Frankenstein – Le monstre est vivant (Intégrale) : Steve Niles, Kelley Jones et Bernie Wrightson

Titre : Frankenstein – Le monstre est vivant (Intégrale)

Scénaristes : Steve Niles et Bernie Wrightson
Dessinateurs : Bernie Wrightson et Kelley Jones
Adapté de l’oeuvre de : Mary Shelley
Traduction : Alain Moyano

Édition : Soleil – US Comics (02/11/2018)

Résumé :
25 ans après la parution du roman illustré qui révolutionna l’art fantastique et influença une génération entière de dessinateurs, Bernie Wrightson retrouva la créature de Mary Shelley !

Ce récit dramatique, tout en noir, blanc et sépia, débute immédiatement après la fin de l’histoire originale…

Le monstre de Frankenstein va enfin faire face à son destin !

Décédé en 2017, Bernie Wrightson, le Maître de l’horreur graphique, n’a pas pu achever cette suite au roman de Mary Shelley.

C’est un dessinateur au style proche, Kelley Jones, qui a eu l’insigne honneur de l’achever, en encrant les crayonnés de Wrightson. Cette édition constitue donc l’intégrale de ce récit exceptionnel.

Critique :
Dès l’ouverture de ce comics, ce fut le coup de foudre pour les dessins. La pleine page qui présente le cirque Stenger’s Funland et ses représentations de Freak’s était magnifique.

Le noir et blanc va comme un gant à ce récit et augmente le côté dramatique au récit, chose que la couleur n’aurait pas si bien rendu.

Il y a une somme de détails dans chaque case, l’apogée arrivant lorsque nous visiterons l’atelier un peu spécial du docteur Ingels. Véritable bonheur pour les yeux !

Bon, assez parlé de la magnificence des dessins, passons au personnage principal et ensuite au scénario.

La créature du docteur Viktor Frankenstein n’a rien à voir avec celle vues dans les films. Ne cherchez pas des boulons ou des cicatrices vulgaires, il n’y en a pas. La créature est longue, filiforme, mais non dépourvue de muscles. Et elle est résistante.

C’est son visage qui fait dire qu’elle n’est pas vraiment humaine. Si je voulais faire une comparaison, je dirais qu’elle ressemble à Michael Jackson dans ses dernières années, surtout son nez…

Non, la créature ne fait pas si peur que ça. On peut comprendre que les spectateurs soient déçus, s’attendant sans doute à une horreur sans nom et se retrouvant devant une créature longiforme, aux longs cheveux et avec un visage d’Amérindien (le nez de Michael Jackson après opération ratée en plus). Les monstres ne sont pas toujours ceux que l’on pense…

Ce récit n’est pas l’adaptation du roman de Mary Shelley, mais plutôt une suite inventée de ce qu’aurait pu être la vie de la créature de Frankenstein. Ses souvenirs dans le Grand Nord, elle va nous les conter, poursuivie par le fantôme de son créateur qui lui crie sans cesse que sa mort sera trop douce.

Il y a peu de dialogues dans ce récit, on se retrouve face aux questionnements de la créature, à son apprentissage dans les livres du docteur Ingles, à sa solitude, à ses errements, à ses prises de conscience, à son dilemme.

Rassurez-vous, ce ne serons jamais des lamentations ou des jérémiades, mais de belles prises de conscience. Il y a une évolution dans l’état d’esprit de la créature et même si tout semble simple dans le récit, il n’en est rien, finalement, car il a de la finesse et de l’intelligence.

C’est un magnifique album que j’ai tenu entre mes mains, autant par les dessins que par le scénario, classique tout en possédant de la finesse dans le personnage de la créature.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°78] et le Haunted reading bingo du Challenge Halloween 2021 chez Lou & Hilde (Bulles).

Le Prince de la nuit – Tome 9 – Arkanéa : Yves Swolfs et Thimothée Montaigne

Titre : Le Prince de la nuit – Tome 9 – Arkanéa

Scénariste : Yves Swolfs
Dessinateur : Thimothée Montaigne

Édition : Glénat (06/11/2019)

Résumé :
Les liens du sang sont éternels…

Kergan s’est désormais trouvé une nouvelle compagne en la personne d’Anna, qu’il a récemment transformée malgré les réticences d’Arkanéa.

Mais alors qu’il croyait s’être émancipé de sa propre créatrice, celle-ci est capturée par Arthémius, conseiller religieux du prince Vladimir, et soumise à de cruelles tortures au sein d’un monastère.

Car l’homme d’Église fait montre d’une ferveur redoutable pour mieux connaître la nature et l’origine des vampires.

Au nom de son dieu unique, il s’autorise à devenir plus maléfique encore que les créatures qu’il prétend combattre.

