Les petits meurtres d’Agatha Christie – Saison 2 – Épisode 13 – Le cheval pâle (2015)


Résumé de l’épisode :
Sybille, une ténébreuse voyante, affirme pouvoir tuer un ennemi à distance en lui jetant un sort. Venue acheter un philtre, Marlène entend des menaces de mort.

Swan Laurence ne croit pas aux boules de cristal, mais lorsqu’une jeune fille riche, voisine d’Alice, meurt brutalement, le commissaire est obligé d’admettre que les pouvoirs occultes peuvent parfois tuer.

Tandis que Marlène acquiert un philtre pour séduire Laurence, celui-ci peut enfin vivre son amour avec Maillol, la légiste, qui lui tombe dans les bras ; hélas, pas pour longtemps…

  • Réalisation : Olivier Panchot (saison 2, France, 2015)
  • Scénario : Sylvie Simon, d’après Agatha Christie
  • Distribution : Samuel Labarthe (Swan Laurence), Blandine Bellavoir (Alice Avril), Élodie Frenck (Marlène), Natacha Lindinger (docteur Maillol), Olivier Broche (Lucien Cornille), Thierry Hancisse (Eugène Dacosta), Valérie Dashwood (Sybille)
  • Genre : policier

Ce que j’en ai pensé :
Il y a bien bien longtemps, j’avais acheté le roman « Le cheval pâle » d’Agatha Christie…

Le mot « cheval » m’avait attiré, bien entendu, ainsi que la référence aux cavaliers de l’apocalypse.

Bien mal m’en avait pris car ce roman m’est tombé des mains et je n’ai jamais réessayer de le relire, ni même eu la simple envie.

Au moins, avec la série des Petits Meurtres, j’allais enfin savoir ce que j’avais raté à l’époque de mes culottes courtes.

L’atmosphère est au mystère puisque les premières images de la kermesse plantent le décor :  mystères et magie noir en la personne de la diseuse de bonne aventure et de son âme damnée, capable de tuer à distance.

De son côté, il y a de la drôlerie avec notre Marlène venue acheter un filtre d’amour pour qu’enfin son commissaire tombe fou amoureux d’elle, alors que lui n’a d’yeux que pour la nouvelle légiste.

Ambiance presque gothique pour une partie de cet épisode qui serait parfait pour Halloween s’il n’y avait pas les moments fun entre nos trois personnages : Swan Laurence, Alice Avril et Marlène.

C’est ce que j’aime dans cette série qui se déroule dans les années 50 (contrairement à la première saison qui se déroulait dans les années 30) : les réparties cinglantes entre les personnages, leurs petites piques, leurs vilenies envoyées dans les gencives d’Avril qui ne se gêne pas pour répliquer les 4 vérités au commissaire.

Oui, ils se bouffent le nez à longueur d’épisodes mais c’est ce qui fait le sel de la série car si on a suivi les différents épisodes, on sait aussi que Laurence est capable d’aider la journaliste chiante et elle-même est prête à faire des efforts pour lui venir en aide, après que chacun aient soupiré, vitupéré, râlé…

Pas besoin de longtemps pour s’immerger dans cette époque que je n’ai pas connue : les vêtements, les voitures, la mentalité (pas si éloignée de celle de nos jours) contribuent à faire en sorte que nous nous projetions dans les années 50.

Les moments les plus truculents sont quand Alice Avril doit jouer le rôle de la femme de Laurence, femme dont il dit vouloir se débarrasser… Lui qui voulait plus que conclure dans le divan avec sa belle légiste, le voilà avec sa journaliste détestée dans son appart cosy de célibataire, devant surveiller pour savoir qui va venir tenter de la tuer.

Oui, il aimerait qu’elle meure, on le sait, mais dans le fond, nous savons aussi qu’il a beau lui souhaiter la mort, il ne voudrait pas que ça arrive.

Il est bien dommage que je n’ai jamais réussi à dépasser une certaine page dans ce roman car la solution est retorse, vache, bien vue et je n’avais rien vu venir, une fois de plus. Brillant, quoi !

En allant sur la fiche Wiki du roman, je me suis rendue compte que la série avait été fidèle aux ambiances sombres du roman, ainsi qu’à sa résolution : on ne change pas le mobile, ni la personne coupable !

Un épisode sombre parfait pour la période d’Halloween, quasi !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°207] et Le Mois du Polar – Février 2021chez Sharon [Fiche N°25].

Commissaire Montalbano – 02 – Chien de faïence : Andrea Camilleri

Titre : Commissaire Montalbano – 02 – Chien de faïence

Auteur : Andrea Camilleri
Édition : Pocket Policier (2004)
Édition Originale : Il cane di terracotta (1996)
Traduction : Serge Quadruppani

Résumé :
Tano u grecu, important mafieux menacé par ses pairs, décide de se livrer au commissaire Montalbano, mais il est abattu par ses anciens complices en même temps que deux policiers.

Avant de mourir, il a révélé l’existence d’une importante cache d’armes dans une grotte aux environs de Vigàta.

