Ce genre de petites choses : Claire Keegan

Titre : Ce genre de petites choses

Auteur : Claire Keegan
Édition : Sabine Wespieser Littérature Etrangère
Édition Originale : Small Things Like These (2020)
Traduction : Jacqueline Odin

Résumé :
En cette fin d’année 1985 à New Ross, Bill Furlong, le marchand de bois et charbon, a fort à faire. Aujourd’hui à la tête de sa petite entreprise et père de famille, il a tracé seul sa route : élevé dans la maison où sa mère, enceinte à quinze ans, était domestique, il a eu plus de chance que d’autres enfants nés sans père.

Trois jours avant Noël, il va livrer le couvent voisin. Le bruit court que les sœurs du Bon Pasteur y exploitent à des travaux de blanchisserie des filles non mariées et qu’elles gagnent beaucoup d’argent en plaçant à l’étranger leurs enfants illégitimes.

Même s’il n’est pas homme à accorder de l’importance à la rumeur, Furlong se souvient d’une rencontre fortuite lors d’un précédent passage : en poussant une porte, il avait découvert des pensionnaires vêtues d’horribles uniformes, qui ciraient pieds nus le plancher. Troublé, il avait raconté la scène à son épouse, Eileen, qui sèchement lui avait répondu que de telles choses ne les concernaient pas.

Un avis qu’il a bien du mal à suivre par ce froid matin de décembre, lorsqu’il reconnaît, dans la forme recroquevillée et grelottante au fond de la réserve à charbon, une très jeune femme qui y a probablement passé la nuit.

Tandis que, dans son foyer et partout en ville, on s’active autour de la crèche et de la chorale, cet homme tranquille et généreux n’écoute que son cœur.

Critique :
C’est ce genre de petites choses que j’aime dans un roman : le contexte social, une crise économique, la présence de la religion et l’hypocrisie ambulante.

Après, il faut tout bien mettre en scène sinon c’est le vol plané assuré.

Ici, c’est mon coeur qui, une fois de plus, a pris un billet de parterre, se brisant en plusieurs morceaux après une chute.

Cette histoire, inspirée de faits réels puisque les couvents des Magdalene ont bel et bien existés et que ce qu’il s’y passait n’avait rien de catholique mais tendait plus vers les cercles de l’Enfer.

Cette histoire, on la dirait sortie d’un conte de Dickens : des gens pauvres, qui triment comme des esclaves, l’omniprésence de la religion, la toute puissance des religieuses et des jeunes filles exploitées.

Sérieusement, on pourrait croire que ce genre d’horreurs sont de l’époque révolue de la reine Victoria… Que nenni, ça existait toujours dans les années 90 puisque le dernier fut fermé en 1996 (merci Wiki).

Dans ce roman très court, très sobre mais bourré d’émotions, l’auteure met en avant l’hypocrisie habituelle des gens, ceux qui détournent la tête, qui ne veulent pas avoir ce qu’il s’y passe tant que leur linge est bien propre, qui colportent des ragots mais ne bougeraient jamais le petit doigt pour aider ces pauvres filles et qui, sans mauvaise conscience aucune, s’en vont à la messe de Minuit et fêtent Noël en famille.

De plus, il y a la peur… Les religieuses sont toutes puissantes, être admise dans l’école à côté est un honneur, une échelle pour s’en sortir et nos pingouins décident de qui y entrera. Les religieuses sont aussi des gros clients, payant rubis sur l’ongle et en ces temps de crises, on ne fait pas la fine bouche, alors, on ferme les yeux, on continue sa route et si la pingouin en chef vous donne un ordre, on l’exécute en disant « oui amen ».

Non, non, ne me faites pas croire que vous seriez des rebelles qui diraient non et qui tiendraient tête à la mère supérieure ! Nous sommes dans l’Irlande catho à mort et quand les soeurs font la pluie et le beau temps, on s’écrase car on ne veut pas perdre son gagne-misère.

Le récit est court, trop court… J’aurais aimé savoir ce qui allait se passer ensuite, même si je le devine… William Furlong n’est pas Zorro, ni Superman… Tout se paie dans la vie et parfois à un prix trop cher car dans sa ville, personne ne lui dira qu’il a eu raison, personne ne le félicitera, non, que du contraire, tout le monde le conspuera.

Puis, le jour om le scandale éclatera dans les années 90, tout le monde se placera de son côté, disant qu’il a raison, qu’il était un précurseur, un homme qui avait des couilles et la populace se ruera pour la curée sur ces religieuses dont elle a crain toute sa vie les représailles. Quand l’ennemi chute, on a du courage, avant, jamais.

Je ne jugerai pas la population car je ne sais pas si moi j’aurais eu le courage de m’opposer à ces bonnes femmes mariées à Dieu (ou Jésus) qui avaient bien trop de pouvoir dans leurs mains… et qui maintenant est passé à d’autres, puisque de toute façon ♫ Non, non, rien n’a changé… ♪

Une belle lecture, un récit tout en émotion, tout en questionnement, tout en douceur, un beau conte de Noël, sauf que derrière, il y a de la souffrance humaine dont les blessures ne guériront jamais.

Hélas, un récit trop court… J’aurais aimé plus de pages et ne pas quitter les personnages si abruptement sans recevoir de leurs nouvelles.

Une belle lecture faite grâce à la chronique de mon cousin, Cannibales Lecteurs.

 

Un chocolatier pour Noël : Hope Tiefenbrunner

Titre : Un chocolatier pour Noël

Auteur : Hope Tiefenbrunner
Édition : MxM Bookmark Essential (28/10/2020)

Résumé :
La magie de Noël.

David n’y croit pas, pas plus qu’il ne croit qu’il pourrait se passer quelque chose entre lui et Nathan, qui travaille dans sa chocolaterie. Autant espérer croiser un lutin ! Après tout, Nathan est en couple et ne sort qu’avec des top models, pas vraiment la catégorie dans laquelle concourt David.

Lorsque Séraphine, sa meilleure amie, l’incite à écrire Nathan sur sa liste de Noël, David ne le fait que pour l’humour. Tout le monde sait que le père Noël n’existe pas et qu’il ne dépose pas les cadeaux au pied du sapin, même quand on a été très sage !

La magie de Noël n’existe pas. Mais ça… c’est lui qui le dit !

