Orcs & Gobelins – Tome 10 – Dunnrak : Jean-Luc Istin et Alex Sierra

Titre : Orcs & Gobelins – Tome 10 – Dunnrak

Scénariste : Jean-Luc Istin
Dessinateur : Alex Sierra

Édition : Soleil (21/10/2020)

Résumé :
« C’est en observant la lumière sur les reflets du lac que je l’ai remarqué. C’était là, au fond. Ça me faisait de l’oeil, ça brillait. Mais le trouble de l’eau m’empêchait de voir de quoi il s’agissait précisément. Alors, je me suis laissé aller vers le fond ».

Un jour, en pêchant, Dunnrak l’orc récupère au fond du lac un pendentif. Lorsque le nom de son frère se grave sur la pierre, Dunnrak ne s’en préoccupe pas, sauf que son frère meurt dans la journée et aussitôt son nom disparaît.

Très vite le phénomène se renouvelle. Dunnrak est-il fou ? Est-ce une pierre de divination ? Et pourquoi personne d’autre que lui ne peut lire les noms inscrits dans la pierre ?

Critique :
♫ Père Castor, raconte-nous une histoire ♪ Lis-nous dis, oui une histoire encore ♪ Une avec des Orcs et des Gobelins ♪ Et des Hommes qui veulent le pouvoir ♪

Oups, désolée, ce n’est pas le Père Castor qui va nous conter une histoire choupi, mais Dunnrak, un Orc, un cul vert… Ce ne sera pas choupinou, ce sera violent, mais foutrement excellent !

— Un jour, c’est toi qui tues ; un autre jour, c’est toi qui est tué. Autant miser sur le première option, tu ne penses pas ?

Dunnrak n’est pas un Orc comme les autres, il est moins violent, ce qui va à l’encontre de ce que son peuple veut et surtout cela va à l’encontre des préceptes de son père : un Orc est fait pour se battre, pour tuer, massacrer. Dunnrak, lui, veut juste pêcher en paix.

La pêche peut rapporter gros puisque notre jeune cul vert trouve un pendentif avec une pierre bleue brillante qui peut prédire la mort… Poursuivi par des mercenaires et capturé, notre Orc va devoir raconter l’histoire de ce pendentif.

Une fois de plus, voilà un album brillant avec un scénario aux petits oignons qui laisse la place à des surprises et des retournements de situation inattendus.

Les Terres d’Aran sont vastes mais on risque toujours de tomber sur des vieilles connaisses, tel Ayraak, le redoutable capitaine de la compagnie du Croc de Fer ou un vieux mage croisé dans la série éponyme.

Cela donne une continuité à tous ces one-shot et le final laisse présager que nous reverrons notre raconteur d’histoire. En tout cas, je l’espère et avec ce niveau d’excellence !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°138].

Nains – Tome 19 – Tadgar des errants : Nicolas Jarry et Jean-Paul Bordier

Titre : Nains – Tome 19 – Tadgar des errants

Scénariste : Nicolas Jarry
Dessinateur : Jean-Paul Bordier

Édition : Soleil (21/10/2020)

Résumé :
Le mal n’a qu’à bien se tenir… parce qu’il a trouvé plus malhonnête que lui !

Tadgar le futé, Lygdr la ténébreuse, Damn la séductrice, Wal le fou-furieux et Akab le vieux prêtre défroqué ont un point en commun : aucune loi n’est sacrée à leurs yeux.

Seule leur importe la liberté, tant qu’elle est assaisonnée d’un bon paquet de talions.

Alors, quand cette équipe de hors-la-loi se fait doubler par un nécromancien et se retrouve avec une armée d’orcs, un mage elfe blanc et une cité-état naine aux trousses, ils décident de faire ce que tout nain sensé ferait à leur place : retrouver le mage noir et lui faire cracher ses dents.

Critique :
Tadgard le roublard, Tadgard le magouillard (le mot vient d’être inventé), Tadgard le salopard, Tadgard le pillard, Tadgard le rusé renard qui sait tenir le crachoir pour vous la foutre dans le lard.

Je pourrais dire aussi qu’il ne semble pas être un manche avec son dard, mais ce serait dévoiler les bijoux de la couronne et lui faire de la pub.

La saga des « Errants » m’avait habitué à de la profondeur et des émotions et voici que je me retrouve avec une bande de Nains voleurs, magouilleurs, chipoteurs, filouteurs (un mot de plus) et une belle bande de bras cassé !

Limite une bande de Charlots, juste que nos trois Nains et nos deux Naines ne sont pas des manches en baston et qu’ils possèdent dans leur bande un espèce de guerrier qui ne désire qu’une chose : vous péter la gueule, vous l’écraser et plus vous êtes, plus il est content.

