Évangile du serpent – Les Prophéties I : Pierre Bordage [LC avec Stelphique]

Évangile du serpent - Bordage Pierre

Titre : Évangile du serpent – Les Prophéties I

Auteur : Pierre Bordage
Édition : Diable Vauvert (2001) / Folio Gallimard (2003) – 675 pages

Résumé :
Un christ et quatre évangélistes : Pierre Bordage transcrit le Nouveau Testament dans l’univers des médias fous et du XXIe siècle naissant.

Matthieu, Marc, Luc et Jean s’appellent ici Mathias, tueur professionnel manipulé par une police parallèle, Marc, journaliste fatigué par ses propres lâchetés, Lucie, strip-teaseuse sur le Net, et Yann, le disciple des premiers jours jaloux de ses privilèges.

Tous les quatre éclairent de leur trajectoire l’avènement d’un jeune Indien d’Amazonie élevé dans l’Aubrac.

Par la chaleur de sa présence, le jeune homme sauve, guérit et réunit autour de lui des dizaines de milliers de fidèles en quête d’une nouvelle alliance.

Dans la chaleur moite d’une Europe en proie aux dérèglements climatiques, le mouvement se transmet comme une lame de fond qui déverse sur les routes des foules de curieux abandonnant leurs possessions et leurs vêtements.

ADN serpentCritique du Cannibal (Stelphique plus bas) :
♫ Mes biens chers frères, mes biens chères sœurs ♫ Reprenez avec moi tous en cœur ♪

Ma foi, si Vaï-Ka’i (non je ne suis pas enrhumée), le Maître-esprit, indien Desana de la forêt amazonienne avait présenté la chose ainsi, sans doute que les biens-pensants et ceux à la tête de nos pays lui auraient fichu une paix royale.

Pas de bol, il n’en fut pas ainsi, mais au final, tant mieux ! Ça nous fait une histoire à lire.

Je vous fera mon acte de contrition en vous avouant qu’au départ, j’ai eu du mal à entrer dans le roman sans doute à cause des chapitres en alternance pour les 4 personnages « principaux ». Chapitres présentés comme les Évangiles.

Deux histoires qui s’alternent, c’est motivant, c’est frustrant, mais un véritable plaisir nait de cette frustration, tandis qu’ici, le temps qu’on arrive au 4ème personnage, on a déjà tout oublié du lieu où se trouvait le premier et ce qu’il faisait quand on revient à lui.

Je trimais donc, et puis tout à coup, paf, le Saint-Esprit s’est rappelé qu’il devait m’éclairer et là, plus aucun soucis de lecture et je l’ai terminé en ne le lâchant plus, en le dévorant, en me gorgeant des mots de l’auteur et des vérités qu’il balançait dans ses pages.

Sous le couvert d’un thriller au relents SF (dérèglements climatiques), l’auteur dresse une critique amère mais vraie de notre société de consommation, de l’Occident et de ses squelettes dans les placards, de l’Église (l’institution) et de ses représentants qui représentent très mal Celui qu’ils sont censés servir.

— Les péchés, les règles, les absolutions, les rites, ce sont des inventions des prêtres pour couper chaque être humain de sa source et l’expulser de son jardin.

En tout cas, jamais l’auteur ne tombe dans l’écueil de rendre Dieu et les religions responsables de nos maux, mais donne les noms des véritables coupables puisque, lorsque l’on veut noyer son chien, on l’accuse d’avoir la rage.

— Ici, ce n’est pas toi qui décides de ce qui est bien et de ce qui est mal.
— Non, c’est le prophète, le Coran.
Hakeem hocha la tête d’un air dubitatif.
— Pas le Coran, l’interprétation qu’on en fait.
— J’ai l’impression que tu n’es pas toujours d’accord avec l’interprétation qu’en font certains, avança Mathias.

Je conseillerais la lecture de ce roman à ceux qui n’ont pas encore compris que Dieu et les religions n’étaient que les boucs émissaires, des excuses, des prétextes utilisés par ceux qui veulent justifier leurs violences et exactions et que dans le fond, tout est politique.

— Ça, ce sont les fables qu’on sert aux médias et aux populations. Les Américains vont toujours là où se trouvent leurs intérêts. Et si leur intérêt est de soutenir une révolution islamique quelque part dans le monde, ils n’ont aucun scrupule à le faire. Les Talibans n’auraient jamais accédé au pouvoir sans l’appui des Pakistanais, donc des Américains. Le contrôle des pipe-lines, de l’acheminement du pétrole, tu comprends ?

On veut tout posséder, on ne veut rien perdre et on a peur de tout, surtout des autres.

— On peut gagner de l’argent sans être corrompu…
— Sans doute, mais il faut être prêt à renoncer à tout. À son confort, à ses habitudes, à ses certitudes. Qui, autour de cette table, accepterait de tout plaquer pour être en totale conformité avec lui-même ?

Entre nous, si Vaï-Ka’i existait vraiment, ou si, par une opération de magie, je me retrouverais transposé dans le roman, je ne le suivrais pas !

Non pas que son enseignement n’est pas bon, il a raison dans le fond, mais premièrement, je déteste les foules, parce que suivre la masse n’est pas mon crédo et deuxièmement, je n’ai nullement l’intention de me promener cul nu !

Un roman coup de poing dans le plexus, même si on savait déjà ce qui est dit, voir que d’autres ont compris, ça fait du bien.

— De tout temps, on s’est servi des extrémismes religieux pour envahir des territoires, pour contrôler les richesses naturelles, les populations, les frontières.
— Avec le risque non négligeable que ceux que vous croyez manipuler échappent à votre contrôle et se retournent contre vous. C’est déjà arrivé dans le passé, les exemples sont légion dans le présent, ça risque de se reproduire dans le futur.

Un roman qui, bien que datant de 2001, est toujours d’actualité, il lui colle bien, même. Un roman où les personnages sont bien distincts (un journaliste, une prostituée du Net, un tueur à gage et un disciple qui aiment ses privilèges) et n’ont rien d’enfants de cœur, mais nos zigotos évoluent, changent, et c’est tant mieux.

S’habillant le plus souvent en écolière, jupe plissée à carreaux, chemisier, couettes, sous-vêtements de coton blanc – un franc succès […]

Un roman écrit avec une plume cynique, amère, une critique bien sentie de notre société et de notre mode de pensées, d’actions, sur nos peurs, le tout sans donner de leçon.

— Sans doute que les stratèges détournent l’attention sur un ennemi fantasmatique pour mieux promulguer certaines lois, pour mieux faire passer les potions amères, tu sais, certaines décisions qu’on dit impopulaires.

