Walt Slade – Tome 4 – Le Chariot mystérieux : Bradford Scott

Titre : Walt Slade – Tome 4 – Le Chariot mystérieux

Auteur : Bradford Scott
Édition : Marabout Junior (1966)
Édition Originale : Gunslick ou Dead in Texas (1965)
Traducteur : Cyrille Vermeersch

Résumé :
Dans une petite ville frontière au Sud des États-Unis, une légende terrifie les bergers mexicains : chariot fantomatique et affreuse bête à tête de loup apparaissant et disparaissant comme par miracle dans la nuit…

Devant les coups de main de plus en plus nombreux dépouillant les éleveurs, Walt Slade entreprend une difficile enquête, se heurtant à d’inexplicables événements.

Trouvera-t-il la clé de l’énigme ?

Critique :
Une petite touche de fantastique avec ce chariot fantôme qui terrifie les bergers et cette affreuse bête à tête de loup, les deux apparaissant et disparaissant dans la nuit…

Mais rassurez-vous, Walt Slade résoudra l’affaire et comprendra qu’il n’y a point de mystère ou d’intervention diabolique dans ce phénomène !

Nous sommes un peu comme dans Le Chien Des Baskerville, d’ailleurs, Walt Slade est un peu comme Sherlock Holmes : grand avec des yeux gris et des cheveux noirs, un nez busqué, un bon sens de la déduction, un cerveau.

Bref, un détective à cheval et au far west.

Walt Slade (prononcez « Wolt Sléde ») est donc un Texas Ranger qui a tout d’un super détective et d’un super héros car il s’en sortira toujours vainqueur (Bob Morane, sort de ce corps).

Grand et bô, il tire vite et droit, mieux que Lucky Luke et chevauche un superbe étalon noir. Sexy Boy…

Anybref, on aurait envie de chevaucher avec lui ou mieux, de se faire chevaucher par lui (ou de le chevaucher, on a tout le kamasutra pour s’amuser, tout compte fait).

Sans oublier qu’il est intelligent et courageux, qu’il possède de l’intuition pour résoudre ses affaires, il a une très belle voix et chante en s’accompagnant à la guitare… Rhâââ, lovely !

Dans cette enquête qui sent le fantastique, notre Texas Ranger va avoir affaire au Napoléon du Crime car le cerveau qui se trouve derrière toute cette mascarade carnavalesque est un cerveau brillant, tel un Moriarty dans le monde des cow-boys.

On a de l’action, du mystère, une enquête, la recherche d’indices, de l’aventure, de l’alcool, des cordes à lyncher, des balles de revolvers qui sifflent et des sueurs froides car notre bô Walt Slade a failli laisser des traces de freinages dans le fond de son caleçon long lorsqu’on lui tendit un piège dans un canyon resserré…

Cherchez pas à comprendre pourquoi j’ai un faible pour ce genre de littérature de gare (des psychiatres sont devenus fous en essayant de comprendre) car il n’y a pas d’explications censées, juste une envie folle de m’encanailler avec des romans qui volent moins haut que d’autres.

M’en fiche, j’ai pris du plaisir à relire les trois livres que je possède sur ce Texas Ranger qui a tout pour venir hanter mes nuits avec son six-coups qui crache le feu et sa longue Winchester… Phallique, tout ça !

Mais redevenons sérieuse. Pour se changer les idées et s’aérer l’esprit, rien de mieux qu’un Walt Slade ! Et ces derniers temps, j’ai tellement aéré mon cerveau qu’il y a des courants d’air dedans.

Bon, il est temps de reprendre une activité normale et de revenir à la littérature qui m’est chère : le polar et les romans noirs qui ont un peu plus de profondeur.

Quoique, dans les Walt Slade, on a une écriture assez imagée, fort poétique, d’ailleurs, je ne résiste pas à vous l’inclure en fin de billet :

Décevante était la lenteur avec laquelle il voyait se rapprocher la crête. Sa progression était devenue une reptation douloureuse le long de la paroi grise inondée de soleil, brûlante sous ses doigts saignants, qui marquaient son passage d’empreintes écarlates.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°53, Le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et Le Mois Américain – Septembre 2019 – chez Titine.

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Walt Slade – Tome 3 – Mort en selle : Bradford Scott

Titre : Walt Slade – Tome 3 – Mort en selle

Auteur : Bradford Scott
Édition :
Édition Originale : Death in the Saddle (1965)
Traducteur : Gérard Colson

Résumé :
À travers une action trépidante où se succèdent les hold-up, les vols de bétails, les attaques de convois et les banques, se dégage l’attachante personnalité de Walt Slade, ranger, sheriff-adjoint, une des gâchettes les plus rapides de l’Ouest et l’un des héros les plus populaires des Etats-Unis.

