La disparue de Noël : Rachel Abbott [LC Bianca]

Titre : La disparue de Noël

Auteur : Rachel Abbott
Édition : Belfond Le cercle (02/11/2017)
Édition Originale : Stranger Child (2015)
Traduction : Muriel Levet

Résumé :
En Angleterre, de nos jours. Emma le sait, il est des passés qui ne s’oublient pas. Mariée à David, directeur de banque traumatisé par la mort de sa première épouse et l’inexplicable disparition de sa fille Natasha la veille de Noël, six ans plus tôt, la jeune femme a appris à vivre avec les drames.

Mais l’arrivée d’Ollie, leur fils de dix-huit mois, semble avoir redonné le sourire à David et renforcé leur couple. La promesse de jours meilleurs semble enfin possible…

Mais le monde d’Emma se fissure lorsqu’une jeune fille apparaît un jour dans sa cuisine. Natasha.

Alors que David est en joie, Emma, elle, s’interroge : où était-elle toutes ces années ? Comment l’intégrer dans leur vie de famille idéale ?

Et pourquoi ce sentiment que l’adolescente pourrait représenter une menace pour elle et pour son bébé ? Que cache la disparue de Noël ?

Critique :
Ce thriller traînait dans ma biblio depuis longtemps mais je ne l’avais jamais encodé dans mes biblios le ligne car je n’étais pas très chaude pour le lire.

On me l’avait donné et le pitch me semblait déjà-vu mainte et mainte fois que pour être intéressant ou novateur.

Sans une proposition de LC, il aurait continué de prendre les poussières et aurait fini dans une boîte à livre.

Pourtant, il y a de bon dans ce thriller qui manie habillement les mystères car l’auteure, au lieu de suivre le grand boulevard devant elle a préféré prendre un chemin de campagne avant de s’engager dans les champs.

Alors oui, rien que pour cela, le thriller valait la peine d’être sorti des étagères. Le problème viendra d’ailleurs…

Quatrième enquête de l’inspecteur Tom Douglas, le lecteur qui prendra la série en cours sans rien savoir n’aura pas de soucis pour comprendre car l’auteure nous raconte brièvement la vie de son personnage principal, mais de mon côté, j’ai eu bien du mal à m’attacher à cet inspecteur.

Si au départ j’ai eu envie de foutre des baffes à Natasha, la gamine qui a disparu à Noël il y a 6 ans, j’ai encore eu plus envie de botter les fesses de David, son père, qui ressemble plus à une amibe desséchée qu’à un homme.

David est un personnage mou, fade, se laissant porter par les événements, trouvant moult excuses à sa fille qui se comporte comme une merdeuse, lui obéit quand elle demande à ce qu’on ne prévienne pas les flics, promet à sa fille qu’il va la protéger des méchants kidnappeurs… Heu ?? T’es pas Iron Man, David !

Bref, un personnage qui aurait mérité d’être plus étoffé au lieu d’un mec sans couilles qui pense qu’en mettant sa tête dans le sable, tout ira mieux demain et qui a autant d’esprit d’initiative qu’une merde déposée sur un trottoir.

Sa seconde femme, Emma, par contre, est plus étoffée, plus travaillée et est un personnage intéressant, mais qui ne me marquera pas à vie. Natasha, la gamine, a plus d’étoffe aussi que son père, mais il m’a manqué les émotions durant cette lecture.

Le thriller est bien construit, mélangeant l’affaire de la disparue revenue avec des faits du passé personnel de l’enquêteur et le tout ajoute une touche de mystère et de suspense que l’auteure dose correctement et malgré les 460 pages, je n’ai pas vraiment vu le temps passer alors que je me demandais comment on allait pouvoir tenir la distance avec un pitch qui semblait aussi léger qu’une feuille de cigarette.

Ou l’auteure n’a pas su bien cacher ses pistes ou alors, j’étais particulièrement éclairée, mais pas de surprises pour moi, ni de coups de pieds au cul, car j’ai tout vu venir de loin et j’avais misé juste.

C’est donc mitigée que je pianote ma chronique de lecture : j’ai apprécié certains points, notamment le fait que ce thriller soit bien construit et ne suive pas le chemin tracé devant lui mais emprunte d’autres voies.

Par contre, pour les personnages, c’est une catastrophe nationale car je ne me suis attachée à quasi personne, hormis Emma et Natasha (mais qui ne marqueront pas ma mémoire)…

En ce qui concerne les émotions ressenties, elles n’étaient pas vraiment au rendez-vous alors que certains moments du roman auraient pu être riche en tension et en bouleversements mais ne le furent pas, la faute à des dialogues creux et sans âmes.