Partageant la souffrance d’Arkanéa, Kergan prend alors conscience de la puissance du pacte qui les unit. Les liens du sang sont éternels…

Critique :
Kergan a pris son envol, il s’émancipe, il veut s’affranchir de sa meneuse, de sa créatrice et faire d’Anna sa nouvelle compagne.

Comme Arkanéa n’est pas chaude pour un plan à trois, vu que ce sera encore plus difficile de se nourrir et d’échapper aux Humains, il lui fait le coup du crayon : il se taille !

Le Raspoutine de service, grand protecteur de la Foi, réussi à capturer Arkanéa et à lui faire livrer ses petits secrets vampiriques. Et comme Kergan est lié à elle, il va ressentir chacune de ses souffrances.

La religion tient une place importante dans ce neuvième album, surtout lors des discussions entre l’espèce de Raspoutine, qui se sent plus chrétien que le Christ lui-même, qui se sait investi d’une mission divine avec l’accord de Dieu (qui une fois encore, n’a sans doute rien demandé).

Frère Arthémius considère comme blasphème les croyances de certains qui ont pour dieux les éléments de la Nature, comme ce fut le cas pour Arkanéa, avant de devenir vampire et comme c’est toujours le cas pour ceux qui résistent encore à la conception d’un dieu unique.

Kergan commence à montrer le vampire qu’il deviendra, lorsque nous le recentrerons plus tard, dans les premiers albums car, tel les humains qui adoptent un animal de compagnie, il fera ensuite comme beaucoup en abandonnant Anna à son triste sort dans les bois.

Une fois de plus, si les dessins de Montaigne ne sont pas ceux de Swolfs auxquels j’étais habituée, j’ai apprécié son trait, même si, comme pour le précédent album, le blanc des yeux, trop présent, donne à bien des personnages des traits hallucinés.

Les personnages ne sont pas tout blancs ou tout noirs, on a des nuances, la ligne rouge est toujours proche et à force de regarder dans l’abyme, l’abyme regarde en nous aussi.

C’est un très bon scénario, que j’ai apprécié et qui nous offre des êtres vampiriques comme je les aime, sans états d’âmes, ne se nourrissant pas de sang de biches innocentes au fond des bois, mais bien de sang humain.

Ma foi, ça valait peut-être le coup d’attendre si longtemps avant de retrouver Kergan le vampire (que je ne pensais plus jamais revoir autrement qu’en relisant mes anciennes bédés) dans des récits maîtrisés, cohérents et de très bonne facture, ce tome-ci étant encore mieux que le précédent.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°XX] et Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 46 pages).

The London Mystery Club – Tome 1 – Le Loup-garou Hyde Park : Davide Cali et Yannick Robert

Titre : The London Mystery Club – Tome 1 – Loup-garou Hyde Park

Scénariste : Davide Cali
Dessinateur : Yannick Robert

Édition : ABC Melody (15/09/2016)

Résumé :
Quatre collégiens, à la tête d’un blog spécialisé dans les phénomènes étranges et paranormaux, mènent l’enquête.

Pour leur première affaire à résoudre, Kyle, Ashley, Zoey et Tyler vont devoir faire face à d’inquiétants loups-garous qui envahissent Hyde Park… Au fil des indices, cette aventure les mènera dans les endroits les plus mystérieux de Londres!

Une BD passionnante et pleine de suspense pour les apprentis-détectives.

Critique :
Voilà une courte bédé qui fera plaisir aux plus jeunes, sans risquer de leur faire peur car je rassure les plus trouillards : vous ne verrez pas le poil d’un seul loup-garou !

Mais il y a pourtant une épidémie de loups-garous et les gens qui en souffrent le disent dans les journaux. L’un d’eux est même venu trouver Kyle pour qu’il l’aide puisque ce dernier a un blog qui traite du paranormal.

L’enquête est rapide, simpliste aussi, nos jeunes enquêteurs trouvant assez vite le fil de laine qui mène à la résolution de l’énigme.

C’est clairement une bédé jeunesse pour les 8-11 ans, les anciens tels que nous trouverons ça fort simpliste et trop léger.

Rien de compliqué dans ces pages, les lecteurs peuvent même se prêter au jeu de l’enquête avec les personnages, même si nous n’avons qu’à les suivre pour tout comprendre.

Les dessins sont sympas, colorés et les personnages sont agréables à suivre dans leurs pérégrinations. Ils sont jeunes et ont des rêves de gosses, tels que nous avions à leur âge.

Bah, je suis retombée en enfance le temps d’une lecture et je suis quasi sûre qu’elle plaira au public qu’elle vise car le fantastique est toujours attirant.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°267], le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 56 pages), Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°16]  et Le Mois anglais (Juin 2021 – Season 10) chez Lou, Cryssilda et Titine.

