Petit Piment : Alain Mabanckou

Titre : Petit Piment

Auteur : Alain Mabanckou
Édition : Points (2017)

Résumé :
Jeune orphelin de Pointe-Noire, Petit Piment effectue sa scolarité dans une institution placée sous l’autorité abusive et corrompue de Dieudonné Ngoulmoumako. Arrive bientôt la révolution socialiste, les cartes sont redistribuées.

L’aventure commence. Elle le conduira notamment chez Maman Fiat 500 et ses dix filles, et la vie semble enfin lui sourire dans la gaité quotidienne de cette maison pas si close que ça, où il rend toutes sortes de services.

Jusqu’à ce que ce bonheur s’écroule. Petit Piment finit par perdre la tête, mais pas le nord : il sait qu’il a une vengeance à prendre contre celui qui a brisé son destin.

Critique :
« Tokumisa Nzambe po Mose yamoyindo abotami namboka ya Bakoko » peut se vanter d’avoir le nom le plus long de toute la création !

Afin de vous coucher moins bête ce soir, cela signifie « Rendons grâce à Dieu, le Moïse noir est né sur la terre des ancêtres ».

À l’orphelinat de Loango (République du Congo) où il a été placé depuis sa naissance, on le nomme Moïse. C’est plus facile. Ensuite, on le connaîtra sous le surnom de Petit Piment.

Tout allait plus au moins bien à l’orphelinat, Moïse était satisfait, il adorait Papa Moupelo qui leur donnait catéchisme toutes les semaines et qui était très gentil avec les orphelins, qui les respectaient. Hélas, vint la Révolution socialiste et tout changea du jour au lendemain, passant de « pas trop mal » à « horrible ».

Dieudonné Ngoulmoumako est le directeur de l’orphelinat, est corrompu jusqu’au trognon, c’est un lécheur de bottes, il est cruel, autoritaire, despotique, raciste envers les autres ethnies et comme tout bon magouilleur qui se respecte, il a placé à ses côtés les membres de sa famille. Son socialisme est fait de caviar.

Moïse, lui, est un garçon auquel on s’attache assez vite. Il est notre narrateur et se fera un plaisir de vous raconter ce qu’il sait de son pays, de l’orphelinat, de la société congolaise, avec ses ethnies, son racisme (qui n’est pas l’apanage des Blancs), ses codes, ses superstitions, ses croyances… Il en sait peu, n’ayant jamais mis les pieds dehors, mais son témoignage est éclairant et l’on en saura plus sur la société congolaise des années 60/70.

Le changement interviendra lorsqu’il sortira de l’orphelinat, passant d’un monde semi-protégé à celui de la délinquance juvénile, dans les bas-fonds de Pointe-Noire où le roman prendra un tour plus sombre, plus noir, plus social, avec ses prostituées, la politique du maire, les différentes bandes de gamins des rues, voleurs, chapardeurs et autres.

Jusqu’à son incorporation dans la maison close de Maman Fiat 500, le récit me plaisait, le plume d’Alain Mabanckou m’enchantait (je la découvrais) et c’était un réel plaisir de parfaire mes connaissances sur l’Afrique.

L’auteur ne se voile jamais la face, il dit les choses telles qu’elles sont, sans tourner autour du pot. Le récit de Moïse/Petit Piment est empreint d’un mélange de naïveté et de grande lucidité. Les deux étant équilibrés.

Petit Piment (qui ne se prénomme plus Moïse) évoluait dans le bon sens, son parcours de vie était toujours instructif à suivre et l’auteur avait glissé habillement la politique dans le récit de notre gamin devenu adulte. Aucun ennui ne pointait son nez à l’horizon de cette lecture, même si le rythme est assez lent dans certains parties.

Là où le bât a blessé, c’est après l’opération « Pointe-Noire sans putes zaïroises » où notre narrateur va péter un câble voyant qu’il a perdu ses derniers repères, son dernier giron et à partir de ce moment-là, le récit ne m’a plus emballé du tout, je m’y suis ennuyée, ne me retrouvant plus dans les élucubrations de Petit Piment.

La sensation d’un récit d’embourbant, tournant en rond, ne m’a plus quitté. Cela devenait lourd et j’ai terminé le récit en sautant quelques passages, notamment dans le cabinet du psy.

Dommage, plus des trois-quarts du roman m’avait emballé et la panne s’essence à surgit dans les derniers kilomètres. Bien que je comprenne la folie qui prend Petit Piment, bien que je comprenne qu’il ne veuille pas en sortir, cette partie-là ne m’a pas enchanté.

Malgré ce bémol de fin de voyage, je garderai les bons côtés du roman, notamment l’apprentissage de la vie de Moïse, ses errances, ses erreurs et tout ce que j’ai appris sur la société africaine, en particulier celle de la République du Congo, avec ses règles, ses magouilles, ses problèmes entre ethnies.