Critique :
En voyant une telle lecture chez moi, vous devez penser que c’est un poisson d’Avril en avance (ou en retard) ou pire, que je suis devenue zinzin, qu’il faut appeler les blouses blanches de l’HP !

Ou que j’ai fumé les poils du chat additionné d’herbe de Provence, le tout roulé dans un tapis Ikéa.

Je vous rassure de suite, rien de ça ! L’année 2020 se terminant, j’avais envie de légèreté pour la terminer et mon choix s’est porté sur une romance joyeuse.

Enfin, une romance gaie… Gay ! Ben oui, pourquoi pas après tout puisque ma copinaute Sharon l’a lu et en a parlé en bien. Désolée, mais je ne voulais pas du neuneu non plus (oups, je sens le jeux de mots foireux que je n’ai pas voulu faire).

Qui dit romance dit final couru d’avance mais je m’en fichais parce que l’auteure a tout de même soigné ses personnages, les a rendu sympathiques, agréables à suivre, profonds et j’aurais eu envie d’aller bosser avec eu dans la chocolaterie (sans Charlie) et de ressentir cette belle ambiance de travail quasi familiale.

Par contre, l’auteure semble s’être assise sur la législation du travail car ses personnages bossent 7/7, même le jour de Noël ! Qu’un indépendant bosse non stop, c’est courant, j’en connais plein (soit ils triment pour s’en sortir, soit ils adorent leur job), mais on ne peut pas imposer ça à ses employés sans qu’il y ait des jours de récup ! Eux, ils font les 70 heures semaine au lieu des 35…

C’est décidé, je vais envoyer l’inspection du travail faire une descente dans cet atelier afin de vérifier tout ça. Comme j’ai tout vu, j’ira avec et j’en profiterai aussi pour piquer des chocolats de la main gauche pendant que la droite testera la fermeté des fesses de Nathan dont on dit qu’elles sont à tomber ! #BalanceTaCochonne (mdr).

Nathan se retourna, se mit sur la pointe des pieds et David eut toutes les peines du monde à se concentrer sur autre chose que les fesses qui étaient de nouveau à quelques centimètres de son visage. Cela lui donnait des idées parfaitement déplacées.

Hormis ce point d’achoppement sur les heures et jours de travail, je ne me plaindrais de rien d’autre. J’ai passé un bon moment de lecture, sans prise de tête, avec un sourire béat.

Sans révolutionner le genre de la romance, l’auteure a réussi à me tenir en haleine alors que la scène d’ouverture m’avait laissée la bouche ouverte car il est rare qu’un roman commence par le passage aux toilettes pour le petit pipi du matin (même si ça concerne tout le monde, rois comme présidents comme citoyen lambda), avec la gaule en plus.

Puisque nous sommes dans une romance gay, l’auteure en profitera aussi pour parler d’homophobie et de ces enfoirés qui adorent casser du pédé (mais s’amusent-ils aussi à aller casser du mec baraqué ceinture noire de karaté ?) juste pour le plaisir d’humilier et de jouer aux durs à plusieurs contre un.

L’acceptation de leur orientation sexuelle par leurs parents y passera aussi, même si, de ce côté-là, les réactions des parents de nos hommes sera plus de l’indifférence que du rejet pur et simple. Maintenant, qu’est-ce qui est le pire ? L’indifférence ou la non acceptation ? Vous avez deux heures…

Une romance gay qui a le mérite de m’avoir fait sortir de mes sentiers battus, loin de ma came littéraire habituelle, qui m’a donné la pêche et même la banane !

Une romance qui est comme une boîte de chocolats (pas celle de Forrest Gump) : on sait sur quoi on va tomber mais on replonge la main avec gourmandise et on dévore, on lèche, on croque (ce que vous voulez).

Un roman qui est joyeux, où les personnages sont attachants (sauf le crétin d’enfoiré), sympathiques et auquel on s’attache de suite. Une lecture idéale pour les temps de sinistrose que nous vivons depuis mars 2020 !

 

La Bûche de Noël de Dame Ida

Et oui, cette année-là comme pour celles qui avaient précédé, Noël tombait encore avec une régularité déconcertante un 25 décembre.

Et si Dame Ida avait été stupide, amnésique ou précocement draguée par Al Zheimer (un fieffé salaud celui-là à son humble avis), les programmes télé qui diffusaient des niaiseries sentimentales en boucle sur l’esprit de Noël depuis la Toussaint, les illuminations aggravant le réchauffement climatique depuis le 15 Novembre, et l’incitation à consommer et à acheter tout un tas de trucs dont personne n’a besoin via à un matraquage publicitaire qui n’émeut aucune association de lutte contre le harcèlement, étaient là pour le lui rappeler.

Dame Ida avait dû quasiment se prostituer auprès du directeur de son supermarché pour dégoter des foies gras de canard frais à transformer en terrine, qu’elle stockait au congélateur en attendant la date fatidique, et braver les manifestations anti-Black-Friday pour se faire offrir un nouvel ordinateur en vue de remplacer celui qui après six ans de bons et loyaux services commençait à émettre des signes de grosse fatigue.

Dame Ida craignais d’ailleurs le pire… Si les associations d’activistes écolo-décroissant-anticapitalistes hurlaient à la sur consommation avec le Black Friday, qu’allait-il se passer dans les centres commerciaux pendant les weekends de décembre ?

Si on ajoutait à cela les grèves et manifestations que le président avait déclenchées en voulant réformer les retraites et rogner sur celles des fonctionnaires qui avaient soudainement très mal à l’anus puisque depuis des décennies on leur faisait avaler leurs salaires nettement inférieurs à ceux du privés et jamais revalorisés depuis les années 1980 en leur disant qu’ils seraient compensés par les meilleures retraites qu’on ne voulait plus leur laisser…

Heureusement Dame Ida était trop vieille (pour une fois que ça sert !) et trop proche de sa retraite pour être concernée par cette réforme léonine… Oui… Mais les zôtres ?

Bref… Décembre promettait de se transformer en guerre civile et l’esprit de Noël avec lequel les films américains nous gavent dès qu’on allume le poste semblait bien lointain.

D’autant que comme tous les ans Dame Ida devait secouer ses parents et sa belle-famille par les pieds pour savoir quand ils seraient disponibles pour fêter soit le réveillon, soit le 25 décembre avec les uns ou les autres, ce qui supposait un peu d’organisation car les indisponibilités respectives avaient toujours des effets domino se transformant en casse-têtes insolubles, même à l’acide sulfurique ou avec l’acidité gastrique que le stress de cette période ne manquait jamais d’occasionner dans les tripes de votre critique Agathesque préférée.

