Sherlock Holmes – Tome 3 – Sherlock Holmes et l’Énigme du Jodhpur : Manunta & Seiter

Titre : Sherlock Holmes – Tome 3 – Sherlock Holmes et l’Énigme du Jodhpur

Scénariste : Roger Seiter
Dessinateur : Giuseppe Manunta

Édition : Le Verger (02/08/2016)

Résumé :
Port-Saïd, avril 1892. Le paquebot Jodhpur est en route pour Bombay, avec à son bord Irène Adler et Sherlock Holmes, qui retrouve peu à peu la mémoire après les événements de Retrouvailles à Strasbourg.

Le mari d’Irène a disparu aux Indes depuis de longs mois, et le célèbre détective lui a promis de l’aider à le retrouver. Dans le sillage de Sherlock Holmes, le crime et l’aventure ne sont jamais loin…

Critique :
Hop, on quitte Strasbourg pour aller chercher un peu d’exotisme à Bombay, toujours en charmante compagnie puisque Irene Adler voyage avec Sherlock Holmes que tout le monde croit mort dans les chutes.

Depuis le temps, tout le monde devrait savoir qu’il n’y est pas vraiment tombé… Mdr

Anybref, cette fois-ci, c’est Sherlock qui renvoie l’ascenseur à Irene puisque c’était le deal : elle l’aidait pour son enquête à Strasbourg et lui, il l’aiderait pour tenter de résoudre la mystérieuse disparition de son mari, aux Indes.

Non, Sherlock ne se tape pas les Indes pour rapporter du curry à madame Hudson ! Il enquête, messieurs, dames ! Avec Irene Adler, en plus ! Disons-le de suite, elle a des atouts que Watson ne possède pas…

Et bien oui, nos deux petits coquins se font passer pour mari et femme : les Hansson (♫ Mmmbop ♪). Mais je rassure les puritains qui passeraient dans le coin, ils ont réservé une confortable suite de deux cabines !

Damned, ils font chambre à part ! Mais Irene dort avec une jolie nuisette qui ne cache pas grand-chose de son corps. Je dis ça et je dis rien, Holmes n’avouera jamais ce qu’ils font de leurs nuits car c’est un gentleman. Les paris sont ouverts quand à savoir si oui ou non ils… Ou si l’un(e) voudrait et pas l’autre.

— J’ai une question à vous poser. Quelles sont exactement vos relations avec Irene ? Êtes-vous intimes ?
— Vous êtes sérieux ? Vous penser qu’un gentleman va répondre à une telle question ?

Cette fois-ci, le dessin de Sherlock Holmes m’a plu, avec ses cheveux plus court, il fait plus gentleman qu’avec ses cheveux longs et bouclés. Quant aux couleurs, elles sont chatoyantes et c’est un plaisir de les regarder.

Niveau scénario, ce n’est pas un branquignol qui est aux commandes : comme dans le tome 2, il se tient, on poursuit le mystère de la disparition du mari d’Irene aux Indes et on sent qu’on vient de mettre la main dans un nid de vipères avec ces compagnies du chemin de fer qui veulent être les seules à posséder l’affaire, quitte à magouiller en coulisses, ou plus, si possibilités.

— Tenez Irene. Le bijou est pour vous.
— Mais… Mais je ne peux pas accepter. Ce bracelet a bien trop de valeur !
— Pour vous remercier de m’avoir aidé à redevenir Sherlock Holmes et en témoignage du plaisir que me procure votre compagnie.
— Un plaisir partagé, soyez-en assuré, Sherlock !

L’affaire de la disparition de monsieur Norton ne sera pas résolue dans ce tome-ci, mais pas de panique, on ne glandouillera pas car nous aurons aussi une enquête sur un vol avec violence qui a eu lieu sur le bateau et des retrouvailles avec le Méchant de service qui ne rêve que d’une chose : tuer Lucky Luke !

Pardon, je voulais dire « qui ne rêve que d’une chose : tuer Sherlock Holmes ! ». Autant Jo Dalton était hilarant et plus bête que méchant, autant John Clay est un salopard de première.

Les auteurs nous offrent donc un album avec leur version personnelle du Grand Hiatus, version personnelle qui se tient.

Par ailleurs, nous avons droit à un récit où l’on ne s’embête pas, c’est rempli de mystères, de magouilles, de rebondissements, de situations dangereuse, de déductions et moi je dis « Vivement le prochain épisode » !

— Puis-je vous aider ? [Irene Adler]
— Vous le proposez de remplacer Watson ?… Je vous promets d’y réfléchir.

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017),  le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), Challenge British Mysteries chez My Lou Book, le Challenge « Polar Historique » de Sharon et le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park.

Sherlock Holmes – Tome 2 – Retrouvailles à Strasbourg : Manunta & Seiter

Titre : Sherlock Holmes – Tome 2 – Retrouvailles à Strasbourg

Scénariste : Roger Seiter
Dessinateur : Giuseppe Manunta

Édition : Le Verger (06/10/2014)

Résumé :
Bruxelles, 28 avril 1891. Un télégramme informe Sherlock Holmes que le professeur Moriarty a lancé à ses trousses tous les criminels d’Europe.

Pour brouiller leur piste, le détective entraîne le docteur Watson dans le premier train en partance. C’est celui de Strasbourg.

Ce démarrage est authentique : il est dans le « Dernier problème » de sir Arthur Conan Doyle, qui ne fait passer à ses héros qu’une nuit à Strasbourg, avant de repartir pour la Suisse. Mais quelle nuit !

Critique :
Vous connaissez mes vices et Sherlock Holmes en fait partie ! Comment résister à une autre bande dessinée sur mon détective préféré ? Impossible !

Pourtant, j’avais l’impasse sur cette série, le premier album étant la mise en bédé d’un roman que je n’avais pas fort apprécié.

