Je suis un assassin (et je surpasse le héros) – Tome 1 : Hiroyuki Aigamo, Tozai et Matsuri Akai

Titre : Je suis un assassin (et je surpasse le héros) – Tome 1

Scénariste : Hiroyuki Aigamo
Dessinateur : Hiroyuki Aigamo

Édition : Doki Doki (14/10/2020)

Résumé :
Appelé avec ses camarades de classe dans un autre monde, Akira Oda se voit attribuer les caractéristiques d’un banal assassin du fait de sa discrétion. Mais ses compétences vont se révéler bien plus grandes que celles d’un héros.

Très vite, Akira commence à avoir des doutes sur le roi qui les a fait venir dans cet autre monde et il va devoir mettre en pratique ses compétences d’assassin pour élucider le mystère… et découvrir la conspiration qui est en train de se tramer !

Critique :
Au moins, les auteurs ne perdent pas du temps à tourner autour du pot, ils plongent leurs lecteurs directement dans le bain.

Rien à redire, c’est palpitant, intrigant et hautement addictif, ce premier tome.

Pour le moment, on ne sait pas tout des personnages principaux, les lycéens projetés dans un autre univers, mais je suppose que cela va venir au fil des tomes, selon leur importance.

Le monde dans lequel ils ont été projetés et plein de mystères, on sent les complots qui se trament derrière, mais cela reste encore flou.

Les dessins sont très agréables, j’ai apprécié le visage de Akira Oda, qui a reçu les compétences d’un assassin. Il est intelligent, rusé, posé et très perspicace. Oui, il surpasse le héros désigné.

Fonctionnant un peu à la manière d’un jeu vidéo où vous pouvez à tout moment afficher vos compétences, ce premier tome m’a emballé et j’ai hâte de découvrir la suite (faudra les acheter) afin de savoir ce qui se trame derrière toute ces mystères et ces complots.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°16].

Black Butler – Tome 30 : Yana Toboso

Titre : Black Butler – Tome 30

Scénariste : Yana Toboso
Dessinateur : Yana Toboso

Édition : Kana (23/04/2021)

Résumé :
May Linn s’est infiltrée dans le manoir d’un baron qui séduit ses bonnes. Elle s’y heurte à une domestique très combative… Au cours de leur affrontement, May Linn se remémore la première partie de sa vie…

Elle avait perdu toute trace de féminité et même d’humanité, ressemblant à un animal blessé qui montre ses crocs… jusqu’au jour où on lui a servi une tasse de thé merveilleusement parfumée…

Critique :
Vous vous souvenez de l’entracte qu’il y avait parfois au cinéma ? Et bien, le tome 30 de Black Butler en est une…

Sans l’odeur de pop corn, malheureusement (il ne tient qu’à vous d’en manger en le lisant, vous êtes prévenu).

J’avais laissé May Linn, infiltrée dans la maison d’un baron en fâcheuse posture et je m’attendais donc à la suite de cette histoire et voilà que ce tome commence avec une proposition d’embauche de Sebastian vis-à-vis d’un personnage qui ressemble à s’y méprendre au comte Ciel.

Ce sera toujours un gros bémol pour moi dans les mangas : les visages de personnages différents qui se ressemblent bien souvent (sans parler des coiffures qui ne sont  reproductibles que chez le meilleur coiffeur). Fin de cet aparté.

Puis, retour en arrière de 10 ans… Londres, ses gosses affamés qui volent les riches et l’on découvre un jeune garçon, ressemblant à Ciel plus jeune, qui essaie de s’en sortir. Là, je vous le dis de suite, je n’avais pas capté de qui on parlait… La pièce est tombée ensuite.

Effectivement, c’est intéressant de connaître le passé des personnages principaux qui gravitent dans l’entourage de Ciel, mais bon sang, pas en plein milieu d’un cliffhanger ! Pas au milieu d’un arc narratif afin d’ajouter un tome de plus et faire traîner sa résolution, surtout que pour ces trois derniers tomes, on en est à une publication sur l’année (les tomes 27-28 avaient été publiés en 2019, le 29 en 2020 et le 30 en 2021).

