Bilan Livresque Mensuel : Janvier 2015

Oui, je sais, j’ai du retard… pas ma faute ! Quand on travaille plus, on gagne moins de temps de blog…

Bon, quoi de neuf pour ce premier Bilan Livresque de l’année ??

Peu mieux faire je dirais.

7 romans, 2 bédés et 1 roman en bédé (5 relectures de bédés, mais vous conviendrez que ça ne compte pas !)

J’ai commencé le mois avec un polar noir de George P. Pelecanos « Un Nommé Peter Karras » (ICI). ‭ Un grand roman noir qui prend son temps pour planter le décor, ressemblant plus, au départ, à un roman « Historique » sur les conditions de vie des immigrés qu’à un polar et dont la construction nous donne même un petit puzzle chronologique de la vie de Peter Karras.

Le précédent opus m’avait déjà bien plu et diverti, j’ai donc sauté sur le second qui a fait de même ! Cette fois-ci, c’est « Quatre enquêtes de Sherlock Holmes – La BD dont vous êtes le héros » que nous propose l’auteur, Ced (ICI). Le précédent était drôle, celui-ci est plus sérieux, mais les enquêtes ne sont pas pour autant simpliste. Bref, je me suis bien amusée une fois de plus.

La couverture de cette bédé m’avait attirée, mais j’ai terminé ma lecture fort mitigée avec ce « Dr Watson – Le Grand Hiatus » de Stéphane Betbeder et de Darko Perovic (ICI). Niveau enquête, c’est correct, mais c’est le comportement de Watson qui me gêne, ainsi que le petit côté fantastique.

Là, j’en suis sortie encore plus mitigée ! « Sherlock Holmes – Les Chroniques de Moriarty T1 – Renaissance » de Cordurié et Fattori (ICI) m’a laissé un goût aigre dans la bouche. Le scénario est brillant, j’adore l’histoire mais elle serait mieux passée auprès de moi avec d’autres personnages que ceux du canon holmésien. Un quidam quelconque ou un Van Helsing auraient mieux convenu à ce genre de récit fantastique.

Voilà un auteur qui me fait toujours autant d’effet et qui ne m’a pas encore déçu jusqu’à présent. Gare à lui s’il le fait un jour… « L’effet papillon » de Jussi Adler-Olsen est jouissif, tout simplement (ICI). Un récit qui prend son temps mais qui ne vous endormira pas. Et quelle profondeur…

Les coups de cœur s’enchaine en ce mois de janvier… J’avais depuis longtemps abandonné les romans de Maxime Chattam qui ne répondaient plus à mes besoins. Mais ici, l’auteur a changé son écriture et nous livre un petit bijou avec « Que ta volonté soit faite » (ICI) ! La psychologie des différents personnages est très fine et bien mise en œuvre. Là, on est dans le très fin et on touche à l’excellence à tous les points de vue. C’est un roman noir très fort, prenant et un coup de cœur, aussi fort que les coups de poings que j’ai pris. Chattam, il shoote et ça fait mal, mais c’est bon.

Là, j’ai failli abandonner ma lecture avant la page 50… Heureusement, j’ai persévéré et mon entêtement s’est révélé payant. « La collection » de ce beau Paul Cleave (ICI) a fini par m’entrainer dans son récit. L’écriture est simple mais sans concession avec la ville de Christchurch ou notre société. L’humour est grinçant, noir et ça, j’adore. Du suspense, une toile d’araignée gigantesque, et un thriller qui sait ne pas suivre les codes. Idem en ce qui concerne les serial-killer : l’auteur ne brasse jamais deux fois la même chose.

Ma LC mensuelle avec le groupe fut intéressante, pourtant, au départ, c’est avec un long soupir que j’ai ouvert « Long Spoon Lane » de Anne Perry (ICI). Je déteste le fait que Thomas Pitt ne soit plus à Bow Street. J’ai donc lu et j’ai adoré, surotut le petit côté contemporain que cette enquête avait. Au final, c’est un petit roman noir bien serré que j’ai dégusté. Et 1 titre de moins dans la PAL Noire ! (reste plus que 90 titres dedans).

Un autre coup de cœur avec le roman de Shannon Burke « 911 » (ICI). Des ambulanciers dans Harlem… Attention, c’est sombre, c’est du p’tit roman noir serré et vos tripes vont se remuer parce que l’auteur a dû mettre les siennes pour l’écrire. C’est sans concession aucune.

On m’en avait parlé en bien, de ce roman, alors, je l’ai acheté. J’ai eu raison car « Grossir le Ciel » de Franck Bouysse (ICI) est un roman riche, élégant, sans jamais être lourd, sans jamais en faire trop. Bref, c’est d’une rare noblesse. Une vraie pépite, ce roman qui se déroule dans le milieu rural.

Bilan Livresque Janvier :  7 romans, 2 bédés, 1 roman bédé (5 numériques)

  1. Un Nommé Peter Karras‭ : George P. Pelecanos
  2. Quatre enquêtes de Sherlock Holmes – BD dont vous êtes le héros : Ced
  3. Dr Watson – Le Grand Hiatus : Stéphane Betbeder & Darko Perovic
  4. Sherlock Holmes – Chroniques de Moriarty T1 – Renaissance : Cordurié & Fattori
  5. L’effet papillon : Jussi Adler-Olsen [NUM]
  6. Que ta volonté soit faite : Maxime Chattam [NUM]
  7. La collection : Paul Cleave [NUM]
  8. Long Spoon Lane : Anne Perry [NUM]
  9. 911 : Shannon Burke [NUM]
  10. Grossir le Ciel : Franck Bouysse

Punition pour un si petit bilan ???

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Bilan Livresque : Septembre 2014

Et le mois de septembre, il fut comment ?? Américain ! Entièrement Américain…

Juin avait son mois anglais, septembre a eu son mois yankee. Et toujours chez cette chère Titine qui aime vivre dangereusement puisqu’elle m’invite à chaque fois.

9 romans et 21 bandes dessinées lues !

Entamé fin août, Ed McBain et son « Branle-bas au 87 » (ICI) furent une découverte. Dans le genre « récit déroutant », on ne fait pas mieux. La ville d’Isola au travers des chroniques de ses policiers.

Je l’avais commencé le 31 août et il fut vite lu j’ai sorti de ma « Pedigree PAL » ce roman d’Harry Crews, auteur que j’avais déjà découvert dans « Nu dans le jardin d’Eden ». Ici, c’est un autre roman mettant en scène des « monstres » avec « La malédiction du gitan » (ICI).

Le mois américain étant aussi consacré aux westerns, j’ai ressorti quelques Lucky Luke (3), ceux que j’aimais le mieux : T19 – Les Rivaux de Painful Gulch / T27 – Le 20ème de cavalerie et T31 – Tortillas pour les Dalton

Dans le cadre d’un marathon lecture spécial Bédé, j’en ai profité pour lire les bédés que je comptais faire pour le mois Américain. J’ai donc fait défiler mes « Comanche » (10), mes « Durango » (3), mes « Jerry Spring » (2) et autre « Blueberry » (3).

Un pied dans la guerre en Irak avec l’excellentissime « Yellow Birds » de Kevin Powers (ICI). Ou la guerre vue autrement…

On dit qu’il faut faire l’amour et pas la guerre, alors, puisque la guerre m’a tué, j’ai mis « Un pied au paradis » qui m’a entrainé dans l’univers si particulier de Ron Rash (ICI). Une histoire, cinq narrateurs, cinq points de vues différents.

Allez, vous boirez bien un petit verre d’alcool ? La prohibition aux États-Unis ?? Mais on s’en contrefout ! On boit à la table du très célèbre « Scarface », le bandit qui avait Al Capone pour père spirituel (ICI). Armitage Trail n’avait qu’à observer la pègre de son quartier pour avoir matière à écrire ce superbe roman qui vous expliquera comment vous enrichir durant les prohibitions.

