Midnight : Dean R. Koontz

Titre : Midnight

Auteur : Dean R. Koontz
Édition : J’ai Lu Épouvante (14/05/1997)
Édition Originale : Midnight (1989)
Traducteur : William Olivier Desmond

Résumé :
Une petite ville de Californie, Moonlight Cove. Des morts étranges que la police s’empresse de dissimuler. Une entreprise de microtechnologie, près de la ville, au coeur de tous les soupçons.

Des regards de plus en plus hallucinés, des gens comme possédés.

Pour Chrissie Foster, terrifiée par la métamorphose de ses parents, pour Tessa Lockland, venue enquêter sur le suicide de sa soeur, pour Sam Booker, envoyé secret du FBI, tout va basculer en quelques heures dans l’horreur et la démence.

Et pourtant, rien n’est plus cohérent, plus froidement calculé que l’opération Faucon Lune.

Critique :
Ça, c’est du lourd dans ma bibliothèque ! Du vrai livre de chevet !

Lu en 1994 (j’avais noté la date dans le livre), voilà un roman que j’ai dévoré, bouffé, engloutit, bref, c’était du cannibalisme, ma lecture (cela laissait déjà augurer mon futur pseudo).

Pourtant, je n’étais pas fan des loups-garous ou croquemitaines… Mais là !

Si vous le lisez, vous aller retrouver un roman où l’horreur à « l’ancienne », comme nous en avions « dans le temps », avant l’arrivée des « autres genres ».

Par cette expression de roman d’horreur à l’ancienne, je veux parler d’un retour aux sources comme dans les livres tels que : « Frankenstein », « L’île du Dr. Moreau », sans oublierr « Dracula »(dans une moindre mesure cependant).

Koontz a misé sur la sensation du lecteur (les poils qui se hérissent), provoquée par une écriture sombre, obscure, qui a pour but de faire peur.

Oui, lecteurs de ma pauvre critique, j’ai eu peur, oui, j’ai regardé sous mon lit ! Nous étions en 1994, dois-je vous rappeler que j’étais très jeune ?

On est loin des romances (dans l’horreur) qui sont maintenant très présentes sur le marché de l’édition. Même si la fin est belle, on est à cent lieues des niaiseries proposées (je ne citerai pas de titres).

Alors, en ces jours où la « mauvaise Bit lit » règne en maître et où les vampires glamour, sentant bons la fleur de rose ont inondé les librairies, relire ce roman de Dean Koontz écrit en 1989 sera un véritable plaisir pour celui ou celle qui veut frissonner et lire quelque chose de sérieux.

J’ai pris mon pied en le lisant et je garde un souvenir magnifique de ce roman.

Oui, lecteurs, j’ai beaucoup aimé l’atmosphère terrifiante créée par l’auteur et son style d’écriture qui se prêtait parfaitement à ce genre en particulier.

Il pourrait y avoir quelques longueurs dans le récit mais rien pour rebuter le lecteur. Juré, craché !

Finalement, si vous êtes un amateur de l’horreur « pure » et des romans de loups-garous, de zombies et de vampires, je me permets de vous conseiller cette lecture. Laissez tomber les vampires végétariens et les loups-garous minables, lisez les vrais, les seuls romans dignes de ce nom !

Par contre, on doit aussi aimer Dean Koontz au préalable (parce que la science et le fantastique sont encore une fois réunis), ce qui n’est pas le lot de tous.

Ce livre était une grande découverte pour moi, le meilleur de Koontz, n’ayant pas trop aimé les autres.

 

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Les Voies d’Anubis : Tim Powers

Titre : Les Voies d’Anubis

Auteur : Tim Powers
Édition : Bragelonne (18/02/2015)
Édition Originale : The Anubis Gates (1983)
Traducteur : Gérard Lebec

Résumé :
Lorsque le professeur Brendan Doyle accepte de donner une conférence sur le poète anglais Coleridge, il est loin d’imaginer qu’il ne va pas tarder à le rencontrer en personne… en 1810 !

