Watson et Holmes : June Thomson

Titre : Watson et Holmes

Auteur : June Thomson
Édition : Le Masque  (1995)
Édition Originale : Watson and Holmes
Traducteur : Pascal Aubin

Résumé :
Sherlock Holmes et le Dr Watson : deux personnages mythiques de la littérature policière, mais demeurés mystérieux à bien des égards.

Si l’on n’ignore rien des remarquables capacités cérébrales de Holmes, ni de l’indéfectible révérence de Watson pour les aptitudes du grand détective, en revanche, la vie plus intime des deux amis reste une énigme…

Endossant à son tour le rôle de détective, June Thomson traque au cœur du “canon”, tout indice, aussi ténu soit-il, susceptible de répondre aux questions que se sont toujours posées les amateurs.

Elle nous livre ainsi, dans ce roman policier pas comme les autres, quantité d’informations précieuses et de théories passionnantes qui, tout en célébrant les liens qui unissaient les deux hommes, reconstituent de manière convaincante deux existences chargées de mystère.

Critique : 
Ceci n’est pas un pastiche holmésien !

Ce n’est pas non plus un recueil d’Untold Stories, ces histoires citées mais non racontées par Watson (histoires canoniques mais il n’existe pas de réçits officiels de celles-ci, seuls les pasticheurs ont émis leurs propres hypothèses).

Alors, c’est quoi ? Une étude  sur la relation entre Holmes et Watson. Non, que les coquins ôtent ce sourire grivois de leurs lèvres, je ne parle pas de ce genre de relation là !

Ce livre nous en dit plus sur les caractère des personnages enfantés par Conan Doyle, sur l’implication que pourraient avoir les dates de leurs enquêtes sur leur vie,…

Bref, c’est tout simplement le « jeu » auquel se livrent les holmésiens, « The Game » qui est appliqué.

C’est quoi notre jeu ?

Nous considérons que Holmes et Watson ont réellement existé, qu’ils avaient une histoire propre que l’on peut reconstituer par des recherches approfondies et érudites, et nous prennons pour argent comptant le moindre détail du canon, la moindre phrase écrite par Watson et nous nous amusons à tenter d’expliquer les « incohérences » qui parsèment l’oeuvre canonique (le serpent qui boit du lait, la blessure de Watson qui se déplace, Watson portait-il un pyjama pour dormir ?…).

Attention, toujours avec humour et sans se prendre au sérieux !

Comme on le dit toujours « Analyser le plus sérieusement du monde une de ses passions est, pour nous, un sujet d’amusement. C’est la meilleure voie pour se moquer de ceux qui approchent les sujets les plus sérieux avec un esprit trop pointilleux ».

Greffier, notez-la phrase !

L’ouvrage est présenté de manière chronologique, ce qui, vous conviendrez, facilite la lecture.

Thomson étudie chaque aventure (ou presque) en fonction de la date à laquelle elle est sensée avoir lieue, poussant même le vice jusqu’à tenter de déterminer la date canonique, ce qui n’est pas aisé, je le sais, j’ai déjà essayé ! (voir aussi l’excellent ouvrage de Jean-Pierre Crauser « Quel jour sommes-nous, Watson ? » dont je vous causerai un autre jour)

June Thompson nous sort, à ses risques et périls, quelques théories sur les enfances de Holmes et Watson…

Très freudiennes, ses théories, dans le sens où Sherlock compare sa mère à la reine des abeilles (la reine de Saba aurait été plus amusante) et lorsqu’elle a tout fini avec ses inepties à deux balles, elle nous a réduit le personnage à du grotesque, quasi.

« Heu, auriez-vous un problème avec le détective, madame Thomson ? »

Ok, ce n’est pas un homme facile à vivre, il s’injecte de la cocaïne dans les veines, il cache des choses à Watson, le houspille sur sa manière d’écrire (et se rendra compte plus tard combien il est difficile d’écrire), se fait passer pour mort durant trois longues années, laissant son ami dans le chagrin (il perd aussi sa femme entretemps puisqu’elle disparaît au retour de Holmes), mais bon, ce n’est pas une raison pour qualifier tout son comportement d’anormal.

Pour Holmes, il y a toujours une bonne raison, pour lui, c’est normal et, de plus, il est généreux parce qu’il n’hésite pas à aider les non fortunés, juste par amour du travail.

Qu’avons-nous encore de gratuit de nos jours ? Pas un détective de ce talent, en tout cas.

Au final, on pourrait dire qu’elle fait coller les faits à SA théorie, comme certains auteurs le firent lorsqu’ils écrivirent sur l’Eventreur. Ils ont une théorie et bardaf, ils font en sorte que les faits collent avec leur théorie. C’est très dangereux.

L’ironie que pratique Holmes n’est pas toujours faite pour blesser. J’adore la pratiquer, le sarcasme aussi et je peux vous dire que j’en ai déjà dites des vertes et des pas mûres ! Je ne le pensais pas, que du contraire, mais il est plus aisé d’avouer son affection par de l’ironie.

Hormis ces quelques points de discorde avec elle, l’ouvrage se lit facilement, il n’est pas imbuvable, comme on pourrait le craindre, puisque consacré à « l’étude de l’holmésologie ».

