Bilan Livresque : Novembre 2014

Quoi de neuf en Novembre ?? Un an de plus et quelques lectures de plus au compteur.

De ce côté là, c’est pas terrible… 6 livres (dont un est toujours en cours).

Je sais, j’ai déjà fait mieux, mais j’ai eu une grosse brique de 808 pages au menu.

Ma liseuse avait beau afficher moins de pages parce que je diminue la police d’écriture et les marges, ça ne me fait pas gagner du temps puisque tout le texte est là quand même.

Un superbe huis-clos qui donnera des frissons aux gens qui ont peur du noir et de l’inconnu : « Bird Box » de Josh Malerman (ICI) m’a vraiment collé des sueurs froides avec cet ennemi que l’on ne voit pas et le fait qu’il faille rester enfermer, fenêtres occultées et bandeau sur les yeux si on va dehors.

Un lecture qui m’a plu sur les 2/3 du récit, c’est le paradoxe que j’ai vécu avec « Le Fils » de Philipp Meyer (ICI). Autant le récit d’Eli McCullough est passionnant, autant j’ai été passionnée par celui Peter, son fils, écrasé par l’ombre du père, autant celui de Jeanne-Anne, arrière-petite fille d’Eli et petite-fille de Peter , est endormant. Des trois récit, c’est celui que j’ai le moins aimé, du moins, au début, vers les trois-quart, ça allait mieux.

Ukraine, 1930, un petit village perdu au fin fond du fin fond du trou du cul du monde. Gros coup de coeur avec « Le Village » de Smith Dan (ICI). Accrochez-vous, vous allez vivre quelques heures angoissante de lecture qui vont vous transporter dans une époque fort sombre de par son contexte politique. Magnifique de par son histoire, ses personnages et la profondeur de tout le reste.

J’ai trainé avant de le lire, mais les menaces d’Yvan ont portées leurs fruits. Une fois de plus, il avait raison (c’est énervant, à la fin) car « Carter contre le Diable » de Glen David Gold (ICI) fut mon second coup de coeur de ce mois ! Entrez dans le livre et laissez-vous porter par sa magie, laissez-vous envoûter par ces mots, lisez ces phrases, ouvrez grand les yeux et la magie opérera à tel point que vous aurez du mal à lâcher ces pages.

Pour certains, il fut un coup de cœur, pour moi, le sentiment est mitigé ave « Filles » de Frederick Busch (ICI). Ce roman avait tout pour me plaire de par sa psychologie des personnages poussée très loin, leurs blessures profondes, un couple déchiré, un environnement sombre, noir, de la neige pour donner un faux air de huis clos… C’est sur le style et la manière de construire le texte que j’ai bloqué.

Pour ma Lecture Commune chez Bianca, au menu, il y avait « Southampton Row » de Anne Perry (EN COURS – ICI) qui est très politique, comme roman, puisque nous sommes en plein avant les élections et toutes les magouilles qui vont avec. Mon seul soucis vient du fait que je n’aime pas quand mon Thomas Pitt est à la Special Branch… Moi, je ne l’aime qu’au commissariat de Bow Street.

Bilan Livresque Novembre : 6 livres (dont 5 numériques)

  1. Filles : Frederick Busch
  2. Carter contre le Diable : Glen David Gold [NUM] ♥
  3. Le Village : Smith Dan [NUM] ♥
  4. Le Fils : Philipp Meyer [NUM]
  5. Bird Box : Josh Malerman [NUM]
  6. Southampton Row : Anne Perry [NUM]

Bilan Livresque : Août 2014

Le mois daoût peut regarder le mois de juillet sans rougir !

Son score est le même : 13 livres lus et 1 manga, même si toutes les chroniques ne sont pas terminées.

Tout d’abord, j’ai commencé le mois par une réconciliation avec l’inspecteur norvégien Harry Hole qui m’avait fortement déçu lors de la lecture du premier tome.  Il n’en fut pas de même pour le deuxième « Les Cafards » de Jo Nesbø (ICI). Harry arrête la boisson et enquête un peu plus sérieusement sur l’affaire qui l’a envoyé en Thaïlande.

J’ai encore mieux aimé le second tome lu des aventures du shérif Walt Longmire ! Un très grand moment de lecture passé avec « Le Camp des morts » de Craig Johnson (ICI). Un récit qui vous entraîne dans le Wyoming profond, au fin fond du trou du cul de l’Amérique, dans une ville où j’ai plaisir à poser mes valises pour suivre les pérégrinations de Walt.

Il m’avait été recommandé chaudement par Yvan qui m’avait signalé, en live, que je ne devinerais jamais la fin. Il avait raison, j’ai pris un coup de pied au cul avec « Un long moment de silence » de mon concitoyen Paul Colize (ICI). « Double effet Kisscool » garantit.

« Baiser d’adieu » de Gurthie (ICI) m’a transporté à Édimbourg. Là, si on a besoin d’emprunter de l’argent, on va trouver Cooper. Et si on ne rembourse pas à temps, on reçoit la visite de Joe Hope et de sa batte de base-ball.

Mitigée avec « Et ne cherche pas à savoir » de Marc Behm. Il y a du très bon, dans ce livre, mais certains passages m’ont un peu dérangé (ICI).

Coup de coeur avec « Né sous les coups » de Martyn Waites (ICI). Ce roman jongle avec deux périodes, celle de 1984 et 2001,nous faisant changer d’époque mais avec les mêmes personnages, sans savoir ce qui s’est passé pour eux pendant ces 17 ans (on le saura à la fin). Un roman aussi noir que l’anthracite mais au bout du tunnel, il y a souvent de la lumière…

Dommage que la traduction des Série Noire n’ait jamais été exécutée de manière correcte et que les textes originaux étaient coupés ou réécrit… Cela a dû enlever une partie de l’écriture de Peter Cheney dans son roman « Cet homme est dangereux », publié en 1946 chez Gallimard (ICI). Malgré tout, un bon moment passé avec tout ce petit monde de la truanderie, chacun s’amusant à planter le couteau dans le dos de l’autre. Les bons mots sont légion et les métaphores bien tournées (de l’auteur ? de la traduction ?).

C’est parce qu’on me l’avait prêté que j’ai lu de suite « Quatre racines blanches » de Jacques Saussey (ICI). Allez, un petit voyage au Québec, sous la neige qui commence à tomber. Roman policier « classique » additionné de la triste réalité des bandes urbaines, des gangs, des yakusa, le tout sur fond de réserve indienne, véritable zone de non-droit, ce roman est un récit détonnant qui se lit très vite et facilement.

Autre coup de coeur avec « Smoky » de Will James (ICI). Une merveilleuse histoire d’amour entre un homme et un cheval, Smoky est aussi un incomparable témoignage des traditions de l’Ouest américain. Une belle lecture qui me laisse avec une grande douleur dans la mâchoire…

Petit piochage dans la PAL Noire grâce aux lectures communes chez Bianca. Hop, on exhume « Bedford square » de Anne Perry (ICI). L’honneur, la réputation… vaste programme pour ce roman ! Roman court, sans temps mort, qui fait la part belle à des personnages que j’apprécie beaucoup et où on se creuse les méninges en se demandant qui est le « blackmailer » et pourquoi il fait chanter 6 hommes haut placés qui n’ont pas l’air d’avoir de rapports entre eux.

