[SÉRIES] Hatfields & McCoys – La série qui te dit « H&M comme Vendetta » (2015)

Créée par Ted Mann, Hatfields & McCoys est une mini-série américaine en 3 épisodes de la chaîne History Channel. Diffusée entre les 28 et 30 mai 2012 aux États-Unis, la série est diffusée en France à partir du 21 juillet 2013 sur Canal+.

Synopsis : Inspirée de faits réels, la série Hatfields & McCoys relate l’opposition entre deux familles : les Hatfield d’un côté, les McCoy de l’autre.

Les deux chefs de famille, William Hatfield et Randall McCoy, sont deux amis proches qui ont combattu ensemble lors de la guerre de Sécession, mais une fois rentrés sur leurs terres natales – la Virginie Occidentale pour Hatfield et le Kentucky pour McCoy – la tension monte entre les deux familles.

Alors, quand la lutte s’étend à leurs villes puis à leurs comtés respectifs, le conflit opposant les deux familles risque bien de conduire à une nouvelle guerre civile…

Hatfields & McCoys

Acteurs principaux : 

  • Kevin Costner : William Anderson « Anse le Démoniaque » Hatfield
  • Bill Paxton : Randolph « Randall » McCoy
  • Matt Barr : Johnse Hatfield
  • Joe Absolom : Selkirk McCoy
  • Tom Berenger : Jim Vance
  • Powers Boothe : Wall Hatfield

Ce que j’en ai pensé : 
Vous connaissez mon vice pour Sherlock Holmes et il ne vous est pas non plus méconnu le fait que j’ai un gros faible pour le western…

Freud aurait peut-être dit que c’était phallique tous ces révolvers, ces carabines et ces hommes chevauchant virilement leurs chevaux fougueux.

J’emmerde Freud ! J’aime les westerns, mais pas ceux de gare, j’apprécie ceux qui ont un fond, de la profondeur, du dynamisme, bref, faut que ça claque.

Et cette mini-série, y’a pas à dire, elle claque juste comme il faut !

Le scénario est vieux comme le monde : deux clans qui se disputent, un peu comme dans l’album de Lucky Luke « Les Rivaux de Painful Gulch«  où les O’Hara et les O’Timmins se tapent dessus sans se souvenir du pourquoi et du comment cela à commencé.

Sauf que dans cette mini-série avec Kevin Costner, on oublie les situations drôles, comiques, amusantes, bref, on ne va se taper le cul par terre de rire, que du contraire, c’est violent.

Deux hommes, Anse Hatfield et Randall McCoy ont fait la guerre de Sécessions, sous l’uniforme gris des Sudistes. Ils sont amis, se sont sauvés la vie.

Oui, mais voilà, Kevin Costner en a plein le cul de la guerre ! Enfin, je veux dire que Anse Hatfield en a sa claque de la boucherie et il fout le camp, ce qui ne fait pas plaisir à son pote Randall McCoy qui lui continue la guerre et fini dans un camp de prisonnier.

Lorsqu’il revient, il apprend que son frère – qui s’était engagé dans l’Union – s’est fait descendre et que le coupable est sûrement tonton Jim Vance, le tonton de Anse (Costner).

Ensuite, ça dégénère et le reste n’est plus que violence, que « je te prends ton fils, ton frère, tes fils, ta gamine, ton chien…. », bref, la vendetta dans toute sa splendeur, aucune des deux familles ne voulant se remettre en question en se disant que si ses fils sont morts, c’est aussi parce qu’ils avaient tué un frère de la famille opposée….

Vu ainsi, on aurait envie de passer son chemin en se disant que ce genre de choses est vieille comme le monde et que tout ça fait série shakespearienne, mais j’ai trouvé que les acteurs étaient juste à leur place, justes dans leurs rôles et que chacun avait des circonstances atténuantes et qu’ils pouvaient évoluer, en bien comme en pire.

De plus, leurs agissements sont réalistes, humains, ils ne savent plus à quel saint se vouer, à quel dieu, surtout que les Hatfield sont athées au possible et les McCoys foutrement culs bénis.