L’histoire était intéressante, on en apprend un peu plus sur un personnage important dans la maison Phantomhive, mais cet interlude arrive au mauvais moment et casse le récit de l’arc narratif en cours, reportant sa résolution à encore plus tard.

C’est un peu frustrée que je ressors de ma lecture puisque j’aurais aimé que la mangaka avance dans son dernier arc narratif…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°14] et Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°70].

Le capital : Hiromi Iwashita et Karl Marx

Titre : Le capital

Scénariste : Hiromi Iwashita & Karl Marx
Dessinateur : Hiromi Iwashita

Édition : Kurokawa (12/09/2019)
Édition Originale : Das Kapital (2018)
Traduction : Adrien Tchou

Résumé :
Angleterre, XIXe siècle. Dans un petit village au paysage bucolique, un triangle amoureux se forme entre les jeunes Roy, Oscar et Claire.

Mais la petite fabrique créée par Roy, qui se développe en même temps que le capitalisme, provoque une véritable tempête…

Critique :
« Le capitalisme c’est l’exploitation de l’Homme par l’Homme » disait Le Luron déguisé en Georges Marchais et quand le présentateur complice lui demandait ce qu’était le socialisme, il répondait « C’est le contraire ».

Don Salluste disait lui aussi fort justement que « Les riches c’est fait pour être très riche et les pauvres pour être très pauvre ».

Et Karl Marx, que disait-il ? Si vous n’avez pas le courage de vous attaquer à son étude sur Le Capital, je vous conseille alors sa version en manga qui ne manque pas de piquant.

Cela commence tout simplement : Roy, un gentil boulanger fait sa pâte, la pétrit lui-même, la cuit et vend ses pains en échangeant d’autres biens avec les gens qui ne possèdent pas d’argent. La vie est belle, les oiseaux chante, il a une jolie fiancée, Claire, issue de la noblesse qui se donne à lui, corps et âme.

Puis surgit Oscar qui lui parle de la valeur marchande de la main-d’œuvre et les voilà en train de monter une usine pour fabriquer plus de pains, en engageant des ouvriers agricoles qui n’ont plus de boulot, en les payant une misère tout en les logeant sur place pour s’en mettre encore plus dans les couilles, heu, dans les fouilles !

Comme ils veulent renverser le seigneur de leur région, le vilain Gordon, les petites grenouilles doivent se faire aussi grosse que le vilain bœuf et c’est bien connu, pour terrasser un monstre, il faut en devenir un soi-même.

Ce manga, c’est mieux qu’un cours magistral sur le capitalisme, ses dérives, dont l’esclavage moderne et la valeur que l’on a mis sur une denrée importante : le capital travail, que l’on faire varier bien plus que la partie des frais fixes ou du prix des matières premières.

Le travail est une plus-value intéressante pour celui qui veut s’engraisser sur le dos des travailleurs en leur faisant miroiter qu’ils travaillent pour le bien commun.

Le capitalisme pousse les gens à travailler plus pour gagner moins, l’argent leur file entre les doigts, on leur crée des nouveaux besoins, on les asservi de plus en plus et ce qu’ils pensaient être une opportunité de travail intéressante pour eux se révèle en fait être de l’esclavage qui cache bien son nom.

Même Roy, qui vivait bien avant, gagnait suffisamment pour ce don il avait besoin pour vivre, passe maintenant son temps à courir après l’argent, les nouveaux projets, afin que la société qu’il a crée ne se dévore pas elle-même. De petit poisson évoluant dans une mare tranquille, il est maintenant dans une rivière aux rapides qui l’épuisent et il a beau nager, il n’avance pas.

L’enfer étant pavé de bonnes intentions, en voulant faire le bien et diminuer les temps de travail, Roy crée un supermarché et exploite la plus-value de la ville entière, sans même s’en rendre compte, puisqu’il est un philanthrope qui ne veut que le bien commun pour les gens.

