Clues – Tome 4 – À la croisée des chemins : Mara

Titre : Clues – Tome 4 – À la croisée des chemins

Scénariste : Mara
Dessinateur : Mara

Édition : Akileos (01/10/2015)

Résumé :
Suite à l’attentat qui a semble-t-il coûté la vie à Hawkins, Lord Wellington a pris le contrôle du Parlement, tandis que Londres est à présent sous la coupe des Red Arrows et de Pitts.

Mais une résistance, dont l’un des chefs n’est autre qu’Emily, s’est organisée et tente par tous les moyens de confondre Lord Wellington et de contrecarrer les ambitions de Pitts.

Dernier tome de la série « Clues », cet album est celui des ultimes révélations, celui dans lequel Emily découvrira peut-être qui a tué sa mère et qui est son père…

Critique :
— Emily, je suis ton père ! [Voix caverneuse et respiration forte]

Si elle ne savait pas encore QUI avait tué sa mère et QUI était son père, nous, lecteurs, avions déjà découvert la main qui avait tenu l’arme à feu qui mit fin aux jours de sa mother et pour l’identité du père, en faisant un peu marcher ses méninges, le lecteur lambda pouvait le déduire aisément.

Restait à savoir si mes déductions étaient bonnes ! Mais je ne vous dirai rien…

Dans des tons pastels réalisés sans doute à l’aide d’aquarelle, ce dernier album dénote parmi les trois précédents car les couleurs ne sont pas aussi profondes qu’avant mais délavées.

De ce côté là, j’ai moins aimé. Je trouve que cela a nuit à la qualité de l’album et si pour certains plans les délavés allaient comme un gant, pour les intérieurs et les personnages, le rendu n’était pas agréable pour l’œil.

Les dessins, eux, sont un peu différent. Trois ans ont passé entre les deux derniers albums, l’auteure a dû changer quelque peu sa manière de dessiner et de colorier.

Le scénario est rythmé, comme toujours, Emily est devenue une bonne femme qui n’a peur de rien ni de personne, on est loin de la jeune fille craintive du départ. Elle a pris le taureau par les cornes, voulant par là même prendre les membres des Red Arrows par les couilles et leur tordre jusqu’à que ce qu’elles soient arrachées.

Autant où les trois premiers tomes restaient dans du crédible et du plausible, là, on a tout de même quelques facilités, des raccourcis pris et des changements dont nous n’aurons pas l’arc narratif. Faudra se douter qu’Emily a su y faire pour monter un groupe prêt à combattre les Red.

Le final expédié assez vite, on se retrouve un peu à côté de ses pompes de voir comment tout ça s’est vite résolu, vite terminé, et comment des gens que nous n’avons pas vu blessé ont pu mourir si vite, comme si on voulait s’en débarrasser au plus vite aussi.

Autant où les trois albums précédents étaient bien réalisés en termes de dessins, avec des scénarios cohérents, on a l’impression ici qu’on a tout fourgué dans un seul album, en vitesse, comme si la série pesait, après sept années passées à bosser dessus.

Dommage que le dernier tome soit si rapidement empaqueté et expédié…

Ça me fait penser à une réplique dans le film « Madame Doubtfire » :
— Tu vas vider ses étagères, expédier et empaqueter tous ses films. Après t’attaques ses boites, là. T’empaquètes et t’expédie. T’empaquète tout ça … et tu l’expédie. Des questions ?
— Après empaqueter ?
— T’expédie ! Au travail, gros malin.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et Le mois anglais (Juin 2018 – Saison 8) chez Lou & Titine.

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Clues – Tome 3 – Cicatrices : Mara

Titre : Clues – Tome 3 – Cicatrices

Scénariste : Mara
Dessinateur : Mara

Édition : Akileos (20/09/2012)

Résumé :
Londres, 1872. Fraîchement débarqué de province, l’agent Hawkins est envoyé faire ses armes dans un poste de police au cœur du quartier de Whitechapel.

C’est là qu’il rencontrera une jeune femme, Mylena, serveuse au Mill, un bouge fréquenté par le sinistre gang des Red Arrows.

Critique :
On monte dans la DeLorean de Doc et on file vers 1872, quand Nathanaël Hawkins débarqua à Londres pour s’y faire les dents, dans un poste à Whitechapel et qu’il fit la connaissance d’une jolie serveuse.

Intelligent et observateur, le jeune Hawkins était déjà passionné par les mouches et le travail qu’elles accomplissent sur les cadavres, chacune arrivant tour à tour et dans un ordre bien précis.

Pas de chance pour lui, il a mis les pieds dans le nid de fourmi qu’étaient les Red Arrows…

L’avantage de ce troisième tome est que l’on en apprend un peu plus sur le personnage d’Hawkins, sur sa carrière, ses débuts, on comprend enfin pourquoi nous avions vu la photo de qui-nous-savions à la fin du tome 1 et l’auteur nous explique l’origine de son amitié avec le légiste.

