Le Retour de Moriarty : John Gardner

Titre : Le Retour de Moriarty

Auteur : John Gardner
Édition : JC Lattès (1976)
Édition Originale : The Return of Moriarty (1974)
Traducteur : Iawa Tate

Résumé :
Londres, 1894 – Le silence têtu de monsieur Holmes et Watson, les démentis répétés de Scotland Yard, n’empêcheront plus la vérité d’éclater : le professeur James Moriarty, que la presse et l’opinion publique tenaient pour mort, n’a pas péri aux chutes de Reichenbach.

Aujourd’hui la terrible menace de celui que l’on a surnommé le Napoléon du Crime pèse à nouveau sur Londres et c’est tout l’Empire Britannique qui tremble.

Mais dans quel but Moriarty bat-il le rappel de ses armées de faussaires, de coupe-jarret, de surineurs et de prostituées ? Pourquoi pourchasse-t-il Jack l’Éventreur dans les brouillards de Whitechapel ?

Quelle effroyable machination ourdit-il dans son repaire secret des docks de la Tamise ? Plus inquiétant encore, c’est le mutisme de Sherlock Holmes. Le détective de Baker Street acceptera-t-il de se dresser à nouveau contre celui qui fut, de toute éternité, son plus mortel adversaire ?

Critique :
Moriarty, sa vie, son oeuvre…

La lecture de ce roman m’a déconcertée car je m’attendais à un combat entre Holmes et son vieil ennemi, Moriarty. Que nenni !

Ce livre, c’est uniquement consacré au Napoléon du Crime et à son organisation criminelle.

Une sorte de livre de bord de sa « criminelle entreprise » qui ne connaissait pas la crise et le fait qu’il reprend les rênes que Moran avait laissée un peu trop lâche sur l’encolure de leur « personnel » si particulier.

Bref, le syndicat du crime vient de retrouver son président après trois ans d’absence.

Holmes est fort peu présent dans ce livre, contrairement à ce que le quatrième de couverture pouvait laisser croire en notant « le détective de Baker Street acceptera-t-il de se dresser à nouveau contre celui qui fut, de toute éternité, son plus mortel adversaire ? ».

Holmes est plus ténu qu’une ombre puisque l’on ne fera jamais que référence à sa présence, entre autre lorsque Moran va se positionner en face de chez lui pour le dézinguer ou quand Moriarty repense à ce qu’il s’est réellement passé aux chutes de Reichenbach.

D’ailleurs, je dois souligner que l’explication de Moriarty est une de celle que je n’avais pas encore lue. Elle a le mérite d’être crédible.

Nous avons eu droit aussi à une autre théorie : comment ce paisible professeur de mathématique est-il devenu cet homme à la tête d’une organisation criminelle à faire pâlir de jalousie les autres ? Je dois dire que l’astuce est bien trouvée.

Bref, ce livre est tout entier consacré à Moriarty et à la manière dont il a repris les rênes des affaires lors de son retour. On descendra dans les bas-fonds en compagnie de gens fort peu fréquentable et on découvrira qu’il vaut mieux ne pas doubler l’homme.

Moriarty a organisé sa bande en véritable « famille », donnant pour mieux recevoir, et tenant tout le monde dans une main de fer. Une sorte de mafia anglaise dirigée par son Parrain.

Malgré quelques passages un peu plus lents, le livre se lit avec facilité et bien que détestant le Napoléon du Crime, je dois reconnaître que le livre est bien écrit et je ne regrette pas la lecture.

 

Dr Watson – Tome 2 – Le grand hiatus (Partie 2) : Stéphane Betbeder & Darko Perovic

Titre : Dr Watson – Tome 2 – Le grand hiatus (Partie 2)

Scénariste : Stéphane Betbeder
Dessinateur : Darko Perovic

Édition : Soleil 1800 (11/10/2017)

Résumé :
Après la disparition de Sherlock Holmes dans les chutes de Reichenbach, le docteur Watson part à sa recherche.

Son enquête le mène de son Angleterre natale en Afghanistan où il s’était battu pour la couronne d’Angleterre onze ans auparavant. Ce retour en terre d’Orient réveille les cicatrices du passé.

Est-il manipulé ? Revivre ce traumatisme de guerre, est-ce la condition de la libération de Holmes ?

Critique :
Vous qui entrez cette bédé, oubliez toutes vos connaissances  holmésiennes !

Le premier tome du Grand Hiatus avait du potentiel, mais je n’avais pas aimé le fait que l’on représente Watson comme un homme âgé, alors qu’en 1891, il devait avoir dans les 41 ans (au plus).

Mon grognement s’était accentué avec le fait qu’on le fasse tout quitter, même sa femme en cloque, pour se mettre à la recherche de Holmes qu’il pensait toujours vivant et retenu prisonnier par Moriarty.

Allez Watson, fait ton deuil, il reviendra dans 3 ans tout fringuant !

Anybref, ma rencontre avec le premier tome ne s’était pas bien déroulée, doux euphémisme.

Puisque l’occasion de lire le tome 2 sans débourser un euro s’est profilé dans mon horizon littéraire, j’en ai profité pour faire taire la curiosité éveillée lors du premier tome et voir si Watson allait revenir à la raison et surtout, mettre fin à l’horrible cliffhanger du tome 1 qui laissait Watson dans une sale situation.

On reprend donc dans le trou où Watson était tombé.

Passé et présent s’entremêlent habillement dans ce second tome à tel point que nous aurons même l’impression que Watson fait un retour dans le temps puisque 11 ans après (1891), il recroise Murray, son ordonnance qui lui avait sauvé la vie à la bataille de Maiwand et ce dernier lui rejoue le même scénario en lui sauvant la vie.

Attendez, là, on rembobine tout ! Nous sommes en 1891 pas en 1880 ! Si nous étions à la seconde guerre anglo-afghane (1879/1880), comme les images du passé de Watson nous le montraient, nous aurions un Watson jeune et pas un vieux croulant !

Petit aparté, je n’ai toujours pas compris comment en 11 ans, le Docteur Watson avait pu vieillir aussi vite et donner l’impression d’être un Sean Connery de 60 ans.