Une page sombre de l’histoire de l’Irlande catho est évoquée dans « Le martyre des Magdalènes – Une enquête de Jack Taylor » de Ken Bruen (ICI).  Jack Taylor est un ancien flic viré pour abus de la boisson et qui n’a qu’une envie, c’est qu’on lui foute la paix. Mais le voilà chargé de retrouver « L’Ange des Magdalènes », ces institutions qui s’occupaient des filles-mères. Un roman noir qui m’a fait découvrir un autre univers, celui de l’Irlande.

Puisqu’en étais aux bonnes résolutions qui me poussent à découvrir des auteurs méconnus (mais possédés dans ma PAL), je me suis attaquée à un autre auteur de romans noirs, Ed McBain, avec son « Branle-bas au 87 » (ICI). Dans le genre déroutant, on ne fait pas mieux ! Alors que vous suivez l’enquête, bardaf, vous avez le coupable qui passe à table et vous raconte tout, étalé sur plusieurs chapitres ! Un truc de fou mais ça passe.

Commencé ce 31 août mais pas encore fini, j’ai sorti de ma « Pedigree PAL » ce roman d’Harry Crews, auteur que j’avais déjà découvert dans « Nu dans le jardin d’Eden ». Ici, c’est un autre roman mettant en scène des « monstres » avec « La malédiction du gitan » (EN COURS).

Il était temps que j’achète le tome 5 de City Hall afin de savoir. Je vous en dirai plus le mois prochain.

Bilan Livresque Août : 13 livres et un manga

  1. Les Cafards : Jo Nesbo
  2. Camp des morts (le) : Craig Johnson
  3. Un long moment de silence : Paul Colize
  4. Baiser d’adieu : Gurthie
  5. Et ne cherche pas à savoir : Marc Behm
  6. Né sous les coups : Martyn Waites
  7. Cet homme est dangereux : Peter Cheney
  8. Quatre racines blanches : Jacques Saussey
  9. Smoky : Will James
  10. Bedford square : Anne Perry (PAL Noire)
  11. Le martyre des Magdalènes – Une enquête de Jack Taylor : Ken Bruen
  12. Branle-bas au 87 : Ed McBain
  13. La malédiction du gitan : Harry Crews (EN COURS)
  14. City Hall 5 : Lapeyre et Guerin

Bilan Livresque Mensuel : Avril 2014

BILAN - Coyote réfléchit OKEt mon bilan livresque d’Avril, il raconte quoi ?? 6 romans et 6 bédés.

Bon, « peux mieux faire » sera la phrase à retenir pour ce bilan… qui est important parce que j’ai lu et relus des bédés, sinon, ben, c’était pas super !

Puisque le Challenge « Un hiver en Suède » était terminé et que sa suite le « Challenge Nordique » commençait, j’en ai profité pour lire ce roman islandais de ma nouvelle PAL.

Si « Je sais qui tu es » de Yrsa Sigurdardottir (ICI) commence fort, donne la chair de poule et des angoisses, j’ai trouvé son final un peu trop « fantastique » et trop facile…

Oui, il aurait été difficile d’expliquer tout les curieux  phénomènes, mais je ne m’attendais pas du tout à l’élément fantastique dans le récit.

Pour varier mon plaisir, j’ai emprunté  « Nous étions les hommes » de Legardinier (ICI) afin de voir comment l’auteur se débrouillait dans un thriller scientifique. Force est de constater que l’auteur qui m’avait rire et pleurer dans « Et soudain tout change » était tout aussi capable de me faire frissonner. Sa plume est reconnaissable et les bons mots sont présent aussi. Un bon moment de lecture.

Dans le cadre d’une LC chez Bianca dont j’avais totalement oublié que je participais dès avril, j’ai vite attrapé « Le Bourreau de Hyde Park » de Anne Perry (ICI) afin de me mettre en ordre avec quelques jours de retard… En deux jours, j’avais terminé le roman qui m’a fait passer un bon moment.

Ceci était mon 31ème livre lus sur les 132 que compte ma PAL Noire.

C’est ici que j’ai perdu du temps de lecture : « Little Bird » de Craig Johnson (ICI) est un roman assez lent et profond et en plus, ma pharyngite n’a pas arrangé les choses et le roman a trainé un peu.

Walt Longmire occupe depuis 24 ans le bureau du shérif du comté d’Absaroka et monsieur apprécierait se la couler douce. On a affaire à un roman dont le rythme est très lent, on rentre doucement dans l’histoire et celui qui cherche du trépidant devra aller voir ailleurs.Le final est angoissant et j’ai poussé un cri de surprise. Un roman noir dans un trou perdu du trou du cul de l’Amérique

Qui veut un p’tit noir bien serré ?? Je lui conseille alors de lire « La Clé de verre » de Dashiell Hammett (ICI), bien que son autre roman « Moisson Rouge » soit plus dur et plus violent…

Étrange, aussi car toute la découverte du récit passe uniquement par l’intermédiaire de Ned Beaumont à travers ses dialogues, ses gestes, son attitude. Pour connaitre chacun des personnages du livre, il faudra les rencontrer un à un, en suivant Ned Beaumont du matin jusqu’au bout de la nuit, des œufs brouillés du petit déjeuner au dernier verre d’alcool à trois heures du matin.

Ayant acheté quelques bédés dont une étant le tome 5 des « Quatre de Baker Street », je me devais de relire les tomes précédents (sauf le 1 que j’avais fait le mois avant).

C’est donc confortablement installé dans mon canapé que j’ai relu à la chaîne « Les Quatre de Baker Street – T2 – Le dossier Raboukine » de Djian, Legrand & Etien (ICI), qui a un fort contexte politique avec les immigrants russes.

Enchainant ensuite avec « Les Quatre de Baker Street – T3 – Le Rossignol de Stepney » (ICI), et son côté mafieux à cause des sommes que les commerçants doivent payer afin d’assurer leur « protection ». Un petit tour dans l’asile de Beldam est aussi au programme.

Le moins drôle puisqu’il parle de la « mort » (fausse, je sais, je sais) de Sherlock Holmes et de nos 3 compères qui se retrouvent sans leur mentor et employeur. Beaucoup d’émotions et une incursion dans les « pensionnats » pour jeunes filles avec « Les Quatre de Baker Street – T4 – Les orphelins de Londres » (ICI).

Ce nouveau tome, je l’attendais avec impatience, je sachant pas si j’allais revoir Holmes ou si les auteurs allaient faire évoluer nos garnements durant quelques albums sans le détective. Belle surprise pour « Les Quatre de Baker Street – T5 – La Succession Moriarty » (ICI). Et la réaction de Watson est bien plus réaliste que dans le canon.

Dubitative avec par contre avec cet autre album acheté en même temps que le tome 5 des « Quatre de Baker Street » car le côté fantastique y est de nouveau présent, comme dans tous les albums de la collection. « Sherlock Holmes et les voyageurs du temps T01 – La trame » de Cordurié & Laci (ICI) est à réserver aux fans de fantastique. Pour Holmes, le visage est toujours inexpressif et l’absence de Watson commence à nous peser, aussi bien qu’à lui qu’à moi.

Là, par contre, c’est une réussite et j’ai passé du bon temps à tenter de résoudre le crime tout en jouant à l’apprenti détective. « Sherlock Holmes – La BD dont vous êtes le héros ! » de Ced (ICI) est jouissif.

On y incarne Watson et on doit résoudre l’enquête, avec juste un peu d’aide de Holmes. Faites attention, on peut y perdre la vie ou avoir la mort d’autre sur la conscience !! C’est interactif et amusant.

Cette fois-ci, je m’y suis prise à temps pour commencer à lire « Traitors Gate » de Anne Perry  (ICI) afin de ne pas être en retard. Ici, on parlera plus de l’Afrique et des colons anglais, allemands et… belges, que de thé et de scones.

