[FILMS] Love Actually de Richard Curtis (2003) – Le film qui te dit que l’amour est partout, partout(ze) !

Love Actually, ou Réellement l’amour au Québec, est une comédie romantique britannique écrite et réalisée par Richard Curtis et sortie en salles en 2003.

Le film se penche sur les différents aspects de l’amour montré à travers dix histoires distinctes impliquant un large éventail de personnages, dont beaucoup sont reliés entre eux, et leur évolution.

Située principalement à Londres, l’action de Love Actually commence cinq semaines avant les fêtes de Noël, et se joue comme un compte à rebours jusqu’à la fête, suivie d’un épilogue un mois après les événements.

Film choral dont la distribution réunit notamment Hugh Grant, Liam Neeson, Emma Thompson, Colin Firth, Bill Nighy, Laura Linney, Alan Rickman, Keira Knightley, Rowan Atkinson et Andrew Lincoln, Love Actually est présenté au Festival de Toronto en septembre 2003 avant de connaître une sortie en salles en novembre 2003 au Royaume-Uni et aux États-Unis, suivi de la France le mois suivant.

Lors de sa sortie, il rencontre un accueil critique favorable et a rapporté près de 247 millions de dollars de recettes mondiales, alors qu’il a coûté 40 millions, ce qui en fait un succès commercial.

Fiche technique : 

  • Titre original : Love Actually
  • Titre québécois : Réellement l’amour
  • Réalisation : Richard Curtis
  • Scénario : Richard Curtis
  • Musique : Craig Armstrong

Distribution : 

  • Hugh Grant  : David, le Premier ministre
  • Liam Neeson : Daniel
  • Emma Thompson : Karen
  • Laura Linney : Sarah
  • Alan Rickman : Harry
  • Martine McCutcheon : Natalie
  • Bill Nighy : Billy Mack
  • Colin Firth : Jamie Bennett
  • Andrew Lincoln : Mark
  • Keira Knightley : Juliet
  • Chiwetel Ejiofor : Peter
  • Rowan Atkinson : Rufus, le vendeur
  • Kris Marshall : Colin Frissell
  • Heike Makatsch : Mia
  • Thomas Sangster : Sam
  • Martin Freeman  : Jack

Ce que j’en ai pensé :
Il est des films comme ça dont on croit encore tout se souvenir, mais en fait, non, il ne reste que des bribes, des petits morceaux épars, des scènes cultes, mais tout le reste a été effacé de la mémoire.

Et durant tout le début du film, on se surprend à se dire « ah mais oui, c’est vrai, il jouait le dedans, lui ! ».

On se surprend à rire aussi de la présence conjointe du docteur Watson version Granada (Edward Hardwicke) et de celle du John Watson de la BBC (Martin Freeman), sans oublier le vilain professeur Rogue de Harry Potter ou Jojen Reed  de GOT !

Il est un fait qu’en 2003, on ne pouvait pas savoir que Martin Freeman (qui a un rôle tout à fait excellent dans ce film) ferait un parfait docteur Watson et un petit Hobbit. Et vu son rôle dans le film, j’ai bien envie de refaire un mauvais jeu de mot avec Hobbit, trou et ce qui rime avec Hobbit !

On a beau être en juin et le film se dérouler durant la période post Noël, il n’en reste pas moins que cela reste un feel-good movie et que le regarder vous met de suite de bonne humeur et vous envoie au lit avec un sourire béat de satisfaction.

Toutes ces petites scènes qui se déroulent durant le film, avec des personnages qui ont tous un rapport entre eux, sont tout simplement du baume au cœur, de l’humour très fin et des histoires très belles, très émouvantes, très attendrissantes ou pas très classe, dans le cas de celui qui a le démon de midi qui lui chatouille les… ce qui rime avec ce mot !

Hugh Grant en premier ministre est sexy en diable, Liaam Neeson est attendrissant en beau-père qui se retrouve avec le fils de sa femme amoureux d’une jeune fille, Laura Linney (Sarah) est elle aussi, finalement, très touchante de renoncer à celui qu’elle aime pour rester avec son frère autiste qui lui bouffe toute sa vie privée en lui téléphonant non stop, à tel point que même conclure est difficile.

Pourtant, Sarah n’est pas non plus à côté de la plaque, l’amour, ce n’est pas que physique et peut être aussi l’amour fraternel d’une soeur pour son frère placé en HP (pas Harry Potter !). Dommage parce que le Karl, qui jouait aussi Jésus dans Ben-Hur et Xerxès dans 300, donne envie de se rouler sur la carpette, à poil.