Le Challenge « Le tour du monde en 80 livres chez Bidb » (République Congo).

Sacrées sorcières (BD) : Pénélope Bagieu et Roald Dahl

Titre : Sacrées sorcières (BD)

Scénariste : Pénélope Bagieu (d’après l’oeuvre de Roald Dahl)
Dessinateur : Pénélope Bagieu

Édition : Gallimard Jeunesse (29/01/2020)

Résumé :
Les enfants sont répugnants!
Ils puent! Ils empestent!
Ils sentent le caca de chien!
Rien que d’y penser, j’ai envie de vomir!
Il faut les écrabouiller!
Les pulvériser!
Écoutez le plan que j’ai élaboré pour nettoyer l’Angleterre de toute cette vermine…

Attention ! Les vraies sorcières sont habillées de façon ordinaire et ressemblent à n’importe qui. Mais elles ne sont pas ordinaires. Elles passent leur temps à dresser les plans les plus démoniaques et elles détestent les enfants.

La Grandissime Sorcière compte bien les faire tous disparaître. Seuls un jeune garçon et son extravagante grand-mère semblent capables de l’en empêcher…

Critique :
La version roman m’avait bien plu et j’ai voulu tester la version graphique. Il m’a fallu du temps avant de pouvoir le faire, mais c’est chose faite.

Si les graphismes, au départ, m’ont un peu déstabilisées, surtout celui de la grand-mère, toute petite, après, je m’y suis habituée et j’ai particulièrement apprécié les dessins des souris.

Le côté dramatique est particulièrement bien rendu : un petit garçon a perdu ses parents, el voici orphelin, avec pour seule famille sa grand-mère, déjà âgée, aux manières peu orthodoxes (elle fume le cigare et joue au casino). La vie est injuste, dès les premières pages, on nous le rappelle.

Sa mamy va alors lui raconter une drôle d’histoire avec des sorcières, mais des vraies, pas comme celles accusées injustement d’en être. Là, j’ai retrouvé les explications que je venais de lire dans le livre de Mona Chollet « Sorcières » et en fin d’ouvrage, Pénélope Bagieu remercie justement Mona Cholet…

Bien vu d’avoir ajouté ces explications afin de bien discerner les pauvres femmes accusées de sorcelleries parce qu’elles vivaient de manière indépendante et les vraies sorcières qui ne sont que des espèces de femmes déguisées en femmes : perruques pour cacher leurs crânes chauves, gants pour cacher les doigts crochus, souliers à talons pour masquer leurs pieds sans orteils.

L’adaptation en bédé est réussie ! Les personnages sont touchants, plein de justesse, sans jamais sombrer dans le pathos et l’autrice a juste remplacé le gamin grassouillet qu’était Bruno Jenkins par une jeune fille intrépide et pleine de verve. Bien vu, le duo marche bien, il se complète et la jeune fille est plus dynamique que le gosse du roman (qui était raillé à cause de son poids et de sa gourmandise).

En 300 pages, l’autrice arrive à replacer tout ce qui était important dans le roman, à commencer son histoire doucement, à poser les décors, avant d’envoyer le gamin et sa mamy dans un hôtel anglais, au bord de la plage de Brighton, où notre jeune garçon va rencontrer son destin et faire basculer celui d’autres personnes.

C’est enlevé, dynamique, les dessins sont parfaits pour cet album, on s’attache à cette petite grand-mère au lunettes énormes, à l’épaisse chevelure mauve, qui n’arrête pas de palabrer et d’appeler son petit-fils par toute sorte de petits noms d’animaux.

Attention, le récit est noir ! Déjà que nous avons un orphelin, une grand-mère qu’il a peur de perdre (elle est âgée, mais ne le dites pas devant elle), qu’il a peur des sorcières et que ces dernières ne veulent pas moins éradiquer tous les enfants de la surface de la planète !

et le Haunted reading bingo du Challenge Halloween 2021 chez Lou & Hilde (Sorcières).

Superman – Terre-Un – Tome 2 : Joe Michael Straczynski et Ardian Syaf 

Titre : Superman – Terre-Un – Tome 2

Scénariste : Joe Michael Straczynski
Dessinateur : Ardian Syaf

Édition : Urban Comics DC Deluxe (2016)

Résumé :
Après ses premiers combats, le novice Superman se croit isolé du reste de l’humanité. Mais la confrontation avec un autre Kryptonien survivant va remettre en cause toutes ses certitudes. (Contient Superman: Earth-One, book 3)

Critique :
Le tome 1 m’avait emballé et malheureusement, j’ai mis 6 mois à lire le suivant… Honte à moi !

