[SÉRIES] Columbo – Saison 4 / Épisode 4 – Eaux troubles

Dans mon article précédent sur le lieutenant Columbo, j’avais oublié de citer un épisode que j’adore aussi « Eaux troubles » (Troubled Waters) et qui me fait penser à « Mort sur le Nil » d’Agatha Christie car nous avons un blessé à l’infirmerie, et donc, incapable de commettre un crime. L’alibi parfait, non ?

Le plaisir de cet épisode est que madame Columbo a gagné une croisière sur un somptueux bateau, pardon, un navire, et donc, nous allons nous transformer en arpenteur de coursives, cherchant soit « sa femme », ou menant l’enquête, les cheveux au vent.

Dans cet épisode, on peut reconnaître John Steed, celui de la série Chapeau melon et bottes de cuir (The Avengers), enfin, je veux dire Patrick Macnee, ainsi que Robert Vaughn (Les Sept Mercenaires) et Bernard Fox qui jouait le rôle du Détective en chef William Durk lorsque notre lieutenant à l’imper froissé était à Scotland Yard, ainsi que le Dr Watson aux côtés de Stewart Granger dans un « Hound of the Baskervilles », téléfilm de 1972.

Columbo sur un navire, ça vaut son pesant de canots de sauvetage ! Columbo face à un corps mort (pour des cormorans), ça donne un visage pâle et une envie de vomir, car notre policier ingénieux n’aime jamais voir des corps.

Du côté des officiers officiant sur le navire, on le regarde bizarrement car pour eux, pas de doute, c’est Lloyd Harrington, le pianiste qui a tué Rosanna Wales, la chanteuse de leur groupe puisqu’elle ne voulait plus de lui. Tout le désigne !

Mais Columbo, lui, il a une autre piste, celle de la plume d’un coussin trouvée à l’infirmerie et de suite, il discute avec le malade, Hyden Dansigger (Robert Vaughn).

Encore un bon moment passé parce que cela faisait longtemps que je ne l’avais plus vu et que je ne me souvenais plus du tout comment notre lieutenant au cigare allait faire pour démasquer le coupable.

Pourtant, cet épisode là, en plus de l’avoir vu de nombreuses fois, je l’avais lu, aussi, parce qu’il faisait partie des épisodes mis en roman.

Publicités

Par le vent pleuré : Ron Rash


Titre : Par le vent pleuré

Auteur : Ron Rash
Édition : Seuil (01/08/2017)

Résumé :
Dans une petite ville paisible au cœur des Appalaches, la rivière vient de déposer sur la grève une poignée d’ossements ayant appartenu à une jeune femme. Elle s’appelait Ligeia, et personne n’avait plus entendu parler d’elle depuis des décennies.

Été 1969 : le summer of love. Ligeia débarque de Floride avec l’insouciance et la sensualité de sa jeunesse, avide de plaisirs et de liberté. C’est l’époque des communautés hippies, du Vietnam, de la drogue, du sexe et du Grateful Dead.

Deux frères, Bill et Eugene, qui vivent bien loin de ces révolutions, sous la coupe d’un grand-père tyrannique et conservateur, vont se laisser séduire par Ligeia la sirène et prendre dans le tourbillon des tentations.

Le temps d’une saison, la jeune fille bouleversera de fond en comble leur relation, leur vision du monde, et scellera à jamais leur destin – avant de disparaître aussi subitement qu’elle était apparue.

Critique :
Ron rash est un auteur qui a le don de m’emporter ailleurs, de donner de la profondeur et de la présence à la Nature, de me créer des personnages forts et même de m’émouvoir au-delà du possible avec certains de ses romans.

Le dernier paru, « Le chant de la Tamassee », m’avait moins emporté que les autres, mais c’était son premier écrit et réédité, par contre, niveau Nature, j’avais été servie.

Pour son roman de la rentrée littéraire septembre 2017, j’ai l’impression de ne pas avoir retrouvé ce que faisait la puissance de l’écriture de Ron Rash, un peu comme si en ouvrant un Stephen King, je tombais sur un récit qui ne lui ressemblait pas du tout.

Je suis pour les auteurs qui sortent de leur zone de confort, qui testent d’autres choses, d’autres histoires, mais là, j’ai vraiment l’impression que ce roman aurait pu être écrit par un autre que lui et même si nous étions dans ses Appalaches habituelles, je n’ai pas été emportée par l’histoire.

Attention, je ne dis pas ce que roman est chiant ou mal foutu, juste que je n’ai pas ressenti les émotions qui m’assaillent habituellement lorsque j’ouvre un de ses romans.

Pourtant, le début avait bien commencé, l’introduction était pour le moins originale.

L’alternance des époques variait selon les chapitres, sans que l’on perde le fil de l’histoire, passant alternativement de 1969 à notre époque, nous faisant découvrir Eugene, le narrateur, jeune homme de 16 ans et son frère Bill, 21 ans, rencontrant une jeune fille à problèmes et à la sexualité débridée.