Ce sont tout ces petits détails politiques sur les colonies en Afrique qui m’ont fait adorer ce roman, bien plus porté sur la politique étrangère que les autres. Le roman à soulevé mon enthousiasme et les 378 pages ont défilé sans que je les voie passer. Certains pourraient trouver que Charlotte est peu présente, je ne leur donne pas tort, mais cela n’a rien enlevé à mon plaisir de lecture.

Il était mon 32ème livre lu sur les 132 que comptait ma PAL Noire. Il m’en reste donc 100.

J’avais commencé « Les Impliqués » de Miloszewski, mais je n’en suis qu’à la page 300 sur 448… Mes premières impressions sont bonnes : le rythme est lent, on suit le personnage principal, Teodore Szacki, procureur, en proie avec une enquête sur un crime étrange (une broche à rôtir dans l’oeil) et en proie avec des tourments privés.

Le livre est surtout une critique acide sur le système judiciaire de la Pologne. Chez eux, les procureurs sont débordés, mal payés, et vont sur le terrain, comme les flics. Ils n’ont pas d’horaire bien défini, ils croulent sous la paperasse administrative, le taux d’élucidation est médiocre, les dossiers s’empilent et son classé sans suite.

Nombreux sont ceux qui concernent des affaires de meurtres par alcoolisme ou suite à des violences conjugales. Ce roman, c’est tout le pays – hommes politiques, rouage de ses institutions, mentalité des populations – qui passe à la moulinette ou au scalpel.

Bilan Livresque Avril : 6 romans et 6 bédés

  1. Je sais qui tu es : Yrsa Sigurdardottir
  2. Nous étions les hommes : Legardinier
  3. Bourreau de Hyde Park (le) : Anne Perry
  4. Little Bird : Craig Johnson
  5. Clé de verre (la) : Dashiell Hammett
  6. Traitors Gate : Anne Perry
  7. Les Quatre de Baker Street – T2 – Le dossier Raboukine
  8. Les Quatre de Baker Street – T3 – Le Rossignol de Stepney
  9. Les Quatre de Baker Street – T4 – Les orphelins de Londres
  10. Les Quatre de Baker Street – T5 – La Succession Moriarty
  11. Sherlock Holmes et les voyageurs du temps T01 – La trame
  12. Sherlock Holmes – La BD dont vous êtes le héros ! : Ced
  13. Les Impliqués : Miloszewski (En Cours ! p300)

Participant tous à des challenges tels que : Le Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014), le Challenge « Polar Historique » de Samlor (repris par Sharon), le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, le Challenge « I Love London II » de Maggie et Titine, le Challenge « Victorien » chez Arieste, le Lire « À Tous Prix » chez Asphodèle et le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park.

Bilan Livresque : Janvier 2014

BILAN - Pile de livresVoilà, une autre année qui s’est finie et une autre qui recommence ! L’éternelle question sera de savoir de quoi mon année 2014 sera faite du point de vue « lecture »…

Voir aussi si je vais réussir à remplir tous mes challenges, bien que celui de « Il était une fois dans l’Ouest » n’a pas encore un seul billet, que celui de « Thrillers et polars 2013/2014 » soit déjà bien rempli et que j’ai rempilé pour le « My Self 2014 » en essayant de poursuivre ma lecture des auteurs russes. Mais il reste tout les autres.

Et ma PAL Noire, va-t-elle encore diminuer ? La fin d’année 2013 ne fut pas folichonne niveau PAL Noire… Bon, j’en ai décimé 14 contre 16 en 2012 (et dans les 14, je ne dois pas en compter 2 puisqu’ils font partie d’une série dont je n’ai pas aimé le premier tome = 12).

Le but sera aussi de dépasser 2013 qui avait vu défiler 116 romans : point de vue lecture, c’était bien rempli (2012 n’en comportait que 96).

 Une affaire à suivre, donc !

Mon Bilan Livresque de Janvier est de 8 livres dont 1 PAL Noire. Certains ont été lu plus vite que d’autres parce qu’ils ont été de véritable page-turner…

Niveau coup de cœur, le mois de janvier est bien rempli avec ses 4 super romans qui m’ont marqué et 2 autres que je vais oublier bien vite.

J’ai entamé le mois avec un roman se passant en Mongolie, « Yeruldelgger » de Yan Manook (ICI) qui fut mon premier coup de cœur du mois. Le corps enfoui d’une enfant, découvert dans la steppe par des nomades mongols, réveille chez le commissaire Yeruldelgger le cauchemar de l’assassinat jamais élucidé de sa propre fille.

Un roman noir qui nous dépayse, un roman au scénario travaillé, servi par un écriture très agréable à lire. On vit l’enquête et on ressent les coups durs avec les personnages, certaines scènes étant plus violentes que d’autres (âmes sensibles…).

Dans le cadre d’une LC, j’ai sorti un petit roman de Karine Giebel « Terminus Elicius » (ICI). Dans le train, Jeanne entame une correspondance amoureuse avec un tueur en série.

Le roman est court, juste 250 pages : pas de temps mort. Suivre les pensées, les interrogations, les angoisses, les joies et la vie minable de Jeanne furent un moment fort, impossible de décrocher. Une belle écriture, un scénario bien pensé, bien pesé, un personnage central différent de ce que l’on pourrait croire, un récit bien rythmé et des palpitations cardiaques avec Jeanne, dans le train.

Un second coup de coeur avec un polar glacial puisque se passant en Laponie, durant l’hiver… « Le Dernier lapon » de Olivier Truc (ICI) fut un superbe voyage. Voyez-vous même : Kautokeino, un grand village sami au milieu de la toundra. Dans la nuit le tambour est volé et ensuite, c’est la mort d’un éleveur de rennes qui ne va rien arranger à l’affaire.

L’écriture est agréable, riche, envoutante et les personnages attachants. Le récit, au départ, est flou, on ne voit pas à quoi on a affaire, ensuite, l’image se met peu à peu en place et on passe à quelque chose qui prend doucement forme, jusqu’à ce que les dernières pièces vous révèlent une trame complexe. J’ai eu du mal à déposer le roman une fois que j’ai eu fini… Il était profond.

Une grosse déception avec « Le Lapin borgne » de Carrlson (ICI). Quatrième de couverture trompeur, rythme de narration lent et ennuyant, les dialogues, rédigés à la première personne, sont d’un ennui profond et les phrases d’une platitude absolue.

Heureusement que le suivant fut un autre coup de cœur ! Doublé d’un coup de pied au cul… « C’est dans la boîte » de Frédéric Ernotte (ICI).

Jeff Marnier est flic et accro à un site Internet. « La boîte noire ». C’est un endroit sombre. Un repère de flics. Marnier s’est inscrit à un concours nommé « La ronde des boîtes ». Un huis-clos entre huit flics dans un chalet paumé… Chacun doit rassembler dans une boîte à chaussures 5 objets/indices concernant une affaire élucidée ou non et les autres devront deviner l’affaire.

L’auteur manie bien la plume, le rythme ne souffre d’aucun temps mort, tout est fluide, un peu de glauque bien dosé et de l’humour noir subtil.  De plus, il m’a surprise d’une autre manière ! Magnifique ! Pervers ! Dingue ! Le coup de pied au cul par excellence. Des romans de cette veine, j’en redemande.