Opposé à Crater Moral, redoutable Outlaw, il trouve en lui un adversaire digne de ses talents.

Critique :
Walt Slade (prononcez « Wolt Sléde ») est un Texas Ranger qui a tout d’un super héros.

Il est grand, beau, possède des yeux gris très pâles, des cheveux noirs aux reflets bleutés, tire vite et droit, mieux que Lucky Luke et chevauche un superbe étalon noir.

Sans oublier qu’il est intelligent et courageux, qu’il possède de l’intuition pour résoudre ses affaires, il a une très belle voix et chante en s’accompagnant à la guitare…

Oui, Walt a tout du bô gosse, tout en étant honnête et tout se résout grâce à lui.

Littérature de gare, tout à fait.

Collection « Marabout Junior Western »… Mais cherchez pas à comprendre (des psychiatre se sont suicidés en essayant), j’ai pris du plaisir à relire ces trois livres que je possède sur ce Texas Ranger hors du commun et qui a tout pour lui.

On s’embête pas, ça tire dans tous les sens, tout s’arrange à la fin, Walt a toujours les bonnes idées.

Pour se changer les idées et s’aérer l’esprit, rien de mieux ! Et de temps en temps, ça fait du bien au cerveau, ces petits temps de repos sans qu’une célèbre marque de boisson gazeuse n’en profite.

La piste des ombres – Tome 1 – Pierres brûlantes : Tiburce Oger

Titre : La piste des ombres – Tome 1 – Pierres brûlantes

Scénariste : Tiburce Oger
Dessinateur : Tiburce Oger

Édition : Vents d’ouest (2000)

Résumé :
Texas, 1866. Cette nuit-là, le vieux Zachary Cloverleaf et ses cow-boys, incapables de contenir la folie du bétail, assistent impuissants à un terrifiant spectacle : leur troupeau de mille longhorns englouti en un instant par une montagne…

Quelques années auparavant, Cloverleaf, alors capitaine des Texas Rangers, recueillait le jeune Natanaël Dumont, unique survivant du massacre de sa famille lors de la révolte des Comanches Kwahadis.

En s’enfuyant, l’enfant était tombé dans un puits fraîchement creusé. Il y trouva trois pierres étranges qu’il garda précieusement en souvenir de cette nuit tragique.

Il ignorait que ces pierres renfermaient l’esprit des « Gahe », puissantes divinités selon les légendes indiennes.

Et malheur sur le monde si celui qui possède les pierres sacrées n’a pas le cœur en paix… Prenez garde aux « Gahe »… Prenez garde aux « Pierres Brûlantes »…

Critique :
Lorsque l’on range ses bibliothèques parce qu’on vient d’en ajouter trois nouvelles (vides), on tombe souvent sur des trésors oubliés et cette bédé en fait partie.

Moi qui m’enorgueillissais de ne pas avoir de PAL en bédé et bien, c’était faux car cet album croupissait dans mes étagères depuis des années et des années (plus de 10 ans) et je ne le savais même pas !

Je préconise donc des nettoyages de printemps pour toutes vos biblios au moins 2 fois pas an…

Un western aux relents fantastiques… Fallait oser et fallait le réussir, ce qui est toujours plus difficile, un exercice aussi périlleux que de chevaucher un bronco pour la première fois : le cassage de gueule n’est jamais loin.

Ici, tout est bien maîtrisé et aucune ruade n’est à redouter.

Ce qui nous est raconté en aparté par un vieil indien, sous forme de souvenirs s’apparentant plus à des légendes qu’à la réalité s’avère être en fait la réalité, qui a été rejointe par la légende et nous en apprendrons un peu plus sur ces fameuses Pierres Brûlantes.

Pas de manichéisme dans les personnages, tout le monde a son rôle à jouer et il y a du réalisme dans leurs portraits, leurs caractères. Tous les Sudistes ne sont pas des esclavagistes, tous les Nordistes ne sont pas des preux chevaliers œuvrant pour le Bien de tous, on a des Indiens assassins, des victimes, et il en est de même chez les Blancs.

Tout est nuancé mais sombre, à l’instar des cases de cette bédé où j’ai eu un peu de mal avec les dessins au départ, avant de me laisser emporter par eux ensuite.