Moi, j’aime l’équitation et je ferais tout pour sentir le roulement des muscles d’un cheval entre mes jambes, quitte à faire une « Chevauchée avec le diable » s’il le faut (ICI) ! Daniel Woodrell a situé son roman durant la période qui précède la terrible guerre de Sécession, du côté des Sudistes et pas ceux de l’armée régulière.

Là, il est à marquer d’une pierre blanche, ce livre ! Premièrement parce que ce fut mon premier livre à être lu entièrement en numérique (et sur liseuse, pas sur le PC) et deuxièmement parce que « Justice blanche, misère noire » de Donald Goines (ICI) est une vraie claque ! Se passant dans le milieu carcéral, il vous expliquera les différences de traitements entre les détenus Blancs et les Noirs et  l’aberration du système des cautions qui ne profite qu’aux Visages Pâles.

Après avoir partagé la cellule de détenus et assisté à des choses pas nettes, il était temps de remettre « Le monde à l’endroit » (ICI). Ron Rash m’a, une fois de plus, emmené dans son monde. Bien un gros cran en dessous de « Une terre d’ombre », ce roman reste tout de même magistral.

Voilà, c’est fait, j’ai acheté une liseuse (enfin, Chouchou m’a offert une Kobo Aura HD) et j’ai donc pu enfin lire « Dans le grand cercle du monde » de Joseph Boyden (ICI).

Le Nord de l’Amérique, des indiens, l’été, plus les autres saisons (je vais me mettre à chanter du Joe Dassin, moi) ET un jésuite qui est là pour les évangéliser, les pauvres. L’enfer est pavé de bonnes intentions, vous le savez aussi bien que moi. Récit à trois voix, récit prenant, récit baigné par de l’incompréhension et de la méfiance de la part des protagonistes.

Décidément, ma liseuse me rend bien des services ! Un an que je cherchais, en vain, à acheter « Mauvaise Étoile » de R.J. Ellory et pas moyen de mettre la main dessus dans mes bouquineries (ICI). Pas de panique, je l’avais en numérique et j’ai donc pu ENFIN me plonger dans ce roman qui me faisait de l’œil depuis 1 an… Il valait la peine d’attendre, c’est le moins que je puisse dire et c’est un coup de cœur véritable.

Vite, j’ai une LC et je n’ai pas encore commencé à lire « Half Moon Street » de Anne Perry (ICI) ! Alors, j’ai mis « Mauvaise étoile » sur le côté, j’ai empoigné mon roman « papier » et sur une journée je l’ai lu. Bilan ? Une sensation de « déjà lu »… Bizarre, j’aurais oublié tout sauf une chose ? Ouf, Bianca m’a signalé que dans un autre roman de Perry, on parlait déjà de cartes postales porno… Une enquête en filigranes, mais j’ai adoré. (PAL Noire)

9 romans et 21 bandes dessinées : 

  1. Branle-bas au 87 : Ed McBain (commencé 30/08)
  2. La malédiction du gitan : Harry Crews (commencé 31/08)
  3. Lucky Luke T19 – Les Rivaux de Painful Gulch : Morris
  4. Lucky Luke T27 – Le 20ème de cavalerie : Morris
  5. Lucky Luke T31 – Tortillas pour les Dalton : Morris
  6. Yellow Birds : Kevin Powers
  7. [Jerry Spring] – Golden creek : Jijé
  8. [Durango] – Les Chiens meurent en hiver : Yves Swolfs (Tome 1)
  9. [Durango] – Les forces de la colère : Yves Swolfs (Tome 2)
  10. [Durango] – Piège pour un tueur : Yves Swolfs (Tome 3)
  11. Un pied au paradis : Ron Rash
  12. [Comanche] – Red Dust : Hermann & Greg (Tome 1)
  13. Scarface : Armitage Trail
  14. [Comanche] – Les Guerriers du désespoir – Hermann & Greg (Tome 2)
  15. [Comanche] – Les Loups du Wyoming – Hermann & Greg (Tome 3)
  16. Chevauchée avec le diable : Daniel Woodrell
  17. Justice blanche, misère noire : Donald Goines [NUM]
  18. [Comanche] – Le Ciel est rouge sur Laramie – Hermann & Greg (T4)
  19. [Jerry Spring] – Tome 2 – Yucca ranch : Jijé
  20. [Comanche] – Le Désert sans lumière : Hermann & Greg (Tome 5)
  21. [Comanche] – Furie rebelle – Hermann & Greg (Tome 6)
  22. [Comanche] – Le doigt du diable – Hermann & Greg (Tome 7)
  23. [Comanche] – Les shériffs – Hermann & Greg (Tome 8)
  24. Le monde à l’endroit : Ron Rash
  25. [Comanche] – Et le diable hurla de joie…  – Hermann & Greg (T9)
  26. [Comanche] – Le Corps d’Algernon Brown – Hermann & Greg (T10)
  27. Dans le grand cercle du monde : Joseph Boyden [NUM]
  28. [Blueberry] – Fort Navajo : Charlier & Giraud (Tome 1)
  29. [Blueberry] – Tonnerre à l’Ouest : Charlier & Giraud (Tome 2)
  30. [Blueberry] – L’Aigle solitaire : Charlier & Giraud (Tome 3)
  31. Half Moon Street : Anne Perry (PAL Noire)
  32. Mauvaise Étoile : R.J. Ellory

Bilan Livresque : Juillet 2014

Et en juillet, quoi de neuf niveau bilan ?? 13 livres dévorés et 1 manga, je suis contente de moi surtout qu’il y en avait des bien dodus dans ma sélection livresque.

Un grand cru aussi car j’ai eu quelques Coup de coeur (7) ! Sans oublier deux tomes en moins dans ma PAL Noire (grâce aux LC de Bianca).

Le mois a commencé avec la LC pour Bianca : « Ashworth Hall » de Anne Perry (commencé le 30 juin au soir) et qui me fait diminuer ma PAL Noire d’un titre ! (ICI) Un huis-clos hors de Londres et sans « tea time », ça nous change !

Commencé en juin, pas ajouté sur le bilan de juin puisque mit en pause le temps de lire le roman d’Anne Perry de la LC, j’avais omis de notre « Un intérêt particulier pour les morts » de Ann Granger (ICI) ! Très agréable, Londres antérieur à Sherlock Holmes, mais il y avait comme un parfum des enquêtes de Charlotte et Pitt !

Un emprunt avec ce court roman de Jérémie Guez « Paris la nuit » que j’ai adoré mais dont je n’ai pas tiré de chronique. Si la descente aux enfers de deux jeunes après un braquage vous tente, commencez avec ce roman court mais percutant.

Depuis quelques temps, il m’attendait bien sagement le « Donnybrook » de Franck Bill (ICI). Un véritable coup de coeur que ce roman noir dont je ne m’attendais pas à une telle tournure. Superbe.

Puisque j’étais bien installée dans les romans noirs et coups de coeur, j’ai poursuivi avec le très sombre « Mais c’est à toi que je pense » de Braunbeck (ICI). Ceci n’est pas un livre pour les âmes sensibles, même si l’auteur a réussi à mettre de la tendresse dans son récit.

La lecture, c’est ma drogue… mais elle fait moins de dégâts que celle fumée, injectée, sniffé dans « La faux soyeuse » d’Éric Maravélias (ICI). Si une personne de votre entourage vous dit qu’il pourrait prendre de la drogue et gérer le tout, fichez-lui ce livre dans les mains ! Un coup de pied au cul et un autre coup de cœur. Le troisième et c’est pas terminé.