Dans le cadre de mes relectures de bédés, je vous parlerai de l’album « Les Quatre de Baker Street – T1 – L’affaire du rideau bleu » de Djian, Legrand et Etien (ICI). Je relis souvent mes bédés, mais je ne fais pas toujours une critique.

Ensuite, j’ai pris la direction de Saint-Émilion qui venait de basculer dans l’horreur suite à l’assassinat du curé… « AOC – Assassinats d’Origine Contrôlée » de Richard Le Boloc’h, Éric Le Boloc’h & Yann Marchesseau (ICI) m’a douché après l’excellente lecture que je venais de faire. Ici, on aurait pu avoir l’ivresse, mais bien que la bouteille était prometteuse, le contenu était de la piquette. Seule la fin était bien… (PAL Noire).

Le gros gros coup de coeur du mois est pour « REFLEX » de Maud Mayeras (ICI). Ce livre, c’est fort, ça percute et ça t’uppercutte ©. Une tuerie  !! Une putain de saloperie de tuerie… un truc de fou, un coup de cœur doublé de je ne sais combien de coups de pieds au cul et de décharge de chevrotines dans mes tripes…

Depuis le temps que je me devais de découvrir cet auteur dont on m’avait tant parlé… Voilà que c’est fait, maintenant : je suis dépucelée ! Sire Cédric et  « L’enfant des cimetières » (ICI) sont enfin passé dans mes mains. J’en suis bien contente.

Un fossoyeur pris d’une folie hallucinatoire vient de massacrer sa femme et ses enfants, avant de se donner la mort. David, photographe de presse se rend sur les lieux… Le lendemain, un adolescent, se croyant poursuivi par des ombres, menace de son arme les patients d’un hôpital et tue Kristel, la compagne de David. Mais qui est à l’origine de cette épidémie meurtrière ?

Une écriture qui pulse, des démons qui s’échappent des pages, des cadavres pas toujours en un seul morceau, de la cervelle qui adhère aux murs, des ombres qui vous grignotent par petits morceaux, des signes cabalistiques tracés au sol, c’était la recette qu’il me fallait pour m’évader dans un autre monde. Faut aimer le fantastique, aussi…

J’aurais pu avoir un 9ème : « Nécrologie » de Paul Cleave. Entamé mais pas terminé pour la dead-line du 31 : il en était à la moitié lorsque sonna minuit… Il est à moitié lu mais sa chronique sera pour dans quelques jours… et sera comptée sur février.

Bilan Lecture Janvier : 8 livres (dont 1 PAL Noire)

  1. Yeruldelgger  : Yan Manook (« Thrillers et polars »)
  2. Terminus Elicius : Karine Giebel ( « À tous prix »)
  3. Le Dernier lapon : Olivier Truc ( « À tous prix »)
  4. Le Lapin borgne : Carrlson (Un Hiver en Suède)
  5. C’est dans la boîte : Frédéric Ernotte (« Thrillers et polars »)
  6. Quatre de Baker Street – T1 – L’affaire du rideau bleu : Djian, Legrand et Etien (« Thrillers et polars » / « Polar Historique » / « Sherlock Holmes » / « Victorien » / « À tous prix » / « I Love London 2 » / « XIXè siècle »)
  7. A.O.C : Le Boloc’h/Marchesseau (PAL Noire) (« Thrillers et polars »)
  8. Reflex : Maud Mayeras (Challenge « Thrillers et polars »
  9. L’enfant des cimetières : Sire Cédric (« Thrillers et polars » / « À tous prix »)
  10. Nécrologie (commencé) : Paul Cleave

Bilan Livresque : Septembre 2013

BILAN - SH - PAL foutoir

Un bilan fort mitigé… Pas tout à fait 9 livres : un entamé,  un que je poursuis sur le mois d’Octobre et trois désillusions.

Pourtant, il avait bien commencé avec « Le mystère du hansom cab » de Fergus Hume, qui est considéré comme le deuxième roman policier publié (ICI)… L’auteur s’étant servi de « L’affaire Lerouge » afin de savoir ce qu’il convenait d’écrire pour que vendre ses livres. Et il a bien fait, malgré quelques longueurs, le roman m’a bien plu et dépaysé  puisque j’ai fait un saut en Australie (« Thrillers et polars » de Liliba 2013-2014).

Là où le bât à commencé à blesser, c’est avec la grosse perte de temps à essayer de lire « Les annales de la compagnie Noire » de Glen Cook (ICI) dont les trois premiers tomes font partie de ma PAL Noire, mais pas moyen de rentrer dans l’histoire (Objectif « PAL Noire à Zéro » de George et « Vingt Mille Lieues Sous Mes Étagères » by The Cannibal Lecteur).

Ouf, un roman noir ensuite avec « Le loup dans la smala » de E. Richard Johnson racontant la vie d’un tueur à gage de la Mafia (ICI). Quelles péripéties il lui arrivera afin d’arriver à comprendre ce qui est arrivé au fils du Parrain… et une sacrée découverte pour moi qui aime le roman noir (« Thrillers et polars » de Liliba 2013-2014).

« Bye-bye bayou » de Charles Williams m’a captivé aussi (ICI). Un homme, une femme… ♫ chabadabada ♪….

Attention, nous ne sommes pas dans la collection Harlequin, donc, rien ne tournera rond pour Jack, l’assistant du shériff. Le tout sur fond de corruption. À noter que ce titre a été réédité chez Rivages Noir sous le titre de « La femme des marais » (« Thrillers et polars » de Liliba 2013-2014).

Puisque je participe au challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park », j’ai attrappé « Oscar Wilde et le jeu de la mort » et je peux vous dire que ma lecture fut jouissive (ICI) !

Un bon moment de lecture et une enquête aux côtés de Wilde, flanqué aussi de Conan Doyle et de Bram Stoker (« Thrillers et polars » de Liliba 2013-2014; Challenge « Polar Historique » de Samlor; Challenge « Victorien » chez Arieste; Challenge « I Love London 2 » de Maggie et Titine; Challenge « XIXè siècle » chez Netherfieldpark).

Par contre, le pavé du mois se composait des « Raisins de la colère » (PAS FINI), le chef-d’oeuvre de Steinbek décrivant la misère d’une famille lors du grand exode de 1929, mais j’ai dû faire des coupures dans ma lecture : écriture fort petite et écrite fort haut…

À un moment, je saturais, donc, je l’ai coupé avec mes lectures décrites plus haut (Challenge « Romans Classiques » de Métaphore; Challenge « La littérature fait son cinéma – 3ème année » de Kabaret Kulturel; Challenge « À tous prix » chez Asphodèle; Challenge « US » chez Noctembule et Le « Pavé de l’été » Sur Mes Brizées).

Commencé le 30 septembre et terminé le 1er octobre, il y a le super excellent « L’assassin qui est en moi » de Jim Thompson (ICI).

Dans la tête du tueur nous sommes et nous le suivons dans ses pensées d’un cynisme et d’une froideur sans borne (Challenge « La littérature fait son cinéma – 3ème année » de Kabaret Kulturel; « Thrillers et polars » de Liliba 2013-2014 et Challenge « US » chez Noctembule).

Bilan livresque de Septembre 2013 : 9 livres, participant tous à un challenge minimum.