Pour les émotions, j’en suis quitte pour des sourires et des soupirs devant tant de bêtises car Tadgard est roublard, mais il veut toujours avoir le dernier mot et bien souvent, il fout sa bande un peu plus dans la merde.

Et comment on se sort d’une belle merde ?? En foutant la merde autour de soi et en s’enfonçant un peu plus dans les emmerdes…

Serge Lama chantait ♫ d’aventures en aventures, de trains en trains ♪ et nos 5 bras cassés pourraient chanter ♫ de déconfitures en déconfitures, de pépins en pépins ♪ car toujours ils pataugent dedans.

Anybref, un album qui sort de l’ordinaire, qui est plus fun de par son humour et ses situations cocasses de notre troupe de bras cassés qui n’en rate pas une, tous et toutes autant qu’ils et elles sont. La mauvaise foi, le vol, le chapardage, l’envie, l’alcool, la baston, font partie intégrante de leur vie.

Un album qui ne possède pas des émotions fortes comme les précédents consacrés aux Errants, mais une belle tranche de rigolade et de poisse pour nos héros.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°133].

Orcs & Gobelins – Tome 09 – Silence : Olivier Peru et Stéphane Créty

Titre : Orcs & Gobelins – Tome 09 – Silence

Scénariste : Olivier Peru
Dessinateur : Stéphane Créty

Édition : Soleil (19/08/2020)

Résumé :
Silence, le plus farouche et le plus redouté des combattants orcs n’est plus que l’ombre de lui-même… Bien décidé à ne pas mourir comme un misérable vieillard, il nous offre un dernier baroud d’honneur et ce sera sanglant !

Silence était autrefois un orc de légende, un des plus grands guerriers des Terres d’Arran, un de ceux que la mort refusait d’emporter à la fin des combats.

Aujourd’hui, son visage porte plus de rides que de cicatrices, le vieil orc n’a plus rien d’un tueur, il n’a même plus toute sa tête, il vient pourtant de reprendre les armes.

Une ancienne bataille inachevée s’est rappelée à lui et cette fois Silence compte bien la mener à son terme.

Quitte à finir sa vieille carcasse, autant le faire avec du sang dans la bouche et les genoux dans la boue plutôt qu’allongé sur un lit.

Critique :
Lorsque j’ai lu le résumé avant de commencer ma lecture, un horrible doute m’a saisi car le résumé ne m’était pas inconnu… Foutrediable, aurai-je acheté une bédé que j’avais déjà lue ??

Feuilletant l’album, je ne reconnaissais aucun dessins et donc, l’esprit un peu embrouillé, j’ai commencé ma lecture, suspicieuse.

Non, je n’avais jamais lu ce tome et je ne le possédais pas dans ma biblio…

Ce qui m’avait troublé, c’était cette sensation de « déjà-lu » : un vieux guerrier qui n’est plus que l’ombre de lui-même et qui va faire un baroud d’honneur accompagné de ses anciens guerriers et de jeunes recrues.

Le scénario de départ est éculé, plus réchauffé qu’une vieille soupe, mais comme toutes les histoires, le plus important est la manière dont on nous la raconte (et qu’on nous la dessine puisque c’est une bédé).

Olivier Peru n’est pas un manche avec sa plume et il a fait en sorte de rendre son scénario punchy, de l’entrecouper par un flash-back sur la jeunesse glorieuse de Yudoorm, un vieil Orc sur le retour que tout le monde appelle « Silence » car il ne hurlait pas durant les attaques, ce qui déstabilisaient ses adversaires, des culs verts comme lui ou d’autres ennemis.

Silence est touchant dans sa vieillesse qui lui fait voir les fantômes de sa famille et discuter avec, touchant dans sa manière de mener ses combats, sans jamais se précipiter, entraînant ses culs verts de mercenaires à sa suite, mais sans jamais oublier la stratégie, très souvent perfide et digne d’un coup de pute. Mais on ne gagne pas les batailles en étant réglo, surtout que l’adversaire ne la joue pas à la régulière non plus.

Les dessins de Stéphane Créty sont eux aussi au service de l’histoire, nous donnant à voir des décors sombres, écorchés, des châteaux battus par les vents et les flots, des Orcs aux dents pointues, du sang, bref, que du bonheur pour les yeux.

Durant tout le récit, on se demande contre qui le baroud d’honneur de Silence est dirigé et même les explications de Freill, son Gobelin et ami, ne nous éclaireront pas avant le moment final. Excellent, j’adore supputer et ne pas trouver.