Les Voleurs de curiosités : Jess Kidd [LC avec Bianca]

Titre : Les Voleurs de curiosités

Auteur : Jess Kidd
Édition : Presses de la cité (11/02/2021)
Édition Originale : Things in Jars (2019)
Traduction : Laurent Philibert-Caillat

Résumé :
Londres, 1863. Bridie Devine, détective spécialisée dans les cas délicats, fait face à l’affaire la plus complexe et la plus insolite de toute sa carrière. Christabel Berwick, l’héritière d’un baronet, a été kidnappée. Mais Christabel n’est pas une enfant ordinaire.

Son existence a été cachée aux yeux de tous et ses étranges talents semblent effrayer son entourage autant qu’ils attirent l’attention des collectionneurs de curiosités.

Ne ménageant pas ses efforts pour retrouver l’enfant, Bridie entre dans un monde de chirurgiens déments et de saltimbanques mercenaires.

Aidée dans sa quête par le fantôme tatoué d’un boxeur mélancolique qu’elle seule peut voir et par une femme de chambre à la carrure impressionnante, la jeune femme suit pas à pas les traces laissées par les ravisseurs, s’exposant ainsi à un passé qu’elle a tenté d’oublier.

Résurrectionniste, chimiste excentrique, créature aquatique légendaire : autant de personnages qui hantent les pages de ce roman lyrique et gothique où le spectacle est roi, mais qui fait la part belle à une enquête digne des plus grandes énigmes policières.

Critique :
Approchez Mesdames et Messieurs ! Bienvenue dans Londres la victorienne. Pour vous, ce sera Londres la sale, la puante, celle pleine de smog, de mendiants, de gens fouillant la vase de la Tamise…

Bref, la Londres d’en bas, celle de Dickens, celle de Jack London. Approchez, mesdames et messieurs, n’ayez pas peur et plongez dans cette histoire qui fait la part belle aux légendes.

Durant cette enquête, mesdames et messieurs, si vous croisez du beau linge, ceux de la haute, ce ne sera pas pour autant que ce sera moins glauque ou puant… La merde, ça peut se mettre dans un bas de soie…

1863, Londres. Le personnage central, Bridie Devine (veuve) est une sorte d’enquêtrice. Oui, une sorte de Sherlock Holmes au féminin, mais si elle s’en inspire, elle n’est pas sa copie en jupons. En fait, Bridie, c’est LA spécialiste des investigations domestiques et les affaires complexes, qui sortent de l’ordinaire, c’est pour elle.

Autrement dit, le cadavre d’une femme emmurée avec son bébé dans la crypte d’un presbytère, c’est pour elle, de même que la disparition d’une enfant qui n’a rien d’ordinaire…

Pour l’aider dans son enquête complexe, Bridie a sa femme de chambre immense (7 pieds de haut = 2,13m) et Ruby, le fantôme d’un boxeur qu’elle est la seule à voir.

L’univers de ce roman est le fantastique, sans pour autant que l’on vire dans la magie, mais la présence d’un fantôme aux côtés d’une enquêtrice n’est pas une chose courante, vous conviendrez.

L’autre univers est celui des freaks (monstres de foire), des gens qui sortent de la norme. Ainsi que celui des anatomistes, des chirurgiens, des scientifiques, des collectionneurs qui adorent découper les personnes qui sortent de l’ordinaire ou alors, les mettre en bocal (en bocaux, s’ils sont plusieurs).

L’écriture de l’auteure est fort descriptive, les paysages, les décors, sont très bien décrits. Il n’en aurait pas fallu plus, sinon, cela serait devenu l’indigestion.

Mais l’auteure ne se contente pas de nous brosser les décors divers, elle nous parlera aussi, au travers de Bridie, des droits de la femme en Angleterre et sa place est clairement: mariée, avec des enfants et aux fourneaux, sauf si elle vit dans une famille fortunée, alors, elle aura les larbins pour s’occuper du ménage. Bref, mesdames, c’est pas rose mais plutôt morose pour nous.

L’alternance du récit entre le présent et le passé permettra à l’auteure de nous conter la jeunesse de Bridie Devine, l’enquêtrice qui ne lâche rien. Pourtant, dans l’ensemble, il m’a semblé qu’il manquait des morceaux dans la trame du passé, comme si l’auteure avait laissé des non dits, des blancs. Nous ne saurons pas vraiment tout…

L’intrigue est étrange, mais la construction du roman l’est aussi et c’est sans doute cela qui m’a dérouté au départ, avant que je ne retombe sur mes pieds (assez vite) et que j’embraye à fond sur le récit qui joue avec plusieurs genres littéraires comme le roman fantastique, historique, social et qui met en scène des légendes, des mythes, le tout dans une ambiance sombre et gothique.