Comme le supermarché lui appartient, non seulement tout le monde bosse pour lui et dépense son argent chez lui puisque les petites boutiques ont fermées. Et si en une heure de travail, les ouvriers peuvent fabriquer 10 savons, leur salaire ne leur en permet d’acheter que 5.

Le Capital est glaçant et c’est une bonne idée que de l’avoir mis en manga car il permet à tout un chacun, même aux plus jeunes, d’en prendre connaissance afin de s’instruire, d’aller se coucher moins bête.

Les grandes œuvres des écrivains font souvent peur de par leur taille ou leur difficulté, et de fait, rebute la plupart des lecteurs qui auraient envie de s’y plonger (oui, même moi), tandis qu’avec le concept de manga, c’est tentant et là, plus d’excuse pour ne pas les lire !

PS : Mon seul bémol sera toujours le même dans les mangas : les chevaux et leurs harnachements ! Bigre, on dirait que les mangakas n’en ont jamais vu ! Une horreur…

Des brides sans têtières (mais comment ça tient ??), sans rênes parfois, des tapis de selles très larges qui enserrent la totalité des flancs donnant lieu à penser qu’ils se prolongent sous le ventre, le sous-gorge qui enserre la gorge du cheval, le tout dans le prolongement du frontal (alors que c’est dans celui de la têtière !)  et je ne parlerai même pas des chevaux attelés ! Bigre, j’ai grincé des dents.

Autre soucis, un homme qui propose 30£ à une jeune fille pour coucher avec elle toute la nuit, ça fait très très cher le coup d’bite ! C’est le salaire mensuel de la fille, ouvrière, elle le dit elle-même. Là, c’est un peu poussé le montant offert en proposition !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°270], Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°20]  et Le Mois anglais (Juin 2021 – Season 10) chez Lou, Cryssilda et Titine.

Arsène Lupin, L’aventurier – Tome 4 – L’aiguille creuse (2ème partie) : Takashi Morita et Maurice Leblanc

Titre : Arsène Lupin, L’aventurier – Tome 4 – L’aiguille creuse (2ème partie)

Scénaristes : Takashi Morita et Maurice Leblanc
Dessinateur : Takashi Morita

Édition : Kurokawa (09/06/2016)
Édition Originale : Kaitô Lupin Den, Aventurier, book 4 (2013)
Traduction : Fabien Nabhan

Résumé :
Gravement blessé par l’un des hommes de main de Lupin, Beautrelet a la conviction que toute la clef de l’histoire est contenue dans le code que possédait le cambrioleur. La vérité qui est sur le point d’être révélée ébranlera un pan de l’histoire de France.

Critique :
Rhôôô, Lupin a copié sur Sherlock Holmes ! Mais non, Lupin n’est pas mort ! Il a fait croire à sa mort, a fourni un corps et hop, l’affaire est jouée.

Le bras de fer continue en Lupin et le jeune Beautrelet, véritable petit détective en herbe, comme issu du croisement en Holmes et Poirot et un bouledogue car il ne lâche pas sa proie.

Une fois de plus, la suite de l’aiguille creuse met plus en avant les recherches de Beautrelet que les ruses de Lupin pour échapper à ce gamin bourré de ressources dans le cerveau.

Mais pas de panique, notre jeune garçon va tout nous expliquer et provoquer l’ire du gentleman cambrioleur.

Cela me fait vraiment du bien de relire cette grande aventure de Lupin au travers d’un manga. Les trois volumes font 670 pages et on a vraiment l’impression que le mangaka n’a fait l’impasse sur aucun détail et on en a pour nos sous.

Nous sommes dans un manga, les mentons des personnages sont souvent pointus, les nez sont un peu en trompette, certains en ont même un digne de Cyrano ! Mon seul bémol ira pour les déguisement de Lupin qui arrive toujours à changer de physionomie à tel point qu’à ce niveau, c’est presque de la magie. Hermione a dû lui fabriquer du Polynectar…

L’action est bien présente, pas vraiment le temps de s’ennuyer, le mystère s’épaissi (sauf si on connait l’histoire ou que l’on s’en souvient, 30 ans après) et c’est un réel plaisir que de lire cette histoire mise en manga.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°214].