Ayant lu « 1275 âmes » de Jim Thompson, sachant que le titre original était « Pop. 1280 » et qu’il manquait donc 5 âmes, je me suis penchée – dès que je l’ai trouvé – sur « 1280 âmes » de Jean-Bernard Pouy (ICI) qui a créé le détective Pierre de Gondol qui va enquêter sur les 5 âmes disparues du roman lors de sa traduction. Génial ! Humour et enquête littéraire.

J’avais fait une petite incursion sur le continent Américain dans le roman précédent, alors j’ai décidé de sortir de ma PAL d’exception le prometteur « Trois mille chevaux vapeurs » d’Antonin Varenne (ICI). Le voyage fut parfois violent, mais je ne le regrette pas, malgré les chevauchées dans les montagnes qui ont mis mes fesses à vif. Mon quatrième coup de cœur.

Niveau manga, c’est le tome 16 de Black Butler (ICI) que j’ai lu ce mois-ci. L’enquête de Ciel et Sebastian continue au Weston College et ne prendra pas fin dans ce tome.

Ne reniant jamais mon vice, j’ai attrapé le premier tome de la « Jeunesse de Sherlock Holmes à Pau – Prélude 1 » de Pardheillan (ICI) qui a inventé une jeunesse à mon détective préféré. Plus un roman initiatique sur la future méthode holmésienne qu’un roman policier avec des enquêtes. Les enquêtes sont justes là pour agrémenter le tout.

Mon cinquième coup de cœur fut pour le « Dossier 64 » (ICI) de Jussi Adler-Olsen qui décidément, ne me lasse pas avec son « Département V ». La manière dont le récit est agencé éveille notre curiosité et lui permet de nous coller son pied au cul.

Avec un peu d’avance parce que je pensais que je n’aurais plus le temps de lire autre chose ensuite, je me suis dépêchée de sortir « Brunswick Gardens » d’Anne Perry (ICI) pour la LC du mois d’août chez Bianca. Un tome un peu endormant… mais un second titre en mois sur la PAL Noire.

Mitchum, vous connaissez ? Et bien, c’était lui qui jouait le rôle du méchant dans « La nuit du chasseur » réalisé par Charles Laughton (1957) et tiré du roman de Davis Grubb qui fut publié en 1953 (ICI). Un duel magnifique entre un petit garçon de 9 ans et un prêcheur qui veut lui faire dire où son père a enterré le magot volé à la banque. Sixième coup de coeur !

Mon septième et dernier coup de cœur du mois est pour « Une terre d’ombre » de Ron Rash (ICI). Un récit émouvant, envoutant, passionnant sur les dommages collatéraux de la Grande Guerre, même au-delà de l’océan.

Bilan Livresque Juillet : 13 romans + 1 manga

  1. Ashworth Hall : Anne Perry (commencé le 30 juin au soir) (PAL Noire)
  2. Un intérêt particulier pour les morts : Ann Granger
  3. Paris la nuit : Jérémie Guez
  4. Donnybrook : Franck Bill (Coup de coeur)
  5. Mais c’est à toi que je pense : Braunbeck (Coup de coeur)
  6. La faux soyeuse : Éric Maravélias (Coup de coeur)
  7. 1280 âmes : Jean-Bernard Pouy
  8. Trois mille chevaux vapeurs : Antonin Varenne (Coup de coeur)
  9. Jeunesse de Sherlock Holmes à Pau – Prélude 1 : Pardheillan
  10. Black Butler – Tome 16 : Yana Toboso
  11. Dossier 64 : Jussi Adler-Olsen (Coup de coeur)
  12. Brunswick Gardens : Anne Perry (PAL Noire)
  13. La nuit du chasseur : Davis Grubb (Coup de coeur)
  14. Une terre d’ombre : Ron Rash (Coup de coeur)

La Challengite aiguë… Une sacrée maladie, mes braves gens !

Oui, c’est le nom de ma maladie, la challengite aiguë. Tant que je prends mes petites pilules roses, tout va bien, je passe sur vos blogs et je ne suis pas tentée, lorsque vous parlez d’un challenge, de hurler « j’en suis ».

Là, ces derniers jours, n’ayant pas renouvelé ma prescription, le mal a refait surface, insidieux, sournois, perfide et le résultat est là : une participation au mois anglais de Titine et Lou (j’ai tenté de résister, mais bon…), une autre au challenge Victorien de Arieste et dernièrement, les challenges de Metaphore et Lili Galipette m’ont fait de l’œil.

La première fois, je me suis reculée, criant « vade retro, chanlengeas ».

La deuxième fois, ce fut  « cachez ce challenge que je ne saurais voir »…

Le blog de George aura eu raison de mes dernières forces…

Voilà, c’est fait, je participe (Gruz va encore dire qu’on doit me bander les yeux et me résilier mon abonnement Internet) aux deux challenges (je suis pour la paix dans les blogs, donc, pas de jalousie et vu qu’ils sont quasi identiques, c’est bon).

En plus, pas de travail en plus, je ne ferai pas de liste mais lirai ma petite pile de livre qui trône sur le bureau de mon homme (fallait pas me laisser un morceau de table vide!) tout en remplissant mes autres challenges. Vu qu’il ne faut pas envoyer les liens directement mais faire un récapitulatif mensuel, c’est tout bon.

Dois-je vous préciser que ma PAL est à 400 livres ??? Quoi ? Faut que je me calme avec mes achats ? Et oh, et puis quoi encore ? Un p’tit frère et un vélo ? Non, je vais juste la laisser traîner au soleil pour la faire fondre.

Mes billets récapitulatifs seront publiés ici, pour les deux challenges en même temps !

Vous voulez vraiment vous faire peur avec ma PAL qui n’est pas tout à fait à jour ?

Sur mon site : La PAL qui fait mal

Sur ce blog : La PAL qui fait pas moins mal

Challenge de l’été – 3 mois pour faire fondre votre … PAL  – Chez Metaphore

CHALLENGE - Faire fondre la PAL

Plusieurs catégories possibles :
– Indice 10 : (10 livres)
– Indice 20 : (20 livres)
– Indice 30 : (30 livres) Je vais essayer, du moins !!!
– Indice 40 : (40 livres) RÉUSSI ET TERMINÉ ! 40 livres lus en trois mois.
– Indice 50 : (50 livres)
– Biafine © : (100 livres)
– Écran total : (toute votre PAL, sans moi pour ce coup là!)

Bilan de juin: 21 livres
https://thecanniballecteur.wordpress.com/2013/07/01/bilan-livresque-juin-2013/

Bilan de juillet : 10 livres
https://thecanniballecteur.wordpress.com/2013/07/31/bilan-livresque-de-juillet-2013/

Bilan d’août : 9 livres
https://thecanniballecteur.wordpress.com/2013/08/31/bilan-livresque-aout-2013/

Fonctionnement :
– Faire un petit billet de présentation du challenge lors de votre inscription.
– Juste faire un bilan des billets écrits à la fin de chaque mois (Juin, Juillet et Aout pour le final) no stress pour les billets écrits en juin alors que vous venez de le lire en mai, ainsi que pour les dates des articles pour les bilans c’est les vacances, faisons au mieux…
– Compatible avec tout autre challenge en cours
– Pas d’obligation de mettre le logo à chaque billet, juste pour les bilans mensuels.

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Challenge d’été : Destination PAL chez Lili Galipette

CHALLENGE - DEstination la PAL

Voici la présentation de l’organisatrice, notre G.O :

Bonjour à tous. Je suis Lili Galipette, votre capitaine de bord. Merci d’avoir pris place à bord d’Air Galipette. Notre destination  : votre PAL.