C’est étouffant, ténébreux à souhait, mais amusant aussi car il y aussi de l’humour grinçant dans ces pages et un fond d’humanité, mais je vous le dis de suite, ce ne sera pas dans les yeux des anatomistes, chirurgiens et autres collectionneurs prêts à tout pour agrandir leur collection. Ma foi, vous trouverez plus d’humanité dans l’œil d’un chien qui remue la queue.

Une LC réussie de plus avec Bianca et cette fois-ci, c’était une lecture aux ambiances fantastiques et gothique.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°251], Le Challenge « British Mysteries 2021 » chez MyLouBook, et Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°11].

La rumeur : Lesley Kara [LC avec Bianca]

Titre : La rumeur

Auteur : Lesley Kara
Éditions : Les Escales (23/01/2020) / 10/18 (21/01/2021)
Édition Originale : The Rumour
Traduction : Clara Gourgon

Résumé :
Nourrissez la rumeur…Puis regardez-la vous engloutir.

Parmi les habitants de la petite station balnéaire de Flinstead se cacherait, sous une fausse identité Sally McGowan, une femme coupable d’avoir poignardé un petit garçon alors qu’elle n’avait que dix ans.

C’est ce que dit la rumeur, celle que Joanna répand, sans penser à mal, simplement pour faire la conversation et s’intégrer auprès de ses nouvelles voisines.

Mais la machine s’emballe et la tranquille petite ville est gagnée par la paranoïa. Joanna ne voit qu’une solution : enquêter pour découvrir la vérité. Mais le danger est déjà si proche…

Critique :
Vous savez quel joli nom on donne à une bite, en France ? Non ? On l’appelle « la rumeur » car elle grossit de bouche en bouche…

Gaffe lorsque ça éclate… Ça éclabousse un peu partout et ça tache, la rumeur.

Une rumeur, c’est aussi des graines que l’on sème à tous vents et qui, emportées par lui, se déposent n’importe où, prenant racine ou pas, se développant ou restant au stade larvaire, avant de, qui sait, recevoir le petit coup de pouce du destin pour pousser d’un coup.

L’être humain adore les ragots et rien de plus amusant que d’écouter les rumeurs et de les colporter. Rien de mieux, devant la machine à café, devant l’école des enfants, au supermarché du coin que de commencer sa phrase par un « Vous ne devinerez jamais ce que j’ai entendu »…

Le mensonge ayant le temps de faire le tour de la Terre avant que la vérité n’ait enfilé ses chaussures, les rumeurs peuvent faire énormément de dégâts, même si elles s’avèrent fausses car ne dit-on pas qu’il n’y a pas de fumée sans feu ? Et puis, entre nous, les rumeurs sont toujours plus fun que les vérités.

Ce roman, j’ai eu du mal au commencement, les 6 premiers chapitres furent presque un calvaire tant je n’arrivais pas à entrer dans le roman, à m’attacher aux personnages, à tel point que si je n’avais pas été en LC avec Bianca, j’aurais stoppé ma lecture.

Erreur à ne pas faire ! Parce que si j’avais stoppé net, je n’aurais pas vécu des twists finaux de dingue, ni suspecté tout le monde, en ce compris le chien (oui, quand je suspecte, moi, je ne fais pas les choses à moitié, j’y vais à fond – mdr) et je ne me serais pas pris tout ça dans la gueule. Oui, il aurait été dommage de le stopper.

Pourtant, malgré qu’après le chapitre 7, on commence à entrer plus vite dans le vif du sujet et que l’histoire s’étoffe et nous retienne dans ses filets, j’ai toujours eu du mal à éprouver de la sympathie pour les différents personnages, même la principale, Joanna, qui, voulant se faire accepter des autres femmes, propage sans penser à mal une rumeur qu’elle avait entendue.

D’habitude, ceux ou celles qui propagent des rumeurs ne sont jamais punis, mais notre Joanna, elle, va regretter amèrement d’avoir fait radio langue de pute, parce que les évènements vont s’enchainer et lui montrer la toute puissance de la méchanceté humaine, associée à sa vieille complice, la connerie humaine !

La boîte de Pandore est ouverte et on ne sait jamais où les spectres du crétinisme extrême vont frapper. Sous le coup des émotions, les gens font et disent n’importe quoi et à l’époque des réseaux sociaux, on dépasse les frontière des villages, des villes, des écoles,…

À force de suspecter tout le monde et n’importe qui, à un moment, la lumière s’est faite dans mon esprit et j’ai compris… Oui, mais non, je n’avais pas encore tout compris et l’auteure en avait gardé sous la pédale pour mieux me scotcher à son roman.