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), Lire « À Tous Prix » chez Asphodèle (Prix Bob Morane du meilleur roman francophone en 2002), Le Pavé de l’Été chez Sur Mes Brizées (675 pages) et RAT A Week Estival, Summer Edition chez Chroniques Littéraires.

Pourquoi je l’ai choisi :
Nous avons suivi avec ma binômette, les bons conseils d’un certain bloggeur influent : Yvan

Synopsis :
 » Et vous, César, Napoléon, Adolphe, Joseph, Bill, Vous les soldats, les conquérants de l’inutile, Qu’avez-vous fait du jardin des hommes ? Des chemins de folie qui retournent à Rome , Des arcs de triomphe, des monuments aux morts, des chaînes, des barbelés, des miradors, Déluge, déluge, déluge…  »

Jeune Indien d’Amazonie élevé en Lozère, Vaï Ka’i incarne la sagesse du serpent double, symbole chamanique de l’ADN. Il prône l’abandon des possessions, le respect de la Terre et accomplit des miracles. Quatre évangélistes, Mathias, tueur à gage, Marc, journaliste désabusé, Lucie, strip-teaseuse sur le Net, et Yann, premier disciple, racontent celui que la presse surnomme bientôt le Christ de l’Aubrac…

Grand roman contemporain humaniste, aventure littéraire inoubliable, L’Évangile du Serpent transpose le Nouveau Testament dans notre présent.

Les personnages :
Mathias, Marc, Lucie, Yann : un quatuor qui se glisse dans l’air du temps: Notre temps, celui de la violence, des désillusions, de la déchéance…Et Vaï Ka’i de relever le niveau, par sa seule présence…

Un contraste entre cette vie tourbillonnante et le calme serein de ce nouveau Jésus qui a le mérite de nous titiller, de vouloir nous faire voir une autre façon de vivre, de penser, de rêver même.

Chacun de ses personnages a une histoire, un passé. Ils sont aux antipodes dans leur façon de vivre, et malgré cela, on arrive à s’attacher d’une certaine manière à eux, à ressentir leurs émotions et si on ne les aime pas toujours dans leurs imperfections, on suit avec intérêt et compréhension leur cheminement.

Ce que j’ai ressenti:… Un projet ambitieux…
Pendant tout ce grand weekend, j’ai marché sur la Toile, emprunté des chemins de croix, assemblé des pièces de puzzles, essayé de visualiser le Grand Œuvre de la vie. J’ai suivi un Serpent, une nouvelle Philosophie, un nouveau Prophète, à moins que je n’ai juste trouvé un vieil Ami, humble et altruiste…

L’amour sincère a le pouvoir immense de réparer les déchirures de la trame. C’est la force la plus puissante dans la Création, infiniment plus puissante que les forces fondamentales qui maintiennent la cohérence de l’univers.

Alors en première impression comme ça, je me dis, que j’ai trouvé que c’était long, mais en le refermant je suis bien obligée de me dire que cet auteur a vraiment du talent! Il pose son intrigue avec intelligence, et en prenant le temps de poser les bases solides de sa trilogie.

Il nous fait connaitre, parfois jusque dans leur intimité, les personnages qui seront les pierres angulaires de cette saga prometteuse.

C’est une fiction oui, mais je lui ai trouvé de drôles d’accents de vérité contemporaine, d’actualités brûlantes, de sujets sensibles…

Et finalement, c’est là qu’est le plaisir, avoir l’opportunité une lecture particulièrement intéressante, aux idées un peu plus poussées que d’habitude…

Cette lecture laisse des traces, puisque c’est le regard plus lourd que nous posons sur notre propre perspective dans cet avenir de capitalisation à outrance…

Tout le monde savait que la Terre se réchauffait, tout le monde se doutait qu’elle préparait sa mue, qu’elle n’avait pas d’autres choix que de s’adapter pour survivre, comme n’importe quel organisme vivant , mais tout le monde s’en contrefoutait, tout le monde ne songeait qu’à jouir de ses privilèges, qu’à étendre ses possessions, qu’à s’étourdir en danses macabres sur des scènes de plus en plus branlantes.

Je suis vraiment curieuse de lire la suite des aventures de ses quatre apôtres revisités, car il a bien fallu attendre la toute fin, pour connaitre, enfin, les prémices du second volet, mais là, je veux absolument voir où nous emmène cet auteur !

Je veux poursuivre l’aventure humaine et spirituelle de ce roman d’anticipation, je veux encore me régaler des reparties que l’auteur distille ça et là, comme des miettes de lumières jetés dans les collines françaises, je veux savoir si le Serpent va encore continuer sa chorégraphie hypnotisante…

— C’est la liberté de choix qui donne toute sa valeur aux actes.

Premier livre lu (enfin!) de cet auteur, je ne compte pas m’arrêter en si bon chemin, vu ce que je pense pouvoir deviner de potentiel chez lui…

Nous sommes déjà partantes pour lire la suite avec ma chère binôme et j’ai déjà hâte de voir ce que les autres lectures me réservent de bons mots et de réflexions intenses, une fois la dernière page tournée!

« Je préfère de loin les cyniques aux idéalistes. Les cyniques ont un minimum de recul sur les évènements, appelons ça une certaine marge de sagesse. On ne peux pas transiger avec les idéalistes. »

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 8/10

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Derniers Jours : Adam Nevill [LC avec Stelphique]

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Titre : Derniers jours

Auteur : Adam Nevill
Édition : Bragelonne (2014)

Résumé :
Kyle Freeman est chargé de réaliser un documentaire sur le Temple des Derniers Jours, une secte basée dans le désert d’Arizona en 1975, aujourd’hui disparue.

Depuis, les rumeurs vont bon train sur les pratiques déviantes et les expériences paranormales du groupe.

Et bientôt une série de phénomènes inexpliqués s’abat sur la production.

Expériences surnaturelles et visites nocturnes troublantes, disparitions soudaines et découvertes d’horribles artefacts, le tournage vire au cauchemar absolu…

last daysCritique : 
Mon homme a beau me dire que je me fais un film, mais moi, j’ai bien remarqué cette étrange odeur de viande avariée dans la maison…

Et le fait qu’elle provienne – sois-disant – d’une barquette qui a séjourné trop longtemps dans la poubelle ne m’a pas convaincu.