Bientôt le cadavre d’un employé municipal vient s’ajouter à la liste. L’affaire ne s’arrête pas là : dans l’arrière-fond de la grotte, on trouve les corps de deux amants s’étreignant dans la mort.

Touchant ! Troublant, surtout, ce chien de faïence qui semble monter la garde devant les défunts.

Critique :
Autant où je n’ai jamais adhéré à la série policière tirée des romans, autant j’adore lire les enquêtes du commissaire Montalbano !

Montalbano n’a rien d’un commissaire énergique et charismatique, aux premiers abords… Il a un sale caractère, est égoïste, estime qu’il doit être le seul à réfléchir et mener ses enquêtes comme il l’entend lui.

Incapable de s’engager, avec sa copine Livia, il s’amuse à faire un pas en avant et deux en arrière.

Oui, lorsqu’on découvre le commissaire Montalbano, on aurait envie d’aller voir ailleurs s’il n’y est pas. Pourtant, ce serait une grave erreur car les romans de Camilleri sont des petits plats qui se dégustent avec voracité, en se léchant les doigts à la fin du repas.

Les atouts de Montalbano, faut les mériter, il ne se livre pas ainsi à la première rencontre, faut creuser un peu, mener son enquête et on se rendra compte qu’il peut être bienveillant à l’égards de certains et impitoyable envers ceux qui l’ont titillé un peu de trop près. Il a un humour bien à lui et adore faire bonne chère.

Comme souvent, on pourrait croire que l’on a affaire à une affaire banale : on cambriole un magasin et on retrouve le camion garé tranquille sur le côté, avec toutes les marchandises dedans. Une blague ? Bizarre car ensuite personne n’a crié « Surprise sur prise ! ».

Et puis, en plus de cette affaire de blague louche, on a la mafia qui rôde, des plans foireux qui foirent, des cavernes d’Ali Baba qui cachent non pas des trésors, mais des énigmes vieilles de plus de 50 ans.

La force de Montalbano ? Son entêtement, son obstination, son indépendance et son équipe de flics prêts à tout pour lui, qui sont plus des amis que des subordonnés, même que l’un d’entre eux n’a pas le gaz à tous les étages… Catarella, le genre de type que personne n’embaucherait et que personne ne garderait si jamais il l’avait engagé.

Si Montalbano demandait à Caterella, responsable du standard téléphonique, d’aller voir dans son bureau si, par hasard il n’y était pas, vous pouvez être sûr que ce grand crétin de Caterella irait vérifier de suite, en courant, même… Quel imbécile ! Il pourrait téléphoner dans le bureau du commissaire, ce serait plus rapide !

Anybref, une fois de plus, avec Montalbano qui enquête, on pense toujours que ce n’est rien de grave alors qu’en fait, c’est bien plus profond que ce qu’il y parait. Notre commissaire n’a jamais sa langue en poche et s’il y a des hypocrisies à dénoncer, il ne se prive jamais de l’ouvrir en grand.

Comme Montalbano a une grande gueule, il a aussi un grand estomac et moi, je rêve toujours d’aller manger au San Calogero… Et quand il mange, il n’y est pour personne…

Sauf que dans sa tête, ça n’arrête jamais de penser et quand notre commissaire veut résoudre un mystère, il y va, tant pis si le meurtrier est sans doute décédé depuis des lustres, lui, il veut juste comprendre !

Une fois de plus, c’est un beau voyage en Sicile que je fis avec mon commissaire préféré, Montalbano, qui, au niveau de ses petites cellules grises, n’a rien à envier à Hercule Poirot et qui ne laisserait jamais son estomac de côté durant une enquête, comme Sherlock Holmes (le canonique).

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°206] et Le Mois du Polar – Février 2021chez Sharon [Fiche N°32].

My home hero – Tome 1 : Naoki Yamakawa & Masashi Asaki


Titre : My home hero – Tome 1

Scénariste : Naoki Yamakawa
Dessinateur : Masashi Asaki

Édition : Kurokawa Seinen (19/01/2019)
Édition Originale : My Home Hero, book 01 (2017)
Traduction : Nabhan Fabien

Résumé :
Que seriez-vous prêt à faire pour sauver la vie de votre enfant ?! Je ne suis qu’un pauvre type qui aimerait pouvoir se dégonfler au point de disparaître…

Tetsuo est un modeste père de famille qui se passionne pour les romans policiers. Il découvre un jour des traces de coups sur le visage de sa fille qui vient à peine de quitter le foyer familial pour vivre seule. Tetsuo retrouve rapidement le coupable et le suit.

Sans savoir que cela le mènera à commettre un crime qui changera pour toujours la destinée de sa famille. Mais pour le bien de sa fille, ce papa fait le choix de la lutte …

Critique :
Un manga seinen qui parle de yakuzas, de mafia, de gans, de meurtres, de découpage de cadavre et qui arrive à me faire rire… Étonnant, non ? Et pourtant, comme le disait une actrice connue « Je ne suis pas folle, vous savez ».