Il est dommage que jamais je n’ai ressenti d’empathie pour les différents personnages et peu d’émotions. J’ai eu ma dose de mystères, de suspense, de retournements, de twists, je suis même repue, mais un soupçon d’émotion n’aurait pas été du luxe et m’aurait permis de vivre le texte au lieu de juste le lire.

Malgré tout, je suis contente d’avoir lu ce roman avec ma copinaute Bianca qui, si elle n’a jamais suspecté le chien, fut comme moi : dans le brouillard le plus épais avant que le voile ne se déchire. Dire que nous avons aimé notre lecture n’est pas une rumeur, mais la vérité.

♫ C’est quelqu’un qui m’a dit, que… ♪ (juste pour emmerder mon monde avec une ritournelle qui restera dans votre tête toute la journée).

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°212], Le Mois du Polar – Février 2021chez Sharon [Fiche N°38 – FIN] et Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°05].

Grands anciens – Tome 2 – Le dieu poulpe : Jean-Marc Lainé et Bojan Vukic

Titre : Grands anciens – Tome 2 – Le dieu poulpe

Scénariste : Jean-Marc Lainé
Dessinateur : Bojan Vukic

Édition : Soleil Productions 1800 (26/05/2011)

Résumé :
Nouvelle-Angleterre, 1850. Le jeune Ishmaël écoute avec incrédulité le récit que lui fait Herman Melville…

L’écrivain lui conte l’aventure fantastique d’un capitaine baleinier, Achab, embarqué pour une campagne qui l’entraînera aux confins des océans de la folie !

Ainsi que le destin de ce marin au corps couvert de cicatrice, qui sera peut-être le dernier espoir des matelots du Pequod.

Ishmaël ne croit pas ce que Melville lui raconte. Il ne croit pas à la folie du survivant d’un naufrage passé, qui délire et parle dans une langue qu’aucun humain ne connaît.

Et il ne croit pas à l’apparition de ce monstre tentaculaire qui envoie les navires par le fond. Ishmaël ne croit pas à la légende du Kraken.

Critique :
J’avais eu peur que le second tome ne fasse pchiiittt après un premier que j’avais apprécié, mais il n’en fut rien.

Mes attentes étaient de passer un moment de folie en mer, avec des marins courageux, un monstre horrible qui se nomme kraken, Cthulhu et de voir quel rôle on allait réserver à l’homme au mille cicatrices…

Mes attentes n’ont pas été déçues, j’ai vibré, j’ai admiré les beaux dessins, les détails, les couleurs superbes et cela m’a évité d’avoir mal au cœur sur la mer en furie (de vomir mon quatre heure et mon midi aussi).

Les puristes diront qu’on prend ses aises avec le roman de Moby Dick, avec le mythe du Chtulhu, même avec celui de la créature, mais puisque je ne voulais pas me prendre la tête, je ne me la suis pas prise.

On a de l’action, du rythme, même si on est coupé dans notre élan par Melville qui raconte cette histoire au jeune Ishmaël qui n’en croit pas un mot, bien entendu et qui lui annonce que le public ne voudra jamais d’une histoire pareille.

Peu de répit durant la lecture, un combat titanesque entre les hommes du Péquod, commandé par le Capitaine Achab, qui fait une fixette sur le kraken…

Les combats sont bien lisibles, les dessins de Bojan Vukic sont magnifiques et ma foi, il ne manquait plus que les éclaboussures d’eau, les embruns et l’odeur de poisson avarié du poulpe Cthulhu pour avoir l’impression d’y être.

Comme le match allé s’est soldé par un nul partout, avec des blessés, on aura droit au match retour entre Poulpy et Achab, avec une recrue de choix en la personne de monsieur cicatrices.

Faut pas chercher de la profondeur, il y en a peu, mais niveau action et rythme, on est servi car pas de répit pour Poulpy ! De plus, cela donne un bonne explication à la traque de folie que Achab livrera dans le futur roman de Melville.

À lire sans se prendre la tête tout en mangeant du poulpe grillé afin d’être dans le thon de l’album.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°180], Le Challenge Animaux du monde 2020 chez Sharon [Lecture N°39] et le Mois du Polar – Février 2021 – chez Sharon [Fiche N°06].

Mister Hyde contre Frankenstein – Tome 2 – La chute de la maison Jekyll : Dobbs et Antonio Marinetti

Titre : Mister Hyde contre Frankenstein – Tome 2 – La chute de la maison Jekyll

Scénariste : Dobbs
Dessinateur : Antonio Marinetti

Édition : Soleil 1800 (25/10/2020)

Résumé :
Après avoir échappé à la mort et s’être accaparé les biens de l’étrange société Walton, le docteur Jekyll a découvert son Saint Graal et détient désormais les comptes rendus d’expérience de feu Frankenstein.

À travers tout un périple européen, il n’a plus qu’une obsession: capturer la créature monstrueuse qu’il a croisée en Suisse et qui a failli le tuer.