Arsène Lupin, L’aventurier – Tome 3 – L’aiguille creuse (1ère partie) : Takashi Morita et Maurice Leblanc

Titre : Arsène Lupin, L’aventurier – Tome 3 – L’aiguille creuse (1ère partie)

Scénaristes : Takashi Morita et Maurice Leblanc
Dessinateur : Takashi Morita

Édition : Kurokawa (10/03/2016)
Édition Originale :Kaitô Lupin Den, Aventurier, book 3 (2013)
Traduction :Nabhan Fabien

Résumé :
Le comte de Gesvres est victime d’un vol. Alors qu’il s’enfuit, le chef des voleurs est touché par une balle de fusil.

Beautrelet, lycéen détective amateur, se lance sur la piste des fuyards et résout peu à peu les énigmes qui entourent l’affaire.

Critique :
Arsène Lupin n’a jamais été ma tasse de thé (pas frapper, pas frapper) et après avoir lu trois aventures du gentleman cambrioleur, je suis revenue à mes détectives.

L’anguille creuse, que j’avais lue il y des années, m’avait bien plu, mais vu que je n’en ai plus aucun souvenir, je ne saurais dire si le manga est conforme au roman de Leblanc ou pas.

La version manga des premiers tomes m’avait emballé moyen car j’avais trouvé que les transformations physiques de Lupin étaient un peu trop exagérées, surtout dans le Tome 1.

Dans ce tome, Lupin est très peu présent, on se doute qu’il est là, caché quelque part, mais la police ne le trouve pas. C’est le jeune détective Isidore Beautrelet qui est mis en avant car il est bien plus malin que Herlock Sholmès et l’inspecteur Ganimard. Ce n’est pas moi qui le dit, mais le manga et vu qu’Isidore découvre tout…

Une fois de plus, les flics sont ridiculisés, Arsène Lupin est le plus fort, même blessé, même caché dans les parages, il continue de se foutre de leur gueule et de les faire tourner en bourrique.

Le mystère est présent, on se demande ce que Lupin a subtilisé, puisque rien ne manque, où il est caché, comment il va s’enfuir et si il va survivre. On se doute que oui, c’est Arsène, mais on ne sait pas comment.

Si le premier volume dévoilait un peu l’enfance de Lupin, le tome 2 et celui-ci se taisent dans toutes les langues. Dommage, il aurait été intéressant d’en savoir un peu plus sur le cambrioleur puisque la saga en manga ne compte que 5 tomes.

Comme le tome se termine sur un suspense insoutenable et que je veux savoir ce qu’il va se passer ensuite, je vais poursuivre ma lecture de ce manga, en espérant que Lupin soit plus présent dans la suite.

Un manga policier qui pourrait donner envie de relire le roman original.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°210] et Le Mois du Polar – Février 2021chez Sharon [Fiche N°36].

My home hero – Tome 1 : Naoki Yamakawa & Masashi Asaki


Titre : My home hero – Tome 1

Scénariste : Naoki Yamakawa
Dessinateur : Masashi Asaki

Édition : Kurokawa Seinen (19/01/2019)
Édition Originale : My Home Hero, book 01 (2017)
Traduction : Nabhan Fabien

Résumé :
Que seriez-vous prêt à faire pour sauver la vie de votre enfant ?! Je ne suis qu’un pauvre type qui aimerait pouvoir se dégonfler au point de disparaître…

Tetsuo est un modeste père de famille qui se passionne pour les romans policiers. Il découvre un jour des traces de coups sur le visage de sa fille qui vient à peine de quitter le foyer familial pour vivre seule. Tetsuo retrouve rapidement le coupable et le suit.

Sans savoir que cela le mènera à commettre un crime qui changera pour toujours la destinée de sa famille. Mais pour le bien de sa fille, ce papa fait le choix de la lutte …

Critique :
Un manga seinen qui parle de yakuzas, de mafia, de gans, de meurtres, de découpage de cadavre et qui arrive à me faire rire… Étonnant, non ? Et pourtant, comme le disait une actrice connue « Je ne suis pas folle, vous savez ».

Tetsuo est un modeste père de famille, le genre de papa gâteau qui fait tout pour sa fille, qui la couve, que cherche à la voir, à passer des moments avec elle.

À ses heures perdues, il écrit des polars. Rien de prétentieux, il s’inspire beaucoup de ce qu’ont déjà écrit les autres.

Et alors que tout semblait bien aller dans sa ville monotone et tranquille, le voilà avec un cadavre sur les bras, à se demander comment faire pour s’en sortir et s’en débarrasser.

Bourré de situations cocasses et d’humour noir, ce manga m’a fait découvrir des choses intéressantes, notamment comment se débarrasser le plus facilement possible d’un corps. Par certains aspects, j’ai pensé à un épisode de la série Breaking Bad où Walter White doit lui aussi réduire un cadavre à l’état le plus liquide possible.

En prenant ce manga au second degré, il me fut plus facile d’accepter que notre pauvre homme de 47 ans, le genre d’homme tranquille qui ne sera jamais le meneur d’un groupe, ait su trouver toutes les astuces pour liquéfier le corps dans la baignoire et rapporter ensuite les restes dans une sorte de doggy bag valise.

Notre Tetsuo n’a rien d’un super héros, ni d’un mec couillu, il est monsieur-tout-le-monde, mais je me demande combien réussirait cette mission sans craquer, sans foirer le truc, sans rien oublier… Tetsuo est à deux doigts de craquer, il a la trouille de sa vie mais il y arrive, lui !

Le tout sous la compréhension absolue de son épouse qui va l’aider et sous le regard un peu absent de sa fille qui ne se rend pas compte de ce que ses parents sont en train de faire pour elle et qui me semble fort apathique. Limite à baffer, la fille !

En tout cas, dans ce manga, on ne voit pas le temps passer, le rythme est assez élevé, sans pour autant aller trop vite et le mangaka nous évite les scènes les plus gores. L’humour noir est présent, les situations cocasses font sourire, il y a du suspense et on se demande bien comment cette petite famille va s’en sortir avec les yakuzas.

J’ai bien envie de poursuivre avec le tome suivant, lorsque je l’aurai acheté, pour voir comment ce manga va évoluer.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°204] et Le Mois du Polar – Février 2021chez Sharon [Fiche N°30].

Black Butler – Tome 29 : Yana Toboso

Titre : Black Butler – Tome 29

Scénariste : Yana Toboso
Dessinateur : Yana Toboso

Édition : Kana Dark (28/08/2020)
Édition originale : Kuroshitsuji, book 29 (2019)

Résumé :
Enfin remis du choc des révélations, Ciel rassemble ses partisans. Il est désormais temps de contre-attaquer.

Critique :
L’affaire du sang n’est pas terminée, ni celle de l’usurpation d’identité (ceux qui ont lu comprendront) mais comme la vie de notre jeune comte est menacée, il s’est réfugié chez Lau avec son diable de majordome.

L’enquête est délicate, il faut trouver les lieux où les banques de sang sont installées et qui est à la tête de ce trafic de suceurs de sang.

Dracula est innocent, le sang n’est pas sucé par un vampire mais par des pompes conventionnelles de l’époque victorienne.

Cet album met notre Ciel habituel un peu en retrait car ces missions vont être accomplies par les membres de son personnel, ceux qui lui sont restés fidèles et c’est la myope May Linn, sa femme de chambre, qui va enquêter dans ce tome.

Pas de temps mort, une enquête qui se poursuit et qui mêle l’arc des vols de sang et celui de l’usurpation d’identité. On a toujours du mystère, du suspense et une touche de fantastique comme d’habitude.

Vivement le prochain tome !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°1XX].

