Tif et Tondu – Tome 20 – Les Ressuscités : Maurice Tillieux & Will

Titre : Tif et Tondu – Tome 20 – Les Ressuscités

Scénariste : Maurice Tillieux
Dessinateur : Will

Édition : Dupuis (1973)

Résumé :
Perdus en pleine Bretagne, accompagnés d’un représentant en savonnette, Tif et Tondu arrivent dans un petit village (Kermez Er Oïc) où ils sont accueillis… plutôt froidement.

La population a peur d’eux, on leur jette des seaux d’eau à la figure, quand on ne les menace pas avec une carabine. Ils trouvent finalement refuge chez une vieille dame, qui leur explique la situation.

Dans ce village, depuis quelques semaines, on a peur des étrangers. Depuis que les morts ne sont plus vraiment morts. En effet, les deux derniers défunts du village ont tendance à se promener la nuit dans les rues.

Critique :
— * Voix de Béatrice de Montmirail* Vous avez mangé du Goscinny ce matin, monsieur Tillieux ? Oui ? C’est très bien, continuez ainsi et apportez votre zeste d’humour à la Gil Jourdan dans les Tif et Tondu. L’humour et les bons mots apportent toujours un petit plus.

Dans le tome 18, nous avions des pendus fantômes ou des fendus pantômes, si on repense au commissaire Juve (Fantômas contre Scotland Yard)…

Et bien, dans le tome 20, nous serons face à des morts qui sortent de la tombe, tel Jésus, même s’ils ne respectent pas toujours les trois jours de délai officiel.

Alors après, on s’étonne que les habitants de ce bled perdu qu’est Kermez Er Oïc, dans le Morbihan, accueillent les étrangers à coups de seaux d’eau ou de carabine.

C’est qu’il s’en passe des choses bizarres au cimetière, la nuit, on voit des ombres passer près des tombes….

Tif, Tondu et Dupont, un représentant en savonnettes, ont trouvé refuge chez une vieille dame du village et elle est catégorique : elle a reconnu les visages de la vieille Kelmaleur et du père Caradec, décédés depuis peu, sur les fantômes.

— Le soir, la lande bretonne a un petit air sinistre, on s’y attend toujours à y voir danser les korrigans et autres farfadets.

Tillieux, le scénariste de talent de la série Gil Jourdan a déployé son humour bien reconnaissable, sortant les bons mots et les situations à répétition, comme le fait de tenter d’assommer, par tous les moyens, une grosse brute épaisse qui a des charançons dans la tête et qui répétera, tout le long de l’aventure que « sont vraiment pas gentils ces gars là » en parlant de nos deux enquêteurs.

— Faut vraiment être méchant pour n’être pas gentil à ce point-là ! Le patron a beau dire que j’ai des charançons dans le haricot, n’empêche que je suis parfaitement capable de comprendre que ces gars-là ne sont pas gentils. Je fais le fantôme, moi, la nuit… Je ne suis pas n’importe qui… Faut être gentil avec moi… Ben tiens !

— La panne ! Une durite sautée. Plus une goutte d’eau. Ça c’est le bouquet ! Une voiture toute neuve !
— Oh, vous savez, la vapeur n’attend pas le nombre d’années.
— Très drôle ! Maintenant, nous serons trois à faire de la marche à pied.
— J’en ai peur, ce n’est pas passant par ici. Le pied est encore la meilleure des mesures à prendre.

Bourré d’action, de mystère, de suspense, ce tome brille aussi par son humour et pas ses situations rocambolesques et le comique de répétition.

Il faut dire que Dupont, le représentant de savonnettes Savon-Net qui rend propre et net, est un personnage à lui tout seul et niveau imbécilités ou jeux de mots foireux, il n’a rien à envier à Tif.

Si ce dernier fera moins l’andouille que d’habitude, ce n’est pas pour cela qu’il sera en retrait, comme il l’était dans le tome 18 (Le roc maudit) et lui aussi aura droit à quelques bons mots savamment placés.

— On n’a jamais assommé un type autant de fois en si peu de temps.
— Je te promets de faire homologuer ce record !

Une bande dessinée que je relis encore et toujours avec le même plaisir.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et le Mois du polar (Février 2018) chez Sharon.

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[SÉRIES] La forêt – La série qui ♫ promenons-nous dans les bois, tant que le tueur n’y est pas ♪

La Forêt est une mini-série policière française en 6 épisodes créée par Delinda Jacobs, réalisée par Julius Berg et diffusée, en Belgique, sur La Une du 30 mai au 14 juin 2017 et en France, sur France 3 depuis le 21 novembre 2017.

QUOI ??? Cette série est passée sur une chaîne belge et je l’ai loupée ?? Ok, la téloche et moi, on n’est guère copines depuis quelques années.

Synopsis : 
Quand Jennifer disparaît dans les bois aux alentours du tranquille village de Montfaucon, Océane et Maya, ses deux meilleures amies, semblent d’abord persuadées qu’elle va revenir.