Son adversaire était à sa hauteur, sorte de messie de secte pour frappadingues, grand manipulateur devant l’Éternel et le pire, c’est que les gens suivent les sectes ! Au moins, l’Église catholique ne me demande pas ce genre de sacrifices… Elle me fout même une paix royale, pour ne pas dire divine. Mdr

Une fois de plus, les auteurs se basent sur nos sociétés pour monter leurs scénarios et c’est une source intarissable d’histoires, de tacles, des piqûres…

Yudoorm, dit Silence, n’avait pas envie de se laisser mourir dans son lit et son baroud ultime était magnifique de stratégie. Les dessins sont magnifiques, les personnages attachants (Silence et Freill) et c’est avec regrets que je les ai laissés continuer leur route.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°131].

Orcs & Gobelins – Tome 7 – Braagam : Nicolas Jarry et Stéphane Créty

Titre : Orcs & Gobelins – Tome 7 – Braagam

Scénariste : Nicolas Jarry
Dessinateur : Stéphane Créty

Édition : Soleil (Août 2019)

Résumé :
Braagam a servi dans la compagnie du croc de fer pendant des années. Sur les champs de bataille il se faisait appeler « Bourreau » et sa lame était redoutée sur toutes les Terres d’Arran.

Aujourd’hui, c’est un vieil orc amer qui attend la mort en picolant avec ses anciens compagnons d’armes. Braagam cherche à se convaincre qu’il ne reste rien du mercenaire respecté et impitoyable qu’il a été, qu’ils n’ont partagé qu’une armure, rien de plus.

Mais ce qu’il ignore, c’est que « Bourreau » a une dernière promesse à honorer…

Critique :
Qu’est-ce qui est vert et qui pue au fond d’une cabane ? Non, ce n’est pas un chasseur mort, lui, il pue au fond d’un bois…

Alors ? Non ? Ben c’est un vieil Orc à la retraite ! Ça ronchonne, ça craque de partout, tout est coincé chez lui, ou à des fuites… Bref, les misères de l’âge.

Pourtant, lorsque Braagam était jeune, il était le Bourreau et il tranchait de l’Elfe ou du Nain sans soucis, dans la glorieuse légion du Croc de Fer.

Là, il est en guerre contre l’arthrose, l’arthrite, sa vessie, ses intestins et ce n’est plus lui qui gagne. Qu’est-ce qui pourrait allumer le feu qu’il avait avant dans sa grande carcasse de guerrier ? Entraîner une blue bite, le fils de son ancien pote de rang ?

Le scénario est conventionnel au possible et jusqu’au bout, il le fut ! Je n’ai rien contre une telle soupe, mais on me l’a déjà servie souvent et j’aurais aimé que l’auteur, pourtant pas le lapereau de l’année, ajoute quelques ingrédients pour me donner des émotions, de la révolte, pour m’amener là où je ne l’attendais pas.

Je ne pesterai pas sur Braagam, je l’ai adoré, ce vieil Orc bourru qui passe ses journées à se lamenter sur son sort. Il est bourré de défauts et à une âme assez noire car le coup de pute qu’il a fait à la veuve de son pote Coupe-Jarret, ça, il ne doit pas en être fier.

Mais rien dans ce récit ne vient foutre un coup d’adrénaline et j’ai même eu la désagréable sensation qu’on avait foiré un pan de l’histoire ou pris un raccourci un peu trop rapide.

Que Tarp, fils de chef et guerrier costaud veuille mettre la belle Sharog dans son pieu, on peut le comprendre, même s’il le fait à la manière d’un gros bourrin et qu’il méritait bien son pied dans le cul.

Que Azag, le frangin défende sa soeur, c’était dans l’ordre du normal, mais nom de Zeus, en arriver à ce stade là, alors qu’avant ils étaient potes, on se demande bien quel épisode on a raté pour qu’ils en arrivent ensuite à se taper dessus ??

Les Orcs ne sont pas réputés pour être des cerveaux, mais là, on dépasse tout les niveaux d’imbécillité juste pour le plaisir que tout se finisse dans un bain de sang et que chacun règle ses comptes puisqu’il ne doit en rester qu’un.

Comparé aux autres albums de la série Orcs & Gobelins, celui-ci est, pour moi, le moins bon, le plus conventionnel, sans surprise(s) et avec peu d’émotions.

Les maîtres inquisiteurs – Tome 04 – Mihaël : Nicolas Jarry & Jean-Paul Bordier

Titre : Les maîtres inquisiteurs – Tome 04 – Mihaël

Scénariste : Nicolas Jarry
Dessinateur : Jean-Paul Bordier

Édition : Soleil (20/01/2016)

Résumé :
Sur cette île à l’apparence idyllique, les naufragés pensent avoir trouvé le paradis perdu, le lieu semble répondre comme par magie à leurs moindres besoins.

Pourtant, le rêve va très vite se transformer en cauchemar…

Des créatures, surgies de nulle part, les enlèvent un par un. Lorsque Noenn, une fillette rescapée, disparaît à son tour, Mihaël refuse de l’abandonner.