Après « PAF Le Chien », voici « PAF Dans Ta Gueule » car là, l’auteure m’a scié les jambes, troué le cul, me laissant avec la mâchoire décrochée pendant quelques secondes (heureusement, vu le temps, pas de mouche à l’horizon pour entrer dedans).

Les dessins sont toujours aussi précis, les détails foisonnent dans certaines cases et les couleurs sont restées dans les tons sobres, ce qui va très bien avec l’ambiance de l’album, plus sombre au niveau de son scénario et de ses personnages.

Un tome genèse qui, s’il ne fait pas avancer la lutte contre le gang des Red Arrows, nous éclaire sur eux ainsi que sur la jeunesse de l’inspecteur Hawkins et comment il est devenu cet inspecteur froid, méticuleux et intelligent.

Mais ce tome ouvre aussi une autre porte, une autre théorie et j’ai peur de la voir confirmée dans l’album suivant, celui qui va clore cette série dont le scénario est bien réalisé, cohérent, plausible et où tous les détails sont pesés.

Par contre, je plains les lecteurs/trices qui ont découvert cette série à ses débuts et qui avaient dû attendre deux ans entre le tome 2 et le 3 et trois ans avant la clôture de la saga. Le suspense a dû être insoutenable.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et Le mois anglais (Juin 2018 – Saison 8) chez Lou & Titine.

Clues – Tome 2 – Dans l’Ombre de l’Ennemi : Mara

Titre : Clues – Tome 2 – Dans l’Ombre de l’Ennemi

Scénariste : Mara
Dessinateur : Mara

Édition : Akileos (04/03/2010)

Résumé :
Dans cette suite très attendue, Emily s’investit plus encore dans l’enquête qui doit la conduire à l’assassin de sa mère, au point de mettre sa vie en danger.

Parallèlement, ses relations avec l’inspecteur Hawkins continuent à se jouer sur l’air de je t’aime, moi non plus.

Critique :
Reprenant la suite de l’enquête sans attendre plus de quelques minutes, je me suis replongée dans le Londres Victorien en compagnie de notre Emily, notre jolie petite tête-brûlée et de l’inspecteur Hawkins, toujours aussi sec, cassant, froid…

Bien que le réchauffement climatique semble avoir eu lieu sur sa personne…

Il planait un mystère sur la vie avant Scotland Yard pour Hawkins, comme si avant, il avait été un gamin des rues et la dernière image du tome 1 avait été une claque.

Le mystère allait-il être levé de suite ou l’auteure allait-elle faire durer le suspense plus longtemps ? Non, je ne vous dirai rien, mais sachant qu’il reste deux tomes après celui-ci et qu’il faut en garder sous la pédale, je vous laisse à vos déductions !

Dans la continuité du premier, ce deuxième opus continue avec l’enquête sur le gang des Red Arrows, composés non pas de racailles mais de cols blancs amidonnés et de costards de chez Arnys, au moins.

Afin de ne pas tacher leurs belles chemises, nos criminels ont bien entendu des hommes de main qui se chargent de la sale besogne comme filer des coups de surin ou faire péter des bâtiments. Des terroristes made in England…

Les dessins sont toujours aussi détaillés, surtout les intérieurs de maison, les pièces, et nos personnages évolues, Emily devenant plus indépendante, n’hésitant pas à prendre des risques et s’affranchissant de celui qu’elle considérait comme un mentor.

De son côté, Hawkins souffle le chaud et le froid et on ne sait pas trop de quel côté son coeur penche ni ce que recèle son passé, mais ça doit être du lourd pour que le légiste claque la porte.

Au moins, je ne devrai pas attendre deux ans pour lire la suite… Toujours un avantage d’arriver après tout le monde, lorsque les séries sont terminées.

Une belle découverte.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et Le mois anglais (Juin 2018 – Saison 8) chez Lou & Titine.

Les Sept morts d’Evelyn Hardcastle : Stuart Turton

Titre : Les Sept morts d’Evelyn Hardcastle

Auteur : Stuart Turton
Édition : Sonatine (16/05/2019)
Édition Originale : The Seven Deaths of Evelyn Hardcastle (2018)
Traducteur : Fabrice Pointeau

Résumé :
Mixez Agatha Christie, Downtown Abbey et Un jour sans fin… voilà le roman le plus divertissant de l’année.

Lauréat du prestigieux Costa Award, le premier roman de Stuart Turton est à la fois un formidable jeu de l’esprit et un régal de lecture.

Ce soir à 23 heures, Evelyn Hardcastle va être assassinée. Qui, dans cette luxueuse demeure anglaise, a intérêt à la tuer ?

Aiden Bishop a quelques heures pour trouver l’identité de l’assassin et empêcher le meurtre.