Avant le décollage, quelques consignes de sécurité. Veuillez ne pas attacher votre marque-page à un seul livre. Les issues de secours se situent à chaque page.

En cas de dépressurisation, des romans tomberont des étagères  : merci d’aider vos conjoints et vos enfants à les ouvrir et à suivre chaque ligne. Notre personnel de bord reste à votre disposition pendant tout le voyage.

Un challenge d’été pour réduire nos PAL, qui en est  ? Puisqu’il paraît qu’on a plus de temps pendant les vacances (il paraît…), je vous propose de le mettre à profit pour voler vers les belles destinations que cachent vos livres (et pour faire de la place dans vos bibliothèques avant la rentrée littéraire…).

Le challenge s’ouvrira le 1er  juillet et s’achèvera le 31  août : 19 livres lus !

Bilan de juillet : 10 livres
https://thecanniballecteur.wordpress.com/2013/07/31/bilan-livresque-de-juillet-2013/

Bilan d’août : 9 livres
https://thecanniballecteur.wordpress.com/2013/08/31/bilan-livresque-aout-2013/

Pour participer, il faut me communiquer votre PAL à jour avant le 25  juin. J’accepte les liens vers des pages de blog ou les GoogleDoc, mais pas les documents Word ou PDF, ni les mails.

Vous pouvez présenter toute votre PAL ou seulement une PAL d’été  : à vous de fixer votre objectif  ! Nous sommes là pour nous amuser, pas pour entrer en compétition avec nous-mêmes ou les autres.

Une fois votre PAL bloquée et le challenge ouvert, il n’y a plus qu’à lire  ! À la fin du challenge, vous comparerez votre PAL de départ et votre PAL d’arrivée. Je ne tiendrai pas la liste de vos lectures : moi aussi, je serai en vacances  ! Je vous demande donc de créer un article pour recenser vos lectures estivales et les liens. À la fin du challenge, c’est les liens vers ces articles que je recenserai sur mon blog.

Et qu’est-ce qu’on gagne, me direz-vous  ? Je vous répondrais que vous aurez gagné l’immense joie de plonger dans votre PAL, d’en sortir des livres peut-être oubliés et de partir vers de fabuleuses destinations. Bref, pas de carotte pour celui ou celle qui aura lu le plus de livres  : nous sommes en vacances, pas en compétition  !

Réservez vite votre place à bord de l’avion d’Air Galipette  !

CHALLENGE - DEstination la PAL CHALLENGE - Faire fondre la PAL

L’Homme au ventre de plomb : Jean-François Parot [Nicolas Le Floch 2]

Titre : L’homme au ventre de plomb

Auteur : Parot J-F

Édition: 10-18 (2001)

Résumé :

On retrouve Nicolas Le Floch moins d’un an après sa première enquête, « L’Énigme des Blancs-Manteaux ».

Nous sommes toujours dans le Paris de la fin de l’année 1761 et le jeune commissaire de police du Châtelet a pris quelques galons suite à ses réussites antérieures sous l’autorité de M. de Sartine, l’homme des enquêtes spéciales de Louis XV, avec l’aide de son adjoint l’inspecteur Bourdeau.

Au départ de cette aventure, Le Floch est à l’Opéra, où l’on donne Les Paladins de Rameau, quand un couple de courtisans, le comte et la comtesse de Ruissec, apprennent le suicide de leur fils.

Les premières constatations font plutôt pencher Nicolas Le Floch pour la thèse d’un assassinat déguisé.

L’affaire va le mener tout droit à des complots qui pourraient menacer jusqu’à la vie du roi.

Pour la seconde fois, Jean-François Parot explore son XVIIIe siècle parisien.

La recette est fort comparable à la première enquête de Nicolas Le Floch, et tout aussi réussie.

L’érudition historique de l’auteur est manifeste, il rend à merveille l’ambiance galante et extravagante de ce Paris qui se voudrait élégant mais où, en pleine guerre de Sept Ans et en pleine Affaire des jésuites, la politique est une affaire dangereuse.

Critique :

Non, « L’homme au ventre de plomb » n’a rien à voir avec l’estomac chargé de Charles Duchemin (Louis de Funès) après avoir dû manger quantité de plats indigestes (et pas frais) sous la menace d’un restaurateur qu’il avait dégradé dans son guide (« L’aile ou la cuisse »). La scène des boutons… Vous vous souvenez ?

Et bien là, c’est encore pire que ça !

Un an après sa première enquête (L’énigme des Blancs-Manteaux), notre ami Nicolas Le Floch se retrouve avec quelques galons de plus : le voilà promu commissaire !

Paris, fin de l’année 1761, notre Nico national est à l’Opéra quand le comte et la comtesse de Ruissec apprennent le suicide de leur fils. Tant pis pour la soirée, le travail n’attend pas !

Je rappelle à mes lecteurs que dans un pays catho comme la France à cette époque, le suicide, c’est du péché mortel et on a condamné des suicidés parce qu’ils s’étaient « homicidés ». Punition : on a traîné leurs cadavre dans toutes les rues. La honte sur leur famille.

Les premières constatations font plutôt pencher Nicolas Le Floch pour la thèse d’un assassinat déguisé. Le coup du « il est mort en nettoyant son fusil » ne prend pas avec lui. Des tas de petits détails ne sont pas normaux et ça le titille.

L’examen du corps avant autopsie lui confirme déjà qu’il avait vu juste. Par contre, il ne se doutait pas qu’on avait…. Non, je ne dirai rien de plus, mais la mort dut être terrible. Fallait prendre tout au sens propre et pas au figuré.

Les ramifications complexes et multiples de cette affaire va le mener tout droit à des complots qui pourraient menacer jusqu’à… Oui, si haut !

Surtout que son faux suicidé n’est pas le seul à mourir dans cette affaire et que Nicolas aura fort à faire, aidé de son fidèle adjoint, l’inspecteur Bourdeau, pour démêler le vrai du faux.

L’auteur nous ressert la même recette que celle utilisée pour sa première enquête et la sauce prend, cette deuxième enquête étant tout aussi réussie que la précédente.

Même mieux, je dirais, puisque ayant eu droit aux explications sur la jeunesse de Nicolas dans le tome précédent, celui-ci passe plus vite aux choses sérieuses.

Pas de vitesse supersonique, mais un rythme de croisière au pas des chevaux avec quelques galops durant les 310 pages que comptent l’ouvrage.

Rien à redire du point de vue historique, n’étant pas historienne, mais il appert que l’auteur s’y connait pour mettre en scène le Paris du XVIIIème siècle. Sans oublier les personnages ayant réellement existé !

Son érudition est manifeste et c’est un double plaisir pour moi d’avoir une enquête policière historique.

En 310 pages, vous fréquenterez des bourgeois, la haute noblesse en la personne du Roi et de sa maîtresse, la Pompadour, mais aussi une mère maquerelle, des gamins des rues, des moines, des flics, un bourreau, un médecin légiste, des cadavres, de la misère, de la richesse et même si Findus n’existe pas encore pour vous coller de la viande de cheval à la place de celle de boeuf, restez prudent lorsque vous mangez.

Le petit plus ? Pour une amatrice de Sherlock Holmes telle que moi, j’ai souri lorsque je découvris que Nicolas crochetait les serrures et n’hésitait pas à enfreindre la loi quand il le fallait : une visite à domicile de nuit, version « cambrioleur », Holmes le faisait aussi.

Titre participant aux challenges « Polar Historique » proposé par Samlor, « Thrillers et polars » de Liliba, « Objectif PAL Noire à Zéro » de George et « Vingt Mille Lieues Sous Mes Etagères » by The Cannibal Lecteur.