Niveau bande-son, on n’a pas à se plaindre, les chansons sont toutes des connues qui donnent envie de pousser la chansonnette ou de se trémousser, tel le premier ministre…

Oui, Love Actually, c’est LA comédie romantique par excellence, celle qui vous fait rire, sourire, vous dire que tout n’est pas foutu dans ce Monde pourri, que des enfants peuvent encore vous émouvoir (le petit Sam est d’une sériosité qu’il en est émouvant !), que des politiciens peuvent encore être sexy et honnête (ok, seul Hugh Grant l’est !) et que Noël, même en devenant une fête commerciale, peut encore être synonyme de rapprochement entre les gens, même si ça finira en rapprochement horizontal…

J’oublie sans doute de vous parler de choses importantes, dans ce film, mais ce n’est pas grave, si vous l’avez vu, vous aurez ajouté de vous-même, et si vous ne l’avez pas encore vu, il est temps de mettre ça en ordre et de le visionner confortablement installé dans votre canapé.

Le film qui, un jour de déprime ou de moral à zéro, peut vous requinquer plus vite qu’une boite de médoc (et moins cher aussi).

Le Mois anglais saison 7 chez Lou et Cryssilda (juin 2018).

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Christmas pudding : Nancy Mitford

Titre : Christmas pudding

Auteur : Nancy Mitford
Édition : 10-18 (09/11/2017)
Édition Originale : Christmas Pudding (1932)
Traducteur :

Résumé :
Un Noël à la campagne dans le Gloucestershire.

La perspective est séduisante pour un groupe de jeunes mondains un peu las de la routine londonienne, qui décident de séjourner à proximité du domaine de Lady Bobbin et de ses enfants.

Multipliant péripéties invraisemblables et dialogues mordants, Nancy Mitford dresse un portrait décalé de la société anglaise dans les années 1930.

Critique :
Comme le disait si bien monsieur Preskovic (celui des doubitchous) : « Vous être caustique ».

Caustique est le mot qui résume le mieux cette satire qui tire à boulets rouges sur l’aristocratie anglaise et sur les gens qui n’ont aucun talent, si ce n’est de ne rien faire et de se complaire dans l’oisiveté.

Nancy Mitford sait de quoi elle parle étant elle-même issue de la grande bourgeoisie anglaise.

Alors, elle les brocarde, les mets en scène avec humour, certes, mais en trempant la plume dans l’acide car tout est toujours cynique.

Dans ces pages, il ne faut pas chercher une intrigue, tout le sel de l’affaire se trouve dans les dialogues et prises de positions de certains personnages, dans leur orgueil qui ne les fait s’intéresser à rien d’autre qu’à leur nombril, à la chasse ou à faire un beau mariage et n’avoir pour mission que de faire un héritier mâle à son mari.

Nos jeunes gens ont tous fait Eton, au moins, feront Oxford, sans aucun doute, mais ne sont apte à ne savoir rien faire de leur dix doigts et n’ont pas l’intention de faire quelques chose avec, si ce n’est se les tourner. Zéro effort mais maxi confort.

Dans un roman noir, nous aurions été en compagnie de pareils incultes sortant des inepties à tour de bras, la seule différence étant que dans le roman noir, nous aurions été assis avec des assistés sociaux, chômeurs professionnels, magouilleurs en tout genre. La différence de classe aurait été un gouffre, mais les pensées les mêmes.

Les personnages dans cette satire, qui pourrait tout avoir de la pièce de théâtre, sont souvent des incultes de chez incultes, pensant que le socialisme est le truc le plus abject qui existe sur terre, tout comme les bolcheviks qu’ils voient partout et qu’ils accusent de tout les malheurs de la région.

Avec de pareilles personnes assissent devant moi, je quitterai la table en soupirant devant tant de bêtise et lieux communs réunis ensemble, mais dans ce roman, c’est amusant et terriblement jouissif.

Je n’avais jamais lu Nancy Mitford, maintenant que c’est fait, je compte bien aller un peu plus loin dans la découverte de ces écrits et, qui sait, je pourrais recroiser la routes de ces dandys fabuleux, de ces oisifs magnifiques, de ces demoiselles courant le bal pour trouver chaussure à leur pied, de cette dame uniquement préoccupée par la chasse à la pauvre bête qu’elle ne peut assouvir pour cause de fièvre aphteuse.

Encore un coup des bolcheviks, assurément.

Un roman possédant des dialogues croustillants, caustiques, sarcastiques. Un pudding rempli de tous les bons ingrédients et bien plus digeste que le véritable Christmas Pudding !