Ils font des erreurs, les répare pitoyablement en faisant couler encore plus de sang, et puis, quand on les juge pour leurs actions un peu dégueulasse, on se rend compte ensuite qu’on les a jugé un peu trop vite et trop sévèrement.

Niveau habillement, on est dans les tons, les sous-vêtements longs sont crasseux au possible, les mecs ont les cheveux un peu gras, pas digne d’une pub de l’oréal, quand aux filles, on n’est pas dans la bonne société victorienne, ici, elles montent à cheval à califourchon !

Alors oui c’est violent, mais la série démontre bien le pouvoir nocif des armes, car si elles n’avaient pas été aussi présentes, un bon nombre de gens ne seraient pas morts (donc, ils seraient toujours en vie, aurait dit La Palice) car les armes à feu ne résolvent rien, quoiqu’en pense Trumpette.

Les vendette non plus, car lorsque l’on se venge, on doit creuser deux tombes : une pour son ennemi et une pour soi.

Et quand deux familles ou deux patriarches se querellent, c’est comme avec les chiens, faut pas se mettre au milieu, ni se monter la tête entre autres membres de la famille car c’est de là que naîtrons les problèmes à gogo…

Surtout lorsque l’an ajoute que les Hatfields vivent en Virginie Occidentale et que de l’autre côté de la rivière, c’est le Kentucky, l’état où vivent les McCoys. Et que chaque état à ses lois, qu’il est souverain chez lui et n’apprécie pas trop que des rangers de l’état d’en face viennent faire la loi chez eux.

Une mini-série violente, remplie de chevauchées et de tirs aux pigeons, une montée de la violence en puissance à tel point que les deux états en arriveront presque à la guerre civile.

Parce que ici, le H&M, c’est pas une chaîne de magasins de vêtements !! C’est Hatfield et McCoys et c’est tiré de faits réels, les deux familles ont réellement existé et se sont entretuées.

Moi, j’ai adoré cette série (vue en VF) et je me la referai un jour en VOSTFR (maintenant que j’ai récupéré des sous-titres, je vais peut-être arriver à les incruster dans les épisodes VO que je possède aussi).

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[Série] Ripper Street – Saison 4 : Une série qui continue encore de t’éventrer !

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Du temps a passé depuis la fin de la saison 3 et, quand Ripper Street reprend, c’est Drake (Jerome Flynn) qui mène la danse à Whitechapel tandis que Reid n’est plus Inspecteur et a quitté Whitechapel avec sa fille pour vivre au bord de la mer.

Allez, on recommence avec les coups de poings et les cartes redistribuées !

Si la vie bucolique a l’air chouette, on sent bien que notre ex-inspecteur Reid n’est pas à sa place là-bas.

Je vous annonçais aussi que Drake était inspecteur chef à Whitechapel et qu’il menait la danse… Du moins, c’est ce qu’il tente de le faire, car l’une des thématiques de la saison apparait être la bataille pour le contrôle de ce quartier mythique.

Cela dit, Jackson (Adam Rothenberg) est encore là, à la morgue, cherchant à sauver sa femme Susan (MyAnna Buring) de la potence et je ne vous dirai pas s’il y a réussi ou pas.

Au moment où je réalise cet article, la saison est entamée, pas encore terminée et bien entendu, non disponible sur les chaînes de télé.

Alors je fais comment ? Il y a le streaming et le téléchargement, of course ! Et non, ce n’est pas illégal, Hadopi est illégal car on ne peut vous priver de votre liberté de surfer. Non, mais ! Révolution !

Pas la peine de m’envoyer les flics, en Belgique, on a encore cette liberté du téléchargement…

Anybref, un retour en fanfare pour cette saison 4 et quelques changements dans l’histoire qui m’ont fait craindre le pire, mais non, ouf, je respire, l’équipe des 3 est toujours bien là.

L’accent sera mis sur Jackson qui tente, à l’insu de tous, de sauver sa femme Susan de la potence. Vision des prisons qui ont tout de cul-de-basse-fosse ! Newgate n’est pas l’endroit où nous aimerions passer nos vacances.

Entrée en jeu de nouveaux personnages dont un, inquiétant, intriguant, sombre et qui se révélera différent de ce qu’on aurait pu croire.