Vinland Saga – Tome 23 : Makoto Yukimura

Titre : Vinland Saga – Tome 23

Scénariste : Makoto Yukimura
Dessinateur : Makoto Yukimura

Édition originale :Vinland Saga, book 23 (2019)
Traduction : Xavière Daumarie
Édition : Kurokawa Seinen (09/08/2020)

Résumé :
La guerre de succession des Jomsvikings s’est achevée. Thorfinn et sa troupe s’apprêtent à repartir vers Miklagard, étape indispensable pour financer leur voyage vers le Vinland.

De son côté, Sigurd, le mari de Gudrid venu jusqu’à Jomsborg pour la retrouver, s’apprête à rentrer en Islande. Gudrid a promis qu’elle rentrerait avec lui.

De son retour dépend l’honneur de Sigurd. Pourtant, après avoir été au cœur d’une guerre sanglante, Sigurd a des doutes.

Gudrid et lui doivent-ils vraiment vivre l’existence que Halfdan, le père de Sigurd, a choisie pour eux ?

Critique :
QUOI ?? C’est fini ?? Plus de Vinland Saga après ce tome ?? Merde alors, je n’ai pas vu venir le coup…

Ou alors le tome suivant sera consacré au voyage vers le Vinland ? Parce que si tout se termine ici, on ne saura jamais si Thorfinn arrivera à réaliser son havre de paix ailleurs.

Ce tome 23 commence avec Sigurd, un personnage que je n’aimais pas au début, que je trouvais trop violent, trop irréfléchi et qui, au fil des tomes, va changer et nous montrer un autre visage, celui d’un homme qui a besoin avant tout de s’affranchir de son père.

Leur combat sera rocambolesque, les combats avec des chaînes, façon chevalier Andromède, étant un peu trop irréaliste que pour être vrai, mais ce n’est pas ça le plus important dans ce combat, c’est ce qui se passe ensuite.

De son côté, Thorfinn est revenu en Islande, dans son village, retrouver sa soeur, après son voyage à Miklagard (Byzance/Constantinople/Istanbul) où il a réussi à trouver de l’argent pour financer son voyage au Vinland.

Cette partie est un peu plus calme, hormis le retour où sa sœur pique une crise et où Gudrid a peur de croiser son ancien futur beau-père.

Si c’est le dernier tome, c’est dommage, car j’aurais aimé suivre Thorfinn et les siens s’installant au Vinland car c’est tout de même le but premier.

Mais si on doit en rester là, je retiendrai que sous ses abords de manga violent comportant bien des combats de vikings, c’est en fait une oeuvre humaniste qui nous parle de paix, de l’inutilité des combats et que devenir pacifiste est plus belle cause que de devenir un grand guerrier.

Thorfinn était une boule de violence, une graine d’assassin, un garçon qui allait mal finir et il a réussi à renverser la vapeur et à changer de tout au tout. Un beau personnage et le voir grandir et s’affranchir de tout ce que Askelad lui avait appris pour tuer était la plus belle victoire qu’il pouvait prendre sur ce guerrier.

Le manga comporte une autre histoire, se déroulant au Japon et intitulée « Bientôt viendra le temps des adieux ». Le dessin de Makoto Yukimura n’est pas encore aussi aboutit mais l’histoire raconte déjà l’inutilité des guerres entre l’empereur et le shogun.

Vinland saga, je l’ai découverte pas hasard, à la biblio, mais je ne regrette pas de l’avoir suivie, surtout qu’en commençant après tout le monde, je n’ai dû attendre que pour les tomes 21/22 et 23.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°101].

Vinland Saga – Tome 22 : Makoto Yukimura

Titre : Vinland Saga – Tome 22

Scénariste : Makoto Yukimura
Dessinateur : Makoto Yukimura
Édition originale : Vinland Saga, book 22 (2018)
Traduction : Xavière Daumarie
Édition : Kurokawa Seinen (05/12/2019)

Résumé :
Malgré les nombreux assauts des forces alliées de Thorkell, la forteresse de Jomsborg reste imprenable.