Un western qui flirte avec le fantastique, qui valse avec lui, nous entraînant dans une course-poursuite désespérée afin d’arrêter deux jeunes gens, traqués, avec du sang sur les mains et des pierres qu’il ne faut pas utiliser avec la haine chevillée au corps.

Damned, je n’ai pas l’album suivant ! Faudra que je le note sur ma Wish car je compte bien lire les trois albums de la saga.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°42, Le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et Le Mois Américain – Septembre 2019 – chez Titine.

Walt Slade – Tome 2 – Les Forbans du pétrole : Bradford Scott

Titre : Walt Slade – Tome 2 – Les Forbans du pétrole

Auteur : Bradford Scott
Édition : Marabout Junior (1967)
Édition Originale : Trail of Guns and Gold (1964)
Traducteur :

Résumé :
La terreur règne sur la petite ville de Traino. Une bande écume la région, attirée par la présence du pétrole. Son chef est inconnu, mais efficace : convois dévalisés, troupeaux décimés, ventes forcées de terre…

Walt Slade, appelé à la rescousse, s’aperçoit bientôt que le mystérieux meneur doit être un des notables de Traino. Mais lequel ? Il faudra tout le flair du ranger pour le découvrir…

Critique :
D’accord, ce n’est pas de la grande littérature, mais je vous jure que pour « casser » la routine des polars/thrillers et autre nouveautés littéraires de l’année dont je me gave, c’est parfait !

Et puis, qu’est ce qu’on ne ferait pas pour le Mois Américain chez Titine (tous les ans en Septembre, venez nombreux).

Dépaysement assuré, chevauchées épiques digne d’un western spaghetti, la musique d’Ennio Morricone en moins, mais rien ne vous empêche de lire le bouquin en écoutant la bande-son de « Il buono, il brutto, il cattivo ».

Ici, face à des hommes prêt à tout pour l’or noir, les habitants d’une petite ville sont désemparés.

Mais putain, que fait Lucky Luke, nom d’une pipe ?? Ah non, pardon, ce n’est pas son aventure à lui, ici, c’est Walt Slade et c’est un poil moins politiquement correct que ce bon vieux Luke car on peut mourir, dans ce roman.

« Autour de ses hanches étroites, il portait une large ceinture à double rangée de cartouches, qui soutenait deux gaines bien huilées. Celles-ci montraient les crosses noires de gros calibres .45… Dans l’Ouest qui avait grandi trop vite, la seule loi était celle du plus fort ou, plus exactement, du plus rapide : le tireur dégainait son colt comme un duelliste son épée. Une gaine mal entretenue pouvait coûter la vie de son négligent propriétaire ».

Les convois sont dévalisés, les troupeaux décimés, les propriétaires terriens sont bien forcé de vendre leurs terres, même s’ils ne le veulent pas, puisqu’on leur demande gentiment… Un colt sur la tempe vous incite fort à signer un bout de papier.

D’ailleurs, Michel Audiard l’a toujours dit : « Dans les situations critiques, quand on parle avec un calibre bien en pogne, personne ne conteste plus. Y’a des statistiques là-dessus ».

Heureusement, le ranger Walt Slade va dépatouiller tout cela, châtier les vilains pas beaux et tout rentrera dans l’ordre. Oui, un peu comme dans les Lucky Luke… Mais le sang en plus !

C’est du « Marabout Junior », donc, tout doit finir dans le happy-end. Les Méchants seront punis et les Gentils récompensés.

Tiens, j’ai déjà lu ça ailleurs mais je ne sais plus où… C’était un gros bouquin, mais vraiment très très gros… Et très vieux…

Oui, de temps en temps, les romans de gare, j’aime ça. D’accord, ça ne casse pas trois pattes à un canard mais c’est une petite bouffée d’air frais quand on en a besoin, une pause pour le cerveau en surmenage, une lecture reposante, où on doit juste tourner les pages sans se prendre la tête.

Ce genre de roman n’auront jamais le Grand Prix des Dialogues mais j’ai déjà lu des romans têtes de gondole qui étaient mal écrits, avec des phrases encore plus basiques que dans cette aventure de Walt Slade.

Alors, what’else ?

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°33, Le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et Le Mois Américain – Septembre 2019 – chez Titine.

Le silence et la fureur : Natalie Carter & Nicolas d’ Estienne d’Orves [LC avec Bianca]

Titre : Le silence et la fureur

Auteur : Natalie Carter & Nicolas d’ Estienne d’Orves
Édition : XO Thriller (01/03/2018)

Résumé :
Un lac perdu de l’Ontario, et au milieu, une petite île escarpée où souffle le vent mauvais du soupçon. Max King, pianiste adulé dans le monde entier, y vit reclus dans sa maison, prisonnier de ses obsessions et de ses cauchemars.