Tant qu’il n’est pas parvenu à ses fins, il est condamné à revivre sans cesse la même journée.

Celle de la mort d’Evelyn Hardcastle.

Critique :
La boucle temporelle m’avait bien fait rire dans un épisode de la série Stargate SG-1 (Saison 6 – Épisode 4) où Teal’c et O’Neill s’étaient amusés à profiter de la chose.

Ici, on n’est pas là pour rigoler mais pour résoudre un meurtre qui a tout l’air d’un suicide tandis que la journée se répète encore et encore.

Mais attention, l’auteur a pimenté les choses puisque à chaque nouveau jour, on entre dans la peau d’un autre personnage, s’appropriant ses forces, son intelligence, sa ruse ou ses faiblesses.

N’ayant pas vraiment lu le résumé (ou l’ayant déjà oublié), je suis tombée un peu comme un cheveu dans la soupe en commençant ma lecture avant que cela ne fasse tilt après avoir été rafraîchir ma mémoire…

En effet, il y a du Agatha Christie là-dessous ! Du Un jour sans fin aussi, mais là, c’est assez logique. Par contre, il manquait pour nous offrir du Downtown Abbey les piques de Violet Crawley.

Cette journée, on a beau la rejouer maintes fois, elle n’est pas la même, des choses changent, et puis, l’auteur nous a gardé quelques surprises en cours de route, pimentant le jeu de manière à ce que nous comprenions, au fur et à mesure et en même temps que le personnage dans la peau duquel nous sommes, les petits détails tels que les messages ou les événements qui se déroulent sous nos yeux.

Pourtant, j’ai eu du mal avec ce roman… J’ai même failli l’abandonner… Le personnage incarné ne me disait rien, j’avais l’impression que l’on tournait en rond, je m’ennuyais…

Je l’ai même laissé tomber avec plaisir pour me plonger dans « Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban » qui m’a fait regoûter à l’ivresse livresque.

Le vin étant tiré, je me devais de le boire, surtout que ma curiosité avait été titillée et que je voulais connaître le fin mot de cette histoire fantastique abracadabrantesque et donc, j’ai replongé avec la ferme intention de le terminer.

Un vrai miracle, Salomon, le récit a commencé à m’intéresser beaucoup plus une fois passé la page 230 (plus ou moins), mon esprit est entré en ébullition pour tenter de trouver la solution (je vous défie de la trouver) et à partir de là, je ne l’ai plus lâché.

Époustouflant ? Oui, c’est le mot. Un truc de ouf, diraient les djeunes. Ça déchire la mort de sa race, de sa mère et le final est tout simplement un vrai feu d’artifice de révélations, de coups de pied au cul, de tacles, de suspense et j’en suis encore sur le cul.

La construction du récit est habillement faite pour ne rien laisser transparaître avant mais pour que tout devienne clair et limpide lorsque les journées se répètent et que l’on découvre avec ravissement les petites subtilités de cette journée qui se mord la queue.

Sans cette construction habille, sans l’écriture entrainante une fois arrivé à la moitié du récit, sans les personnages bien construits et utilisés, et sans le final en apothéose dont le bouquet final continuait encore et encore, j’aurais collé une mauvaise note à ce roman vu que les débuts avaient été laborieux pour moi.

Pour une fois, j’ai eu raison de poursuivre, de m’accrocher, de passer outre le départ un peu froid entre le récit et moi.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et Le mois anglais (Juin 2018 – Saison 8) chez Lou & Titine.

Harrison et Holmes – Tome 2 – Pièces détachées : Arnü West

Titre : Harrison et Holmes – Tome 2 – Pièces détachées

Scénariste : Arnü West
Dessinateur : Arnü West

Édition : Milan (juin 2005)

Résumé :
Dans l’Angleterre de la fin du XIXe siècle, la reine commence sa journée avec les dernières nouvelles du Saint-Empire et apprend que le poulailler royal s’est effondré.

Dans son désarroi, elle en appelle à la police et aux canons de la garde royale.

Dans ce deuxième volet, nous retrouvons Donald Collins, notre schizophrène qui croit être Sherlock Holmes, et son médecin, le docteur Harrison, que Collins prend pour Watson, dans une course-poursuite trépidante à travers Londres.

Le savant fou Moriarty a créé un robot-aimant géant qui se nourrit de métaux, attirant à lui du plus petit boulon à la locomotive empruntée par nos héros dans leur fuite. C’est la panique dans la ville !

Un bijou de non-sens et d’absurdité, ce récit à l’humour très « british » réjouira les amateurs d’apocalypses et de volaille.

Critique :
Marrant, autant ou le premier tome m’avait semblé un peu poussif, j’ai trouvé le second meilleur, pourtant, il y a encore plus de gadgets que dans le premier et toutes les situations sont plus qu’impossibles, sans en SF.

Sans doute me suis habituée à l’humour de l’auteur et à ses dessins que je n’aime pas trop.