Eugene va grandir à son contact, et pas toujours dans le bon sens puisqu’il boira comme un trou, fumera des pétards, volera des médicaments et aura un comportement d’imbécile face à cette jolie sirène qui lui fit perdre son pucelage.

Dans ce roman qui oscille entre une nouvelle fort longue et un roman court – qu’on n’oserait pas faire plus long au risque de finir par se mordre la queue – il y a peu ou pas de Nature grandiose, mais une sorte de huis clos dans cette petite ville de Sylva, tenue par une main de fer dans un gant de fer par le docteur Matney, grand-père despotique d’Eugene et Bill.

Le portrait du grand-père est superbement réalisé, tout en finesse, sans trop en dévoiler au départ, mais on sent déjà bien que ce type est un petit dictateur et que grâce à son statut de médecin de la ville, il sait bien des choses sur tout le monde, de vos hémorroïdes à votre chaude-pisse, en passant par la grossesse hors mariage de votre fille…

Pas de Nature sublimée, donc, mais une immersion dans une cellule familiale où un homme tient toute une petite ville dans sa main de fer, où un médecin a la puissance d’un parrain, faisant des autres ses pantins. Une plongée dans un huis clos oppressant de deux jeunes garçons qui aimeraient s’opposer au vieux, mais n’osent pas toujours car le prix à payer sera exorbitant.

Si le roman avait été signé Thomas H. Cook, je l’aurais compris, nous étions dans ses atmosphères bien à lui, mais de Ron Rash, j’attendais d’être emportée dans une nature sauvage, avec des personnages autres que ceux que je viens de côtoyer car Eugene, notre narrateur, m’a passablement ennuyé à certains moments, avec ses atermoiements, lui qui n’a jamais vraiment grandi, ni pris ses responsabilités, lui qui boit comme un trou alors qu’il n’avait rien à oublier.

Bref, le roman est bon, mais mes attentes étaient toutes autres.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et le challenge US (2017-2018) chez Noctembule.

 

[Sherlock Holmes] The Boscombe Valley Mystery : Peter Cushing (1968) [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 31/52]

the-boscombe-valley-mystery

Retour à du Sherlock Holmes qui vaut la peine d’être découvert, vu ou revu ! Je poursuis mon visionnage de la série de 1968 avec Peter Cushing dans le rôle de Sherlock Holmes et de Nigel Stock dans celui du Dr Watson.

The Boscombe Valley Mystery : Le Mystère du Val Boscombe (Épisode 6)

Résumé : Bill McCarthy est trouvé mort et son fils James est suspecté. Sherlock Holmes, contacté par la fiancée de James, va découvrir que tout cela a un rapport avec la ruée vers l’or qui avait eu lieu des années auparavant en Australie…

250px-1968-sh-cushing-bosc-title

Ce que j’en ai pensé : Si vous avez lu la nouvelle, vous trouverez que l’épisode lui est fidèle en tout point, hormis quelques détails : le tué se nomme Billy alors que dans le canon, c’est Charles.

Toujours dans la nouvelle, Holmes explique beaucoup de choses à Watson sur les origines du tué et de son ami, dans la version filmés, ils ne l’apprendront qu’au fil de l’enquête…

Mais ils sont fidèles avec notre Sherlock Holmes qui transforme ses journaux en boule et fait un panier trois points en les lançant dans les filets porte-bagage au-dessus de la tête de Watson, ou dans le fait qu’il porte le deerstalker et le macfarlane…

Mis à part l’immense brassée de journaux qu’Holmes emporta avec lui, nous eûmes tout le compartiment pour nous seuls. Jusqu’à ce que nous ayons dépassé Reading, il tourna, retourna et lut les quotidiens, ne s’interrompant que pour prendre des notes et pour réfléchir. Puis, d’un geste soudain, il fit du tout un énorme ballot qu’il jeta dans le filet. [Extrait canonique]

the-boscombe-valley-mystery-sherlock-holmes-1968-serietv-boscombe-valley-mystery-02-g

Non, ici ce n’est pas une hérésie, il est à la campagne, ce sont des habits fait pour la campagne et Sidney Paget l’avait représenté de la sorte.

illus-bosc-paget-07

J’avais déjà grandement apprécié la nouvelle, en son temps, et elle n’a jamais baissé dans mon estime car elle avait son lot de mystère, de brume du passé, de sordide affaire d’un fils James qui aurait, dit-on, tué son père (Bill McCarthy), une homme brutal et rustre, le tout avec une jeune fille z’amoureuse, son père pas d’accord et des tas de trucs louches et pas nets.

Cet épisode a aussi des ramifications en Australie puisque l’homme mort et son meilleur ami et voisin (John Turner) ont tout deux fait carrière en Australie lors de la ruée vers l’or.

ACD aimait souvent parler de l’Amérique, mais il l’a aussi fait avec l’Australie.