ILS sont ici… J’ai bien vu une coulante pas nette au mur, dehors, et mon mari ne me fera pas croire que c’est un truc qui est là depuis des années et que ça vient du volet, moi je sais, je sens qu’ILS sont parmi nous, chez moi !

Durant ma lecture, j’ai surveillé les murs et les plafonds comme le lait sur le feu, l’angoisse aux tripes, sursautant à chaque odeur nauséabonde et non, il ne me fera pas croire que ce que j’ai senti était la conséquence des gaz qui sortaient après la digestion.

Non, cette odeur, ce sont EUX !! Ce bruit de griffes sur le carrelage, alors que je n’ai plus de chien, ce sont encore EUX qui me cherchent et veulent me sucer le sang et me bouffer toute crue !

Non, non, non, ce n’est pas l’évier qui refoule, ce sont EUX qui tentent d’entrer par là ! Je le sais, je les sens, j’ai limite fait dans mon froc, comme Kyle Freeman et Dan, les deux cinéastes engagés par Max pour tourner un documentaire sur la secte du Temple des Derniers Jours.

Je savais que les sectes étaient dangereuses, tiens, déjà rien que d’entendre un Témoin de Jévého (nom changé afin de garantir leur anonymat) me causer que je cavale déjà en criant que j’ai oublié les patates sur le feu.

Les sectes, pas besoin d’être aux mains de fanatiques ou de malades mentaux pour que ça tourne au carnage ou à l’embrigadement et à la perte de la liberté.

— Tu sais, Sharon Tate était enceinte de huit mois quand elle a été poignardée à seize reprises par une fille de vingt et un ans. Susan Atkins. Elle appartenait à la « Famille » de Charles Manson.

— En 1978, le pasteur Jim Jones à fait abattre ou empoisonner neuf cents de ses fidèles pendant sa Nuit blanche en Guyana.

Vous me direz que les religions officielles, aux mains de fanatiques, de dingues ou de politiciens ambitieux, ça fait du dégât aussi, mais ma religion ne me demande rien : ni argent, ni biens, que dalle… Et si je déconne trop, je verrai si on me présente une facture à ma mort, ou pas.

De plus, libre à moi de refuser les hommes en soutane et de m’adresser directement au Big Boss…

Bien que, parfois, nul besoin de s’embrigader dans une secte pour porter des tyrans aux nues et les suivre comme un seul homme ou les vénérer, encore à notre époque. L’Homme aime le côté obscur de la Force.

Staline exerçait sa tyrannie sadique sur son pays depuis déjà douze ans. Au 1er juillet 1941, son collectivisme avait entraîné la mort de neuf millions de paysans. Dix millions d’hommes et de femmes, envoyés en prison et en camp de travail pour des motifs politiques, sont morts eux aussi. Quand Staline a rendu son dernier soupir en 1953, son bilan estimé s’établissait à environ vingt millions de victimes.

— J’essaie simplement de vous démontrer que la nature humaine possède sa part de ténèbres, que nous ne pouvons pas nous empêcher de vénérer, de servir. C’est notre plus grande tragédie, un phénomène universel, intemporel, comme le sont toutes les tragédies. Et nous ne tirons aucune leçon des erreurs de nos ancêtres. Staline, Hitler, Mao et Pol Pot sont le macrocosme. Ajoutez Napoléon, peut-être César ou même Alexandre à la liste ? Nous admirons ces figures historiques pour leurs conquêtes, leur énergie, leur ambition et les progrès qu’on leur a attribués. Mais l’humanité ne se serait-elle pas mieux portée, en tant qu’espèce, sans eux ?

Anybref… Oui, j’ai eu peur et j’ai adoré me faire peur avec ce roman qui m’a emmené à Londres, en Normandie et dans le le désert de Sonora en Arizona. Trois pays et des tournages qui m’ont fait flipper.

Des personnages attachants qu’on aurait envie de boxer, parfois, pour qu’ils se taillent de là, des révélations horribles et une plume qui arrive à vous faire regarder votre mur de travers à la moindre tache suspecte.

Juste quelques longueurs à un moment donné et 50 pages de moins auraient donné plus de tempo au milieu du récit.

Mais je m’en fiche, rien que pour le final, on rattrape la petite baisse de régime du milieu.

Putain, quel final ! Un truc de malade !

Bon, je vous laisse, je vais vérifier encore une fois mes murs, mes plafonds, les coulantes étranges et tout ce qui fait que la vérité est ailleurs !

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016), Le « Challenge US » chez Noctembule, Lire « À Tous Prix » chez Asphodèle (British Fantasy award en 2013), Challenge British Mysteries chez My Lou Book et Le Mois anglais 2016 (Saison 5) chez My Lou Book et Cryssilda.

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Pourquoi je l’ai choisi (par Stelphique) :
C’est l’idée de ma binômette chérie qui devait lire un auteur anglais  pour son challenge, et comme ce livre traine depuis trop longtemps dans ma PAL numérique, le choix est apparu évident….On adore tellement se faire peur à deux….

Synopsis :
Quand Kyle Freeman, réalisateur indépendant, est chargé de réaliser un documentaire sur une secte oubliée, il y voit un moyen de rembourser ses dettes. Le Temple des Derniers Jours, basé dans le désert d’Arizona et dirigé par un gourou à la réputation sulfureuse, a connu une fin sanglante.

Pourtant, les rumeurs vont encore bon train sur les pratiques déviantes et les expériences paranormales du groupe. Bientôt, une série de phénomènes inexpliqués s’abat sur la production. Visites nocturnes troublantes, disparitions soudaines et découvertes d’atroces artefacts, le tournage vire au cauchemar…

Les personnages :
Kyle, il va en voir ce personnage!!! Et plutôt que réalisateur, il va se retrouver acteur d’un film qu’il n’avait pas prévu!!!!Très convaincant, dans son rôle….

Max, je l’aurai un peu baffé, moi à la place de Kyle…..

Ce que j’ai ressenti : … Une peur bleue efficace !!!!

« Celui qui se contente d’être horrifié n’apprend rien. »

Il y a des films qui ont marqué le genre Horreur: « Rec », « le projet Blairwicht », « Paranormal activity »… L’auteur prend son inspiration dans ce phénomène de caméra au poignet, et nous livre un roman qui nous fait gentiment cauchemarder !!!!

Je pense donc plus m’attarder dorénavant sur cette classification, car j’ai adoré avoir la trouille en lecture partagée!