Comme prévu, le second est la suite directe du premier et j’ai retrouvé tous les protagonistes là où je les avais laissé la veille, sans devoir attendre, l’avantage de prendre les albums 14 ans après leur sortie.

Pour ce qui est de l’humour, il est toujours dans l’absurde, dans des running gags ou poussés jusqu’au point le plus loin, nous sommes dans de la parodie et elle est mieux passé cette fois-ci, comme je le soulignais plus haut.

Le Grand Méchant est toujours aussi mégalo, toujours aussi assoiffé de conquérir le monde mais comme tous les Grands Méchants de cet acabit, il est mal entouré, mal secondé et il faut tout faire sois-même, comme d’habitude.

Avec cet album, je serai moins critique qu’avec le premier car je l’ai trouvé plus intéressant, plus drôle, plus délirant, plus fou encore et j’ai passé un moment de lecture tout ce qu’il y a de plus correct, avec un petit sourire aux coins des lèvres.

Ne cherchez pas un scénario béton armé, il est assez simple, conventionnel : on a tous et toutes vu des dessins animés de ce genre, étant gosse, avec des méchants mégalo, des inventions de fous, ne serait-ce déjà que dans « Meitantei Holmes » (Sherlock Hound).

Une série un peu folle, avec un humour mêlant le british avec celui de la parodie, des inventions folles, un Sherlock Holmes pas si fou que cela, même si ce n’est pas le vrai, un scénario déjà vu mais malgré tout, l’album se laisse lire et on se prend à sourire assez souvent.

Des albums que je laisserais plus à des holmésiens atteint de collectionnite aigüe ou à ceux qui n’ont rien contre le fait qu’on présente un Holmes sous un autre jour (puisque ce n’est pas lui).

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et Le mois anglais (Juin 2018 – Saison 8) chez Lou & Titine.

Harrison & Holmes – Tome 01 – L’œil de fer : Arnü West

 

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Titre : Harrison & Holmes – Tome 01 – L’œil de fer

Scénariste : Arnü West
Dessinateur : Arnü West

Édition : Milan (janvier 2004)

Résumé :
À la fin du XXIème siècle, le directeur de l’asile psychiatrique de Londres décède accidentellement.

Le Docteur Harrison est pressenti pour prendre sa suite. Mais pour cela, la tradition veut qu’il réussisse à ramener à la raison un malade de son choix.

Donald Collins sera celui-ci.

Sa pathologie ? Une schizophrénie qui le pousse à croire qu’il est Sherlock Holmes !

Critique :
Lorsque l’on souffre d’Holmésologie aiguë, on soigne son mal de toute les manières possibles et imaginables.

Cet album en est la preuve absolue puisque le Holmes de ces pages n’est pas le vrai mais Donald Collins, un fou qui se prend pour Sherlock Holmes et qui prend le futur directeur de l’asile pour son fidèle Watson.

Hé oui, c’est la règle, pour accéder au poste de directeur de l’asile psychiatrique de Londres, il faut guérir un patient de sa folie et ce pauvre Docteur Harrison pense guérir cet homme qui se prend pour le grand détective.

Si on aime les pastiches qui ne se prennent pas au sérieux et les gadgets en tout genre, style inventions d’un savant fou ou de Gru, alors on sera gâté car ces pages en regorgent.

Personnellement, je n’ai pas vraiment aimé les dessins mais cela ne m’a pas empêché de lire cette bédé qui se veut plus drôle que sérieuse.

Les policiers de Scotland Yard ont un chef pas des plus malins, Moriarty est LE génie du mal pour Holmes et Klepto Girl une voleuse de haut vol qui fait tourner la police londonienne en bourrique.

Alors si on n’est pas trop regardant sur le scénario qui comporte des utilisations de voitures ou d’engin bizarre et qu’on aime les histoires qui ne se prennent pas au sérieux, on passera un moment de lecture agréable.

Pourtant, il m’a manqué un petit quelque chose pour prendre mon pied véritablement. La succession de cascades, de retournements de situation et le côté opérette du Grand Méchant m’ont sans doute un peu lassé avant la fin.

Fin qui a tout l’air d’être à suivre dans l’album suivant pour en avoir le fin mot.

Bon, ce n’est pas la fin du monde non plus, c’était une belle surprise de tomber sur ces deux albums que je connaissais pas, mais ce n’est pas une saga qui restera dans ma mémoire, ni dans mes annales.

De plus, comme je ne possède que deux albums, elle ne sera pas longue à lire. Sans être trop sévère, ça se lit, on sourit mais voilà.

Clues – Tome 1 – Sur les traces du passé : Mara

Titre : Clues – Tome 1 – Sur les traces du passé

Scénariste : Mara
Dessinateur : Mara

Édition : Akileos (05/06/2008)

Résumé :
Londres, fin du XIXe siècle. Emily, jeune fille d’une vingtaine d’années, parvient à intégrer le service du célèbre inspecteur Hawkins.