Mais rapidement, les éléments découverts laissent penser qu’il est arrivé quelque chose de grave. Manifestement, Océane et Maya n’ont pas tout dit à propos de la disparition de leur amie. Que savent-elle, qu’elles n’osent pas raconter aux enquêteurs ?

Que penser des indices cryptiques retrouvés dans le cadre des investigations ? Que cache la forêt ?

Pour le lieutenant Musso et le capitaine Decker, le jeu de piste ne fait que commencer…

Distribution : 

  • Suzanne Clément : Virginie Musso
  • Samuel Labarthe : Gaspard Decker
  • Alexia Barlier : Ève Mendel
  • Frédéric Diefenthal : Vincent Musso
  • Patrick Ridremont :  Thierry Rouget
  • Nicolas Marié : Gilles Lopez
  • Martha Canga Antonio : Maya Musso
  • François Neycken : Julien
  • Gilles Vandeweerd : Philippe
  • Mélusine Loveniers : Lola Decker
  • Christian Crahay : Abraham Mendel

Ce que j’en ai pensé : 
♫ Promènes-toi dans les bois, tant que le tueur n’y est pas ♪ Si le tueur y était, il te zigouillerait ♫

Voilà une série que j’ai complètement loupée lors de son passage sur la chaîne Belge de la RTBF et dont j’ai appris l’existence par ma copinaute Anne-Ju la Tordue.

Putain, sa mère, voilà une série qui te tient par la barbichette avec un suspense à couper au couteau et une envie de savoir QUI est le coupable.

Ou comment aller au lit à minuit passé alors que le lendemain, on doit se lever à 6h…

Depuis quelques années, je ne suis plus du tout « séries françaises », hormis quelques unes qui tiennent la route (Capitaine Marleau) et jamais de ma vie je ne vous avouerai que j’ai bouffé avec délices des Julie Lescaut ou des commissaire Navarro !!

Oups ! Revenons à nos moutons, ou à notre forêt des Ardennes françaises qui fleure bon l’endroit où tu n’as pas envie de te balader la nuit.

Par quelques uns de ses côtés, la série m’a fait penser à « Broadcurch », la série anglaise : un nouveau chef qui arrive dans une équipe de gendarmes d’un village ; un village où tout le monde se connait ; tout le monde a ses petits secrets ; la mort d’une ado (un enfant dans la série anglaise).

La comparaison s’arrête là car dans Broadchurch, les petits secrets inavouables des gens étaient plus travaillés et plus pires.

Malgré tout, les personnages de cette série sont tous cohérents, la gendarmette est torturée par la disparition, par le meurtre, les copines de la disparue savent des choses qu’elles ne disent pas, la prof de français est elle aussi tourmentée, et Samuel Labarthe fait du Swan Laurence, mais le rôle de flic lui va comme un gant et il est moins hautain à la fin qu’au début.

Un personnage qui m’a énervé au départ, c’est Virginie Musso, la gendarmette qui ne se préoccupe pas trop lorsqu’on signale que Jennifer a disparu, mais qui frôle l’hystérie lorsque se sera sa fille Maya qui fera le coup du crayon : se tailler ! Ou disparaître, on ne sait pas trop…

Ensuite, elle va nous faire quelques beaux pétages de plombs et je pense que dans la réalité, son supérieur l’aurait renvoyé à la casa pour éviter qu’elle ne fasse tout foirer en sautant sur tout le monde ainsi.

Ma préférée, c’était Ève Mendel, la prof de français, humaine comme prof… Le genre qu’on aurait aimé avoir en classe. Elle, c’est une véritable petite Sherlock Holmes car elle va remonter la piste, enquêter, fouiner, chercher, prendre des risques, pour résoudre l’affaire.

Je me triturée les méninges pour tenter de découvrir qui était le coupable, j’ai suspecté tout le monde, si ça n’avait tenu qu’à moi, j’aurais arrêté tout le monde… Pitoyable détective que j’ai été sur ce coup là…

Et je ne me plaindrais pas parce que le plaisir à été total dans l’épisode 6.

Une bonne série remplie de mystères, de suspense, de non-dits, de gens qui se regardent de travers (parce que c’est ainsi dans les petits villages où tout le monde connait tout le monde), des secrets inavouables enfouis, des petits couteaux plantés dans le dos, des rumeurs, qui, comme le sexe d’un homme, enflent de bouche en bouche (oups).

6 épisodes addictifs, 6 épisodes bien fichus, 6 épisodes qu’on dévore.

Quoi ? Vous n’êtes pas encore devant votre écran pour visionner la série ? Mdr

L’affaire des vierges de glace : Sophie Bellocq-Poulonis

Titre : L’affaire des vierges de glace

Auteur : Sophie Bellocq-Poulonis
Édition : Oeil du Sphinx (2007)

Résumé :
Alors que l’ombre de Jack l’Éventreur s’estompe des mémoires et que tous se persuadent de sa disparition, de nouveaux cadavres de femmes apparaissent dans le quartier de Whitechapel.