Oui, je sais, c’est tout moi, ça, de lire, en juin, un roman se déroulant à Noël, dans les frimas de l’hiver alors que je suis moi-même sous le soleil, les doigts de pieds en éventail…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et Le Mois anglais saison 7 chez Lou et Cryssilda (juin 2018).

Noyeux Joël à tous et à toutes !

Je vous le dis de suite, je ne suis pas très fêtes de fin d’année, j’aime plus ça, ça m’énerve, le côté commercial me sort par les trous de nez, mais je participe à faire monter le chiffre d’affaire des commerçants.

Je ne vais pas me plaindre pourtant, j’ai ma famille autour de moi, on mangera à notre faim, même plus qu’à notre faim, et pas de soucis en fin de mois, si on ne fait pas les cons.

Ma foi, je fais partie des privilégiés parce que par rapport à certains, j’ai le cul dans le beurre et bordé de nouilles !

Mais tout le monde n’y est pas et je pense aussi à ceux ou celles qui sont seul(e)s en ces jours où tout le monde fait la fête, ou à ceux qui ont des fins de mois difficiles et qui n’y arriveront pas. Ou à ceux qui ont perdu des proches…

Plus tout ceux qui se cassent le cul pour trouver des cadeaux qui finiront sur E-Bêêêê ou pour ceux qui n’auront rien…

Trêve de larmes, restons dans le positif ! Passez une bonne fête commerciale, ne vous faites pas une crise de foie, à défaut de crise de foi.

N’oubliez pas de suspendre les boules, de dérouler la guirlande, de mettre le petit Jésus dans la crèche, d’astiquer la bûche et de relécher le fond de la coquille d’huitre. 

Pour les yeux des filles, ou des garçons qui aiment ça, voici quelques papas Noël qu’on aimera voir ramoner la cheminée, juste parce qu’ils sont sexys, ou qu’on leur donné l’air sexy.

Si ça se trouve, nos maris, avec ce genre de tenue, auraient aussi belle allure.

Vous avez le droit de toucher, mesdames, mettre d’insérer un billet ou une pièce dans les fentes adéquates.

N’oublions pas les mecs, même s’ils sont moins nombreux que les gonzesses !

En tout cas, que vous passiez des fêtes superbes, géniales, de merde, à vous faire chier avec la belle-mère casse pied, la belle-sœur qui ne parle que d’elle et de ses soucis, que vous soyez aux fourneaux, au resto, ou avec des plats préparés, que vous soyez croyant, athée ou agnostique, que ça vous fasse quelque chose, cette magie de Noêl ou que vous soyez blasée de tout ça :

Et merci à tous ceux et toutes celles qui me suivent, qui commentent (ou pas), qui blague avec moi, qui écoutent mes blagues à deux balles, qui me font noter des tas de livres que je n’aurai jamais le temps de lire, même avec 3 vie !

MERCI 

Un chant de Noël – Le drôle de Noël de Scrooge : Charles Dickens

Titre : Un chant de Noël ou Le drôle de Noël de Scrooge

Auteur : Charles Dickens
Édition : Livre de Poche (2009)
Édition Originale : Christmas Carol (1843)

Résumé :
Le soir de Noël, un vieil homme égoïste et solitaire choisit de passer la soirée seul. Mais les esprits de Noël en ont décidé autrement.

L’entraînant tour à tour dans son passé, son présent et son futur, les trois spectres lui montrent ce que sera son avenir s’il persiste à ignorer que le bonheur existe, même dans le quotidien le plus ordinaire.

Critique :
Scrooge n’était pas un inconnu dans ma mémoire, son nom m’est connu depuis très longtemps, lorsque j’étais petite et pas grande…

La première fois que j’en avais entendu parler, c’était dans « Le visiteur de minuit », un récit des 4 As où Doc, l’intello de la bande, lisait à voix haute des passages avec le fantôme de Marley.

La seconde, c’est celle qui m’a fait commencer la lecture avec un Scrooge ressemblant furieusement à Picsou… Parce que j’avais vu aussi « Le Noël de Mickey » !

D’ailleurs, une des scènes du dessin animé était même sur un des verres chez ma mémé, c’est vous dire si je connais Scrooge, j’ai bu dedans ! Hé, oh, on a la culture qu’on veut ! mdr

Anybref, dans le but de me coucher moins idiote et d’avoir lu le plus grand nombre possible d’auteurs classiques ou différents le jour de ma mort, j’ai attaqué le grand Dickens par un de ses petit roman.

Une fois débarrassée de la tête à Picsou afin de garantir une lecture sérieuse, je me suis plongée avec délectation dans ce court roman qu’il aurait écrit pour éponger ses dettes. Quelle brillante idée que ce fut !