Comment diable Watson pourrait-il revivre cet épisode en 1891 ? Qui a utilisé la De Lorean de Doc sans lui demander la permission ??

Sous des airs de fantastique, cette histoire qui mêle le présent et le passé est intrigante, dérangeante, surtout lorsque nous rencontrons le Murray en question, en 1880, avec un Watson jeune et que le Murray a tout d’un Holmes, niveau déductions.

La partie jeunesse de Watson est intéressante, elle nous éclaire un peu sur cette guerre qu’un Empire mena à un pays qui ne se soumettra jamais, même si l’Empire contre-attaqua encore et encore.

Les dessins sont agréables et les couleurs chaudes, surtout lorsque nous sommes en Afghanistan car une fois de retour à Londres, ce n’est que grisaille.

Si j’avais eu des doutes à la lecture du premier tome, le second les a levés. Par contre, je pense que les non initiés au canon holmésien prendront plus de plaisir à la lecture car ils sont vierges de tout.

Nous, lecteurs qui le connaissons par coeur, on est toujours pris au dépourvu par certains changements, par certaines interprétations, car notre mémoire est fidèle aux récits canoniques et elle a du mal à découvrir une autre histoire.

Pourtant, celle-ci n’est pas mal foutue et elle s’éloigne du canon tout en le respectant, un peu à la manière d’un « Solution à 7% » de Meyer devenue « Sherlock Holmes attaque l’Orient Express » lorsque mise en film.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019).

 

Sherlock – Tome 3 – Le grand jeu : Mark Gatiss, Steven Moffat & Jay

Titre : Sherlock – Tome 3 – Le grand jeu

Scénaristes : Mark Gatiss & Steven Moffat
Dessinateur : Jay

Édition : Kurokawa (12/10/2017)

Résumé :
En manque d’enquêtes intéressantes, Sherlock s’ennuie. C’est alors qu’une étrange explosion a lieu à proximité du 221B. Suite à ses investigations, la police trouve une lettre à l’attention de Sherlock avec un téléphone portable rose à l’intérieur.

Là encore, et à l’instar de nombreuses affaires récentes, Moriarty se trouve derrière cette tentative d’intimidation.

Par la suite, prenant diverses personnes en otage à qui il fait mettre des ceintures d’explosifs, le malfaiteur fait passer des épreuves à Sherlock.

Critique :
Le grand jeu ? The full monty ? Heu, pas tout à fait car nous n’aurons pas droit à un strip-tease intégral de Sherlock et John…

Donc, on se calme mesdemoiselles et mesdames les ménagères de moins de 50 ans : vous ne verrez pas les plumeaux de ces messieurs.

J’ai beau avoir visionné plusieurs fois les épisodes de cette série, j’oublie toujours des tas de petits détails et le manga m’en a remis quelques uns en tête.

Comme je le dis depuis le début (mais vu qu’au fond de la classe, on ne suit pas, je le répète) : l’avantage de relire les épisodes télés en manga, c’est que l’on peut faire des arrêts sur image, sur dialogues, lire à son aise et ainsi, s’en imprégner d’une autre manière.

Et vu que l’épisode 3 de la saison 1 avait un rythme endiablé, passer à un slow ne fait de tort à personne, surtout pas à mon cerveau surmené.

Le scénario du manga colle toujours à celui de la série, au plus juste, mais on a quelques petits soucis dans les dessins des personnages et des expressions, une fois de plus.

Les dessins de Lestrade peuvent être confondus avec certains de John Watson, le nez de Sherlock Holmes n’est pas tout à fait conforme à la réalité et le pire sera pour James Moriarty qui, dessiné, perd toute son aura, toute sa morgue, toutes ses mimiques du visage qui font de lui un méchant bien plus angoissant que tous les anciens Moriarty réunis.

Ce sera mon seul bémol pour cet opus : la perte de l’intensité dramatique de la scène de la piscine municipale où Sherlock découvre QUI est Moriarty.

Dans la série, on monte en puissance, on découvrait, subjuguée, l’acteur qui jouait le rôle d’un Moriarty joueur, drôlement sarcastique, s’amusant de la situation, lançant des bons mots et nous montrant sa palette d’expressions du visage.

En manga, on perd tout ça…

Mais pour le reste, si vous voulez revivre cet épisode à un rythme plus lent, vous attarder plus longuement sur les dialogues, les situations, les pensées de Sherlock qui vont à la vitesse de la lumière, et bien, laissez-vous tenter, que diable !

Rien ne vous empêchera, ensuite, de revivre la scène intense de la piscine sur grand écran.

Vivement le suivant avec Irene nue devant un Sherlock sans voix et sans pensées.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et le Challenge « A year in England – 2017-2018 » chez Titine (Plaisirs à Cultiver).

Les aventures de Charlotte Holmes – Tome 2 – Le dernier des Moriarty : Brittany Cavallaro

Titre : Les aventures de Charlotte Holmes – Tome 2 – Le dernier des Moriarty

Auteur : Brittany Cavallaro
Édition : Pocket Jeunesse (07/09/2017)

Résumé :
Les vacances de Noël de Jamie Watson ne s’annoncent pas de tout repos : invité dans le luxueux manoir des Holmes dans le Sussex, il se heurte à l’énigmatique comportement de Charlotte. Et quand l’oncle de celle-ci disparaît, le duo se doit de reprendre du service.

Les arrière-petits-enfants des célèbres D. Watson et Sherlock Holmes s’envolent alors pour Berlin, sur les traces d’une mystérieuse filière des faussaires… Leur contact ? Auguste, le dernier descendant des Moriarty…

Critique :
Holmes et Watson comme on ne les a jamais vu… Normal puisque ce ne sont pas les vrais mais leur descendance : ce sont les petits-petits-petits fillots des véritables Holmes et Watson de Baker Street.

Une fille, un garçon, ça donne des envies de faire du chabadabada, mais entre eux, personne n’y croit vu que Charlotte Holmes est le portrait craché de son lointain ancêtre et qu’elle est donc allergique aux sentiments.

Quant à Jamie Watson, il veut trop la protéger, la mettre dans de la ouate, dans son lit, rêve d’une vie de couple avec elle et en devient parfois un peu lourd.