Tetsuo est un modeste père de famille, le genre de papa gâteau qui fait tout pour sa fille, qui la couve, que cherche à la voir, à passer des moments avec elle.

À ses heures perdues, il écrit des polars. Rien de prétentieux, il s’inspire beaucoup de ce qu’ont déjà écrit les autres.

Et alors que tout semblait bien aller dans sa ville monotone et tranquille, le voilà avec un cadavre sur les bras, à se demander comment faire pour s’en sortir et s’en débarrasser.

Bourré de situations cocasses et d’humour noir, ce manga m’a fait découvrir des choses intéressantes, notamment comment se débarrasser le plus facilement possible d’un corps. Par certains aspects, j’ai pensé à un épisode de la série Breaking Bad où Walter White doit lui aussi réduire un cadavre à l’état le plus liquide possible.

En prenant ce manga au second degré, il me fut plus facile d’accepter que notre pauvre homme de 47 ans, le genre d’homme tranquille qui ne sera jamais le meneur d’un groupe, ait su trouver toutes les astuces pour liquéfier le corps dans la baignoire et rapporter ensuite les restes dans une sorte de doggy bag valise.

Notre Tetsuo n’a rien d’un super héros, ni d’un mec couillu, il est monsieur-tout-le-monde, mais je me demande combien réussirait cette mission sans craquer, sans foirer le truc, sans rien oublier… Tetsuo est à deux doigts de craquer, il a la trouille de sa vie mais il y arrive, lui !

Le tout sous la compréhension absolue de son épouse qui va l’aider et sous le regard un peu absent de sa fille qui ne se rend pas compte de ce que ses parents sont en train de faire pour elle et qui me semble fort apathique. Limite à baffer, la fille !

En tout cas, dans ce manga, on ne voit pas le temps passer, le rythme est assez élevé, sans pour autant aller trop vite et le mangaka nous évite les scènes les plus gores. L’humour noir est présent, les situations cocasses font sourire, il y a du suspense et on se demande bien comment cette petite famille va s’en sortir avec les yakuzas.

J’ai bien envie de poursuivre avec le tome suivant, lorsque je l’aurai acheté, pour voir comment ce manga va évoluer.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°204] et Le Mois du Polar – Février 2021chez Sharon [Fiche N°30].

Les Petits Meurtres d’Agatha Christie – Saison 02 – Épisode 27 – Un cadavre au petit déjeuner (2019)

Distribution : Samuel Labarthe, Blandine Bellavoir, Elodie Frenck, Marie Berto, Justine Corrion, Alain Duclos, Antoine Duléry, Anaïs Gheeraert

Résumé : Après une soirée bien arrosée, Alice Avril se réveille dans son lit aux côtés d’un jeune homme inanimé. Elle réalise en même temps qu’il a été assassiné et que tout l’accuse de ce crime sordide.

Qui donc a ainsi cherché à la piéger ? Alice n’a pas le temps de mener l’enquête : il faut avant toute chose faire disparaître le corps. Mais l’entreprise est loin d’être aisée.

Pour tenter de venir en aide à leur amie, tous les proches de la jeune femme plongent dans l’illégalité : Marlène, bien sûr, Laurence, le légiste Glissant, mais aussi le commissaire divisionnaire Tricard en personne…

Ce que j’en ai pensé : 
NOOOONNNN, c’est pas vrai, c’est déjà fini ??

Voilà ce que j’ai pensé lorsque j’ai appris qu’il n’y aurait plus ma fine équipe après 27 épisodes, 7 ans de bons et loyaux services…

À la fin de la saison 1, j’avais versé une larme pour la fin du duo Larosière/Lampion, qui ne nous avaient pas fait des adieux comme il le fallait.

Ouf, j’avais de suite accroché au nouveau trio des années 50 : le commissaire Laurence, froid, antipathique, cachant ses émotions, toujours à décocher ses méchancetés, petites perfidies à un peu tout le monde ; sa secrétaire poupoupidou Marlène, glamour à mort, sacrifiant tout pour être une femme telle que les hommes veulent voir et Alice Avril, électron libre, journaliste fofolle, toujours à l’affut d’un scoop et passant son temps à se chamailler avec Laurence.

C’est avec beaucoup de retard que j’ai visionné le dernier épisode, le coeur en berne.

Bon, éliminons de suite un truc important que je vais vous avouer : je hais les comédies musicales ! Certains détestait les routes départementales, ben moi, c’est les comédies musicales. Quand on se met à chanter dans un film, j’ai envie de fuir à toute jambes ou alors de sauter le passage. Attention, j’adore certains morceaux tirés des comédies musicales, mais voilà, quand ça chante dans un film, non, je déteste ça.

Même si voir le commissaire Laurence esquisser un pas de deux, façon Gene Kelly est un bonheur de fin gourmet !

Et on nous fait un dernier épisode sous forme de comédie musicale, non tiré d’un roman d’Agatha Christie mais notamment des Demoiselles de Rochefort de Jacques Demy.