Pour sauver cet enfant, il entreprend alors un périple jusqu’au coeur de l’île et de ses sombres secrets…

Critique :
Une nouvelle mission pour notre Maître Inquisiteur Mihaël : une maladie décime les récolte de riz sur l’île d’Enésie, qui est un grenier à céréales.

Un bien rare étant cher, les marchands font monter les prix ce qui pourrait donner du riz et du blé plus chers que l’or, d’ici peu.

Évidemment, on soupçonne des malversations politiques ou financières.

Comme si certains pouvaient  planquer des tanker de céréales ou inoculer des maladies à des céréales (ou animaux) pour faire monter les prix !

Une enquête qui commençait normalement mais au cours du voyage, une île surgie de nulle part vient dévier notre Inquisiteur et son elfe…

Une île qui semble maléfique, comme vivante, va les piéger de différente manière et les faire disparaître, comme dans Dix petits nègres, mais en version 12 compagnons.

Mihaël n’est pas un maître Inquisiteur comme les autres, il est plus cool, est un bon vivant, n’hésite pas lever le coude, n’est pas trop sérieux, est sexy et même son pouvoir semble minable car c’est le flower power (d’une graine ou du pollen, il peut faire jaillir des fleur ou des racines).

Le coup de l’île maléfique qui retient les gens, qui les piège et les élimine n’est pas neuve, elle sent même le souffre tant elle a déjà été utilisée.

Pourtant, malgré tout, on se prend au jeu car le scénariste a donné une présence assez marquée aux différents personnages et sans entrer dans trop de détails, il a su leur insuffler des caractéristiques qui les fait se démarquer l’un de l’autre.

Les dessins sont très agréables pour les yeux, même s’ils manquent parfois de petits détails, mais ça ne gâche rien au plaisir de feuilleter l’album.

Niveau dialogues et explications, on a de quoi lire pour nos longues soirées d’hiver, même si le final est vite expédié alors que l’intro avait été assez longue. De longs préliminaires et une conclusion rapide dans un dernier coup de rein. Le plaisir ayant été au rendez-vous, je ne porterai pas plainte.

Nous pensions avoir une enquête sur des malversations politico-financières et nous voici à traquer un truc pas net qui vient d’éliminer quelques rares survivants du naufrage. Moi qui vient de lire The Call Of Chtulhu, ça sentait le calamar pas frais, ou un air de déjà-lu.

Malgré la longue intro, je n’ai pas eu l’impression de tourner en rond ou de m’emmerder grave car il y a de l’humour et notre Inquisiteur est moins guindé que les autres, par contre, son elfe, lui, est sérieux comme un pape mort.

Une enquête qui a pris une autre tournure, qui est devenue une autre, bien plus dangereuse que des financiers, des personnages attachants, sympathiques, un Inquisiteur qui, malgré ses pouvoirs qui semblent risibles est plus fort qu’on ne le pense.

Bon, avec tout ça, on n’en sait pas plus sur l’univers des Inquisiteurs et le final introduit un nouveau mystère. Heureusement que je possède les suivants !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°108 et le Challenge de l’épouvante Edition Autumn, Witches and Pumpkin chez Chroniques Littéraires (Menu Terreur – Ghost and hauntings : îles hantées).

Nains – Tome 13 – Fey du temple : Nicolas Jarry & Paolo Deplano

Titre : Nains – Tome 13 – Fey du temple

Scénariste : Nicolas Jarry
Dessinateurs : Paolo Deplano

Édition : Soleil (28/11/2018)

Résumé :
Alors qu’elle se rend au chevet de sa mère mourante, Fey découvre que la forteresse où elle a grandi est assiégée par des hordes d’orcs.

La région, isolée du reste du royaume du Léon, est condamnée. Fey décide de reconstruire un viaduc effondré depuis des millénaires afin de permettre aux secours d’intervenir.

Mais les runes qui reliaient les pierres ont été détruites et oubliées depuis longtemps.

Le pari semble impossible à relever, jusqu’à ce qu’elle découvre un carnet appartenant à son père, un certain Aral du Temple.

Critique :
Quelle est la place des bavettes (femmes) chez les Nains ? Simple : pondre des marmouses et faire la cuisine, c’est tout ce qu’elles peuvent faire, elles n’ont pas d’autre place dans la société horriblement machiste des Nains.

Fey ne m’étais pas inconnue… En effet, elle appartient à la terrible Légion de Fer du seigneur Bram que j’ai retrouvé dans le tome 14.

Mais Fey, je l’avais croisé dans « Jorun de la Forge » et dans « Torun de la Forge » où Brum promenait encore sa grande carcasse et Fey sa poitrine. Torun est là aussi dans cet album, avant qu’il ne devienne forgeron… J’étais avec des vieilles connaissances, moi.

On allait enfin en savoir plus sur ce personnage féminin qui était tout de même dans la Légion de Fer où elle savait tenir le rang et se battre.