Bon, soyons honnête, ça n’a pas super bien vieilli…

Le fils James accusé du crime est un peu en demi-teinte dans son rôle de jeune homme qui ne veut pas corrompre une jeune fille, comparé à son père grimaçant, brutal et surtout comparé au vieux voisin et ami qui est presque cloué dans son lit (John Turner).

the-boscombe-valley-mystery-handbed2

Lui, il est plus que convainquant dans son rôle de vieil infirme qui commence à perdre la boule et à avoir des visions.

Peter Cushing est égal à lui-même dans cet épisode, il est mince, le visage fin, émacié, il se déplace avec grâce, légèreté, fait de bonnes déductions et parle peu.

the_boscombe_valley_mystery_1968-_one_of_only_five_surviving_episodes_from_the_68_bbc_series

L’enquête de Holmes sera minutieuse, il se mettra par terre pour ramasser des cendres de cigare (ou de cigarette, il ne nous le dira pas de suite), sous l’œil éberlué de Watson.

the-boscombe-valley-mystery-thisw

Si dans Le Chien, Watson avait un grand rôle, ici, il  n’a même pas celui d’un faire-valoir, juste d’un type qui est aux côtés de Holmes, à la limite, on aurait mis un chat ou un chien que cela serait revenu au même…

the-boscombe-valley-mystery-window331

Dommage que les producteurs de l’époque n’aient jamais donné à leurs Watson l’étoffe qu’il méritait. Très stupide d’en avoir fait des clowns ou des imbéciles, donnant l’impression aux gens qui ne connaissent pas le canon holmésien que le Boswell de Holmes était un benêt incapable de réfléchir.

Certes, face à l’intelligence de Holmes, personne ne fait le poids, mais Watson était là pour que le public s’identifie à lui ! Il est l’homme qui s’extasie devant les déductions de Holmes et puis qui les trouve simple une fois expliquées, un peu comme nous…

Il est l’homme qui se pose des questions, comme nous, lecteurs, il est le lien entre nous et Holmes, en plus d’être son garde-fou et ami.

Anybref… Ça se regarde avec plaisir, c’est un peu suranné, vieillot, mais cela reste fidèle au canon holmésien et Peter Cushing avec son visage émacié fait un excellent Holmes qui ne gesticule pas trop, ne grimace pas de trop, mais qui – a contrario – possède moins de présence physique à l’antenne qu’un Jeremy Brett.

Étoile 3,5

Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, le « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), le Challenge #LeFilmDeLaSemaine2016 et le Challenge British Mysteries chez My Lou Book.

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Fables – Tome 6 – Cruelles saisons : Bill Willingham & Mark Buckingham

cruelles_saisons_fables_tome_6

Titre : Fables – Tome 6 – Cruelles saisons

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham & Tony Akins

Édition : Panini France (2008)

Résumé :
Il était une fois…

Après avoir réussit à gagner la Bataille sans éveiller les soupçons des Communs, les Fables se consacrent à la réparation des dégâts, tout en interrogeant l’agent de l’Adversaire et en suivant de près l’accouchement de Blanche Neige.

Tandis que Bigby Wolf, le père des enfants à naître, rend visite à un vieil ami avec lequel il évoque une guerre ancienne et meurtrière, et que le maire de Fableville prend conscience de la dure réalité de ses fonctions, Blanche Neige donne naissance dans la douleur… et la surprise…

Petit Plus : « Fables – Cruelles Saisons » regroupe les épisodes 22 et 28-33 de la légendaire série Vertigo de Bill willingham, illustré par Mark Buckingham, Steve Leialoha, Tony Akins et Jimmy Palmiotti.

fables-tome-6_-plancheCritique :
Chouette, mon Bigby préféré est mis à l’honneur avec une partie de sa vie durant la Seconde Guerre Mondiale, derrière les lignes ennemies, infiltrant l’ennemi SS dans son château !

Et si nous avions perdu, dans les tomes précédents, les annexes avec des informations sur les personnages des contes, nous aurons juste après la fin de la mission de Bigby, quelques notes explicatives sur cette histoire et les libertés prises par l’auteur.

Ensuite, retour dans le présent avec Blanche qui accouche, les élections qui ont lieu et des morts mystérieuses qui donneront lieu à une révélation coup de poing.

Une fois de plus, le scénario et l’univers des Fables sont maitrisés, soignés, remplis de mystères de suspense et de tous les codes qui régissent la vie des Fables à Fableville ou à la Ferme.

Pas le temps de se faire les ongles durant la lecture, les dialogues s’enchainent, pas ou peu de temps mort, de l’humour, des intrigues, des Fables qui se font tuer, d’autres qui mettent les voiles et un nouveau maire qui a promis un peu trop vite que demain, on balancerait des sorts gratis.

Et puis, que de changements dans cet album avec la prise des nouvelles fonctions de la Belle et la Bête qui se rendent compte que le cadeau était empoisonné et que le boulot de Blanche était plus que laborieux (celui de Bigby aussi), mais elle avait eu le temps d’acquérir de l’expérience, elle.