Alors oui, j’ai fait des avances rapides dès que ça poussait la chansonnette, mais pour le reste, j’ai adoré ce dernier épisode qui fait la part belle à l’amitié, parce que oui, si Laurence et Avril se détestent, se disputent, se tirent dans les pattes, quand l’un des deux est dans la merde, l’autre met le paquet pour l’aider.

En grommelant, bien entendu, en râlant, en se plaignant, faut pas perdre la face, jamais, mais on épaule l’ami(e) dans la merde et là, Alice Avril est dans une belle merde avec un cadavre sur les bras et zéro souvenirs de sa nuit un peu trop arrosée.

Comme dans un Vaudeville, on va dans tous les sens, on passe plein de portes, on a des cadavres qui se ramassent à la pelle et un nouveau futur commissaire qui n’est autre que Antoine Duléry jouant le rôle du neveu mégalomane de ­Larosière. Entre nous, sans son collier de barbe, il est beaucoup moins sexy baby !

Alors si on retire les chansons, j’ai adoré cet épisode qui ne manque pas de piquant, de sel, de rythme, d’amitié, de niquage des règles, des lois en tout genre et qui se termine de la plus belle des manière qui soit, sans oublier les rebondissements et le fait qu’on ne voit pas venir le coupable, comme dans la Reine du Crime.

Il y a de l’humour, comme toujours, une pointe de burlesque, ce qui fait la signature des « Petits meurtres » qui se veulent avant tout être une série familiale, pas trop noire, pas gore et ne veulent pas plomber la soirée des téléspectateurs.

Et je trouve qu’ils ont bien fait de jouer avec le côté un « clown » de certains personnages, comme avec l’inspecteur Lampion au départ, avec Marlène, qui semble être le stéréotype de la blonde des blagues, celle qui n’a pas un neurone, mais malgré ses côtés bêbête, on lui a étoffé son rôle, lui donnant une envergure dont je ne m’attendais pas au départ et une belle palette d’émotions car c’est toujours elle qui s’inquiète pour tout le monde.

Hormis le fait que je déteste que l’on pousse la chansonnette dans les films (dans les Disney, ça passe parfois, mais pas toujours, sauf dans le roi lion) ou les séries, je trouve que ce dernier épisode clôt de manière magistrale cette série qui m’aura ravi du début à la fin, qui m’aura fait rire, pouffer, qui m’aura montré un commissaire Laurence tel un Sherlock Holmes, masquant ses émotions (sauf avec les belles femmes) et un sacré trio improbable d’enquêteurs qui, au fil du temps, sont devenu des amis, même si Alive et Swan ne l’avoueront jamais.

Rideau et à voir ce que la version 70′ va nous apporter.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°204] et Le Mois du Polar – Février 2021chez Sharon [Fiche N°30].

Hercule Poirot (BD) – Tome 3 – Mort sur le Nil : Isabelle Bottier, Damien Callixte et Agatha Christie

Titre : Hercule Poirot (BD) – Tome 3 – Mort sur le Nil

Scénaristes : Isabelle Bottier et Agatha Christie
Dessinateur : Damien Callixte

Édition : Paquet (18/09/2019)

Résumé :
Sur le bateau à vapeur Karnak qui emmène de riches touristes voguer sur le Nil, Hercule Poirot doit élucider un mystérieux meurtre.

Linnet Ridgeway, très récemment mariée à Simon Doyle, est retrouvée tuée d’une balle dans la tête. Chacun des passagers ayant au moins une raison d’avoir assassiné la riche américaine, l’enquête n’en est que plus difficile pour le célèbre détective.

Mort sur le Nil est l’un des plus célèbres best seller d’Agatha Christie, la « Reine du crime ».

Critique :
Mort sur le Nil fait partie de mes romans préférés dans les Agatha Christie.

Les crimes sont ingénieux dans leur réalisation, je n’avais rien vu venir tant c’était bien trouvé et intelligent, de plus, l’histoire se déroulait en Égypte et j’aurais bien aimé faire une croisière sur le Nil (j’aimerais toujours bien).

Ce roman, je l’ai vu en série, en film et maintenant, j’ai ajouté la bédé. La totale, quoi !

Allait-on être capable d’insérer l’essentiel en 64 pages ? Et bien oui !

Cet album donne moins l’impression que Poirot a la solution qui lui vient du ciel, subitement, même si ça prendra moins de temps que dans les formats plus longs que sont le roman original et les adaptations télés.

J’ai aimé les couleurs chaudes des cases, ces jaunes flamboyants, cette sensation d’être au soleil, mais j’ai fait une crise de nerfs sur la tête de Poirot qui me semble fort loin de l’original (et même de David Suchet ou de Peter Ustinov). Là, j’ai été déçue. C’est une histoire de goût, certes, mais cela ne m’a pas plu.

La tête de Poirot ne m’a pas empêché de savourer cette bédé dont je connaissais toujours les tenants et aboutissants, les mobiles, le modus operandi et tutti quanti. Zéro surprises, en effet, mais ce n’est pas un problème car la bédé était très agréable à suivre et les différents personnages n’avaient pas des visages qui se ressemblaient, donc, pas moyen de les confondre.