Il y a dix ans, un drame l’a condamné au silence : la moindre note sur le clavier provoque en lui d’effrayantes douleurs. Pour cet immense artiste, la musique est devenue un bourreau. Mis à part sa gouvernante, Max King ne voit personne.

Ni sa femme Fiona, ni son fils Luke, qui a quitté l’île et que tout le monde surnommait le « petit prince ». Un futur pianiste de génie, comme son père. Le retour de Luke résonnera comme un cataclysme sur cette terre maudite.

Et du silence jaillira bientôt la fureur.

Critique :
♫ Smoke on the water, fire in the sky ♪ Smoke on the water ♫

Non, on ne parlera pas de Deep Purple, mais on va causer musique tout de même car elle est en arrière-fond de ce thriller psychologique en huis-clos.

Une île au Canada, un pianiste de talent, sa femme à tout faire et un silence assourdissant avant que la fureur ne se déclenche…

Un lieu retiré, un village qui a tout du village fantôme depuis que Max King, virtuose du piano qui remplissait les salles encore plus vite que Johnny, Madonna et U2  réunis, a arrêté de jouer suite à une catastrophe arrivée à un de ses concerts.

Notre homme a beau vivre en reclus, être perclus de manies, se comporter comme un enfant, avoir d’un tyran maniaque, il attire tout de même la sympathie car il est incapable de jouer de la musique, de lire une partition, d’écouter de la musique à la radio, sous peine d’avoir l’impression qu’une perceuse lui vrille la tête.

Dans sa maison, la musique est coupée, interdit de la fredonner, pourtant, elle est sans cesse en arrière-plan, jouant à « on m’entend », « on m’entend plus ». Lui-même voudrait bien, mais il ne peut point.

L’arrivée d’un visiteur surprise arrivera-t-elle à le sortir de sa gangue de plomb dans lequel son corps, son esprit, son talent, est enfermé, englué, prisonnier ??

Sa femme à journée, celle qui s’occupe de lui constamment, arrivera-t-elle à lui lâcher un peu la bride et à cesser de s’en occuper comme si c’était son enfant, celui dont on ne veut pas qu’il grandisse, des fois qu’il n’ait plus besoin de nous ??

Si on transposait ce roman en film, je recommanderais, en fond sonore, une musique angoissante, celle qui dresse les poils sur les bras (L’exorciste) car tout est fait pour nous donner l’impression que l’on avance à vue, dans la fumée, tâtonnant afin d’en savoir plus, tandis que les auteurs nous guident dans leur thriller psychologique, jouant avec nous comme si nous étions leurs pantins.

Même les personnages sont les pantins des auteurs. On ne sait pas qui ment, qui dit la vérité, si vérité il y a et mensonges aussi. On se pique au jeu, on se prend dans le récit angoissant, bourré de tensions, sans pour autant avoir de l’action, car ici, tout est dans les attitudes, les silences, les paroles, les gestes, des différents personnages.

Le final, lui, il est époustouflant, violent, angoissant, anxiogène, rempli de suspense et tous les secrets enfouis referont surface, pour le meilleur, ou pour le pire.

Un roman qui fait monter la tension et les battements cardiaques.

Enfin, du moins chez moi car Bianca, ma copinaute de LC, n’a pas du tout aimé le récit, n’a pas su entrer dedans et à trouver le final ignoble. Je confirme qu’il est ignoble, mais j’ai adoré.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°22.

Sherlock Holmes et le mystère du Palio : Luca Martinelli

Titre : Sherlock Holmes et le mystère du Palio

Auteur : Luca Martinelli
Édition : Joëlle Losfeld (2011)
Édition Originale : Il Palio di Sherlock Holmes (2009)
Traducteur : Lise Caillat

Résumé :
L’intrigue part d’un fait avéré de la saga de Sherlock Holmes : le séjour du détective londonien en Italie alors que tout le monde le croit mort. Sa mission est de reconstituer le réseau des agents secrets britanniques.

Mais à peine arrivé à Florence, Holmes entend parler d’un homicide advenu à Sienne dans lequel serait impliqué un Anglais et qui pourrait bien compromettre sa mission. Il s’y rend sur-le-champ.

Convaincu de l’innocence de son compatriote, il cherche à dénouer le piège dans lequel celui-ci est tombé.