Au final, c’est un tome assez triste car il y a des changements radicaux dans l’univers des Fables et à Fableville et on se doute que rien ne sera plus comme avant…

Pour résumer cette série, je dirais que ses intrigues sont complexes, bien maitrisées, bien menées, que les rebondissements sont présents, pas à toutes les pages mais qu’ils ont l’art de vous surprendre et de relancer l’affaire de plus belle.

Les personnages sont attachants, terriblement humains même en étant immortels, car nos travers se retrouvent chez eux aussi. De plus, ils ne sont pas figés, ils évoluent, on pourrait en aimer un et le découvrir en beau salaud et en détester un autre et voir que tout compte fait, il est fréquentable.

L’ambiance est sombre, loin des licornes ou des Petits Poneys qui bouffent des arcs-en-ciel pour chier des papillons…

Je poursuis donc ma route avec ces contes revisités pour mon plus grand plaisir !

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine.

CHALLENGE AMÉRICAIN 2016 - Cow-Boys coucher soleil

Fables – Tome 4 – Le dernier bastion : Bill Willingham & Mark Buckingham

Fables - T4 - Le dernier bastion

Titre : Fables – Tome 4 – Le dernier bastion

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham – Russell Philip Craig – Hamilton Craig

Édition : Panini France (2007)

Résumé :
Raconté par Boy Blue, Le Dernier Bastion décrit les conditions dans lesquelles le Prince Charmant, Barbe-Bleue et les autres Fables ont quitté leurs royaumes, ravagés par la guerre.

Dans le feu d’un dernier combat sanglant surgit une jeune fille tout de rouge vêtue qui va briser à jamais le cœur de Boy Blue… Pendant ce temps, la communauté de Fableville tremble.

La présence de gobelins à la solde de l’Adversaire autour du passage entre le monde des Fables et le nôtre n’augure rien de bon.

Et qui sont ces hommes en noir qui ressemblent étrangement à Pinocchio et harcèlent Jack ?

9782365770651_p_1Critique : 
Waw, je viens de sortir retournée de cette lecture car si j’en ai appris un peu plus sur l’invasion du monde des Fables par l’Adversaire, je suis encore loin de tout savoir !

Mais j’adore quand on me titille la curiosité de la sorte et quand on me surprend alors que je suis bien installée dans mon confort de lecture.

Boy Blue n’a pas trop le moral et puisqu’on lui demande si gentiment, il va nous conter l’histoire du dernier bastion, ce dernier refuge des Fables avant qu’elles ne quittent définitivement leur monde pour arriver dans le nôtre.

L’auteur est une peau de vache, bien qu’il nous dévoile un peu plus sur cette guerre et ce qui se passa durant le dernier bastion, cette sorte de Fort Alamo qui est prêt à tomber au mains de l’Adversaire, il ne nous dit pas tout non plus, juste assez pour nous satisfaire, mais sans nous gaver ou tout nous dire.

De plus, il introduit aussi trois personnages bien chelous dans Fableville avec des airs des M.I.B, la démarche de Will Smith en moins.

Hélas, il y a toujours un dessinateur dont je n’aime pas ce qu’il nous fait de Bigby (pas de nom), mais pour le reste, ça bouge, c’est rempli de souvenirs, de suspense et de sacrifices de certains aussi pour que d’autres puissent s’enfuir et vivre.

Le tout entrecoupé de la campagne électorale de notre Prince Charmant qui se verrait bien maire à la place du maire de Fableville. En tout cas, comme tout bon politicien, il baratine beaucoup.

Depuis le temps que je dirige cette ville, je manie le double langage à la perfection.

Rien à dire, c’est addictif cette série !

— Passe au large des pylônes, bon sang ! Tu veux faire le boulot de l’ennemi à sa place et nous couler ?
— Ben non cap’tain ! Mais le bateau est surchargé et plus délicat à manier qu’une putain vérolée.

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le RAT A Week Estival, Summer Edition chez Chroniques Littéraires et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine.

CHALLENGE AMÉRICAIN 2016 - Lone Ranger

Fables – Tome 3 – Romance : Bill Willingham & Mark Buckingham

Fables - T3 - Romance

Titre : Fables – Tome 3 – Romance

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham – Medina Lan – Talbot Bryan – Medley Linda

Édition : Panini France (2007)

Résumé :
Dans l’univers des Fables, les histoires finissent rarement bien.

Exilés de leur pays des merveilles, les Fables ont été contraints de se fondre dans la banale réalité du monde des Communs. Mais l’amour n’en frappe pas moins à leur porte, avec son lot de souffrances, de trahisons et de crises de jalousie.

Cupidon va même décocher ses flèches à deux des Fables les plus réfractaires aux élans de la passion. Vont-ils vivre heureux et avoir beaucoup d’enfants… ou mourir prématurément ?