6 épisodes diffusés, 4 visionnés, et la série continue de surfer sur du bon, comme pour la saison 3, tout en étant différente aussi.

On continue d’explorer les chouettes choses de l’époque comme la prison de Newgate; les pendaisons et les tables de correspondance mises au point par les bourreaux William Marwood et James Berry (plus vous êtes léger et plus la corde doit être longue) lorsque l’on se trouve devant un pendu louche; les workhouse; les cadavres qui atterrissent pour les jeunes médecins; les transfusions sanguines interdites…

Une bonne série à voir, mais qui est difficilement trouvable, même dans les grandes enseignes puisque les DVD que j’avais trouvé étaient en anglais sous-titré en néerlandais (le néerlandais de chez nous, pas celui de Hollande – je parle du pays) !

Putain, fait chier…

Une série aux scénarios originaux, avec des personnages travaillés, qui évoluent, ni tout blanc, ni tout noir, une société en pleine mutation, de la misère sociale, des flics corrompus ou véreux, ou honnêtes, des costumes et des décors bien rendu, l’impression d’y être pour de vrai et des enquêtes qui ne suivent pas des trames vues et revues.

Et un final qui ouvre la porte violemment sur une saison 5… Mon coeur saigne ! 

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Le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et Le Mois anglais 2016 (Saison 5) chez My Lou Book et Cryssilda.

[Série] Ripper Street – Saison 3 : Une série à qui on a permis de continuer de t’éventrer !

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Ripper Street est une série télévisée britannique créée par Richard Warlow dont les deux premières saisons ont été diffusées du 30 décembre 2012 au 16 décembre 2013 sur BBC One.

Elle décrit le Londres des années 1889 dans le quartier de Whitechapel au temps de Jack l’Éventreur.

Dans un premier temps, le 4 décembre 2013, BBC annule la série après la 2e saison.

Interviewé le 7 janvier 2014 par la BBC, Matthew Macfadyen déclare que la série pourrait faire son retour.

Et, en effet, le 26 février 2014, Amazon Prime acquiert les droits de la série et produira une troisième saison, diffusée depuis le 14 novembre 2014 par le service.

Maintenant, nous en sommes à la 4ème saison !

Troisième saison (2014)

  1. Whitechapel Terminus
  2. The Beating of Her Wings
  3. Ashes and Diamonds
  4. Your Father, My Friend
  5. Heavy Boots
  6. The Incontrovertible Truth
  7. Live Free, Live True
  8. The Peace of Edmund Reid

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L’annulation de Ripper Street m’avait foutu en rogne. Comment, on me supprime MA série qui se déroule à Whitechapel juste après les crimes de 1888 ??

Mais l’annonce de son retour m’avait réjoui, tout en me faisant craindre que « retour » ne rime avec « foirage ».

Hé, ce ne serait pas la première ni la dernière fois qu’une série qui, après avoir arrêté, annonce recommencer et nous naufrage totalement le scénario, faisant même couler les bons moments.

Ouf, il n’en fut rien ! Ils ont changé un peu la série, sans doute pour lui donner un nouveau souffle et repartir correctement, tout en s’offrant le luxe de changer quelques idées ici et là. Et les changements furent bons.

Cette Saison 3, on la doit grâce à un partenariat entre Amazon et BBC afin de coproduire une nouvelle saison de 8 épisodes et je leur dis « MERCI » car j’adore cette série, les acteurs, ses atmosphères…

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La saison démarre quatre ans après la fin de la saison 2. Il y a donc eu des changements…

Le premier épisode de la saison était assez étrange, je dois dire. Bennet Drake a quitté la Division H pour redémarrer une nouvelle vie à Manchester. Il a gravi les échelons et est devenu Inspecteur. Sur l’ordre de l’Inspecteur-Chef Abberline, il est de retour à Whitechapel où les choses ont bien changé.

Pour un coup de poing, c’était un uppercut, un départ ainsi !

Mais la série devait trouver une façon de se renouveler, loin du spectre de Jack afin de nous proposer quelque chose d’intelligent.

Bien que, entre nous, j’aurais aimé qu’ils exploitent plus, dans la saison 1, les crimes de Whitechapel…

Finalement ce n’est pas du tout l’enquête de 1888 qu’ils nous proposeront dans la saison 1, mais plus ou moins les conséquences que cette histoire a eu sur le quartier, ses habitants, leurs rapports avec les flics.