Au moins la question du qui veut quoi sous le sapin était-elle en train de se résoudre…

Toqué avait déjà eu sa nouvelle voiture de gros crâneur, l’exposant au risque de se faire poignarder dans le dos par Greta Thunberg… et qui de toute façon ne pouvait pas entrer dans le salon pour être mise sous le sapin du 25 décembre…

Choupinou allait avoir pour sa console la version 2020 de Mégamutilations, « Le jeu dont vous êtes le Bourreau », un nouvel écran pour son téléphone (qui avait mal résisté à un choc frontal avec le nez de sa sœur)…

La Pioupioute allait avoir elle aussi un nouvel écran pour son téléphone (qui avait mal supporté de se heurter avec le crâne de Choupinou), et une selle pour la licorne qu’elle envisageait de se faire offrir l’année suivante (si elle arrivait à faire expulser la voiture de son père du garage pour y caser sa licorne)…

Dame Ida avait trouvé un restau pour inviter Papy et Mamie à aller manger en amoureux en janvier en se partageant leur unique dentier (ben oui, on attend toujours que le président tienne ses promesses pour des prothèses dentaires accessibles à ceux qui sont trop vieux pour revendre leurs reins)…

Et trouvé sur le net des gélules amincissantes aux œufs de vers solitaires ainsi qu’un cactus bien piquant parfaits pour sa belle-mère… le cyanure n’étant hélas toujours pas en vente libre.

Alors c’est quoi Noël pour vous ? Des films cul-culs à la télé ? Une communion dans la foule qui se presse dans les Grands Temples de la Surconsommation, avec ses mythes illusoires (comme celui des bonnes affaires sachant que quoi qu’il arrive on se fait toujours enfler), ses rites (le boniment du vendeur, le produit qu’on emballe pendant que vous faites le code de la carte-bleue), sa musique assourdissante… etc ?

Une grosse bouffe avec des produits qu’on mange rarement et des gens qu’on n’est pas toujours si heureux de voir ? Ou le souvenir de la naissance d’un petit garçon dans une étable parce que personne ne voulait d’une femme enceinte dans son auberge, et promis à un avenir divin et terrible ?

Chacun voit minuit à sa porte comme il l’entend le 25 décembre ! N’étant pas adepte du culte de la consommation, ni du prosélytisme religieux sur le net, et préférant vous préserver de ses histoires de famille alambiquées, Dame Ida se bornera à ce qu’elle préfère dans la vie : la bouffe.

Si Molière faisait dire à son Avare qu’il faut manger pour vivre et non vivre pour manger… Soyez assurés que Dame Ida a appris à voler à son exemplaire de cette pièce, qui a dû atterrir dans une poubelle et dont plus personne n’a jamais entendu parler depuis.

Les foies gras étaient au frais… Prêts à cuire au bain-marie après un éveinage en règle et 24h de marinade au porto… Il ne restait donc plus qu’à faire le dessert !

La dinde ? Non… Dame Ida était trop grosse pour rentrer dans le four, et elle laissait à une autre convive le soin de se charger de trouver une autre grosse pièce à rôtir. Non mais ! Elle ne s’occuperait que du foie et du dessert !

Evidemment, Dame Ida avait longuement regardé la recette du Christmas Pudding maison mis à l’honneur par Agatha Raisin lors d’une de ses fêtes de Noël…

Mais eu égard au résultat et aux catastrophes répétitives de ses tentatives d’obtenir des scones dignes de ce nom, Dame Ida avait renoncé aux pâtisseries exotiques d’outre-manche… Surtout depuis qu’elle avait lu la composition de la fameuse Jelly qui lui donnait l’écœurante impression de bouger de la même façon que ses petits bourrelets quand elle enlevait ses sous-vêtements.

Or donc, elle referait son dessert fétiche des fêtes de Noël : sa bûche au chocolat hypercalorique qui après le foie gras, le saumon fumé et la dinde aux marrons vous colle au fond de votre lit pour une longue sieste digestive jusqu’au réveillon de la Saint Sylvestre.

Cette recette est tellement simple que si la Pioupioute et le Choupinou n’étaient pas des grosses feignasses, ils auraient pu la faire eux-mêmes !

Une recette tellement simple que la Mère Cocotte la méprise, vu qu’elle ne pourra humilier aucun concurrent du meilleur pâtisser avec, même si Sir Illignak serait tout à fait en droit de la trouver fondante et gourmande.

On est prête à pâtisser ? On s’est lavé les mains et on a enfilé le tablier ? C’est parfait ! Au boulot !

Pulvérisez 250g de boudoirs ou biscuits à la cuillère, et incorporez 250g de beurre fondu, ainsi que 5cl de rhum dans lequel vous avez délayé une dosette de café soluble. Jusque-là, ça va ? Vous suivez ? Oui… Vous suivez. Oui je sais… Le mélange à un aspect un peu chiasseux… Peu ragoutant… Mais ça va s’arranger…

Séparer les blancs et les jaunes de six œufs. Là… C’est plus technique, n’est-ce pas… Mais pas insurmontable n’est-ce pas ?

Au bain-marie, fondre 250g de chocolat à pâtisser et hors du feu, incorporer très vite les jaunes d’œufs petit à petit en faisant en sorte qu’ils ne cuisent pas… Et ajouter ça à la préparation précédente avec les boudoirs. C’est l’étape la plus risquée… mais… promis… on s’en sort. Là encore, c’est pas joli-joli… et avec le beurre qui a du mal à se mélanger au reste on se dit qu’on a tout foiré… Mais non… Ne vous laissez pas dégoûter par l’aspect du mélange… c’est normal… ça sera plus joli avec les étapes qui suivent.

Ensuite, montez les blancs en neige (même dans le meilleur pâtissier ils ne le font pas à la main, hein… alors pas de complexe, utilisez votre batteur et ça marchera tout seul). 

Incorporez délicatement les blancs au reste et verser la préparation dans un moule à cake. Mettez le moule une nuit au réfrigérateur pour que la bûche fige. Vous voyez ? C’est déjà plus joli, non ?

Pour faciliter le démoulage tapissez le fond du moule avec une bande de papier aluminium. Sinon… c’est galère.