Scrooge est un personnage antipathique au possible, avare, teigneux, égoïste, asocial, ne se préoccupant que d’une chose : gagner le plus de fric possible et en dépenser le moins. Ah ben tiens, ça lui fait deux choses à son actif…

Il n’a pas d’amis, déteste Noël, la bonne humeur, la joie, bref, il est acariâtre au possible et je plaignis son employé de Mickey, obligé de se chauffer en plein hiver avec un seul morceau de charbon.

Le fantastique est maître des pages avec l’apparition du fantôme de son associé, Marley, décédé depuis 7 ans, puis avec l’arrivée des 3 spectres qui vont nous faire découvrir le passé de monsieur Scrooge, son présent et son futur, qui est des plus lugubre.

Ça se lit d’une traite, comme je vous le disais plus haut. Ça se dévore, même car on est entrainé dans le sillage des spectres et l’on ne peut s’empêcher, à un moment donné, d’avoir une pointe d’émotion.

On pourrait dire que Dickens montre la misère humaine pour faire pleurer dans les chaumières, que les spectres n’existent pas, et qu’un changement tel que celui réalisé par Scrooge est quasi impossible, que même à Lourdes on n’a jamais assisté à pareil miracle.

Sans doute, mais Dickens arrive à nous rendre vivant ses différents personnages, à faire en sorte que lorsque l’on lit les mots sur les pages, la scène devienne plus que réelle, comme jouée devant nous par des comédiens talentueux, le tout dans des décors fourmillant de petits détails qui ne font que les rendre plus vivants à nos yeux.

Alors merde, pourquoi bouder son plaisir et se priver d’une lecture de plus agréables à une époque où Noël est vidé de sa substance pour être remplacé par une fête commerciale où débauche de nourriture entrainera gabegie et gaspillage, tout en sachant que si toute la planète mangeait comme nous à ce moment, la Terre ne suffirait pas à tout produire.

Un joli conte de Noël à méditer…

Le Challenge « A year in England – 2017-2018 » chez Titine (Plaisirs à Cultiver).

Joyeux Noël Coquin à tous et toutes !

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Que vous croyez ou pas au père Noël, que cette fête devenue commerciale et synonyme de gabegie vous sorte par les trous de nez ou que vous ne viviez que pour elle, qu’elle soit encore pour vous religieuse ou païenne, que vous vous délectiez de foie gras ou que vous militiez pour l’arrêt de ce que vous considérez comme de la barbarie, que vous ayez fait un sapin ou pas, que vous attendez avec impatience le début des festivités ou bien leur fin, je m’en moque !

Si j’ai posté cet article, c’est juste pour vous souhaiter une bonne journée à tous et toutes !

Ne mangez pas de trop, gaffe aux indigestions, gaffe à l’ennui à table entre deux vieilles tantes bigotes, avec votre belle-mère chiante devant vous, gaffe au vin qui coule à flot (ou au Jack’s), gaffe aux conversations ennuyantes à mourir aussi…

Vous pourrez toujours les décoincer en leur parlant de la pédérastie au temps de l’Antiquité, des expressions du langage courant qui ne sont que des références sexuelles, leur parler des dangers de la branlette que certaines femmes pratiquent à tour de poignet, ou de la reconversion des anciennes stars du porno…

Mais quoi que vous fassiez, n’oubliez pas de mettre le petit Jésus dans la crèche !

De fourrer la dinde ! De bourrer la hotte ! De labourer le jardin ! De butiner la fleur…

Et oui, il y des sous-entendus grivois là-dessous !! Je vous ai même mis une image pour ceux qui n’ont pas encore compris… Oui, juste au-dessus…

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Extinction : Matthew Mather [LC avec Stelphique]

Titre : Extinction

Auteur : Matthew Mather [Auteur Anglais]
Édition : Fleuve Éditions (Nov 2015)

Résumé :
À la veille de Noël, à New-York, Mike Mitchell s’apprête à passer un réveillon en famille et compte sur cette période de fête pour apaiser les tensions dans son couple.

Cependant ces projets vont être anéantis par une gigantesque tempête de neige qui s’abat soudain sur Manhattan et provoque un black-out total. Internet et les réseaux de communication ne fonctionnent plus, les infrastructures s’effondrent.

Le désastre gagne progressivement tous les secteurs d’activités, paralysés par cette coupure soudaine. Rumeurs d’attentats, de cyber-attaque, thèses du complot… On accuse les Russes, les Chinois, les Iraniens. La panne généralisée alimente la psychose, renforcée par l’apparition d’une épidémie mortelle qui affole la population.