Contrairement aux cinq visites connues de l’Éventreur, elles semblent ne pas appartenir à l’engeance des prostituées.

Pourtant, les blessures observées sur leur corps sont identiques à celles infligées par Jack. Serait-il de retour ? L’inspecteur Lestrade, en charge de l’enquête, ne sait que penser …

Ses supérieurs ont imposé à l’opinion publique une vérité concernant l’Eventreur loin d’être acceptable.

Seul, Sherlock Holmes – que les autorités avaient sciemment écarté de cette grande affaire victorienne – pourrait l’aider à éclaircir l’affaire en lui évitant de saborder sa carrière.

Critique :
Une histoire inédite de Sherlock Holmes non racontée par son fidèle Watson ? Comment cela se fesse-t-il ?

Pas grave, le fils du docteur Watson va dicter cette Untold Stories (non racontée dans le canon holmésien) à sa petite-fille puisque c’est lui qui hérita de la fameuse malle en fer blanc qu’on ne ressort à toutes les sauces.

Comme ils le disent tous en avant-propos, le récit que l’on va lire n’est pas une fumisterie, contrairement à tous les autres. Sherlock Holmes a bel et bien existé et le docteur Watson était son Boswell.

Le pitch ? Des meurtres qui ressemblent à ceux de l’éventreur mais ce n’est pas lui… Holmes enquête avec son fidèle Watson sur ces meurtres qui surviennent 1 an après les méfaits du Jack.

Pour une fois, nous ne partons sur une théorie de l’identité de Jack The Ripper, mais avec un copy cat, ce qui fait que l’auteur peut mêler la fiction à la réalité, les détails historiques, sa connaissance des meurtres de 1888, et nous inventer la théorie qu’elle veut pour ce copier-coller des meurtres qui frappèrent le quartier de Whitechapel.

Rassurez-vous aussi, elle ne nous ressuscite pas Jack The Ripper qui aurait eu envie de refaire un tour sur la piste sanglante des prostituées éventrées.

Je rassure aussi les esprits un peu délicats, dans cet ouvrage, pas de descriptions sanguinolentes, gore ou dans le genre à vous faire rendre votre quatre heures ! On reste dans la sobriété.

Le livre se lit de manière très agréable, les personnages sont fidèles au canon holmésien, Watson est fort présent et on se plaît à suivre leur enquête d’autant plus qu’elle ne s’étirera pas en longueur puisque nous avons 108 pages (écrites en petits caractères).

Par contre, je ne sais pas si c’était moi qui brillais plus que d’ordinaire, mais lors de ma première lecture, j’avais assez vite compris qui était le coupable dans tout cela.

Je suis d’ailleurs toujours étonnée que Watson n’ait pas tilté lui aussi et que Holmes ne parle pas de cette contradiction en nous exposant la résolution de l’affaire.

Malgré tout, je n’ai pas boudé mon plaisir et j’ai refermé le livre en quittant deux bons amis, avec un peu de regret.

Comme lors de ma première lecture, plus de pages ne m’aurais pas déplu et une résolution de l’affaire moins précipitée aussi car j’ai trouvé les aveux du suspect un peu trop spontanés, trop faciles à extorquer.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et et le Challenge « A year in England – 2017-2018 » chez Titine (Plaisirs à Cultiver).

Ekhö Monde miroir – Tome 7 – Swinging London : Christophe Arleston & Alessandro Barbucci

Titre : Ekhö Monde miroir – Tome 7 – Swinging London

Scénariste : Christophe Arleston
Dessinateur : Alessandro Barbucci

Édition : Soleil (22/11/2017)

Résumé :
Au Royaume-Uni, la situation est des plus critiques. Il y a pénurie de thé et les Preshauns peinent à contrôler leur pendant bestial.

Les incidents se multiplient et les humains voient des choses qu’ils ne devraient pas voir. Yuri et Fourmille sont mandatés pour tirer ça au clair.

Coiffé d’un chapeau melon et bottée de cuir, ils vont, à l’ombre de Big Ben, mener l’enquête au milieu des bobbies et des punks.

Critique :
Que pourrait-il y avoir de pire que du Lapsang Souchong introuvable en Europe ? Une pénurie TOTALE de thé en Angleterre…

Jetez un seau d’eau glacée à la figure de tous les amateurs de thé, cette situation horrible se passe sur Ekhö, le monde miroir du nôtre !

Ça n’en reste pas moins une catastrophe internationale pour les Preshauns qui, sans ce breuvage divin pour les calmer, pourraient en arriver à se laisser aller à leurs penchants bestiaux et monstrueux…

Mais que fait Scotland Yard, good lord the bloody bastard ? Ben Scotland Yard, il sèche sur le mystère du thé qui disparaît des entrepôts !