Dans cette deuxième aventure des descendants Holmes-Watson, on retrouve ce qui a fait le succès de la première, additionnée d’un peu plus de descendance du terrible professeur Moriarty et un peu plus de loufoquerie, surtout que sur la fin, on a tout d’un final grandiloquent à la James Bond ou même pire… Un tantinet exagéré, peut-être…

Cette fois-ci, on quitte l’Amérique et direction l’Angleterre et le manoir de la famille Holmes où le jeune Watson va enfin faire connaissance avec les parents un peu zarbi de Charlotte, ensuite, il faudra attendre un peu qu’une disparition arrive pour voir nos jeunes amis se lancer dans une enquête qui a tout l’air de ne pas en être une, tant Charlotte n’est pas trop à ce qu’elle fait.

Bien entendu, le lecteur un peu malin aura compris ce qui clochait bien avant Watson et sa déduction ne pourra être que « Bon sang, mais c’est bien sûr… », ce à quoi on pourrait répondre par un hérétique « Élémentaire, mon cher Watson ».

Si le roman ne mange toujours pas de pain et ne cassera jamais trois pattes à un canard, il a tout de même réussi à me divertir sans me faire fumer le cerveau et en lui offrant même du temps libre.

Les personnages auraient pu être attachant, mais je trouve toujours que Charlotte est horripilante au possible et autant j’apprécie son ancêtre et tout ses travers, autant elle, avec les siens, ça ne colle pas entre nous deux.

Jamie Watson, lui, est plus accessible, plus « comme nous », avec ses défauts, ses qualités, ses idéaux, ses envies, ses emmerdes, son côté un peu ado à baffer…

Anybref, j’ai passé un bon moment de lecture, sans me prendre la tête, sans que mes neurones ne fument, j’ai suivi l’enquête de nos deux jeunes, qui, comme dans le canon, laisse la part du lion à Holmes et Watson en simple observateur, même si ce dernier aura tout de même un rôle à jouer.

Comme pour le premier, ça ne mange pas de pain, ça ne me laissera pas un souvenir impérissable, mais en bonne collectionneuse holmésienne, je lirai le troisième pour clore la trilogie, car, avec un peu de chance, le dernier aura bonifié…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018), et le Challenge « A year in England – 2017-2018 » chez Titine (Plaisirs à Cultiver) et Le Challenge « Les Irréguliers de Baker Street » repris par Belette [The Cannibal Lecteur] ou sur le forum de Livraddict (N°35 – Charles August Milverton).

[TÉLÉFILM] Sherlock Holmes in New York – Sherlock Holmes à New York (1976)

Sherlock Holmes in New York (Sherlock Holmes à New York) est un téléfilm américain réalisé par Boris Sagal, diffusé en 1976 avec Roger Moore (acteur britannique) et Patrick Macnee (acteur britannique) dans les rôles de Holmes & Watson.

Date de sortie initiale : 18 octobre 1976
Réalisateur : Boris Sagal
Société de production : 20th Century Fox Television
Scénario : Alvin Sapinsley
Bande originale : Richard Rodney Bennett

Distribution :
Roger Moore (VF : Jean Roche) : Sherlock Holmes
Patrick Macnee (VF : Roland Ménard) : Docteur Watson
Charlotte Rampling (VF : Brigitte Morisan) : Irene Adler
John Huston (VF : Jean Martinelli) : Professeur Moriarty

Synopsis :
19 – 22 mars 1901 – Londres : Sherlock Holmes arrive chez le Professeur Moriarty, un homme redoutable à la tête du crime organisé londonien. Le détective annonce à son ennemi qu’il a infiltré son organisation criminelle et que tous ses proches collaborateurs ont été arrêtés. Moriarty menace Holmes, mais se retient de le tuer.

L’homme machiavélique annonce qu’il va perpétrer en représailles le « crime du siècle », qui se déroulera sous les yeux du détective sans que celui-ci ne parvienne à l’arrêter, ce qui l’humiliera et le discréditera aux yeux du public.

De retour au 221B Baker Street trois jours plus tard, Watson informe Holmes qu’Irène Adler, devenue chanteuse de music hall à New York, va prochainement donner un récital. Holmes reçoit anonymement par la poste des tickets pour le spectacle, et s’inquiète qu’un lien existe entre les mauvaises intentions de Moriarty et Irène Adler : il décide donc de partir à New York avec Watson.

31 mars – 2 avril 1901 – New York : arrivés de l’autre côté de l’Atlantique, Holmes et Watson se rendent au théâtre où Irène Adler doit se produire le soir même.

Holmes apprend à son grand soulagement que la jeune femme ne semble avoir reçu aucune menace, mais il parvient à comprendre que c’est bien Moriarty qui a envoyé les tickets de spectacle à Baker Street.

Holmes et Watson se rendent le soir-même à la représentation mais le directeur du théâtre informe les spectateurs qu’Irène Adler ne pourra pas se produire.

Le détective, qui apprend l’adresse de la jeune femme, part immédiatement chez elle.

Anecdotes :

  • La voix française de Roger Moore est celle aussi de Nicol Williamson qui joua le rôle de Sherlock Holmes dans « Sherlock Holmes attaque l’Orient-Express ».
  • La voix française du professeur Moriarty joué par John Huston est celle de Perry Mason (Raymond Burr).

Ce que j’en ai pensé :
Chat échaudé craint l’eau froide… C’est donc avec circonspection (et non avec circoncision) que j’ai entamé le visionnage de ce téléfilm dont j’avais peu d’espoir qu’il terminasse au panthéon des films holmésiens.

Rappelez-moi de me coller des baffes pour être partie avec des préjugés et un jugement prédéfini, ce qui ne se fait pas…

Pas d’excitation non plus, mes loulous, on ne se trouve pas devant le summum des téléfilms holmésiens, mais face à quelques chose qui tient la route et qui se révèle moins pire que ce que j’avais pensé au départ.

Hormis quelques détails qui m’ont fait froncer les sourcils dans la scène de départ, pour la suite, c’était plaisant à voir et divertissant.