Nuit Blanche
« Ne mangez pas les cerveaux. Ils vous rendront encore plus fous. »

Le point fort de ce livre, c’est ce mélange entre paranormal et folie humaine ! L’auteur a su concilier les deux avec brio, rendant encore plus saisissante, les dérives humaines…

Elle était aussi damnée qu’un fantôme s’apprêtant à quitter définitivement ce monde. Un spectre qui ne règne plus que sur les quelques pièces vides d’une existence dépeuplée. Une ombre qui observe, plus tout à fait ici, pas encore ailleurs, qui écoute le son de toutes les voix joviales et claires, mais n’offre jamais la sienne.

On suit ce réalisateur non conventionnel et son cameraman,  sur les traces d’une secte disparue, et on n’imagine pas l’ampleur fantastique qui va se mêler à ce projet fou de reconstitution d’un massacre. J’ai adoré cette ambiance lourde, suintante, malodorante… L’horreur tapie dans le noir, les « vieux amis » qui s’invitent. Tellement je m’investis, dans mes lectures, j’en ai fait des cauchemars…

C’est juste pour vous dire que l’auteur arrive vraiment à jouer avec nos peurs, et que bien sur, la peur ne vient pas quand la lumière est allumée.. Mais bien quand la nuit tombe…(Petit aparté : Belette, t’es encore là ????!!! je crève de trouille moi !!!! Viens me tenir la main, s’il te plaiiiiiiiiiiiiiiit….). (Réponse de la Belette : je suis cachée sous le lit !!)

« On avait l’impression que la mort se tenait à nos cotés dans le noir. »

Du fait, de cette « urgence » de film, on est happé dans un engrenage d’actions qui fait que l’ennui n’est pas de ses pages. On en voit de toutes les couleurs et surtout de toutes une palette d’odeurs toutes plus répugnantes les unes que les autres.

Mais nous le savons bien le Mal prend toutes formes, et finalement qu’est-ce qu’une odeur face au Mal absolu ???

L’auteur nous sensibilise aux dangers des sectes, à leur fonctionnement, à leur gourou, au lent précipice vers lequel se jette des centaines de personnes presque inconsciemment…

« Mais laissez moi vous dire une chose à propos du boulot de flics. Jour après jour, la police est confrontée à la lie de l’humanité. C’est notre job. « 

Finalement, je ne sais pas ce qui est le plus effrayant de ses deux thèmes…Mais le cocktail des deux se déguste avec délectation !

Et comme pour ne rien gâcher, j’ai apprécié que l’auteur tienne son histoire jusqu’au bout, l’argumente, la mène jusqu’au final. Il ne s’en tire pas avec une pirouette, il nous emporte jusqu’aux Derniers Jours, heu, mots, pardon, dans son univers dérangé !!!

Un bon kiff de lecture!

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette9/10

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Derniers Jours : Adam Nevill [LC – Impressions de lecture 2/2]

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Impressions de lecture du Cannibal Lecteur (page 1 à 228) : Maman, j’ai peur !
Le roman commence en mode normal, rien d’exceptionnel, et puis, dès le premier tournage réalisé par Kyle et Dan, on découvre la peur ! Une sorte de Blair Witch Project ? Pas tout à fait, mais niveau trouille, je suis servie et tout doucement, je me surprends à surveiller la moindre odeur suspecte… Maman !!!!

Impressions de Stelphique (page 1 à 228) : Terrorisée mais j’en demande encore, cachée sous ma couette !!!! 😉
Je dirais que ça faisait longtemps que je n’avais ressenti le coup de la peur !!!! Très efficace cette séance d’ouverture…. Une bien jolie impression pour le démarrage, même si mon cerveau l’a vite traduit en cauchemars, j’ai adoré le style de l’auteur !!!!!

Impressions du Cannibal Lecteur (pages 229 à 456) : Oh putain, j’ai fait une infidélité au King !
Jusqu’à présent, seul le King (et les contributions) arrivaient à me ficher la trouille, mais là, je viens de faire une expérience dans la peur… On est passé à la vitesse supérieure dans l’horreur et le glauque. Oui, j’ai trouillé, oui, j’ai flippé, oui, j’ai vérifié mes murs et oui j’ai eu du mal à lâcher le livre… Maman, j’ai eu peur !

Impressions de Stelphique (page 229 à fin) : Un roman qui a su tenir toutes ses promesses !
Ce n’est pas tout de ficher la trouille à ses lectrices, il faut que ça tienne la route, jusqu’au dénouement ! Et bien, comment vous dire ???? On a pas fini de vérifier nos canalisations !!!! Et heureusement que j’ai un odorat développé et des jambes en état de marche pour fuir aussi loin que possible….

Un régal cet auteur, et j’ai déjà proposé à ma chère binômette, les autres titres de l’auteur pour nos LCs!!!!Vous n’avez pas fini d’entendre parler de cet auteur !  😉

PS : Le Cannibal Lecteur a bien entendu accepté et signé sans lire le contrat !

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Le Mois anglais 2016 (Saison 5) chez My Lou Book et Cryssilda.

Zootopie : Byron Howard et Rich Moore [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 17/52]

Zootopie est le 135e long-métrage d’animation et le 55ème « Classique d’animation » des studios Disney réalisé par Byron Howard et Rich Moore.

Entièrement réalisé en images de synthèse, le film est une comédie policière et un buddy movie sorti en salles en 2016.

1. Synopsis :
Zootopia est une ville qui ne ressemble à aucune autre : seuls les animaux y habitent ! On y trouve des quartiers résidentiels élégants comme le très chic Sahara Square, et d’autres moins hospitaliers comme le glacial Tundratown. Dans cette incroyable métropole, chaque espèce animale cohabite avec les autres. Qu’on soit un immense éléphant ou une minuscule souris, tout le monde a sa place à Zootopia !

Lorsque Judy Hopps fait son entrée dans la police, elle découvre qu’il est bien difficile de s’imposer chez les gros durs en uniforme, surtout quand on est une adorable lapine. Bien décidée à faire ses preuves, Judy s’attaque à une épineuse affaire, même si cela l’oblige à faire équipe avec Nick Wilde, un renard à la langue bien pendue et véritable virtuose de l’arnaque …

2. Fiche technique :

  • Titre original : Zootopia
  • Titre français : Zootopie
  • Réalisation : Byron Howard, Rich Moore, Jared Bush (en)
  • Scénario : Jared Bush
  • Production : John Lasseter et Osnat Shurer (en)
  • Sociétés de production : Walt Disney Pictures et Walt Disney Animation Studios
  • Société de distribution : Walt Disney Studios Motion Pictures International
  • Pays d’origine : États-Unis

3. Voix originales :

  • Ginnifer Goodwin : le lieutenant Judy Hopps
  • Jason Bateman : Nick Wilde
  • Idris Elba : le chef Bogo
  • J. K. Simmons : le maire Leodore Lionheart
  • Jenny Slate : l’adjointe au maire Dawn Bellwether
  • Nate Torrence : l’officier Benjamin Clawhauser
  • Shakira : Gazelle
  • Octavia Spencer : Mrs Otterton
  • Bonnie Hunt : Bonnie Hopps
  • Don Lake : Stu Hopps
  • Tommy Chong : Yax
  • Raymond S. Persi : Flash

Ce que j’en ai pensé :
Vous voulez que je vous le dise vraiment ? Vous n’avez pas une toute petite idée ? Non ?