Car après avoir accepté l’offre d’un millionnaire ayant percé les mystères du voyage dans le temps, le voilà plongé dans une aventure rocambolesque traversant un Londres peuplé de bohémiens, de mendiants douteux et de sorciers terrifiants, tel ce clown macabre qui règne sur le monde souterrain.

Et pour couronner le tout, Doyle ne peut revenir à son époque, à moins de déjouer les plans malfaisants des mages égyptiens qui veulent ramener leurs anciens dieux à la vie. Mais osera-t-il prendre le risque de changer le cours de l’Histoire ?

Mêlant les thèmes du voyage temporel, du mythe du loup-garou et de la magie noire égyptienne dans le Londres victorien, ce roman qui a remporté les prestigieux prix Apollo et Philip K. Dick, est le grand classique à l’origine du steampunk.

Critique :
Les voies d’Anubis sont-elle impénétrables, comme celle de Dieu ?

Et bien non, elles sont totalement pénétrables, dans un sens comme dans l’autre, mais pas à tout moment car les failles ne sont pas ouvertes partout et en même temps…

Ah, quel voyage fantastique je viens de faire, mes amis ! Dans le temps et dans l’espace.

Nous partîmes en 1983 et pas un prompt saut dans le temps, nous arrivâmes en 1810, à Londres.

Oubliez le Londres de Sherlock Holmes, si la misère est bien présente, si les mendiants et leur confrérie sont bien là a agiter leur escarcelle, nous sommes aussi dans un monde où la magie existe, même, si, au fil des époques, elle perd de sa force.

Difficile de s’ennuyer dans ce roman fantastique, sauf peut-être au départ, qui est un peu poussif, mais ensuite, attachez vos ceintures et accrochez à tout ce qui dépasse.

Dans ces pages de l’édition cuivrée (du plus bel effet) il y a moult personnages différents, en plus du principal, Brendan Doyle, sans que pour autant on puisse les mêler et ne plus s’y retrouver.

Niveau action, on n’est pas volé sur la marchandise, ça bouge, ça saute dans le temps et pour le même prix, vous passerez donc de 1983 à 1810, puis dans les années 1660. N’oubliez pas votre passeport, ni votre crème solaire, car en plus de voyager dans le temps et on ira se balader à Alexandrie (♫ Alexandra ♪).

Les voyages dans le temps… Quand je me mets à réfléchir à la chose, j’en attrape des migraines : comment peut-on influencer le passé alors qu’on vient juste se sauter dans le passé ?

On pourrait le changer, mais le passé n’aurait pas pu être changé à l’avance par nous, puisque l’on vient juste d’y sauter !

Un peu comme si Marty McFly, en chantant Johnny Be Good de Chuck Berry au bal de ses futurs parents, devenait en fait Chuck Berry, qui lui, n’aurait tout simplement pas existé, puisque ce serait McFly qui, en chantant la chanson, l’avait crée. Vous suivez ?

Impossible que ce soit McFly qui soit l’auteur originel de la chanson dans le passé, puisqu’il vient seulement d’arriver dans le passé et que moi, je ne comprend plus ce qui a bien pu se passer dans ces foutus voyages temporels (j’ai jamais rien compris, d’ailleurs).

Bref, grosse migraine en tentant de comprendre ces choses rationnellement, mais si je ne cherche pas la petite bête à la quadrature du cercle des voyages temporels, le tout devient foutrement amusant dans l’histoire.

Un roman abracadabrantesque, comme disait l’autre. Sans compter que nous mélangeons plusieurs mythes, dont celui des Dieux Égyptiens, des voyages dans le temps sans voiture, et que l’auteur récrit le mythe du loup-garou de manière totalement éclairée et jubilatoire.

Anybref, si vous aimez le fantastique, un brin de steampunk (léger, on est à ses débuts), la grande Aventure (avec un A majuscule), les voyages en tout genre, Londres, la mythologie égyptienne, la magie, l’action, le mystère, le suspense, la poésie, je vous conseille d’embarquer pour le Grand Voyage !