  1. L’affaire du hansom cab : Fergus Humes
  2. La compagnie noire – T1 : Glen Cook – PAL Noire
  3. La compagnie noire – T2 : Glen Cook – PAL Noire
  4. La compagnie noire – T3 : Glen Cook – PAL Noire
  5. Le loup dans la smala : E. Richard Johnson
  6. Bye-bye bayou : Charles Williams
  7. Oscar Wilde et le jeu de la mort : Brandreth
  8. Les raisins de la colère : Steinbeck (pas terminé)
  9. L’assassin qui est en moi : Jim Thompson (à cheval avec Octobre)

Bilan Livresque : Août 2013

9 livres… Huumm, pas terrible mon bilan du mois d’août… La faute à un gros pavé qui m’a pris du temps à lire. 840 pages qui m’ont pris deux semaines, et, résultat, un bilan en demi-teinte. Si, en demi-teinte parce que je comptais lire beaucoup plus !

Hé oui, je participe pour le dernier mois aux  Challenges « Faire fondre sa PAL » chez Metaphore et à « Destination PAL » chez Lili Galipette !

Malgré tout, j’ai fait de belles lectures, avec, tout d’abord, « Ténèbres prenez-moi la main » de Dennis Lehane (ICI). SUPER ! Super noir, aussi. Et un titre de plus pour le challenge « Thrillers et polars » de Liliba 2013-2014 !

Lecture chiante avec « Tabou » de Casey Hill (ICI) qui est proche, dans ces cent premières pages, du style littéraire de Harlequin… Limite si je ne l’ai pas envoyé en l’air, ce livre dont je vous conseille de passer votre chemin (Challenge « Thrillers et polars » de Liliba 2013-2014).

« Ville noire, ville blanche » de Richard Price (ICI). Le voilà le gros pavé qui m’a empêché de lire plus tant il était gros et long à lire en raison de petits caractères et d’un développement assez long à se mettre en place aussi. Malgré tout, il est à découvrir pour la manière dont l’auteur décrit la montée de la haine raciale (Challenges Le « Pavé de l’été » Sur Mes Brizées,Challenge « Thrillers et polars » de Liliba 2013-2014 et « La littérature fait son cinéma – 3ème année » de Kabaret Kulturel).

Après 15 jours de lecture pavesque, il me fallait du light et j’ai sorti deux petits Folio Policier qui m’ont bien agrémentés ma lecture. Tout d’abord, il y a eu « Vivement dimanche ! » de Charles Williams (ICI). Rien à avoir avec l’émission de Druker, mais ce petit polar était une bouffée d’oxygène. Scénario génial, meurtres, accusé innocent et ruse sont au menu de ce roman (Challenge « Thrillers et polars » de Liliba 2013-2014 et « La littérature fait son cinéma – 3ème année » de Kabaret Kulturel).

Le second Folio était le scénario du film que Sébastien Japrisot avait écrit : « Le passager de la pluie » (ICI), film avec Richard Bronson et Marlène Jobert. Le film, dans mes lointains souvenirs, était génial. Le livre en est sa copie conforme, sans la moustache de Bronson… Petit bémol dont il faut passer outre : les dialogues présentés comme dans une pièce de théâtre (Challenge « Thrillers et polars » de Liliba 2013-2014 et « La littérature fait son cinéma – 3ème année » de Kabaret Kulturel).

Comme j’ai décidé de lire des auteurs russes, mais de commencer par des épaisseurs guère épaisse, j’avais acheté « Une journée d’Yvan Denissovitch » de Soljenitsyne (ICI). Yvan est prisonnier du goulag et le roman est le récit d’une de ses journées, du lever au coucher. Alors qu’il aurait pu facilement tomber dans le pathos ou le récit dur, Soljenitsyne reste sobre dans ses descriptions, pas de sang, pas de tortures. Récit sobre, mais prenant, poignant et merveilleux d’optimisme de la part de Denissovitch (Challenge « Myself » par Près de la Plume… Au coin du feu.

Polar de chez « Rivages&Payot » ensuite avec « Par qui la mort arrive » de Joseph Hansen (ICI). Un enquêteur qui appartient au milieu des assurances; une mort appartenant au milieu homo et dont il doit s’assurer que ce n’est pas un suicide déguisé en meurtre; un coupable homo dont on ne sait pas à cent pour cent s’il l’est vraiment… vraiment coupable,  homo on en est sûr. Pour la police, ça ne fait aucun doute, sa culpabilité, mais Dave Brandstetter est tenace et bon enquêteur. Il est gay, aussi. Un départ un peu lourd suite aux nombreux personnages, mais ensuite, ça file (Challenge « Thrillers et polars » de Liliba 2013-2014).

Comme je voulais m’encanailler et remplir mon quota de deux livres pour le Challenge « Badinage et libertinage » de Minou, j’ai lu « La philosophie dans le boudoir ou Les instituteurs immoraux » du Marquis de Sade (ICI). Philosophie de comptoir, scènes de sexe qui sentent la resucée, bref, sulfureux à l’époque, encore un tout petit peu à la nôtre, mais la lecture ne m’a pas transcendée. Et la gamine de 15 ans qui devient une grande cochonne en deux secondes chrono, ça sent le mauvais scénario de film porno série Z. Sorry, Marquis, vous ne m’eûtes point émoustillée (Challenge « Myself » par Près de la Plume… Au coin du feu).

Pour terminer, quoi de mieux que LE premier roman policier, du moins, celui qui passe pour être le premier et dont Agatha Christie et Conan Doyle se sont inspirés pour les leurs ? Ce fut donc de ma PAL Noire que je sortis enfin « L’affaire Lerouge » d’Émile Gaboriau (ICI). Pfff, comment dire, ce fut laborieux comme roman !

Bien que le meurtre ait eu lieu de suite, il y a souvent des diatribes au niveau des pensées des personnages qui deviennent souvent lourdes. Ok, je sais qu’elles sont importantes parce qu’elles mettent tout en place, je sais que le juge ne pouvait pas expliquer en deux lignes le pourquoi du comment le nom du vicomte Albert de Commarin lui rappelait de mauvais souvenirs, mais bon, trop is te veel ! Tiens, petit aparté : Sherlock Holmes détestait Lecoq, le personnage de Gaboriau. (Challenge « Thrillers et polars » de Liliba 2013-2014 & Objectif « PAL Noire à Zéro » de George et « Vingt Mille Lieues Sous Mes Étagères » by The Cannibal Lecteur).

Bilan livresque d’Août : 9 livres + relecture de 3 bédés (9 livres pour les Challenges « Faire fondre sa PAL » chez Metaphore &  « Destination PAL » chez Lili Galipette)

  1. Ténèbres prenez-moi la main : Lehane (« Thrillers et polars »)
  2. Tabou : C Hill (« Thrillers et polars »)
  3. Ville noire, ville blanche : Price (« Pavé de l’été » et « La littérature fait son cinéma – 3ème année »)
  4. Vivement dimanche ! : Ch Williams (Thrillers et polars » et « La littérature fait son cinéma – 3ème année »)
  5. Le passager de la pluie : S Japrisot (« Thrillers et polars » et « La littérature fait son cinéma – 3ème année »)
  6. Par qui la mort arrive : J Hansen (« Thrillers et polars »)
  7. Une journée d’Yvan Denissovitch : Soljenitsyne (« Myself » )
  8. La philosophie dans le boudoir : Sade (« Badinage et libertinage »)
  9. L’affaire Lerouge : É Gaboriau (« Thrillers et polars » / PAL Noire)
  10. Ric Hochet – Tome 19 – Les signes de la peur : A-P Duchateau & Tibet (« Thrillers et polars »)
  11. Ric Hochet – Tome 18 – Enquête dans le passé : A-P Duchateau & Tibet (« Thrillers et polars »)
  12. Valhardi – Tome 7 – Le mauvais oeil : Jijé (« Thrillers et polars »)

L’Affaire Nicolas Le Floch : Jean-François Parot [Nicolas Le Floch 4]

Titre : L’Affaire Nicolas Le Floch

Auteur : J-F Parot
Édition: 10-18 (2004)

Résumé :
En ce mois de janvier 1774, Nicolas Le Floch, le célèbre commissaire au Châtelet, est d’humeur sombre.