Super génial ! Franchement, j’ai kiffé ce film qui tue sa race… Pardon, je me laisse aller…

S’il y a une chose que j’adore, dans un dessin animé, c’est l’anthropomorphisme (des animaux qui se comportent comme des humains) des personnages, ce qui permet de réaliser une satyre sur les travers humains sans que cela pue la morale à plein nez.

De plus, ici, nous avons une enquête menée par la nouvelle policière : Judy Hopps, la première lapine à intégrer le corps de police.

Notre petite lapine a vu son rêve d’enfant se réaliser, elle est flic, mais elle a du mal à trouver sa place au milieu des gros prédateurs que constitue le corps de police. Quant aux herbivores qui s’y trouvent, ce sont des éléphants, des rhinocéros, des buffles…

Alors, une lapine ! Oui, ça l’fait pas… foutons-là aux contraventions !

Judy Hoops est une rêveuse, une idéaliste, une naïve qui débarque à la grande ville, venant de son bled perdu et qui croit que tout va aller.

Les personnages sont bien dessinés, même si ce sont des images de synthèse. Ils font « vrais », ont des mimiques humaines et animales (les oreilles en arrière) et possèdent tous nos défauts.

Je reviendrai sur nos travers après vous avoir parlé un peu de l’enquête : des animaux ont disparus mystérieusement et leurs familles ne sait pas où ils sont passés.

Pendant que tous ses collègues bossent sur les plus importants, Judy fout des contraventions pour stationnement. Rien ne va plus, elle fait semblant que oui, mais elle comprend que le ville n’est pas ce qu’elle pensait.

Après la poursuite d’une Belette voleuse (oui, j’ai toujours les mauvais rôle dans les films), Judy va faire le forcing et le chef Bogo va lui donner le dossier de la loutre disparue.

L’enquête est bien menée – même si Hopps est victime de sa fougue, souvent – avec du suspense, du mystère, des indices à récolter, des théories à échafauder, des pistes à suivre, des gens a arrêter… et notre Hopps va être aidée par un renard, le roublard Nick Wilde qui n’a pas eu trop le choix.

Nick, c’est mon préféré ! Sa dégaine est top, sa chemise va bien à la couleur rousse de son poil et ses magouilles valent leur pesant de cacahouètes. De plus, il appelle sans cesse Judy « Carotte ». Un couple d’enquêteurs explosif parce que différent au possible.

Nick, lui, il est blasé de la vie, il sait qu’elle ne lui apportera rien de bon. Il est cynique, roublard, manipulateur, et les préjugés, il les connait et les subit avec philosophie : puisque tout le monde dit qu’on ne peut pas faire confiance aux renards, qu’ils sont voleurs, alors, pourquoi se donner du mal à détromper les gens ??

Judy, elle, elle veut aider les gens, elle veut changer le monde, elle est naïve mais aussi souvent prompte à en dire trop et à se ramasser une veste lors de son enquête. Sans oublier que l’enfer est pavé de bonnes intentions et Judy en fera l’amère découverte.

Niveau travers humains des personnages, ils sont les mêmes que nous : la peur de l’autre, surtout de la minorité (ici, les prédateurs dont certains retournent à l’état sauvage).

On le voit surtout dans une scène, dans le métro, où une maman attire ses enfants plus près d’elle car elle a peur d’un tigre, peur de ce qu’il pourrait lui faire si jamais… comme nous regardons certains de travers lorsqu’ils montent dans un métro avec un sac de voyage.

Comme chez nous, on peut aussi instrumentalisé la peur des autres, faire en sorte que les événements confirme nos dires. Ce ne serait pas la première ni la dernière fois qu’un pays (un Gouvernement, un groupuscule) instrumentalise lui-même une attaque pour justifier ensuite la sienne.

Le moustachu d’Allemagne l’avait fait : déguisant des soldats allemands avec des uniformes polonais, il les fit attaquer un poste allemand pour ensuite pouvoir attaquer la Pologne. « C’est vrai quoi, c’est la Pologne qu’avait commencé ! » (ironie)

Et voilà comment on manipule les gens. Propagande, qu’on appelle ça et elle marche toujours à plein pot, hélas.

Si les personnages de Judy et Nick sont les principaux, ils ne sont pas les seuls à être bien travaillés.

J’ai adoré Flash, celui qui bosse à l’administration et qui est un… paresseux !

Je ne me suis pas ennuyée une seconde dans ce film – regardé en V.O STFR – où, sans avoir de grands éclats de rire, j’ai eu des grands sourires, des petits pincements au cœur de nous voir si bien représenté dans nos travers honteux, les décors sont magnifiques, les personnages bien travaillés, les expressions aussi, le suspense est bien dosé, le mystère aussi.

Il y a des surprises, des retournements de situations, de l’humour dans les dialogues, de la roublardise, des moments « so cute » et des remise en question des personnages qui vont évoluer durant la durée du film.

Bref, une véritable réussite ! Un animé que l’on regarde en famille ou seul, avec ou sans mojito dans la main, mais avec un immense plaisir, ça, c’est sûr !

Mais… je n’ai pas ressentit des émotions comme les animés de Disney me donnaient, avant…

« Le roi lion » m’avait fait pleurer, « Rox et Rouky » aussi, comme « La belle et le clochard ».

Ce que je veux dire, c’est qu’il y avait des émotions brutes dans les anciens animés, ils n’avaient pas peur de faire chialer les moutards que nous étions. Et je ne vous parle pas du traumatisme que fut Bambi !

Maintenant, faut-il faire pleurer les gosses ou pas ? Vous me ferez 4 pages pour lundi, merci.

En attendant, ne boudons pas le plaisir de ne pas pleurer !

Étoile 4

Le « Challenge US » chez Noctembule et le Challenge #LeFilmDeLaSemaine2016.