Prière de laisser tout objets vous rattachant à votre époque à l’accueil, merci.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018), le challenge US (2017-2018) chez Noctembule, le Challenge Totem (Loup-Garou) chez Lili Galipette et le Challenge « A year in England – 2017-2018 » chez Titine (Plaisirs à Cultiver).

Hôtel Transylvania 2 [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 1/52]

Hôtel Transylvanie 2 (Hotel Transylvania 2) est un film américain d’animation réalisé par Genndy Tartakovsky, sorti en 2015.

C’est la suite du film Hôtel Transylvanie, sorti en 2012.

1. Synopsis :
Dracula et sa bande de monstres déjantés sont de retour ! À l’hôtel Transylvanie, beaucoup de choses ont évolué : Dracula a enfin accepté de dégeler son cœur et d’ouvrir la porte aux humains.

Mais il se fait du souci pour son petit-fils, Dennis : mi-humain mi-monstre, ce gamin est bien trop adorable à son goût, et il risque de faire un piètre vampire !

Alors, quand les parents du petit, Mavis et Johnny, s’absentent, Drac fait appel à ses amis Frank, Murray, Wayne et Griffin pour apprendre à Dennis à devenir un monstre, un vrai.

Personne ne s’attendait à ce que Vlad, le père de Drac – un vampire très grincheux et très vieille école – choisisse ce moment pour débarquer à l’hôtel. Et quand il découvre que son arrière-petit-fils a du sang humain, rien ne va plus…

2. Fiche technique :

  • Titre original : Hotel Transylvania 2
  • Titre français : Hôtel Transylvanie 2
  • Réalisation : Genndy Tartakovsky
  • Scénario : Adam Sandler et Robert Smigel
  • Direction artistique : Catherine Apple
  • Montage : Catherine Apple
  • Musique : Mark Mothersbaugh
  • Production : Michelle Murdocca
  • Budget : 80 millions de $
  • Société de production : Sony Pictures Animation
  • Pays d’origine : États-Unis

Ce que j’en ai pensé :
J’avais adoré le 1er et c’est avec un mélange de crainte et de bonheur que j’ai accueilli la suite.

Bonheur de retrouver la troupe qui m’avait fait tant rire dans le premier, crainte que mes amis ne soient pas aussi drôles que la fois d’avant.

— Verdict, docteur Cannibal ?

Qu’elle meilleur manière d’entamer le Challenge du Film De La Semaine 2016 [LFDLS 2016] que par ce film d’animation ?? Retrouver mes vieux copain Franck, Drac, Griffin l’homme invisible, Wayne le loup-garou et Murray la momie…

Oui, c’est un plaisir de les retrouver tous en train de faire le pitre.

— Verdict, docteur !!

Oh, vous excitez pas, les gars et les filles, on y arrive de suite !

La suite est bonne, la trogne de Dennis, le fils de Mavis et Jonathan est à bouffer toute crue tant il est minouche avec ses boucles rousse; Drac est toujours aussi névrosé et archi impatient de voir les dents de vampires pousser dans la bouche de son petit-fiston; Wayne, le loup, est toujours aussi foufou et il me fait toujours rire.

Oui, la suite est extra, même si elle m’a fait un peu moins rire que le premier opus. Non pas que j’aie tiré la gueule, je suis bon public dans ces cas-ci, mais malgré mon sourire banane tout au long du film, je n’ai pas vraiment eu d’éclat de rire comme pour le premier qui avait un rythme assez soutenu dès l’entrée en lice de Jonathan dans l’hôtel.

Il y avait dans le premier une fraicheur que je n’ai pas tout à fait retrouvé dans le suivant. Je dois dire que dans le premier, la scène de l’arrivée dans le hall de l’hôtel était magique et je ne savais plus où donner de la tête tant il y avait des petits détails comique qui tuaient un peu partout.