Éliminons d’entrée de jeu ce qui fâche : je  n’ai pas aimé la représentation physique que Manunta a faite de Sherlock Holmes, lui dessinant des longs cheveux pas coiffés. Par contre, à la fin de cet album, avec les cheveux recoupés, là j’aime bien !

Autre chose qui me fait froncer les sourcils, c’est la couverture qui reprend une scène qui n’existe pas dans l’album car l’homme avec le manteau brun qui tourne le dos ne menacera pas Holmes d’un révolver mais d’un piolet, cela ne se passera pas sur la place de Strasbourg et Irene Adler ne sera pas présente durant l’affrontement de ces deux hommes puisque ce sera aux chutes de Reichenbach.

Mais revenons à tout ce qui m’a plu dans cette bédé qui commence au moment où Holmes a quitté Londres pour Strasbourg, dans « The Final Problem ». Dans le canon holmésien, nos deux amis n’y restaient que le temps d’une nuit, ici, le scénariste reprend cette nuitée à l’hôtel et extrapole de manière convaincante.

Non, que les fans de yaoi se calment, pas de scènes de cul dans la chambre entre les deux hommes, on se calme, ils ne mangent pas de ce pain là, par contre, Holmes va devoir enquêter pour retrouver son ami et il recevra l’aide de LA femme, Irene Adler en personne.

Canoniquement parlant, le scénario se tient, il est plausible, l’enquête et le relevé des indices sont dignes de Sherlock Holmes et sans l’aide d’Irene Adler, il aurait eu plus de mal à s’en sortir.

Les dialogues entre eux sont savoureux, très corrects, et l’amateur de belles courbes aura même droit à la vision d’Irene Adler se déshabillant derrière son paravent, nous faisant l’honneur de nous montrer les courbes de son corps, de ses fesses et d’un morceau de son opulente poitrine…

— Bonsoir, monsieur Sherlock Holmes !
— Vous ?! Vous ici ?
— Je vois que vous vous souvenez de moi.
— Comment aurais-je pu oublier Irene Adler ?
— À vrai dire, depuis que j’ai épousé Godfrey il y a trois ans à Londres, mon nom est Irene Norton. Dois-je vous rappeler, très cher, que vous avez servi de témoin à cette union ?
— Non, rassurez-vous ! Cela non plus, je ne l’ai point oublié !

Mais revenons à des choses moins opulente pour parler du final de l’album qui est réussi, lui aussi, nous offrant une autre vision du duel Moriarty-Holmes qui reste tout aussi plausible que la version racontée par Watson à son agent littéraire Conan Doyle…

Une bédé qu’on lit d’une traite, un scénario sans temps mort, on bouge et on prend énormément de plaisir à suivre Holmes aidé de LA femme, tentant de retrouver ce pauvre Watson, enlevé par les sbires d’un sbire à Moriarty (oui, le petit personnel) et dont on ne sait pas où il est détenu.

Mais pourquoi ne l’avais-je pas acheté plus tôt, cet album ??

— Je… Je ne m’attendais pas à ce que vous m’offriez un portrait de vous.
— Ce n’est pourtant pas la première fois !
— Que !… Que voulez-vous dire ?
— Je fais allusion à une photographie que vous avez demandée à un monarque de notre connaissance, il y a trois ans… Bien que je doute que vous l’ayez apportée dans vos bagages !

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017),  le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), Challenge British Mysteries chez My Lou Book, le Challenge « Polar Historique » de Sharon et le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park.

[SÉRIE] Sherlock – Saison 4 – Épisode 3 – The Final Problem

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The Final Problem est le troisième épisode de la quatrième saison de la série télévisée Sherlock diffusé pour la première fois sur BBC One et BBC One HD le 15 janvier 2017.

sherlock-saison-4-episode-3-the-final-problem-maxresdefault 1. Synopsis :
Sherlock Holmes et John Watson ont découvert le plus grand secret de Mycroft : il a caché l’existence d’Eurus [SPOLIER] psychopathe à l’intelligence redoutable.

Traumatisé par [SPOLIER]  dans son enfance, la mémoire de [SPOLIER] a fait un blocage complet sur son existence.

Sherlock décide de se confronter à Eurus dans sa prison, mais Eurus l’attend.

sherlock-saison-4-episode-3-the-final-problem-violinsherlock-saison-4-episode-3-the-final-problem-fid17207Ce que j’en ai pensé (chronique garantie sans paraben, sans huile de palme, sans spoliers !!) :
Vu comment les scénaristes vicelards nous avaient laissé à la fin de l’épisode 2, j’avais hâte de voir l’épisode 3 !

Là, j’ai failli avoir la trouille de ma vie, effrayée que j’étais devant cette intro digne d’un excellent film d’horreur, qui n’aurait rien à envier à un certain livre du King.

Oh putain, Mycroft est humain !! Non mais sérieusement, quoi, je commençait à en douter…

Avant d’oublier, mention spéciale pour Mrs Hudson qui passe son aspirateur en écoutant Iron Maiden… Excellent !

Après, l’épisode va nous souffler le chaud et le froid, me donner des sueurs froides, me faire froncer les sourcils, me faire dire « chiqué » ou « pas possible avec si peu de séquelles » et au final, me donner envie de me gratter la tête de dépit tant un truc n’est tout simplement pas logique, pas normal, ou trop exagéré !

J’m’explique sans dévoiler les bijoux de la Castafiore… Sherlock, au moment des faits,  ce n’était pas un gamin de 3 ans qui aurait pu « oublier » l’affaire.

À cet âge là, c’est un peu tard pour se faire  un autre film dans sa tête que ce qui s’est passé en réalité. J’aimerais vous en dire plus, mais pour cela, il faudrait que vous ayez vu l’épisode aussi, sinon, je risque de vous divulgâcher l’affaire.