Sa mère est mourante et on ne peut pas dire que tout était rose entre elles. Tiens, dans les albums des Nains, on a souvent des conflits entre père et fils et maintenant, on ajoute entre mère et fille. Un classique, vous me direz.

La fille cachée est aussi un classique car Fey a pour père Aral du Temple. Décidément, tout se tien bien dans les Nains, tout comme dans les Elfes et il me faudrait relire tout ça cul-à-cul pour tout remettre dans le bon ordre.

Dick Rivers le chantait : ♫ faire un pont, pour de bon ♪ et c’est ce que Fey va faire : reconstruire le pont de Karz’Karn qui a été détruit il y a des lustres et qui simplifierait la vie de toute la vallée.

Pourtant, vu d’ici, le truc paraît impossible et il y a toujours le problème des portances, comme le disait si bien François Pignon dans le Dîner de Cons.

Fey était de la Légion de Fer, la voici se transformant en Fey du Temple et revenant sur les traces de son passé qui n’était pas tendre car quand on a une belle paire de fesses et de loches, ça attire les mains d’homme, pardon, de Nains concupiscents profitant de leur pouvoir pour vous tripoter. #BalanceTonNainPorc.

Faire un pont, c’est relier les gens, les populations, c’est faire un passage entre deux vallées, c’est faire gagner du temps à tout le monde, c’est montrer les prouesses techniques dont une femme est capable, surtout quand Fey se fait aider par toutes les bavettes du coin. WonderWoman ou WonderNaines ?

Dans cette aventure plus qu’épique, on retrouve un peu d’amour, mais en touche légère, sans que cela ne vienne parasiter l’album, c’est très ténu, tendre, et le triangle amoureux ne dégénère pas comme on aurait pu le craindre.

Les bâtons dans les roues ne manqueront pas, les Nains mâles n’aimant jamais qu’une pisseuse leur montre qu’elle est plus forte, plus maline qu’eux et certains préfères même voir tout s’écrouler dans leur Monde que d’accepter qu’une femme ait raison et pas eux.

Un bel album, un bel hommage à nous les femmes et au fait que nous pouvons accomplir de grandes choses, même sans les hommes, ces mêmes hommes qui s’empressent de récupérer leurs prérogatives une fois revenu du front… Des fois qu’on voudrait garder le pouvoir ou continuer de bâtir sans eux…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°84.

 

Orcs & Gobelins – Tome 6 – Ayraak : Nicolas Jarry & Jesús Hervàs Millàn

Titre : Orcs & Gobelins – Tome 6 – Ayraak

Scénariste : Nicolas Jarry
Dessinateur : Jesús Hervàs Millàn

Édition : Soleil (22/05/2019)

Résumé :
Ayraak, le redoutable capitaine de la compagnie du Croc de Fer, a pour mission de délivrer et ramener le rejeton d’un chef Gobelin contre un gros tas d’or. Une expédition périlleuse en territoire elfique les attend.

Il y a quelques années, les elfes Sylvains de l’île des Céliandes entrèrent en guerre contre la tribu des Gobelins de Dumn.

Au terme d’un affrontement meurtrier, les elfes parvinrent à capturer le fils du chef de guerre adverse et le gardèrent en otage afin de tenir les Gobelins en respect. Ayraak et six de ses valeureux compagnons, tous vétérans de nombreuses campagnes, ne se doutent pas qu’en acceptant la mission ils devront traverser l’enfer s’ils veulent un jour toucher le comptant de leur solde…

Partis à sept, le danger et même la mort ponctueront leur périple…

Critique :
Ce nouveau tome de Orcs & Gobelins m’a attiré par son résumé, par ses promesses et comme nous allions aller devoir voter dans pas longtemps, je me suis dit qu’au moins, avec les Orcs, je n’allais pas être déçue.

Apparemment, si je ne suis pas déçue du scénario qui conjugue la baston à tous les temps, et ajoute une bonne dose d’amitié virile, pour les dessins, je reste sur ma faim.

Si les premières cases donnaient l’impression d’être face à des tracés précis et foisonnant de détails, la suite m’a démontré que pour la plupart des cas, nous avions des traits flous, peu détaillés, à tel point que j’ai dû parfois y regarder à deux fois avec de reconnaître tel ou tel personnage.

En ce qui concerne les personnages, les Orcs de la compagnie du Croc de Fer, ils ont beau être une belle troupe de 8 mercenaires, on les distingue facilement d’après leur taille ou leur visage, sauf dans les cases mal fagotées où il faut y regarder à deux fois.

Leurs caractères sont belliqueux mais chacun a sa personnalité propre et leurs noms permet de deviner le trait principal de certains : Picole, Grimoire, Crapaud, Tambour, Plume, Gratteur et Barbak. Il n’y a que pour Ayraak que je ne vois pas la fonction dans son nom. Mais c’est lui le capitaine de la compagnie.