Je trouve aussi que l‘arrivée de Vlad, le papa de Dracula, aurait pu être exploitée un peu plus car il y avait de l’idée dedans dans le sens où il est le déclenchement de tout… C’est ironique, en fait.

Ironique dans le sens où quand vous ne voulez pas qu’une chose se produise, elle se produit néanmoins de par votre fait.

Si Mavis avait demandé l’autorisation à son père d’inviter son grand-père pour les 5 ans de Dennis, Drac aurait refusé et on en serait resté là, mais Mavis l’a invité toute seule, sans rien dire et les conséquences feront qu’elle sera responsable, en quelque sorte, de ce qu’elle ne voulait pas qu’il arrive. Vous suivez toujours ??

Bref, j’ai trouvé que Vlad était sous-exploité, que ça allait trop vite sur la fin et que c’était même un peu gros, la bataille car certains personnages n’avaient pas la force d’accomplir certains K.O.

Malgré tout, j’ai souri durant tout le film des pitreries de Dracula, de son impuissance à utiliser un smartphone, de son énergie mise en œuvre pour faire de son petit-fils un vampire, de ses acolytes qui feront de leur mieux pour tenter de l’aider, sabotant par là même tout le reste (un loup-garou qui ne sait plus chasser, faut l’faire !) et une maman Mavis qui a du mal à lâcher du lest envers son fils.

Plus quelques leçons sur l’acceptation de la différence pour les plus petits et les plus grands aussi, ça ne fait jamais de mal, même si les grands acceptent plus la différence dans les films et les livres que dans la réalité.

À voir pour passer un bon moment cinéma sans se prendre la tête.

Étoile 3,5

Le « Challenge US » chez Noctembule et Le Film De La Semaine 2016 (#LeFilmDeLaSemaine2016).

Notre-Dame des Loups : Adrien Tomas

Titre : Notre-Dame des Loups                                                      big_3-5

Auteur : Adrien Tomas
Édition : Mnémos (2014)

Résumé :
1868, aux confins de l’Amérique, les Veneurs, une petite troupe d’hommes et de femmes sans foi ni loi, aux munitions forgées d’argent, l’âme froide comme l’acier, parcourent les immensités de l’Ouest sauvage.

Ils s’enfoncent, la peur au ventre mais déterminés, dans les gigantesques forêts que seuls les Indiens et les pionniers arpentent. Ils connaissent leur mission : elle pue le sang et la mort. Elle a le son des chairs qui se déchirent et des os qui rompent, des incantations vaudou, des balles qui sifflent et des molosses qui aboient.

Au loin, les premiers hurlements se font entendre. La chasse commence… Une chasse qui doit réussir quel qu’en soit le prix. Une chasse pour abattre leur plus terrible ennemie : Notre-Dame des Loups…

Critique :
Vous hurler « Cours, Forrest, cours » ou « Fuyez, pauvres fous » ne servirait à rien… La bête est plus rapide que vous ! Le mieux, c’est de lui tirer dessus à coups de balle d’argent. Vous n’en avez pas ? Alors vous êtes morts ! Adieu !

Nous allons suivre 7 veneurs, 7 chasseurs de Rejs… Rejs ? Ce sont des wendigos, lycanthrope ou loups-garous. Sans jamais s’arrêter, ils arpentent le Nouveau-Continent sur leurs chevaux, avec des dogues casqués aux mâchoires d’argent pour éclaireurs.

En plein cœur de la Forêt blanche, aux confins des territoires indiens, pendant la conquête de l’Ouest américain et peu de temps après la fin de la guerre de sécession, nous allons chasser, traquer, tuer, éradiquer des lycanthropes qui agissent sous les ordre d’une mystérieuse Dame-Blanche. Pas la glace recouverte de chocolat, mais une louve, leur reine à tous, leur Mère.