Au milieu du chaos, Mike et ses voisins se retrouvent sans eau, sans chauffage, et bientôt sans nourriture…

Dans ce tombeau à ciel ouvert qu’est devenu New York, l’ordre a laissé la place à la loi du plus fort. Alors que la trahison guette à chaque instant, Mike va devoir livrer une lutte sans merci pour sa survie et celle de sa famille.

Critique (Stelphique en bas) : 
Riche idée que d’avoir commencé le roman au moment des fêtes puisque son récit commence quelques jours avant Noël.

Cette année, Petit Papa Noël a apporté des cyber-attaques, l’arrêt du Net, des coupures totales de courant, de l’eau, la disette, le repli sur soi, la crasse, la vermine, la paranoïa, l’animalité, un huis-clos et tout un gros tas de neige !

Bref, il nous a déposé, sous le sapin, un joli black-out !

— Qui est responsable d’Internet – cet outil dont nous sommes tous dépendants, aujourd’hui ?
— J’en sais rien – le gouvernement ?
— Eh bien non, figure-toi. Tout le monde s’en sert mais personne n’en est responsable.
— Ça effectivement, c’est la recette du désastre.

Avec un style simple qui fait mouche, des personnages sympathiques auxquels ont s’accroche et avec lesquels on sympathise vite, l’auteur nous narre la vie qui s’organise, tant bien que mal, dans un immeuble new-yorkais, avec ses amitiés, ses tensions, ses coups de putes… et sa solidarité.

Nous suivons la famille de Michaël et celle de Chuck, amis dans la vie, ainsi que de leurs quelques amis de l’immeuble qui tentent, vaille que vaille, de survivre dans une ville livrée à elle-même, une ville qui ne peut compter que sur elle-même puisque le pays tout entier est touché, le reste du monde aussi…

Cela m’a frappé de m’apercevoir que, dans mon esprit, les gens qui avaient débarqué à notre étage étaient devenus des « réfugiés ».

Les habitants crevant de faim et de froid, se laissent aller à leur animalité, à leurs peurs les plus primales et à leurs hypothèses les plus farfelues quand aux responsables de ce bordel sans nom.

— Si on doit aller mettre sur la figure de quelqu’un, c’est bien à ces Arabes enturbannés. Ils n’arrêtent pas de nous chercher des poux depuis qu’ils ont pris notre ambassade en otage, en 79.
— Parce qu’on avait renversé leur gouvernement élu démocratiquement pour installer un dictateur qui faisait régner la terreur, a observé Rory. Et puis, ce ne sont pas des Arabes, mais des Perses.

Sans en faire des tonnes, sans nous noyer dans des explications techniques ou scientifiques ou verser dans la surenchère, l’auteur nous torche un chouette roman dans lequel on se plait à être, tout en redoutant le jour où cette merde de cyber-attaque arriverait chez nous pour de vrai.

— Nous répugnons à prendre quelques risques à titre individuel, nous donnons au gouvernement le droit d’envahir notre vie. Nous sommes en train de renoncer à notre liberté, par simple trouille.

Pas de temps mort, j’ai eu froid et faim en même temps qu’eux, j’ai tremblé de peur pour eux, j’ai cogité en lisant les vérités distillées au fil du récit et ce fut un calvaire de devoir abandonner le récit durant 4 jours pour cause de fêtes !

— Il y a quelques années, on a découvert la présence de codes informatiques étrangers dans les systèmes de commande des centrales électriques, un peu partout aux États-Unis. Ces machins étaient spécifiquement conçus pour mettre notre réseau électrique hors service.
— Et… ? a lancé Chuck, l’air nullement impressionné. Que s’est-il passé ?
— Rien – à ce jour. Mais le problème, tu vois, c’est ta réaction. Qui est celle de tout le monde. Alors que si les Chinois venaient fixer des explosifs sur nos tours émettrices, toute la population de ce pays hurlerait au meurtre et prendrait les armes.

— Dans ce pays, chaque fois qu’on soupçonne le gouvernement de vouloir réglementer la vente de fusils d’assaut, les gens deviennent fous et hurlent au liberticide. Ces nouvelles lois donnent au gouvernement un droit de regard sur tout ce que tu fais, sans ton consentement – et personne n’ouvre la bouche ! Qu’est-ce qui définit la liberté ? Les libertés civiles, qui elles-mêmes reposent sur le respect de la vie privée. Si on foule ce respect aux pieds, c’est la fin des libertés civiles, et donc de la liberté tout court.