Une adaptation en bédé très fidèle au roman original qui donne une envie folle d’aller de suite se faire une croisière sur le Nil, mais en moins mortelle !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°202], Le Mois du Polar – Février 2021chez Sharon [Fiche N°28] et le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B) – 64 pages.

 

Trilogie de la crise – 03 – Pain, éducation, liberté : Pétros Márkaris

Titre : Trilogie de la crise – 03 – Pain, éducation, liberté

Auteur : Pétros Márkaris
Édition : Points Policier (26/03/2015)
Édition Originale : Psōmí, paideía, eleuthería (2012)
Traduction : Michel Volkovitch

Résumé :
2014. À Athènes, la survie quotidienne est de plus en plus difficile pour les citoyens appauvris et pour les immigrés harcelés.

C’est alors qu’un tueur en série jette son dévolu sur des personnalités d’envergure issues de la génération de Polytechnique qui, après s’être rebellées contre la junte militaire, ont eu une carrière fulgurante. Le criminel reprend le célèbre slogan des insurgés de l’époque pour formuler sa revendication : « Pain, éducation, liberté».

Qui se cache derrière ces meurtres ? Un membre de l’extrême droite ou un ancien gauchiste mû par le désir de vengeance ? Le commissaire Charitos, privé de son salaire depuis trois mois, tente avec sa ténacité habituelle de comprendre les mobiles du coupable.

Pain, éducation, liberté est le troisième volet de la trilogie de la crise grecque, après Liquidations à la grecque (prix Le Point du Polar européen 2013) et Le Justicier d’Athènes.

Critique :
Dernier volet de la Trilogie de la crise où l’auteur continue d’explorer son pays, la Grèce et à nous faire vivre sa crise financière de l’intérieur, avec un réalisme bluffant, en imaginant que la Grèce aurait abandonné l’euro pour revenir à la drachme.

Comme souvent dans les romans policiers, l’enquête n’est là que pour permettre d’investiguer dans le passé pour expliquer la catastrophe qui sévit au présent car tout est lié.

Pendant que le commissaire Kostas Charitos enquête sur les meurtres de trois crapules, l’auteur en profite pour fouiller les tiroirs de la Grèce et en sortir le linge sale qu’il va laver en public.

Des tiroirs bourré de naphtaline, il extirpe dehors de la misère, de la pauvreté, des destins brisés, mais aussi de la débrouille car lorsqu’on est pauvre, on devient plus intelligent et on essaie de trouver des solutions.

Comme on ne sait pas laver plus blanc que blanc, il faut aussi s’attendre à des magouilles, de l’opportunisme, des tortures, des révolutionnaires devenus comme les colonels qu’ils ont chassé, des vestes qui se retournent, de celles qui craquent de tous les côtés à force d’avoir été retournées… À la prochaine révolution, certains retourneront leurs pantalons…

Imaginant un retour du pays à l’ancienne monnaie (la drachme), l’auteur développe son univers avec réalisme, n’épargnant rien aux lecteurs et montrant que même diplômé, il est difficile de s’en sortir quand son pays est en crise.

Il ne se prive pas non plus de taper sur ceux qui se sont engraissés durant des années, sur le clientélisme, sur les faux handicapés qui touchaient des pensions et sur le fait que lorsque l’argent arrivait, tout le monde en profitait, même si certains se sont empiffrés plus que d’autres.

L’extrême droite dans le pays fait ce qu’elle fait de mieux : elle casse, elle brûle, elle frappe sur les immigrés, leur reprochant tout, oubliant qu’ils sont dans la même merde que tout le monde et que ces derniers voudraient quitter le navire puisqu’il n’y a plus rien comme travail. Hélas, partir coûte de l’argent, ils sont bloqué et doivent subir les attaques des décérébrés.

Ce que j’apprécie dans cette saga, c’est que les assassinés soient des salopards, des crapules, bref, des victimes que l’on n’a pas du tout envie de pleurer. Pire, on croise même les doigts que notre commissaire Kostas Charitos ne découvre jamais les coupables car ce sont bien souvent des assassins sympathiques

Oui, je devrais avoir honte de dire qu’on devrait décorer les assassins de cette trilogie, mais si j’ai honte, c’est juste un tout petit peu…

Un roman policier qui sert de support pour parler de la tragédie de la crise grecque, pour nous la montrer telle qu’elle était, telle qu’elle fut et combien certains en ont souffert. Les conneries, les exactions des uns provoquent toujours la chute des autres, mais l’auteur ne donne pas le beau rôle aux grecs et les mets aussi face à leurs fautes.

Anybref, un roman policier aux arômes de roman noir qui vole plus haut que le polar de gare et qui nous fait visiter une Grèce qui ne se trouvera jamais sur les cartes postales ou dans le guide du Routard. Mais ses personnages qui seront nos guides valent plus que tout les autres guides car ils sont devenus des amis.