Ce que j’ai aimé, dans ce roman, en plus de l’action qui ne subit que peu de temps mort, c’est le fait que chaque veneur raconte un chapitre. Changer de narrateurs de la sorte et faire tout les membres de la troupe a donné un plus à ce roman et je ne vous dirai rien de plus pour ne pas dénaturer la chose.

Du mystère, des tensions, de la brutalité, de la chasse autre que celle pratiquée par les petits bonhommes verts le dimanche, parce que ici, si tu loupes ton coup, le Rej, lui, ne te loupera pas. Et la moindre morsure, griffure est synonyme que tu verras ton Créateur car tes collègues veneurs ne prendront pas le risque de te voir te transformer en poilu aigri.

Les personnages qui compose la troupe de veneur sont bien campés, bien différents l’un de l’autre et sans en faire trop, l’auteur nous plonge dans le groupe et distille quelques mystères. Il en dit assez, mais ne nous dit pas tout. Ce sera progressif.

Le reste de l’histoire, vous l’apprendrez donc en chevauchant et en tuant des wendigos.

Le seul point qui m’a attristée, c’est que je n’ai pas ressenti très fort les changements de narrateurs. Ok, le nom du personnage est noté en haut du chapitre, mais là n’est pas le problème.

Alors qu’on a des membres de Vénerie bien travaillés, bien différents, sombres, complexes, lorsqu’ils passent en narrateurs, on sent moins cette différence. Elle est moins marquée. Comme s’ils devenaient plus lisses lorsqu’ils racontent. C’est l’effet que cela m’a fait.

Malgré tout, je ne bouderai pas mon plaisir parce que voilà un petit qui en a sous le coude, qui fait son boulot : nous entrainer dans une aventure de fou et qui donne plus de plaisir que sa petite taille ne pourrait laisser penser de prime-abord. Comme quoi, la taille ne fait pas tout !

Et puis, les dialogues sont souvent incisifs, mordants comme un Rejs, aiguisés comme un couteau d’argent et qui te percutent comme une balle d’argent dans ton pelage puant.

Alors c’est décidé, je vais hurler mon plaisir de lecture à la lune et grogner entre mes dents aiguisées que j’ai reçu mon lot de surprises vachardes dans ma gueule et que j’ai pris un plaisir fou à lire ce roman de 200 pages.

Comme quoi, la taille n’est pas importante… ça peut être court et bon.

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur, le « Le Mois Américain » chez Titine et « Totem » de Lili Galipette dans la catégorie « Loup-garou ».

CHALLENGE - Thrillers Polars 2015-2016 CHALLENGE - Mois Américain Septembre 2014CHALLENGE - XIXè siècleCHALLENGE TOTEM LOUP GAROU    CHALLENGE - Il était une fois dans l'ouest - BY Cannibal Lecteur

Mercy Thompson – Tome 5 – Le grimoire d’argent : Patricia Briggs

Titre : Le grimoire d’argent

Auteur : Patricia Briggs
Édition : Milady (2010)

Résumé :

Mercy ne cracherait pas sur quelques jours de vacances. Après avoir passé les derniers mois à tenter d’échapper aux griffes de la Reine des Vampires, elle découvre que le grimoire des faes est tombé dans de très mauvaises mains : les secrets qu’il renferme sont sur le point d’être révélés.

Ce qui n’est pas du goût de tout le monde. Non contente de devoir régler cette crise majeure, Mercy a des problèmes personnels : sa maison a brûlé, son ami Samuel file un très mauvais coton et on lui reproche les dissensions apparues au sein de la meute.

Elle va devoir faire preuve de la plus grande diplomatie… pas facile quand on est sous pression !

Critique :

Bien que ce cinquième tome commence plus lentement que les autres, je ne me suis pas ennuyée.

Certes, l’enquête de Mercy passe au second plan, mais l’auteur nous en apprend un peu plus sur le monde des faes et surtout sur Samuel, le loup-garou, qui traverse une grosse crise de dépression.