Commençons directement par ce qui m’a emmerdé tout au long du film :

  • La tronche de constipé du professeur Moriarty, avec ses bajoues de crapauds et sa voix digne du capitaine Mehrlicht ! Alors d’après Wiki, le doubleur est le même que pour Perry Mason, mais ce jour là, il devait avoir fumé des Gitane et des Johnson sans filtres car c’était rocailleux et horrible à souhait, comme s’il avait des glaires de coincé dans le fond de la gorge…

  • Moriarty est le Napoléon du crime, on est bien d’accord ?? Holmes est le roi du déguisement, on est toujours d’accord ? Mais de là à duper Moriarty en se déguisant en colonel Moran sans que celui-ci ne s’en rende compte, il y a un pas à ne pas franchir…
  • Moriarty cause trop ! Comme tous les méchants, il doit donner son plan, l’étaler et parler de la réalisation imminente de son crime du siècle, passé et à venir ! Rien de moins… On se demande même s’il ne va pas aller nous assassiner J.F.K ! Ah merde, non, nous sommes en 1901, 62 ans trop tôt !
  • Dans son bureau, Moriarty possède plus de pièges qu’Oncle Picsou ! Et presque les mêmes, en plus !
  • Le Watson campé par le Patrick Macnee de « Chapeaux melon et bottes de cuir » est limite débile, il ne capte rien, et n’a que peu de traits de lucidité. Durant tout son séjour à New-York, il regarde les américains comme des imbéciles sans savoir qu’il en est un lui-même, d’imbécile ! Et en prime, son boitillement le fait marcher comme un canard.

  • Nooon, Holmes ne va quand même pas se rendre à New-York en deerstalker et macfarlane ?? Ben si ! Et en plus, on lui fait fumer une pipe calebasse ! Même si l’histoire se déroule en 1901, cette pipe n’a pas encore été ramenée en Grande-Bretagne.

  • Heureusement, il ira au théâtre en smoking…

  • Je n’ai rien contre Roger Moore en Holmes, mais bon, parfois, il fait un peu trop du  James Bond, trop de Simon Templar, trop de Brett Sinclair… Trop de Moore, quoi ! mdr
  • Par contre, dans le noir, avec ses cheveux coiffés de la sorte, on dirait Benedict Cumbertbatch à certains moments…

Pour le reste, pas de remarques mesquines à faire, il y a de l’action, du mystère, deux enquêtes et Holmes est pris à la gorge, ne pouvant en résoudre une sous peine d’avoir la mort d’un enfant sur la conscience.

Et quel enfant en plus ! Non, je ne dirai pas qui est sa maman… Ni qui pourrait être son papa…

Charlotte Rampling fait une excellente Irene Adler, de la distinction, de la classe, elle et Holmes s’appelle par leurs prénoms, ce qui fait très choupi, mais à un certain moment, sa doubleuse doit avoir testé plusieurs versions du prénom de Sherlock car elle nous donne du Tcherlock, ce que je déteste et ce qui n’est pas juste.

Le jeu entre elle et Holmes est subtil, on se doute qu’il y a eu des choses entre eux, on se doute qu’il y en a toujours, ils parleront d’un voyage au Monténégro, leur deux, on imagine des choses coquines, mais on ne verra rien, dommage, mais tant mieux, dans le fond, parce qu’il y a plus dans leur non-dit que dans un long baiser qu’ils auraient pu se rouler.

Watson, hélas, est un débile mental profond, il ne voit pas ce que le téléspectateur comprend très vite, ou du mois, ce que nous soupçonnons aisément. Lui, c’est nada, on lui mettrait devant le nez qu’il ne comprendrait pas encore.

Dommage, parce que dans le film, il aura quelques moments de conducteur de lumière ou de boost pour Holmes qui se laisse abattre quand il comprend le piège de Moriarty.

Niveau bagarres, ce n’est pas le top, mais nous nous trouvons dans un vieux film, ce qui est normal, donc, que les scènes aient l’air d’être foireuses… Comme celles des courses-poursuites en fiacre…

New-York, comme la ville de Londres, n’échappera pas au nappes de brouillard, ça donne toujours une certaine ambiance, je trouve, même si elles flottent dans les airs comme des fantômes…

Au final, même si ce n’est pas le téléfilm du siècle, ça se laisse regarder avec plaisir, pour se divertir, c’est ce qu’il faut, on a deux enquêtes où Holmes devra se montrer plus malin que Moriarty, qui lui, a mis au point un plan machiavélique, qui, en cas de réussite, aurait vraiment été le crime du siècle et aurait placé le professeur sur un piédestal par rapport à Holmes.

Mais Sherlock Holmes est le plus fort ! Na.

À voir sans se prendre la tête, avec du pop-corn et un bon mojito !

On oscille donc entre :

Le « Mois Américain – Septembre 2017 » chez Titine  et le Challenge « A year in England – 2017-2018 » chez Titine (Plaisirs à Cultiver).

 

Sherlock Holmes – Tome 3 – Sherlock Holmes et l’Énigme du Jodhpur : Manunta & Seiter

Titre : Sherlock Holmes – Tome 3 – Sherlock Holmes et l’Énigme du Jodhpur

Scénariste : Roger Seiter
Dessinateur : Giuseppe Manunta

Édition : Le Verger (02/08/2016)

Résumé :
Port-Saïd, avril 1892. Le paquebot Jodhpur est en route pour Bombay, avec à son bord Irène Adler et Sherlock Holmes, qui retrouve peu à peu la mémoire après les événements de Retrouvailles à Strasbourg.

Le mari d’Irène a disparu aux Indes depuis de longs mois, et le célèbre détective lui a promis de l’aider à le retrouver. Dans le sillage de Sherlock Holmes, le crime et l’aventure ne sont jamais loin…

Critique :
Hop, on quitte Strasbourg pour aller chercher un peu d’exotisme à Bombay, toujours en charmante compagnie puisque Irene Adler voyage avec Sherlock Holmes que tout le monde croit mort dans les chutes.

Depuis le temps, tout le monde devrait savoir qu’il n’y est pas vraiment tombé… Mdr

Anybref, cette fois-ci, c’est Sherlock qui renvoie l’ascenseur à Irene puisque c’était le deal : elle l’aidait pour son enquête à Strasbourg et lui, il l’aiderait pour tenter de résoudre la mystérieuse disparition de son mari, aux Indes.

Non, Sherlock ne se tape pas les Indes pour rapporter du curry à madame Hudson ! Il enquête, messieurs, dames ! Avec Irene Adler, en plus ! Disons-le de suite, elle a des atouts que Watson ne possède pas…

Et bien oui, nos deux petits coquins se font passer pour mari et femme : les Hansson (♫ Mmmbop ♪). Mais je rassure les puritains qui passeraient dans le coin, ils ont réservé une confortable suite de deux cabines !

Damned, ils font chambre à part ! Mais Irene dort avec une jolie nuisette qui ne cache pas grand-chose de son corps. Je dis ça et je dis rien, Holmes n’avouera jamais ce qu’ils font de leurs nuits car c’est un gentleman. Les paris sont ouverts quand à savoir si oui ou non ils… Ou si l’un(e) voudrait et pas l’autre.

— J’ai une question à vous poser. Quelles sont exactement vos relations avec Irene ? Êtes-vous intimes ?
— Vous êtes sérieux ? Vous penser qu’un gentleman va répondre à une telle question ?

Cette fois-ci, le dessin de Sherlock Holmes m’a plu, avec ses cheveux plus court, il fait plus gentleman qu’avec ses cheveux longs et bouclés. Quant aux couleurs, elles sont chatoyantes et c’est un plaisir de les regarder.

Niveau scénario, ce n’est pas un branquignol qui est aux commandes : comme dans le tome 2, il se tient, on poursuit le mystère de la disparition du mari d’Irene aux Indes et on sent qu’on vient de mettre la main dans un nid de vipères avec ces compagnies du chemin de fer qui veulent être les seules à posséder l’affaire, quitte à magouiller en coulisses, ou plus, si possibilités.

— Tenez Irene. Le bijou est pour vous.
— Mais… Mais je ne peux pas accepter. Ce bracelet a bien trop de valeur !
— Pour vous remercier de m’avoir aidé à redevenir Sherlock Holmes et en témoignage du plaisir que me procure votre compagnie.
— Un plaisir partagé, soyez-en assuré, Sherlock !

L’affaire de la disparition de monsieur Norton ne sera pas résolue dans ce tome-ci, mais pas de panique, on ne glandouillera pas car nous aurons aussi une enquête sur un vol avec violence qui a eu lieu sur le bateau et des retrouvailles avec le Méchant de service qui ne rêve que d’une chose : tuer Lucky Luke !

Pardon, je voulais dire « qui ne rêve que d’une chose : tuer Sherlock Holmes ! ». Autant Jo Dalton était hilarant et plus bête que méchant, autant John Clay est un salopard de première.

Les auteurs nous offrent donc un album avec leur version personnelle du Grand Hiatus, version personnelle qui se tient.

Par ailleurs, nous avons droit à un récit où l’on ne s’embête pas, c’est rempli de mystères, de magouilles, de rebondissements, de situations dangereuse, de déductions et moi je dis « Vivement le prochain épisode » !

— Puis-je vous aider ? [Irene Adler]
— Vous le proposez de remplacer Watson ?… Je vous promets d’y réfléchir.

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017),  le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), Challenge British Mysteries chez My Lou Book, le Challenge « Polar Historique » de Sharon et le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park.

Sherlock Holmes – Tome 2 – Retrouvailles à Strasbourg : Manunta & Seiter

Titre : Sherlock Holmes – Tome 2 – Retrouvailles à Strasbourg

Scénariste : Roger Seiter
Dessinateur : Giuseppe Manunta

Édition : Le Verger (06/10/2014)

Résumé :
Bruxelles, 28 avril 1891. Un télégramme informe Sherlock Holmes que le professeur Moriarty a lancé à ses trousses tous les criminels d’Europe.

Pour brouiller leur piste, le détective entraîne le docteur Watson dans le premier train en partance. C’est celui de Strasbourg.

Ce démarrage est authentique : il est dans le « Dernier problème » de sir Arthur Conan Doyle, qui ne fait passer à ses héros qu’une nuit à Strasbourg, avant de repartir pour la Suisse. Mais quelle nuit !

Critique :
Vous connaissez mes vices et Sherlock Holmes en fait partie ! Comment résister à une autre bande dessinée sur mon détective préféré ? Impossible !

Pourtant, j’avais l’impasse sur cette série, le premier album étant la mise en bédé d’un roman que je n’avais pas fort apprécié.

Éliminons d’entrée de jeu ce qui fâche : je  n’ai pas aimé la représentation physique que Manunta a faite de Sherlock Holmes, lui dessinant des longs cheveux pas coiffés. Par contre, à la fin de cet album, avec les cheveux recoupés, là j’aime bien !

Autre chose qui me fait froncer les sourcils, c’est la couverture qui reprend une scène qui n’existe pas dans l’album car l’homme avec le manteau brun qui tourne le dos ne menacera pas Holmes d’un révolver mais d’un piolet, cela ne se passera pas sur la place de Strasbourg et Irene Adler ne sera pas présente durant l’affrontement de ces deux hommes puisque ce sera aux chutes de Reichenbach.

Mais revenons à tout ce qui m’a plu dans cette bédé qui commence au moment où Holmes a quitté Londres pour Strasbourg, dans « The Final Problem ». Dans le canon holmésien, nos deux amis n’y restaient que le temps d’une nuit, ici, le scénariste reprend cette nuitée à l’hôtel et extrapole de manière convaincante.

Non, que les fans de yaoi se calment, pas de scènes de cul dans la chambre entre les deux hommes, on se calme, ils ne mangent pas de ce pain là, par contre, Holmes va devoir enquêter pour retrouver son ami et il recevra l’aide de LA femme, Irene Adler en personne.

Canoniquement parlant, le scénario se tient, il est plausible, l’enquête et le relevé des indices sont dignes de Sherlock Holmes et sans l’aide d’Irene Adler, il aurait eu plus de mal à s’en sortir.

Les dialogues entre eux sont savoureux, très corrects, et l’amateur de belles courbes aura même droit à la vision d’Irene Adler se déshabillant derrière son paravent, nous faisant l’honneur de nous montrer les courbes de son corps, de ses fesses et d’un morceau de son opulente poitrine…

— Bonsoir, monsieur Sherlock Holmes !
— Vous ?! Vous ici ?
— Je vois que vous vous souvenez de moi.
— Comment aurais-je pu oublier Irene Adler ?
— À vrai dire, depuis que j’ai épousé Godfrey il y a trois ans à Londres, mon nom est Irene Norton. Dois-je vous rappeler, très cher, que vous avez servi de témoin à cette union ?
— Non, rassurez-vous ! Cela non plus, je ne l’ai point oublié !

Mais revenons à des choses moins opulente pour parler du final de l’album qui est réussi, lui aussi, nous offrant une autre vision du duel Moriarty-Holmes qui reste tout aussi plausible que la version racontée par Watson à son agent littéraire Conan Doyle…

Une bédé qu’on lit d’une traite, un scénario sans temps mort, on bouge et on prend énormément de plaisir à suivre Holmes aidé de LA femme, tentant de retrouver ce pauvre Watson, enlevé par les sbires d’un sbire à Moriarty (oui, le petit personnel) et dont on ne sait pas où il est détenu.

Mais pourquoi ne l’avais-je pas acheté plus tôt, cet album ??

— Je… Je ne m’attendais pas à ce que vous m’offriez un portrait de vous.
— Ce n’est pourtant pas la première fois !
— Que !… Que voulez-vous dire ?
— Je fais allusion à une photographie que vous avez demandée à un monarque de notre connaissance, il y a trois ans… Bien que je doute que vous l’ayez apportée dans vos bagages !

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017),  le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), Challenge British Mysteries chez My Lou Book, le Challenge « Polar Historique » de Sharon et le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park.

[SÉRIE] Sherlock – Saison 4 – Épisode 3 – The Final Problem

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The Final Problem est le troisième épisode de la quatrième saison de la série télévisée Sherlock diffusé pour la première fois sur BBC One et BBC One HD le 15 janvier 2017.

sherlock-saison-4-episode-3-the-final-problem-maxresdefault 1. Synopsis :
Sherlock Holmes et John Watson ont découvert le plus grand secret de Mycroft : il a caché l’existence d’Eurus [SPOLIER] psychopathe à l’intelligence redoutable.

Traumatisé par [SPOLIER]  dans son enfance, la mémoire de [SPOLIER] a fait un blocage complet sur son existence.

Sherlock décide de se confronter à Eurus dans sa prison, mais Eurus l’attend.

sherlock-saison-4-episode-3-the-final-problem-violinsherlock-saison-4-episode-3-the-final-problem-fid17207Ce que j’en ai pensé (chronique garantie sans paraben, sans huile de palme, sans spoliers !!) :
Vu comment les scénaristes vicelards nous avaient laissé à la fin de l’épisode 2, j’avais hâte de voir l’épisode 3 !

Là, j’ai failli avoir la trouille de ma vie, effrayée que j’étais devant cette intro digne d’un excellent film d’horreur, qui n’aurait rien à envier à un certain livre du King.

Oh putain, Mycroft est humain !! Non mais sérieusement, quoi, je commençait à en douter…

Avant d’oublier, mention spéciale pour Mrs Hudson qui passe son aspirateur en écoutant Iron Maiden… Excellent !

Après, l’épisode va nous souffler le chaud et le froid, me donner des sueurs froides, me faire froncer les sourcils, me faire dire « chiqué » ou « pas possible avec si peu de séquelles » et au final, me donner envie de me gratter la tête de dépit tant un truc n’est tout simplement pas logique, pas normal, ou trop exagéré !

J’m’explique sans dévoiler les bijoux de la Castafiore… Sherlock, au moment des faits,  ce n’était pas un gamin de 3 ans qui aurait pu « oublier » l’affaire.

À cet âge là, c’est un peu tard pour se faire  un autre film dans sa tête que ce qui s’est passé en réalité. J’aimerais vous en dire plus, mais pour cela, il faudrait que vous ayez vu l’épisode aussi, sinon, je risque de vous divulgâcher l’affaire.

Pourtant, l’épisode avait du potentiel, notamment dans le fait de pousser les gens dans leurs retranchements, de les faire d’interroger sur ce qui est juste ou pas, sur ce qui est moral ou pas, sur ce qui serait le moins dommageable pour eux, pour les autres.

La personne qui jouera avec les nerfs de Mycroft, Sherlock et John est un esprit torturé, sadique, sans morale, amorale, sans empathie, sans règles, hormis les siennes. Qui a dit « Donald Trump » ?? Oui ça y ressemble, mais ce n’était pas lui, c’était bien pire… mais ce n’était pas président !

Plusieurs fois les scénaristes vont jouer aussi avec nos yeux, se jouant de nous, nous étonnant, jouant avec des événements du passé, qui, présentés ainsi, ont de furieux airs de ressemblance avec le présent, ce qui me fera jurer copieusement avant que je ne me rende compte qu’on jouait avec mes couilles que je n’ai pas.

On nous montre un Mycroft au bord de la crise de nerf, ayant perdu tous ses repères, tous ses gadgets, sa puissance, sa morgue, suant et roulant des yeux devant l’indicible qui se déroule devant lui.

On aura un John Watson raide, redevenant un soldat, mais gardant toujours un part de moralité, tandis que Sherlock, manipulé, devra réfléchir vite, sous tension, en communication avec une petite fille en danger, résoudre des énigmes, le tout dans le stress et comble du comble, sous émotions. Trois personnages torturés et mis dans des situations peu habituelles pour eux.

Le passage avec Molly était des plus poignants, des plus sadiques, des plus durs…

Oui, une fois de plus, les scénaristes nous livrent un Méchant Grandiose, un esprit machiavélique, un esprit retors, fou, sans limites aucune et la voix de Moriarty ne nous aidera pas à avoir un rythme cardiaque stable.