Fourmille Gratule pourra bien coiffer la deerstalker qui n’est pas de Sherlock Holmes afin de résoudre cette affaire ô combien explosive !

Aidé du fidèle Yuri qui aimerait mélanger ses fluides téluriques aux siens, les voici enquêtant dans un Londres qui n’a rien de celui que nous connaissons puisque dans le monde miroir, aucune machine électrique ne fonctionne.

Depuis que j’ai découvert Ekhö dans mon Lanfeust Mag© (en vente dans toutes les bonnes librairies), je ne me lasse pas des enquêtes de Fourmille et de Yuri dans ce monde décalé qu’est Ekhö, et les savoir à Londres a augmenté mon plaisir.

Pour ceux qui ne connaitrait pas le prolifique scénariste qu’est Arleston, il convient de vous mettre en garde : il a de l’humour, beaucoup d’humour, il s’amuse à mélanger les codes de notre monde avec ceux des autres et à jouer avec les lieux communs d’un pays ou d’une ville.

Ce qui veut dire qu’en plus de l’action liée à l’enquête, qu’en plus des personnages drôles et attachants que sont Fourmille et Yuri, vous risquez aussi d’avoir des grands sourires bêtes devant certains faits détournés de notre société ou devant certains dialogues.

Moi, c’est ma tasse de plaisir, lire les aventures de Foumille et en plus, la voir se faire habiter par l’esprit de Sherlock Holmes, c’est un petit plus sur lequel je ne cracherai pas.

L’inconvénient de ma lecture, c’est que j’ai découvert cet album en plusieurs épisodes, puisque prépublié dans le génialissime Lanfeust Mag, et donc, je serai bien obligée d’aller l’acheter lorsqu’il sortira en album afin de me remettre toute cette aventure désopilante en tête !

Je me demande bien où le prochain album de Ekhö va entrainer notre duo… Après New-York, Paris, Hollywood, Barcelone, Rome, le Sud Profond et Londres, que nous réserve ce scénariste prolifique qui, à lui seul, occupe une grande place dans ma biblio vu toutes ses séries ?

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et et le Challenge « A year in England – 2017-2018 » chez Titine (Plaisirs à Cultiver).

Sherlock, Lupin et moi – Tome 3 – L’énigme de la rose écarlate : Irene Adler

Titre : Sherlock, Lupin et moi – Tome 3 – L’énigme de la rose écarlate

Auteur : Irene Adler (Iacopo Bruno)
Édition : Albin Michel (30/08/2017)

Résumé :
Veille de Noël 1870. Sherlock Holmes, Arsène Lupin, et Irene Adler se prennent de passion pour une énigme publiée dans le Times. Sherlock ne tarde pas à découvrir que des coordonnées géographiques y sont dissimulées !

Lorsqu’un riche marchand est retrouvé mort dans le premier des lieux en question, nos trois amis comprennent vite que les coupables communiquent par l’intermédiaire du Times.

Ils se rendent aussitôt à Scotland Yard pour prévenir la police mais on les congédie sans les écouter… Il ne leur reste plus qu’une chose à faire : mener l’enquête eux-mêmes ! Mais, après tout, n’est-ce pas ce qu’ils font de mieux ?

Critique :
Après une lecture qui m’avait secouée émotionnellement, il me fallait passer à du plus calme, du plus doux et quoi de mieux qu’une lecture jeunesse avec Holmes, Lupin et Adler adolescents ?

Direction le Londres de 1870, à quelques jours des fêtes de Noël, et on s’installe bien confortablement devant un chocolat chaud au Schackleton Coffee House en compagnie de nos trois jeunes amis.

Bon, si vous cherchez une enquête policière digne de ce nom, je vous conseille un roman de la reine du crime, Agatha Christie, mais si vous voulez passer un bon moment de lecture, sans vous cassez la tête, ce roman jeunesse est fait pour vous.

Nos trois personnages sont toujours aussi sympathiques. Les caractères de Holmes et Lupin se dessinent afin de nous montrer ce qu’ils pourraient être plus tard, même si, pour le moment, tout cela est encore latent.

Quant à la jolie Irene, elle ne sait plus quoi penser entre un qui l’embrasse sur les lèvres à la dérobée et un autre qui l’enlace en la raccompagnant chez elle, sans oublier le petit présent qu’elle retrouvera au fond de sa poche sans savoir de qui il provient.

J’espère juste que nous n’irons pas vers le triangle amoureux dans les prochains tomes, même si ce genre d’événements pourraient expliquer pourquoi ces trois amis se retrouveront séparés diamétralement plus tard, au point même qu’ils s’affrontent (Irene vs Holmes dans « Un scandale en Bohême » et Lupin vs Holmes dans « Lupin contre Herlock Sholmes »).

Anybref, sans casser trois pattes à un canard et sans manger de pain, c’est un roman jeunesse qui se lit d’une traite dans son canapé en savourant une bonne tasse de thé.