PlancheA_170909Critique : 
♫ C’est un beau roman, c’est une belle histoire ♪ C’est une romance d’aujourd’hui ♫

Dans les contes, ça se termine toujours pas « Ils se marièrent, eurent beaucoup d’enfants et vécurent heureux jusqu’à la fin de leurs jours » mais dans l’univers des Fables, nous sommes loin de la magie de l’amour à la sauce Disney.

Nous commençons ce tome par un petit aparté pour nous présenter les contes folkloriques de Jack qui ont tout l’air de déboires…

Ensuite, ne vous fiez pas au titre qui pourrait vous faire penser à de la guimauve romantique, nous en sommes loin !

Déjà, nous sommes dans la merde avec un journaliste qui souhaite publier un article fracassant sur nos Fables, révélant leur véritable nature de… Vampire ! Heu oui, il s’est un peu planté, le mec, n’empêche qu’il faut à tout prix le stopper.

Nos personnages principaux vont révéler un peu plus leur véritable nature, on va découvrir des traitres, des Fables qui jouent au double jeu et qui sont prêtes à tout pour arriver à leur fin.

Les dialogues sont toujours au top, correspondant bien aux personnages, à sa personnalité propre.

Il y a juste une chose qui m’a dérangée : les dessins ! Nous passons à plusieurs dessinateurs et il y en a un dont je déteste son interprétation des personnages et le pire est ce pauvre Bigby qui a l’air d’avoir de lèvres perpétuellement rentrées.

Hormis ce petit bémol qui pour moi en est un grand, la qualité du scénario, des dialogues et le mystère qui entour la prise du monde des Fables par l’Adversaire sont toujours de haute facture et il m’en faudrait plus que je m’arrête en si bon chemin.

Maintenant que le coupable s’est désigné, je peux donc accuser Actu du Noir (Jean-Marc Laherrère) de ma dépendance à cette série. Merci à lui.

Étoile 3,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le RAT A Week Estival, Summer Edition chez Chroniques Littéraires et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine.

CHALLENGE AMÉRICAIN 2016 - Eagle+flag

Fables – Tome 2 – La ferme des animaux : Bill Willingham & Mark Buckingham

Fables - T2 - La ferme des animaux

Titre : Fables – Tome 2 – La ferme des animaux

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham

Édition : Semic Book (2004 / Panini France (2009)

Résumé :
Depuis qu’ils ont été chassés de leurs Royaumes par l’Adversaire, les Fables non humains vivent à la Ferme. Dans cette vaste propriété du nord de l’État de New York, ils sont à l’abri des regards inquisiteurs des Communs.

Mais après des siècles d’isolement, les Fables de la Ferme sont au bord de la révolte, encouragés par les discours enflammés de Boucle d’Or et des Trois Petits Cochons.

Et quand Blanche Neige et Rose Rouge découvrent leur projet de libération des Royaumes, les responsables de la Ferme sont prêts à tout pour réduire les deux femmes au silence !

fables_tome_2_0Critique : 
— Qui a tué le Petit Cochon de la fable ?
— C’est le Grand Méchant Loup !!
— Impossible, le shérif de Fableville n’était pas présent, il est persona non grata à la ferme des Fables et de plus, le Cochon avait squatté le canapé chez lui à New-York et il en était revenu en un seul morceau. Alors qui ??
— Ben, on sait pas, va falloir enquêter, non ?

Oui ma chère Blanche-Neige, va falloir enquêter sur la décapitation de Colin le Cochon et sur le pourquoi du comment les Fables non humaines de la Ferme se regroupent toutes pour discuter dans la grange.

Ah, faudrait aussi retrouver le reste du corps du Petit Cochon parce que pour le moment, nous n’avons que sa tête…

Comme quoi, on a beau avoir dormi chez le Grand Méchant Loup durant des lunes, on se rend compte que les risques, ils étaient tapis chez les siens !

Notre Blanche-Neige est seule pour cette enquête qui se déroulera en vase clos à la Ferme où on a regroupé toutes les Fables non humaines et notre amie ne pourra pas compter sur son Méchant Loup de shérif et encore moins sur sa sœur, Rose Rouge.

— Ils ont tout le confort, ces cochons. On dirait de vraies personnes.
— Nous sommes de vraies personnes.

Une fois de plus, le scénario se tient, on ne s’embête pas, on découvre, horrifiée, que Boucle d’Or se tape Petit Ours car il en a une grande, on croise de vieilles connaissances de Kipling ainsi que ceux d’autres Fables plus ou moins connues.

Les annexes sont toujours les bienvenues en fin de tome pour en apprendre un peu plus sur les multiples personnages de contes qui se baladent dans ces pages.

Le final, lui, est prenant et se termine par un cliffhanger qui fait peur.

J’adore cette série en tout cas.

— Ce qui est fait est fait, Posey. On ne peut pas remettre de la fiente dans une oie. 

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le RAT A Week Estival, Summer Edition chez Chroniques Littéraires, Challenge « Totem » par Liligalipette (loups) et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine.