Le meneur de loups : Alexandre Dumas

Titre : Le meneur de loups

Auteur : Alexandre Dumas

Édition: Les Belles Lettres (1997)

Résumé :

Un jour précis de l’année, le Diable s’incarne sur terre dans la peau d’un loup noir.

Cette année-là, pourchassé par le seigneur du lieu et sa meute, il doit se réfugier chez un pauvre sabotier à qui il propose un pacte susceptible de faire de lui un seigneur, riche… mais maléfique.

Chef-d’œuvre de la littérature fantastique, « Le meneur de loups » doit au génie inventif et à l’écriture flamboyante du grand romancier romantique un pouvoir de suggestion résolument moderne.

Critique :  

Johnny Hallyday chantait « Qu’on me donne l’envie », mais Thibault le sabotier, personnage principal de ce livre n’a pas besoin de le hurler sur scène, l’envie lui est chevillée au corps comme une moule à son rocher. Et il aurait mieux fait d’avoir envie qu’on lui donne l’envie… si vous me suivez.

Découvert dernièrement, ce livre traînait dans une de mes caisses de mon dernier déménagement (2006) et fait plus que partie intégrante de ce que je nomme ma PAL Noire (les livres qu’on a acheté il y a très longtemps et qu’on a pas encore lu).

Mais vraiment Noire de chez Noir, vu que son étiquette, apposée par la FNAC, a un prix en francs et porte la date de décembre 1998 !

Quatorze ans qu’il attend une lecture, ce pauvre livre oublié dans un coin sombre. C’est de la PAL tellement Noire que si c’était du café, la cuillère et le sucre auraient peur d’entrer dedans.

C’est bête de l’avoir oublié parce qu’il vient de me faire passer un agréable petit moment.

L’introduction est d’Alexandre Dumas lui-même (où d’un de ses nègres) et il nous parle d’un moment de son enfance, avec le garde de son père – Moquet – un type pétrit de superstitions que à ce niveau là, ça ne se soigne plus.

Bien des années plus tard, lorsque Dumas eut quinze ans, il participa à une chasse au loup avec Moquet, l’ancien garde de feu son père. Bien qu’ayant touché le loup, ils retrouvèrent la balle par terre.

C’est alors que Moquet entreprit de raconter à Alexandre l’histoire du loup noir de Thibault le sabotier… Un loup qu’on ne peut tuer qu’à l’aide de balles en argent ou en or.

Dès la page 35, nous entrons donc dans cette histoire fantastique qui nous raconte qu’un jour précis de l’année, le Diable s’incarne sur terre dans un loup noir.

Cette année-là, pourchassé par le seigneur du lieu et sa meute, il se réfugie chez un pauvre sabotier à qui il propose un pacte…

Thibault, c’est le personnage central du livre, un sabotier instruit mais pauvre et qui ne rêve que d’une chose : devenir riche. Il envie les autres, ceux qui sont les seigneurs, qui ont de l’argent. Pourtant, il n’est pas trop mal loti, mais il veut plus et son pacte avec le Diable incarné en loup noir doit y pourvoir.

De ce livre, on peut en tirer de nombreux préceptes de vie, des morales et même quelques commandements bibliques :

1. L’envie, c’est mauvais…

2. La jalousie aussi

3. La colère encore plus

4. Tu ne convoiteras pas les biens d’autrui

5. Tu ne convoiteras pas la femme d’autrui

6. Le Diable ne se roule pas dans la farine

7. Des pactes, tu ne feras pas

8. Tu ne tueras point

9. La vengeance n’apporte que malheur

Un de ces préceptes nous apprend qu’il vaut mieux ne pas pactiser avec le Diable, illustré ici au propre, mais servant aussi au figuré, tel une fable de Lafontaine.

Que celui qui penserait pouvoir pactiser avec une organisation criminelle telle que la Mafia et les rouler dans la farine, se fourre le doigt dans l’œil jusqu’au coude et le bloc ciment aux pieds. On ne les roule pas et on sort toujours perdant.

Entre nous, si Thibault n’était pas un être aussi malfaisant, son rôle irait comme un gant à un acteur tel que Pierre Richard tellement ce gars n’a pas de chance : chaque fois qu’il pense détenir quelque chose ou arriver à conclure ce qu’il désire, un grain de sable vient gripper les rouages et tout s’écroule ou se retourne contre lui.

Hélas, ce n’est pas une comédie mais une tragédie.

Durant toute la lecture, Thibault ne cessera de vouloir ce qu’il ne peut avoir et son âme se noircira au fur et à mesure.

Dès qu’il souhaite une chose, il utilise son pacte, qui n’est pas gratuit, mais il oublie une chose importante, on ne peut pas forcer une femme à vous aimer, même si vous faites disparaître l’homme qu’elle aime.

Chassé de toute part suite à sa détestable réputation, il n’aura pour compagnie que sa meute de loups. Son caractère s’aigrit de plus en plus.

Il est orgueilleux, vaniteux, envieux, tricheur, haineux et ne ressent aucun regrets.

Le pire, c’est qu’il ne se rendra jamais compte qu’il est responsable lui-même de ses malheurs ! C’est toujours la faute aux autres, les puissants, les seigneurs et tutti quanti.

Il change d’avis comme de chemise, oublie une femme parce que « pas assez riche » pour lui, mais devient furax le jour où elle se marie, alors que lui, il a convoité d’autres femmes ! Il a toujours une bonne excuse à son inconduite.

Et puisque se sont les autres les coupables, ils doivent payer tous autant qu’ils sont. De l’égoïsme à tomber raide mort.

Alors, avec sa meute de loups, s’engagera un bras de fer avec la meute de chiens du seigneur local, mais les loups, aidés de l’intelligence et du savoir de l’homme, seront les plus fort, tuant et détruisant tout ce qui vit.

Là dessus, je m’insurge ! Utiliser les loups pour se venger et faire le mal, c’est rajouter à la vieille peur ancestrale des loups, dévoreurs d’hommes. Pas une bonne pub pour ces pauvres créatures. Ok, avec des lapins, ça n’aurait pas fait le même effet…

Thibault parviendra-t-il a obtenir sa rédemption ? Pas de spoiler, muette comme une tombe.

Ce qui me fait enrager c’est que j’ai attendu 14 ans avant de lire ce livre ! Bon, le tort est réparé et ce fut une lecture gourmande et savoureuse.

Une belle leçon de morale et de vie sur tout ce qui peut découler des gens qui sont envieux d’autrui alors qu’ils avaient tout pour être heureux.

Titre participant au Challenge « Totem » organisé par Lili Galipette, catégorie « Loup » et aux challenges « PAL Noire à Zéro » de George et « Vingt Mille lieues sous mes étagères ».

Bilan Livresque : Janvier 2013

Janvier et on recommence une nouvelle année !

Le bilan n’est pas trop mal pour ce premier mois de l’année. Mes lectures furent bonnes et mes challenges se remplissent tout doucement.

L’avantage d’avoir une PAL énorme, elle peut me faire participer à plein de challenges en même temps !

Stevenson me fit découvrir son « Ile au trésor » et me fit remplir mes « obligations » pour le Challenge Romans Cultes de Metaphore.

Après les fêtes, je n’avais pas envie de me lancer dans un pavé, voilà pourquoi j’ai choisi ce roman court mais intense, afin de respirer les embruns et le parfum de l’aventure. Pari réussi ! Un chouette roman.

Continuant à essayer de faire diminuer ma PAL Noire (« PAL Noire à Zéro » et « Vingt Mille Lieues Sous Mes Etagères »), j’ai attaqué « Le temps des loups » (Douriaux) qui, en plus de m’avoir fait passer un bon moment dans la France tourmentée, avait aussi l’avantage de participer au Challenge « Totem » de Liligalipettes, catégorie Loups.