Black-Out – Demain il sera trop tard : Marc Elsberg [LC avec Stelphique]

Black-Out-Demain-Il-Sera-Trop-Tard

Titre : Black-Out – Demain il sera trop tard

Auteur : Marc Elsberg
Édition : Piranha (2015) / Livre de Poche (2016)

Résumé :
Et si le monde que nous connaissons, dépendant de l’électricité, était sur le point de disparaître ? Thriller européen brillamment mené, Black-out plonge le lecteur dans une réalité qui pourrait être demain la nôtre.

Par une froide soirée d’hiver, les lumières de Milan s’éteignent. Puis c’est au tour de la Suède, de l’Allemagne, de la France… : partout en Europe, le réseau électrique est en train de lâcher. Manzano, ex-hacker italien, croit savoir qui est responsable et cherche désespérément à en informer les autorités.

Un flic français d’Europol, Bollard, se décide enfin à l’écouter, mais piégé par des d’e-mails compromettants, Manzano devient le suspect n° 1.

Face à un adversaire aussi rusé qu’invisible, alors que l’Europe s’enfonce dans l’obscurité et que plusieurs centrales nucléaires menacent la vie de millions d’êtres humains, commence pour Manzano une véritable course contre la montre.

AmericanBlackout_08Critique : 
« Un seul être vous manque et tout est dépeuplé »… La preuve, s’il en est, c’est que lorsqu’on nous la coupe durant quelques heures ou quelques jours, nous retournons au Moyen-Âge jusqu’à ce que nous la retrouvions !

Qui ? Quoi ? Mais la fée électricité, bien sûr ! Sans elle, nous sommes perdus, pestant contre des interrupteurs sans vie et tout ce qui ne fonctionne plus une fois qu’elle disparait. Un jour de black-out, notre Jacquouille n’aurait jamais pu faire « Jour, nuit, jour, nuit ».

Dans ce roman scientifique qui a des relents d’anticipation – mais pas de science-fiction – toute l’Europe est plongée dans le noir. Toute ? Oui, personne ne résiste, hormis quelques citoyens lambdas qui possèdent un puits, se chauffent au bois ou ont un groupe électrogène. Sont pas légion, je vous le dis. Et là, ils ont des tas d’amis !

Si le début est un peu lourd à lire, c’est en raison de la présentation d’un tas de protagonistes qui vont nous faire vivre leur vie sans courant, de la présentation des personnages principaux, dont Pierro Manzano, l’ex-hacker italien du Net et de quelques notions techniques que l’auteur est obligé de nous envoyer, afin de nous mettre au jus.

Ensuite, le récit s’écoule libre comme du courant pour nous délivrer du 220 volts dans le corps et les gencives.

Leur mission la plus importante n’est donc pas l’approvisionnement optimal des populations et de l’industrie en énergie, mais la réalisation de profits.

Voilà ce qu’avaient montré les incidents des décennies passées : les experts les tenaient pour impossibles – puis, un jour, ils avaient eu lieu.

On découvre, horrifié, tout ce qui pourrait arriver en cas d’arrêt général de l’électricité suite à des sabotages et je vous jure que ça fait froid dans le dos parce que nous n’y sommes pas préparé, sauf si vous êtes minimaliste ou survivaliste !

Le confort matériel augmente. Le courant vient directement de la prise. Depuis des générations. Les gens n’y font même plus attention ! C’est normal pour eux.

L’homme est un animal et y retourne en quelques jours, dès qu’il n’a plus rien dans sa gamelle, en fait.

Une devise du MI5 anglais : “quatre repas avant l’anarchie”.

Un récit qu’on dévore les yeux grands ouverts, une bougie allumée à côté, parce qu’on ne sait jamais…

Des personnages attachants, des situations de panique décrites aux quatre coins de l’Europe – oui, on voyage ! – des émotions fortes, surtout à l’hôpital et des situations catastrophiques avec une centrale nucléaire et un rappel de très mauvais souvenirs d’il y a 30 ans (en moins grave).

C’est un récit plus tendu qu’une corde de tente ou que celle d’un string, avec du rythme, sans perte de vitesse, sans trop de voyeurisme non plus, glaçant, prenant, bourré de suspense et sans trop d’illogismes (et s’il y a, ils sont expliqués par l’auteur). Un récit tout de qu’il y a de plus réaliste, hélas !

Un scénario béton pour un thriller technologique de haut vol, des frissons de peur et la grosse question que je me suis posée « Qu’est-ce que je ferrais, moi, dans pareille situation ? Partage or not partage ? ».

Offre et demande n’ont rien à voir avec justice ni éthique. Et puis, surtout, il leur fallait cette essence.

Non, non, ceci n’est peut-être pas une fiction…

Allez, je vais aller me faire un stock de cierges et de nourriture lyophilisée qu’on réhydrate en faisant pipi dessus… Parce que demain, il sera peut-être trop tard !!

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016).

Pourquoi je l’ai choisi (par Stelphique) :
Ça faisait longtemps qu’il me faisait de l’œil, un coup, sur les étalages de la librairie qui l’ont super bien mis en avant, d’autre part sur la blogosphère avec des avis enthousiastes. J’ai cédé (évidemment), mais je l’avais laissé de coté, et voilà ma chère binôme qui me lance cette idée de LC…. Et bien évidemment, que je fonce !!!!!!!

Synopsis :
Et si le monde que nous connaissons, dépendant de l’électricité et des nouvelles technologies, était sur le point de disparaître ? Par une froide soirée d’hiver, les lumières de Milan s’éteignent. Puis c’est au tour de la Suède, de l’Allemagne, de la France… : partout en Europe, le réseau électrique est en train de lâcher. Menace terroriste ou défaillance technique ? Tandis que l’Europe s’enfonce dans l’obscurité et cède à la panique, plusieurs centrales nucléaires menacent la vie de million d’êtres humains.

Une véritable course contre la montre commence alors pour Manzano, ex-hacker italien, croit savoir qui est responsable et cherche désespérément à en informer les autorités. Thriller européen brillamment mené, Black-out plonge le lecteur dans une réalité qui pourrait être demain la nôtre.

Les personnages :
Je crois que c’est le seul point que je vais un peu chipoter. Il m’a manqué cet attachement avec eux. Il est d’une part très difficile de se projeter dans chacun des protagonistes de part leur métier respectifs trainant dans les « hautes sphères », mais en plus, il m’a manqué un poil d’émotions humaines… À trop se concentrer sur l’action, on y perd en affection.