Dans le plus pur style des films d’actions comme « Les Douze Salopards », nos grosses bêtes vertes vont devoir exfiltrer un Gobelin (vert aussi, mais c’est pas l’amour entre les deux peuples), un fils de chef, tenu en otage chez les Elfes. Un Theon Greyjoy moins bien loti car pour le Gobelin, c’est la prison.

Si leur balade en terres d’Elfes se déroule plus ou moins bien, leur sortie sera tout sauf une partie de plaisir, surtout lorsqu’on doit gérer un Gobelin qui n’en fait qu’à sa tête, sorte de gamin non discipliné qu’on aurait envie de jeter dans la flotte et certains membres de son équipe qui pensent que tout se résout d’un seul coup de hache.

Beaucoup de dialogues dans cette aventure, des grandes cases aussi, pour représenter certaines parties qui ne tiendraient pas dans une case standard et des couleur tirant dans les tons verts-bruns (normal pour le vert, on est en compagnie d’Orcs).

Nos mercenaires causent plus que des femmes, même en territoire ennemi, ce qui permet aussi au scénariste de présenter la fine équipe sans que cela prenne 10 pages au départ. Et comme j’apprécie souvent les textes de Nicolas Jarry, le scénariste, cela ne m’a pas dérangé.

Sans en donner l’impression, le scénariste glisse souvent des références à notre Monde dans ses mondes à lui et quand on a tout fini, le bon vieux « Diviser pour régner » est valable dans toutes les civilisations, qu’elles soient Humaines, Orcques, Elfiques, Naines ou Gobelines.

C’est intemporel et ça fonctionne toujours, tout le monde se laisse attraper, manipuler et on se retrouve ensuite sur un champ de bataille à taper sur l’autre d’en face pour des motifs futiles et créé de toutes pièces.

Une bédé dont l’histoire a du punch, de la profondeur, des personnages intéressants, qui aurait, en effet, méritée de s’étaler sur deux tomes pour ne pas donner cette impression de précipitation dans l’action et nous permettre de mieux faire connaissance avec tous les membres de la troupe.

Dommage que les dessins aient donné cette impression de flous, de manque de détails dans les visages et que le tout paraisse bâclé.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et Le moi espagnol 2019 chez Sharon (Mai 2019).

Orcs & Gobelins – Tome 5 – La Poisse : Olivier Peru & Stefano Martino

Titre : Orcs & Gobelins – Tome 5 – La Poisse

Scénariste : Olivier Peru
Dessinateur : Stefano Martino

Édition : Soleil Productions Heroic fantasy (octobre 2018)

Résumé :
La Poisse est un Orkelin, une créature bâtarde mi-Orc, mi-Gobelin. Assassin et voleur hors pair, il est l’un des meilleurs mercenaires de la compagnie Grise.

Hélas pour lui, il souffre d’une encombrante malédiction : la déveine. La Poisse attire les coups du sort comme personne.

Rien d’étonnant donc à ce qu’il se réveille dans une cité emplie de cadavres, ceux de ses compagnons d’armes pourtant envoyés là pour remplir une simple mission d’escorte.

Quelqu’un doit payer pour le massacre !

L’Orkelin n’a pas que la guigne, il a aussi très mauvais caractère.

Critique :
Lorsqu’on découvre l’orkelin La Poisse, il est plutôt mal en point…

À sa place, Hébus, le troll de Lanfeust, aurait dit qu’il avait deux cure-dents plantés dans le dos, mais aussi costaud que soit notre orkelin, ça reste toujours deux poignards dans le dos !

Voilà un tome qui tombait à pic pour les fêtes de Noël puisque notre cul-vert découvre toute sa compagnie de frères d’armes pendus aux branches d’un arbre, telles des boules de noël macabre (et puante, à la fin).

L’orkelin, en plus d’être poissard au possible (malédiction qui traine dans la famille depuis des siècles), blessé, tout seul, se met à voir son pépé, qui est un fantôme puisqu’il est mort.

Bardaf, dès le départ, l’auteur me surprend, me file un coup de pied dans le fondement parce que je ne l’avais pas vue venir, celle-là ! Fallait y penser, le scénariste là fait et ça ajoutait du peps au récit, qui n’en manquait pas, je vous rassure, mais cet ajout surprenant a le mérite de… surprendre !

Ami du glauque et de la magie noire, entre ici dans ton domaine ! Tu aimes qu’on te ponde une bédé avec une sorte de rejeton issu d’un accouplement contre nature de Predator et d’Alien (je ne sais pas qui a fait la femelle) ?

Et bien tu le trouveras dans ces pages, additionné d’un soupçon de vampirisme à l’ancienne, mâtiné de ténia dans tes entrailles et salé avec des morceaux de Cthulhu.