Après l’Histoire, je suis revenue à mes premiers amours avec le polar victorien « Meurtre aux chandelles » de Brandreth qui remplissait 3 Challenge à lui tout seul : « Thrillers et Polars » / « Polar Historique » et « I Love London ».

Suivre Oscar Wilde sur une enquête et croiser la route de Conan Doyle était tout simplement jouissif ! Le livre était un cadeau de ma soeur… Les Wishlist, ça sert.

Un manhwa pour changer… c’est un manga Coréen, le « Manhwa Style » comme l’a si bien dit Liliba. Enfin j’ai pu lire le Tome 1 « The Sherlock Holmes Story » de Kwom qui entre dans 2 Challenges : « Sherlock Holmes » ainsi que « Thrillers et Polars ».

On frôle le Yaoi sans jamais l’atteindre mais c’est plaisant de découvrir le Canon Holmésien en dessin, même si ceux-ci laissent parfois à désirer au niveau des bouches ou de la grande taille de Holmes.

On m’en avait beaucoup parlé et je l’ai lu en deux malheureux petits jours : « Level 26 – Tome 1 » d’Anthony Zuiker (« Thrillers et Polars ») et il m’a fait passer un super moment.

Ok, le style est considéré comme « assez plat » par certains, je n’ai pas aimé le personnage de l’ancien flic, Steve Dark, mais le livre m’a diverti et ce fut un vrai page-turner.

Certains livres, à eux tout seul, lorqu’on les a terminés et que la critique est rédigée, il ne faut rien oublier car ils entrent dans plein de Challenges à la fois.

Ce fut le cas avec « Les bienfaits de la mort » de Lee Jackson qui à lui tout seul entrait dans 4 Challenges : « Thrillers et Polars »/« Polar Historique »/« I Love London »/« PAL Noire à Zéro » et le mien « Vingt Mille Lieues Sous Mes Etagères ». Non, pas 5 car le mien est le même que celui de George « PAL Noire à Zéro ».

Très bon roman policier si on veut découvrir la société victorienne d’un peu plus près. Si on veut que ça bouge, faut passer son chemin. Moi, j’ai aimé l’ambiance.

« L’assassin du boulevard » de René Reouven est un pastiche holmésien de très bonne facture. Surtout que, hormis quelques chapitres au début, tout le reste est raconté par Holmes, ce qui est rare.

Et une autre participation aux Challenges « Sherlock Holmes » /« Polar Historique »  et « Thrillers et Polars ».

Le mois fut vraiment extra au point de vue lecture et ce n’est pas « Miséricorde » de Jussi Adler-Olsen (« Thrillers et Polars ») qui va me contredire.

J’ai adoré les personnages, surtout celui de Carl Morck. Là aussi l’auteur prend le temps de mettre ses personnages en place, ça va lentement mais sûrement. Un auteur à suivre et je compte bien découvrir ses autres romans.

Une autre de mes passions est la science légale et j’avais acheté cet ouvrage dans le but de la découvrir un peu mieux. De plus, ô suprême honneur, l’ouvrage cumulait le fait de me parler de mon détective préféré : « La science de Sherlock Holmes – Les débuts de la science légale » de E.J. Wagner (Challenges « Sherlock Holmes »« Thrillers et Polars » / « Polar Historique »).

De la science légale, oui, mais compréhensible et facile à lire. Sans oublier toutes les anecdotes criminelles qui parsème cet ouvrage et qui nous éclairent sur les nombreuses avancées dans ce domaine.

Pour terminer le mois, j’ai opté pour un court roman qui n’en était pas moins intense : « Le vampire de Ropraz » de Chessex. Court, intense, gore. Waw.

Niveau relecture, j’ai relu une fois de plus « Le chien des Baskerville » de Conan Doyle et « La vie privée de Sherlock Holmes » de Michael Hardwick.

Je les connais, donc, ils se lisent très vite. J’ai réalisé aussi qu’ils entraient dans le Challenge « La littérature fait son cinéma » en plus de celui de « Sherlock Holmes ». Je n’ai rien changé à mes fiches, mes impressions étant fixées depuis ma première lecture.

**********

Bilan de Janvier : 9 livres et 1 Manhwa (tous participaient à un Challenge, sauf 1) – 2 en moins dans la PAL Noire et 1 « roman culte » lu (liens dans les numéros)

 

1. L’ Ile au trésor : Stevenson (« Romans Cultes »)

2. Le temps des loups : Douriaux (« Totem » /« PAL Noire à Zéro »)

3. Meurtre aux chandelles : Brandreth (« Thrillers et Polars » /« Polar Historique »/« I Love London »)

4. The Sherlock Holmes Story – Tome 1 : Kwom (« Sherlock Holmes » / « Thrillers et Polars ») – Manhwa

5. Level 26 – Tome 1 : Zuiker (« Thrillers et Polars »)

6. Les bienfaits de la mort : Jackson (« Thrillers et Polars »/« Polar Historique »/« I Love London »/« PAL Noire à Zéro »/« Vingt Mille Lieues Sous Mes Etagères »)

7. L’assassin du boulevard : Reouven (« Sherlock Holmes » /« Polar Historique » /« Thrillers et Polars »)

8. Miséricorde : Adler-Olsen (« Thrillers et Polars »)

9. La science de Sherlock Holmes – Les débuts de la science légale : Wagner (« Sherlock Holmes »« Thrillers et Polars » / « Polar Historique »)

10. Le vampire de Ropraz : Chessex

The Sherlock Holmes Story 1  Bienfaits de la Mort - - Jackson Ile au trésor - Stevenson Level 26 - 1 - Origines Miséricorde - Adler Olsen Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles - Brandreth Science de Sherlock Holmes - Wagner Temps des loups - Douriaux Vampire de Ropraz - Chessex

Assassin du boulevard  - Réouven - LP

Challenge « Polar Historique »

Challenge « Polar Historique »

Et bien oui, un de plus ! Pourquoi se priver d’un autre challenge, surtout lorsqu’il concerne la lecture de polars historiques ?

J’en possède assez que pour m’amuser, sans compter les titres qui jouent dans les autres challenge et ceux que j’ai déjà lu mais jamais chroniqué.

Le challenge est proposé par Samlor, n’a pas de date limite, ainsi, chacun peut lire à sa vitesse le nombre de livres qui lui convient.

Samlor a décidé de faire trois niveaux :

– Niveau Fronsac : 10 polars historiques – Terminé mais je continue !

– Niveau Le Floch : 6 polars historiques

– Niveau Tân : 2 polars historiques

– Niveau Blanche : ben oui, à force d’en lire, elle explose tous les records!!

(Les noms des niveaux viennent de trois séries polars historiques)

A chaque fois que vous avez lu un polar historique, merci de lui envoyer un mail  ou un commentaire avec le lien de votre chronique pour qu’il puisse le mettre sur son blog.

