The Sherlock Holmes Story – Tome 1 : Kwon Kyo-Jeong

The Sherlock Holmes Story 1

Titre : The Sherlock Holmes Story 1

Auteur : Kwon Kyo-Jeong

Édition : Kwari (2012)

Résumé :

L’histoire du célèbre détective privé anglais Sherlock Holmes, ici revisitée par Kwon Kyo-Jeong, commence par sa rencontre avec Watson, son meilleur ami et assistant.

Étaient-ils de simples amis, ou étaient-ils davantage des amants ? Ainsi, les célèbres protagonistes inventés par Sir Arthur Conan Doyle deviennent petit à petit les héros d’une véritable romance…

en-vrac-1817Critique :

Munie du tome 1, je me suis plongée dans la lecture et le manhwa (manga en provenance de Corée) débute avec Watson qui annonce à Holmes son mariage prochain avec Mary… Moston ?

Premier point soulevé : le nom de famille de Mary Morstan (version canonique) qui devient « Moston ». Heu ?

Dire que Holmes fait une tête de six pied de long quand Watson lui annonce son mariage prochain est assez proche de la vérité. Pourquoi donc a-t-il l’air si « maussade » ?

Jalousie due à des sentiments amoureux qu’il éprouverait pour Watson ? Impossible de le dire à ce niveau de lecture (les deux premiers tomes). Pourtant, je ne sais pas pourquoi mais je sens bien que l’auteur risque de s’engager sur cette voie. Surtout que Watson désire par dessus tout que Holmes garde sa chambre dans le même état… c’est louche, très louche ! Passons.

Watson et Holmes qui se tutoient, je ne m’y ferai jamais. La bouche fermée représentée par un trait noir et gras, non plus.

Dans ce tome 1, nous avons un Watson sans moustache, alors que dans le 2, on le voyait l’arborer fièrement lorsqu’il faisait la rencontre de Holmes (mais plus ensuite). Ce sera Holmes qui nous éclairera sur la perte de cet attribut pileux. Amusant et louche aussi.

Autre petit détail qui m’importune : Holmes a l’air apathique, amorphe du visage, sans beaucoup d’expression.

Entre deux enquêtes, c’est normal qu’il soit une loque, mais là, quand une affaire survient, il manque au dessin du détective de l’énergie, quelque chose qui ferait comprendre au lecteur que Holmes a les yeux qui brillent.

Dans ce premier tome, nous nous plongeons dans la nouvelle canonique intitulée « Un aristocrate célibataire » avec l’épouse de lord Saint-Simon qui fait le coup du crayon juste après la cérémonie du mariage. Le coup du crayon ? Oui, elle s’est taillée !

Voilà Holmes sur l’affaire.

Là où j’ai tiqué, c’est quand Holmes signifie à Watson « Tu n’as rien à envier au moteur de recherche Google quand il s’agit de collecter et de croiser les données »… Heu, nous sommes à l’époque victorienne, là ! Humour, ok, mais plus subtil, s’il vous plaît. A la Goscinny, par exemple.

Au sinon, l’affaire est telle que nous la trouvons dans le canon holmésien. Il est vraiment dommage que le dessin du visage de Holmes manque d’expression durant l’enquête. Même quand il fait de l’ironie avec lord Saint-Simon. Dans le canon, on sentait bien la pointe de sarcasme, ici, que dalle !

Si l’enquête est correcte, plein de petits détails me font pencher pour un manhwa qui va tirer vers le récit yaoiste : Holmes qui donne « la becquée » à Watson, Holmes qui se couche dans le canapé et pose sa tête sur la jambe de Watson, Holmes qui a rasé Watson durant son sommeil, Holmes qui aurait aimé que Mary dise « non » à Watson ou parte avec un autre… Love is in the air !

Allez, un bon point dans cette menace yaoiste : l’auteur nous explique un peu, à la fin du manhwa, qui était Sherlock Holmes, nous parlant aussi des erreurs de Conan Doyle dans les dates et le reste…

Plaisant, agréable, mais le point négatif est qu’il manque un petit quelque chose dans le dessin des expressions. Quoi ? Je l’ai déjà dit ? Oups.