Mon cardiologue pourrait leur intenter un procès pour mise en danger de mon palpitant, si j’en avais un (de cardiologue).

Vous pourriez croire que j’ai adoré l’épisode, mais je vous détrompe de suite : j’ai aimé certaines choses, il avait du potentiel, mais malheureusement, certaines incohérences ou faits trop gros m’ont fait trouver la chose ratée, trop cuite, trop salée, et au final, indigeste.

Une incohérence me reste en travers de la gorge, telle une arrête de poisson et ça me gratte. Je pense qu’un autre « visionnage » à tête reposée de toute la saison 4 me fera du bien, afin de mieux l’appréhender, la regarder en étant plus concentrée (tel le lait de chez Nestlé), afin de voir si je n’aurais pas loupé des choses.

Mais l’incohérence me restera toujours en travers de la gorge, sauf avec une bonne explication… Et encore, j’ai des doutes…

« A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), le Challenge British Mysteries chez My Lou Book, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict et Le Mois du polar 2017 chez Sharon.

 

Sherlock Holmes (BéDétectives) – Tome 6 – Le rat géant du Sumatra : André-Paul Duchâteau & Di Sano

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Titre : Sherlock Holmes – T6 – Le rat géant du Sumatra

Scénariste : André-Paul Duchâteau
Dessinateur : Di Sano

Édition:  Bdétectives – Claude Lefrancq n°31 (1995)

Résumé :
C’est un client sortant de l’ordinaire qui se présente au 221b Baker Street.

Les rats l’obsèdent, surtout un rat géant qui semble l’épouvanter…

Il est évidemment en proie au délire, mais Holmes et Watson ont de bonnes raisons de le soupçonner que ces rats – ou ce rat – existe bel et bien.

Une enquête mouvementée va mener le grand détective aux abords de la Tamise où mille dangers l’attendent.

rat géantCritique :
Vous avez vu la taille du rat sur la couverture de l’album ? Non, ce n’est pas dû à la position du sujet, comme ceux qui font semblant de tenir la Tour Eiffel et de redresser la Tour de Pise.

D’ailleurs, il est en arrière-plan, ça fonctionnerait pas, il devrait paraître plus petit hors il est immense, comme si c’était le fils caché de Godzilla, ce rat.

La question qui s’impose durant l’album, c’est : avec quelle nourriture ultra-protéinée a-t-on nourri ces rats pour leur donner la taille d’un double-poney ?? Oui, oui, vous avez bien lu, je n’ai pas bu, les rats de cet album, on peut les chevaucher !

Là, je pensais lorsque j’ai commencé cette collection dans les années 90 que j’avais touché le fond avec la béquille d’aluminium et Jack l’Éventreur, mais ici, on a atteint des abysses dans le grand porte-nawak !

Comme presque chaque fois, les histoires scénarisées par A-P Duchâteau commencent par du « fantastique » ou des scènes aberrantes qui vous laissent dubitatives de perplexité. Mais bon, on pourrait avoir des explications logiques à la fin…

Oui, on pourrait avoir de la logique à la fin, mais elle est aux abonnés absents.

Cette enquête de Holmes ne déroge pas à cette règle. Pour les explications du comment cette chose est arrivée, sucez votre pouce ou tout ce que vous voulez, mais vous ne le saurez pas vraiment car des faits ne seront pas expliqués, ou pas clairement.

Pour ce qui est de Holmes, on ressort sa panoplie de la cape et de la casquette ridicule… Par contre, j’avoue que son astuce fut bonne pour s’échapper de la fumerie d’opium et que son déguisement plus tard sera excellent.

Au moins une chose de bonne dans cet album, mais c’est peu.

Le méchant qui a lancé les rats est toujours le même Grand Méchant, mais en blond décoloré, cette fois…

Vous vous demandez, bien entendu, comment il arrive à commander ses rats qui ont la taille d’un poney d’1,20m ?

Je vais vous le dire puisque je vous déconseille l’achat de l’album : par la pensée ! Oui, oui, oui, je vous jure que j’ai pas abusé de mojitos à la piscine ! Il donnait des ordres à ses rats par la pensée. Ça vous la coupe, hein ??

Le must c’est quand Holmes lui-même arrive à détourner le rat de lui et à le retourner contre le vilain pas beau qui n’a même pas une coloration digne de ce nom… La puissance de la pensée…

Bref, le scénario a des rat…és et cela vous dégoût…rat (« rat d’égout », elle est bonne !) de cette Untold Story qui est d’un ennui rare et d’une impossibilité physique, hormis une bonne radiation des rats par la centrale de Tchernobyl (avec 100 ans d’avance).

Pourtant, R.L. Boyer avait écrit un excellent roman sur cette Untold Story du Rat Géant de Sumatra.

Faudrait que je vous en parle, tiens…

étoile 0

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016), Challenge « Polar Historique » de Sharon, Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, Challenge « Victorien » chez Camille, Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, Le Mois anglais 2016 (Saison 5) chez My Lou Book et Cryssilda et le Challenge British Mysteries chez My Lou Book.

CHALLENGE - Mois Anglais 2015 SH

Sherlock Holmes (BéDétectives) – Tome 1 – La sangsue rouge : André-Paul Duchâteau & Guy Clair

Titre : Sherlock Holmes – T1 – La sangsue rouge

Scénariste : André-Paul Duchâteau
Dessinateur : Guy Clair

Édition :  Bdétectives – Claude Lefrancq n°4 (1990)

Résumé :
A Baker Street, une nuit, un mystérieux fiacre rouge dépose, à la porte de Holmes et Watson, un moribond à demi exsangue. Son corps est recouvert de répugnantes sangsues rouges…

Voici le début d’une aventure étrange, une nouvelle source d’enquêtes… et d’ennuis pour notre célèbre détective.

Sherlock Holmes va retrouver son éternel ennemi, le professeur Moriarty, qui, depuis sa mort supposée, a trouvé le moyen – apparemment – de se rendre invisible en se jouant des problèmes de « chambres closes » !..

Critique :
Baker Street, 221b… Par une nuit noire et obscure, un mystérieux fiacre rouge dépose, à la porte de Holmes et Watson, un moribond à demi exsangue.