Mais cette idée fixe est parasitée par la méfiance qu’il éprouve maintenant pour sa si « dévouée » gouvernante, Faustine Clerval. Une jeune femme mystérieuse qui s’est fait engager par lui dans un dessein qu’elle finira par lui avouer, de gré ou de force…

Critique :
La seconde partie est plus en action, en combats titanesques entre le docteur Jekyll, devenu Hyde et la créature du docteur Frankenstein.

Nos deux monstres sont réunis dans les mêmes cases et force est de constater qu’ils sont moches tous les deux !

Science sans conscience n’est que ruine de l’âme… Preuves par A+B dans cette fin de diptyque.

Les dessins sont toujours dans des tons sépias ou noir et blanc, donnant des ambiances gothiques et sombres à l’album.

Mais bon, ce n’est pas Oui-Oui non plus…

La partie que j’ai le plus appréciée, c’est celle où Hyde va se coucher sur le divan de Freud car il expliquera sans faire d’expériences scientifiques malheureuses, la dualité de l’Homme.

Démontrant la folie des Hommes, surtout celle des scientifiques, les auteurs nous offrent une dualité dans les personnages qui est la bienvenue car dans leur jeux, il y a de l’abomination et une violence exacerbée.

Ce que je regrette, c’est que les auteurs aient fait de la créature de Frankenstein, une bête assoiffée de baston, de vengeance, tuant tout autour d’elle, sans jamais contrebalancer le portrait.

Alors que dans le roman initial, j’avais eu de l’empathie pour la créature, ici, rien du tout. Alors que j’avais gardé un excellent souvenir ému de la créature dans le roman de Mary Shelley, ici, je ne garderai que le souvenir d’une grosse brute, un Hulk gris qui aurait mérité plus de développement.

Dommage, un peu d’équilibre dans la créature aurait donné plus de corps à ce second récit mais là, j’ai l’impression que le monstre a été sacrifié sur l’autel des personnages et qu’on a oublié de lui donner un petit supplément d’âme.

À vous de voir… Malgré cette critique un peu sévère, je ne balancerai pas ce diptyque dans un recoin obscur de ma biblio car il y a du bon et en plus, cette bédé propose tout de même du nouveau et des graphismes excellents.

Un bon galop d’essai, une belle mixité dans certains personnages, un autre oublié, hélas. Je la relirai tout de même avec plaisir d’ici quelques temps.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°173].

Grands anciens – Tome 1 – La Baleine blanche : Jean-Marc Lainé et Bojan Vukic


Titre : Grands anciens – Tome 1 – La Baleine blanche

Scénariste : Jean-Marc Lainé
Dessinateur : Bojan Vukic

Édition : Soleil 1800 (25/08/2010)

Résumé :
En 1850, le jeune Ishmaël a pour intention de quitter la marine marchande pour devenir marin sur un baleinier et, pour ce faire, s’est transporté à l’auberge de l’Amiral Bandow de New Bedford à la Nouvelle-Angleterre pour y glaner quelques précieux conseils.

En ces lieux bruyants où la bière coule à flot, il y rencontre le romancier Hermann Melville qui, fort de l’intérêt que porte le jeune homme sur la chasse au cachalot, se décide à lui faire part d’une histoire fascinante et effrayante, celle du Capitaine Achab et de son combat titanesque contre le Kraken, l’immense créature des bas fonds marins.

Commence alors un récit impressionnant dans lequel l’appel du large devient synonyme de légendes terrorisantes, de folie, de prières impies et également de démesure.

Critique :
♫ Époustouflez-moi ! Époustouflez-moi ! Là tout de suite, Allez, vite ! Sachez me faire rêver-é-é-é, M’étonner-é-é-é, Me captiver ♪ Époustouflez-moi ! ♪

♫ Sachez m’hypnotiser, Improviser, Me subjuguer ♪

(Sur l’air de « Déshabillez-moi » de Juliette Greco).

La première chose qui m’a attirée dans cette bédé, c’est la couverture ! Waw, rien à dire, elle subjugue les yeux, elle invite au fantastique, aux voyages marins, bref, à l’évasion et aux frissons.

Devant cette belle promesse, j’ai craqué de suite et j’ai embarqué les deux tomes en même que les deux Hyde contre Frankenstein. Ce que j’espérais, c’était que l’auteur allait me captiver, m’emmener ailleurs et sortir des courants marins habituels. D’où mon intro sur l’air de déshabillez-moi car je voulais être époustouflée.

Lorsqu’on mélange Herman Melville et son capitaine Achab, sa baleine blanche, le Cthulhu de Lovecraft, le Nécronomicon et que l’on raconte ce récit, assis sur une chaise de l’auberge de l’amiral Benbow (celle du Jim Hawkins de l’île au trésor) et un corps repêché qui ressemble à la créature de Frankenstein, faut s’assurer que le montage de toutes ces couches dans le gâteau soit parfait, sinon, barfaf, c’est l’embardée (l’écroulement).