Malgré tout, n’étant pas un roman à proprement parler, il est à réserver à un lecteur/lectrice qui voudrait en apprendre un peu plus sur le détective…

Lorsque je tombai dessus dans les années 95, croyez-moi, c’était de l’or en barre, le Net n’existant pas dans nos chaumières (oups, certains se sont évanouis en apprenant la nouvelle) et pour trouver des livres apocryphes sur Holmes, fallait zieuter dans d’autres ouvrages.

Le livre est intéressant à lire malgré une certaine psychologie de comptoir. À sa relecture, rien n’a changé…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et Le Mois anglais saison 7 chez Lou et Cryssilda (juin 2018).

 

Les triomphes de Sherlock Holmes – Souvenirs d’une souris d’hôtel : Gérard Dole

Titre : Les triomphes de Sherlock Holmes – Souvenirs d’une souris d’hôtel

Auteur : Gérard Dole
Édition : Terre De Brume – Terres mystérieuses (28/03/2008)

Résumé :
Dans le duel séculaire Angleterre-France, il fallait bien un jour confronter Sherlock Holmes et la fantasmatique souris d’hôtel qui choisit, pour la circonstance, le visage de Musidora, l’inoubliable interprète du feuilleton cinématographique Les vampires.

Nous avons d’un côté le grand détective victorien à la mine sévère, de l’autre une séduisante cambrioleuse, véritable type de Parisienne friponne, effrontée, délicieusement indécente.

Pendant que l’un arpente d’un pas décidé les ruelles d’un Londres chapeauté de brouillard, l’autre, serrée dans un collant noir où seuls affleurent des yeux charbonneux débordant de vaines promesses, trotte menu sur les toits glissants de Paname, d’une cheminée à l’autre, éclairée d’un rayon de lune, jusqu’au Palace où sommeille la proie convoitée.

Sous l’égide de Gérard Dôle, Sherlock Holmes et Musidora incognito, tantôt fille, tantôt garçon, vont s’approcher, s’apprécier, et résoudre ensemble de bien singulières énigmes, étranges et fantastiques.

L’image donnée ici du roi des détectives, et de son curieux élève Harry Taxon, est très personnelle, nous renvoyant avec un zeste d’humour en plus à la saga allemande des Welt-Detektiv, ces « Dossiers secrets » apocryphes des années 1900, qui furent à l’origine de la série Harry Dickson.

Critique :
Encore un apocryphe holmésien qui trainait depuis longtemps dans mes étagères et qui me déçoit grandement !

Pourtant, le 4ème de couverture n’était pas trompeur et j’aurais dû me méfier du fait qu’on me disait que l’image donnée de Holmes était très personnelle et inspirée des Welt-Detektiv, ces petits pulps mettant en scène un Holmes loin du canon holmésien.

Je possède d’ailleurs 6 petits apocryphes dans cette veine là, mais en français (les Sherlock’s story) et j’en avais dit tout le bien que je pensais ici, , , , encore ici et là-bas. Je suis ironique, en effet.

L’interprétation de Sherlock Holmes est bien personnelle à l’auteur, ce qui est son droit le plus strict, chacun le voyant comme il souhaite le voir et le plaçant dans l’époque qu’il le désire, à savoir, ici, après 1900 puisque voitures il y a déjà mais avant 1901 puisque Holmes rencontre la reine Victoria.

Mais entre nous et juste entre nous (personne ne lit), le Roi des Détectives, comme Gérard Dôle le nomme ne mérite pas son titre !

Le Roi des Mauvais Détective serait plus approprié vu les trois enquêtes que je viens de lire. Cet Holmes là ressemble plus à un ersatz du vrai qu’à autre chose.

Premièrement, il ne remarque jamais que son nouvel élève (qui est Musidora) qu’il vient de rebaptiser en Harry Taxon (en lieu et place de Sid Morau) est une femme ! Bordel de dieu, elle le trompe alors qu’il est difficile de tromper le véritable détective de Baker Street.

Musidora étant joueuse, sous son déguisement de Sid Morau, lui baratine une histoire fausse dans laquelle elle s’invente une fausse sœur jumelle et conseille à Holmes de la faire dactylographier ses aventures un jour semaine, jour où sous les traits de Sid Morau, elle est en congé.

Holmes ne remarque même pas que son élève et sa dactylo sont les mêmes personnes et il pense que la dactylo est bien la fausse jumelle de son apprenti ! Comme disait si bien Ludovic Cruchot, le célèbre maréchal des logis-chef :  « Elle est forte celle-là ! ».

Et, d’une poigne solide, Sherlock Holmes extirpe de son suaire liquide puis couvre de son manteau celle dont il ne se doute toujours pas du sexe réel, malgré ses vêtements trempés qui moulent sa silhouette fine.

Vous voulez des déductions du Grand Homme ? Vous n’en aurez point ! Quand je vous disais qu’il n’était qu’un ersatz, je ne vous baratinais pas.

Pire, le fameux roi des détectives ne résout aucune des trois enquêtes ! Pour la première, il reçoit les confessions du coupable enregistrées sur des rouleaux de cire (le phonographe était livré avec pour écouter les enregistrements).

Petite parenthèse : lorsque monsieur Gustave Müller est poursuivit par sa paire de valets vindicatifs à son égard, la course-poursuite a tout d’une tirée de la série Benny Hill tant elle est grotesque et capillotractée.