On sourit des facéties de nos jeunes gamins, on imagine ce que cela pourrait donner si Irene en choisissait un et pas l’autre, on frémit devant les dangers qu’ils prennent, tout en se doutant que l’un ou l’autre ne va pas mourir puisque ce n’est pas GOT !

Un bon point pour moi qui avait deviné avant le Maître le pourquoi du comment des crimes étranges qui avaient lieu après la petite énigme d’échec parue dans le Times… Bon sang, mais c’était bien sûr ! Belette 1 – Sherlock Holmes 0 (un temps de retard face à mon esprit brillantissime).

Un roman jeunesse qui se lit avec plaisir, des personnages que l’on se plait à revoir et en le refermant, on songe déjà à ce que leur prochaine aventures va nous réserver !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et et le Challenge « A year in England – 2017-2018 » chez Titine (Plaisirs à Cultiver).

Mycroft Holmes et le guide de l’Apocalypse : Kareem Abdul-Jabbar, Raymond Obstfeld & Joshua Cassara

Titre : Mycroft Holmes et le guide de l’Apocalypse

Scénaristes : Kareem Abdul-Jabbar & Raymond Obstfeld
Dessinateur : Joshua Cassara

Édition : Hachette (06/09/2017)

Résumé :
Londres 1874. Un attentat épouvantable est commis à l’aide d’une technologie inconnue. Il occasionne plus de 200 morts au British Muséum. Le très fringant Mycroft Holmes s’évertue à ridiculiser son professeur et à s’attirer les foudres de ses condisciples de l’Université de Cambridge.

La toute première aventure du brillant et mystérieux Mycroft Holmes.

Sur les ordres de la reine Victoria, Mycroft doit mettre hors d’état de nuire un psychopathe qui menace les fondements de la civilisation britannique…

Critique :
Vous connaissiez Sherlock, le cadet et brillant détective, mais vous connaissiez un peu moins son frère, encore plus brillant que lui.

Vous aviez de Mycroft, l’ainé des Holmes, soit la vision d’un homme débonnaire comme dans la série Granada, ou celle d’un homme froid, appuyé sur son parapluie, dans la série de la BBC.

Ici, vous allez être dépaysé car vous serez face à un perpétuel étudiant de l’Université de Cambridge qui s’amuse à se foutre de la gueule de son prof de philosophie, qui gribouille en classe et qui saute la femme de son prof, en sus !

Peu canonique, le Mycroft de ce comics, de même que son jeune frère, Sherlock, qui est présent mais bien moins que son illustre aîné : normal quand une série se nomme Mycroft Holmes, me direz-vous. Vous êtes brillants…

Leur Mycroft est à baffer tant il est insolent et imbu de lui même et de son talent de déduction, au point de tout calculer lorsqu’il convoque son petit frère, notamment le fait qu’il le surprendra au lit avec la femme de son prof.

Imbu, fat, arrogant, à baffer, je vous dis, mais j’étais tellement plongée dans cette histoire que je me suis rendue compte que j’arrivais à ma gare de destination et que je n’avais rien vu (ok, le changement d’heure avait rendu mon paysage tout noir, mais pas que lui).

Niveau lecture, on en a pour ses sous, on y passe du temps, on découvre les dessins, qui plairont, ou pas, moi, ma seule critique sera pour les parties des joues un peu trop soulignées et pour une reine Victoria un peu trop jeune (alors qu’elle devrait avoir 55 ans) et sexy.

Attention, cette bédé ou ce comics ne révolutionnera pas le genre, mais fera passer un excellent moment à son lecteur/lectrice pour peu que celui-ci aime le fantastique mâtiné de quelques gouttes de steampunk avec quelques morceaux des Mystères de l’Ouest.

Ici, rien n’est sérieux, tout est fait pour s’amuser, rien n’est comme on pourrait le croire et les surprises sont au rendez-vous.

C’est barré, c’est couillu, ça ressemble à un James Bond version western puisque nous poursuivrons la suite de l’enquête sur les terres de l’Oncle Sam et que nous croiserons des terribles desperados (pas les cousins Dalton) et que l’aventure sera au rendez-vous avec un grand A.

Du rythme, de l’action, des gadgets tueurs, des grands méchants vraiment méchants chevronnés, des pays prêts à tout pour posséder l’arme ultime, et un Mycroft dans le style roi fainéant pour résoudre tout ça.

Pas de regret de lecture, un bon moment de passé, une gare que j’ai failli rater et une plongée vertigineuse dans des aventures sentant bon le Bond aux services secrets de sa Majesté la Queen Victoria, le tout avec plus de brio et d’humour que le film avec le non regretté George Lazenby.

3,9/5

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018), le challenge US (2017-2018) chez Noctembule et le Challenge « A year in England – 2017-2018 » chez Titine (Plaisirs à Cultiver).

[Sherlock Holmes] La malédiction de Nephrem-Kâ : Sophie Bellocq-Poulonis

Titre : La malédiction de Nephrem-Kâ

Auteur : Sophie Bellocq-Poulonis
Édition : l’Oeil du Sphinx (30/03/2012)

Résumé :
Bien que la mort de Lord Thorndyke, le linguiste émérite, semble des plus naturelles, elle n’est pourtant pas sans rappeler celle du richissime négociant en tabac, Jack Finley, survenue quelques semaines auparavant dans des circonstances similaires.

Cela n’a pas échappé à l’esprit aiguisé de Sherlock Holmes pour qui ces décès sont à rapprocher de celui de Philip Lovecraft, repêché au pied d’une falaise du Sussex,et à relier au passé commun des trois hommes lesquels ont participé à la mise au jour de la nécropole de Nephrem-Kâ, le pharaon maudit que l’Egypte ancienne s’est empressée d’effacer de son histoire.

Ces disparitions successives raniment le spectre de la malédiction dont on avait dit qu’elle frapperait tous ceux de l’expédition Finley.

D’aucuns évoquent à mots couverts la colère du dieu Cthulhu dont la violation du tombeau de Nephrem-Kâ aurait déchaîné la colère.

Critique :
Souvenez-vous, le 4 novembre 1922, ce fut la découverte de la tombe inviolée de Toutânkhamon.

Non, tout comme vous, je n’y étais pas…

Le 26 novembre, Carter et Lord Carnavon pénètrent dans le tombeau. Imaginez la scène…

Sur le mur, il y a une tablette qui fut bien vite escamotée où il était écrit : « La mort abattra de son aile quiconque dérangera le repos de pharaon ».

Je vous laisse faire vous-même le bruit du roulement de tambour ou la musique angoissante du film « Les dents de la mer », de « Psychose » et même de « L’exorciste », si vous voulez.

Ce qui devait arriver arriva… bon nombre d’entre eux moururent pour avoir osé troubler le repos du pharaon ! Fin de la musique angoissante.

Pourquoi je vous cause de ça ? Parce que dans ce pastiche holmésien, Philipp Lovecraft (oui, l’écrivain !!) et toute sa clique ont découvert le temple d’un pharaon tellement maudit que son nom n’est inscrit nulle part !

Aucun égyptologue ne le connaît ! Nephrem-Kâ, qu’il se nomme. Vous le connaissiez, vous ?? Moi pas !!

À côté de lui, le nom du pharaon hérétique Akhenaton fait figure de « populaire », c’est vous dire que le nom de Nephrem-Kâ fut effacé.

Seul Lovecraft résistait encore et toujours (à l’envahisseur ?) afin de prouver au monde entier qu’il avait raison quand il soutenait l’existence de ce pharaon maudit.

Et ce qui arriva en 1922 à l’expédition de Carter survint à celle de Lovecraft, et ce, bien avant, étant donné que tous les membres de l’expédition seront retrouvés soit morts, soit disparu, soit dingo après avoir découvert le temple du pharaon maudit qui s’était déjà écroulé sur eux lors de leur entrée.

Certains esprits superstitieux évoquent, à mots couverts, la colère du dieu Cthulhu dont la violation du tombeau de Nephrem-Kâ aurait déchaîné la colère.

Sherlock Holmes, avec son esprit aiguisé, a déjà fait le lien entre le décès de Philip Lovecraft, repêché au pied d’une falaise du Sussex et il a relié au passé commun des trois hommes qui avaient participé à la mise au jour de la nécropole de Nephrem-Kâ, ce pharaon maudit que l’Égypte ancienne s’était empressée d’effacer de son histoire.

Bien entendu, on ne la fait pas à Holmes ! Un pharaon qui se venge au travers de sa tombe ou un espèce de monstre à tête de pieuvre mal lunée, ça ne prend pas.

Il va donc enquêter…

J’avoue que j’avais tout de même une petite appréhension à l’entame de cet ouvrage parce que je savais pas ce que l’auteur avait décidé : du vrai fantastique sauce « X-Files » ou du fantastique en apparence alors que c’est du tangible, avec des vrais meurtres perpétrés par des humains ?

Bien que j’ai soupçonné directement le coupable et compris sa supercherie ainsi que sa mystification (c’était trop gros pour moi, un truc pareil), je ne m’attendais pas à un tel mobile.

De ce côté là, c’est bien.

Par contre, niveau digestion de toutes les explications qu’un professeur d’université donne à Watson, c’était un peu lourd !

Le récit n’est pas très palpitant car trop lent, trop surchargé d’explications en tout genre sur le pharaon ou le Cthulhu.

Bref, un 2,5/5 mais la demi étoile n’est pas permise.