Sa maîtresse, la belle et capricieuse Julie de Lastérieux, est retrouvée empoisonnée et tous les indices le désignent comme coupable.

Qui cherche à compromettre le protégé du roi et du lieutenant général Sartine ?

Pour prouver son innocence et démêler les écheveaux de cette affaire qui met directement en péril la sûreté de l’Etat, Nicolas doit se cacher.

Au service du Secret du roi, il découvrira les cruelles subtilités des complots de cour.

Avec l’aide du fidèle inspecteur Bourdeau, tandis qu’entre Londres, Versailles et Paris les factions rivales s’affrontent, il devra déjouer bien des pièges.

Après « Le Fantôme de la rue Royale », c’est avec le même plaisir que nous retrouvons l’intrépide et talentueux Nicolas Le Floch dans une aventure sur fond de fin de règne, alors que la colère du peuple commence à gronder.

Critique :

Ouh, il l’a mauvaise, le Nicolas ! Colère noire, même. Jalousie ? Oui, un peu. On lui pardonne, voir sa maîtresse minauder auprès d’une espèce d’éphèbe alors qu’elle l’avait sois disant invité pour un dîner en tête à tête… ça la fou mal. Il claque la porte.

Pour les ignorants du fond de la classe, je parle de Nicolas Le Floch, commissaire au Châtelet (Paris – nous sommes en 1774) et pas du lutin dont la femme chante à voix basse !

Ah, mon Nico, tu n’aurais pas dû retourner chez cette pouffiasse en pensant que tu allais te réconcilier… Tu l’as bien vu, elle faisait la fête bien que tu sois parti. Et cette bouteille de vin, cet excellent Tokay, tu aurais mieux fait de l’oublier au lieu d’aller le récupérer dans la cuisine.

Gênant lorsque, à votre réveil, on vous annonce que votre maîtresse est plus raide que la Justice et plus morte que morte. Empoisonnée, la bougresse.

Qui c’est qui est soupçonné ?? Nicolas ! Toutes les preuves convergent (un mot que j’adore) vers lui. Toutes ? Oui, toutes. Un peu louche, non ?

Nicolas sur la sellette, c’était inattendu. Sartine qui l’envoie au vert, encore plus, bien qu’il le soutienne et croit en son innocence. Quant à l’inspecteur Bourdeau, il fait en sorte de grimer Nicolas pour qu’il enquête lui-même sur son affaire.

Je m’attendais à une plus forte cabale contre Nicolas, mais elle ne prend pas beaucoup de pages sur les 393 que compte le livre.

L’enquête avance et puis, bardaf, plus haut, on leur met des bâtons dans les roues pour qu’ils arrêtent d’enquêter. Le pouvoir était aussi corrompu que celui de maintenant, pas d’Internet pour propager les rumeurs, mais malgré tout, la populace gronde de plus en plus contre son roi, le numéro XV.

Là-dessus, l’enquête est mise en veilleuse et le roman prend une autre tournure, Nicolas Le Floch se transformant en James Bond – l’Aston Martin et les gadgets en moins – et le voilà parti jouer l’espion à Londres, chevalier d’Eon et tentatives de meurtres comprises dans le prix.

A ce moment là, je ne comprenais pas très bien où l’auteur voulait en venir… La fin vous l’expliquera.

Les personnages sont fidèles, ils évoluent et on voit que les liens qui les unissent sont plus fort que lors de la première enquête. 14 ans ont passé et Le Floch a prouvé sa valeur en tant que commissaire incorruptible.

Sartine, le lieutenant général m’étonnera toujours. Derrière ses manières bourrues, on sent bien qu’il a de l’estime pour son commissaire. Il lui fera comprendre par petites touches, sans pour autant ôter sa carapace. Je l’aime bien, lui.

Le Paris de l’époque est bien rendu, le langage utilisé est d’époque, subjonctif imparfait usité (dont celui du verbe « recevoir »), tournures de phrase dont nous n’avons pas l’habitude, descriptions de recettes de cuisine, des bons mots, la vie de parisiens – avec ses petites misères – nous est décrite et on a même le droit de rentrer dans le Versailles de cette fin du XVIIIème siècle…

Tout cela vous fait voyager dans le temps plus vrai que nature.

Par contre, un passage que j’ai moins aimé, c’est la lente et looongue agonie de Louis XV, tué par la petite vérole. J’ai zappé quelques lignes et je ne lui ai pas tenu la main (risque de contagion !).

Bon, je veux bien que je suis dans un « polar historique » et que de ce fait, je sais que je vais manger de l’Histoire, mais faudrait pas oublier le côté « polar » ! Je n’ai rien contre le reste, mais l’auteur aurait pu faire agoniser le roi en moins de pages.

Ah ben tiens, l’enquête principale redémarra grâce à la mort du Roi. Surtout à cause du changement de pouvoir, parce que le roi avait Le Floch a la bonne.

Enfin, ça bouge un peu, du côté de nos policiers, ça complote, ça tend des pièges, ça fait des filatures et « fiat lux » !

Quand Nicolas explique tout, on comprend mieux…

Le livre est agréable, historiquement bien foutu, mais il souffre d’un essoufflement au moment du voyage de Nicolas à Londres et lors de la mort du roi.

Comme je vous le disait, au début de ma lecture, je pensais que Nicolas serait mit plus à mal par les accusations d’empoisonnement.

Heureusement que non, parce quand on apprend, durant notre lecture, ce que l’on faisait aux suspects et à quel genre de simulacre de procès ils avaient droit, on en frémit ! On intruisait uniquement à charge…

3 étoiles, 1 de perdue à cause des passages plus lent. Oui, je chicane, mais j’ai hâte de retrouver mon commissaire et sa nouvelle assistante féline, sans parler de son… Je sens que je ne vais pas m’embêter !

Livre participant aux Challenges « Thrillers et polars » de Liliba, « Polar Historique » de Samlor, à l’Objectif « PAL Noire à Zéro » de George et « Vingt Mille Lieues Sous Mes Étagères » by The Cannibal Lecteur.

Bilan Livresque : Avril 2013

BILAN - SDA - Dragon

Le mois d’avril fut bien rempli en lectures,‭ ‬c’est pas moins de‭ 18‭ ‬livres qui ont été lu ‭ ! ‬

Sans compter que j’ai fait baisser ma PAL Noire de‭ ‬2‭ ‬romans.‭ ‬Ok,‭ ‬peut mieux faire…

Donc, dans un soucis de diminuer ma PAL Noire,‭ ‬j’ai entammé le mois par deux livres policiers historiques‭ (‬tout bon pour les challenges‭!) ‬:‭ « Rutland Place » (ICI) ‬et‭ « Resurection Row » ‬(ICI) de Anne Perry.

Ils avaient l’avantage d’être assez court‭ (‬300‭ ‬pages‭)‬,‭ ‬donc,‭ ‬pas de perte de temps dans les scones et les tasses de thé.‭ ‬Non pas que je n’aime pas cela,‭ ‬mais lorsque c’est trop long,‭ ‬cela fait perdre du dynamisme à l’enquête.‭ ‬Ici,‭ ‬dynamique et très agréable à suivre.