Assisté par le petit Federigo, fils de son aubergiste, Holmes découvre vite des indices étonnants qui le plongent dans l’effervescence du Palio, la célèbre course de chevaux siennoise…

Critique :
Voilà un agréable petit pastiche qui fait plaisir à lire.

L’action se passe durant le grand hiatus de Holmes et nous le retrouvons en Italie.

Un des agents étant accusé d’une meurtre qu’il n’aurait aucune raison de commettre, Holmes est envoyé, incognito, bien évidemment (seul son frère Mycroft sait QUI il est), dans la ville de Sienne, en effervescence à cause de la proximité du Palio, la fameuse course.

L’enquête ne casse pas trois pattes à un canard, mais elle a le mérite d’être simple, pas tirée par les cheveux et, ma foi, ce sont celles là qui vont le mieux à un roman sur Holmes.

Bref, une agréable enquête à suivre en compagnie de Sherlock qui n’est pas seul car il est accompagné du fils de l’aubergiste (un enfoiré de première, l’aubergiste), un gamin d’une huitaine d’années.

Entre le détective et l’enfant nait une amitié car notre homme le prend sous son aile, le soustrayant à son père qui a la main un peu lourde. le gamin est en admiration pour le monsieur, sans savoir qui il a vraiment devant lui, Holmes étant censé être mort.

L’homme de Baker Street s’adoucira un peu devant cet enfant qui ne demande qu’à apprendre.

C’est un petit plus que j’ai bien aimé dans cette aventure que j’ai quitté avec regret.

L’ambiance du livre était agréable, on avait envie de continuer à lire, il n’est pas trop gros, pas de risques de tourner en rond, même si, à un moment, on lambine un peu. Juste très peu…

Bref, un chouette petit apocryphe qui mérite d’être connu. Agrémenté de quelques déductions holmésiennes et d’une résolution d’enquête à laquelle je ne m’attendais pas (non, je n’avais pas trouvé le coupable !).

Sherlock Holmes – Tome 2/2 – Les origines : Scott Beatty & Daniel Indro

Titre : Sherlock Holmes – Tome 2/2 – Les origines

Scénariste : Scott Beatty
Dessinateur :Daniel Indro

Édition :Soleil (21/03/2012)

Résumé :
Le légendaire détective d’Arthur Conan Doyle revient dans une nouvelle aventure explorant ses origines jamais révélées ! Joignez-vous au docteur John Watson lors de sa rencontre avec le jeune Sherlock Holmes. Une rencontre qui définira à jamais le destin des deux hommes.

En proie à des meurtres sanglants, Londres a peur. Le Dr. Watson réalise que le seul homme capable de faire cesser les assassinats n’est autre que le jeune Sherlock Holmes, un apprenti détective aussi mystérieux que les crimes sur lesquels il enquête.

Critique :
Second et dernier album des origines de Sherlock Holmes. le premier m’avait déjà bien plu, avec ses crimes sordides évoquant la mort de chacun des Césars (il y en eu douze).

Cet album clôt le cycle de la rencontre entre Holmes et Watson, les auteurs les ayant fait se rencontrer avant « Une étude en Rouge », impliquant aussi, bien avant l’heure, des personnages canonique dans cette histoire. Cela ne gênera pas les non connaisseurs et les connaisseurs auront un petit plus, puisque qu’ils ont lu le canon.

L’aventure, tout en continuant sur les meurtres sordides, englobera aussi celle du « Gloria Scott (bien connue des holmésiens), sans oublier le personnage de Victor Trévor, seul ami de Holmes au collège.

L’album, est un comics et non une bande dessinée habituelle. Les couleurs sont sombres, il y a beaucoup de traits sur les visages, les rendant moins esthétique, de ce fait.

Par contre, je salue une mise en scène des auteurs, nous faisant passer du présent à des événements se déroulant dans le passé d’une manière très subtile.

Je m’explique : nous voyons la tête du pendu, couché au sol après sa dé-pendaison, ensuite, la case suivante, juste en dessous, nous retrouvons la même tête, mais dans un décor différent, l’homme étant endormi.

Dans une autre case un peu plus loin, on frappe à la porte de la chambre dans laquelle Holmes et Watson se trouvent, en la case suivante, à l’autre page, nous sommes ailleurs, avec un policier qui frappe à la porte de son supérieur.

Belle manière de mettre du suspense ou de passer à un récit dans le passé.

Juste un petit bémol, dès la première case, on voit Holmes se coiffer d’un deerstalker, la fameuse casquette à double visière, juste bonne pour les balades à la campagne.

Dans cet album, nous découvrirons la tête du Grand Méchant, totalement givré, une invention diabolique qui servit assez bien dans les temps passé et que l’on nommait « le feu du diable ».