Mon seul bémol sera pour l’intrusion du steampunk alors que l’univers penche plus vers le fantastique. À moins que le Nautilus n’ait un rôle à jouer dans le tome 2, je ne vois pas trop pourquoi on nous l’a montré dans l’entrepôt qui fabrique des harpons d’un nouveau genre.

Comme mes seules attentes étaient d’avoir de l’évasion, des frissons et de l’audace, j’ai été servie. Même si tous les éléments de ce premier tome proviennent d’univers différents, ma lecture a été divertissante et j’ai été époustouflée par les magnifiques dessins de Bojan Vuvik qui nous offre un kraken Cthulhutesque des plus magnifaïïïïk, mes chéris.

N’étant pas de grandes connaissances de l’oeuvre de Lovecraft, je ne porterai pas de jugement sur le fait que la bête ressemble à un poulpe, sorte de monstre marin, puisque de toute façon, je ne l’ai jamais croisée en vrai sur ma route.

Les autres critiques sont assez sévères avec ce premier album, mais vu que je n’attendais rien de plus que de l’aventure et du fantastique, je n’ai pas été déçue. J’ai été époustouflée par la grosse bêbête qui nage, qui nage et je vais de ce pas aller voir ce que me réserve le second tome.

En espérant que la suite ne fasse pas pchiiittttt.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°169] et Le Challenge Animaux du monde 2020 chez Sharon [Lecture N°36]

Mister Hyde contre Frankenstein – Tome 1 – La Dernière nuit de Dieu : Dobbs et Antonio Marinetti

Titre : Mister Hyde contre Frankenstein – Tome 1 – La Dernière nuit de Dieu

Scénariste : Dobbs
Dessinateur : Antonio Marinetti

Édition : Soleil 1800 (2010)

Résumé :
L’étrange docteur Henry Jekyll et Faustine Clerval, sa belle gouvernante, sont sur le départ.

En effet, étant dans l’attente de produits essentiels à ses expériences, fabriqués par l’obscure société suisse Walton, le savant se voit dans l’obligation de se déplacer lui-même pour aller les récupérer.

Si la première partie de leur voyage est l’occasion de voir le docteur Louis Brocq, un éminent confrère français, pour traiter la curieuse dermite qui se développe sur le corps du savant anglais, leur dernière étape en territoire helvétique revêt un caractère on ne peut plus ténébreux.

Effectivement, l’institut Walton, à l’écart de toute civilisation, semble avoir été abandonné, et pour cause !

Quelque chose d’énorme rode autour et en ses murs, un monstre d’une force démoniaque dont l’origine pourrait bien intéresser le scientifique Jekyll.

Critique :
Le titre m’avait fait peur car il sentait les vieux films de la Hammer où l’on faisait s’affronter tous les personnages connus et monstres de la littérature…

Même si Frankenstein n’est que le nom du créateur et pas de sa créature. L’amalgame a été fait et est resté.

Mister Hyde contre Frankenstein, ça sentait déjà bon le pop-corn et les vieilles ficelles pour faire frissonner le public dans les salles obscures de l’époque avec un scénario aussi épais qu’un spéculoos qui a trempé dans le café.

De ce que j’en ai vu pour le moment (1 tome lu), je dirais que le scénario est aussi dur qu’une couque de Dinant (elles sont super dures !) tout en étant mangeable, lui !

Mister Hyde… Tout un programme ! Le dessinateur lui a donné des traits agréables à regarder et un physique qui ferait retourner les dames dans la rue… Problème avec lui, c’est qu’il est sadique, qu’il adore tuer et que je ne voudrais pas le croiser au coin de la rue.

L’âme humaine est sombre, noire, sans espoir et les auteurs font ce qu’il faut pour nous le démonter, mais sans jamais aller dans la démesure ou la surenchère, le tout étant plutôt montré de manière subtile, mais ça ne laisse aucune place au doute.

Même le côté psychologique ne vient pas plomber le récit. Alors qu’on aurait pu avoir des dialogues soporifiques, il n’en est rien et c’est aux travers des relations entre Mister Hyde et sa gouvernante Faustine Clerval que le scénariste nous livrera ses petites réflexions.

Dans des tons sépias monochromes, le dessinateur nous offre des décors plus vrai que nature de la ville de Londres, lui donnant vie, une présence. Lorsque notre duo s’introduira dans des lieux plus angoissants, les décors d’adapteront aussi, donnant une note supplémentaire d’angoisse.