L’auteur a choisi de faire son principal personnage, un hacker. Idée originale, il tenait vraiment une idée à exploiter à fond, il aurait pu nous donner plus de détails sur leurs façons de « penser », la différence entre les White et les Black Hat, leurs agissements, leur passé…. J’aurai aimé qu’il se centre un peu plus sur Manzano, plutôt que sur cette multitude de personnages, même si bien sur, ils servent à la résolution du Problème.

Voilà, il m’a manqué ce rapprochement de lecteurs/personnages pour que ce livre soit un coup de cœur !

Ce que j’ai ressenti :… Une effrayante situation à vous glacer le sang !
Même s’il m’a manqué cette complicité avec les personnages, coté thriller, on est servi !  Difficile de lâcher ce livre, une fois qu’on l’a commencé ! Rythme soutenu, tension insoutenable… Tels sont les maitres mots de cette lecture.

L’angoisse d’une telle éventualité nous tenaille bien au delà du simple divertissement, l’auteur arrive à réveiller une de nos peurs les plus profondes: celle du Noir. Le Noir absolu, le Black-Out Total sur tout un continent, voire de la planète entière.

Et avec notre génération d’hyper-connexion, la Fée Électricité ne peut pas se permettre de disparaitre d’un coup de baguette magique ! Nous ne en relèverions pas de sitôt !

Suivre pas à pas, la lente mais déplorable conséquence d’un tel phénomène, nous emmène à de grandes réflexions.

Black-out, c’est un roman intelligent, précurseur, un savant mélange d’anticipation derrière la fiction.J’ai été charmée de ce point, l’auteur dit dans ses remerciements: « Si Blak-out, en plus de quelques heures captivantes, pouvait vous transmettre quelques connaissances ou n’être qu’une petite incitation à réfléchir, je m’en réjouirais ». 

Pari réussi, Monsieur Elsberg! Je pense que ce livre met en évidence certaines failles de systèmes, de grandes questions à débattre, et une effarante situation qu’on espère ne jamais voir se réaliser.

« L’argent régit le monde, comme on dit. » (…).
« La question est donc de savoir qui régit le monde quand il n’y a plus d’argent ? ».

— Peut-on croire sérieusement, intervint quelqu’un, que quelques jeunes gens, quelques geeks, soient capables de plonger la civilisation occidentale dans sa crise la plus grave, et le monde dans la situation de conflit la plus sensible depuis la seconde guerre mondiale ?

Il arrive à nous offrir une vision d’ensemble d’une puissance anéantie, avec ce découpage de lecture par ville, la lumière d’espoir met un temps infini à revenir, et pendant ce temps les ténèbres envahissent nos chers compatriotes et leurs voisins. Je vous le dis, c’est saisissant, effrayant!!!

Demain, il sera trop tard pour lire ce livre, car demain arrive plus vite qu’on ne le pense, lisez le, il est d’utilité publique et vous rendra un tout petit moins naïf sur notre futur interconnecté à outrance… Je vais donc de ce pas, aller me faire un potager et installer une cheminée… Juste au cas où…. Je vous le dis, j’ai eu trop peur !!!!!^^

Ma note Plaisir de lecture fee clochette 7/10
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De force : Karine Giebel

De force - Karine Giébel

Titre : De force

Auteur : Karine Giebel
Édition : Belfond Noir (2016)

Résumé :
Elle ne m’aimait pas. Pourtant, je suis là aujourd’hui. Debout face au cercueil premier prix sur lequel j’ai posé une couronne de fleurs commandée sur internet.

Car moi, j’ai voulu l’aimer. De toutes mes forces. De force. Mais on n’aime pas ainsi. Que m’a-t-elle donné ? Un prénom, un toit et deux repas par jour. Je ne garderai rien, c’est décidé.

A part le livret de famille qui me rappelle que j’ai vu le jour un 15 mai. De mère indigne. Et de père inconnu. Lorsque j’arrive devant la porte de mon ancienne chambre, ma main hésite à tourner la poignée. Je respire longuement avant d’entrer.

En allumant la lumière, je reste bouche bée. Pièce vide, tout a disparu. Il ne reste qu’un tabouret au centre de la pièce. J’essuie mes larmes, je m’approche.

Sur le tabouret, une enveloppe. Sur l’enveloppe, mon prénom écrit en lettres capitales. Deux feuilles. Écrites il y a trois mois. Son testament, ses dernières volontés. Je voulais savoir. Maintenant, je sais.

Et ma douleur n’a plus aucune limite. La haine. Voilà l’héritage qu’elle me laisse.

bodyguard-1992-10-gCritique : 
On commence direct « en force » avec la mort d’une femme dont le narrateur nous présente comme sa mère, sa mère qui ne l’a jamais aimé.

Ça ressemble à du déjà-lu… Comment Karine Giebel va-t-elle réussir à nous présenter une autre histoire, à se renouveler, à me faire vibrer ?

Elle doit avoir de la potion magique dans sa plume parce qu’elle y est arrivée ! Après une entrée en matière qui semble classique, on part ensuite sur tout autre chose : l’agression d’une jeune fille – Maud Reynier – et son sauvetage par un joggeur, Luc Garnier.

Puisque mademoiselle est en danger et que son Saint-Luc est bodyguard, pourquoi ne pas l’engager ? C’est ce que le père de Maud – Armand Reynier – fera. Armand, un homme riche, un respectable (mais craint) chirurgien, un homme caractériel.

Oui, jusque là, ça semble téléphoné et on sent venir un « Bodyguard 2 », sauf que Maud n’a rien d’une Whitney Houston. Ben non, rien à voir avec le film, en fait…

Véritable huis-clos à partir d’un moment dans la maison des Reynier, tensions, mystères… On ne sait plus à quel saint se vouer tant tout le monde pourrait être coupable de trahison ou de double-jeu.

Qui joue avec qui ? Qui n’est pas net dans ses bottes dans cette maison ? La bonne Amanda « Leblanc » ? Le jardinier « Olive » ? Le colonel Moutarde ?

Quels secrets cachent-ils ? Est-ce la belle-mère Charlotte « Rose », la fille Maud « Pervenche », le Luc « Kevin Costner Olive » ou le professeur Reynier « Lenoir » ? Mystèèèèère ! Qui est plus traitre qu’un Judas ? Ou bien est-ce personne…

— Comment vous avez fait pour…
— Pour te retrouver ? Allons, Reynier, réfléchis un instant ! Qui est au courant que tu es ici ?
Armand baisse les yeux, en proie à un terrible doute.
— Alors, qui ? répète le colosse. Luc, Maud et…
— Charlotte, murmure le chirurgien.
— Ta femme, en effet ! Ou bien…ta gouvernante ! A moins que ce ne soit ta propre fille…
Reynier relève les yeux vers le tueur.
— Tu voudrais bien savoir qui t’as trahi, hein ? Mais tu le sauras, ne t’en fais pas.

Véritable thriller psychologique avec un père qui étouffe sa fille; une fille qui voudrait que papa lui lâche la grappe, mais bon, pas de trop quand même; une belle-mère jalouse et un bodyguard qui se demande dans quel bordel il est venu se fourrer…

Tout le monde est suspect, tout le monde a un truc louche à cacher, des secrets, et c’est au fil des pages que tout nous sera révélé avec beaucoup de suspense et de tensions pour le cœur.

Un roman que j’ai dévoré, des personnages peu nombreux mais bien travaillés, un suspense qui monte crescendo, des surprises, de la psychologie, mais je n’ai pas retrouvé la profondeur ou l’émotion d’un « Purgatoire des innocents » ou d’un « Meurtres pour rédemption ».

Malgré tout, j’ai vibré en dévorant ce roman rempli de haine larvée, d’amour étouffant, de relations dominant-dominé, de personnages qui évoluent, en bien ou en mal et de secrets cachés.

J’en suis sortie groggy… Madame Giebel a réussi à ne pas faire du déjà-lu malgré un scénario basique et des situations qui fleurent bon le déjà-vu. La psychologie des personnages et l’impression du huis-clos ont relevé le plat cuisiné mainte et mainte fois.

♫ I Will Always Hate You… ♪

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016).

Trois jours et une vie : Pierre Lemaitre

Trois jours et une vie - Pierre Lemaitre

Titre : Trois jours et une vie

Auteur : Pierre Lemaitre
Édition : Albin Michel (2016)

Résumé :
« À la fin de décembre 1999, une surprenante série d’événements tragiques s’abattit sur Beauval, au premier rang desquels, bien sûr, la disparition du petit Rémi Desmedt.

Dans cette région couverte de forêts, soumise à des rythmes lents, la disparition soudaine de cet enfant provoqua la stupeur et fut même considérée, par bien des habitants, comme le signe annonciateur des catastrophes à venir.

Pour Antoine, qui fut au centre de ce drame, tout commença par la mort du chien… »

tempete-tempete-1999_40Critique :
Malheureux qui, comme Ulysse, finit avec une balle…

Difficile de parler de ce roman sans rien déflorer. Tout ce que je peux vous dire c’est qu’il entre dans le club des « Court mais bon et intense ».

C’est un roman que j’ai lu d’une traite, sur une soirée tant je voulais savoir ce qui allait se produire, comment cela allait se passer, et si la police retrouverait le petit Rémi.

Tiraillée je fus entre deux sentiments : celui de la Justice, tout d’abord, parce que tout de même, c’était… On rigole pas avec ça ! Et celui de l’amnistie parce que tout de même, c’était un…

Lisez le roman et vous aurez les réponses aux points de suspensions !

Et puis, j’ai beau le savoir, ça me retourne toujours autant de voir à quoi tiennent nos existences – à un détail – et comment un fait banal peut les faire basculer dans le chaos et l’abîme.

Comment un acte « battement d’aile de papillon » peut, sans qu’on le sache, déclencher un tsunami dans des vies. Ce qui sera le cas pour des personnages de ce roman.

Un acte, une réaction disproportionnée mais sans intention de… et bardaf, l’embardée dans l’abîme, des vies gâchées à jamais.

Dans le triangle père absent, mère rigide, copains éloignés, le chien Ulysse occupait évidemment une place centrale. Sa mort et la manière dont elle survint furent pour Antoine un événement particulièrement violent.

La ruralité est très bien décrite aussi : tout le monde qui connait tout le monde, les rumeurs, les jalousies, le qu’en-dira-t-on, l’opinion des autres, la bigoterie pour certains, l’usine qui nourrit des tas de famille qui est en difficulté, les licenciements, la trouille de perdre son emploi, les vieilles rancœurs… Ces villages que les jeunes ne veulent plus habiter et qu’ils veulent quitter rapidement…

Mme Courtin était née ici, c’est ici qu’elle avait grandi et vécu, dans la ville étriquée où chacun est observé par celui qu’il observe, dans laquelle l’opinion d’autrui est un poids écrasant. Mme Courtin faisait, en toutes choses, ce qui devait se faire, simplement parce que c’était ce que, autour d’elle, tout le monde faisait.

Mais aussi la solidarité avec une famille dont le petit gamin de 6 ans a disparu et l’égoïsme ensuite, après la tempête, car chacun a ses problèmes et celui des autres passera après.

– Et mon fils, alors ! hurlait M. Desmedt. Qui va nous aider à le retrouver ? […]
– Est-ce que tu te rends bien compte de la situation, Roger ?
Tout le monde se retourna.
M. Mouchotte avait croisé les bras dans la position du donneur de leçons qu’il était. Le père d’Émilie était un homme perpétuellement drapé dans la morale. […]
– Toutes les communications sont coupées, reprit M. Mouchotte, la ville est sinistrée, des familles entières sont à la rue, tu penses peut-être que tu as droit à une priorité ?

Ce n’était pas seulement l’impossibilité d’aider M. Desmedt qui vous étreignait, mais l’impression que la disparition de son petit garçon, aussi tragique soit-elle, serait désormais reléguée au second plan et qu’écartée par des malheurs qui touchaient chacun, elle ne redeviendrait plus jamais une affaire collective.
On ne pouvait pas continuer de chercher cet enfant, on acceptait sa disparition.

Mention spéciale à la mère d’Antoine, madame Courtin, une femme d’une telle rigidité qu’on penserait qu’elle a un bâton planté dans le cul. Sa manière d’ériger des barrières, des barrages pour occulter des choses est phénoménal !

Beaucoup de tensions, des personnages forts, travaillés avec peu de mots, un récit qui m’a emporté en plein cœur de la tempête de fin 1999 et puis… waw, le coup dans le plexus pour plusieurs choses.

♫ J’m’attendais pas à ça ♪ (comme le chantait Patrick Bruel). Le final est… je suis bluffée et quand j’y repense, pas possible que je l’oublie.

Mais je n’ai toujours pas tranché si c’était pire ou mieux qu’un autre, ce final. Les punitions et les prisons ne sont pas toujours celle qui ont lieu derrière des barreaux.

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016).

Sans pitié, ni remords : