 
J’avais pensé que la saison 4 serait la dernière, mais dans les épisodes 5 et 6, j’avais bien senti qu’il était impossible de la clore sans une autre saison en plus.

Surtout que l’épisode final de la saison 4 était horriblement bourré de suspense et de sang.

Mais comment ont-ils osé m’enlever ce personnage que j’adorais, moi ??

Mais bon, revenons à nos moutons égorgés… Ou à nos cadavres boulottés par une mâchoire humaine, qui, tel un vampire, leur arrache la gorge et qui, tel le Golem de la légende juive,  tue selon le bon vouloir de celui qui le commande.

Nous savons qui il est, nous connaissons ses protections, son caractère et nous avons envie de l’abattre.

Oui mais… La force de cette dernière saison est de mettre en avant celui qui est le Golem, cette créature humaine qui a plus d’une bête que d’un humain.

Enfin, c’est ce que je pensais avant de passer quelques épisodes avec lui et de me rendre compte que sous cette bête, il y a un humain, un Homme qui aimerait vivre une vie paisible, mais qui a du mal à juguler ses pulsions meurtrières.

Comment en est-il arrivé là ? À cause de la violence des autres Hommes qui ne savent que tuer ou massacrer ce qui est différent d’eux, notamment au niveau de la religion, de la race et les pogroms ne sont pas des actes qui resteront sans traces sur certains de ceux qui les ont subis.

Le Mal prend ses racines très loin et lorsqu’on analyse le pourquoi du comment tout s’est mis en branle, on se dit aussi que si Long Susan n’avait pas voulu voir son fils, si Bennett Draka avait cru son épouse, si elle n’avait pas parlé à LA personne à laquelle il ne fallait pas parler, si nous avions été dans un quartier chic et pas à Whitechapel, et bien, nous ne serions pas dans cette merde !

Un final rempli de suspense et de moments plus calmes, avant que l’enfer ne se déchaîne de nouveau sur nos amis et que tout ne s’effondre autour d’eux.

Une saison qui m’a fait apprécier un personnage que je n’aurais pas dû apprécier car c’est un tueur, mais il a un fond humain, et ça change tout…

Un dernier épisode qui commence fort et se termine plus lentement, un épisode qui clôt le tout, qui revient en partie sur les évènements de 1888 aux travers des souvenirs de Edmund Reid qui a du mal à tourner la page du nouveau siècle qui commence dans les dernières secondes de cet ultime épisode.

Je maudis les scénaristes, par contre, pour un événement qu’ils sont arriver dans les ultimes minutes de cet épisode final et qui n’apportera rien à l’histoire, si ce n’est de nous priver d’un ultime membre de cette équipe de policiers alors qu’il était parti au loin. Un personnage que j’aimais, bande de salauds !!

Une série que j’ai appréciée, adorée, malgré ses quelques petits défauts et qui me manquera.

Mais on ne pouvait pas continuer les enquêtes de la Division H en 1900, elle était trop emblématique de 1888.

Le Challenge « A year in England – 2017-2018 » chez Titine (Plaisirs à Cultiver).

L’affaire des vierges de glace : Sophie Bellocq-Poulonis

Titre : L’affaire des vierges de glace

Auteur : Sophie Bellocq-Poulonis
Édition : Oeil du Sphinx (2007)

Résumé :
Alors que l’ombre de Jack l’Éventreur s’estompe des mémoires et que tous se persuadent de sa disparition, de nouveaux cadavres de femmes apparaissent dans le quartier de Whitechapel.

Contrairement aux cinq visites connues de l’Éventreur, elles semblent ne pas appartenir à l’engeance des prostituées.

Pourtant, les blessures observées sur leur corps sont identiques à celles infligées par Jack. Serait-il de retour ? L’inspecteur Lestrade, en charge de l’enquête, ne sait que penser …

Ses supérieurs ont imposé à l’opinion publique une vérité concernant l’Eventreur loin d’être acceptable.

Seul, Sherlock Holmes – que les autorités avaient sciemment écarté de cette grande affaire victorienne – pourrait l’aider à éclaircir l’affaire en lui évitant de saborder sa carrière.

Critique :
Une histoire inédite de Sherlock Holmes non racontée par son fidèle Watson ? Comment cela se fesse-t-il ?

Pas grave, le fils du docteur Watson va dicter cette Untold Stories (non racontée dans le canon holmésien) à sa petite-fille puisque c’est lui qui hérita de la fameuse malle en fer blanc qu’on ne ressort à toutes les sauces.

Comme ils le disent tous en avant-propos, le récit que l’on va lire n’est pas une fumisterie, contrairement à tous les autres. Sherlock Holmes a bel et bien existé et le docteur Watson était son Boswell.

Le pitch ? Des meurtres qui ressemblent à ceux de l’éventreur mais ce n’est pas lui… Holmes enquête avec son fidèle Watson sur ces meurtres qui surviennent 1 an après les méfaits du Jack.

Pour une fois, nous ne partons sur une théorie de l’identité de Jack The Ripper, mais avec un copy cat, ce qui fait que l’auteur peut mêler la fiction à la réalité, les détails historiques, sa connaissance des meurtres de 1888, et nous inventer la théorie qu’elle veut pour ce copier-coller des meurtres qui frappèrent le quartier de Whitechapel.

Rassurez-vous aussi, elle ne nous ressuscite pas Jack The Ripper qui aurait eu envie de refaire un tour sur la piste sanglante des prostituées éventrées.

Je rassure aussi les esprits un peu délicats, dans cet ouvrage, pas de descriptions sanguinolentes, gore ou dans le genre à vous faire rendre votre quatre heures ! On reste dans la sobriété.

Le livre se lit de manière très agréable, les personnages sont fidèles au canon holmésien, Watson est fort présent et on se plaît à suivre leur enquête d’autant plus qu’elle ne s’étirera pas en longueur puisque nous avons 108 pages (écrites en petits caractères).

Par contre, je ne sais pas si c’était moi qui brillais plus que d’ordinaire, mais lors de ma première lecture, j’avais assez vite compris qui était le coupable dans tout cela.

Je suis d’ailleurs toujours étonnée que Watson n’ait pas tilté lui aussi et que Holmes ne parle pas de cette contradiction en nous exposant la résolution de l’affaire.

Malgré tout, je n’ai pas boudé mon plaisir et j’ai refermé le livre en quittant deux bons amis, avec un peu de regret.

Comme lors de ma première lecture, plus de pages ne m’aurais pas déplu et une résolution de l’affaire moins précipitée aussi car j’ai trouvé les aveux du suspect un peu trop spontanés, trop faciles à extorquer.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et et le Challenge « A year in England – 2017-2018 » chez Titine (Plaisirs à Cultiver).

Les aventures de Mary Russell et Sherlock Holmes – Tome 1 – Sacrifier une reine : Laurie R. King

Titre : Les aventures de Mary Russell et SHerlock Holmes – Tome 1 – Sacrifier une reine

Auteur :  Laurie R. King
Édition : Michel Lafon (2003)

Résumé :
Mary Russell et Sherlock Holmes se croisent un jour de 1915 dans les collines du Sussex.

De leur rencontre – celle d’une jeune fille surdouée et solitaire et du génial détective qui a déserté Londres et sa criminalité galopante – naît le tandem le plus improbable d’Europe, et le plus redouté.

D’affaires insolites, en missions plus délicates, effectuées sur prière de la Couronne.

Le maître et l’élève se mesurent brillamment à des adversaires implacables.

Des espions, bien sûr, à la solde de la belliqueuse Allemagne, mais il apparaît vite que le Kaiser n’est pas leur ennemi le plus menaçant. Holmes et Russell sont contraints de fuir l’Angleterre dans l’espoir de démasquer celui – ou celle – qui, dans l’ombre, a résolu de les tuer.

Critique :
Attention, amis lecteurs, ce livre est une petite arnaque pour les collectionneurs qui, comme moi, traquent les pastiches holmésiens à travers les bouquineries librairies…

Pourquoi ? Parce que tout simplement, ce n’est que la ré-édition du livre intitulé « Sherlock Holmes et l’apicultrice », mais avec un nouveau titre plus chouette, plus mystérieux, plus anarchiste (sacrifier une reine…), une couverture plus colorée, plus attirante.

Bref, ne tombez pas dans le panneau comme moi et bien d’autres…

« Oh, un nouveau livre de Laurie King, chouette »… m’entends-je encore dire avec des trémolos de plaisir dans ma voix suave. Tu parles, c’est le même que celui que je possédais déjà et que j’avais déjà lu !!

Non, je n’avais pas bu des mojitos ce jour là (et je n’étais pas en manque de kawa), mais il y avait quelques années d’écart entre les deux opus et voilà pourquoi je m’y étais laisser prendre.

Au bout de quelques pages, j’avais ressenti une sensation de « déjà lu » et pour cause…

J’ai fait la critique sous son autre appellation sur Babelio, mais pour ceux qui ont la flemme d’aller voir, je la colle juste ici en dessous :

Ouh, quel bonheur en tombant sur ce livre ! Holmes a pris sa retraite, certes, mais il croise la route d’une jeune fille qu’il prendra au départ pour un jeune homme.

Elle est jeune, intrépide, orpheline, et en a marre de sa tante. La voilà partie dans les enquêtes avec un Holmes souffrant de rhumatismes.

J’aurais aimé plus… il manque quelques petites choses pour faire de ce premier roman une œuvre réussie.

Le roman comportant plusieurs enquêtes, cela lui permet de na pas stagner dans des enquêtes trop longues. Mais, a contrario, celui donne parfois au roman une sensation de brouillon, comme si l’auteur avait groupé quelques histoires et fait en sorte de leur donner une suite.