En accompagnant celui-ci sur l’une de ses enquêtes, elle met la main sur des indices qui pourraient avoir un rapport avec la mort de sa mère décédée tragiquement alors qu’elle était enfant.

Critique :
♪ Je m’appelle Émily Jolie ♫ Je voudrais résoudre avec vous le meurtre de ma mère ♪Sous votre aile ♫ Et je voudrais travailler avec vous toute ma vie ♪

Ok, c’est un peu moins rose pour notre Emily à nous qui, si elle est jolie, a tout de même un grand secret : sa mère s’est faite assassiner par les Red Arrows, un gang qui sème la terreur en ville, et elle aimerait résoudre son meurtre.

Ayant bossé à la police de New-York, la voici revenue à Londres, ville de son enfance, pour bosser avec le Sherlock Holmes de Scotland Yard : l’inspecteur Hawkins.

Grand, distingué, froid, taciturne, intelligent, à la pointe de la technologie des forensics, n’aimant pas trop les femmes, ou plutôt, ne les trouvant pas à leur place dans la police, cet homme a vraiment tout d’un Holmes.

Emily va devoir se taper le ménage et le thé avant que cet homme ne l’utilise pour ce qu’elle est vraiment venue chercher : être son assistante ! Notre Emily a beau être du sexe faible, elle a un cerveau et une longueur d’avance sur certaines choses par rapport à son inspecteur, le tout sera de lui faire comprendre et accepter.

C’est par le plus grand des hasards que je suis tombée sur cette saga et c’est avec curiosité que je l’ai ouverte, me demandant si j’apprécierais les dessins ainsi que les personnages qui composeront ce duo pour le moins atypique tout en étant conventionnel (la fille qui doit se faire respecter par le flic froid).

Pari réussi, même si au départ, j’ai eu un peu de mal avec les premières cases, avant de m’y habituer pour finalement trouver mon compte au niveau des couleurs et des dessins.

Oui, le trait me plait bien, de plus, il est détaillé dans certains cases, comme dans le bureau du légiste. L’auteure, rappelons-le, se tape le boulot toute seule comme une grande (scénario, dessins et coloriages).

Les couleurs sont dans des tons froids, mais bon, l’époque victorienne et ses ruelles n’appellent pas vraiment aux tons chaleureux des salons où l’on boit le thé avec le petit doigt en l’air et le dernier potin mondain aux coins des lèvres.

Le duo Hawkins et Emily marche bien, on sent qu’au fil des tomes une relation amicale pourrait voir le jour car même sous sa carapace de type froid et cassant, on sent que Hawkins a du potentiel pour apprécier à sa juste valeur sa nouvelle recrue.

Un début prometteur pour une saga qui fera 4 tomes et dont je ne devrai pas attendre, la bave aux lèvres, que la suite me soit livrée puisque je les ai toutes sous la main.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019).

[FILMS] Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban de Alfonso Cuarón (2004)

Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban (Harry Potter and the Prisoner of Azkaban) est un film britanno-américain réalisé par Alfonso Cuarón, sorti en 2004.

Il est adapté du roman du même nom de J. K. Rowling et constitue le troisième volet de la série de films Harry Potter. Il est précédé par Harry Potter et la Chambre des secrets et suivi par Harry Potter et la Coupe de feu.

Le rôle du directeur Albus Dumbledore, interprété jusqu’alors par Richard Harris (décédé en 2002), est ici repris par Michael Gambon.

Fiche technique : 

  • Titre : Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban
  • Titre original : Harry Potter and the Prisoner of Azkaban
  • Réalisation : Alfonso Cuarón (mexicain)
  • Scénario : Steven Kloves, adapté du roman de J. K. Rowling

Distribution :

  • Daniel Radcliffe : Harry Potter
  • Emma Watson : Hermione Granger
  • Rupert Grint : Ron Weasley
  • Michael Gambon : Albus Dumbledore
  • Maggie Smith : Minerva McGonagall
  • Alan Rickman : Severus Rogue
  • Robbie Coltrane : Rubeus Hagrid
  • David Thewlis : Remus Lupin
  • Emma Thompson : Sibylle Trelawney
  • Warwick Davis : Filius Flitwick
  • David Bradley : Argus Rusard
  • Gary Oldman : Sirius Black
  • Matthew David Lewis : Neville Londubat

Ce que j’en ai pensé :
Quelle idée folle de regarder le film alors que j’allais relire le roman ?

Surtout que autant où j’adore le troisième tome, autant je déteste, mais je déteste, ce film !

Je le déteste, je le déteste, mais que je le déteste ! Au cas où ceux du fond qui dorment à côté du radiateur n’auraient pas tout compris.

Mais alors, pourquoi l’avoir regardé à nouveau, 15 ans après ?