Pourtant, l’épisode avait du potentiel, notamment dans le fait de pousser les gens dans leurs retranchements, de les faire d’interroger sur ce qui est juste ou pas, sur ce qui est moral ou pas, sur ce qui serait le moins dommageable pour eux, pour les autres.

La personne qui jouera avec les nerfs de Mycroft, Sherlock et John est un esprit torturé, sadique, sans morale, amorale, sans empathie, sans règles, hormis les siennes. Qui a dit « Donald Trump » ?? Oui ça y ressemble, mais ce n’était pas lui, c’était bien pire… mais ce n’était pas président !

Plusieurs fois les scénaristes vont jouer aussi avec nos yeux, se jouant de nous, nous étonnant, jouant avec des événements du passé, qui, présentés ainsi, ont de furieux airs de ressemblance avec le présent, ce qui me fera jurer copieusement avant que je ne me rende compte qu’on jouait avec mes couilles que je n’ai pas.

On nous montre un Mycroft au bord de la crise de nerf, ayant perdu tous ses repères, tous ses gadgets, sa puissance, sa morgue, suant et roulant des yeux devant l’indicible qui se déroule devant lui.

On aura un John Watson raide, redevenant un soldat, mais gardant toujours un part de moralité, tandis que Sherlock, manipulé, devra réfléchir vite, sous tension, en communication avec une petite fille en danger, résoudre des énigmes, le tout dans le stress et comble du comble, sous émotions. Trois personnages torturés et mis dans des situations peu habituelles pour eux.

Le passage avec Molly était des plus poignants, des plus sadiques, des plus durs…

Oui, une fois de plus, les scénaristes nous livrent un Méchant Grandiose, un esprit machiavélique, un esprit retors, fou, sans limites aucune et la voix de Moriarty ne nous aidera pas à avoir un rythme cardiaque stable.

Mon cardiologue pourrait leur intenter un procès pour mise en danger de mon palpitant, si j’en avais un (de cardiologue).

Vous pourriez croire que j’ai adoré l’épisode, mais je vous détrompe de suite : j’ai aimé certaines choses, il avait du potentiel, mais malheureusement, certaines incohérences ou faits trop gros m’ont fait trouver la chose ratée, trop cuite, trop salée, et au final, indigeste.

Une incohérence me reste en travers de la gorge, telle une arrête de poisson et ça me gratte. Je pense qu’un autre « visionnage » à tête reposée de toute la saison 4 me fera du bien, afin de mieux l’appréhender, la regarder en étant plus concentrée (tel le lait de chez Nestlé), afin de voir si je n’aurais pas loupé des choses.

Mais l’incohérence me restera toujours en travers de la gorge, sauf avec une bonne explication… Et encore, j’ai des doutes…

« A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), le Challenge British Mysteries chez My Lou Book, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict et Le Mois du polar 2017 chez Sharon.

 

Sherlock Holmes – T6 – Le rat géant du Sumatra : André-Paul Duchâteau & Di Sano

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Titre : Sherlock Holmes – T6 – Le rat géant du Sumatra

Scénariste : André-Paul Duchâteau
Dessinateur : Di Sano

Édition:  Bdétectives – Claude Lefrancq n°31 (1995)

Résumé :
C’est un client sortant de l’ordinaire qui se présente au 221b Baker Street.

Les rats l’obsèdent, surtout un rat géant qui semble l’épouvanter…

Il est évidemment en proie au délire, mais Holmes et Watson ont de bonnes raisons de le soupçonner que ces rats – ou ce rat – existe bel et bien.

Une enquête mouvementée va mener le grand détective aux abords de la Tamise où mille dangers l’attendent.

rat géantCritique :
Vous avez vu la taille du rat sur la couverture de l’album ? Non, ce n’est pas dû à la position du sujet, comme ceux qui font semblant de tenir la Tour Eiffel et de redresser la Tour de Pise.

D’ailleurs, il est en arrière-plan, ça fonctionnerait pas, il devrait paraître plus petit hors il est immense, comme si c’était le fils caché de Godzilla, ce rat.

La question qui s’impose durant l’album, c’est : avec quelle nourriture ultra-protéinée a-t-on nourri ces rats pour leur donner la taille d’un double-poney ?? Oui, oui, vous avez bien lu, je n’ai pas bu, les rats de cet album, on peut les chevaucher !

Là, je pensais lorsque j’ai commencé cette collection dans les années 90 que j’avais touché le fond avec la béquille d’aluminium et Jack l’Éventreur, mais ici, on a atteint des abysses dans le grand porte-nawak !

Comme presque chaque fois, les histoires scénarisées par A-P Duchâteau commencent par du « fantastique » ou des scènes aberrantes qui vous laissent dubitatives de perplexité. Mais bon, on pourrait avoir des explications logiques à la fin…

Oui, on pourrait avoir de la logique à la fin, mais elle est aux abonnés absents.

Cette enquête de Holmes ne déroge pas à cette règle. Pour les explications du comment cette chose est arrivée, sucez votre pouce ou tout ce que vous voulez, mais vous ne le saurez pas vraiment car des faits ne seront pas expliqués, ou pas clairement.

Pour ce qui est de Holmes, on ressort sa panoplie de la cape et de la casquette ridicule… Par contre, j’avoue que son astuce fut bonne pour s’échapper de la fumerie d’opium et que son déguisement plus tard sera excellent.

Au moins une chose de bonne dans cet album, mais c’est peu.

Le méchant qui a lancé les rats est toujours le même Grand Méchant, mais en blond décoloré, cette fois…

Vous vous demandez, bien entendu, comment il arrive à commander ses rats qui ont la taille d’un poney d’1,20m ?

Je vais vous le dire puisque je vous déconseille l’achat de l’album : par la pensée ! Oui, oui, oui, je vous jure que j’ai pas abusé de mojitos à la piscine ! Il donnait des ordres à ses rats par la pensée. Ça vous la coupe, hein ??

Le must c’est quand Holmes lui-même arrive à détourner le rat de lui et à le retourner contre le vilain pas beau qui n’a même pas une coloration digne de ce nom… La puissance de la pensée…

Bref, le scénario a des rat…és et cela vous dégoût…rat (« rat d’égout », elle est bonne !) de cette Untold Story qui est d’un ennui rare et d’une impossibilité physique, hormis une bonne radiation des rats par la centrale de Tchernobyl (avec 100 ans d’avance).

Pourtant, R.L. Boyer avait écrit un excellent roman sur cette Untold Story du Rat Géant de Sumatra.

Faudrait que je vous en parle, tiens…

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Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016), Challenge « Polar Historique » de Sharon, Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, Challenge « Victorien » chez Camille, Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, Le Mois anglais 2016 (Saison 5) chez My Lou Book et Cryssilda et le Challenge British Mysteries chez My Lou Book.

CHALLENGE - Mois Anglais 2015 SH

Sherlock Holmes – T1 – La sangsue rouge : André-Paul Duchâteau & Guy Clair

Titre : Sherlock Holmes – T1 – La sangsue rouge

Scénariste : André-Paul Duchâteau
Dessinateur : Guy Clair

Édition :  Bdétectives – Claude Lefrancq n°4 (1990)

Résumé :
A Baker Street, une nuit, un mystérieux fiacre rouge dépose, à la porte de Holmes et Watson, un moribond à demi exsangue. Son corps est recouvert de répugnantes sangsues rouges…

Voici le début d’une aventure étrange, une nouvelle source d’enquêtes… et d’ennuis pour notre célèbre détective.

Sherlock Holmes va retrouver son éternel ennemi, le professeur Moriarty, qui, depuis sa mort supposée, a trouvé le moyen – apparemment – de se rendre invisible en se jouant des problèmes de « chambres closes » !..

Critique :
Baker Street, 221b… Par une nuit noire et obscure, un mystérieux fiacre rouge dépose, à la porte de Holmes et Watson, un moribond à demi exsangue.

Son corps est recouvert de répugnantes sangsues rouges… Berk, que c’est dégoutant !

— Watson, cet homme est gravement atteint… Appelez vite un médecin !!
— Mais… Je suis médecin !

Au vu de ce dialogue, Holmes a dû avoir l’émotion qui a commandé au lieu de la raison pour en arriver à oublier la profession de son ami !

Je n’avais pas aimé les dessins à l’époque (1995) et après de nombreuses relectures, et bien, je peux vous dire que je ne les aime toujours pas…

Et je reste polie sinon, je vous hurlerais la phrase préférée que Jean-Pierre Coffe disait à propos de certaines nourritures…

Le dessinateur nous a présenté un Watson assez « enveloppé », une madame Hudson obèse et un Sherlock Holmes avec des épaules de débardeur-bûcheron-déménageur.

Une relecture du physique des personnages, sans aucun doute…

Le pire, c’est que la plupart des enquêtes de Holmes aidé de son fidèle Watson se déroulent lorsque Holmes avait la vingtaine ou la trentaine. Jeunes, quoi !

L’histoire se passe bien évidemment à Londres, en hiver où c’est qu’il fait froid et humide… Avec un fiacre rouge mené par un cocher invisible et un canasson qui connait sa route sur le bouts des sabots !

Holmes monte dans le fiacre rouge et arrive devant la demeure de lord Brewster et, surprise, Holmes tire aussi vite que Lucky Luke !

Oui, Holmes, sorti de chez lui en vitesse avait néanmoins un révolver bien utile dans la poche ! Il rentre à Baker Street, ressors dans la brume londonienne avec Watson et là, il a plus son révolver ! Dingue, non ?

Anybref… Holmes avait fait des déductions exactes sur le moribond couvert de sangsues et presque exsangue, selon le docteur Watson. Elles avaient sucé beaucoup, les petites bêtes pour en arriver à pomper tout ça !

— Dale, cet acteur sans emploi… myope, spécialisé dans les tournées de province.
— Mais comment avez-vous deviné, Holmes ?
— Une fois de plus, sachez que je ne devine jamais !

L’enquête est sombre et elle va nous mener sur les traces du très dangereux et exécrable Moriarty, ennemi juré de Holmes (pour ceux qui ne le savaient pas encore), un savant toujours prêt aux pires expérimentations, qu’elles soient humaines ou autres.

Non, il n’est pas mort, selon Holmes et comme lui, il a échappé aux terribles chutes de Reichenbach. C’est fou le nombre de personnes qui y tombent et qui en réchappent ! Moriarty avait dû se faire piquer par une araignée irradiée, dans un labo.

Et notre bon vieux méchant professeur Moriarty, depuis sa mort supposée, a trouvé le moyen – apparemment – de se rendre invisible en se jouant des problèmes de « chambres closes » !…

Scénariste en manque d’inspiration, sans doute.

Déjà faire revenir le Grand Méchant… Il aurait pu dater son histoire avant le Grand Hiatus, tout simplement, mais bon, y’a pas que dans le Nouveau Testament que ça ressuscite !

Nous passerons des beaux paysages urbains, enneigés, aux rives glauques et embrumées de la Tamise, de clubs sélects en tripots de bas étage, de gens « de la haute » aux filles perdues des bordels sournois et enfumés.

Ah pour voyager, on voyage et on passe d’un extrême à l’autre.

Sherlock, lui, il passe de l’un à l’autre sans s’émouvoir, hautain, suivi d’un Watson plus réceptif et attentionné.

Oh, j’oubliais le truc qui fâche : deerstalker et macfarlane sur le dos, Holmes arpente les rues de la ville vêtu de la sorte.

Lui qui était un gentleman, arpenter Londres vêtu comme pour une expédition à la campagne, ça fait tache, cloche, portenawak, cliché à mort et là je me dis que le scénariste et le dessinateur avait juste envie de le clichériser encore plus.

L’avantage c’est qu’une telle tenue est reconnaissable entre mille et qu’il est facile de déguiser n’importe quel couillon de la sorte afin de le faire passer pour Holmes…

— Le cab rouge, le cab de la mort ! Quelqu’un en descend ! Un mort en sursis !
— Mais c’est vous, Holmes ! C’est vous ! Par quel maudit sortilège ?
— Il se met à courir comme si… […]
— AU SECOURS ! À L’AIDE !
— Vite, Watson ! ON l’attaque ! Des mains invisibles cherchent à l’étrangler ! Sortez votre arme !

Holmes qui parle de mains invisibles qui étranglent l’homme… C’est… Y’a pas de mot pour le dire, y’a plus de mot ! [phrase tirée de « Papy fait de la résistance » et je ne dirai pas le mot manquant à la fin, c’est grossier !]

Tiens, puisque je parlais plus haut des clichés : un type recouvert de bandelettes, tel ramsès II sortit de sa tombe, mais avec une version plus fraiche des bandelettes… Ça devait lui prendre un certain temps pour se vêtir… Cliché l’attaquant déguisé de la sorte, non ?

Pour ceux ou celles qui, comme moi, auraient lu les albums de « Ric Hochet » dont le scénariste est le même qu’ici (A-P Duchâteau) savent qu’avec lui au scénario, c’est parfois rocambolesque. À la limite du fantastique et surnaturel.

Hélas, les explications ne sont pas toujours rationnelles et bien souvent capillotractées et données dans les 3 dernières cases, à la va-vite.

Bref, si vous la trouvez en occase, achetez-le, sinon, vous n’en mourrez pas si vous ne le possédez pas.

Par contre, si vous aimez le surnaturel et les choses pas toujours « nettes », cette bédé est pour vous.

J’avais des grands espoirs lorsque cette collection de Sherlock Holmes en bédé était sortie, mais ce fut plus une déception immense qu’autre chose.

Pire, au fil des relectures, je soupire de plus en plus.

Dire que j’ai décidé, pour le mois Anglais de juin 2016, de relire toute la collection… Je dois être maso sur les bords, pas possible autrement !

Étoile 2

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et Le Mois anglais 2016 (Saison 5) chez My Lou Book et Cryssilda.

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Sherlock – The Abominable Bride [Série]

Article publié ce jour en hommage à la date – présumée – de la naissance de Sherlock Holmes (06 janvier 1854 mais personne n’en est sûr, juste une histoire de déductions).

Chronique garantie sans spolier !

Pour ceux qui ont lu le canon holmésiens, il y a une Untold Stories mentionnée par Watson qui porte le titre de « Ricoletti of the club foot and his abominable wife ».

Une Untold Stories, pour les néophytes, c’est une enquête de Sherlock Holmes, mentionnée dans les écrits de Watson, mais pour lesquels les lecteurs n’ont jamais eu le compte-rendu.

Et cet épisode de la série Sherlock de la BBC a utilisé cette enquête mentionnée par Watson, mais jamais contée par lui, comme base pour cet épisode spécial Nouvel An.

Mais il ne se base pas que sur ça… Il y a aussi Le Manoir de l’Abbaye, Le problème final et Les 5 pépins d’orange…

J’attendais avec impatience ce nouvel épisode de Sherlock BBC et me posais bien des questions sur le « truc » puisque Steven Moffat et Mark Gatiss avaient décidé de plonger le détective dans sa véritable ère qui est la victorienne alors qu’ils nous l’ont si bien transposé au 21ème siècle.

Premières impressions : décors magnifiques, excellent rendu d’un Londres en 1895 (même si je n’ai pas vu les photos sous la neige que j’avais pu voir en avant-première, sans doute été coupées au montage), Watson marrant avec sa moustache, Holmes sexy avec ses cheveux plaqués en arrière, Mycroft obèse à mort, madame Hudson délicieusement rétro et Lestrade horrible avec ses rouflaquettes.

Je ne dirai rien en ce qui concerne Molly Hooper, à vous de voir l’épisode !

J’ai aimé le côté rétro de l’épisode, la moustache que Watson doit se laisser pousser pour que les gens le reconnaissent, les attitudes prises par les deux protagonistes, et dessinées un jour par Sidney Paget, ainsi que toutes les références au canon holmésien, qui doivent pas être connues pour être appréciées.

Notre Sherlock porte plus souvent l’horrible deerstalker que le haut-de-forme car il doit être conforme au personnage… Pourtant, l’est sexy en diable avec le haut-de-forme…

Il y a aussi une sorte de comique dans l’épisode, un soupçon de burlesque, un petit côté « je me moque de moi-même » qui m’a fait sourire plusieurs fois et j’avoue avoir eu quelques éclats de rire.

Les dialogues sont assez mordants et ça balance de tout les côtés !

J’ai pouffé de rire avec les paris un peu « morbides » que prennent Sherlock et son frère Mycroft, tout occupé à se gaver comme une oie avant les fêtes de Noël.

L’épisode est vif, nerveux, on ne s’embête pas, on ne sait plus où donner de la déduction tant le problème à l’air insoluble.

L’enquête a un petit côté fantastique avec la mariée morte, qui se relève de sa table de morgue pour aller assassiner son mari et je me suis demandée durant tout l’épisode comment elle avait fait ! Une fois que j’ai eu la solution, je me sentais moins bête mais j’avais pas trouvé, tiens.

Les petits procédés de caméra m’ont beaucoup plu aussi : Lestrade, dans le salon de Holmes, lui raconte la fusillade (qui ne fit pas de mort, juste une suicidée) et le salon est transposé dans la rue, comme si nos amis étaient les spectateurs en direct de la scène.

Sherlock est pareil à lui-même, imbuvable à certains moments, arrogant, fat, il balance des tas d’horreurs à Watson, des piques, des sarcasmes, mais se fera clouer le bec par une Mary Morstan décidément bien en forme.

Dommage que l’explication finale n’ait pas été plus exploitée parce que nous avions un sujet jamais traité dans le canon, des aspects politiques et de vie que Conan Doyle avait laissé dans l’ombre, se concentrant plus sur les enquêtes que sur la vie des gens sous le règne de Victoria.

Ok, c’est pour lancer la nouvelle saison, je ne dis pas, mais merde, ils n’auraient pas dû laisser cette chose importante en plan, je trouve. Merde, « ça » compte pas pour des prunes quand même.

De plus, sur la fin, j’avais un peu l’impression de me trouver dans « Les cigares du Pharaon » d’Hergé ou dans une réunion du Ku-Klux-Klan qui aurait décidé de porter les couleurs du RSCA d’Anderlecht (seuls les Belges capteront).

Ceci ne sera que ma seule critique, qui est plus un regret et une constatation qu’une critique pure et dure. Le cliché était un peu gros, les gars…

En résumé, je ne suis pas déçue de mon visionnage, depuis le temps que je l’attendais et j’avais même évité toutes les vidéos pour rester vierge avant…

J’ai pris mon pied, tiens ! Franchement, j’ai bien aimé la manière dont ils ont introduit et expliqués tout ça pour la prochaine saison… Le tout est cohérent, à mon humble sens, malgré les petites erreurs sur la fin.

Allez, je vais reprendre la DeLorean de Doc et refaire un bon dans le temps, moi, pour me replonger dans cette ambiance délicieusement victorienne.

— Watson, the game is afoot !

Étoile 4

Le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et « A year in England » chez Titine.

Juste pour le fun :

Sherlock Holmes & Moriarty associés – La BD dont vous êtes le héros : Ced & Boutanox

Titre : Sherlock Holmes & Moriarty associés – La BD dont vous êtes le héros

Auteur : CED
Dessinateur : Boutanox                                                             big_4-5
Édition : Makaka (15/11/2015)

Résumé :
« Vol, mort, enlèvement : Sherlock Holmes et le docteur Watson sont confrontés à des faits bien étranges pendant leur voyage en train.

Mais le plus troublant ne serait-il pas la collaboration inédite entre le célèbre détective et son ennemi de toujours, James Moriarty ?

Entrez dans la peau de Holmes, Watson ou Moriarty, interrogez les suspects, relevez les indices et résolvez les enquêtes, car le héros, c’est vous ! »

Critique : 
3ème livre que j’achète et je confirme qu’avec lui, on n’est pas volé car on passera plusieurs heures de plaisir en jouant avec lui et en le tripotant dans tous les sens.

De plus, on peut choisir entre jouer avec Holmes, ou bien avec le docteur Watson et, grande nouveauté, on peut aussi jouer avec Moriarty.

Trois enquêtes à résoudre et je vous conseille fortement la prise de notes afin de ne pas vous perdre dans le fil lors du ramassage d’indices en tout genre. À force de voyager dans le livre, on a tendance à oublier quel personnage nous a dit quoi.

Par rapport aux deux volumes précédents, cette fois-ci, nous avons une couverture cartonnée et un nouveau dessinateur, mais pour le reste, on ne change pas une recette qui marche. Purs moments de plaisir garantit.

Durant ma lecture/enquête, mes neurones ont fumé comme la cheminée d’une vieille loco et je ne vous raconte pas combien de pages de carnet j’ai noircies.

Pour une fois, j’avais trouvé tous les coupables, même si j’avais parfois hésité entre deux et suspecté un d’être complice alors qu’il était innocent comme l’agneau qui vient de naître.

Le rythme ne vous laisse pas le temps de vous reposer, vous passez d’un endroit à l’autre du livre, observant bien toutes les cases afin de trouver des petits chiffres bien cachés, des diamants disséminés un peu partout et essayer de craquer les codes (j’y arrive jamais).

Oui, faut pas relâcher son attention et il faut être plus concentré que le lait de chez Nestlé ! Lecture sportive pour les petites cellules grises et pour les bras qui bougent dans tous les sens.

L’aide de Wiggins m’aurait été précieuse, mais il n’est pas évident de le faire entrer dans la danse, c’est même complexe et il m’aurait fallu un sacré coup de chance. Ou bien tricher sans scrupules.

Allez, maintenant je retourne jouer, plus avec Watson cette fois-ci, mais avec Holmes et puis, si je me sens suicidaire, je me ferais bien Moriarty.

Me voici de nouveau face à quelques heures de jeu en perspective ! Quand je vous disait qu’on n’était pas volé… Mieux, vu que j’ai tout oublié des coupables des deux premiers tomes, je peux me les refaire aussi !

C’est que de l’amusement ces bédés dont je suis le héros !

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et « A year in England » chez Titine.

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CHALLENGE - Sherlock___Running_Wallpaper_by_draft624 Corrigé CHALLENGE - Thrillers et polars 2015-2016

Sherlock Holmes – Détective consultant : John Bastardi Daumont

Titre : Sherlock Holmes – Détective consultant                        big_2

Auteur : John Bastardi Daumont
Édition : Editions de la Martinière (2014)

Résumé :
Son nom est synonyme de détective privé, mais aussi d’acuité intellectuelle, de vélocité d’esprit. Pour certains, il a réellement existé, tandis que d’autres ont tout simplement oublié son géniteur, Conan Doyle.

John Bastardi Daumont a enquêté durant deux ans pour retracer la biographie du plus populaire des héros de fiction policière : il a parcouru l’Angleterre afin de recréer le parcours de Sherlock Holmes.

Les sociétés holmésiennes les plus célèbres comme la Sherlock Holmes Society of London ou des fonds documentaires uniques, comme celui de la bibliothèque de Marylebone, l’ont aidé dans ses recherches.

Plus qu’une simple biograhie, cet ouvrage analyse la méthode holmésienne à l’aune des méthodes scientifiques contemporaines.

Ainsi, le lecteur y apprend autant sur Sherlock Holmes que sur la police scientifique moderne.

Enfin, l’auteur analyse les raisons du succès de ce personnage victorien à travers ses réussites, ses rencontres, ses extravagances démontrant ainsi que Sherlock Holmes est plus vivant que jamais.

Critique : 
La première chose qui m’est venu à l’esprit lorsque je l’ai acheté à sa sortie, c’est que je tenais dans mes mains un bien bel ouvrage.

Pages épaisses, pas en papier glacé (j’aime pas le papier glacé), belles illustrations…

Ensuite, il y a eu la polémique et le tacle, assassin mais justifié, du président de la SSHF (Société Sherlock Holmes de France) car le livre était bourré de fautes dans des dates ou dans l’orthographe de certains prénoms (Oracio au lieu de Horatio, celui des Experts Miami, pour ne citer qu’elle).

Sans vouloir revenir sur l’affaire ou mettre du pétrole sur le feu, il y a bel et bien des omissions ou des raccourcis qui sont malhabiles. L’auteur sait sans doute de quoi il parle, mais le lecteur n’étant pas dans sa tête, comment arriver à saisir le sens de ce qu’il sous-entend par-là ?

Sincèrement, je ne sais pas comment je dois interpréter un « Andrew Scott a donné de Sherlock Holmes, une interprétation remarquable… ». Moi, dans ma tête, je me dis qu’il y a erreur, c’est Benedict Cumberbatch qui interprète Holmes, pas Andrew Scott qui lui a le rôle de Moriarty.

Serait-ce un private joke sur le fait que certains holmésiens pensent que Holmes et Moriarty ne sont qu’une seule et même personne ???

Si c’est le cas, seul un holmésien peut comprendre ou y penser, mais je vous avoue que c’est bête de noter pareille chose sans l’expliquer.

Une personne non initiée pourrait prendre pour argent comptant le fait que ce soit Andrew Scott qui joue le rôle de Sherlock.

Oui, le livre est truffé de fautes, plus ou moins grosses et je vous le dis de suite, sans la SSHF pour les énumérer toutes, certaines seraient passées à la trappe dans mon esprit parce que je ne suis pas érudite dans la chose.

Un lecteur qui voudrait en savoir plus se retrouverait avec des renseignements totalement faux pour certains.

Holmes a pris sa retraite en 1903 et pas en 1930 comme renseigné dans le livre.

« Conan Doyle a écrit quatre nouvelles et cinquante-six histoires courtes ». Non, c’est 4 romans et 56 nouvelles, les mots sont importants ! Mary devient Marie, Irene se retrouve avec un accent (Irène).

« Holmes suscite depuis cent cinquante ans, de façon ininterrompue, une littérature apocryphe et de commentaires. ». Datant de 1887 (première publication), cela fait… 127 ans puisque l’ouvrage présent est paru en 2014.

Bref, même si cet ouvrage est bien fait au niveau du design, il présente de nombreuses coquilles et des erreurs monumentales que pour être conseillé.

Lorsqu’on les connait (voir ICI), il suffit de les imprimer et de lire l’ouvrage avec la liste sous les yeux, mais tout de même, vu son prix, ça fait mal !

Dommage, j’en attendais beaucoup… WTF !!

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Challenge « Thrillers et polars » de Canel (2014-2015), Challenge « Polar Historique » de Sharon, Challenge « Victorien » chez Camille, Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et le Mois Anglais (Juin 2015) chez Titine, Lou et Cryssilda.

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Le dico Sherlock Holmes : Jacques Baudou et Paul Gayot

Titre : Le dico Sherlock Holmes                                               big_4

Auteurs : Jacques Baudou et Paul Gayot
Édition : Les Moutons Electriques (2015)

Résumé :
De A à Z, d’abeilles à zoologie, en passant par le Diogène Club, Moriarty et bien sûr Watson, ce dictionnaire, s’intéresse à toute la galaxie du 221B Baker Street.

Aucun héros de fiction, plus que Sherlock Holmes, n’a autant engendré d’intérêt. Au point même qu’à l’inverse des personnages historiques devenus figures de romans, il ait accédé à une certaine réalité…

On trouvera dans Le Dico Sherlock Holmes des entrées sur le Canon, les pastiches, les nombreux rencontres mises en scène avec des figures comme Freud, Arsène Lupin ou Tarzan. Mais aussi des références à l’holmésologie et ses spéculations aussi savantes qu’humoristiques.

Un ouvrage d’exception, dernier coup d’archet de la collection Bibliothèque rouge afin de la clôturer en beauté. Un projet jamais vu en France ou ailleurs.

Critique : 
Voilà un dico sur Holmes qui m’a bien plu ! Mieux que le précédent que je possédais « Le Petit dictionnaire de Sherlock Holmes » de Marc Lemonier (voir ICI).

Celui-ci est plus complet mais attention, il fait aussi parfois référence à des apocryphes holmésiens.

Il nous parle aussi abondamment de William S. Baring-Gould sans ajouter que certaines de ses théories étaient fumeuses…

Ne prenez pas donc pour argent comptant le fait que Holmes ait eu des relations avec Irene Adler et que Nero Wolf soit leur fils.