Appréciant beaucoup Samuel, cela m’a fait mal de le découvrir dans cet état.

Son loup a pris le pouvoir et il reste dans cette forme, avec tous les dangers que cela comporte pour les autres, même pour Adam, puisque Samuel aime bien Mercy. La testostérone est encore bien présente.

Mercy, fidèle à elle-même, s’occupe de tout résoudre : elle prend Samuel chez elle, elle aide Adam dans ses problèmes de meute, enquête sur la disparition du fae, de sa caravane qui a explosé,… Bref, seule une femme a la capacité de résoudre autant de problèmes à la fois.

Evolution aussi du point de vue relationnel entre Mercy avec Adam…. ça m’a fait plaisir, tiens.

Adam n’a pas l’air, mais dans le fond, il a un coeur et sa sensibilité est bien présente. Un homme comme lui, on en redemande. Maniant avec brio la fermeté avec ses loups, la douceur avec sa fille et mélangeant les deux pour Mercy.

Ce que j’ai apprécié, c’est qu’il doute. Oui, Adam a peur d’échouer dans sa relation avec Mercy et du fait que c’est un dur à cuire, sa carapace s’effrite. Ce qui n’est pas bon lorsqu’on est un Alpha.

Lorsqu’Adam se retrouve seul avec Mercy, il se dévoile plus, et, même s’il reste un dominant, il essaye de faire en sorte de satisfaire ses désirs.

Je n’approfondirai pas cette partie du roman, laissant la chose à Adam, si vous voyez ce que je veux dire…

Bref, vous comprenez que je ne me suis pas embêtée avec tout ce qui se passe entre les différents personnages, les problèmes de meute, Mercy qui doit se faire respecter,…

Pour finir, j’en avais oublié l’enquête au sujet de la disparition du fae. Et tout à coup, bardaf, ça revient et l’enquête prend un autre tournant. Suspense, suspense !

Le final est grandiose, inattendu. Une belle évolution du personnage, une belle évolution du style de l’auteur.

Pas de regret d’avoir commencé la série.

Titre participant au Challenge « Totem » organisé par Lili Galipette et « Thrillers et polars » de Liliba.

 

Mercy Thompson 3 – Le baiser du fer : Patricia Briggs

Titre : Le baiser du fer

Auteur : Patricia Briggs
Édition : Milady (2009)

Résumé :

« Je retroussai mes babines pour lui donner une bonne vue de mes crocs. J’avais beau ne pas peser plus de quinze kilos sous ma forme de coyote, j’étais néanmoins un prédateur… »

La forme de Mercy Thompson est peut-être changeante, mais ce n’est pas le cas de sa loyauté. Lorsque son ancien patron et mentor est arrêté pour meurtre et abandonné par les siens, Mercy est la seule à vouloir l’innocenter, qu’il le veuille ou non.

Le coeur de Mercy , quant à lui, est à l’image de la nature de sa propriétaire : partagé. il balance entre deux loups-garous. Or, ces derniers ne sont pas réputés pour leur patience, et si elle ne parvient pas à faire un choix, Sam et Adam s’en chargeront peut-être pour elle…

Critique :

Plusieurs meurtres ont eu lieu dans la réserve des Faes et puisque c’était grâce à une arme Fae que Mercy avait réussi à envoyer le vampire André bouffer les pissenlits par la racine (dans le tome précédent), et bien, ils lui demandent d’éponger sa dette et d’utiliser son flair de coyote pour tenter de retrouver  la piste de l’assassin.

Et puisqu’un Lanister… heu, une Thompson paie toujours ses dettes, Mercy va aller coller sa truffe de coyote dans les maisons où ont eu lieu les meurtres, cherchant à isoler une odeur connue.

Tout baigne ? Avec Mercy dans les parages ? NON ! Déjà qu’elle voit des choses qu’elle n’aurait pas dû voir, voilà que de ce petit « reniflage » de piste va découler un nom…

Ensuite, tout va foirer suite au meurtre dont la victime – qui, en plus d’être celui que Mercy a donné le nom à Zee et Oncle Mike – est un humain appartenant à la BFA (le bureau des affaires aux Faes).