À vous de vous faire votre avis si vous le lisez où à nous dire ce que vous en avez retiré… Si vous ne le faites pas, ma foi, vous le louperez rien…

Cette LC loupée, réalisée avec ma copinaute Bianca (qui n’a pas aimé la lecture) le fut surtout à sa demande : elle participe à des challenge consistant à lire des romans se déroulant durant la période de Noël en décembre, alors que moi, j’aurais tendance à les lire en juin, sous le soleil.

Si, tout comme moi, vous n’êtes pas très chauds pour romans étiquetés « Noël », sachez que seul le premier chapitre se déroule durant cette période !

Ce titre est un peu usurpé (ou raccoleur) et moi, j’ai échappé, une fois de plus, à une vraie lecture de Noël en décembre ! Mhouhahahaha. Je sens que pour décembre 2021, Bianca m’attendra au pied du sapin et que je n’y couperai plus… PTDR

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°150].

[Série] Life on Mars : La série qui t’envoie dans le passé

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Life on Mars est une série télévisée britannique en seize épisodes de 52 minutes, créée par Matthew Graham, Tony Jordan et Ashley Pharoah et diffusée entre le 9 janvier 2006 et le 10 avril 2007 sur BBC One.

En France, la série a été diffusée à partir du 20 mars 2007 sur 13e rue ; au Québec à partir de janvier 2008 sur Télé-Québec et en Belgique à partir de juillet 2009 sur RTBF.

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La série ne compte que deux saisons. Cette décision n’est pas issue de problèmes d’audience de la série – justement très élevée – mais de la volonté des créateurs de la série d’arrêter après seize épisodes, estimant que c’était une durée suffisante pour raconter les histoires qu’ils souhaitaient.

Un spin-off, Ashes to Ashes, en référence au nom d’une autre chanson de David Bowie, poursuit la série dans les années 1980 (la saison 3).

La chaîne ABC lance en 2008 un remake américain de la série : Life on Mars avec Jason O’Mara et Harvey Keitel.

Le titre de la série vient de la chanson éponyme de David Bowie qui est écoutée par Sam Tyler, le personnage principal, au moment de son accident et qu’il retrouve ensuite en 1973.

En plus de la chanson Life on Mars que l’on retrouve dans le pilote de la série et le final des deux saisons, on retrouve fréquemment des chansons de Bowie dans la série : The Jean Genie en discothèque (Le pari), Starman en clôture de l’épisode Meurtrier en puissance, et Aladdin Sane dans l’épisode Pièges pour jeunes femmes.

L’une des répliques fétiches du DCI Gene Hunt : « Trust the Gene Genie !«  fait référence à la chanson The Jean Genie.

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1. Synopsis :
Son nom est Sam Tyler. Il est commissaire à Manchester. Peu après l’enlèvement de sa fiancée par un tueur en série, il est renversé accidentellement par une voiture en 2006.

Il se réveillera en … 1973. Une époque où les ordinateurs portables et les téléphones mobiles n’ont pas encore été inventés.

Devenu inspecteur sous les ordres du chef Gene Hunt, Tyler démêle des enquêtes policières à l’aide de méthodes « modernes ». Dans le même temps, il essaie de comprendre ce qui lui arrive…

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2. Distribution :

  • John Simm : Sam Tyler, Commissaire principal en 2006, inspecteur en 1973. Date de naissance 1969.
  • Philip Glenister : Gene Hunt, Commissaire principal, chef de Tyler en 1973, flic de la vieille école.
  • Liz White : Annie Cartwright, auxiliaire de police. Elle a suivi des cours de psychologie à l’université.
  • Dean Andrews : Ray Carling, inspecteur adepte de la manière forte.
  • Marshall Lancaster : Chris Skelton, jeune inspecteur maladroit.
  • Tony Marshall : Nelson, barman du pub local.
  • Noreen Kershaw : Phyllis Dobbs, auxiliaire de police.
  • Ralph Brown : Franck Morgan, remplaçant momentané de Gene Hunt et il va tenter de faire passer Sam pour un traitre.
  • David Corden : Edwards
  • Joanne Froggatt : Mme Tyler
  • Kelly Wenham : Joni

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3. Première saison :

  1. Bienvenue en 73 (« Episode 1 »)
  2. La Loi selon mon boss (« Episode 2 »)
  3. Le pari (« Episode 3 »)
  4. Corruption (« Episode 4 »)
  5. Rouge un jour, rouge toujours (« Episode 5 »)
  6. Compte à rebours (« Episode 6 »)
  7. Cas de conscience (« Episode 7 »)
  8. Mon père (« Episode 8 »)

4. Deuxième saison :

  1. Meurtrier en puissance (« Episode 1 »)
  2. La chasse aux ripoux (« Episode 2 »)
  3. Peur sur la ville (« Episode 3 »)
  4. Pièges pour jeunes femmes (« Episode 4 »)
  5. Kidnapping (« Episode 5 »)
  6. Héroïne (« Episode 6 »)
  7. Recherche du coupable (« Episode 7 »)
  8. La promesse (« Episode 8 »)

Life_on_Mars_TV_Series-507728231-largeCe que j’en ai pensé :
Je sais, vous allez me dire que la série est vieille – déjà 10 ans – et que vous voulez de la nouveauté.