Fuyez la cité, pauvres fous ! Cours, La Poisse, cours !

La Poisse a peut-être une sale gueule, il ne gagnera jamais les 6 chiffres du Lotto (ou alors, il perdra le ticket gagnant), mais il a tout de même de la suite dans les idées et son papy fantôme lui soufflera quelques bonnes idées, sans parler d’un coup de main pour essayer que son petit-fils sauve sa couenne.

Le scénario est bien pensé, j’ai eu de belles surprises inattendues et le suspense était au rendez-vous, en plus du plaisir de découvrir ce 5ème tome de la série.

L’inconvénient, c’est que je n’en ai plus à lire, l’avantage, c’est que la fin pourrait avoir une suite puisqu’elle n’est pas totalement fermée…

Oui, j’adore cette saga avec les culs-verts !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019).

Orcs & gobelins – Tome 3 – Gri’im : Nicolas Jarry & Stéphane Créty

Titre : Orcs & gobelins – Tome 3 – Gri’im

Scénariste : Nicolas Jarry
Dessinateur : Stéphane Créty

Édition : Soleil Productions Heroic fantasy (11/04/2018)

Résumé :
Il n’y a pas pire ennemi qu’un vieil orc qui a tout perdu. Après trente années d’emprisonnement et de tortures, Gri’im est enfin libre.

Autrefois, seigneur de guerre, il n’est plus qu’un vieil Orc brisé, brûlant de se venger.

Mais, traqué comme une bête, blessé, il cherche refuge auprès d’une caravane d’humains qui se rend à Aspen.

Depuis la guerre des Goules, la cité est censée être déserte, mais un prédateur aussi ancien que redouté, éveillé par la magie de l’elfe bleue Lanawyn, rôde…

Critique :
♫ Promenons-nous dans la neige, tant que le loup n’y est pas ♪ Si le loup y était, il nous mangerait ♪

Cette caravane de l’étrange se dirige vers Aspen et je précise que ce n’est pas la ville du Colorado, mais celle des Terres d’Arran.

Progressant difficilement dans la neige, l’oeil aux aguets, nos caravaniers vont découvrir que certains chiens aboient plus fort que d’autre et qu’il ne faut pas craindre le loup mais plus le serpent qu’on réchauffe en son sein ou le Yéti.

Nous avions commencé cette histoire en découvrant Gri’im, un énorme Orc poursuivit par des chasseurs de primes et là, notre géant vert vient de croiser la route de la caravane, dont la fille du caravanier… Syll qui est plus qu’intrigué par cet Orc puissant mais blessé.

De cette expédition, nous ne saurons que le nécessaire mais les lieux font appel au tome 6 des Elfes « La mission des Elfes bleus » et nous allons retrouver la cité fantôme d’Aspen et la grande faille crée pour retenir les goules à l’époque.

Gri’im est un seigneur de guerre, une machine à tuer et nous ferons connaissance avec sa vie au fil des pages et de ce qu’il voudra bien nous révéler. Il en a bavé depuis son adolescence et après 30 ans de prison, il ne rêve plus que de vengeance.

Voilà un album avec de la blancheur immaculée, puisqu’il y a de la neige partout, mais avec un scénario assez noir comprenant les leitmotivs bien connu que sont la vengeance et la traitrise. Mâtinés d’autres, telle la jalousie, le racisme, des petits secrets, mais je ne vais pas tout vous révéler non plus.

Oui, pour 59 pages, on a beaucoup de sous-intrigues en plus de la principale. Attention de ne pas en faire trop afin d’éviter de tout bâcler sur le final.

Heureusement, ils n’ont pas clôturé l’album à la va-comme-je-te-pousse mais il restera une impression que tout n’a pas été dit sur cette race ancienne qui hante les ruines d’Aspen et qui est plus terrible qu’une meute de loups ayant dû faire un régime.

Le personnage de Gri’im est intéressant, imposant, et on n’est jamais trop sûr de quel côté il va balancer, lui qui n’a connu que la violence, le racisme, le rejet et à dû tuer ses frères d’armes pour survivre et être le meilleur élève du mage qui l’avait recueilli.

En plus de ses secrets à lui, le lecteur a envie de savoir ce qui est arrivé à la caravane précédente, celle du frère de Maître Obern, qui allait dans la région d’Aspen car il y avait trouvé de l’or. Pourquoi le silence, comme le chantait si bien Hervé Villard ?

Quand on saura pourquoi la caravane précédente est devenue silencieuse, faudra trouver ce qui l’a réduite à ce silence, faudra courir vite, se planquer, ne pas faire de bruit et Gri’im pourra tenter de trouver QUI commande ces Yétis qui auraient bouffé tout cru Tchang, Tintin et le capitaine Haddock !