Le méchant expliquera pourquoi il a fait tout ça (les méchants parlent toujours trop), ses origines lointaines et nous donnera l’explication de son nom de famille.

Pourquoi pas ? On a déjà entendu pire.

Je m’en voudrais d’oublier de vous signaler que notre jeune Sherlock Holmes m’a rempli de joie avec une scène qui sera LA scène de l’album (pour moi).

Je ne vous dit rien de plus.

Au final, nous avons Holmes et Watson qui emménagent au 221b et qui se retrouvent, ensuite, avec un Lestrade, sur une scène de crime, où le policier leur parie un mois de son salaire qu’une femme nommée Rachel est impliquée dans le meurtre.

Erreur, Lestrade !! le grand « RACHE » inscrit en lettres de sang sur le mur signifie « Vengeance » en allemand…

J’ai passé un bon moment avec les deux albums et je vais relire le premier pour me remettre tout en mémoire et ne pas oublier de me fendre d’une petite critique positive.

L’esprit des morts : Andrew Taylor

Titre : L’esprit des morts

Auteur : Andrew Taylor
Édition : Cherche Midi (09/06/2016)
Édition Originale : The american boy (2013)
Traducteur : Françoise Smith

Résumé :
Londres, 1819. Thomas Shield devient le professeur particulier d’un jeune Américain, Edgar Poe, et de son meilleur ami, Charles Frant, dont la mère, une femme séduisante et malheureuse, l’attire irrésistiblement.

Lorsqu’un homme est retrouvé mort et que tous les indices convergent vers la famille Frant, Thomas est emporté dans une spirale dont les conséquences risquent d’être lourdes pour lui.

Il décide alors de trouver le coupable mais le piège se referme au fur et à mesure qu’il cherche à s’en échapper. Quel est donc le lien entre ces macabres événements et le jeune Edgar Poe ? Thomas devra traverser bien des épreuves avant que la vérité soit enfin dévoilée…

Mêlant avec brio fiction et réalité, ce roman à l’intrigue haletante nous plonge dans l’atmosphère de l’Angleterre du XIXe siècle, où Edgar Allan Poe passa quatre années de son adolescence : l’agitation des rues londoniennes, les taudis de St Giles et Seven Dials, l’hypocrisie d’une bourgeoisie avide de pouvoir…

Un décor parfait pour un meurtre, des secrets de famille et une galerie de personnages loin d’être aussi respectables qu’ils voudraient le faire croire.

Critique :
La théorie de la relativité te dit que 15 minutes à attendre dans une administration passeront toujours moins vite qu’une heure à boire un verre avec des amis.

De fait, un pavé de 600 pages bourré d’action passera toujours plus vite qu’un court roman chiant de 100 pages.

Mais qu’en est-il de la longueur d’un pavé de 649 pages dans lequel on se fait chier comme un rat mort durant grosso modo les 50 premiers chapitres ??

Un calvaire ? Une horreur ? Une folie à lire ? Du masochisme ? Le tout à la fois, sans doute.

Certes, j’exagère un chouia en disant que je me suis faite chier car, rendons à César ce qui est à lui, les descriptions du Londres de 1819, la distinction nette entre les classes sociales, le racisme ambiant, le mépris pour les sans dents et les saloperies qui se passaient dans les public et private school sont très bien décrites.

Il en est de même pour le fait qu’on suspectera toujours plus vite un indigent ou un de l’Angleterre d’en bas qu’une personne bien née ou fortunée. Même dans les sans-grades, il y avait des grades et un valet de pied pourra se permettre de regarder un précepteur de haut si ce dernier tombe en disgrâce.

Rien que pour cela, le roman mériterait 5 étoiles. La recherche a dû être importante et le tout est amené de manière subtile. Les descriptions de quartiers miséreux est un vrai bonheur aussi.

Le problème est qu’entre le chapitre premier et le  chapitre 54, bon sang, il se passe peu de choses, c’est lent, laborieux et c’est avec un bonheur évident que l’on accueille la mort d’un personnage, pensant, erronément, que ça va bouger un peu plus.

Mais ça n’a pas bougé plus, hélas et plus d’une fois j’ai failli reposer le roman et l’oublier. J’ai persévéré, ça en valait un peu la peine pour les 30 derniers chapitres, mais sans que ce soit non plus un truc de fou.

Dommage car le roman avait tout pour me plaire, du potentiel, une écriture qui rendait justice à l’Angleterre de 1820, des personnages intéressants et une foulitude de petits détails sur la vie de cette époque-là.