Quoi ? Non je ne vous dirai pas si la vérité était ailleurs ou sous notre nez. Vous êtes grand assez que pour ne plus croire à tout cela…

Lucky Luke – Tome 35 – Le Klondike : Morris, Léturgie & Yann

Titre : Lucky Luke – Tome 35 – Le Klondike

Scénariste : Jean Léturgie & Yann Lepennetier
Dessinateur : Morris

Édition : Lucky Comics (2005)

Résumé :
Jasper l’ancien valet de Waldo Badminton disparaît alors qu’il est au Klondike. Lucky Luke et son vieil ami Waldo partent à sa recherche en passant par le fameux et terrible Chilcoot Pass.

Leur enquête les amène à suspecter Soapy Smith qui rançonne les chercheurs d’or du Klondike, ainsi que Mattie Silks, une femme plutôt attirée par l’argent.

Critique :
Le klondike est un endroit fort connu pour celui ou celle, qui, comme moi, a lu la jeunesse de Picsou car ce dernier y avait participé, lors de cette fameuse la ruée vers l’or qui eut lieu en 1896, et notre canard, à force d’acharnement, y avait trouvé la fortune.

Si l’album « Les Dalton dans le blizzard » ne manquait pas d’humour et de flegme du mounties qui aidait Luke à les récupérer, celui-ci n’aura que la neige en commun avec son prédécesseur publié aux éditions Dupuis.

Si l’humour est présent, il n’est pas présent à forte dose et le mounties de cet album est d’une imbécilité à faire peur.

Personne ne saura jamais pourquoi il ne voulait pas que Lucky Luke fasse le voyage jusqu’au klondike, mais ce running gag n’a de gag que le nom parce que hormis sa dernière apparition assez drôle, pour le reste, il ne l’était pas.

De plus, nous sommes dans des albums politiquement correct où Lucky Luke mâchouille son brin d’herbe et boit des limonades ou autres boissons soft.

Nous retrouvons une vielle connaissance, Waldo Badminton aperçu dans l’album « Le pied-tendre » et ce dernier est sans nouvelle de son valet, parti chercher de l’or dans cette contrée inhospitalière qu’est celle du Klondike.

Si vous pensiez que la case avec tout ces explorateurs du dimanche (et des autres jours de la semaine) franchissant Chilcoot Pass était exagérée, attendez-vous à une rude surprise à la fin de l’album où se trouve publiée la photo originale.

La ruée vers l’or du klondike…. beaucoup y ont été, beaucoup ont dû y trouver les engelures, le froid ou la mort, et peu ont trouvé de l’or. De plus, le tout n’était pas tant de le trouver que de ne pas se faire délester ensuite.

Niveau des méchants, on en a un beau d’une grande envergure, inventeur d’une belle arnaque afin de délester les pauvres mineurs de leur trésor aurifère. Là, je lui tire mon chapeau, on aurait pas pu inventer mieux pour profiter de la crédulité des hommes !

Pour le reste, l’album se lit, sans jamais atteindre la quintessence de certains, ceux qui étaient édités chez Dupuis, où le talent de Goscinny, même bridé, était inégalé et sera inégalable (hormis chez Franquin, mais nous ne sommes pas dans le même registre).

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et Le « Mois Américain – Septembre 2017 » chez Titine.

L’histoire en Bandes Dessinées – T1 – L’épopée sanglante du Far West * Face aux Peaux-Rouge et aux hors-la-loi : Joly

Titre : L’histoire en Bandes Dessinées – T1 – L’épopée sanglante du Far West * Face aux Peaux-Rouge et aux hors-la-loi

Scénariste : Octave Joly
Dessinateurs : Cicuendez & Hardy

Édition : Dupuis (1974)

Résumé :
Sous-titré « Face aux peaux-rouges et aux hors-la-loi », cet album est le premier d’une magnifique série consacrée aux petites et grandes histoires de l’Histoire.

Ce premier opus est consacré au Far-West en huit histoires :

« Maha contre le cheval de feu ». Les guerres indiennes contre le chemin de fer qui traversent leurs territoires…

« L’indienne mystérieuse ». L’expédition de Lewis, qui traversera les Etats-Unis, de la côte Atlantique à celle du Pacifique en 1804.

« Sous la menace du colt ». La vie de Samuel Colt, l’inventeur du révolver qui allait révolutionner les armes de poing.

« La momie au chameau ». Des chameaux au Texas. Les indiens en parlent encore…

« Le shérif intrépide ». La vie de Wyatt Earp, shérif de Dodge City.

« Duel à O.K. corral ». Ce titre veut tout dire…

« La diligence de la mort ». Tombée dans un précipice, oubliée, une vieille diligence, retrouvée par Buffalo Bill, sera le clou de son spectacle en Europe.

« Astor fonde Astoria ». La vie de John Astor qui, parti de rien, réalisera une immense fortune et une célèbre dynastie.

Critique :
Ceux qui me suivent depuis un certain temps savent que j’ai été biberonné aux bandes dessinées et que j’ai tété les mamelles de l’hebdomadaire Spirou que possédait mon père.