Un peu de classique avec‭ « Fahrenheit‭ ‬421 » ‬de Bradbury (ICI).‭ ‬Une vision de ce que pourrait être l’avenir si la littérature devenait persona non grata et que le grand nivellement par le bas commençait…‭ ‬Un très beau livre ‭ !

Pour mon challenge‭ « My Self »‬,‭ ‬j’ai entamé la lecture d’un auteur russe ‭ ‬:‭ ‬Dostoïevski avec‭ « Une sale histoire » ‬qui fut une belle découverte littéraire (ICI).

Le Grand Nord pour le challenge Totem avec un récit de Jack London‭  « L’appel sauvage » (ICI).‭ ‬Nous sommes en compagnie de Buck,‭ ‬un chien enlevé dans la Floride et qui se retrouvera à tirer les traineaux dans le Grand Nord.‭ ‬Une belle aventure,‭ ‬le chien devant s’adapter à cette vie dure et sauvage,‭ ‬avant de retrouver son état sauvage.

Deux petits policiers ensuite avec,‭ ‬en tout premier‭ « In Nomine » ‬de Giacometti et Ravenne (ICI) qui nous conte les débuts du futur commissaire franc-maçon Marcas.‭ ‬Le roman souffre d’un manque de développement et‭ ‬200‭ ‬pages de plus lui aurait rendu service ‭ !

« Autopsie d’un viol » ‬(ICI) de Steeman n’a pas comblé mes attentes et je me suis ennuyée ferme durant ma lecture,‭ ‬la fin sauvant un peu le reste de pas son côté inattendu.

Heureusement qu’ensuite,‭ ‬je suis partie virtuellement en Australie avec‭ « Cul-de-sac » ‬de Douglas Kennedy (ICI) qui lui m’a fait sourire,‭ ‬rire avec son humour noir et ses situations totalement burlesque.

Puisque j’en étais aux bonnes lectures,‭ ‬j’ai intégré les pensées et la vie d’un sérial-killer dans‭ « Un Employé modèle » ‬de Cleave (ICI).‭ ‬Joe est agent de nettoyage au commissariat de Police de Christchurch,‭ ‬la joue‭ « ‬attardé mental » ‬mais au final,‭ ‬c’est Hannibal Lecter qui joue à Forrest Gump.‭ ‬SUPER ‭ !

Du noir de chez noir,‭ ‬du serrage de tripes et des larmes avec le pavé de‭ ‬1000‭ ‬pages de Karine Giebel‭ « Meurtres pour rédemption« ‬. Un roman plus que sombre qui nous fait entrer dans l’univers carcéral féminin. J’en ai eu les tripes retournées, nouée, la gorge serrée, les yeux humides. Magnifique, mais à la fin de pareille lecture, on est une loque (EN COURS – ICI).

Que faire ? Se lancer corps et âme dans de la littérature jeunesse. Ce que je fis avec une salve de 4 romans de Béatrice Nicodème qui met en scène Wiggins, un « Irréguliers de Baker Street », des jeunes gamins des rues utilisé par Sherlock Holmes pour les filature.

Là, notre garçon veut devenir détective et il apprend le métier, résout des enquêtes, mais son mentor n’est jamais loin. « Wiggins et le perroquet muet » (ICI) est le premier que j’ai lu.

Enchainant ensuite avec « Wiggins et la ligne chocolat » (ICI) et « Wiggins chez les Johnnies » (ICI) pour en conclure avec « Wiggins et les plans de l’ingénieur » (ICI).

Aventures agréables à lire, sans se prendre la tête tout en découvrant les bas-fonds de Londres à l’époque victorienne.

Puisque j’étais en compagnie de mon détective préféré, j’ai sorti de ma PAL « Le mystère Sherlock » (EN COURS – ICI) que je n’avais pas encore lu. C’est George et son excellente critique qui m’y a fait penser. Drôle, de l’humour au second degré, de l’humour noir, un style que n’aurait pas renié Frédéric Dard (le père du commissaire San-Antonio), l’argot et les scènes de cul en moins. J-M Erre est désopilant et cela fait du bien de lire ce genre de roman car mes pouffements de rire furent légion.

Pour clore mon mois chargé, j’ai relu un livre dont je ne me souvenais plus de la fin « L’horreur du West End » de Nicholas Meyer (EN COURS – ICI) et qui est un pastiche holmésien.

Encore ? Ben quoi, faut bien que je remplisse mes challenges, non ?

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Bilan Avril 2013 : 16 livres (2 PAL Noire et 16 participations à divers challenges)

1. Rutland Place ‬: Anne Perry (PAL Noire« Polar Historique »« Thrillers et Polars »)

2. Resurection Row : Anne Perry (PAL Noire« Polar Historique »« Thrillers et Polars »)

3. Fahrenheit‭ ‬421 : Bradbury (« Romans Cultes »« La littérature fait son cinéma – 3ème année »

4. Une sale histoire : Dostoïevski (« Myself » )

5. L’appel sauvage : Jack London‭ (« Totem » )

6. In Nomine : Giacometti et Ravenne (« Thrillers et Polars »)

7. Autopsie d’un viol : Steeman (« Thrillers et Polars »)

8. Cul-de-sac : Douglas Kennedy (« Thrillers et Polars »)

9. Un Employé modèle : Cleave (« Thrillers et Polars »)

10. Meurtres pour rédemption : Karine Giebel‭ (« Thrillers et Polars »)

11. Wiggins et le perroquet muet : Béatrice Nicodème (« Sherlock Holmes »  – « Polar Historique »« Thrillers et Polars »)

12. Wiggins et la ligne chocolat : Béatrice Nicodème (« Sherlock Holmes »  – « Polar Historique »« Thrillers et Polars »)

13. Wiggins chez les Johnnies : Béatrice Nicodème (« Sherlock Holmes »  – « Polar Historique »« Thrillers et Polars »)

14. Wiggins et les plans de l’ingénieur : Béatrice Nicodème (« Sherlock Holmes »« Polar Historique »« Thrillers et Polars »)

15. Le mystère Sherlock : J-M Erre (« Sherlock Holmes »« Thrillers et Polars »)

16. L’horreur du West End : Nicholas Meyer (« Sherlock Holmes »« Polar Historique » « Thrillers et Polars »)

Resurrection Row : Anne Perry [Charlotte et Thomas Pitt 4]

Titre : Resurrection Row

Auteur : Anne Perry
Édition:  10/18
Résumé :

« Bas les masques », tel paraît être le mot d’ordre d’Anne Perry dans la série de romans où elle met en scène un couple de héros « victoriens », l’inspecteur Thomas Pitt et son épouse Charlotte, les personnages de roman policier les plus pittoresques et attachants qui nous aient été donnés à découvrir ces dernières années.

Dans le Londres de la fin du XIXe siècle qui sert de cadre à leurs exploits, c’est en effet le code hypocrite de bonne conduite de la société anglaise qui se trouve singulièrement mis à mal, sa corruption et sa fausse respectabilité. Anne Perry ou le polar au vitriol : décapant !

Critique :

Mais qu’est-ce qui leur prend, à ces cadavres en putréfaction, de sortir de leurs tombes ? La terre ne leur conviendrait-elle pas ? Ils ont oublié d’éteindre le gaz ? Le voisinage est-il à ce point trop silencieux pour que l’un d’eux ait soudain l’envie irrépressible de se faire conducteur de cab ?

Y aurait-il des Vampires à Londres ? Des zombies à Leicester Square ?

Avouez qu’il y a de quoi tomber en pâmoison devant ce conducteur plus que faisandé. L’argent n’a pas d’odeur, mais lui, oui !