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Anybref ! Je ne me plains pas, je trouve que la série a continué dans le bon sens pour nous offrir tout ce que l’on peut attendre de sa part.

Mon Inspecteur Reid chéri passe sa vie dans son bureau à amasser des infos sur les criminels avant de les classer dans ses archives… Il a changé, lui aussi…

Le Capitaine Jackson, le légiste et ancien de la Pinkerton, n’officie plus à la Division H non plus… Argh, mon beau capitaine ! Le voilà qui officie désormais en ville dans un cabinet privé.

Autre coup de tonnerre, Jackson et Susan ne vivent plus ensemble et Susan a repris les affaires de Duggan et gère l’Obsidian Estates.

Susan a aussi changé de profession mais se retrouve mêlée à une affaire sordide qui formera l’arc de la saison.

Quant à Rose, elle est devenue une véritable artiste et s’apprête à épouser un notable.

Ouf, ça déstabilise…

Tout a changé, on nage dans le brouillard puisque les cartes ont été redistribuées et je vous avoue que si le premier épisode était une claque, une surprise, il fut aussi éprouvant.

Les épisodes sont rythmés, nous en apprennent plus sur la vie du quartier, de la police, des personnages que nous suivons depuis quelques temps, déjà.

Nous avons des rebondissements, mais sans que cela ne devienne nauséeux. Non, ici, tout a bien été dosé. Pas de rebondissements juste pour dire qu’ils ont rebondit.

Pas de manichéisme non plus, dans la série. Les femmes ne sont pas des pauvres créatures sans défenses, mais possèdent des griffes et savent s’en servir, nom de Dieu !

Les hommes, quant à eux, ils sont fidèles à eux-mêmes sans sombrer dans la caricature facile du mec qui est maître chez lui. Non, le tout est bien travaillé. Juste.

Comme toujours, on abordera différents thèmes propre à cette époque (et qui nous sont contemporains aussi) tel le travail des femmes, le mariage, la liberté sexuelle, l’avortement, la contraception, le droit à l’enseignement, la politique,…

Tous sont toujours abordés avec élégance et finesse, jamais en éléphant dans un magasin de porcelaine.

Et les habits des dames sont magnifiques, même si je n’aurais pas aimé les porter en raison du temps qu’il devait falloir pour les enfiler ou les retirer… oups !

Quant au final, il aurait pu clore la série si jamais les contrats n’étaient pas renouvelés pour une saison 4. Prudents, les gars ! On ne sait jamais, si jamais on n’avait pas reconduit la série pour une saison 4, elle se terminait sans fin ouverte.

Finalement, cette nouvelle saison parvient à nous raconter quelque chose de différent, le tout fonctionnant en grande partie sur l’alchimie qu’il y a entre les membres du casting et au fait qu’ils aient mis les femmes en avant durant plusieurs épisodes, sans que cela sombre dans le porte nawak.

Whitechapel… ce fameux quartier londonien où des crimes atroces furent commis et où les gens vivaient dans une misère noire.

Misère des quartiers bien retranscrites dans les épisodes, les dédales tortueux des ruelles sombres, les indigents, les marchés où s’entasse toute la population en quête de meilleur.

Oui, ma critique de la saison 3 est bonne car ils ont fait évoluer les personnages, les ont travaillés, tout comme les scénarios ont été travaillés afin de nous proposer la même atmosphère, la même âme, mais en changeant tout de même de direction afin de ne pas nous proposer encore et toujours les mêmes choses, les mêmes trames.

Ces 8 épisodes qu’on nous a produit, c’était du petit-lait, un délice, et j’ai hâte de suivre avec la saison 4.

L’attente fut un peu longue, tant j’avais envie de voir la suite qu’ils allaient donner suite au final de la saison 3.

Le casting et les scénaristes sont suffisamment bons pour nous raconter encore tout un tas d’histoires différentes, à la fois policières, politiques, mais également romantiques car après tout, que serait cette série policière sans ses femmes ?

Tout cela laisse présager du bon pour la suite.

Étoile 4

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