Mon petit côté masochiste, sans doute et puis, l’envie de vérifier si mon opinion allait être la même que lorsque je l’avais vu au cinéma, en 2004.

Lorsque j’allai le voir au cinéma, j’attendais beaucoup de ce film, puisque le tome 3 était mon préféré des 5 tomes déjà parus (et lus) au moment de la sortie du film (2004).

Ça avait bien commencé pourtant… Les Détraqueurs, la prison d’Azkaban, Sirius Black (magnifique Gary Oldman) et un Remus Lupin (David Thewlis) des mieux interprétés. Oui, le choix de ces acteurs avait été une riche idée.

Enfin je mettais un visage qui me plaisait sur leurs tronches et je savais que lors de mes relectures des romans, ils auraient ce visage là.

Grand changement par rapport aux premier et deuxième films, nos trois amis ne faisaient plus « enfants » mais déjà des ados. Tout les gamins des premiers films avaient pris un sacré coup de potion magique qui faisait grandir.

Le choc avait été rude puisque Daniel Radcliffe et Rupert Grint n’avaient plus leurs visages poupins. Le pire sera pour Neville Londubat (Matthew David Lewis) qui, avec le temps, passera du boulet aux dents de lapin à un mec sexy !

Il faut savoir que le tome 3 était riche en petits détails hyper importants, dont on ne se doutait pas à l’époque et qui allaient prendre toute leur importance plus tard, notamment avec le rat de Ron, Croutard.

Hélas, si on peut se permettre de mettre profusion de détails importants dans un livre et de lui ajouter 100 pages de plus, on ne pouvait pas se le permettre dans un film, sauf à le faire en deux parties ou d’en faire un film de 5h.

Exit donc tous ces petits détails qui m’avaient plus, dans le roman et que je ne retrouvais plus dans le film. Déjà là, mon enthousiasme avait pris un coup dans les tibias.

Le coup dans les couilles, si je puis me permettre, c’est le fait que nos héros se baladent dans des tenues Moldues en lieu et place de leur uniforme de Poudlard et que ça sentait trop les ados en goguette et pas assez les étudiants de l’école de sorcellerie.

Oui, dit ainsi ça peut faire cloche, mais mon avis n’a pas changé en 15 ans, ça me gonfle toujours autant, tout comme ça me gonfle de voir des producteurs nous présenter un Sherlock Holmes en tenue de barakî de kermesse, sale, puant, mal fagoté alors qu’il n’est pas en train de bosser sous déguisement.

Ce sont des détails qui comptent, nom de Zeus !

Pour le reste, les retour dans le temps, je ne les ai jamais compris et je ne comprendrai jamais… Il faudrait peut-être que je visualise le temps comme un cercle et non comme une ligne droite continue.

Non, je n’ai pas pris de plaisir à revoir ce film, oui je suis masochiste, oui je suis folle mais au moins, j’ai prouvé que ♫ non, non, rien n’a changé ♪,  que mes films préférés restent et resteront les 2 premiers, alors que dans les romans, ce n’est pas le même classement puisque le roman est mon préféré et que ce film-ci est celui que j’ai le moins aimé.

J’attendais trop de lui… La déception fut à la hauteur de ce que j’attendais. Bardaf, ce fut l’embardée et je suis de nouveau repartie dans le fossé.

Le mois anglais (Juin 2018 – Saison 8) chez Lou & Titine et Le moi espagnol 2019 chez Sharon (Mai 2019).

Sherlock Holmes – Tome 1/2 – Les origines : Scott Beatty & Daniel Indro

Titre : Sherlock Holmes – Tome 1/2 – Les origines

Scénariste : Scott Beatty
Dessinateur : Daniel Indro

Édition : Soleil (24/08/2011)

Résumé :
L’intrépide détective créé par Sir Arthur Conan Doyle est de retour en bande dessinée, dans un récit présentant ses origines jusqu’alors inexplorées.

Partagez avec le Docteur Watson sa rencontre décisive avec le jeune Sherlock Holmes, rencontre qui scellera à jamais la destinée des deux hommes.

Alors qu’une série de meurtres épouvantables plonge Londres dans la terreur, le Docteur John Watson réalise que la seule personne capable d’endiguer l’hécatombe est Sherlock Holmes, qui deviendra bientôt le plus célèbre détective que le monde ait connu.

Le duo improbable se lance sur les traces d’un tueur dont les horribles forfaits marquent le début d’une aventure inédite de Sherlock Holmes, intitulée « Les Douze Césars ».

Critique :
Sa belle couverture (que certains trouvent moche) m’avait fait de l’oeil, sur le site de la SSHF et le fait que ce soit un « comics » ne m’avait pas fait peur.