Allez hop, on le refiche dans sa boi-boite, cet aristocrate cavaleur (mais sans pieu dans le cœur) et il réintègre sa demeure. Avec les asticots, l’aristo !

Mais voilà ti pas que le dimanche, notre brave Lord Augustus – qui s’était déjà retrouvé sur le cab et qui fut ré-enterré dans la boi-boite – nous rejoue la fille de l’air ! Notre brave cadavre puant est retrouvé assis à l’Eglise, ce qui fera hurler sa veuve.

Ce n’est donc pas un vampire… puisqu’il est dans un lieu saint.

STOP ! Lecteur cartésien, ne t’en va point, nous sommes dans un polar victorien, et chez Anne Perry, pas de zombies.

Non, c’est juste qu’un petit malin s’amuse à déterrer les cadavres et fait tourner la police en bourrique.

Pitt en est à se demander si la mort de Lord Augustus Fitzroy-Hammond ne serait pas suspecte et que quelqu’un veuille attirer l’attention dessus.

Diable, on l’a tout de même extirpé deux fois de son repos éternel ! Faut pas pousser bobonne dans les orties, tout de même, surtout lorsqu’elle est en string.

C’est bougrement louche, toutes ces « sorties » du père Augustus qui n’a même pas le droit de se transformer en humus en toute tranquillité.

Mais voilà que l’invasion des cadavres cavaleurs commence et que ça se déterre un peu partout ! Pitt en perd son latin.

Avec Anne Perry, pas besoin d’attendre la page 200 pour avoir son lot de cadavres ou de sang.

Directement, elle vous plonge dans le sujet comme on plonge un petit gâteau dans son thé : des cadavres qui puent et un plus frais ensuite.

Tous n’ont pas dépassé leur date de péremption… Un peu de fraîcheur dans les cadavres, ça fait du bien.

Dans cette enquête, l’inspecteur Pitt est plus présent et j’ai adoré retrouver cette chère tante Vespasia, qui n’a jamais sa langue en poche (et qui a dû la balader ailleurs dans sa jeunesse).

Cette chère dame adore le franc-parler de Charlotte, soeur d’Emily, sa nièce par alliance. Même notre inspecteur dégingandé, elle l’apprécie.

Ce qui a de bien avec Anne Perry c’est que, contrairement à Conan Doyle, elle nous plonge VRAIMENT dans le Londres de la reine Victoria et sans complaisance.

La misère, vous la côtoyez ! Les femmes qui travaillent comme des malades et doivent encore faire le trottoir pour payer leur loyer, elle ne vous le cache pas.

Les enfants exploités dans les hospices, elle vous en parle. Les lois mal faites et que les aristos trouvent très bien puisqu’elles privent les pauvres des droits essentiels, elle vous fiche le nez dedans.

De plus, l’auteur ne se prive pas de mêler le sexe glauque dans les enquêtes de l’inspecteur Pitt : prostitution, proxénétisme, homosexualité (consentie ou pas), pédophilie, TOUS les sujets sont abordés dans ses différents romans, y compris les débuts de la pornographie photo.

300 pages durant lesquelles on ne s’ennuie pas, découvrant tout un arrière-plan (et train) de la ville de Londres très très sombre.

Au final ? Bluffée !

Titre participant au Challenge « Thrillers et polars » de Liliba, au Challenge « Polar Historique » de Samlor, au Challenge « I Love London » de Maggie et Titine, à l’Objectif « PAL Noire à Zéro » de George et à « Vingt Mille Lieues Sous Mes Étagères » by The Cannibal Lecteur.

Rutland Place : Anne Perry [Charlotte et Thomas Pitt 5]

Titre : Rutland place

Auteur : Anne Perry
Édition:  10/18
Résumé :

Charlotte Pitt reçoit un message de sa mère, Caroline Ellison, car un objet compromettant qu’elle possède a disparu. En se rendant à Rutland Place, elle s’aperçoit que plusieurs autres choses se sont volatilisées dans le voisinage. De plus, Caroline se sent épiée.

Quand une femme est assassinée, Thomas Pitt entre en scène. Aidé de Charlotte et d’Emily Ashworth (qui fait son grand retour), il va tenter d’établir des liens entre les faits et d’éclaicir le mystère, malgré les réticences habituelles de la haute société à dévoiler ses secrets.

Chantage, empoisonnement, idylles, tout est réuni pour une nouvelle aventure des époux Pitt…

POLAR - Big BenCritique : 

Bien que l’héroïne sa prénomme Charlotte, nous sommes loin de l’univers enchanteur du dessin animé « Charlotte Aux Fraises ».

Retrouver Charlotte et son mari, l’inspecteur Thomas Pitt est synonyme d’une plongée dans le Londres assez glauque de l’époque victorienne où la femme aristocratique avait souvent le rôle de « sois belle et par pitié, tais-toi, ne parle que de chiffons avec les autres pendant que nous, les hommes, allons au club, à la City, aux putes ».

Non, non, ce temps là n’est pas tout à fait révolu de nos jours… Ma lecture du livre « LA Banque : comment Goldman Sachs domine le monde » m’en a apporté la preuve, les épouses des dirigeants, des associés et des employés sont priées de jouer le même rôle que ces pauvres dames anglaises.

Mais revenons à notre tasse de thé. Grâce à Charlotte et à un objet appartenant à sa mère (et auquel elle tient plus que tout), nous allons nous glisser dans les salons feutrés pendant l’heure du thé et grignoter des petits biscuits.

Ce qui, au départ, avait l’air d’une banale histoire de disparition d’objet disparate, débouchera tout de même sur une mort brutale.

Ne faisant que 310 pages, l’enquête est rapide et on a terminé l’affaire avant même d’avoir pu esquisser un baîllement poli durant les visites dans le beau monde de Rutland Place.

L’auteur s’amuse à nous lancer des pistes, des hypothèses et à les résoudre au fur et à mesure de l’avancée du livre, comme d’habitude.

Une fois de plus, bien que j’ai eu une pensée mal placée au sujet de deux personnage, j’étais encore en-deçà, la preuve que mon esprit n’est pas aussi noir et tordu qu’on pourrait le penser.

Ce fut une lecture rafraîchissante après une précédente qui était éprouvante, une immersion dans les arcanes de la société « aristocrato-bourgeoise » après celles de LA banque (Goldman Sachs), mais le dégoût de cette société dite « bien pensante et en col blanc » est bel et bien présent au final.

Ils dirigent le monde et la destinée des autres, se moquant bien au passage des petites gens qui crèvent, quelque soit l’époque ou le lieu.

Pourrait-on faire un grand trou et les foutre tous dedans autant qu’ils sont ? Non ? Dommage…

Ce titre laisse plus de place à Charlotte et à sa mère, au détriment de Pitt, ce qui est un peu dommage (juste un peu) mais c’était très plaisant à lire, une scène du livre est mémorable et en plus, je me suis laissée dupée par l’auteur avec grand plaisir.

Par contre, je ne sais pas ce que fument l’imprimeur, le traducteur ou autre parce qu’il y a une faute énorme au nom de famille du père de Charlotte : « Allison » (coquille) au lieu de « Ellison ».

Titre participant au Challenge « Thrillers et polars » de Liliba, au Challenge « Polar Historique » de Samlor, au Challenge « I Love London » de Maggie et Titine, à l’Objectif « PAL Noire à Zéro » de George et à « Vingt Mille Lieues Sous Mes Étagères » by The Cannibal Lecteur.