Une fois démoulée vous constaterez qu’elle est irrégulière… donc faites des stries toutes aussi irrégulières  à la fourchette pour lui donner l’aspect du bois et saupoudrez là de cacao noir en poudre.

Vous pouvez la décorer avec les petits champignons au sucre du commerce, de la feuille d’or si vous êtes riches, voire avec un peu (pas trop) de sucre glace (avec une petite passette) pour faire croire qu’il a neigé… Laissez libre cours à votre imagination.

En fait… Cette bûche… Et bien c’est une grosse truffe géante au chocolat… Une version de Noël du 4 quarts (un quart boudoir, un quart beurre, un quart chocolat, un quart œuf), bien grasse et bien sucrée…

Et si vous n’avez pas bu tout le Sauterne avec le foie-gras… et bien il accompagnera parfaitement ce dessert.

Toquéfada aime bien noyer sa part de bûche de crème anglaise maison (c’est l’un des rare trucs qu’il fait avec son moelleux au chocolat appris de sa grand-mère)… Moi je trouve que ça rajoute trop de sucre… et que ça gâche la force du cacao… Chacun son goût.

En général personne n’en veut beaucoup après le repas de Noël… Et il en reste toujours pour le lendemain… Youpeeeee ! Pour le petit déjeuner ou le goûter ça marche très bien aussi… Avec une tasse de Lapsang-Souchong évidemment (Héhéhé… J’ai refait le plein…)!

Joyeux Noël et bonnes fêtes de fin d’année à toutes et à tous !

Mon Wild Cat est de droite…. [Des nouvelles de mon challenge « J’apprivoise un chat »]

Noël, c’est aussi les petites contes, les belles histoires, celles qui font sourire, les bonnes actions… Et Minou le chat (oui, je ne me suis pas foulée sur ce coup là pour son nom, je vous jure que j’ai déjà fait bien mieux) est le candidat parfait puisque son histoire est jolie et qu’il est en progrès constant (autre chose que moi à l’école, tiens).

Non, pas de panique, je ne parlerai pas de politique ! Juste de mon chat dont ça fait longtemps que je n’ai plus donné de nouvelles et qui a bien progressé ces derniers temps.

On avait stagné durant un long moment, rien n’avançait, rien ne reculait (comment veux-tu que je t’en…?), mais on était à zéro progressions.

Nous restions sur nos acquis, c’est-à-dire un chat qui court derrière ses croquettes que je lançais dans la pièce (les canicules sont finies depuis longtemps, ses boiteries aussi, donc, on fait du sport !) et qui reste près de moi pour se faire câliner après avoir mangé.

Et puis, tout à coup, boum, on avance un coussinet.

Ces dernières semaines, je suis arrivée à le caresser alors que j’étais debout. Il sortait du dessous du lit lorsque je préparais sa mesurette avec les croquettes (ah, le bruit des croquettes deux fois par jour) et soit il se tenait derrière moi ou alors, sur le côté.

Délicatement, j’avançais doucement et après avoir reniflé mes doigts (il se shoote à l’odeur de croquettes), je pouvais le caresser et il se trémoussait, avant de me faire comprendre que bon, là, il voudrait bouffer, alors, hein, si tu pouvais lancer la croquette…

Le coup du chat qui est de droite vient du fait que depuis que j’arrive à caresser mon wild cat (et à le faire ronronner, surtout), il se tient toujours à ma droite !!!

De là à penser qu’il voterait à droite si tous les cons ne se trouvaient plus à gauche… Oups, pardon !

Allez, de temps en temps, il passe au-dessus de mes jambes étendues (je suis assise par terre, comme le chantait Zaz) et va s’asseoir à ma gauche, mais il n’y reste jamais longtemps et se remet à ma droite où là, il se fout par terre pour mieux se faire tripoter les poils du dos.

De plus en plus souvent, il a aussi commencé à se placer au centre, entre mes jambes étendues, il s’y est même couché quelques minutes. Quand je vous dit qu’on avance lentement mais sûrement !

Sa folie ? Mes pieds !! Qu’ils soient nus ou en chaussettes (il fait froid, maintenant), ce chat adore frotter sa tête contre mes pieds (droit, souvent, gauche, parfois). Pire, il les renifle et à même tenté, à quelques reprises, à me les lécher ! Non, pitié, pas ça !

On a consulté chez des vétos pour moins que ça…

La dernière avancée est qu’il est moins couillon qu’on le pensait et qu’après plusieurs essais infructueux et des essais réussis grâce à sa gourmandise, je suis enfin arrivée à le faire sortir de ses pièces de vie !

Une patte et puis les autres dans le couloir du premier étage… Un petit pas pour le chat, mais un grand pas vers un plus grand espace territorial puisque le but est qu’il circule dans toute la maison (hors cave et véranda) en tout liberté.

Jouant au Petit Poucet qui sème les friandises, tel un Saint-Nicolas, dans les escaliers, je suis arrivée à le faire monter jusqu’à notre étage et lui faire passer la porte, juste quelques centimètres, mais purée, quelle avancée !

Pour lui, la trouille… Le regard halluciné, les yeux qui vont dans tous les sens, la tête qui bouge comme celle d’un Sarko sur la plage arrière d’une voiture…

Puis de nouveau on est resté en stagnation, il ne sortait plus de ses pièces, alors que sa porte était ouverte toute la journée. Donc, je suis passée à porte ouverte la nuit aussi et il a circulé ! Les lumières s’allument dans le couloir dès qu’il y a un mouvement, on peut donc suivre la progression du chat, la nuit !

De nouveau on est resté les jours suivants sur ses acquis, il ne bougeait plus… Et puis, boum, après les câlins du soir (et les croquettes), la porte étant restée ouverte, le chat est parti en exploration, me laissant dans sa pièce et est revenu au bout de 20 minutes, me regardant comme s’il ne m’avait jamais vu…

Rebelote le lendemain matin ! Il se casse, se promène et puis revient tranquille chez lui.

La nuit, ça se promène aussi, jusque devant la porte de notre chambre où il a fait jour/nuit/jour/nuit plusieurs fois, vers 5h du mat’ (merci le chat !).

Prenant du courage, l’animal me suit maintenant après la bouffe du soir (mais loin derrière, hein, pas de miracle) et monte chez nous pour explorer toutes les pièces, les derrières de porte, les dessous de meuble, les derrières de TV, mon bureau, la cuisine, les chiottes…

Il en est toujours ressorti sans toiles d’araignées sur la tronche, donc… mdr

Si au départ il était tendu et en alerte, le second soir, il était plus détendu et n’a pas laissé un recoin inexploré, mais il n’a sauté sur aucun meuble.