Et moi je vous dirai que lorsqu’une série est aussi bonne, on peut très bien faire un retour en arrière !

Justement, en parlant de retour en arrière, je vais en faire un grand parce que cette série, je l’avais regardée pour la première fois vers 2010, grâce à Norah avec laquelle je papotais sur un forum de fanfic.

Ceci n’est qu’une révision, pour moi. Un retour dans le passé et un plaisir à revoir.

Autre bond dans le temps aussi avec la série puisque le héros principal, Sam Tyler (John Simm – IRL), va, après un accident, se réveiller en 1973 ! Il était en 2006 et le voilà affublé de pat d’eph et de cols de chemise genre pelle à tarte.

Lui ne comprend plus rien et le spectateur non plus, oscillant entre deux théories « coma suite à l’accident et donc, il rêve » ou « il a réellement franchi les couloirs du temps » comme disait le vieil enchanteur dans « Les visiteurs ».

La réponse arrivera dans le dernier épisode…

Ce qui était intéressant, dans cette série, c’est de découvrir l’Angleterre des années 70, avec tout son cortège de choses qui ne vont pas, des travailleurs exploités (comment ça n’a pas changé en 2016 ??), bossant dans des usines où le niveau de sécurité est plus bas que le zéro, voir la montée du hooliganisme quand l’équipe de Manchester City doit jouer contre Manchester United…

Nous verrons aussi l’émergence des drogues dures telle que l’héroïne.

Bien que les enquêtes qu’ils devront résoudre soient conventionnelles, le plus passionnant c’est le fait qu’elles soient ancrées dans le contexte politique et social de l’époque.

Dommage parfois que la série n’ai pas toujours le temps de développer davantage ces thématiques. Mais bon, nous n’aurions plus que du contexte social et plus d’enquêtes !

Pour moi, remonter le passé, c’est du petit-lait. Pour notre Sam Tyler, c’est la galère car ici, on travaille à l’ancienne, on ne cause pas de police scientifique et ici, PC veut dire Parti Communiste et pas Personnal Computer !

Sans oublier les violences sur les prévenus ou les gens que l’on interroge, le tout additionné de corruption policière.

Si les collègues de Sam Tyler le trouvent bizarre, notre Sam est aussi perdu devant tant de violence entre les flics, des gueulantes poussées par Gene Hunt (magnifique, lui) et des beuveries après le boulot.

Durant les épisodes, la série va jouer sur cette dichotomie entre le gentil et paisible Sam Tyler et le gros violent Gene Hunt, chacun ensuite prenant un peu de l’autre : Gene se calmera un peu, parfois.

Et pour nous mélanger les méninges, la série va aussi tout faire pour que nous ne sachions plus à quel saint nous vouer quand à la solution de l’énigme de la remontée du temps. Je vous jure que jusqu’à la fin je me posais des questions !

Hélas, mon imagination débordante aura toujours une longueur d’avance sur la résolution et lors du dernier épisode, je me suis sentie embrassée par un camion 10 tonne lancé à pleine vitesse tant je ne m’y attendais pas.

Là, j’ai pas aimé la fin, elle est bizarre, mais bon, ça n’engage que moi et ça ne m’a pas empêché de me la refaire ! De plus, en réfléchissant bien, c’était la seule chose possible… Mais le final est… waw, coup de poing dans le plexus !

Malgré le fait que j’eusse aimé que la série entre encore plus dans le contexte social afin de m’immerger en plein dans cette vision amère d’une Grande-Bretagne qui va vers le moderne mais qui devient horriblement désincarnée, voir déshumanisée, j’adore cette série parce qu’il y a tout le génie anglais dedans, son humour noir, décalé, et toussa toussa.

Je n’ai pas regardé le spin-off Ashes to ashes et encore moins le remake américain car ils m’énervent à toujours remaker les chouettes trucs produits par les autres !

Bref, en deux mots comme en cent, c’est une excellente série qui en a dans les couilles et qu’on peut regarder de nouveau sans qu’on ait l’impression d’avoir pris des rides, sauf dans le cas de Sam Tyler quand il revoit sa maman…

Étoile 4

Le Mois anglais 2016 (Saison 5) chez My Lou Book et Cryssilda.