Grâce à un passage secret, Thorfinn est parvenu à s’y infiltrer pour libérer Gudrid, retenue en otage par Floki. Mais il se retrouve face à l’enthousiaste Garm, bien décidé à avoir son duel à mort.

Forcé au combat, Thorfinn va-t-il devoir renoncer à son serment et tuer à nouveau, sous le regard accusateur de Hild ?

De son côté, Sigurd, qui a suivi Thorfinn dans la forteresse pour récupérer sa femme, se retrouve au centre du combat lorsqu’il prend Baldur en otage en force les Jomsvikings à ouvrir la porte de la forteresse pour laisser entrer l’armée de Thorkell…

Critique :
Et voilà, j’avais oublié de suivre les sorties et j’en avais loupé deux… Alors que le tome 21 m’avait laissé dans un suspense de fou.

Bon, ce n’est pas encore cette fois-ci que notre Thorfinn arrivera au Vinland…

Je vais finir par croire que tel Moïse, il n’arrivera jamais dans la Terre promise car son auteur et père littéraire veut ajouter des tomes.

Quand on a de la qualité scénaristique, je ne vais pas trop me plaindre.

On avait laissé Thorfinn aux prises avec Garm, l’espèce de dégénéré de la lance, le tueur fou, l’azimuté du cerveau, qui voulait absolument un combat à mort avec Thorfinn puisque pour Garm, le gagnant est celui qui survit au combat (parce qu’il a tué son adversaire).

Hors pour Thorfinn, c’est celui qui survit et qui ne tue pas son adversaire qui gagne… Notre gamin devenu adulte a compris que la vie avait un prix et que la gaspiller en combats vains et inutiles était totalement puéril.

Le paradis promis n’existe pas et l’auteur nous l’illustrera magnifiquement bien avec un guerrier qui meurt heureux, persuadé d’entrer au Valhalla et qui ne voit que du noir car il n’y a rien qui l’attend après un valeureux combat et une mort les armes à la main.

On a assez bien de cases remplies d’action et de combats puisqu’en plus des acrobaties de notre Thorfinn qui essaie de gagner le combat contre Garm sans le tuer, on a aussi la forteresse de Jomsborg qui ploie sous l’assaut des guerriers de Thorkell.

Serait-ce la fin des Jomsvikings ? Floki, le chef, va-t-il plier le genou devant la montagne de muscle qu’est le puissant guerrier Thorkell (qui me fait toujours rire) ?

Bon, là, faut avouer que le mangaka abuse un peu de la force herculéenne de Thorkell, mais le personnage est ainsi depuis le début et malgré les incohérences, il est drôle, faut bien l’avouer.

Malgré les scènes de combats et de violences, certains personnages principaux ou secondaires font preuve de clairvoyance (Baldur, Sigurd, des guerriers des camps ennemis et même Garm dont on découvre un peu de son passé) et l’auteur nous livre de grands moments de profondeur en nous démontrant l’absurdité de ce combat.

Merci à Gudrid de nous faire relâcher un peu la tension sur le final.

Une fois de plus, c’est un tome de transition avant le grand départ vers le Vinland (j’espère), un pas de plus pour Thorfinn pour abandonner ce que l’on veut qu’il soit, pour prendre le pouvoir avant de le laisser, tout en essayant d’instaurer la paix entre les peuples et de respecter l’engagement qu’il a pris de ne plus prendre de vie.

Anybref, un excellent tome de transition sur l’absurdité des guerres. Même si nous le savions déjà, ça fait toujours du bien de nous le rappeler.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°97].

Capitaine Albator Dimension Voyage – Tome 6 : Leiji Matsumoto et Kouiti Shimaboshi

Titre : Capitaine Albator Dimension Voyage – Tome 6

Scénariste : Leiji Matsumoto
Dessinateur : Kouiti Shimaboshi

Édition : Kana Shônen (08/06/2018)

Résumé :
A bord de l’Arcadia, le chef mécanicien Maji se retrouve face à Zoll, guerrier tokarguien envoyé par les Sylvidres et qui s’est introduit dans le vaisseau !