Par contre, je ne sais pas ce qu’il a voulu faire dans notre chambre, mais deux livre de poche étaient par terre (Paul Cleave), comme s’il avait voulu sauter sur la biblio et avait loupé son coup avant de se prendre deux romans sur la tronche…

Depuis, il évite de chipoter à mes biblios (dans celle d’en bas, il s’était pris un Fred Vargas sur la tête).

Il y a quelques temps déjà, il est venu me retrouver au lever, à 6h du matin, et je l’ai caressé durant 30 minutes, alors que ce sacripant ne m’avait même pas laissé le temps de me faire mon café (et surtout de le boire).

Il m’a fait le coup quelques fois, puis a arrêté. Mais il me laissait faire mon café, m’asseoir dans le divan avant de venir me retrouver pour une séance de câlinages.

Depuis, il a pris le pli, après sa bouffe du matin et du soir, il monte nous retrouver à l’étage, ce qui est plus embêtant pour lui au matin car je dois partir bosser… Les grands mouvements lui font toujours peur et il détale maintenant sous la table de la salle à manger, sous la chaise contre le mur, celle qui ne bougera jamais car coincée. Avant, il sortait par la porte…

Malgré tout, il est plus du soir… La journée, il pieute sur son coussin, dans l’ancienne chambre d’ami et la soirée, il l’a passe à nos côtés, montant sur le gros coussin du canapé pour y dormir pendant que je lis, ses fesses appuyées sur le haut de mon bras, ou se couchant dans le divan, à ma place (quand je n’y suis pas), gardant ses distances avec mon homme tout de même.

La télé lui faisait peur, ça va mieux, il a même regardé deux films (les hommes, ça zappe) assis sur le divan… Il vient aussi me retrouver dans mon bureau, où se trouve mon PC, admire ma grande biblio, mes bibelots et il se laisse caresser dans mon antre, tout en restant sur ses gardes car il n’y a qu’une porte de sortie !

Par contre, il adore fouiner partout dans mon bureau et à trouvé une place bien cachée sous l’ancien fauteuil de bureau, dans un coin sombre. Voir sans être vu, il adore.

On lui a installé une chatière à sa porte à lui, pour ne plus laisser la porte entrouverte mais ce diablotin n’a pas compris le truc de pousser la porte de la chatière, donc, on maintient le système ouvert avec un fil… Pas moyen de lui faire comprendre, dès qu’il sent la résistance (même faible) de l’aimant, il recule.

Il y a encore du boulot, mais je suis aux anges car depuis qu’il vient nous retrouver, on progresse à grands pas (tout est relatif, mais pour un chat non apprivoisé au départ, les pas sont grands) et toujours dans le bon sens.

Il est zen, calme (sauf quand il joue avec sa souris, maintenant j’ai compris pourquoi j’ai dû la recoudre), me regarde avec ses grands yeux aimants (j’espère) et est toujours en demande de caresses. Il devient même parfois foufou et j’ai eu quelques coups de griffes.

Ces derniers jours, il s’incruste tellement qu’on va arriver t-plus vite que je ne le pensais à devoir le mettre dehors (dans le couloir) quand on montera se coucher. Le vendredi 13, il était toujours là lorsque j’enfilais ma robe de nuit et c’est mon mari qui, sans le faire exprès, lui a fait peur en sortant de la salle de bain. Il a quitté son poste d’observation et a filé chez lui…

Par contre, autant où le soir il va et il vient, franchissant notre porte d’entrée (entrouverte) moult fois, me foutant la trouille souvent, car je ne l’entends pas arriver et je le retrouve assis, l’observant, et bien, il ne vient jamais en journée.

Maintenant, je vous souhaite un Joyeux Noël, qu’il soit commercial ou religieux (c’est votre choix à vous), familial ou entre potes, avec ou sans sapin.

N’oubliez pas de mettre le petit Jésus dans la crèche… ;-))

Steamboat – Walt Longmire – Tome 10 : Craig Johnson

Titre : Steamboat – Walt Longmire – Tome 10

Auteur : Craig Johnson
Édition : Gallmeister Noire (05/11/2015)
Édition Originale : Spirit of Steamboat (2012)
Traducteur : Sophie Aslanides

Résumé :
Plongé dans la lecture du Chant de Noël de Dickens, le shérif Walt Longmire voit surgir à la porte de son bureau une jeune femme élégante, cicatrice au front et mille questions en tête à propos de son passé et de l’ancien shérif, Lucian Connally.

Mais impossible pour le vieil homme de se rappeler cette femme jusqu’à ce qu’elle prononce le nom de “Steamboat”.

Tous replongent alors dans les souvenirs du Noël 1988 : une tempête de neige apocalyptique, un accident de la route meurtrier, et un seul moyen d’intervenir, un bombardier datant de la Seconde Guerre mondiale appelé “Steamboat” et que Lucian est seul capable de piloter.

Critique :
Si j’avais su que ce court roman (ou cette longue nouvelle) se déroulait à Noël, j’aurais postposé ma lecture et me la serais gardée pour la bonne période, mais puisque je n’avais pas été lire le résumé avant et que le vin était tiré, je l’ai bu.

Désolé mais je ne vous en ai pas laissé une goutte.

On a beau être à Noël et paix aux Hommes, bla bla bla, j’ai dévoré ce roman en une matinée et il n’en est pas resté une miette non plus.

Pour une fois, on a une aventure du shérif Walt Longmire qui ne fait même pas 200 pages, mais purée, quel concentré d’adrénaline !

Adrénaline, aventure et conte de Noël car c’est un bon roman, c’est une belle histoire (oui, si vous avez envie de chanter du Fugain, c’est tout à fait normal), une histoire digne de se produire à Noël car à une autre période, elle n’aurait pas la même saveur.

Retour dans le temps pour notre Walt Longmire et son ancien patron, Lucian Connally, par une nuit de Noël de 1988 où une tempête fait tellement rage dehors qu’elle cloue tous les appareils volants au sol, en ce compris le traîneau du père Noël, sans aucun doute.

Non, rassurez-vous, leur mission, qu’ils ont déjà acceptée, ne sera pas d’aller livrer des joujous aux enfants sages et pas sages, mais de convoyer, avec un vieil avion de la Seconde Guerre Mondiale, une jeune fille accidentée, brûlée à plus de 15%, dans un hôpital capable de la prendre en charge.