Ce troisième tome aurait dû clôturer la trilogie de la crise, mais ouf, il y en a un quatrième à déguster.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°201] et Le Mois du Polar – Février 2021chez Sharon [Fiche N°27].

 

L’attaque du Calcutta-Darjeeling – Wyndham et Banerjee 01 : Abir Mukherjee

Titre : L’attaque du Calcutta-Darjeeling – Wyndham et Banerjee 01

Auteur : Abir Mukherjee
Éditions : Liana Lévi (17/10/2019) / Folio Policier (15/10/2020)
Édition Originale : The Rising Man (2016)
Traduction : Fanchita Gonzalez Batlle

Résumé :
1919. La Grande Guerre vient de se terminer en Europe. Après cette parenthèse éprouvante, certains Britanniques espèrent retrouver fortune et grandeur dans les lointains pays de l’Empire, et tout particulièrement en Inde.

Ancien de Scotland Yard, le capitaine Wyndham débarque à Calcutta et découvre que la ville possède toutes les qualités requises pour tuer un Britannique : chaleur moite, eau frelatée, insectes pernicieux et surtout, bien plus redoutable, la haine croissante des indigènes envers les colons.

Est-ce cette haine qui a conduit à l’assassinat d’un haut fonctionnaire dans une ruelle mal famée, à proximité d’un bordel ?

C’est ce que va tenter de découvrir Wyndham, épaulé par un officier indien, le sergent Banerjee.

De fumeries d’opium en villas coloniales, du bureau du vice-gouverneur aux wagons d’un train postal, il lui faudra déployer tout son talent de déduction, et avaler quelques couleuvres, avant de réussir à démêler cet imbroglio infernal.

Critique :
Gorge Profonde aurait pu devenir le surnom du capitaine Sam Wyndham tant on va essayer de lui faire avaler des couleuvres, dont la plus grosse qui soit : les Anglais sont là pour civiliser les Indiens et sans nous, ils n’arriveraient à rien, nous sommes équitables et nos lois sont justes…

Les lois anglaises sont justes pour les Anglais, les Blancs, mais jamais pour les indigènes, les Indiens, habitants de leur propre pays mais qui ont les Anglais, ces espèces de belles-mères qui s’incrustent chez eux.

En fait, je serais tentée de dire que la résolution du crime du haut fonctionnaire MacAuley est accessoire tant elle ne sert qu’à nous démontrer l’iniquité de la colonisation : lois Rowlatt de 1919 autorisant les arrestations arbitraires au moindre soupçon d’insubordination (et détention durant 2 ans sans justificatifs). Arrestations d’Indiens par des Anglais, bien entendu.

Plusieurs personnages prendront la parole, dont des Indiens, une métis, un négociant en textiles afin de nous expliquer l’inégalité du système. Les Anglais ont toujours eu une haute opinion d’eux-mêmes, se croient garant d’une morale élevée et que leurs lois sont justes, équitables, correctes.

Mais il n’en est rien, à force de se croire supérieur, l’Anglais écrase les autres, les indigènes, estime qu’ils ne doivent pas devenir trop intelligents, que ça pourrait leur faire mal au cerveau et que l’indépendance ne doit pas arriver, ces pauvres indigènes n’étant pas capables de s’en sortir sans les Anglais…

La plume de l’auteur manie avec brio l’humour et le cynisme, l’encre est teintée d’ironie douce-amère et c’est un véritable plaisir de découvrir ce roman policier qui ne ressemble à aucun autre. Les personnages sont bien travaillés, impossible de les confondre entre eux et personne n’est tout à fait blanc ou noir.

Apprêtez-vous à avaler des couleuvres vous aussi car l’auteur ne fige aucun de ses personnages et ce que les autres disent d’eux peuvent être vrai ou faux, ou pas tout à fait vrai…

L’atmosphère lourde et poisseuse de Calcutta est bien rendue aussi et pour peu, on aurait envie de démarrer un ventilateur, même si dehors il fait des températures négatives et que la neige tombe. La ville de Calcutta est un personnage à part entière, elle aussi.

Un excellent roman policier, un vrai roman noir qui nous parle de contextes sociaux, des castes de l’Inde, de la colonisation, de révolution, de terroristes qui voudraient se libérer du joug anglais, d’Anglais qui ont du mal à s’adapter au climat et un pays au bord de l’implosion.

Un roman noir où les deux enquêtes servent à mettre sur la table les problèmes des colonisés, leurs revendications, leurs attentes, leurs souffrances et à dénoncer la main de fer dans laquelle les colonisateurs anglais tiennent les autochtones.

L’auteur nous parle aussi de ce pays (l’Inde) qui peut transformer un homme ordinaire en raciste ordinaire et lui mettre dans la tête l’idée que la suprématie raciale existe bel et bien.

C’est pernicieux et notre capitaine Sam Wyndham va avoir fort à faire pour ne pas devenir comme ses pairs. J’ai bien envie de lire la suite pour savoir comment il va évoluer.

Une belle découverte, une fois de plus !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°199] et Le Mois du Polar – Février 2021chez Sharon [Fiche N°25].