Alors qu’un violent combat éclate, l’Arcadia se retrouve soudainement prisonnier de l’attraction de la planète Derazer située dans les Sargasses de l’univers.

Mais, fort heureusement, Queen Emeraldas n’est pas loin !

Critique :
♫ Goldorak go, rétrolasers en action
♪ Goldorak go, va accomplir ta mission
♪ Dans l’infini des galaxies
♫ Poursuit ta lutte infernale, du bien contre le mal ♪

Zut, j’ai mis le mauvais disque…

♫ Capitaine Flam tu n’es pas
♪ De notre voie lactée
♫Mais tu as traversé (Capitaine Flam)
♪ Cent mille millions d’années
♫ Pour sauver de ton bras Les gens de Mégara ♪

Mille excuses, ce n’est pas encore le bon générique…

♪ Albator, Albator, capitaine au cœur d’or
Albator, Albator, bien plus fort que la mort
Tu es toujours au rendez-vous n’importe quand, n’importe où
Tu es toujours au rendez-vous, toujours avec nous ♫

Parfait, ceci était enfin le bon. Maintenant que je vous ai collé ces génériques de notre enfance dans la tête pour toute la journée, je peux commencer ma chronique.

Albator, c’est une partie de mon enfance, comme Goldorak, Capitaine Flam et bien d’autres. Lire cette série manga (Capitaine Albator – Dimension Voyage), c’est revenir aux sources puisque ça ressemble à une version d’Albator 78 (de ce que je me souviens du dessin animé).

Une fois de plus, j’ai l’impression qu’on est face à un tome de transition, les histoires commencées dans les tomes précédents se poursuivent, notamment l’enquête de Daiba sur les Sylvidres (aidé par Zéro et Maya), les élections doivent avoir lieu sur Terre, les Sylvidres continuent de foutre le bordel partout et on a la suite de la tentative de sabotage de la part d’un Tokarguien nommé Zoll.

Zoll est un saboteur, il met tout l’équipage dans la merde et on le soigne quand même et l’auteur pousse le pathos jusqu’à en faire un saboteur sympathique qui n’a pas eu le choix, victime qu’il est, ainsi que sa famille et son peuple, du joug des Sylvidres.

Malgré tout, on a de l’action et du suspense avec l’Arcadia qui n’arrive pas à éviter une planète à la force gravitationnelle énorme qui l’attire comme un aimant le fait avec un morceau de fer.

Notre capitaine sexy s’en sort toujours, vous le savez, Queen Emeraldas est comme Zorro, elle arrive au galop, mais j’ai dû faire fumer mon cerveau pour la rattacher à des souvenirs de la série animée.

L’univers de Leiji Matsumoto est grand et le manga manque parfois de précision, comme si ses lecteurs devaient avoir révisés leur « Albator Sans Peine » avant d’entamer la série manga…

Même si ce que je lis suffit à ma compréhension générale, j’aurais aimé avoir plus de détails dans le manga afin de pouvoir appréhender cet univers dans ses moindres détails et savoir d’où les personnages viennent et comment ils en sont arrivés là, sans devoir me refaire tout l’univers de Leiji Matsumoto et de son capitaine Harlock (vrai nom d’Albator, qui fait moins sexy et très capitaine Haddock).

Hors cela fait des années que je n’ai plus vu les épisodes de l’animé Albator, et déjà, à l’époque, je trouvais qu’il n’y avait pas toujours de logique entre l’Albator 78 et le 84 et pour finir, j’en étais arrivée au fait que les deux séries devaient se regarder tranquillement, sans se donner mal au crâne en tentant de faire des liens.

Malgré les quelques bémols, ce tome 6 est loin d’être mauvais, il a de l’action, du suspense et on a droit à des révélations sur notre sexy baby Albator… Non les filles, ce n’est pas la taille de son engin… Juste qu’on se demande s’il est bien humain, le capitaine…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°28].