Voici ma liste des titres participants (17/29) :

  1. Anne Perry : Brunswick Gardens  (PAL Noire)
  2. Anne Perry : La Conspiration de Whitechapel (PAL Noire)
  3. Anne Perry : Long Spoon Lane (PAL Noire)
  4. Anne Perry : Resurrection Row (ICI – PAL Noire)
  5. Anne Perry : Rutland Place (ICI – PAL Noire)
  6. Ferrère Fabienne : Car voici que le jour vient
  7. J-F Parot : L’Homme au ventre de plomb (ICI PALN)
  8. J-F Parot : Le Fantôme de la rue Royale
  9. J-F Parot : L’Affaire Nicolas Le Floch (ICI – PAL Noire)
  10. Steven Saylor : Un Égyptien dans la ville (PAL Noire)
  11. Steven Saylor : Enigme Catilina (PAL Noire)
  12. Steven Saylor : Rubicon (PAL Noire)
  13. Steven Saylor : Meurtre sur Voie Appia (ICI – PAL Noire)
  14. Christian Jacq : Crimes romains (PAL Noire)
  15. Guillaume Prévost : Sept crimes de Rome (PAL Noire)
  16. Les aventures de Guilhem d’Ussel : Jean d’Aillon
  17. Gyles Brandreth : Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles (ICI)
  18. Lee Jackson : Les bienfaits de la mort (ICIPAL Noire)
  19. Louis Bayard : La Tour Noire (ICI)
  20. René Réouven : L’assassin du boulevard (ICI)
  21. Mathilde Asensi : Iacobus (ICIPAL Noire)
  22. Lane : Premières aventures de Sherlock Holmes – T4 : Aux portes de l’enfer (ICI)
  23. Wiggins et le perroquet muet : Béatrice Nicodème (ICI)
  24. Wiggins et la ligne chocolat : Béatrice Nicodème (ICI)
  25. Wiggins chez les Johnnies : Béatrice Nicodème (ICI)
  26. Wiggins et les plans de l’ingénieur : Béatrice Nicodème (ICI)
  27. Nicholas Meyer : L’horreur du West-End (ICI)
  28. David Stuart Davies : Un certain docteur Watson (ICI)
  29. David Stuart Davies : Le livre des morts (ICI)
  30. Mack-Citrin : Sherlock Holmes et associés 1Affaire Zalindas (ICI)
  31. Sherlock’s Story 4 – Dentelles de la reine (ICI)
  32. Sherlock’s Story 5 – Faux-monnayeurs de Londres (ICI)
  33. Sherlock’s Story 6 – Blackwell, le pirate de la Tamise (ICI)
  34. Sherlock’s Story 8 – La maîtresse de l’Attorney (ICI)
  35. Ellery Queen  : Sherlock Holmes contre Jack l’Eventreur (ICI)
  36. Garcia Bob : Penny Blood (ICI)
  37. Meyer Nicholas : La solution à 7% (ICI)
  38. Arnould Alain : Le secret de la pyramide (ICI)
  39. Meyer Nicolas : Le Fantôme de l’opéra (ICI)
  40. Cordurié : S. Holmes & le Necronomicon, T1 : L’ennemi intérieur (ICI)
  41. Cordurié : Holmes & le Necronomicon, T2 : La nuit sur le monde (ICI)
  42. Poupard/Debois : Jack l’éventreur, T2 : Le Protocole Hypnos (ICI)
  43. Springer Nancy : Enola Holmes 1 – La double disparition (ICI)
  44. Springer Nancy : Enola Holmes 2 – L’affaire Lady Alistair (ICI)
  45. Springer Nancy : Enola Holmes 3 – Le mystère des pavots blancs (ICI)
  46. Springer Nancy : Enola Holmes 4 – Le secret de l’éventail (ICI)
  47. Springer Nancy : Enola Holmes 5 – L’énigme du message perdu (ICI)
  48. Springer Nancy : Enola Holmes 6 – Métro Baker Street (ICI)
  49. Nicodème Béatrice : Wiggins et Sherlock contre Napoléon (ICI)
  50. Nicodème Béatrice : Un Rival pour Sherlock Holmes (ICI)

Bilan livresque : Octobre 2012

Que dire d’octobre 2012 du point de vue des lectures ? Pas mal du tout.

Au début de mois, j’ai entamé une « Thérapie » de Fitzek et elle fut excellente du point de vue du suspense et de la tension qui m’a habitée durant toute ma lecture. Livre lu en une journée… Lu dans le cadre du Challenge « Thrillers et Polars » de Liliba).

Dans le cadre de ma PAL Noire, j’ai entamé des « Liaisons dangereuses » avec le livre de Pierre Choderlos de Laclos dans le cadre du Challenge « Romans Cultes ».

Enfin, je l’ai sortit de ma PAL Noire puisqu’il entre aussi dans le cadre du challenge de Minou « Badinage et libertinage ».

Pas à dire, le roman n’est pas des plus facile à lire et le récit sous forme épistolaire ne me simplifie pas la vie… Pour ce qui en est de la critique, je peux vous dire que Merteuil et Valmont sont des Machiavel en puissance. Commencé à lire le 02/10 et terminé le 29/10. Oui, il m’a fallu autant de temps pour le lire… Bien entendu, durant tout ce temps, j’ai lu d’autres livres !

Une fois n’est pas coutume, c’est de la SF qui m’a sauvé un peu de ma lecture laborieuse des « Liaisons ». Qui fut mon sauveur, ma bouffée d’oxygène ? « Je suis une légende » de Matheson, lu dans le cadre du challenge « Romans Cultes » de Métaphore.

Le livre est au antipodes du film, enfin, c’est le film qui est aux antipodes du livre, bien supérieur à ce que j’avais vu sur grand écran.

Roman profond, huis-clos entre un survivant et des vampires et une théorie totalement différente de ce que nous connaissons sur les buveurs de sang.

Un peu de mystique, un brin de spiritualité et de guerre de religion avec le roman de Barthelemy : « Que ton règne vienne ». Le tout sur fond de la chute de la ville de Constantinople en 1453.

Ce roman, c’est une course-poursuite qui commencera à Constantinople, fera halte à Florence et qui se poursuivra par les Balkans, le tout dans un Moyen-Age déchiré par les affrontements entre Chrétiens et Musulmans.

Si vous êtes réfractaire à l’Histoire, passez votre chemin !

« Le perroquet qui bégayait » d’Alfred Hitchcock est une relecture. Il m’avait bien amusé lorsque j’avais dû le lire pour l’école, en 1988… Un bail !  Il a bien vieilli et j’ai pris plaisir à le relire.

Découverte de la lecture sur un autre support que le papier… Non, pas avec une liseuse, je n’en possède pas, mais avec le PC.

« L’étrange cas du docteur Watson » de Conan Lord fut lu grâce au programme Kindle installé sur mon ordinateur.

Et alors ? Histoire intéressante, un brin de SF et une grosse louche de mes héros préférés. Des interrogations, des questions sur le final, une grosse surprise… Tout pour me plaire, mais trop court, dommage.

Revenons au livre habituel, un bon polar qui entre dans quatre challenges à la fois : « Le cadavre de Bluegate Fields » de Anne Perry.

Grâce à l’enquête de l’inspecteur Pitt, j’ai participé aux challenges « PAL Noire à Zéro » de George, à celui de « Vingt mille lieues sous mes étagères » de moi-même, à celui de Liliba « Thrillers et Polars » et au p’tit dernier « I Love London » de Maggie et Titine.

Ne dérogeant pas à ses habitudes, Anne Perry nous présente, d’entrée de jeu un cadavre : c’est celui d’un jeune homme qu’on a balancé, nu comme un ver, dans les égouts du quartier de Bluegate Fields.

L’auteur aborde ici, un autre fait « noir » de la société victorienne : la prostitution des enfants, version « garçon » et des aristocrates ou bourgeois qui en profitaient largement ! Le Londres de cette époque n’était pas des plus folichon mais c’est toujours un plaisir de découvrir sa noirceur au travers des enquêtes de l’inspecteur Pitt et de son épouse Charlotte.

Si je vous parle d’élections, vous allez partir en courant et je ne vous donnerai pas tort. Mais dans ce cas-ci, je vous parle d’un temps où les femmes ne pouvaient pas voter et où on n’imaginait même pas qu’elles puissent se présenter aux élections !

« Sherlock Holmes et la suffragette amoureuse » est un recueil d’aventures du célèbre détective écrites par un holmésien Bernard Oudin. La partie avec la suffragette est en ouverture et on y parle brièvement du mouvement des femmes pour obtenir le droit de vote.