CHALLENGE AMÉRICAIN 2016 - Elementary

Fables – Tome 1 – Légendes en exil

Fables - Tome 1 - Légendes en exil

Titre : Fables – Tome 1 – Légendes en exil

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Lan Medina

Édition : Semic (2004) / Panini France (2009) / Urban Comics (2012)

Résumé :
A Fableville, où les personnages de contes de fées cohabitent avec les New-Yorkais, la question est sur toutes les lèvres. Mais seul Bigby, le Grand Méchant Loup, peut résoudre l’énigme et, avec l’aide de Blanche Neige, empêcher la communauté des Fables de voler en éclats.

Petit Plus : « Fables : légendes en exil » rassemble les cinq premiers épisodes de la célèbre série.

Fables-1Critique :
Ne me demandez pas sur quel blog j’avais lu les chroniques de ce comics, je ne saurais plus vous le dire.

Un blâme que je mérite, pour ne jamais écrire qui me conseille quoi et ne pas savoir, lors de ma chronique, rendre à César ce qui appartient à César.

S’il se reconnaît, je lui dis « merci » parce que je viens de découvrir une série qui me semble prometteuse et puisque la biblio les possède tous… What’else ?

Imaginez que les créatures de vos contes de fées soient réunies dans la ville de New-York !

Oui, vous avez bien lu ! Blanche-Neige est une adjointe au maire des plus coriace, la Belle et sa Bête ont des problèmes conjugaux, le Prince Charmant est beau gosse mais saute sur tout ce qui bouge et qui est jolie, le Méchant Loup héberge un des Trois Petits Cochons chez lui…

Quand à Blanche-Neige, elle gère Fableville en tant qu’adjointe au maire.

De quel droit se permet-elle de critiquer la vie privée des gens après ce qu’on raconte de sa petite aventure salace avec les sept nains ?… (La Belle à propos de Blanche-Neige)

Mais qu’est-ce qu’il s’est passé pour que ces Fables débarquent dans notre monde ??

L’Adversaire les a attaqué, chassé, décimé et, la mort dans l’âme (et les poches presque vides), ils se sont réfugiés en cachette dans notre monde.

Un par un, nos royaumes épars tombèrent sous le joug de l’adversaire, englouti dans son empire de plus en plus grand. Si nous nous étions alliés assez tôt, peut-être aurions-nous pu l’arrêter. Quand nous réalisâmes qu’il n’entendait pas conquérir que les autres royaumes des autres, mais qu’il les convoitait tous, il était trop tard. Il était déjà trop puissant.

Jadis, nous vivions dans mille royaumes distincts, éparpillés sur une centaine de mondes magiques. Nous étions rois, cordonniers, sorciers ou sculpteurs. Nous avions nos pécheurs, nos saints et nos fieffés arrivistes et du plus grand seigneur à la plus humble paysanne, nous ne nous connaissions pas pour la plupart. Il fallut une invasion pour nous unir.

Et là, un crime horrible vient d’avoir lieu et notre Grand Méchant Loup (à visage humain) va mener l’enquête. Normal, il est le shérif…

L’auteur, Bill Willingham, n’a pas cherché à faire table rase des contes du passé, ou à tout changer, non, il a introduit l’attaque du monde des Fables par un Assaillant et il les a transposé dans notre monde, leur inventant une nouvelle vie, une vie de réfugiés, une vie qui n’est pas faite pour certains, une vie traumatisante pour ces êtres quasi immortels qui ne vieillissent jamais.

J’ai aimé l’humour corrosif dans les répliques que certains s’envoient à la gueule, les soucis bien terre-à-terre de certains couples, le fait que les personnages soient détournés, mais tout en restant cohérents dans leurs actions.

L’enquête est bien menée et j’ai été eue à la fin parce que je ne m’y attendais pas du tout ! Pas le temps de s’embêter car tout l’album n’est pas dévolu à l’enquête sur la mort sanglante de Rose-Rouge mais il sert aussi à nous présenter une partie des protagonistes et de leur organisation au milieu des Communs (nous) qui n’avons pas connaissance de leur existence.

Par contre, j’ai eu du boulot pour retrouver parmi les nombreuses allusions référencées celles que je connaissais. Ben j’en connaissais pas beaucoup ! Bon amusement à vous pour toutes les dénicher dans les décors.

Ma seule critique sera pour les couleurs qui ne sont pas terribles et je trouve ça un peu mesquin lorsque l’on voit le prix des livres.

— Les femmes portent des décolletés pour distinguer les gentlemen des chiens. Les rares hommes qui vous regardent dans les yeux, même face à des seins comme les miens, ont un potentiel.

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), RAT A Week Estival, Summer Edition chez Chroniques Littéraires et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine.