Un bon début pour cette bédé fantastico-gothique qui met en scène deux bêtes de la littérature et se termine par un cliffhanger qui donne envie de se jeter sur le tome suivant. Ça tombe bien, je ne dois pas attendre entre deux publications !

♫ Tu n’savais pas pauvre de toi
Qu’il y a du mister Hyde en moi
Hyde en moi aïe pour toi ♪

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°167].

Les monstres : Maud Mayeras

Titre : Les monstres

Auteur : Maud Mayeras
Édition : Anne Carrière Thriller (02/10/2020)

Résumé :
Ils vivent dans un « terrier ». Les enfants, la mère. Protégés de la lumière extérieure qu’ils redoutent. Sales et affamés, ils survivent grâce à l’amour qui les réchauffe et surtout grâce à Aleph, l’immense, le père, qui les ravitaille, les éduque et les prépare patiemment au jour où ils pourront sortir. Parce que, dehors, il y a des humains.

Parce qu’eux sont des monstres et que, tant qu’ils ne seront pas assez forts pour les affronter, ils n’ont aucune chance.

Mais un jour Aleph ne revient pas, un jour les humains prédateurs viennent cogner à leur porte. Alors, prêts ou pas, il va falloir faire front, sortir, survivre.

Pendant ce temps, dans une chambre d’hôpital, un homme reprend conscience. Une catastrophe naturelle sème la panique dans la région. La police, tous les secours, sont sur les dents. Dans ce chaos, l’homme ne connaît qu’une urgence : regagner au plus vite la maison où on l’attend.

Critique :
— Vous savez pour quelle raison le grand méchant loup ne pourra jamais vous dévorer les enfants ?
— Nous l’ignorons Aleph.
— Parce que c’est vous le grand méchant loup.

Avais-je déjà lu un tel livre ? Non, je n’en ai pas souvenir…

Avais-je déjà lu un livre aussi angoissant que terrifiant ? Oui, sans aucun doute… De plus, la réalité dépassera toujours la fiction et l’auteur n’a malheureusement rien inventée… Elle nous a juste permis de voir l’intérieur…

Avais-je déjà lu un livre terrifiant parce que les adultes font aux enfants des choses qu’ils ne doivent pas faire ? Hélas oui, mais malgré tout, ce roman est un sacré putain de bon roman qui fout les miquettes, te donnant envie de te planquer sous un plaid mais sans pour autant arriver à lâcher le livre.

Pourtant, tout est malsain dans ces pages, tout est malsain dans le fait que des enfants vivent dans un terrier avec leur mère, sans jamais voir la lumière du jour, qui les brûleraient à coup sûr. On pense aux horreurs que vécurent certaines gamines, enfermées dans des caves, à la merci de leur bourreau, seules… Sauf qu’ici, il y a leur mère…

Oui, on baignera dans le glauque tout au long du récit, sans pour autant que ce glauque soit de la surenchère juste pour en faire. L’auteure a su doser cette glauquitude afin que le lecteur ne vomisse pas son quatre heures et son midi aussi. Malgré tout, vu le pitch, on est prévenu d’avance et difficile de porter plainte parce que les Bisounours ne sont pas de la partie.

Ce roman, c’est un conte de Perrault qu’on vous fait à l’envers puisque vous vivrez avec des enfants qu’un ogre nomme « monstres », comme si les Grands Méchants Loups, c’étaient ces gosses-là… Les petits cochons ne sont pas de la partie non plus, l’ogre ayant dû les bouffer avec le Petit Poucet depuis belle lurette.

Et la mère dans tout ça ? Difficile de la juger, difficile de la condamner, une fois que l’on sait tout. L’auteure lui a donné une personnalité qui ne laissera pas indifférente, qui nous fera poser des questions, réfléchir et se dire « mais qu’aurions-nous fait à sa place ? » car cette résignation, cette soumission est tout simplement horrible, effroyable, et si vite acceptée.

Sans oser vous en dire plus, sachez juste que ce roman est sombre, noir, et que c’est du jamais lu. Des romans tels que celui-là, il n’en existe pas beaucoup, sauf à lire les récits de ceux ou celles qui ont vécu un enfermement, disparaissant de la surface de la terre pour des années.

C’est angoissant, malsain, ça serre les tripes et on sait que face à tant de sombritude de l’âme humaine, personne n’en sortira indemne, même pas le lecteur.

Malgré tout, c’est une lecture que je ne regretterai pas car elle m’a permis d’aller où je n’étais pas encore allée et quand bien même je n’ai plus envie d’aller sonder cette partie inhumaine de l’Humain, il fallait bien qu’un jour j’y descendisse dans un roman (mais j’éviterai les témoignages réels de ceux et celles qui l’ont vécu en vrai).

Maud Mayeras, une fois de plus, nous a sorti un grand roman noir.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°129].