Pour rappel à ceux qui ne suivaient pas dans le fond de la classe, le concept « Earth-One » (Terre-un) est une relecture moderne de l’univers du super-héros.

On peut donc indépendamment les lire de la saga Superman, les récits sont complets en deux tomes et on revisite les origines, la genèse du super-héros à qui l’album est dédié.

Revisite ne veut pas dire hérésie, c’est revisité de manière intelligente et la genèse connue de tous n’a pas changée, sauf en ce qui concerne le personnage de Lex Luthor.

La version avec Batman était du tonnerre de Dieu et je peux y ajouter celle avec Superman. Tant au niveau du scénario que des dessins.

Le graphisme est magnifique, les visages sont bien réalisés, les couleurs sont lumineuses ou sombres, selon les cases, mais sans jamais devenir illisibles. Superman est hyper sexy et n’a pas son côté boyscout des premiers films. Il est plus humain, si je puis dire. Il doute, se pose des questions. Il a des faiblesses et se retrouve isolé.

L’ennemi qu’il affrontera sera à la hauteur. Pas un ennemi de pacotille en papier mâché. Les scènes de combat sont bien réalisées, elles sont dynamiques, sans pour autant n’être que de la baston pure et dure.

Loin des onomatopées du dessin animé Dragon Ball Z, nos deux combattants se parleront, sans que leurs discussions soient neuneu ou peu réalistes.

Cela tient aussi aux différents personnages qui ne sombrent jamais dans le manichéisme. Le Méchant n’est pas un tendre, loin de là, il voulait dominer aussi son Monde, mais il ne fait pas Méchant d’opérette comme c’est souvent le cas dans la littérature. Lex Luthor lui-même doute…

Un scénario intelligent, de l’action, du rythme, de la profondeur, des graphismes superbes, des personnages non manichéens…

Anybref, un excellent diptyque pour découvrir Superman sans s’engager dans une collection volumineuse ou tout simplement juste pour le plaisir de découvrir la relecture de la genèse de l’enfant de Krypton avec un scénario qui n’a rien de bancal !

Moi, j’ai pris mon pied avec Kal-El.

Basil et Victoria – Tome 2 – Jack : Edith Grattery et Yann

Titre : Basil et Victoria – Tome 2 – Jack

Scénariste : Yann
Dessinateur : Edith Grattery

Édition : Les Humanoïdes Associés (1992/2003)

Résumé :
Basil et Victoria font partie de ces milliers de gamins livrés à eux-mêmes, entre vente de rats et menus larcins, avec pour seule demeure les docks des quais. Aidé par Cromwell, leur fidèle molosse, ils arpentent ainsi White Chapel pour trouver de quoi se nourrir.

Critique :
Les crimes de Whitechapel vu de l’intérieur (si je puis me permettre pareille expression scabreuse), ça pouvait être intéressant puisque d’habitude, nous sommes du côté de la police ou d’un enquêteur.

Avec Basil & Victoria, nous sommes dans les taudis, dans les pensions pour indigents, remplie de crasses, de bestioles et de misère humaine, nous fréquentons les bouges infâmes, croisons des prostituées, des pédophiles,…

Bref, cette bédé nous montre l’autre côté de Londres, sa face cachée, son côté obscur, loin des cartes postales sépia ou noir et blanc de l’époque.

Les dessins de cette bédé ne sont toujours pas ma tasse de thé, mais ils ont ça de bien qu’ils rendent honneur à la misère des taudis de Whitechapel. Les couleurs dans des tons gris ou sépias rendent les ambiances glauques encore plus.

Nos deux jeunes ont agrandi leur bande en prenant Sāti avec eux (Tome 1) et Kangourou fait son entrée aussi. C’est un gamin Noir débrouillard qui gagne sa vie en faisant des numéros dans un cabaret.

Victoria pète une nouvelle fois les plombs et comme dans le tome 1 et toujours avec un malheureux chien… Elle a beau regretter ensuite son geste, le mal était fait. Déjà qu’elle avait envoyé leur chien Cromwell à la mort dans le tome 1 (ouf, sauvé ensuite par Sāti).

Au final, Basil est bien plus « gentil » qu’elle, bien que nos garnements ne soient pas tout blancs ou tout noir, dans l’histoire, mais Victoria est celle qui est la plus expéditive quand elle a une crise de jalousie.

Ce qui est expédié aussi, c’est le dénouement… À force de s’amuser dans les rues de Whitechapel, on ne se rend pas compte qu’on arrive au bout de son quota de pages et hop, on envoie le final en quelques cases.

Déjà que nous avions une resucée du bon vieux complot royal qui ne tient pas la route une seconde car des bâtards royaux, ça n’a pas de quoi faire trembler une monarchie puisqu’ils sont sans droits.