Le roman se compose de sept aventures et j’avoue qu’elles m’ont bien plus. Conan Doyle est incopiable mais Oudin a réussi à faire presque comme lui et je me sentais comme dans le canon durant ma lecture.

Puisque j’étais bien lancée, j’ai embrayé sur un roman plus court mais que je voulais lire depuis longtemps : « L’étrange cas du docteur Jekyll » de Robert Louis Stevenson (PAL Noire). On a beau connaître l’histoire, la lire, c’est encore mieux. Moralité ? Science sans conscience n’est que ruine de l’âme.

Magnifique œuvre sur le dédoublement de la personnalité et la schizophrénie… Avec un notable changement physique. Si Jekyll a l’apparence d’un respectable médecin, Hyde est un petit homme répugnant qui inspire le dégoût, voire le meurtre.

Puisque Stevenson et Conan Doyle se connaissaient et se complimentaient mutuellement sur leurs œuvres tout en s’admiraient mutuellement (faut dire qu’ils étaient tous les deux des écrivains écossais…), je me suis donc tournée vers le Conan Doyle quand il n’écrit pas sur Sherlock Holmes : « La main brune », un petit livre comprenant 5 histoires.

Pour finir en beauté ? Puisque Holmes est une sorte de malange entre Joe Bell et le Dupin de Poe (dixit Doyle dans une lettre qu’il envoya à Stevenson), je me suis tournée vers « Double assassinat dans la rue Morgue » de Edgar Allan Poe (PAL Noire). Encore un classique que je n’avais jamais lu.

Un crime immonde, une chambre presque close, un mystère vite solutionné par Dupin.

Un mauvais point à l’édition Librio qui affiche, sur sa couverture, la solution de l’énigme…

Bilan d’Octobre : 10 livres (dont 4 PAL Noire / 5 PAL / 2 cultes et 5 qui ont participé à un Challenge !)

  1. Thérapie : Fitzek  (« Thrillers et Polars »)
  2. Liaisons dangereuses : Choderlos de Laclos (« Romans Cultes » /PAL Noire)
  3. Je suis une légende : Matheson (Challenge « Romans Cultes »)
  4. Que ton règne vienne : Barthelemy  
  5. Le perroquet qui bégayait : Alfred Hitchcock (relecture)
  6. L’étrange cas du docteur Watson : Conan Lord 
  7. Le cadavre de Bluegate Fields : Anne Perry (« Thrillers et Polars » et PAL Noire)
  8. Sherlock Holmes et la sufragette amoureuse : Oudin (« Thrillers et Polars »)
  9. L’étrange cas du docteur Jekyll : Robert Louis Stevenson (PAL Noire)
  10. La main brune : Conan Doyle (PAL)
  11. Double assassinat dans la rue Morgue :  E A Poe (PAL Noire)

Les Liaisons dangereuses : Pierre-Ambroise-François Choderlos de Laclos

Titre : Les Liaisons dangereuses

Auteur : Pierre-Ambroise-François Choderlos de Laclos
Édition: Folio Classique
Résumé :

Au petit jeu du libertinage, l’adorable Valmont et la délicieuse Madame de Merteuil se livrent à une compétition amicale et néanmoins acharnée : c’est à celui qui aura le plus de succès galants, et le moins de scrupules.

Peu importent les sentiments, seule la jouissance compte. Les conquêtes se succèdent de part et d’autre, jusqu’à ce que Valmont rencontre la vertu incarnée : la présidente de Tourvel.

Elle est belle, douce, mariée et chaste : en un mot, intouchable. Voilà une proie de choix pour Valmont : saura-t-il relever ce défi sans tomber dans les pièges de l’amour ?

De lettre en lettre, les héros dévoilent leurs aventures, échangent leurs impressions et nous entraînent dans un tourbillon de plaisirs qui semble n’avoir pas de fin.

Petit plus : Ce sulfureux roman a longtemps été censuré, ce qui ne l’a pas empêché de fasciner des générations de lecteurs et, plus près de nous, de captiver bon nombre de cinéastes : « Les Liaisons Dangereuses » de Stephen Frears mais aussi les adaptations de Roger Vadim, et de Milos Forman.

Critique :

Ce roman traînait dans ma PAL depuis tellement longtemps…

Pourtant, j’avais commencé sa lecture, il y a de cela bien longtemps, mais le style épistolaire et la baratin tarabiscoté utilisé à cette époque m’avaient paru tellement fastidieux que je n’avais pas accroché et je l’avais reposé définitivement.

Que je croyais.

Vive les challenges littéraires qui nous motivent à nous pencher sur ces romans perdus dans le fond de nos biblio.

Je laisserai à Valmont le soin de vous déflorer l’histoire, si jamais vous ne la connaissiez pas.

Sinon, je pourrais vous dire que je viens de lire 380 pages de machiavélisme ! A croire que la marquise de Merteuil et le vicomte de Valmont sont les descendants directs de Machiavel.

La vengeance entraînant des dommages collatéraux, vaut mieux pas de trouver dans les parages de la marquise et du vicomte. Surtout si vous êtes un mâle et que la marquise de Merteuil a décidé de s’offrir votre tête pour le petit déj.

Pareil si vous êtes une femme fidèle qui résiste.  Cela poussera Valmont à tous les artifices pour vous attirer dans ses rets.  Une femme qui est parée de toutes les vertus, que à côté, la Vierge Marie fait pâle figure, une femme qui  se refuse, c’est bien plus excitant pour le vicomte que une qui les écarte tout de suite. Le gibier n’en sera que meilleur une fois la chasse terminée.

De même que l’oie blanche en provenance direct du couvent et qui doit marier un vieux mec plein de thunes. C’est si bon… et la puisque la marquise lui demande si gentiment, Valmont peut courir deux lièvres à la fois.

J’ai bien souvent écarquillé les yeux en lisant leur prose et toutes les stratégies retorses qu’ils élaborent pour arriver à leurs fins. Le pire est quand la victime que Valmont décide d’instruire est mineure d’âge (15 ans).

On peut comprendre le scandale que le livre fit à l’époque. Les pires travers de l’aristocratie s’y trouvent.

C’est du joli, tout cela ! Je ne regrette pas de m’y être penché à nouveau sur cet ouvrage.

Attention, je vous avoue tout de même que j’ai commencé la lecture le 2 octobre et que je l’ai terminé le 29 octobre (de la même année, hein, n’exagérons pas).

Entre les coups, j’ai lu d’autres livres tellement celui-ci me prenait du temps.  Les tournures du langage sont bien souvent lourdes et il vaut mieux être attentif pour comprendre de qui Merteuil veut se venger et toutes les petites subtilités de l’histoire.

De plus, mon édition (vendue avec le journal « Le Soir » à l’époque) avait les paragraphes qui commençaient tout en haut de la page, allait tout en bas et bien sur les côtés aussi. Voilà une raison de plus à la longueur de ma lecture.

Moralité de l’histoire ? Les dégâts fait autour de Valmont et Merteuil sont incommensurables; on est puni par là où on a péché; il vaut mieux sortir « couvert »; l’amour rend les femmes complétement débiles (et les jeunes hommes aussi); la vanité et l’orgueil mènent tout droit dans le talus et un jour, tout se paie… Et cash !

Un roman de plus qui m’a marqué, un !

Lu dans le cadre du challenge « Badinage et libertinage » organisé par Minou, dans le cadre du Challenge « Romans Cultes » de Métaphore, dans le cadre du challenge « La littérature fait son cinéma » de Kabaret Kulturel ainsi que dans le cadre de l’Objectif PAL Noire à Zéro en partenariat avec Georges et L’Or et de mon propre challenge « Vingt mille lieues sous mes étagères ».