Dans la deuxième histoire avec le fantôme dans la Chambre Verte, Holmes fuit lâchement le château hanté et c’est un ancien camarade de classe qui va résoudre le mystère ! Bravo ! Je veux bien qu’il était jeune, mais tout de même…

Pire pour la troisième, on se retrouve avec l’ombre de Jack The Ripper ayant 12 victimes  à son actif (Holmes compte large), un rejeton dégénéré d’un membre de la famille royale et une enquête où il envoie son apprenti déguisé en prostituée et Holmes ne résout rien de cette affaire.

Holmes le Roi des Détectives ? Le Roi de l’usurpation de titre, oui ! L’auteur aurait pu faire un effort pour que le titre qu’il donne à son interprétation de Holmes corresponde de facto à son personnage.

— Mais… mais qu’est-ce qui m’a pris, Maître, de lever la jambe comme une danseuse de cancan ?
Sherlock Holmes, personnellement peu fier d’avoir joué les dieux Pan avec son ocarina, et même – ne nous voilons pas la face autant que lui – d’avoir été émoustillé par la grâce toute féminine que son élève mettait dans ses folles gambades, éluda la question.
— Allons, oublions ce cauchemar ! dit-il d’une voix que son trouble faisait légèrement trembler.

Oui, vu ce que je viens de lire, ça ressemble plus à ce que j’ai lu dans mes 6 petits pulps qui copiaient les aventures de Holmes, aidé de Harry Taxon (qui n’était pas Musidora) et qui lui faisaient vivre des aventures plus proches de celle de Harry Dickson que ce celle de Sherlock Holmes tant tout était loufoque, à la limite du surnaturel, avec des explications tarabiscotées qui me valaient la prise massive d’aspirines.

Précisons aussi que le roman se divise en deux parties : Londres & Paris et que je ne parle ici que de la partie sur Londres, Paris n’entrant pas dans le Mois Anglais auquel je participe. Je ne la lira pas, ces trois nouvelles m’ont vaccinées pour un bon bout de temps.

Au suivant !

— Vos vêtements sont tout trempés, vous allez attraper la mort, mon petit. Déshabillez-vous donc.
Le maître mesura-t-il la portée de ses paroles ? J’en doute fort. J’étais une élève docile, j’obéis… Suivant au pied de la lettre son injonction prévenante, je fis glisser mes hardes sur le tapis et le retrouvai nue, entièrement nue, sans cache-truc ni soutien-machin, dans toute la gloire de ma prime jeunesse.
Surpris autant qu’ébloui par la beauté du spectacle que je lui offrais, Sherlock Holmes balbutia en faisant choir sa pipe :
— Mais… mais Harry… Vous êtes une femmes !
— Grand fou ! répondis-je en allant me blottir dans ses bras, vous avez mis du temps à vous en rendre compte !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et Le Mois anglais saison 7 chez Lou et Cryssilda (juin 2018).

L’affaire des vierges de glace : Sophie Bellocq-Poulonis

Titre : L’affaire des vierges de glace

Auteur : Sophie Bellocq-Poulonis
Édition : Oeil du Sphinx (2007)

Résumé :
Alors que l’ombre de Jack l’Éventreur s’estompe des mémoires et que tous se persuadent de sa disparition, de nouveaux cadavres de femmes apparaissent dans le quartier de Whitechapel.

Contrairement aux cinq visites connues de l’Éventreur, elles semblent ne pas appartenir à l’engeance des prostituées.

Pourtant, les blessures observées sur leur corps sont identiques à celles infligées par Jack. Serait-il de retour ? L’inspecteur Lestrade, en charge de l’enquête, ne sait que penser …

Ses supérieurs ont imposé à l’opinion publique une vérité concernant l’Eventreur loin d’être acceptable.

Seul, Sherlock Holmes – que les autorités avaient sciemment écarté de cette grande affaire victorienne – pourrait l’aider à éclaircir l’affaire en lui évitant de saborder sa carrière.

Critique :
Une histoire inédite de Sherlock Holmes non racontée par son fidèle Watson ? Comment cela se fesse-t-il ?

Pas grave, le fils du docteur Watson va dicter cette Untold Stories (non racontée dans le canon holmésien) à sa petite-fille puisque c’est lui qui hérita de la fameuse malle en fer blanc qu’on ne ressort à toutes les sauces.

Comme ils le disent tous en avant-propos, le récit que l’on va lire n’est pas une fumisterie, contrairement à tous les autres. Sherlock Holmes a bel et bien existé et le docteur Watson était son Boswell.

Le pitch ? Des meurtres qui ressemblent à ceux de l’éventreur mais ce n’est pas lui… Holmes enquête avec son fidèle Watson sur ces meurtres qui surviennent 1 an après les méfaits du Jack.

Pour une fois, nous ne partons sur une théorie de l’identité de Jack The Ripper, mais avec un copy cat, ce qui fait que l’auteur peut mêler la fiction à la réalité, les détails historiques, sa connaissance des meurtres de 1888, et nous inventer la théorie qu’elle veut pour ce copier-coller des meurtres qui frappèrent le quartier de Whitechapel.

Rassurez-vous aussi, elle ne nous ressuscite pas Jack The Ripper qui aurait eu envie de refaire un tour sur la piste sanglante des prostituées éventrées.

Je rassure aussi les esprits un peu délicats, dans cet ouvrage, pas de descriptions sanguinolentes, gore ou dans le genre à vous faire rendre votre quatre heures ! On reste dans la sobriété.

Le livre se lit de manière très agréable, les personnages sont fidèles au canon holmésien, Watson est fort présent et on se plaît à suivre leur enquête d’autant plus qu’elle ne s’étirera pas en longueur puisque nous avons 108 pages (écrites en petits caractères).

Par contre, je ne sais pas si c’était moi qui brillais plus que d’ordinaire, mais lors de ma première lecture, j’avais assez vite compris qui était le coupable dans tout cela.

Je suis d’ailleurs toujours étonnée que Watson n’ait pas tilté lui aussi et que Holmes ne parle pas de cette contradiction en nous exposant la résolution de l’affaire.

Malgré tout, je n’ai pas boudé mon plaisir et j’ai refermé le livre en quittant deux bons amis, avec un peu de regret.

Comme lors de ma première lecture, plus de pages ne m’aurais pas déplu et une résolution de l’affaire moins précipitée aussi car j’ai trouvé les aveux du suspect un peu trop spontanés, trop faciles à extorquer.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et et le Challenge « A year in England – 2017-2018 » chez Titine (Plaisirs à Cultiver).

Sherlock, Lupin et moi – Tome 3 – L’énigme de la rose écarlate : Irene Adler

Titre : Sherlock, Lupin et moi – Tome 3 – L’énigme de la rose écarlate

Auteur : Irene Adler (Iacopo Bruno)
Édition : Albin Michel (30/08/2017)

Résumé :
Veille de Noël 1870. Sherlock Holmes, Arsène Lupin, et Irene Adler se prennent de passion pour une énigme publiée dans le Times. Sherlock ne tarde pas à découvrir que des coordonnées géographiques y sont dissimulées !

Lorsqu’un riche marchand est retrouvé mort dans le premier des lieux en question, nos trois amis comprennent vite que les coupables communiquent par l’intermédiaire du Times.

Ils se rendent aussitôt à Scotland Yard pour prévenir la police mais on les congédie sans les écouter… Il ne leur reste plus qu’une chose à faire : mener l’enquête eux-mêmes ! Mais, après tout, n’est-ce pas ce qu’ils font de mieux ?

Critique :
Après une lecture qui m’avait secouée émotionnellement, il me fallait passer à du plus calme, du plus doux et quoi de mieux qu’une lecture jeunesse avec Holmes, Lupin et Adler adolescents ?

Direction le Londres de 1870, à quelques jours des fêtes de Noël, et on s’installe bien confortablement devant un chocolat chaud au Schackleton Coffee House en compagnie de nos trois jeunes amis.

Bon, si vous cherchez une enquête policière digne de ce nom, je vous conseille un roman de la reine du crime, Agatha Christie, mais si vous voulez passer un bon moment de lecture, sans vous cassez la tête, ce roman jeunesse est fait pour vous.

Nos trois personnages sont toujours aussi sympathiques. Les caractères de Holmes et Lupin se dessinent afin de nous montrer ce qu’ils pourraient être plus tard, même si, pour le moment, tout cela est encore latent.

Quant à la jolie Irene, elle ne sait plus quoi penser entre un qui l’embrasse sur les lèvres à la dérobée et un autre qui l’enlace en la raccompagnant chez elle, sans oublier le petit présent qu’elle retrouvera au fond de sa poche sans savoir de qui il provient.

J’espère juste que nous n’irons pas vers le triangle amoureux dans les prochains tomes, même si ce genre d’événements pourraient expliquer pourquoi ces trois amis se retrouveront séparés diamétralement plus tard, au point même qu’ils s’affrontent (Irene vs Holmes dans « Un scandale en Bohême » et Lupin vs Holmes dans « Lupin contre Herlock Sholmes »).

Anybref, sans casser trois pattes à un canard et sans manger de pain, c’est un roman jeunesse qui se lit d’une traite dans son canapé en savourant une bonne tasse de thé.

On sourit des facéties de nos jeunes gamins, on imagine ce que cela pourrait donner si Irene en choisissait un et pas l’autre, on frémit devant les dangers qu’ils prennent, tout en se doutant que l’un ou l’autre ne va pas mourir puisque ce n’est pas GOT !

Un bon point pour moi qui avait deviné avant le Maître le pourquoi du comment des crimes étranges qui avaient lieu après la petite énigme d’échec parue dans le Times… Bon sang, mais c’était bien sûr ! Belette 1 – Sherlock Holmes 0 (un temps de retard face à mon esprit brillantissime).

Un roman jeunesse qui se lit avec plaisir, des personnages que l’on se plait à revoir et en le refermant, on songe déjà à ce que leur prochaine aventures va nous réserver !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et et le Challenge « A year in England – 2017-2018 » chez Titine (Plaisirs à Cultiver).

Mémorial Sherlock Holmes I : Jacques Baudou & Paul Gayot

Titre : Mémorial Sherlock Holmes

Auteur : Jacques Baudou & Paul Gayot
Édition : Clancier-Guenaud (1982) / Terre de brume (13/02/2003)

Résumé :
On le sait, Sherlock Holmes, le roi des détectives, l’amateur boulimique des mystères, l’immortelle créature de son immortel créateur, Sir Arthur Conan Doyle, s’il envahit l’existence et la création de son géniteur au point que ce dernier alla jusqu’à tenter de le tuer, n’en a pas moins suscité depuis sa naissance l’engouement d’une quantité incalculable de lecteurs et l’admiration de multiples écrivains dont un grand nombre a souhaité lui rendre la vie que l’abandon, puis la mort de Conan Doyle, lui avaient ôtée.

Depuis sa dernière apparition publique officielle dans « Son dernier coup d’archet », on ne compte plus les textes d’auteurs aussi innombrables qu’éclectiques qui l’ont mis ou en scène ou pastiché.

Ce premier Mémorial Sherlock Holmes s’est voué à la découverte, ou redécouverte, des œuvres par lesquelles ces auteurs divers ont souhaité prolonger, dans leur propre écriture, le mythe.

1 – Jacques BAUDOU & Paul GAYOT, Introduction, pages 9 à 15, Introduction
2 – Arthur PORGES, Le Dernier coup d’archet de Miss Marple (Her Last Bow)
3 – Miles KINGTON, L’Affaire du prince danois (The Case of the Danish Prince
4 – Robert Lloyd FISH, L’Énigme de Lotteries l’anormal (The Adventures of the Odd Lotteries)
5 – John Basil BOOTHROYD, Le Fusil à air comprimé, colonel Moran (The Air-Gun, Colonel Moran)
6 – OULIPOPO, Le Vol du cormoran
7 – Rod REED, La Lib ou la mort (Give Me Lib, or Give Me Death)
8 – Barry PEROWNE, Raffles sur la piste du chien (Raffles on the Trail of the Hound)
9 – Poul ANDERSON, Les Joyaux de la couronne martienne (The martian crown jewels),
10 – AEP, Le fils de Sherlock Holmes
11 – Robert Barr, Le grand mystère de Pegram

Critique :
Le gros inconvénient des collectionneurs, c’est que souvent, ils se retrouvent avec deux fois les mêmes livres dans leurs étagères et bien entendu, je n’échappe pas à la règle puisque, je mémorise plus facilement les couvertures que les titres !

Sachant que la première anthologie parue aux éditions Clancier-Guenaut (1982) a été revue, corrigée et augmentée dans sa version de chez Terre De Brume, on se dit qu’on a pas perdu dans l’affaire.

Ma nouvelle édition gagne l’introduction et deux nouvelles, dont la très amusante « Le fils de Sherlock Holmes » et « Le grand mystère de Pegram » que j’avais déjà lue dans un autre recueil.

Si vous cherchez des nouvelles de Sherlock Holmes ayant des airs du canon holmésien, passez votre chemin, car elles sont peu nombreuses les histoires qui le mettent en scène à la manière de Conan Doyle.

Nous sommes plus face à des parodies que des pastiches dans le premier sens du terme puisque les auteurs peuvent vous transposer Holmes et Watson (ou leurs copies médiocres) dans des univers décalés allant du théâtre à la planète Mars.

On a même une histoire où Holmes laisse partir le coupable, faisant preuve d’une grande erreur de jugement. Pardon, ce n’était pas Sherlock Holmes mais Schlock Homes !

Moi, de mon côté, je me suis bien amusée de découvrir enfin cette anthologie que je possède depuis des lustres et dont je n’avais jamais eu le temps d’ouvrir.

Les références homésiennes sont présentes, les auteurs savaient de quoi ils parlaient, ils avaient potassé leur canon et le tout est assez décalé, humoristique.

Rien d’exceptionnel, mais ça fait passer un bon moment !

Challenge« Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict et le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et Le Mois Anglais (Juin 2017 – Saison 6) chez Lou et Cryssilda.

Le détective détraqué ou les mésaventures de Sherlock Holmes : Collectif

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Titre : Le détective détraqué ou les mésaventures de Sherlock Holmes

Auteur : Collectif
Édition : Baker Street (06/01/2017)

Résumé :
Dans ce petit volume de pastiches, sketchs, et autres textes humoristiques autour de la figure du grand détective, nous avons demandé des textes à quelques holmésiens de nos jours, et ajouté des écrits de leurs prédécesseurs.

Esprit d’éloge, de complicité et de fun, autant d’hommages aux deux grands maîtres que furent Sir Arthur Conan Doyle et Sherlock Holmes.

Même si par moments on peut apercevoir un brin de moquerie, les plumes de nos auteurs sont toujours pleines d’admiration et d’affection.

Le recueil comportera des textes français et des textes traduits de l’anglais, certains contemporains et d’autres un peu plus anciens.

SH - Keep-Calm-Sherlock Power déductionCritique :
Autant je n’ai pas apprécié plus que ça « Les avatars de Sherlock Holmes », autant j’ai aimé celui-ci !

Hormis une des histoires qui se trouvait déjà dans l’autre recueil, je n’en connaissais aucune autre et  j’ai pris énormément de plaisir à voir Sherlock Holmes (ou un autre nom y ressemblant) évoluer sous la plume d’autres auteurs que son géniteur.

Certaines sont des enquêtes pures et simples et j’ai notamment adoré celle de l’aventure de la bonne du Claridge qui se serait faite violer par un certain Wagner-Cohen alors que lui soutien qu’elle lui a fait des avances.

Une conclusion aux antipodes de ce que l’on aurait pu imaginer et un air fortuit de ressemblance avec les événements de 2011.

Beaucoup de tendresse ressentie pour la nouvelle intitulée « Arthur Conan Doyle », écrite par Jack London où il nous comte ses tentatives éperdues pour enfin rencontrer Doyle, de l’humour avec « Un cheveu » où Watson couche avec la femme de Holmes, une véritable enquête trépidante avec Shirley Holmes, la fille de Sherlock et son amie, Joan Watson, la fille de John.

Du plaisir avec la rencontre entre Arsène Lupin et Herlock Sholmès, du rire avec « Épinglé au mur » qui nous donne une toute autre version de la mort de Holmes suite à son combat aux chutes, le tout tourné en dérision, en restant cohérent et en se prêtant à des extrapolations totales du canon holmésien et de ses erreurs ou de ses vides.

Dommage que ça se lise si vite parce que j’en aurais bien repris quelques tranches, moi, d’un gâteau aussi plaisant que celui-là, même si certains auteurs ont rhabillé Holmes pour l’hiver, la moquerie est toujours gentille, amicale et drôle.

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Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), Challenge British Mysteries chez My Lou Book, Le Mois du polar 2017 chez Sharon (Février 2017) et le RAT a Week Winter Edition Saison 2 chez Chroniques Littéraires (286 pages).

Les avatars de Sherlock Holmes – Tome 1 : Collectif

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Titre : Les avatars de Sherlock Holmes – Tome 1

Auteur : Collectif
Édition : Payot et Rivages (04/01/2017)

Résumé :
Premier volume de la série de pastiches «Les Avatars de Sherlock Holmes», placé sous le signe de la parodie humoristique.

Avec des contributions d’humoristes patentés tels que P.G. Wodehouse, Stephen Leacock, mais aussi d’auteurs ayant acquis une célébrité dans d’autres domaines, comme J.M. Barrie («Peter Pan»), A.A. Milne («Winnie l’Ourson»).

i-believe-in-sherlock-holmesCritique : 
Vous connaissez mon addiction à Sherlock Holmes, c’est donc tout naturellement et avec la bave aux lèvres que j’ai sauté sur ce pastiche lorsqu’il a croisé ma route dans une grande librairie.

Maintenant c’est l’heure de l’autopsie ! Que valent ces 8 nouvelles, ces 8 pastiches tirés du recueil « The Big Book of Sherlock Holmes Stories » édité par Otto Penser et qui lui en contient 83.

Si les nouvelles ne casseront pas trois pattes à un canard et se lisent en un peu plus d’une heure (pauses café et pipi comprises), elles restent tout de même plaisantes à lire, amusantes, et voir le Grand Détective malmené par ces auteurs célèbres est assez inhabituel.

Détail qui compte, cet ouvrage contient aussi le patient zéro, le premier pastiche sur Sherlock Holmes écrit à peine 4 mois après la première publication de « Une étude en rouge » par Conan Doyle.

Plus un recueil de nouvelles à conseiller aux holmésiens, pour leur collection (et on risque d’avoir quelques tomes, business oblige) ou à ceux qui voudraient sourire devant quelques nouvelles qui ne mettent pas notre Holmes en valeur, le pauvre !

Étoile 2,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, le « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017) et le Challenge British Mysteries chez My Lou Book.

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Moriarty – Une aventure de Sherlock Holmes : Anthony Horowitz

Titre : Moriarty – Une aventure de Sherlock Holmes             big_4

Auteur : Anthony Horowitz
Édition : Calmann-Lévy (2014)

Résumé :
Frederick Chase est détective à l’agence Pinkerton, à New York. Son histoire débute à Reichenbach, le lieu où Sherlock Holmes et son ennemi juré, le professeur Moriarty, auraient trouvé la mort…

C’est pour confronter le professeur au sujet d’une lettre qu’il aurait reçue d’un certain Devereux, chef de la pègre américaine, que Chase fait le voyage jusqu’en Europe. Trop tard.

Au lieu de pouvoir interroger Moriarty, Chase se retrouve face à un cadavre qui ne peut plus rien lui apprendre.

Pourtant, grâce à Jones, un inspecteur dépêché par Scotland Yard et formé aux méthodes de feu Sherlock Holmes, il découvre sur le corps de Moriarty une lettre codée qui les conduit de Reichenbach jusqu’à Londres…

Commence alors une traque sans relâche. Tandis que les lieutenants de l’insaisissable Devereux sont mystérieusement assassinés les uns après les autres, Chase et Jones remontent lentement la piste, évoluant en eaux troubles…

La vérité, elle, se fera-t-elle sur les circonstances de la disparition de Moriarty, et celle de son ennemi favori, Sherlock Holmes ?

Critique : 
— Demandez le Strand ! Demandez le Strand ! Sherlock Holmes mort dans les chutes de Rechenbach… Le Strand, lisez le Strand…

Difficile de vous parler de ce livre – qui se passe juste après la disparition de Holmes – sans dévoiler les bijoux de la couronne… Il me faudra donc être le contraire de bavarde tout en vous donnant tout de même l’envie de le découvrir.

Dans les récits canoniques (ceux écrits par Conan Doyle), on ne peut pas dire que le docteur Watson ait été tendre avec les compétences d’enquêteurs des inspecteurs de Scotland Yard…

Les mauvaises langues diraient même « Compétences ? Quelles compétences ? ».

Altheney Jones ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable dans l’affaire de Lauriston Garden (Le Signe des Quatre).

Holmes disait d’ailleurs « « Lorsque Lestrade, Gregson ou Athelney Jones donnent leur langue au chat – ce qui devient une habitude chez eux – c’est moi qu’ils viennent trouver ». C’est vous dire que je craignais de me retrouver face à un imbécile lorsque j’appris qu’il faisait partie des personnages principaux de ce roman.