*Voix suave* Mesdames et Messieurs, veuillez accrocher vos harnais et cesser de fumer. En cas de problème, pas de masques à oxygène car la cabine n’est pas pressurisée. Enfilez bien des couches de vêtements car la température pourrait descendre à des moins 8.000 au moins (-45°) et vous geler les couilles et tout le reste.

*Voix suave* Le manque de carburant pourrait nous faire chuter dans les montagnes couvertes de neige et personne ne nous retrouverait avant le prochain printemps. Une panne hydraulique peut survenir à tout moment, le gel de la carlingue aussi et un arrêt des hélices n’est pas impossible. N’oubliez pas de laisser vos dernières volontés à la tour de contrôle.

Du rythme, de l’action, l’auteur a des heures de vol et depuis le temps, il maîtrise ses personnages et on sait qu’avec eux, rien n’est impossible, même chevaucher les nuages et la tempête, comme d’autres avant eux avaient chevauchés le fameux Steamboat, le cheval de rodéo qui donna sa silhouette aux plaques du Wyoming.

♫ Il s’appelait Steamboat, c’était un cheval noir ♪ Il était dans les rodéos et moi j’avais 10 ans ♪

Une excellente grande nouvelle ou un excellent court roman (au choix) qui aura plus de goût en période de sapins et de guirlandes clignotantes, mais qui peut se lire aussi dès qu’un coup de blues survient car il est porteur d’amitié, de courage, de bravoure, de don de soi, de grosses paires de couilles et d’émotions, mais bon, vous connaissez Lucian, l’ex-shérif, les sentiments, ça ne se montre pas !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°51 et Le Mois Américain – Septembre 2019 – chez Titine.

[FILMS] Love Actually de Richard Curtis (2003) – Le film qui te dit que l’amour est partout, partout(ze) !

Love Actually, ou Réellement l’amour au Québec, est une comédie romantique britannique écrite et réalisée par Richard Curtis et sortie en salles en 2003.

Le film se penche sur les différents aspects de l’amour montré à travers dix histoires distinctes impliquant un large éventail de personnages, dont beaucoup sont reliés entre eux, et leur évolution.

Située principalement à Londres, l’action de Love Actually commence cinq semaines avant les fêtes de Noël, et se joue comme un compte à rebours jusqu’à la fête, suivie d’un épilogue un mois après les événements.

Film choral dont la distribution réunit notamment Hugh Grant, Liam Neeson, Emma Thompson, Colin Firth, Bill Nighy, Laura Linney, Alan Rickman, Keira Knightley, Rowan Atkinson et Andrew Lincoln, Love Actually est présenté au Festival de Toronto en septembre 2003 avant de connaître une sortie en salles en novembre 2003 au Royaume-Uni et aux États-Unis, suivi de la France le mois suivant.

Lors de sa sortie, il rencontre un accueil critique favorable et a rapporté près de 247 millions de dollars de recettes mondiales, alors qu’il a coûté 40 millions, ce qui en fait un succès commercial.

Fiche technique : 

  • Titre original : Love Actually
  • Titre québécois : Réellement l’amour
  • Réalisation : Richard Curtis
  • Scénario : Richard Curtis
  • Musique : Craig Armstrong

Distribution : 

  • Hugh Grant  : David, le Premier ministre
  • Liam Neeson : Daniel
  • Emma Thompson : Karen
  • Laura Linney : Sarah
  • Alan Rickman : Harry
  • Martine McCutcheon : Natalie
  • Bill Nighy : Billy Mack
  • Colin Firth : Jamie Bennett
  • Andrew Lincoln : Mark
  • Keira Knightley : Juliet
  • Chiwetel Ejiofor : Peter
  • Rowan Atkinson : Rufus, le vendeur
  • Kris Marshall : Colin Frissell
  • Heike Makatsch : Mia
  • Thomas Sangster : Sam
  • Martin Freeman  : Jack

Ce que j’en ai pensé :
Il est des films comme ça dont on croit encore tout se souvenir, mais en fait, non, il ne reste que des bribes, des petits morceaux épars, des scènes cultes, mais tout le reste a été effacé de la mémoire.

Et durant tout le début du film, on se surprend à se dire « ah mais oui, c’est vrai, il jouait le dedans, lui ! ».

On se surprend à rire aussi de la présence conjointe du docteur Watson version Granada (Edward Hardwicke) et de celle du John Watson de la BBC (Martin Freeman), sans oublier le vilain professeur Rogue de Harry Potter ou Jojen Reed  de GOT !

Il est un fait qu’en 2003, on ne pouvait pas savoir que Martin Freeman (qui a un rôle tout à fait excellent dans ce film) ferait un parfait docteur Watson et un petit Hobbit. Et vu son rôle dans le film, j’ai bien envie de refaire un mauvais jeu de mot avec Hobbit, trou et ce qui rime avec Hobbit !

On a beau être en juin et le film se dérouler durant la période post Noël, il n’en reste pas moins que cela reste un feel-good movie et que le regarder vous met de suite de bonne humeur et vous envoie au lit avec un sourire béat de satisfaction.

Toutes ces petites scènes qui se déroulent durant le film, avec des personnages qui ont tous un rapport entre eux, sont tout simplement du baume au cœur, de l’humour très fin et des histoires très belles, très émouvantes, très attendrissantes ou pas très classe, dans le cas de celui qui a le démon de midi qui lui chatouille les… ce qui rime avec ce mot !

Hugh Grant en premier ministre est sexy en diable, Liaam Neeson est attendrissant en beau-père qui se retrouve avec le fils de sa femme amoureux d’une jeune fille, Laura Linney (Sarah) est elle aussi, finalement, très touchante de renoncer à celui qu’elle aime pour rester avec son frère autiste qui lui bouffe toute sa vie privée en lui téléphonant non stop, à tel point que même conclure est difficile.

Pourtant, Sarah n’est pas non plus à côté de la plaque, l’amour, ce n’est pas que physique et peut être aussi l’amour fraternel d’une soeur pour son frère placé en HP (pas Harry Potter !). Dommage parce que le Karl, qui jouait aussi Jésus dans Ben-Hur et Xerxès dans 300, donne envie de se rouler sur la carpette, à poil.

Niveau bande-son, on n’a pas à se plaindre, les chansons sont toutes des connues qui donnent envie de pousser la chansonnette ou de se trémousser, tel le premier ministre…

Oui, Love Actually, c’est LA comédie romantique par excellence, celle qui vous fait rire, sourire, vous dire que tout n’est pas foutu dans ce Monde pourri, que des enfants peuvent encore vous émouvoir (le petit Sam est d’une sériosité qu’il en est émouvant !), que des politiciens peuvent encore être sexy et honnête (ok, seul Hugh Grant l’est !) et que Noël, même en devenant une fête commerciale, peut encore être synonyme de rapprochement entre les gens, même si ça finira en rapprochement horizontal…

J’oublie sans doute de vous parler de choses importantes, dans ce film, mais ce n’est pas grave, si vous l’avez vu, vous aurez ajouté de vous-même, et si vous ne l’avez pas encore vu, il est temps de mettre ça en ordre et de le visionner confortablement installé dans votre canapé.

Le film qui, un jour de déprime ou de moral à zéro, peut vous requinquer plus vite qu’une boite de médoc (et moins cher aussi).

Le Mois anglais saison 7 chez Lou et Cryssilda (juin 2018).

Christmas pudding : Nancy Mitford

Titre : Christmas pudding

Auteur : Nancy Mitford
Édition : 10-18 (09/11/2017)
Édition Originale : Christmas Pudding (1932)
Traducteur :

Résumé :
Un Noël à la campagne dans le Gloucestershire.

La perspective est séduisante pour un groupe de jeunes mondains un peu las de la routine londonienne, qui décident de séjourner à proximité du domaine de Lady Bobbin et de ses enfants.

Multipliant péripéties invraisemblables et dialogues mordants, Nancy Mitford dresse un portrait décalé de la société anglaise dans les années 1930.

Critique :
Comme le disait si bien monsieur Preskovic (celui des doubitchous) : « Vous être caustique ».

Caustique est le mot qui résume le mieux cette satire qui tire à boulets rouges sur l’aristocratie anglaise et sur les gens qui n’ont aucun talent, si ce n’est de ne rien faire et de se complaire dans l’oisiveté.

Nancy Mitford sait de quoi elle parle étant elle-même issue de la grande bourgeoisie anglaise.

Alors, elle les brocarde, les mets en scène avec humour, certes, mais en trempant la plume dans l’acide car tout est toujours cynique.

Dans ces pages, il ne faut pas chercher une intrigue, tout le sel de l’affaire se trouve dans les dialogues et prises de positions de certains personnages, dans leur orgueil qui ne les fait s’intéresser à rien d’autre qu’à leur nombril, à la chasse ou à faire un beau mariage et n’avoir pour mission que de faire un héritier mâle à son mari.

Nos jeunes gens ont tous fait Eton, au moins, feront Oxford, sans aucun doute, mais ne sont apte à ne savoir rien faire de leur dix doigts et n’ont pas l’intention de faire quelques chose avec, si ce n’est se les tourner. Zéro effort mais maxi confort.

Dans un roman noir, nous aurions été en compagnie de pareils incultes sortant des inepties à tour de bras, la seule différence étant que dans le roman noir, nous aurions été assis avec des assistés sociaux, chômeurs professionnels, magouilleurs en tout genre. La différence de classe aurait été un gouffre, mais les pensées les mêmes.

Les personnages dans cette satire, qui pourrait tout avoir de la pièce de théâtre, sont souvent des incultes de chez incultes, pensant que le socialisme est le truc le plus abject qui existe sur terre, tout comme les bolcheviks qu’ils voient partout et qu’ils accusent de tout les malheurs de la région.

Avec de pareilles personnes assissent devant moi, je quitterai la table en soupirant devant tant de bêtise et lieux communs réunis ensemble, mais dans ce roman, c’est amusant et terriblement jouissif.

Je n’avais jamais lu Nancy Mitford, maintenant que c’est fait, je compte bien aller un peu plus loin dans la découverte de ces écrits et, qui sait, je pourrais recroiser la routes de ces dandys fabuleux, de ces oisifs magnifiques, de ces demoiselles courant le bal pour trouver chaussure à leur pied, de cette dame uniquement préoccupée par la chasse à la pauvre bête qu’elle ne peut assouvir pour cause de fièvre aphteuse.

Encore un coup des bolcheviks, assurément.

Un roman possédant des dialogues croustillants, caustiques, sarcastiques. Un pudding rempli de tous les bons ingrédients et bien plus digeste que le véritable Christmas Pudding !

Oui, je sais, c’est tout moi, ça, de lire, en juin, un roman se déroulant à Noël, dans les frimas de l’hiver alors que je suis moi-même sous le soleil, les doigts de pieds en éventail…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et Le Mois anglais saison 7 chez Lou et Cryssilda (juin 2018).

Noyeux Joël à tous et à toutes !

Je vous le dis de suite, je ne suis pas très fêtes de fin d’année, j’aime plus ça, ça m’énerve, le côté commercial me sort par les trous de nez, mais je participe à faire monter le chiffre d’affaire des commerçants.

Je ne vais pas me plaindre pourtant, j’ai ma famille autour de moi, on mangera à notre faim, même plus qu’à notre faim, et pas de soucis en fin de mois, si on ne fait pas les cons.

Ma foi, je fais partie des privilégiés parce que par rapport à certains, j’ai le cul dans le beurre et bordé de nouilles !

Mais tout le monde n’y est pas et je pense aussi à ceux ou celles qui sont seul(e)s en ces jours où tout le monde fait la fête, ou à ceux qui ont des fins de mois difficiles et qui n’y arriveront pas. Ou à ceux qui ont perdu des proches…

Plus tout ceux qui se cassent le cul pour trouver des cadeaux qui finiront sur E-Bêêêê ou pour ceux qui n’auront rien…

Trêve de larmes, restons dans le positif ! Passez une bonne fête commerciale, ne vous faites pas une crise de foie, à défaut de crise de foi.

N’oubliez pas de suspendre les boules, de dérouler la guirlande, de mettre le petit Jésus dans la crèche, d’astiquer la bûche et de relécher le fond de la coquille d’huitre. 

Pour les yeux des filles, ou des garçons qui aiment ça, voici quelques papas Noël qu’on aimera voir ramoner la cheminée, juste parce qu’ils sont sexys, ou qu’on leur donné l’air sexy.

Si ça se trouve, nos maris, avec ce genre de tenue, auraient aussi belle allure.

Vous avez le droit de toucher, mesdames, mettre d’insérer un billet ou une pièce dans les fentes adéquates.

N’oublions pas les mecs, même s’ils sont moins nombreux que les gonzesses !

En tout cas, que vous passiez des fêtes superbes, géniales, de merde, à vous faire chier avec la belle-mère casse pied, la belle-sœur qui ne parle que d’elle et de ses soucis, que vous soyez aux fourneaux, au resto, ou avec des plats préparés, que vous soyez croyant, athée ou agnostique, que ça vous fasse quelque chose, cette magie de Noêl ou que vous soyez blasée de tout ça :

Et merci à tous ceux et toutes celles qui me suivent, qui commentent (ou pas), qui blague avec moi, qui écoutent mes blagues à deux balles, qui me font noter des tas de livres que je n’aurai jamais le temps de lire, même avec 3 vie !

MERCI 

Un chant de Noël – Le drôle de Noël de Scrooge : Charles Dickens

Titre : Un chant de Noël ou Le drôle de Noël de Scrooge

Auteur : Charles Dickens
Édition : Livre de Poche (2009)
Édition Originale : Christmas Carol (1843)

Résumé :
Le soir de Noël, un vieil homme égoïste et solitaire choisit de passer la soirée seul. Mais les esprits de Noël en ont décidé autrement.

L’entraînant tour à tour dans son passé, son présent et son futur, les trois spectres lui montrent ce que sera son avenir s’il persiste à ignorer que le bonheur existe, même dans le quotidien le plus ordinaire.

Critique :
Scrooge n’était pas un inconnu dans ma mémoire, son nom m’est connu depuis très longtemps, lorsque j’étais petite et pas grande…

La première fois que j’en avais entendu parler, c’était dans « Le visiteur de minuit », un récit des 4 As où Doc, l’intello de la bande, lisait à voix haute des passages avec le fantôme de Marley.

La seconde, c’est celle qui m’a fait commencer la lecture avec un Scrooge ressemblant furieusement à Picsou… Parce que j’avais vu aussi « Le Noël de Mickey » !

D’ailleurs, une des scènes du dessin animé était même sur un des verres chez ma mémé, c’est vous dire si je connais Scrooge, j’ai bu dedans ! Hé, oh, on a la culture qu’on veut ! mdr

Anybref, dans le but de me coucher moins idiote et d’avoir lu le plus grand nombre possible d’auteurs classiques ou différents le jour de ma mort, j’ai attaqué le grand Dickens par un de ses petit roman.

Une fois débarrassée de la tête à Picsou afin de garantir une lecture sérieuse, je me suis plongée avec délectation dans ce court roman qu’il aurait écrit pour éponger ses dettes. Quelle brillante idée que ce fut !

Scrooge est un personnage antipathique au possible, avare, teigneux, égoïste, asocial, ne se préoccupant que d’une chose : gagner le plus de fric possible et en dépenser le moins. Ah ben tiens, ça lui fait deux choses à son actif…

Il n’a pas d’amis, déteste Noël, la bonne humeur, la joie, bref, il est acariâtre au possible et je plaignis son employé de Mickey, obligé de se chauffer en plein hiver avec un seul morceau de charbon.

Le fantastique est maître des pages avec l’apparition du fantôme de son associé, Marley, décédé depuis 7 ans, puis avec l’arrivée des 3 spectres qui vont nous faire découvrir le passé de monsieur Scrooge, son présent et son futur, qui est des plus lugubre.

Ça se lit d’une traite, comme je vous le disais plus haut. Ça se dévore, même car on est entrainé dans le sillage des spectres et l’on ne peut s’empêcher, à un moment donné, d’avoir une pointe d’émotion.

On pourrait dire que Dickens montre la misère humaine pour faire pleurer dans les chaumières, que les spectres n’existent pas, et qu’un changement tel que celui réalisé par Scrooge est quasi impossible, que même à Lourdes on n’a jamais assisté à pareil miracle.

Sans doute, mais Dickens arrive à nous rendre vivant ses différents personnages, à faire en sorte que lorsque l’on lit les mots sur les pages, la scène devienne plus que réelle, comme jouée devant nous par des comédiens talentueux, le tout dans des décors fourmillant de petits détails qui ne font que les rendre plus vivants à nos yeux.

Alors merde, pourquoi bouder son plaisir et se priver d’une lecture de plus agréables à une époque où Noël est vidé de sa substance pour être remplacé par une fête commerciale où débauche de nourriture entrainera gabegie et gaspillage, tout en sachant que si toute la planète mangeait comme nous à ce moment, la Terre ne suffirait pas à tout produire.

Un joli conte de Noël à méditer…

Le Challenge « A year in England – 2017-2018 » chez Titine (Plaisirs à Cultiver).

Joyeux Noël Coquin à tous et toutes !

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Que vous croyez ou pas au père Noël, que cette fête devenue commerciale et synonyme de gabegie vous sorte par les trous de nez ou que vous ne viviez que pour elle, qu’elle soit encore pour vous religieuse ou païenne, que vous vous délectiez de foie gras ou que vous militiez pour l’arrêt de ce que vous considérez comme de la barbarie, que vous ayez fait un sapin ou pas, que vous attendez avec impatience le début des festivités ou bien leur fin, je m’en moque !

Si j’ai posté cet article, c’est juste pour vous souhaiter une bonne journée à tous et toutes !

Ne mangez pas de trop, gaffe aux indigestions, gaffe à l’ennui à table entre deux vieilles tantes bigotes, avec votre belle-mère chiante devant vous, gaffe au vin qui coule à flot (ou au Jack’s), gaffe aux conversations ennuyantes à mourir aussi…

Vous pourrez toujours les décoincer en leur parlant de la pédérastie au temps de l’Antiquité, des expressions du langage courant qui ne sont que des références sexuelles, leur parler des dangers de la branlette que certaines femmes pratiquent à tour de poignet, ou de la reconversion des anciennes stars du porno…

Mais quoi que vous fassiez, n’oubliez pas de mettre le petit Jésus dans la crèche !

De fourrer la dinde ! De bourrer la hotte ! De labourer le jardin ! De butiner la fleur…

Et oui, il y des sous-entendus grivois là-dessous !! Je vous ai même mis une image pour ceux qui n’ont pas encore compris… Oui, juste au-dessus…

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