Un roman qui vous distille du suspense au compte-goutte pour mieux vous faire flipper en pensant à « Et si tout ça n’était pas que de la fiction ?? » mais de l’anticipation… Moi, ça me fout la trouille encore plus !

— Je suis d’accord. Par peur du terrorisme, nous avons accepté que le gouvernement collecte des informations personnelles, surveille nos faits et gestes, mette des caméras partout.
— Mais si tu ne fais rien de mal, tu n’as rien à craindre, ai-je souligné. Moi, ça m’est égal de renoncer à un peu de liberté en échange d’une meilleure sécurité.
— C’est là que tu te plantes. Tu as toutes les raisons d’avoir peur. Où vont-elles, ces informations ?

J’vous laisse, je vais constituer des stocks de bouffe dans ma cave !

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016), Le « Challenge US » chez Noctembule et A year in England » chez Titine.

Pourquoi je l’ai choisi (Par Stelphique) :
On ne pouvait vraiment pas passer à coté de ce thriller de fin d’année, surtout après être passé sur les blogopotes, ici et …On a pas pu résister à a tentation avec ma binômette pour faire une LC….

Synopsis :
Alors qu’une gigantesque tempête de neige s’abat sur Manhattan, Internet s’effondre, entraînant dans sa chute les infrastructures municipales : l’électricité, l’eau courante… Le black-out est total, les vivres viennent à manquer. Dehors, c’est la loi de la jungle, entre pillages et épidémies. On accuse les Chinois, les cyberpirates. La faim, le froid, la soif guettent à chaque corner – mais l’ennemi le plus redoutable partage sans doute votre palier…

Dans la résidence de Chelsea ou, hier encore, les voisins se pressaient joyeusement autour d’un barbecue, confiance et solidarité s’érodent peu à peu. Mike Mitchell, jeune père et ingénieur aisé, sait que la menace peut surgir de partout. Aucune barricade ne peut garantir contre la trahison, l’égoïsme, la paranoïa… Sa vie, celle de sa femme et de son fils ne dépendent que de son jugement. À mesure que la communauté se disloque, l’extinction opère son effroyable sélection naturelle…

Les personnages :
Mike est un homme, un vrai, avec ses failles et un courage à toute épreuve! Il a la force de ne pas tomber dans des travers irréversibles, ce n’est certes pas un meneur, mais un personnage des plus intéressant à suivre ! Un petit coup de cœur donc pour ce personnage !

Chuck, il m’a régalée avec toutes ses « théories du complot » qu’il voit un peu partout, sa façon de protéger sa famille et ses proches.

Damon, je ne vois pourquoi un tel choix de prénom, je l’aurai plutôt appelé Angel, moi, à mon avis!!!!!Trop fort ce gamin!!!!;)

Ce que j’ai ressenti : Un thriller glaçant !!!!!

« Seul face à ce vide intersidéral, j’ai senti combien mon existence se réduisait à un point infinitésimal, flottant dans l’univers. »

Je crois qu’il est des livres qui nous marque plus que d’autres, des aventures qui nous emmène plus loin qu’au bout des pages, des thrillers qui nous effraie plus que de raison !!!! Celui ci en fait partie! Non seulement Extinction est une réussite, mais il m’a vraiment remuer les tripes et les méninges !!!

« Celui qui veut voir ce que réserve l’avenir n’a qu’à se tourner vers le passé. »

Matthew Mather a eu le talent de créer une ambiance hors du temps, un scénario plausible, une catastrophe toute contemporaine. Mêler effondrement d’Internet et tempête de neige, vont emmener une multitude de faits et conséquences irrémédiables qui fait froid dans le dos, et ça ne sera pas uniquement à cause de la neige !!!!!

On est saisi jusqu’à la moelle, tant ses enchainements sonnent justes et sont plutôt horrible à voir… Plus qu’un roman post apocalyptique, je lui ai trouvé des airs d’avant-gardisme, je suis presque certaine que cette ère nous pend au nez si jamais on continue sur cette voie là…..

« Protéger notre liberté est un travail de chaque jour, et cela commence par la protection de nos données personnelles sur Internet – qui est, elle, de notre responsabilité. Si on suspend notre vigilance, petit à petit, on perdra toutes les libertés pour lesquelles nos ancêtres ont combattu. »

wpid-wp-1428578175280L’auteur nous apporte un roman humain, réaliste, mais aussi intellectuel. Cette lecture tridimensionnelle tient toutes ses promesses jusqu’au bout! J’ai aimé que ça ne reste pas linéaire, on a autant d’émotions, qu’un avant goût de l’apocalypse moderne, avec des théories qui emmène à diverses réflexions profondes.

L’enfer blanc de ce New York était terriblement effrayant, délicieusement paranoïaque, incontestablement violent, irrémédiablement humain avec tout ce que ça comporte d’horreurs et de valeurs qui nous caractérisent. Sur la couverture , on peut y lire: « Les situations les plus extrêmes révèlent nos pires instincts » : ouais, c’est peu de le dire!!!!

Je ne pouvais pas lâcher ce livre…. Impossible!!!J’ai été téléportée dans ce couloir au sixième étage, je vivais au milieu de ses habitants, j’étais rongée par le froid, la faim, la soif, l’angoisse…En plus, les dates coïncidaient, cela à donc rajouter à cet effet de mise en situation, même si je n’aimerai pour rien au monde connaitre un Noel pareil !!!!

Vivre au jour le jour, le calvaire de Mike, nous entraine sur la pente, très descendante , des pires scénarios, où peur et ignorance s’emmêlent, où  froid et catastrophe s’imbrique à la perfection, où l’humain se révèle bien plus animal qu’on ne le soupçonnerait sur une si courte période….

« Il faisait un froid de gueux. « 

En  bref, c’est sans surprise, mais encore secouée par tous ses rebondissements, que j’annonce encore un coup de cœur 2015 à quelques jours de cette fin d’année!!!!Heureusement que nous ne sommes pas passé à coté de cette lecture avec ma chère binômette !!!!!

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

BILAN - LC réussie - OK

Extinction : Matthew Mather [LC – Impressions de lecture 2/2]

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Impressions du Cannibal Lecteur (page 1 à 200) : Et si jamais ça arrivait ?? J’ai peur !
Extinction des feux, de électricité, du Net, mais pas de mon plaisir. Et puis ♫ Tombe la neige, impassible manège ♪. Lire ce roman pile au bon moment – les fêtes de Noël et de fin d’année – ajoute des frissons de froid à ma trouille.

Impressions de Stelphique (page 1 à 200) :  Électrisée….
Si nos personnages sont privés d’électricité, moi, en revanche je suis branchée en survoltage avec cette lecture !!!! C’est un drôle de Noël sous la neige….Voilà transie de froid et de trouille, j’ai d’autant plus apprécié ce moment que les dates correspondent !!!!!! 😉

Impressions de lecture du Cannibal Lecteur (pages 201 à fin) : Ça me démange de partout !!
Suite au black-out de tout, j’ai chopé des puces, des poux, des morbacs, ils me bouffent comme je bouffe le roman et ça me démange de partout, comme ça me démangeait de terminer le roman tellement le suspense était prenant ! À cause des fêtes, un répit dans la lecture avait été contraint et forcé… Quelle torture ce fut de devoir abandonner le roman pour 4 jours !

Impressions de Stelphique (pages 200 à fin) : Soufflée…
Non, pas soufflée par le vent glacial, mais bien par le talent de cet auteur !!!! Un roman saisissant et parfaitement maitrisé entre réalité et projection catastrophique dans un futur probable…. Très efficace !!!!

Extinction : Matthew Mather [LC avec Stelphique – Intro]

Deux filles (qui a lu 2 folles ???!!! Hein ???!!!), parlent , parlent,et vous inondent depuis un moment avec nos LC déchainées et survoltées….Et là, la commande c’était Extinction….

What ???

Extinction ? Mais de quoi ? Des feux ? Si c’est l’extinction de la série « Les Feux de l’Amour », je ne verserai pas une seule larme…

Extinction de la race ? On s’est fait niquer notre race ? Extinction de voix ? Ça ferait des vacances à tout le monde si on la fermait un peu, non ??

Extinction de quoi ? Des filles ??? Bande de misogynes… Sans femmes, faudra vous le faire tout seuls et pas sûr que vous y arriviez (hormis si vous vous faites enlever deux côtes ou si vous en avec une grande).

Extinction de voix ? Mais quoi, on chante trop bien avec ma binôme !!!! 😉

Extinction des feux ? Ben nous, on adore faire la fête alors c’est pas un problème !!!!

Extinction nous révèlera bientôt tous ses secrets, et on se fera plaisir de vous les délivrer avec nos deux avis toujours aussi tranchés et plein d’humour…

Rouge abattoir : Gilda Piersanti

510xvkdF44L._SX306_BO1,204,203,200_Titre : Rouge abattoir

Auteur : Gilda Piersanti
Édition : Pocket (2008)

Résumé :
Au cœur de la Ville éternelle ensevelie sous la neige, dans le très populaire et très branché quartier romain de Testaccio, une troisième jeune fille vient d’être assassinée, au beau milieu des fêtes de fin d’année.