Bon, en principe, d’après les définitions que j’ai lue, pas de risques que les néophytes fassent l’amalgame entre les données tirées, stricto senso, du Canon Holmésien et celles en provenance directe des récits apocryphes (non écrits pas Arthur Conan Doyle).

De nombreuses citations émaillent le dico et je suis toute contente, moi qui voulait fouiller le Canon pour les noter toutes, et bien, une partie du travail est fait. Que les auteurs en soient remerciés.

Afin de vous prouver qu’en holmésologie, tout est démontrable (même par l’absurde), on a droit à quelques théories holmésiennes de plus discutées, dont notamment le nombre d’épouses qu’à eu Watson. Oui, on discute de tout, même de savoir si les portes de la chambre de Holmes s’ouvraient par la droite ou la gauche.

Non, je n’ai pas encore discuté du fait de savoir s’ils la portaient à droite ou à gauche…

Ce genre d’ouvrage est plutôt réservé aux connaisseurs de Holmes, du moins à ceux qui ont lu les écrits canoniques, vu quelques films, pièces de théâtres et découvert les apocryphes les plus connus (ou qui veulent les découvrir).

Moi, j’ai apprécié l’ouvrage, même si je n’ai pas lu toutes les définitions, j’ai souri quelques fois et je me suis prise un bon mal de crâne en réfléchissant sur quelques théories.

D’ailleurs, j’en ai appris de bien belles !

Un excellent dictionnaire qui n’aura le défaut que d’être trop court… ou alors je l’ai dévoré trop vite avec un trop grand appétit.

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Les enquêtes de Sherlock Holmes : Haruka Komusubi [Manga]

Titre : Les enquêtes de Sherlock Holmes [manga]            big_3

Auteur : Arthur Conan Doyle

Dessinateur : Haruka Komusubi
Édition : Nobi Nobi ! (2015)

Résumé :
Dans le Londres de la fin du XIXème siècle, le docteur Watson fait la connaissance d’un individu des plus remarquables : le détective privé Sherlock Holmes.

Embarqué malgré lui dans les plus étranges enquêtes de la ville, il apprendra aux côtés de cette légende vivante les filons de la logique et de l’observation méticuleuse qui mènent à la résolution de ces énigmes.

Mais elles semblent toutes avoir un point commun : le machiavélique professeur Moriarty ! Holmes va devoir user de son intuition légendaire pour déjouer les plans de son pire ennemi… Élémentaire !

Critique : 
Quelques enquêtes de Sherlock Holmes misent en manga ? Pourquoi pas ? Ma collectionnite aiguë devant recevoir sa dose régulièrement, j’ai acquis ce manga.

Bon, je n’aime pas trop la manière dont Holmes est dessiné. Mais ceci n’engage que moi. Pas aimé non plus l’absence d’un œil lorsqu’un personnage est de profil, ça fait moche.

Le contenu ? Correct, semblable au canon, à la différence qu’il est un peu édulcoré pour pouvoir faire tenir 5 aventures dans un manga.

Après une brève intro sur la rencontre Holmes/Watson (en couleurs), on passe à l’affaire des « Six Napoléons » (noir et blanc). Elle est correcte, mais il manque le compliment que Lestrade faisait à Holmes et qui l’avait ému, même s’il avait fait tout pour ne pas le montrer.

« Le ruban moucheté » m’a fait rire parce que Watson pense « Et moi alors » lorsque Helene Stoner dit « Je suis heureuse de vous revoir, monsieur Holmes » lorsqu’il arrive tous deux dans la propriété.

Par contre, mauvais point pour le deerstalker et le macfarlane, même si Stoke Moran se trouve à la campagne. Absence aussi des déductions de Holmes sur la jeune fille qui venait lui demander son aide, mais il l’appelle vite pas son prénom. C’est choupi ! Mais on ne la voit pas assez à mon goût.

Autre soucis, Holmes parle de Moriarty à Watson juste avant la Ligue des Rouquins… Il dit que l’éminence grise qui tire les ficelles de toutes ces affaires est proche du diable. Oh, là on s’écarte fort des aventures canoniques !

Bingo, j’avais raison, ils ont fait comme dans la série de la Granada (avec Jeremy Brett) et on introduit l’ombre de Moriarty dans la Ligue des Rouquins, ce qui, à mon sens, est une grave erreur lorsque l’on se veut être des « classiques en littérature ».

Pire, « L’aventure du détective agonisant » se trouve mélangée avec celle du « Dernier problème » et de nouveau associée à Moriarty (alors que dans le Canon, Moriarty n’apparaît que dans « Le dernier problème » et « La vallée de la peur »).

Je peux comprendre qu’il faille parler un peu plus du professeur Moriarty, le Napoléon du crime, la Némésis de Holmes, son jumeau version côté obscur de la Force, je comprends qu’il faille le présenter autrement que Conan Doyle le fit dans ses récits, mais là, on dénature le tout.

Un lecteur qui n’aurait jamais lu le canon holmésien pourrait prendre ça pour argent comptant, hors, ça ne l’est pas.

De plus, lorsqu’on est une collection qui se nomme « Les classiques en manga », on se tient à l’œuvre originale, que diable.

Malgré tout, j’ai apprécié ce petit manga et ces quelques notes d’humour disséminée dans les pages.

Au moins, les personnages de Holmes et Watson sont jeunes et Watson est tout à fait acceptable sans sa moustache.

Challenge « Thrillers et polars » de Canel (2014-2015), Challenge « Polar Historique » de Sharon, Challenge « Victorien » chez Camille, Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict et le Mois Anglais (Juin 2015) chez Titine, Lou et Cryssilda.

Moche, non, ce profil ??

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