Que l’on étouffe le scandale du 19, Cleveland Street où des messieurs allaient jouer avec des jeunes garçons et où l’héritier de la couronne aimait aller tremper son biscuit, je le conçois car ce genre de relations n’étaient pas bien vues du tout (même entre deux hommes majeurs, c’était super mal vu à l’époque), mais pas pour un bâtard.

En ce qui concerne les descriptifs de la condition humaine miséreuse, cette bédé se pose et en impose, mais pour le scénario de Jack, là, elle s’est égarée dans la pire théorie possible et la plus risible.

Puisque le scénariste a pris énormément de libertés avec la réalité de 1888, autant proposer une autre théorie que celle qui est éculée de chez éculée et qui, si elle fonctionnait à l’époque dans le film « Meurtre par décret », on sait que maintenant elle n’a aucune raison d’être et est pure fantasmagorie.

Bref, je vais l’oublier, ce tome (ou alors, je m’en souviendrai pour les erreurs !).

Ajoutons les horribles erreurs ou les libertés prises avec l’Histoire :

  • 3 shillings pour dormir dans un dortoir commun ? Fort cher, impossible pour les indigents de trouver une pareille somme. Un pain coûtait 4 pences et il fallait 6 pences pour se faire une prostituée (certains parlent de 2 pences). À 3 shillings la chambrée en asile de nuit, elles auraient du faire des passes toute la sainte journée pour réunir une telle somme ! Dans « Le peuple de l’abyme » de Jack London, voilà ce qui est dit pour les loyers des chambres (pour une famille complète) : Lorsque l’on sait que de telles chambres se louent de trois à six shillings par semaine, il faut bien admettre qu’un locataire, chaudement recommandé, peut avoir une petite place sur le plancher pour, mettons, huit pence à un shilling. Jack London donne le prix du lit du soir à l’asile : […] que je mis six pence de côté pour mon lit du soir. » Ou encore « Tenez, voilà six pence, et vous trouverez un lit. »
  • Le nom de Jack The Ripper n’a pas été donné dès le premier meurtre du 31 août 1888. C’est seulement le 27 septembre 1888 qu’une lettre arrive à l’agence de presse « Central News Agency » et était signée « Yours truly Jack the Ripper » autrement dit : « Votre dévoué Jack L’Éventreur ».
  • 1 shilling et 10 pences pour une gazette ? Mazette ! Imprimée sur des feuilles d’or, sans aucun doute.
  • On n’a pas offert 10.000£ pour la capture de Jack après le premier meurtre du 31 août 1888 ! Il mourrait tellement de prostituées, à cette époque, que le crime de Mary Anne Nichols n’a été commenté qu’en raison de la violence de son mode opératoire.
  • Une gamine pauvre des rues qui offre une guinée pour un renseignement, ça fait cher, non ?? Et offrir directement 3£ à un vieil indigent pour qu’il dévore votre rivale, pour une gamine des rues, c’est toujours une fortune !
  • Les chiens limiers n’ont pas été utilisés après le premier crime non plus, mais plus tard, dont après le meurtre de Mary Jane Kelly.
  • Ce n’est pas non plus après l’assassinat d’Annie Chapman (8 septembre 1888) que l’Éventreur se vantera d’avoir mangé la moitié d’un rein, mais c’est dans la lettre « From Hell », envoyée le 16 octobre (« Monsieur, je vous envoie une moitié du rein que j’ai pris à une femme que j’ai gardée pour vous l’autre, je l’ai frite et mangée c’était très bon »).
  • Nos 5 prostituées dans la bédé sont bien en chair, ce qui va à l’encontre de leur mode de vie d’indigentes qui ne mangent pas à leur faim tous les jours et qui boivent et qui reboivent…
  • On ressort le vieux complot royal qui ne tient pas la route une seule seconde. J’aurais apprécié avoir du neuf sous le soleil.
  • Jack London dit encore, à propos des prostituées : Des femmes flétries par la maladie et la boisson n’arrivaient même pas, dans leur décrépitude pourrissante, à obtenir deux pence pour le commerce de leurs charmes passés.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°279], Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°31], Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 48 pages), et Le Mois anglais (Juin 2021 – Season 10) chez Lou, Cryssilda et Titine.

Superman – Terre-Un – Tome 1 : Joe Michael Straczynski et Shane Davis

Titre : Superman – Terre-Un – Tome 1

Scénariste : Joe Michael Straczynski
Dessinateur : Shane Davis

Édition : Urban Comics DC Deluxe (21/06/2013)

Résumé :
Extraterrestre envoyé enfant sur la Terre, Clark Kent découvre ses pouvoirs et tente de se fondre dans la masse des habitants de Metropolis.

Mais son destin est tout autre : comment concilier son statut de sauver de l’humanité et son désir de vivre comme un humain normal ? (contient Superman Earth One book 1 + book 2).