Là, on va l’oublier.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2019-2020) – N°4 et Le pavé de l’été chez Sur Mes Brizées (Juillet 2019-Septembre 2019).

Placez votre main sur un poêle une minute et ça vous semble durer une heure. Asseyez vous auprès d’une jolie fille une heure et ça vous semble durer une minute. C’est ça la relativité.

Les mystères de Honeychurch – Tome 1 – Petits meurtres en héritage : Hannah Dennison [LC avec Bianca]

Titre : Les mystères de Honeychurch – Tome 1 – Petits meurtres en héritage

Auteur : Hannah Dennison
Édition : City Editions (31/10/2018)
Édition Originale : Murder at Honeychurch Hall (2014)
Traducteur : Raphaëlle Pache

Résumé :
Ridiculisée par la presse people, Kat Stanford abandonne son émission de télévision à succès pour se réfugier au fin fond dans la campagne anglaise. Sa mère vient d’acheter une vieille bicoque à Honeychurch, un domaine appartenant à une prestigieuse famille d’aristocrates aussi désargentés qu’excentriques.

Ah, les joies de la campagne ! Enfin, les joies, c’est vite dit… La maison de sa mère est une véritable ruine et son voisin est bien décidé à la faire déguerpir. Et puis, à peine arrivée, Kat est plongée dans un imbroglio mystérieux : une nurse disparaît et une domestique est retrouvée assassinée au fond du parc.

Quand elle apprend en plus que sa mère écrit des romans érotiques et que ce n’est pas du tout le hasard qui l’a conduite au domaine, Kate se demande ce qu’elle va encore découvrir en arpentant les sombres couloirs du manoir de Honeychruch…

Même à la campagne tout le monde a des secrets à cacher !

Critique :
J’adore les cosy mysteries, c’est frais, amusant, intriguant, bourré de mystères et des gens possédant un esprit de clocher mais ici, j’ai eu l’impression de boire un mojito sans citrons verts, sans menthe, sans sucre de canne, sans glace et surtout, sans rhum !

Oui, juste de l’eau pétillante et encore, elle était éventée et ne pétillait plus tellement.

Sans ma LC avec Bianca, j’aurais reposé ce roman assez vite car rien que dans les premiers dialogues, j’ai eu l’impression d’assister à des échanges totalement surréalistes entre Iris la mère et Kat sa fille.

Avec une mère aussi bizarre et spéciale, moi, à la place de Kat, je foutrais le camp très loin sans me retourner. Mais on dirait qu’elle nous la joue petite fille qui veut raisonner sa maman et qui accepte que cette dernière lui balane tout au visage sans qu’elle réagisse vraiment.

Dans les petits villages, pas besoin de venir de la Syrie pour être qualifié d’étranger qui dérange, suffit de venir de la capitale (Londres) ou d’une autre ville et on est déjà catalogué « pas d’ici ». Autrement dit, si vous n’avez pas un arbre généalogique qui remonte à Henry VIII dans le village, vous ne serez pas le bienvenu.

Sincèrement, j’ai eu l’impression de regarder une série estampillée TF1, le genre de programme fait pour tout le monde où l’on ne doit pas trop réfléchir, pour ne pas dire qu’on peut accorder des vacances méritées à son cerveau.

Ma foi, ça tombait bien, lire ce bouquin avec une putain de migraine qui vous vrille les tempes est salutaire car personne ne voulait bosser dans ma caboche.

Si les personnages sont insignifiants, trop caricaturaux, peu développés, fades, inintéressants, le scénario, lui, se traîne en longueur entre les péripéties qui arrivent aux personnages et les querelles de clocher.

Anybref, on s’y ennuie un peu et j’aurais bien pris le chandelier, la clé anglaise, le révolver, le poignard ou la corde pour assassiner n’importe qui dans la véranda, la bibliothèque ou la cuisine tant l’inactivité commençait à me peser et que les niaiseries des personnages commençait à me courir sur le haricot.

Ah, enfin, un cadavre, on va pouvoir enquêter avec Kat et sa mère… Non ? Ben non, on laissera le soin d’enquêter au Columbo local car il lui a piqué son imper beige et sa chemise tachée.

Tel Hercule Poirot, il réunira tout le monde dans le grand salon pour nous expliquer tout mais sans trouver le coupable, qui, tel un con, viendra tenter de faire taire le personnage qui comprend tout à un moment donné. Stupide.

Le pire, c’est que une fois terminé ma lecture, je me suis rendue compte que Bianca en avait déjà fait une fiche et que c’était le Tome 2 que l’on devait lire ensemble.