Et bien, j’ai eu peur pour rien puisque je le retrouve avec plus de compétences et de jugeote que dans l’affaire Sholto ! L’esprit Saint aurait-il chu sur lui ?

Non, il a juste étudié les méthodes de Sherlock Holmes – récemment disparu dans les chutes du Reichenbach – et apparemment, ça fonctionne !

Et les bandits, dans tout cela ? Ben, ça s’exporte bien, un truand… et ce n’est pas un océan qui va l’en empêcher.

C’est ce qu’apprend l’inspecteur Altheney Jones de la bouche de Frederick Chase, détective chez Pinkerton : un truand américain, chef d’un réseau de criminels, voulait s’associer au professeur Moriarty, le Napoléon de Crime de Londres. D’ailleurs, le truand est déjà à Londres et devait avoir une entrevue avec Moriarty dans les prochains jours.

Petit problème, le Napoléon du Crime se trouve raide étendu sur une table, à Meiringen, en Suisse, la petite étiquette accrochée au poignet, suite à sa chute dans les chutes.

Ce n’est pas un exil à Saint-Hélène, qu’il nous fait, mais un chez Saint-Pierre. Dans ces circonstances, difficile pour le Napo d’avoir une entrevue avec son homologue yankee.

Les deux hommes, Jones et Chase, vont devoir mettre tout en œuvre afin de remonter la filière américaine.

Comme Conan Doyle aimait le faire, nous avons des références au Nouveau-Monde que tout oppose avec la vieille Angleterre.

Du rythme, du suspense, une enquête, des pistes à suivre, des cadavres qui se ramassent à la pelle, des vieilles connaissances, des déductions, le tout servi par une plume enthousiaste qui nous offre un récit qui se lit d’une traite.

Les deux personnages principaux sont agréables à suivre, entrainants et on a vite fait de les considérer comme deux vieux amis, surtout quand Altheney Jones met en pratique les méthodes du Maître.

Il y a une autre chose qui m’a emballée dans ce roman mais je ne puis vous en dire plus.

Sachez juste que ce livre a été une belle surprise et que je me suis bien éclatée lors de sa lecture.

Challenge « Thrillers et polars » de Canel (2014-2015), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, le Challenge « Victorien » chez Arieste, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et « Ma Pedigree PAL – La PAL d’excellence » chez The Cannibal Lecteur.

Les dentelles de la reine : Sherlock’s story n°4

Titre : Les dentelles de la reine : Sherlock’s story n°4

Auteur : Inconnu – Obscurs auteurs
Édition : Sherlock’s Diffusion (1993)

Résumé :
Comment le profond amour qu’il porte encore à son épouse trop tôt disparue conduit-il brusquement lord Harold Dumbarton à vouloir refaire sa vie avec une chanteuse de café concert, à la consternation des siens et, plus particulièrement de son oncle et confident, lord Warwick ?

Comment Sherlock Holmes, dont on requiert les services, se convainc-t-il aussitôt que le veuf inconsolable est tombé dans un piège odieux et sacrilège ?

Critique : 

L’avantages de ces petits livres,‭ ‬c’est qu’ils sont minces et donc,‭ ‬on n’a pas le temps de bailler, le tout est vite expédié, à la manière d’une nouvelle.

Dans cette collection, ‬Sherlock Holmes n’est pas accompagné par son fidèle Watson, mais par un jeune assistant,‭ ‬Harry Taxon, qui me fait plus penser à son fils qu’à son assistant.

Je n’ai rien contre Harry, mais je le trouve sous-employé par l’auteur (ces fascicules sont écrits sous la plume d’obscurs écrivains). On ne sait rien de lui, on pourrait croire, en entendant Holmes lui parler, qu’il est son fils, mais rien ne dit qu’il est son rejeton naturel, il pourrait tout autant être son fils spirituel. Pour une explication, le lecteur repassera.

L’enquête ? Elle ne vous fera pas sursauter, elle est banale, presque. Le chantage est aussi vieux que l’humanité. Ici, c’est « magouilles.com » pour le fric et rien que le fric (non, c’est pas chez madame Bettencourt).

Attention, je vais sabrer un peu : le petit livre ne foisonne pas de déductions holmésiennes, elles sont rares, très rares. A croire qu’il ne sait pas en faire.

Énervant aussi cette propension pour les « méchants » d’expliquer à voix haute leurs projets criminels alors que les oreilles du détective trainent dans le coin. Voilà pourquoi il ne déduit pas beaucoup, il se contente d’être au bon endroit au bon moment. Frustrant pour le lecteur. Indigne de Holmes.

Non, vraiment trop facile de retrouver, au fil des aventures, ces méchants qui en disent un peu trop sur leurs agissements passés ou futurs, comme s’il était naturel que l’un d’entre eux déballe tout à son collègue qui en sait tout autant que lui. Impensable, non ?

Autres petits bémols : à force d’utiliser des termes comme « toilette » on pense que les dentelles de la reine sont un vêtement, mais parfois, le narrateur utilise le mot « parure » et dans le résumé, on parle d’un collier  ! Allez savoir ce qu’est ce truc – vêtement ou collier – vu que le livre n’est pas prodigue en descriptions.

Les dialogues, parlons-en : ils sont parfois un peu limite  ! Je sais que ce n’est pas de la haute littérature, mais bon, un p’tit effort aurait donné un air moins « écrit à la va-vite » au petit livre.

Bref, du déjà vu, rien de transcendantal, ça se lit vite, on passe un chouette petit moment à le lire et aussitôt lu, aussitôt oublié.