Chez nous, l’Oncle Paul, c’est un sacré personnage et c’était toujours un plaisir de lire ces belles histoires, ces petites histoires qui éclairaient la grande.

On s’instruisait en se divertissant, on apprenait des choses, on engraissait sa culture générale et on découvrait des tas de choses dont on ne soupçonnait même pas l’existence !

Servi par des dessins réalistes et réalisés par les plus grands auteurs de cette génération (Jijé, Piroton, Malik, Sirius, Hubinon) des années 60-70, les plus belles histoires de l’Oncle Paul ont régalé toute une génération de lecteurs de Spirou, dont moi, qui découvrait les vieux magazines conservés précieusement par mon paternel.

Cet album est donc une compilation, une anthologie de ces célèbres « Histoires de l’Oncle Paul » qui paraissaient dans l’hebdomadaire Spirou.

Ici, pas de chose gentillettes, même si nous étions dans un hebdo jeunesse, on n’est pas non plus dans le monde des Bisounours, et bien qu’on ne voit pas de sang dégouliner, on voit tout de même des morts, de l’esclavage, des gens riches donner des ordres à des plus pauvres ou des Blancs s’enfonçant de plus en plus dans les territoires des Indiens.

Ici, la version du duel à O.K Corral est moins tendre que celle parue dans un Lucky Luke, l’histoire des dromadaires est moins drôle que dans Les Tuniques Bleues et la construction du chemin de fer se fit dans le sang et non l’humour comme dans Lucky Luke.

Nous sommes dans de la bédé réaliste, avec des dessins loin des gros nez, et des scénarios qui doivent coller à l’Histoire, même si on la romance et que l’on ne sait jamais tout.

Ce fut un véritable plaisir de remettre la main dessus et de le relire. En plus, les pages sont plus épaisses que dans une bédé traditionnelle, ce qui donne la sensation d’avoir plus que 44 pages.

Mais hélas, on arrive au bout de l’aventure et il nous faut refermer le livre, avec un soupir de tristesse, mais avec la sensation que l’on vient de vire une folle épopée !

Du tout bon. Rien à jeter.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et Le « Mois Américain – Septembre 2017 » chez Titine.

Des cavaliers dans la nuit : Ernest Haycox

Titre : Des cavaliers dans la nuit

Auteur : Ernest Haycox
Édition : Librairie Des Champs Élysées – Le Masque Western N°0113 (1974)
Édition Originale : A Rider of the High Mesa (1956)

Résumé :
Soudain, un frisson lui parcourut l’échine. Il ralentit l’allure tout en empoignant la crosse de son colt. Sa monture fit un écart. Presque au même instant une détonation ébranla l’atmosphère. Un éclair troua la nuit. Dans un roule-ment de sabots, le troupeau fonça droit dans les ténèbres, au milieu de beuglements exaspérés par la panique. Des cris retentirent de toutes parts.

Le ravin s’emplit de cavaliers, comme par enchantement. Le cheval s’arrêta net, agité de soubresauts. Un gars monté sur un pommelé frôla la jambe de Lin avec son éperon. Immobile sur sa selle, s’efforçant de comprendre la situation, Lin entendit quelqu’un brailler un ordre. Cette voix ! Il ne la connaissait que trop.

Aussitôt, une douzaine de torches s’enflammèrent dans un ensemble parfait ; une odeur de papier brûlé et de pétrole lui piqua les narines.

Fait comme un rat !…

Un roman plein de charme.

Critique :
J’apprécie de temps en temps un bon roman western, pas de ceux écrit en masse et destiné aux gares de seconde zone, non, un bon roman, avec de la profondeur dans ses personnages, dans son scénario et tous les codes habituels du western.

Je ne dirai pas que ce roman avait de la profondeur, mais il était plaisant et digne de faire passer quelques heures tranquilles dans une soirée venteuse.

Ici, pas de doute, on sait de suite dans quelle catégorie tel ou tel personnage jouera, sans surprise, même si Lin Ballou est un peu mystérieux dès le départ.

Des voleurs de vaches insaisissables et un Lin mystérieux qui arpente le plateau à la recherche d’un filon d’or et qui éveille les soupçons : et si c’était lui le voleur de vaches ?

Un western de bonne facture, avec un langage argotique et des injures censurées par des pointillés, des personnages qui ne laisseront que peu de surprises, une magouille vieille comme le monde et dans laquelle tout le monde marche, des fusillades, des cavalcades, un soupçon d’amûr et une enquête à mener, voilà les ingrédients qui composent ce court roman qui, bien qu’étant d’un grand auteur comme Ernest Haycox n’a pas la puissance d’un « Des clairons dans l’après-midi ».

Mais ça se lit facilement, les mots glissent tout seuls dans votre esprit et il ne vous reste plus qu’à écouter Ennio Morricone tout en vous imaginant chevaucher au couchant, chantant « I’m poor lonesome cow-boy ».

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et Le « Mois Américain – Septembre 2017 » chez Titine.