Quand je vous dit que mon cerveau était en vacances !

Allez, c’est pas que j’ai envie, mais puisque j’avais promis une LC, je me devais donc rempiler de suite avec ces personnages. On s’est déjà suicidé de 12 coups de couteau dans le dos pour moins que ça…

Heureusement, ma chère Bianca a eu pitié de mon parquet en chêne massif et m’a abjuré de ne pas lire la suite car elle était moins bien que le premier tome, qu’elle avait aimé, elle ! Donc, j’en ai été dispensée, youpie !!

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2019-2020) – fiche N°2.

L’échange : Rebecca Fleet [LC avec Bianca]

Titre : L’échange

Auteur : Rebecca Fleet
Édition : Robert Laffont La bête noire (07/06/2018) / Pocket Thriller (09/05/2019)
Édition Originale : Cécile Ardilly
Traducteur : The house swap (2018)

Résumé :
“PERSONNE NE VIT AINSI…À MOINS D’AVOIR QUELQUE CHOSE À CACHER“.

Quand Caroline et Francis reçoivent une offre pour échanger leur appartement de Leeds contre une maison en banlieue londonienne, ils sautent sur l’occasion de passer une semaine loin de chez eux, déterminés à recoller les morceaux de leur mariage.

Mais une fois sur place, la maison leur paraît étonnamment vide et sinistre. Difficile d’imaginer que quelqu’un puisse y habiter.

Peu à peu, Caroline remarque des signes de vie, ou plutôt des signes de sa vie. Les fleurs dans la salle de bains, la musique dans le lecteur CD, tout cela peut paraître innocent aux yeux de son mari, mais pas aux siens.

Manifestement, la personne chez qui ils logent connaît bien Caroline, ainsi que les secrets qu’elle aurait préféré garder enfouis. Et à présent, cette personne se trouve chez elle…

Critique :
Je vous propose un échange moi aussi : je vous échange ce roman contre n’importe quel mauvais baril de poudre à lessiver !

À défaut de l’utiliser pour caler un meuble, autant essayer d’obtenir n’importe quoi d’autre à la place.

Pas besoin de sortir de l’ENA pour comprendre que je n’ai pas aimé ce roman.

Les personnages sont inintéressants, pathétiques, en totale contradiction avec eux-mêmes et le scénario n’a rien d’emballant.

J’aurais dû le lire cette nuit, alors que je soufrais d’insomnies, il m’aurait renvoyé directement au pays des rêves tant il ne se passe pas grand-chose.

Comme je le disais plus haut, les personnages ne sont pas creusés, approfondis, ils n’ont pas de présence dans ces pages.

Le mari est addict aux médocs, mais je n’ai pas lu le pourquoi du comment. Son épouse, Caroline, est exaspérante, confie leur gosse de deux ans à ce mari complètement stone, lui reproche son absence mais elle-même n’est pas brillante dans son cas.

Il y a des contradictions dans leurs portraits, des incohérences dans leurs actions et leurs dialogues sont d’une platitude qui m’a donné envie de piquer du nez, mais j’ai préféré sauter des pages, puisque j’étais en LC.

Le truc final ne m’a pas fait sursauter ou m’exclamer « Mon dieu mais quel retournement » ou « Super, une idée de génie » car je soupirais tout en bâillant d’ennui, malgré l’alternance présent/passé qui nous éclaire sur le couple que forme Caroline avec son mari, ancien drogué des médocs.

L’intrigue n’est pas très réaliste, exagérée, peu crédible, les personnages sont fades et sans saveur, très clichés et on se demande ce que ce couple fait encore ensemble tant ils semblent avoir des difficultés à discuter entre eux. Entre nous, vu la platitude de leurs discussions…

Le côté thriller est absent alors qu’on aurait pu avoir un récit qui faisait monter la tension au fur et à mesure, musique angoissante à l’appui, on se retrouve avec un suspense inexistant et le tout fait pchiiit, une fois de plus.

Thrillers psychologique ? Tu parles, Charles ! Que dalle. Le Prix Bête Noire des libraires (sélection 2018) ? Si Bianca, ma copinaute de LC et moi avions été dans le jury, il aurait été saqué direct.

D’ailleurs, après 100 pages à se faire chier comme un rat mort, Bianca a abandonné et je lui ai raconté la fin qui ne l’a pas fait tressaillir non plus.

Allez, au suivant !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et Le mois anglais (Juin 2018 – Saison 8) chez Lou & Titine.