Si vous voulez découvrir Sherlock Holmes, ne commencez surtout pas par ces petits fascicules qu’un éditeur allemand, s’étant emparé du détective fort célèbre (n’en déplaise à Conan Doyle) pour en faire le héros d’une série de fascicules, édita au début du XXème siècle.

Le détective n’y est pas à son avantage, mais alors là, pas du tout, c’est du sous Holmes.

Livre participant au Challenge « Thrillers et polars » de Liliba, au Challenge « Polar Historique » de Samlor, au Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddic, au Challenge « I Love London » de Maggie et Titin, au Challenge « Le mois anglais » chez Titine et Lou et au Challenge « Victorien » chez Arieste.

 

Sherlock Holmes et associés – Tome 1 – L’affaire Zalindas : Mack & Citrin

Titre : Sherlock Holmes et associés – Tome 1 : L’affaire Zalindas

Auteurs : Tracy Mack & Michael Citrin
Édition : Hachette Jeunesse (2008)

Résumé :
Sous le grand chapiteau du cirque Barboza, les frères Zalindas, funambules, trouvent la mort dans une chute fatale. Simple accident ? Sherlock Holmes n’est pas de cet avis. Aidé par les Mouches, une bande de gamins des rues, le célèbre détective mène l’enquête.

Critique :  

Quel rapport peut-il y avoir entre Buckingham Palace et un cirque ‭ ? ‬Quoi ‭ ? ‬Parlez plus fort et pas tous en même temps ‭ ! ‬ »La monarchie,‭ ‬c’est le cirque ‭ ? » ‬Heu,‭ ‬ça,‭ ‬c’est vous qui l’avez dit,‭ ‬moi,‭ ‬je ne fais que transcrire ce que vous me criez‭. ‬*se lave les mains‭*

Bon,‭ ‬ce n’est pas la réponse que j’attendais…‭ ‬Par contre,‭ ‬c’est la question que les Mouches de Holmes -‭ ‬gamins des rues faisant partie de la bande des Irreguliers de Baker Street – se posent aussi après avoir vu la voiture du Prince de Galles emmener Holmes à Buckingham Palace.

Lorsque ce dernier fait appel à eux,‭ ‬c’est pour surveiller un cirque où un groupe de trois funambules sont morts,‭ ‬la corde sur laquelle ils marchaient, à‭ ‬20‭ ‬mètres du sol, ayant rendu son préavis sans avertir la direction.‭ ‬Sproutch,‭ ‬v’la d’la bouille de funambules au sol.

Oui,‭ ‬un peu de lecture jeunesse au menu,‭ ‬ça ne fait pas de tort et puisque j’ai un gros faible pour Sherlock Holmes‭ (‬pour le cas où certains, nouvellement arrivés, ne le sauraient pas encore‭) ‬et j’adore quand les Irreguliers font leur apparition dans un pastiche.

Contrairement aux pastiches jeunesse de Béatrice Nicodème,‭ ‬le détective est fort présent dans l’histoire,‭ ‬guidant les gamins des rues dans leurs filatures,‭ ‬leur donnant des ordres et les utilisant pour les coups de filet finaux.

Agréable à lire,‭ ‬le livre ne fait que‭ ‬250‭ ‬pages,‭ ‬ce qui fait que le rythme reste harmonieux et qu’il n’y a pas de coups de mou.‭

‬L’enquête ne révolutionnera pas l’univers du polar,‭ ‬mais elle a le mérite d’être un peu plus complexe que d’autres et on se laisse emporter dans les rues de Londres, avec les garçons et Holmes.

Petit bémol,‭ ‬ça manque de descriptions au niveau de la ville…‭ ‬

Autre chose,‭ ‬que Ozzie – un nouvel Irrégulier – soit un bon copiste et qu’il ait un don pour l’écriture,‭ ‬je veux bien,‭ ‬mais je trouve ça un peu‭ « too much » ‬qu’en un seul regard,‭ ‬il puisse recopier une écriture directement du premier coup.‭ ‬

Léger manque de réalisme :‭ ‬l’auteur aurait pu nous expliquer qu’Ozzie fit bien des essais avant d’y parvenir.

Autre chose,‭ ‬dans l’explication d’un cambriolage,‭ ‬il y a quelques petits détails qui m’ont titillé,‭ ‬me paraissant un peu trop surréalistes‭ (‬sauf si le service de garde buckinghamien est incompétent ou endormi‭)‬.‭ ‬Il manquait quelques petits éclaircissements dans les explications de Holmes.

Hormis ces points de détails qui ne nuisent pas à l’affaire,‭ ‬le reste est un bon cru,‭ ‬ça bouge,‭ ‬ça enquête, on retrouve des têtes connues (ça, j’l’avais bien deviné, la présence de méchant là) et il est venu une chose à mon esprit au sujet d’un des gamins.‭ ‬

Je n’en dirai pas plus,‭ ‬il faudra que cela soit confirmé dans les tomes suivants,‭ ‬que je n’ai pas… Mais que je vais me procurer de ce pas.

Livre participant au Challenge « Thrillers et polars » de Liliba, au Challenge « Polar Historique » de Samlor, au Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddic, au Challenge « I Love London » de Maggie et Titin, au Challenge « Le mois anglais » chez Titine et Lou et au Challenge « Victorien » chez Arieste.

CHALLENGE - DEstination la PAL