Malgré tout, j’avais bien aimé ce roman, même si, dans l’absolu, la différence d’âge était trop forte entre Holmes et Mary Russel.

Autre point négatif : la quasi absence de Watson et lorsqu’il est présent, nous avons face à nous un Watson débile profond. Hors Watson est tout sauf un crétin, il est un homme à l’intellect normal, il est docteur, tout de même, c’est juste que Holmes surpasse tout le monde.

Dans le livre, même un poisson rouge aurait l’air plus intelligent que ce pauvre docteur Watson, décidément bien malmené dans les pastiches ou les films.

Quand je pense que j’avais envie depuis des années que les pastiches de Laurie King soient traduits, afin de découvrir un Sherlock Holmes marié (j’avais acheté en V.O « The Moor » parce que mon pauvre anglais m’avait fait comprendre qu’il était marié), et bien, je vous jure que j’ai déchanté grave sa mère en string de guerre sur l’autoroute !

Ah oui, ne me demandez pas si dans le Sussex elle lui a sucé le sexe… Mais je doute que la demoiselle fume la pipe ou le cigare…

Ekhö Monde miroir – Tome 7 – Swinging London : Christophe Arleston & Alessandro Barbucci

Titre : Ekhö Monde miroir – Tome 7 – Swinging London

Scénariste : Christophe Arleston
Dessinateur : Alessandro Barbucci

Édition : Soleil (22/11/2017)

Résumé :
Au Royaume-Uni, la situation est des plus critiques. Il y a pénurie de thé et les Preshauns peinent à contrôler leur pendant bestial.

Les incidents se multiplient et les humains voient des choses qu’ils ne devraient pas voir. Yuri et Fourmille sont mandatés pour tirer ça au clair.

Coiffé d’un chapeau melon et bottée de cuir, ils vont, à l’ombre de Big Ben, mener l’enquête au milieu des bobbies et des punks.

Critique :
Que pourrait-il y avoir de pire que du Lapsang Souchong introuvable en Europe ? Une pénurie TOTALE de thé en Angleterre…

Jetez un seau d’eau glacée à la figure de tous les amateurs de thé, cette situation horrible se passe sur Ekhö, le monde miroir du nôtre !

Ça n’en reste pas moins une catastrophe internationale pour les Preshauns qui, sans ce breuvage divin pour les calmer, pourraient en arriver à se laisser aller à leurs penchants bestiaux et monstrueux…

Mais que fait Scotland Yard, good lord the bloody bastard ? Ben Scotland Yard, il sèche sur le mystère du thé qui disparaît des entrepôts !

Fourmille Gratule pourra bien coiffer la deerstalker qui n’est pas de Sherlock Holmes afin de résoudre cette affaire ô combien explosive !

Aidé du fidèle Yuri qui aimerait mélanger ses fluides téluriques aux siens, les voici enquêtant dans un Londres qui n’a rien de celui que nous connaissons puisque dans le monde miroir, aucune machine électrique ne fonctionne.

Depuis que j’ai découvert Ekhö dans mon Lanfeust Mag© (en vente dans toutes les bonnes librairies), je ne me lasse pas des enquêtes de Fourmille et de Yuri dans ce monde décalé qu’est Ekhö, et les savoir à Londres a augmenté mon plaisir.

Pour ceux qui ne connaitrait pas le prolifique scénariste qu’est Arleston, il convient de vous mettre en garde : il a de l’humour, beaucoup d’humour, il s’amuse à mélanger les codes de notre monde avec ceux des autres et à jouer avec les lieux communs d’un pays ou d’une ville.

Ce qui veut dire qu’en plus de l’action liée à l’enquête, qu’en plus des personnages drôles et attachants que sont Fourmille et Yuri, vous risquez aussi d’avoir des grands sourires bêtes devant certains faits détournés de notre société ou devant certains dialogues.

Moi, c’est ma tasse de plaisir, lire les aventures de Foumille et en plus, la voir se faire habiter par l’esprit de Sherlock Holmes, c’est un petit plus sur lequel je ne cracherai pas.

L’inconvénient de ma lecture, c’est que j’ai découvert cet album en plusieurs épisodes, puisque prépublié dans le génialissime Lanfeust Mag, et donc, je serai bien obligée d’aller l’acheter lorsqu’il sortira en album afin de me remettre toute cette aventure désopilante en tête !

Je me demande bien où le prochain album de Ekhö va entrainer notre duo… Après New-York, Paris, Hollywood, Barcelone, Rome, le Sud Profond et Londres, que nous réserve ce scénariste prolifique qui, à lui seul, occupe une grande place dans ma biblio vu toutes ses séries ?

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et et le Challenge « A year in England – 2017-2018 » chez Titine (Plaisirs à Cultiver).