Le commissaire D’Innocenzo ne croit pas à l’ hypothèse du tueur en série que les journaux se plaisent à rabâcher, mais ne sait plus comment maîtriser la peur qui gagne les habitants du quartier et cette population jeune et nombreuse qui fréquente, le soir, ses restaurants et ses discothèques et son cinéma.

Une jeune femme inspecteur, téméraire et secrète dans sa réputation, rejoint l’équipe du commissaire sans son consentement.

Au fil des heures et du raisonnement, une entente mutuelle finit par s’établir qui viendra à bout d’une histoire personnelle ensevelie, comme la ville sous la neige, sous les années de plomb de la vie politique italienne.

Critique : 
À qui c’est la main coupée que l’on vient de retrouver dans la neige ? Que le légitime propriétaire vienne la réclamer à la morgue !

Les gens sont d’un sans-gêne (à Rome, pas à Gênes), tout de même. Ils laissent trainer leur main coupée dans la neige au risque qu’une pauvre passante fasse une attaque d’apoplexie en tombant dessus.

Pour le commissaire D’Innocenzo, ça commence à bien faire. Voilà la troisième jeune femme retrouvée assassinée dans les paisibles rues du quartier romain et branché du Testaccio. Un assassin se prendrait-il pour une sorte de Jack lo Squartatore à la sauce spaghetti ?

En plus, pour le contrarier un peu plus, on lui dépêche, en direct des Abruzzes, une femme flic qui, un jour, s’est prise pour Clint Eastwood version Blondin et à refroidi un meurtrier en tirant plus vite que Lucky Luke himself.

Alors ? Bon, ça cassera pas trois pattes à une dinde de Noël, mais voilà un petit polar à la sauce bolognaise bien sympathique à se réserver pour un moment où on a pas trop la tête à ça.

L’enquête avance bien, on ne traine pas inutilement tout en entrant dans la vie privée des différents protagonistes, chacun ayant sa croix à porter, sans que cela devienne redondant ou déjà-lu.

Le côté ours bourru du commissaire s’effaçant tout doucement devant sa nouvelle collègue, sans pour autant sombrer dans le mièvre à deux balle.

Quant à Mariella de Luca, notre inspectrice, bien que cabossée par la vie, elle est plaisante elle aussi. Sa vie sexuelle, par contre, est un peu borderline. Menottes et déguisement sont de mises pour la coquine.

Niveau style d’écriture, il est tout ce qu’il y a de plus correct, agréable à lire, plaisant, riche mais sans devoir sortir son dico à toutes les phrases.

À éviter de lire en pleine canicule car l’enquête se déroule durant la période des fêtes de fin d’année (on commence le lendemain de Noël) et n’oubliez pas de sortir la calculette car nous sommes avant l’Euro !

Rien d’exceptionnel dans ce roman si ce n’est qu’il est reposant, agréable à lire et que de temps en temps, ça fait du bien pour donner du temps de libre à son cerveau occupé ailleurs.

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016) et le « Mois Italien » chez Eimelle.

Joyeux Nowel !

Bon, les fêtes et moi, ça fait deux…Je vous épargnerai le baratin habituel sur le fait que tout est devenu commercial, que certains doivent se saigner aux quatre veines pour offrir des cadeaux dignes d’intérêt ou que d’autres se tapent des migraines comme pas possible afin de penser AU cadeau qui fera plaisir. Et tout le monde n’est pas aussi facile que moi : une liste avec des livres ou des bédés.

Quant à mon beau sapin, je ne le fais plus depuis des années.

Pour moi, Nowel se passera en tout petit comité chez mes parents, avec ma sœur, son Jules et le mien et j’en suis heureuse ! Pas de folies, merci… Mais ça fera drôle une fête de Noël ailleurs que chez la mémé. M’y habitue difficilement.

Le Nouvel An sera encore mieux : en tête à tête avec mon Chouchou…

Alors, pour tous ceux et celles qui n’attendent qu’un chose, c’est que l’on soit le 02 janvier afin de laisser ces réjouissances derrière nous, je me propose de leur donner matière à sourire…

Tiens, en Belgique, une fois, on demandait bien tous un cadeau pas facile…

Malgré tout, je ne suis pas une égoïste et je vais tout de même souhaiter à tous mes suiveurs et suiveuses, ainsi qu’à la voiture balai (pour les derniers qui suivent) de passer de très joyeuses fêtes de Nowel !

Et n’oubliez pas de mettre le petit Jésus dans la crèche…

PS : Rien que pour nous, mesdames…