Se lancer dans une adaptation, ou dans une histoire inédite de notre détective préféré, bien connu de tous et mis à tellement de sauce, aurait pu se révéler une catastrophe, surtout dans un format aussi contraignant que celui du comics, plus petit que le format d’une bédé classique.

Pari relevé et réussi par Beatty et Indro qui nous livrent ici les origines de Sherlock Holmes (il n’est ici qu’un jeune étudiant, sortant déjà de l’ordinaire et nous montrera l’étalage de ses talents multiples).

Dès l’ouverture, on n’a aucun doute de notre entrée dans un comics. le dessin, les couleurs, les ombres plus marquées. Pas d’erreur possible.

On ne perd pas non plus son temps : d’entrée de jeu nous tombons sur notre jeune Sherlock Holmes qui vient de résoudre une affaire et, un peu abîmé physiquement, il reçoit les soins d’un médecin vétéran, mettant ses connaissances au service de Scotland Yard, en tant que légiste, surtout.

Cet ancien médecin de l’armée, je vous le donne en mille, c’est le docteur Watson, qui sera fortement intrigué par ce jeune homme. Bon, entre nous, le jeune Sherlock passe difficilement inaperçu !

Mais pourquoi est-il blessé, le jeune Sherlock ?

Et bien, notre futur détective jouait les jeune extra cours d’un dîner mondain. Bizarrement, les invités semblent être subitement pris de vertiges et de pertes de conscience. Serait-ce le vin qui ferait tourner les tête ? Pas avec le peu qu’ils ont bu !

Le jeune Sherlock Holmes, à qui on ne la fait pas, en doute fortement…

Alerté par son incroyable instinct, il semble avoir mis le doigt sur un complot bien ficelé, visant à détrousser les nobles pendant leur sommeil artificiel.

Ce constat sera validé par l’arrestation de toute la bande par la police londonienne. Mais entre l’arrivée des zorros de la police, le jeune Sherlock se fera quelque peu malmener, rendant tout de même coup pour coup. Sa science du Baritsu lui sera bien utile.

La référence au Baritsu ne sera pas l’unique référence canonique, les auteurs nous parlerons aussi, entre autre, de Musgrave et du Gloria Scott.

Particularité de ce comics : les flash-back et la manière de nous faire changer de « situation » dans l’histoire.

Ainsi, si nous commencions pas un Sherlock blessé et un Watson le soignant, nous avons droit ensuite à un flash-back sur la bataille de Maiwand, en Afghanistan où le docteur Watson fut blessé, à l’épaule et à la cuisse (le scénariste résout le problème de la blessure de Watson qui migrait entre « Une étude en rouge » de l’épaule à la cuisse dans « Le signe des quatre ») et ensuite, tout en revenant à la figure de Sherlock blessé pour deux cases, hop, sans transition, nous passons à son entrée en scène de son enquête.

Oui, de sa tête blessée nous passons à cette même tête en train d’enfiler un loup pour servir les riches nobles. Et ce ne sera pas l’unique fois dans l’album.

La manière de faire reste dans le subtil, je vous rassure, et même dans l’artistique, quelques fois. Si vous voulez le voir de vos yeux et que vous n’avez jamais lu ce comics, je vous conseille de venir voir une planche sur mon site, en exemple.

La seule faute de ce comics est que le joli minois du Holmes de la couverture ne ressemble pas à sa tête dans le comics…

Mais passons.

Intrigué par le souvenir du jeune homme étrange qu’il a croisé, Watson enquête un peu sur lui, découvrant sa chambre en désordre et le fait qu’il a une colocataire. Oui, « une » ! Jolie en plus… A son sujet, nous en apprendrons plus dans le second opus.

Ce premier tome est en fait scindé en deux : si la première partie concernait le cambriolage et la rencontre des deux hommes, la suite sera consacrée à de mystérieux crimes sanglants.

Vu qu’un mystérieux meurtrier semble prendre un malin plaisir à semer des cadavres dans les rues sombres de Londres, laissant la police perplexe (une fois de plus) et démunie… Vu que Watson leur suggère de faire appel à cet étudiant qui a démontré des capacités de réflexion et de déduction extraordinaires.

Pas le choix, mis au pied du mur, ils devront faire appel à notre Sherlock Holmes.

Une fois de plus, Holmes nous montrera l’étendue de son talent pour comprendre que les crimes reproduisent en fait les morts de douze César qui régnèrent sur Rome (César, Auguste, Tibère, Caligula, Claude, Néron, Galba, Othon, Vitellius, Vespasien, Titus, Domitien).

Ce sont les premiers princes de Rome ayant porté le nom et le titre de « César », de Jules César à Domitien.

Mais pourquoi les tuer de cette manière ? Ben vous le saurez au prochain épisode, ou en lisant tout simplement le second opus.

Vous avez l’air dubitatif ? Hésitants ? Même si je vous signale que les deux auteurs ont eu le mérite de me captiver, de m’embarquer pour une aventure totalement inédite, faite de mystères et de révélations.