Je suivrai tout de même les autres volumes de ce manhwa, jusqu’au moment où les personnages s’emmancheront dans un scénario qui me plaira moins…

Lu dans le cadre des challenges « Thrillers et polars » de Liliba et « Sherlock Holmes » deLavinia.

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The Sherlock Holmes Story – Tome 2 : Kwon Kyo-Jeong

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Titre : The Sherlock Holmes Story 2
 
Auteur : Kwon Kyo-Jeong
Édition : Kwari (2012)

Résumé :
« Le mariage de Watson perturbe la vie de Holmes. Pourtant, c’est une bonne occasion pour Watson d’expliquer leur première rencontre à sa femme.

Mais depuis le départ de Watson, Holmes se laisse aller jusqu’au moment où son meilleur ami lui rend visite et qu’un client se pointe à sa porte.

Et ce client n’est pas n’importe qui. C’est le roi de Bohémia en personne qui s’est déplacé pour confier à Holmes un problème politiquement et diplomatiquement très délicat ! »

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Ceci n’est pas un « manga », mais un « manhwa » (à prononcer man-hwa). Et oui, du Pays du Matin Calme, il ne nous vient pas que des chanteurs qui nous propose une chorégraphie équestre délirante !

Maintenant, vous savez qu’un manwha, c’est le nom donné à la bande dessinée en Corée.

Après ces quelques lignes « culturelles », je vais passer à la critique proprement dite de ce deuxième tome qui est une sorte d’adaptation des aventures de Sherlock Holmes en manhwa.

Ma première erreur fut de le lire comme un manga traditionnel… Hem, ici, on commence par le début et non par la fin. Lecture habituelle, en somme.

Réparant mon erreur, je débutai la lecture et je souris en découvrant la rencontre de Watson avec Holmes, à Saint Bart’s (l’hôpital St Barthélemy est le plus ancien de Londres) comme dans « Une étude en rouge ».

Ici, Watson est prêt à se marier et il raconte sa rencontre avec le détective à sa future femme, Mary Watson.

Une chose est sûre, on sent bien que l’auteur a potassé son canon holmésien, les références sont légions.

L’histoire va lentement, ce n’est qu’après la moitié du livre que nous voyons arriver l’affaire « Un scandale en Bohême ».

La lecture m’a bien plu, mais je n’ai pas trop accroché au style du dessin. L’auteur, lorsque les personnages sont silencieux, représente la bouche par un trait en noir gras. Additionné au fin trait censé représenter le pli du menton, et bien, c’est du plus laid effet.

En ce qui concerne les relations entre Holmes et Watson ? J’avoue que j’avais la crainte de tomber dans un récit Yaoi (pas ma tasse de thé, même si j’en ai déjà lu – Glasgow, je te salue).

Bien que l’on sente que Holmes est fort affecté par le mariage de Watson (au point de rêver que Watson l’emmène en voyage !), on peut toujours se dire que c’est son caractère qui le pousse à se morfondre et non le fait qu’il soit « amoureux » de Watson…

Que c’est parce qu’il n’a pas envie de perdre son Boswell, qu’il tient à lui… Parce que Watson est le seul ami et que cet ami le suit dans toutes ses aventures, sans crainte du danger. Ou tout simplement parce qu’il se méfie des femmes, Mary y compris.

De son côté, Watson n’a pas envie d’être remplacé au 221B… et il le fait savoir. Fort ambigüe, leur relation.

Autre bizarrerie, bien qu’ils utilisent leurs noms de famille, ils se tutoient.

Au moins Holmes trouve Irène Adler « charmante ».

Il ne me reste plus qu’à trouver le tome 1 et à voir si l’auteur va nous offrir tout le canon holmésien en manhwa… *yeux qui pétillent*

Lu dans le cadre des Challenges « Thrillers et polars » de Liliba et « Sherlock Holmes » de Lavinia.

CHALLENGE - 77158541_pCHALLENGE - Sherlock Holmes