Si le personnage de Gri’im était moins sexy que celui de Turuk, il avait la gueule de l’emploi, un Orc trop sexy n’aurait pas été plausible.

Pourtant, il y a du bon dans Gri’im et même si ce dernier est un maître de guerre, un guerrier impitoyable et un être qui déteste les autres, tout n’est pas mauvais en lui, suffit juste de lui témoigner un peu de bonté.

Un tome glaçant dans les neiges froides et immaculées (par derrière) où le Mal rôde prêt à vous goûter un morceau avant de vous avaler tout cru. Le tout porté par des personnages ni tous blancs, ni tous noirs.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019).

Elfes – Tome 21 – Renaissance : Jean-Luc Istin & Kyko Duarte

Titre : Elfes – Tome 21 – Renaissance

Scénariste : Jean-Luc Istin
Dessinateur : Kyko Duarte

Édition : Soleil Productions Heroic fantasy (20/06/2018)

Résumé :
Lanawyn a promis à Lah’saa de trouver le moyen de changer les elfes Noirs Lea’yn et Feda’yn en elfes Rouges.

Alors que le lien qui l’unit au crystal bleu semble de plus en plus distendu, elle et ses alliés doivent affronter mille périples afin que puisse renaître la dynastie Rouge.

Mais dans l’ombre, certains se sont ligués et ont engagé la compagnie Noire pour les empêcher d’accomplir leur dessein.

Critique :
Le Rouge et le Noir ? Non, juste le Rouge qui est devenu Noir et que l’on va tenter de faire redevenir Rouge, et nous ne parlons pas de couleur politique, je vous assure.

Lanawyn, l’Elfe Bleue a promis de transformer deux Elfes Noirs en Rouges, afin de faire renaître ce peuple assassiné.

Ces deux machines à tuer qui ont reçu leur formation dans la terrible citadelle de Slurce appartenaient au peuple des Elfes Rouges auparavant.

Pour ceux ou celles qui ne le sauraient pas, on ne nait pas Elfe Noir, mais on le devient… Une mutation intervient et directement ceux de la citadelle le savent et viennent vous quérir.

N’allez pas croire que tout le monde a envie de voir renaître le peuple des Rouges… Lanawyn va avoir fort à faire, aidée de ses guerriers bleus et tout dévoués afin de déjouer les tentatives de meurtres sur leur personnes.

N’allez pas croire non plus que nos deux Elfes Noirs sont les meilleurs potes du monde ! Lea’yn semble haïr Feda’yn et ce dernier n’est pas très copain non plus avec son homologue féminine. Ça risque d’être difficile d’en faire les nouveaux concepteurs de leur ancienne race…

Le chemin vers la renaissance sera semé d’embûches, donc (sinon, c’est trop facile), de pièges, d’attaques, de traitrise, de sabotage et, cerise sur le gâteau, nos Elfes vont embarquer un Orcs bien connu, Turuk ! Oui, le sexy Turuk est de la partie aussi et là, j’ai fait la danse de la joie.

Si la fantasy n’a rien inventé, empruntant comme les autres genres à notre monde, elle ne se prive pas non plus d’emprunter à des films ou autres œuvres bien connues.

J’ai vu un mur immense pour empêcher des choses d’entrer (GOT), j’ai vu un mage qui avait tout d’un Gandalf, j’ai assisté à une bataille de 10 contre 300, dans le style de celle du Gouffre de Helm (LOTR), une espèce de Hulk en version moins sympa (Marvel), une Compagnie Noire (Glen Cook) et les habituels génocides familiers de notre Monde réel.

Une fois de plus, les dessins sont à la hauteur de leur ambition, donnant des paysages féériques, même sur l’eau et le scénariste n’étant pas un manchot, il nous propose du très bon au niveau de l’aventure et du challenge à relever par les Elfes Bleus.

Comme ce n’est pas un imbécile, il nous propose un méchant charismatique, un autre mystérieux, ainsi que des Elfes Noirs au passé aussi sombre que leur âmes, eux qui se sont rendus coupable de choses horribles qui vont à l’encontre de tout.

Deux Elfes qui, avant de pardonner à l’autre, devront se pardonner à eux-mêmes et s’allier au lieu de se haïr.

Un récit haletant, bourré de fuite afin de ne pas se faire tuer par la Compagnie Noire, de combats pour sauver sa peau, quelque soit sa couleur, de questionnement pour savoir qui ne veut pas de la renaissance des Rouges et qui a ordonné leur massacre.

Du boulot pour Lanawyn, le tout sous l’égide d’un grand Mage qui va devoir, lui aussi, tout donner afin d’arriver à remplir sa mission. Non, personne ne va se la couler douce dans ces pages.

Une fois de plus des dessins magnifiques et un scénario servi au petit poil !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019).