Croyez-moi ou pas, mais c’était une lecture savoureuse et appréciable et j’ai lu la suite avec un grand plaisir.

Bernard Prince – Tome 6 – La loi de l’ouragan : Greg & Hermann

Titre : Bernard Prince – Tome 6 – La loi de l’ouragan

Scénariste : Greg
Dessinateur : Hermann

Édition : Le Lombard (1973) / Le Lombard (1998)

Résumé :
Par une tiède soirée, le Cormoran aborde le rivage enchanteur de Tago-Tago, l’île aux mille parfums. Dans un bar, en pleine bagarre, Jordan rencontre El Lobo qui vient d’acquérir aux cartes, une pêcherie de perles.

Bernard Prince, Jordan, Djinn décident de l’accompagner.

Sur place, la pêcherie est loin d’être aussi rentable que prévu car elle est menacée par une murène géante, empêchant les plongeurs de pêcher les perles…

Critique :
♫ Comme un ouragan, la tempête en moi, a balayé le passé. ♫ Allumer ma vie, c’est un incendie, qu’on ne peut plus arrêter. ♪

Mes excuses à tout ceux et celles qui vont chantonner ces paroles hautement intellectuelles durant toute une partie de la journée.

Dans une aventure de Spirou et Fantasio, la murène dont on parlait était en fait le surnom d’un bandit, un voleur (Le repaire de la murène, tome 9), mais ici, dans Bernard Prince, nous sommes face à une grosse bêbête pas commode du tout.

Elle attaque les plongeurs, elle les dévore… Oui, quand murène fâchée, elle toujours faire ainsi.

Une fois de plus, on a le souffle de la grande aventure, celle avec un grand A, le tout mâtiné d’exotisme.

Un vieil ami à Barney Jordan a gagné au jeu un tiers d’une exploitation d’huitre perlière, mais à cause du gros serpent de mer pas commode, les perles, on les enfile car impossible de plonger, sauf à vouloir jouer à Jonas dans le ventre de la murène, puisqu’on n’a pas de baleine.

L’inconvénient, ou l’avantage, dans les albums de Bernard Prince, c’est que les gentils gagnent toujours, ne se font pas tuer et que bien souvent les méchants sont punis, par la justice ou par la grande faucheuse, qui, comme ici, fera intervenir son bras armé qu’est la nature en déclenchant un ouragan qui va dicter sa loi.

Je ne spolie rien, tout est dans le titre…

On comprend bien les motivations du méchant, elles sont claires, elles sont habituelles (de toute façon, il n’y en a pas 36.000) et on comprend encore mieux la manière de réfléchir des autochtones qui, avec de l’alcool et de beaux discours, deviennent aussi enragé qu’une murène affamée.

Avec Prince, au moins, on ne sort pas les flingues pour tirer sur la foule en délire, pas de balle en caoutchouc ou autre matière lancée à bout portant, juste la bonne vieille technique de la pèche au moules et hop, tout rentre dans l’ordre.

Alors oui, c’est assez simpliste, c’est bourré de bons sentiments, comme Bernard Prince qui plonge pour sauver de la noyade le mec qui lui tirait dessus avant (moi, pour ma part, hein… *sifflote*) et qui va leur filer un coup de main pour mater la bestiole.

Et oui, même si le dessin de Bernard en maillot ne nous rend pas rêveuse et qu’il ne lui rend sans doute pas justice sur ce qu’il a dedans, je peux vous assurer qu’il en a des grosses pour oser aller affronter la bête dans son antre. Bon, l’eau devait être froide, aussi, et ça a dû rétrécir… Je ne vous apprend rien, messieurs.

Sur cette tirade un peu limite, un peu coquine, très en-dessous de la ceinture, je vous rend l’antenne, tout en vous conseillant, si un jour vous tombez sur la saga de Bernard Prince, de la découvrir et d’être indulgent avec, car elle correspond à ce qui se faisait dans les années 70 (60+10) en matière de bédé jeunesse où le Bien devait triompher du Mal en toute occasion.

Malgré tout, elle reste assez en avant sur son temps dans le politiquement pas toujours correct puisque nous avons un jeune garçon qui voyage en mer avec deux hommes, sans aller à l’école et un marin d’eau salée qui carbure à l’alcool et ne dit jamais non à une bonne bagarre.

Bref, Bernard Prince, c’est de l’Aventure, de la détente, les beaux dessins d’Hermann (cocorico, c’est un belge) et mon seul bémol pour cet album concernera sa fin un peu abrupte ou en quelques cases on résout tout le problème et où un ouragan avait déjà tout résolu aussi…

♪ Comme un ouragan,
qui passait sur moi,
l’amour a tout emporté.
Dévastée nos vies,
des rêves en furie,
qu’on ne peut plus arrêter. ♫

Juste par pur sadisme…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019).