CHALLENGE AMÉRICAIN 2016 - Eagle+flag

Sherlock Holmes (BéDétectives) – Tome 5 – La bande mouchetée : André-Paul Duchâteau & Stibane

thumb.php

Titre : Sherlock Holmes – T5 – La bande mouchetée

Scénariste : André-Paul Duchâteau
Dessinateur : Stibane

Édition :  Bdétectives – Claude Lefrancq n°34 (1995)

Résumé :
La jeune Helen Stoner consulte Sherlock Holmes à propos d’évènements étranges ayant eu lieu dans son château. Sa sœur a trouvé la mort peu avant son mariage dans des circonstances mystérieuses auxquelles leur beau-père, le Dr. Roylott, ne semble pas étranger.

Helen, dont le propre mariage est proche, se voit obligée par son beau-père d’occuper la chambre et le lit dans laquelle sa sœur a trouvé la mort. Holmes et Watson passent une nuit au château pour élucider ce problème. Y réussiront-t-il ?

le-ruban-mouchetc3a9Critique :
Ma joie avait été immense lorsque la collection Bdétectives avait publié l’adaptation en bédé de ma nouvelle canonique préférée.

La joie fut vite douchée car tout l’album n’est pas consacré à cette nouvelle (20 pages) mais l’autre moitié est pour une Untold Stories « L’affaire du fantastique baron Maupertuis ».

Untold quoi ?? Conan Doyle prit un malin plaisir à nous mettre l’eau à la bouche en nous énumérant tout au long du Canon, des aventures inédites vécues par Holmes et Watson dont nous n’avions pas eu récit.

Toutes ces aventures, aux titres souvent mythiques, synonymes de mystère et de brouillard ont lancé de nombreux débats parmi les adeptes de Sherlock Holmes et bien des scénaristes s’y sont engouffrés, avec succès ou pas.

Ce qui m’a fâché, ici, ce sont les raccourcis pris par le scénariste, zappant toutes les choses importantes de cette nouvelle, mettant la cliente, Helen Stoner, fort en retrait et je déplore aussi des erreurs dues sans doute à une mauvaise relecture (ou à pas de relecture du tout ?).

Exemple : Helen raconte à Holmes la nuit où sa sœur est morte et le détective lui demande si elle a bien entendu un bruit métallique et un sifflement. Hors, Helen n’en a pas parlé dans les cases précédentes. Raccourci ? Don de médium ? Holmes savait déjà la solution de cette enquête ??

Quand je vous parlais qu’il manquait des choses importantes, c’est tout le sel des personnages qui est le grand absent de ces pages et qui pourraient éclairer les novices sur la personnalité de Sherlock Holmes, notamment son désintéressement de l’argent, ses scrupules à avoir emmené Watson au devant de danger et les quelques explications qu’il donne à Watson, lui faisant comprendre qu’ils sont arrivés à temps pour sauver leur cliente d’un meurtre subtil et horrible.

Putain de merde, j’avais salivé pour rien entre le moment où je l’avais acheté et le moment où je l’avais lu (quelques heures). Depuis, j’ai même plus envie de le relire. Oui, je suis maso, je sais.

« L’affaire du fantastique baron Maupertuis » est fidèle à la trame de nombreuses histoires de Ric Hochet : on commence fort et cela flirte déjà dangereusement avec le non-sens.

Pour le reste, un baron participe à un duel et il s’avère que l’homme contre lequel il se bat – retrouvé mort ensuite – est un proche de la Couronne britannique.

Ça part dans tout les non-sens possible, avec la présence d’un colonel et d’une carabine à air comprimé.

Au final, il faut réfléchir pour recomposer le puzzle dans son entièreté, tellement les faits sont embrouillés.

Aspirines, please !

étoile 1

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, Challenge British Mysteries chez My Lou Book et Le Mois anglais 2016 (Saison 5) chez My Lou Book et Cryssilda.

CHALLENGE - Mois Anglais 2015 Minions

Sherlock Holmes – Tome 1 : Leah Moore & John Reppion

Titre : Sherlock Holmes – Tome 1

Scénariste : Leah Moore
Dessinateur : John Reppion

Édition : Panini France (2011)

Résumé :
Chaque fois que l’acteur Robert Downey Jr incarne un personnage, il en fait une star ! Après Iron Man, il a ainsi relancé l’intérêt du public pour le personnage de Sherlock Holmes.

Du coup, l’excentrique détective fait une nouvelle percée dans le monde des comics-books.

Leah Moore (fille d’Alan) et John Reppion (qui nous ont proposé récemment leur vision de Dracula dans la même collection) s’intéressent à sa relation ambiguë avec son ennemi juré Moriarty.

Sherlock comics PlancheA_144658Critique :
Si le canon holmésien est « petit » (4 romans, 56 nouvelles), sa déclinaison en œuvres apocryphes est légion.

Bien entendu, les films de Ritchie et la série de Moffat-Gatiss a réveillé les scénaristes qui se sont empressés de nous produire du Holmes à toutes les sauces, tous les genres.

Pour parler de leur qualité, il me faudrait l’aide de De Funès… Mais si, souvenez-vous, dans « La grande vadrouille », quand Stanislas Lefort, chef d’orchestre à l’Opéra de Paris, a terminé la répétition et qu’il les remercie en disant « Messieurs, c’était très bien… Vous là-bas c’était bien… »

Et bien, ici, c’était…. *grimace d’insatisfaction* Non, vous c’était moyen !

Toute la complexité est de concevoir et de rédiger une intrigue fidèle à l’œuvre originelle… Du moins à ses personnages.

Niveau scénario, il y avait du bon… Londres, 1895. Une explosion de grande ampleur détruit totalement le grand entrepôt à la croisée de Challenger Lane et Doyle’s street.

Simultanément, la presse londonienne annonce la visite imminente du baron allemand Albrecht Lothair, et le rédacteur en chef du journal The Comet reçoit un courrier anonyme.

Ce dernier menace des pires représailles la nation britannique, si cette dernière accueille le fameux baron, au cœur des dissensions continentales relatives au statut de l’Alsace-Lorraine.

Sir Samuel Henry, ancien commissaire-adjoint retiré tôt de la police pour raisons de santé, tuberculeux et alité, écrit à Holmes.

Dans ce courrier, il avertit le célèbre détective qu’il a reçu une lettre anonyme par laquelle il apprend que, malgré son état de mourant, il sera assassiné dans sa chambre le lendemain soir à 19h00 ; son absence au fatidique rendez-vous impliquerait alors la mise à feu de nombreux explosifs disséminés dans Londres.

Holmes se voit convié, par le malade lui-même, à le rejoindre dans sa chambre quelques minutes avant l’échéance… avant d’y être retrouvé – suite à une détonation – un pistolet encore fumant en main devant le corps alité et ensanglanté de la victime, par des policiers et un docteur Watson stupéfaits !

Un meurtre en chambre close, un fameux « whodunit » anglais, Sherlock Holmes accusé de meurtre, une enquête, un meurtre à résoudre, des complots et des mystères. What’else ?

Des indices distillés au fil des pages, à vous de les relever – ou pas – afin d’ajouter un petit plus à votre lecture avant que tout ne soit résolu sur un plateau d’argent à la fin.

Génial, non ? Oui, mais le bât blesse quelque part !

Autant le « Sherlock vs Zombies » était bien fichu comme scénario et niveau dessins, autant ici on n’atteint pas un bon niveau dans les dessins.

Les arrières-plans sont monochromes et les personnages, comment dire… On dirait que parfois ils sont atteint de la petite vérole tant ils ont des petits trous noirs sur le visage. On ne pouvait pas agencer les ombres autrement ? C’est moche !

Sherlock comics 9782809421415_pg

Le visage de Watson est bouffi, les dessins sont inégaux, l’encrage est un espèce de flou gênant qui finit par faire réellement mal aux yeux, la tête de Lestrade aurait sans doute mieux convenu à Watson et la tête de bouledogue de Watson, avec un peu de travail, aurait pu aller sur celle de Lestrade.

Et Lestrade qui se permet d’appeler le Dr Watson « John »…

Holmes, lui, il est accusé de meurtre, arrêté, il s’évade et est repris bêtement, accusé levez-vous et hop, innocenté au tribunal, qui en aurait douté ?

Si le scénario avait l’air pas mal dans le postulat de départ, à l’autopsie, il se révèle être assez confus.

Les personnages vont et viennent et leurs actions ne sont pas toujours claires car elles sont parasitées par des scènes de remplissage destinées à créer une atmosphère de tension populaire ou à montrer que Holmes sait se battre, entre autre.

De plus, chaque fois qu’on tourne la page, l’histoire nous est contée avec un autre point de vue narratif, on doit faire face à un changements de lieu, de personnages, le tout sans texte de liaison et cela donne un aspect brouillon à la narration, une incompréhension – ggnnn on est où là ?? – et un sentiment qu’une migraine ne va pas tarder à se pointer !

Les dessins m’avaient fait grimacer, les couleurs aussi, les traits, n’en parlons pas… alors, si on y ajoute une narration alambiquée, moi, je démissionne !

Je pourrais résumer en disant « Tout ça pour ça ?? ». Vu le scénario de départ, je m’attendais à mieux… beaucoup mieux !

Je l’avais achetée en 2011, à sa sortie, lue à ce moment-là mais jamais chroniquée. Ma relecture n’a pas sauvé cet album, mon avis est peut-être même encore pire car je n’ai pris aucun plaisir dans ma relecture et j’ai même perdu ma concentration à certains moments.

Point positif, tout de même : Londres donne vraiment l’impression qu’elle est très sale et poisseuse, y compris dans le West End…. Mais ça ne sauvera pas le bazar !

Étoile 2

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, Challenge British Mysteries chez My Lou Book et Le Mois anglais 2016 (Saison 5) chez My Lou Book et Cryssilda.

Sherlock Comics PlancheS_43932 Sherlock_Holmes_planche_35