Critique :
Superman, tout le monde connaît : un extra-terrestre de la planète Krypton, envoyé sur Terre (à Smalville, Texas) tout bébé car sa planète allait mourir et adopté par les Kent.

Superman, c’est le superhéros qui possède des pouvoirs phénoménaux comme celui de porter son slip rouge sur son collant bleu sans que cela fasse kitch, sans que Karl Lagerfeld ne hurle au mauvais goût ou que Cristina Cordula ne crie que ça le pépèrise.

Dans ce comics, ça le rend même super sexy, contrairement à sa tenue dans les premiers comics ou dans les anciens films (plus de slip rouge par-dessus le collant dans le films « Superman – Man of Steel »).

Dans cet album, comme dans le Batman Terre-Un, le scénario de la genèse de Clark Kent, né Kal-L et devenu ensuite Superman n’est pas tout à fait le même que celui que l’on connait des comics ou des adaptations télés.

La première partie nous montre un jeune Clark Kent fort doué en toute matière (sport ou sciences) débarquant à Métropolis et cherchant à se faire engager au Daily Planet, sans y réussir.

On commence doucement, avant que tout explose ensuite dans une histoire bourrée d’action. Les humais découvrent la présence de Superman sur Terre, apprennent qu’il est aux États-Unis et évidemment, on parle de papiers, d’entrée illégale sur le territoire et on comprend que les Hommes ne veulent pas d’un toute puissance qui les aide…

Les dessins sont extras et les couleurs sont dans des tons chauds, des rouges, des jaunes, bref, c’est l’explosion pour les yeux, mais dans le bon sens.

Dans la seconde histoire, notre jeune Clark Kent (alias Superman pour les endormis du fond de la classe), va comprendre qu’il n’est pas toujours bien vu de sauver des vies et que essayer de faire le Bien, c’est paver de bonnes intentions la route vers l’enfer.

Il va aussi affronter un méchant badass, sorte de vampire qui te pompe toute ton énergie… Encore quelques belles planches à admirer, de l’action pure et dure et notre super héros va se rendre compte qu’il n’est pas tout puissant et que cette puissance, il peut la perdre et se retrouver tout nu, comme nous, les Hommes.

Je ressors de cette lecture enchantée, j’ai pris plaisir à suivre Superman qui n’était pas mon héros préféré du temps des vieux films avec Christopher Reeve (je les trouvais kitch et ils ont mal vieilli) et même si j’ai regardé des épisodes de la série Smalville, l’homme au slip rouge n’a jamais été mon préféré. Il avait fallu attendre des films comme Man of steel pour l’apprécier.

Avec ce comics, l’homme au slip rouge remonte dans mon palmarès même si mes préférences vont à l’homme chauve qui sourit…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°218].

Les tuniques bleues – Tome 65 – L’envoyé spécial : José-Luis Munuera et Béka

Titre : Les tuniques bleues – Tome 65 – L’envoyé spécial

Scénaristes : José-Luis Munuera et Béka
Dessinateur : José-Luis Munuera

Édition : Dupuis (30/10/2020)

Résumé :
Londres 1861. William Russell, journaliste au Times, couvre une grève dans une usine, au grand dam de ses supérieurs qui lui reprochent de se ranger du côté des ouvriers. Pour se débarrasser de lui, la rédaction du journal l’envoie de l’autre côté de l’Atlantique où la guerre de Sécession fait rage.

En Amérique, dans le camp de l’armée nordiste, le caporal Blutch et le sergent Chesterfield sont chargés d’escorter ce drôle d’observateur anglais, flegmatique et distingué, qui prend des notes sur le champ de bataille en chevauchant une mule.

« La vérité, c’est une question de point de vue ! » s’exclame Blutch dans ce nouveau tome des « Tuniques bleues » coscénarisé par le couple BeKa et Jose Luis Munuera, et dessiné par Jose Luis Munuera.

William Howard Russell (1820-1907) est un journaliste anglais, considéré comme le premier correspondant de guerre. Il a couvert la guerre de Sécession.

Dans l’esprit de la série culte de Cauvin et Lambil, et en attendant la parution du tome 64 en 2021, qui marquera le dernier scénario de Cauvin, les auteurs s’emparent du tandem fétiche pour évoquer l’éternelle tentation d’instrumentalisation de la presse par le pouvoir et la difficulté pour elle de rester objective.

Critique :
Il y deux sortes de passionnés de la bédé : les puristes qui ne veulent pas de reprise par d’autres et les autres que ça ne dérange pas, tant que ça reste dans la ligne éditrices et que les scénarios sont intéressants.

Je me situe souvent le cul entre deux chaises mais pour certaine série (Spirou, par exemple), cela ne me dérange pas la continuité par d’autres alors que pour Blueberry, Astérix, on s’est éloigné de la qualité scénaristiques des albums mères.