Hercule Poirot (BD) – Tome 1 – Le crime de l’Orient-Express : Chaiko, Benjamin Von Eckartsberg et Agatha Christie

Titre : Hercule Poirot (BD) – Tome 1 – Le crime de l’Orient-Express

Scénaristes : Benjamin Von Eckartsberg et Agatha Christie
Dessinateur : Chaiko

Édition : Paquet (29/11/2017)

Résumé :
Le Crime de l’Orient-Express est, avec Dix petits nègres, l’un des romans d’Agatha Christie ayant connu le plus grand succès. Il a été traduit en plus de trente langues. Hiver 1937.

Juste après minuit, une congère force l’Orient-Express à s’arrêter en pleine voie. Le luxueux train est étonnamment plein pour cette période de l’année, mais, au petit matin, on dénombre un passager de moins…

Un magnat américain est mort d’une dizaine de coups de couteau, la porte de son compartiment verrouillée de l’intérieur. Hercule Poirot mène l’enquête dans le train coupé du monde…

Critique :
Adapter des romans en bédés, ce n’est pas toujours évident car il faut sabrer dans le récit, quitte à faire l’impasse sur des choses importantes ou sur la manière dont le détective comprend le schéma du crime à résoudre.

Il m’est souvent arrivé d’être frustrée car cela va trop vite dans une bédé, surtout si on connait le roman original parce qu’on l’a gardé en mémoire (et relu plusieurs fois).

Une chose m’a fâché dans le début du roman lorsque l’on montre un évènement tragique qui pourrait mettre les lecteurs sur la piste du potentiel coupable, alors que le plaisir, dans un Agatha Christie, est de se faire surprendre.

Le deuxième chose qui m’a un peu déplu, ce sont les dessins des visages des protagonistes, surtout celui de Hercule Poirot qui, pour moi, n’est pas conforme à l’original. Mais ceci est une histoire de goût.

Le scénariste a réussi à intégrer à sa bédé tous les éléments importants du roman original, même si, avec 64 pages, il faut aller à l’essentiel et ne pas ergoter sur des détails ou sur notre cher Hercule Poirot qui fait marcher ses petites cellules grises durant des pages et des pages.

Au final, l’album se révèle être bon, même si je ne suis pas fan des dessins à cause des visages assez grossiers. On pouvait mieux faire, je trouve. Les couleurs sont dans le sombre et elles vont bien à ce huis clos dans la poudreuse.

Une bédé pour se remettre en mémoire un des romans les plus célèbres de la Reine du Crime, ou pour le découvrir si on n’a pas envie de se plonger dans un roman (mais ce serait un tort de ne pas lire le roman original).

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°198], Le Mois du Polar – Février 2021chez Sharon [Fiche N°24] et le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B) – 64 pages.

Sherlock Holmes à Chamonix : Pierre Charmoz et Jean-Louis Lejonc

Titre : Sherlock Holmes à Chamonix

Auteurs : Pierre Charmoz et Jean-Louis Lejonc
Édition : Ginkgo (03/05/2018)

Résumé :
Edward Whymper a-t-il été assassiné ? Septembre 1911. Appelé à Chamonix par son « oncle » Whymper, Sherlock Holmes sera confronté à plusieurs énigmes : la mort de l’alpiniste ; le mystère de la première ascension du mont Blanc en 1786 ; une étrange rousse aux yeux verts ; d’inquiétants agents prussiens…

S’appuyant sur un jeune guide marseillais, Gaston qui le mènera les yeux fermés des Grands-Mulets au cirque du Fer à Cheval, le plus célèbre détective britannique réussira une fois de plus à dénouer les intrigues, quitte à y perdre ses illusions.

Il retrouvera également sa logeuse, Miss Hudson, en séjour thérapeutique dans la clinique expérimentale du Dr Morisoz, au plateau d Assy.

Entre Histoire et aventures, le duo Charmoz – Lejonc s’amuse, une fois de plus, à emmener ses lecteurs hors des sentiers battus.

Ensemble, ils ont déjà publié deux enquêtes de Sherlock Holmes dans les Alpes : Écrins fatals ! (Guérin, 2015) Sherlock Holmes et le Monstre de l’Ubaye (Ginkgo, 2017)

Critique :
Quittons les rivages de la Tamise, l’air pollué de Londres et allons enquêter à Chamonix : son air pur, sa montagne qui vous gagne et les remonte-pentes qui sont branchés !

Ah pardon, on me signale qu’en 1911, les remonte-pentes, on pouvait se les foutre où je pense car il n’y en avait pas. Un problème de résolu, donc…

Dans ce pastiche holmésien, l’auteur, au travers des dires de Sherlock Holmes, se moque gentiment du détective et lui fait dire que les capacités que lui a attribué Watson dans ses publications étaient surévaluées.

Il est un fait que pour enquêter, Holmes ne se fatigue pas trop. Il a la soixantaine, n’a plus la forme olympique et il donnera l’impression, durant toute ces différentes affaires (qui n’en font qu’une) de n’être là que pour dire qu’il y est, mais sans jamais vraiment résoudre les affaires lui-même, se reposant beaucoup sur Gaston, le jeune guide.

Malgré tout, ce roman est agréable à lire car on découvre un Holmes qui n’a pas grand-chose à voir avec celui des écrits de Watson et de son agent littéraire, un certain Conan Doyle (inconnu au bataillon) même s’il reste avant tout un détective enquêtant mais déléguant une grande partie de ses actions.

Le meurtre d’Edward Whymper ne sera résolu qu’à mots couverts et c’est en additionnant deux et deux que le lecteur comprendra qui est sans doute responsable de son décès, mais sans que cette personne soit inquiétée le moins du monde.

Quand à l’énigme de qui de Paccard ou de Balmat est arrivé le premier en haut du Mont-Blanc, en 1786, l’énigme sera résolue par un autre, à l’aide du récit de Paccard, sans que Holmes s’en soit inquiété un seul instant. La solution proposée, si j’ai bien tout compris, est loin de celle que j’attendais, mais elle est bien trouvée car plausible aussi.

Un roman policier qui ne révolutionnera rien, mais qui a le mérite de faire passer un bon moment de lecture, sans prise de tête, sans violences (ou si peu), avec un détective différent de l’original, avec un brin d’humour, de dérision, une femme fatale et qui nous en apprendra un peu plus sur les mines dont on extrait les mines pour les crayons et qui, de par sa localisation, vous donnera bonne mine puisque vous aurez respiré l’air de la montagne, sans avoir trop de fucking touristes.

Un roman à lire entre deux romans noirs pour voir un peu de lumière, celle de la neige et du glacier (qui était plus important à l’époque). N’oubliez pas vos lunettes de soleil et vos ustensiles pour la marche et l’escalade.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°195] et Le Mois du Polar – Février 2021chez Sharon [Fiche N°21].

 

Sherlock Holmes et le mystère de la Chambre Jaune : Le Griot

Titre : Sherlock Holmes et le mystère de la Chambre Jaune

Auteur : Le Griot
Édition : Auto édition (08/07/2019)

Résumé :
Le célèbre locataire du 221b Baker Street à Londres, se penche sur le Mystère de la Chambre Jaune, vingt ans après les faits. Ses conclusions vont remettre en cause tout ce que l’on croyait savoir sur cette intrigue.

Le véritable rôle de Gaston Leroux, la double identité de Rouletabille, pourquoi Ballmeyer n’est pas cet agresseur pervers et violent décrit dans le roman paru en 1907 et comment Moriarty se retrouve une fois encore impliqué dans un crime de sang.

Avec le docteur Watson et Peter Rolling, un reporter américain détaché à Paris par l’Associated Press, ils vont nous dévoiler les dessous d’une histoire qui allait potentiellement changer le destin de l’Europe à la veille du premier conflit mondial.

La Chambre Jaune n’a pas révélé tous ses secrets, Sherlock Holmes entre en piste !

Critique :
Sherlock Holmes résolvant le mystère de la chambre jaune, pourquoi pas ?

Même si le mystère avait été résolu par Rouletabille et que je me souvenais toujours du final du roman de Gaston Leroux.

Mais je n’ai rien contre une réécriture de la solution finale, si l’auteur me prouve par A+B que la solution d’origine est entachée de non-sens ou d’erreurs, un peu à la manière de Pierre Bayard révise les grands enquêtes littéraires.

Oui, mais faut que ça tienne la route !  Condition essentielle pour que je valide.

Ici, je ne suis pas convaincue et j’ai même eu la désagréable sensation que Holmes ne faisait que de la figuration tant la majorité du récit est composé de Watson lui détaillant les faits qu’il vient de lire dans le journal qui revient sur cette affaire mystérieuse, 20 ans après et raconte comment le journaliste Boitabille avait résolu ce meurtre en chambre close.

Heureusement que ce roman est assez court parce que sinon, j’aurais eu l’impression de relire le roman de Gaston Leroux.  Bien entendu, si vous ne l’avez jamais lu, ces précisions sont primordiales, essentielles, même, mais j’aurais préféré avoir plus de Holmes et moins de Gaston Leroux.

Niveau action, c’est très calme, tout se passant dans le salon du 221B Baker Street, Holmes faisant preuve de son talent de déduction en résolvant ce mystère dont il estime que la solution proposée n’est pas la bonne et il va nous donner sa version à lui.

Comme je vous le disais, je resterai dubitative devant la solution proposée car Holmes fait intervenir un coupable qui ne s’y trouve pas d’origine et c’est là que le bât blesse : était-il nécessaire de l’inclure dans tout ça ? Pour moi, non, mais ceci reste une opinion personnelle (comme toujours, d’ailleurs).

À vous de vous faire votre opinion, mais en ce qui me concerne, ce fut mitigé ! Dommage.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°194], Le Mois du Polar – Février 2021chez Sharon [Fiche N°20], Le Challenge A Year in England [Lecture N°04] et Le challenge « British Mysteries 2021 » chez MyLouBook.