Zee se retrouve donc accusé, emprisonné et abandonné par son propre peuple, les Faes ! C’est beau la fraternité ! A croire que ça les arrange bien que l’on accuse Zee et que personne ne fouille dans leurs petites affaires.

Mais attendez, la grosse erreur c’était de penser que Mercy aller rester les bras croisés ! Non, mais, vous ne la connaissez, pas, vous !

Là, c’est sûr qu’elle va fourrer sa truffe et son nez partout dans le but de sauver Zee, son ami.

Pour le sortir de là, elle doit trouver l’assassin des Faes et celui du connard de la BFA.

Une partie de plaisir ? Non, car c’est sans compter l’univers impitoyable de  Daaalllaaaaassss, heu, des Faes ! En plus, leurs Seigneurs Gris sont sans pitié et Mercy a toujours l’art et la manière de foutre tout le monde en rogne et de n’en faire qu’à sa tête.

Le style de l’auteur est simple (sans être péjorative), agréable à lire, elle utilise des mots de tous les jours et nous saupoudre le tout d’humour dans les réflexions de Mercy.

De l’action, de la réflexion, du suspense, un bon cocktail qui ne se prend pas la tête. Si vous cherchez de la haute littérature ou le Goncourt, allez voir ailleurs !

J’avoue que je n’avais pas trouvé le nom du coupable ! Un point Bonux en plus pour ce tome qui m’a fait pousser un « Oh, merde, c’était… ».

C’est aussi dans ce tome 3 que Mercy va mettre fin à ce léger triangle amoureux entre Samuel et Adam (triangle amoureux moins hard que chez la tueuse de vampire Anita Blake).

Bref, une chouette enquête policière au pays, non pas de Candy, mais des loups-garous et des faes, les vampires étant aux abonnés absents dans ce tome.

Titre participant au Challenge « Totem » organisé par Lili Galipette  et « Thrillers et polars » de Liliba.

L’heure du loup : Robert McCammon

Titre : L’heure du loup

Auteur : Robert McCammon
Édition : Presse Pocket / Milady

Résumé :
Michael Gallatin est un as de l’espionnage, un séducteur, mais surtout un loup-garou. Capable de se transformer à la vitesse de l’éclair, de tuer silencieusement et avec une incroyable férocité, il a déjà prouvé en Afrique ses talents contre Rommel. Maintenant on lui confie une mission aussi dangereuse que délicate : découvrir ce qui se cache derrière l’opération « Poing de fer », le mieux gardé des plans secrets nazis.

Critique :
Imaginez, James Bond sans les gadgets de Q mais avec la faculté de se transformer en loup… le tout sur fond de Seconde Guerre Mondiale, du côté des alliés, avec des Allemands bien méchants, et notre gros louloup d’espion doit démanteler une opération « Poing de Fer » (et pas Point de Vue) sinon, ça va chier grave pour les alliés.

Si Michael n’était pas là, nous serions tous en Germanie, à parler de je ne sais quoi, à saluer je ne sais qui (Sardou, arrête de chanter dans ma tête !).

Mon premier livre avec un loup-garou, ce fut celui-là, mais quel loup-garou ! On aimerait l’avoir pour meilleur ami, Michael.

Du suspense, de l’action, des chapitres alternant entre le passé et le présent : le présent pour la guerre et le passé sur « comment je suis devenu un lycanthrope » et tout son apprentissage au sein de la meute.

Un livre super avec une autre approche du loup-garou, sans pour autant tomber dans la nunucherie car le sang gicle de tous les côtés et la Grande Faucheuse fauche dans tous les sens.

Un roman d’espionnage différend des autres, un thriller à lire, non, à dévorer !

Titre participant au challenge « Totem » de Lili Galipette dans la catégorie « Loup-garou ».