Mais je suis ici pour parler de l’album 65 de Tuniques Bleues, paru avant le 64 qui marquera la fin de l’ère Cauvin-Lambil qui prennent leur retraite de cette série mythique. Ça me désole, mais ces derniers temps, les albums des Tuniques Bleues ne m’enchantaient plus au niveau du scénario et je trouvais qu’on tournait en rond.

Le trait de Munuera, je le connais de longue date, ayant lu Les Campbell, Nävis et Zorglub. Malgré tout, après 60 albums dessinés par Lambil (4 premiers par Salvérius), il faut un peu de temps pour s’habituer à une autres manière de dessiner les personnages. Souvent, dans les expressions, je revoyais celles des personnages des autres séries du dessinateur Munuera…

Le scénario est excellent et j’ai été étonnée de voir un journaliste du Times de Londres aller jouer l’envoyé spécial sur la Guerre de Sécession, mais effectivement, c’était logique que d’autres s’intéressent au conflit.

William Russell, le journaliste du Times, a tout son flegme britannique et son but à lui, c’est de raconter la guerre telle qu’elle se déroule, de ne pas cacher le nombre de morts, la folie de ce conflit fratricide, de l’imbécillité de certains généraux, le tout, sans prendre parti pour un camp ou un autre.

Si les ronds-de-cuir et les militaires voulaient un journaliste pour leur tresser des lauriers à leur gloire et à leur cause, ils remarquent vite qu’ils se sont fourré le sabre dans le cul, jusqu’au coude et décident de mettre un bâillon sur ce journaliste qui oublie de censurer ses articles, ou de les tourner dans le bon sens du Nord, comme certains firent durant la Première Guerre Mondiale.

À l’Ouest, il y a du nouveau car cet album, même s’il manie toujours l’humour, va plus en profondeur dans les personnages, dans leurs réflexions, leurs actions et les auteurs n’hésitent pas à montrer ce que peu de gens aimeraient voir : une coalition entre les dirigeants des deux camps ! La guerre est une affaire politique.

Je me suis régalée avec ce tome 65 et cela faisait longtemps que je ne prenais plus autant de plaisir à lire mes Tuniques Bleues, sauf à relire les anciens albums (jusqu’au 27, j’adore, entre le 28 et le 36, c’est inégal, au delà, je ne les relis jamais).

La thématique de la presse utilisée par le pouvoir sur place pour son propre bien à lui, dans le but de faire de la propagande ou de minimiser les faits existe depuis toujours et il n’est pas toujours simple pour un journaliste ou son journal de rester objectif devant des menaces, des dessous de table, des tentatives de musellement.

Et encore, durant la Guerre de Sécession, les journaux n’appartenaient pas à des millionnaires/milliardaires/industriels/ et le chantage à la publicité n’avait pas le même impact que maintenant (même si le nerf de la guerre est toujours le fric, le fric, le fric, le fric – et non pas des frites sur l’air des Tuches).

Un excellent album qui renoue avec ce que j’aimais dans cette série : de l’humour mais aussi de la profondeur.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°121].

Le train des orphelins – Tome 8 – Adieux : Philippe Charlot et Xavier Fourquemin

Titre : Le train des orphelins – Tome 8 – Adieux

Scénariste : Philippe Charlot
Dessinateur : Xavier Fourquemin

Édition : Bamboo (2017)

Résumé :
À la fin des années 1920, Lisa a été élue maire de Cowpoke Canyon par acclamation. Elle désigne la veuve Goswell comme shérif.

Au grand désespoir du petit Joey, Lisa se laisse courtiser par le beau Lee, venu construire la maison des orphelins. Mais Lee imagine déjà Lisa en épouse soumise.

C’est bien mal la connaître.Soixante-dix ans plus tard, le vieux Joey a pris la route du Connemara, à la rencontre de la petite Louisa. Il est accompagné par la lumineuse Aileen, dont il continue à douter de l’existence réelle.

Devant la situation préoccupante de Louisa, Joey voit un signe envoyé par Lisa et un sens à donner à son histoire.

Critique :
♫ Et voilà, c’est fini ♪… Et c’est le coeur lourd que je termine cette série car je m’étais attachée aux personnages.

Mais je les quitte aussi le cœur léger car je sais que maintenant, tout va bien aller.

La saga du train des orphelins se termine définitivement avec ce tome, même s’il est plus consacré au voyage que va faire Joey pour retrouver ses origines.

Tous les arcs narratifs sont terminés et j’avais le coeur gros en arrivant à la fin car je m’étais attachée à cette bande d’orphelins qui ont suivi des destins fort différents l’un de l’autre.

On pourrait trouver ces deux derniers tomes « hors sujet » mais malgré le fait qu’ils se déroulent plus dans le présent que dans le lointain passé, je les ai trouvé utiles afin de clore cette belle saga d’une manière plus douce, plus complète.