Son corps est recouvert de répugnantes sangsues rouges… Berk, que c’est dégoutant !

— Watson, cet homme est gravement atteint… Appelez vite un médecin !!
— Mais… Je suis médecin !

Au vu de ce dialogue, Holmes a dû avoir l’émotion qui a commandé au lieu de la raison pour en arriver à oublier la profession de son ami !

Je n’avais pas aimé les dessins à l’époque (1995) et après de nombreuses relectures, et bien, je peux vous dire que je ne les aime toujours pas…

Et je reste polie sinon, je vous hurlerais la phrase préférée que Jean-Pierre Coffe disait à propos de certaines nourritures…

Le dessinateur nous a présenté un Watson assez « enveloppé », une madame Hudson obèse et un Sherlock Holmes avec des épaules de débardeur-bûcheron-déménageur.

Une relecture du physique des personnages, sans aucun doute…

Le pire, c’est que la plupart des enquêtes de Holmes aidé de son fidèle Watson se déroulent lorsque Holmes avait la vingtaine ou la trentaine. Jeunes, quoi !

L’histoire se passe bien évidemment à Londres, en hiver où c’est qu’il fait froid et humide… Avec un fiacre rouge mené par un cocher invisible et un canasson qui connait sa route sur le bouts des sabots !

Holmes monte dans le fiacre rouge et arrive devant la demeure de lord Brewster et, surprise, Holmes tire aussi vite que Lucky Luke !

Oui, Holmes, sorti de chez lui en vitesse avait néanmoins un révolver bien utile dans la poche ! Il rentre à Baker Street, ressors dans la brume londonienne avec Watson et là, il a plus son révolver ! Dingue, non ?

Anybref… Holmes avait fait des déductions exactes sur le moribond couvert de sangsues et presque exsangue, selon le docteur Watson. Elles avaient sucé beaucoup, les petites bêtes pour en arriver à pomper tout ça !

— Dale, cet acteur sans emploi… myope, spécialisé dans les tournées de province.
— Mais comment avez-vous deviné, Holmes ?
— Une fois de plus, sachez que je ne devine jamais !

L’enquête est sombre et elle va nous mener sur les traces du très dangereux et exécrable Moriarty, ennemi juré de Holmes (pour ceux qui ne le savaient pas encore), un savant toujours prêt aux pires expérimentations, qu’elles soient humaines ou autres.

Non, il n’est pas mort, selon Holmes et comme lui, il a échappé aux terribles chutes de Reichenbach. C’est fou le nombre de personnes qui y tombent et qui en réchappent ! Moriarty avait dû se faire piquer par une araignée irradiée, dans un labo.

Et notre bon vieux méchant professeur Moriarty, depuis sa mort supposée, a trouvé le moyen – apparemment – de se rendre invisible en se jouant des problèmes de « chambres closes » !…

Scénariste en manque d’inspiration, sans doute.

Déjà faire revenir le Grand Méchant… Il aurait pu dater son histoire avant le Grand Hiatus, tout simplement, mais bon, y’a pas que dans le Nouveau Testament que ça ressuscite !

Nous passerons des beaux paysages urbains, enneigés, aux rives glauques et embrumées de la Tamise, de clubs sélects en tripots de bas étage, de gens « de la haute » aux filles perdues des bordels sournois et enfumés.

Ah pour voyager, on voyage et on passe d’un extrême à l’autre.

Sherlock, lui, il passe de l’un à l’autre sans s’émouvoir, hautain, suivi d’un Watson plus réceptif et attentionné.

Oh, j’oubliais le truc qui fâche : deerstalker et macfarlane sur le dos, Holmes arpente les rues de la ville vêtu de la sorte.

Lui qui était un gentleman, arpenter Londres vêtu comme pour une expédition à la campagne, ça fait tache, cloche, portenawak, cliché à mort et là je me dis que le scénariste et le dessinateur avait juste envie de le clichériser encore plus.

L’avantage c’est qu’une telle tenue est reconnaissable entre mille et qu’il est facile de déguiser n’importe quel couillon de la sorte afin de le faire passer pour Holmes…

— Le cab rouge, le cab de la mort ! Quelqu’un en descend ! Un mort en sursis !
— Mais c’est vous, Holmes ! C’est vous ! Par quel maudit sortilège ?
— Il se met à courir comme si… […]
— AU SECOURS ! À L’AIDE !
— Vite, Watson ! ON l’attaque ! Des mains invisibles cherchent à l’étrangler ! Sortez votre arme !

Holmes qui parle de mains invisibles qui étranglent l’homme… C’est… Y’a pas de mot pour le dire, y’a plus de mot ! [phrase tirée de « Papy fait de la résistance » et je ne dirai pas le mot manquant à la fin, c’est grossier !]

Tiens, puisque je parlais plus haut des clichés : un type recouvert de bandelettes, tel ramsès II sortit de sa tombe, mais avec une version plus fraiche des bandelettes… Ça devait lui prendre un certain temps pour se vêtir… Cliché l’attaquant déguisé de la sorte, non ?

Pour ceux ou celles qui, comme moi, auraient lu les albums de « Ric Hochet » dont le scénariste est le même qu’ici (A-P Duchâteau) savent qu’avec lui au scénario, c’est parfois rocambolesque. À la limite du fantastique et surnaturel.

Hélas, les explications ne sont pas toujours rationnelles et bien souvent capillotractées et données dans les 3 dernières cases, à la va-vite.

Bref, si vous la trouvez en occase, achetez-le, sinon, vous n’en mourrez pas si vous ne le possédez pas.

Par contre, si vous aimez le surnaturel et les choses pas toujours « nettes », cette bédé est pour vous.

J’avais des grands espoirs lorsque cette collection de Sherlock Holmes en bédé était sortie, mais ce fut plus une déception immense qu’autre chose.

Pire, au fil des relectures, je soupire de plus en plus.

Dire que j’ai décidé, pour le mois Anglais de juin 2016, de relire toute la collection… Je dois être maso sur les bords, pas possible autrement !

Étoile 2

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et Le Mois anglais 2016 (Saison 5) chez My Lou Book et Cryssilda.

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