Je ne vais pas me plaindre d’avoir eu deux albums de plus rien que pour mon plaisir, autant celui des yeux avec les dessins et les couleurs, que celui de mon esprit avec des bons scénarios.

Une fois l’album refermé, j’avais un sourire triste puisque je quittais tout le monde, un sourire amusé car j’avais eu droit à quelques situations cocasses et un sourire ému.

Mon seul regret sera de ne pas avoir eu l’occasion de lire toute la saga l’année dernière…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°90] et le Mois Américain – Septembre 2020 chez Titine et sur Fesse Bouc.

Le train des orphelins – Tome 7 – Racines : Philippe Charlot et Xavier Fourquemin

Titre : Le train des orphelins – Tome 7 – Racines

Scénariste : Philippe Charlot
Dessinateur : Xavier Fourquemin

Édition : Bamboo (2017)

Résumé :
Les femmes du train prennent le pouvoir à Cowpoke Canyon.

À la fin des années 1920, à Cowpoke Canyon, Lisa est entrée en résistance suite au véto que les employeurs d’orphelins de la ville ont mis à son projet d’école du soir.

De son côté, la veuve Goswell a décidé que Coleman, son fiancé, serait le prochain maire.

Mais Coleman, est poltron, misogyne et sans aucun sens politique. Pour la veuve c’en est trop, elle se rallie à l’avis de Lisa : les femmes doivent prendre les choses en mains.

Soixante-dix ans plus tard – depuis le décès de Lisa, le vieux Joey broie du noir et souffre de la solitude.

Son radio émetteur reste son seul lien avec le monde et c’est grâce à lui qu’il fait la connaissance de la jeune Louisa qui vit esseulée sur une petite île d’Irlande.

Critique :
Le train des orphelins est terminé et ce nouveau cycle nous parle de l’après…

Tout le monde s’est retrouvé, tout le monde continue sa vie et Joey décide de voyager.

Dans le passé, nous allons savoir ce qui s’est passé après le décès d’Effron et comment Lisa est devenue une femme de poigne, une femme de pouvoir, une femme qui pense aux orphelins que l’on exploite dans la ville.

C’est une bonne idée que les auteurs ont eu de prolonger la série d’un nouveau cycle de deux albums.

On retrouve les personnages que l’on apprécie, et le gamin Joey est moins agaçant que dans les premiers volumes. Plus âgé, il prend de grandes décisions, lui qui est introverti et casanier.

Les racines, c’est important. Savoir d’où on vient, qui on est, qui sont nos ancêtres. Nos orphelins ont grandi avec ce vide en eu et Joey aura au moins l’occasion d’aller en terre d’Irlande pour tenter de chercher ses racines.

Par contre, si on avait toujours eu un parallèle entre le passé et le présent, l’un éclairant l’autre, ici, ce sont deux récits différents qui sont présentés : le voyage de Joey et la vie qu’il a eu avec Lisa, à Cowpoke Canyon.

Il me reste un tome à découvrir et ensuite, je laisserai mes amis tranquille et continuerai la route avec d’autres.

Une belle série, toute en émotions, sombre à ses heures, mais lumineuse aussi car ces enfants ont réussi, tant bien que mal, à faire leur vie comme ils le pouvaient.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°87] et le Mois Américain – Septembre 2020 chez Titine et sur Fesse Bouc.

Le train des orphelins – Tome 6 – Duels : Philippe Charlot et Xavier Fourquemin

Titre : Le train des orphelins – Tome 6 – Duels

Scénariste : Philippe Charlot
Dessinateur : Xavier Fourquemin

Édition : Bamboo (2016)

Résumé :
À sa mort, Lisa, l’adolescente qui avait pris soin des orphelins déplacés vers l’Ouest américain dans les années 1920, laisse une lettre dévoilant le secret d’Harvey.

Le garçon qui a volé l’identité de Jim, l’un des orphelins, a été témoin d’un meurtre commis par Joey, le jeune frère de Jim.

Soixante ans plus tard, Jim et Joey, âgés mais toujours solidaires, décident de se rendre chez Harvey pour apprendre la vérité à leur petite sœur Anna, restée toute sa vie auprès de celui qu’elle pense être son frère.

Critique :
Ce qui est perdu l’est à jamais, surtout en ce qui concerne le temps. Jim et Joey se sont retrouvés, mais après 70 ans, on n’a pas toujours grand-chose à se dire.

Si les deux frères sont rassemblés, c’est l’équivalent d’une sœur, d’une mère, que Joey perd quand Lisa s’en va définitivement. Or, une soeur, il en avait déjà une, lorsqu’il était petit… Anna, qui a été séparée de ses frères.

Dans ce tome, fort émouvant, on rassemble une partie des orphelins, vieux et on retrouve ce salopard d’Harvey, qui, même à son âge, a toujours son petit sourire mauvais en coin.

Une fois de plus, il a joué un rôle important à Cowpoke Canyon, lorsqu’il a dû y aller, malgré lui, afin que ses parents adoptifs ne découvrent pas son secret.

Comme toujours, il manipule les adultes, jouent avec eux, fait du chantage, des promesses, des menaces et pousse le machiavélisme très loin, si loin que Lisa gardera jusqu’au bout le secret de sa véritable identité, afin de ne pas nuire à une autre personne.

Lisa… Un personnage qui, contrairement à ce qu’on pourrait croire, ne s’est pas laissée marcher sur les pieds par son mari et a réussi à tirer des ficelles dans l’ombre afin d’éviter que plus d’orphelins ne se fassent exploiter à Cowpoke Canyon. Avec elle, le Girls Power va prendre une autre envergure.

Les aller-retours entre le présent et le passé sont toujours bien exécutés, on ne perd jamais le fil du récit et sont dans la continuité de ce que l’on venait de lire.

Les mystères soulevés ont été résolus, sans devoir attendre plusieurs tomes puisque les auteurs ont découpés leur récit en cycle, fermant un avant d’en entamer un autre.

Les différentes révélations sont venues au compte-goutte car il faut faire durer le suspense du cycle, mais au moins, maintenant, on sait le plus important et on peut entamer le dernier cycle (ou s’arrêter ici). Moi, je vais jusqu’au bout.

Une excellente série, sombre, dure, où l’Homme ne se montre pas sous son meilleur jour et où l’exploitation de l’enfant par l’adulte était quelque chose de tout à fait normal, dans les années 20. Personne pour s’en indigner, ou si peu.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°78] et le Mois Américain – Septembre 2020 chez Titine et sur Fesse Bouc.

Le train des orphelins – Tome 5 – Cowpoke Canyon : Philippe Charlot et Xavier Fourquemin

Titre : Le train des orphelins – Tome 5 – Cowpoke Canyon

Scénariste : Philippe Charlot
Dessinateur : Xavier Fourquemin

Édition : Bamboo Edition (07/01/2015)

Résumé :
1990 : Jim a trouvé la paix auprès de Bianca, mais Joey, son frère, reste pétri de haine pour Harvey, celui qui a volé l’identité de Jim, et rien ni personne ne l’en guérira… pas même Lisa, l’amie de toujours.

Pourtant, à la mort de Lisa, Joey annonce qu’il accompagnera Jim pour rendre à Harvey son dossier d’adoption.

1922 : à Cowpoke Canyon, les affaires sont florissantes et la main d’oeuvre bon marché grâce aux orphelins qu’Effron, le maître des lieux, fait venir en grand nombre. Le petit Joey, livré à lui-même, survit tant bien que mal.

Lisa, mariée à Effron, est maman d’un petit garçon et tentent de faire oublier ses origines de fille des rues.

Critique :
Que peuvent se dire deux frères qui se revoient après 70 ans de séparation ?

Joey voulait tant retrouver son frère quand il l’avait perdu, après leur voyage dans le Orphean Train et voilà qu’en 1990, ils se regardent comme deux étrangers.

Personne n’a eu la vie facile dans les orphelins, hormis Harvey la crapule machiavélique et Joey semble être celui qui est le plus rancunier, qui a gardé les blessures les plus profondes, comme s’il ne voulait pas qu’elles cicatrisent.

La page sombre de l’Amérique continue, l’exploitation des enfants, main d’oeuvre bon marché aussi.

Quand on a une ville à construire, à étendre (Cowpoke Canyon) et qu’on est son maire, son shérif et le chef tout puissant, quoi de mieux que de faire venir des orphelins de New-York et de leur offrir le bon air pur de la campagne en leur faisant construire une partie de la ville ? Des Légos grandeur nature…

Harvey continue son petit manège, séduit tout le monde, continue de pousser l’imposture et de manipuler les adultes, faisant chanter les uns, promettant des choses à d’autres, tirant les ficelles dans l’ombre.

L’album alterne toujours l’histoire entre le passé et le présent, l’éclairage commence à se faire, on comprend certaines choses, d’autres sont encore obscures, comme le fait que Lisa s’en veuille pour quelque chose. C’est la première fois qu’elle en parle.

Un 5ème tome qui est toujours dans la lignée des premiers et qui nous montre une partie de ce que fut la vie de Lisa et Joey, à Cowpoke Canyon et ce n’était pas du gâteau.

Anybref, une saga que j’adore et que j’ai bien fait de découvrir !!!

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°75] et le Mois Américain – Septembre 2020 chez Titine et sur Fesse Bouc.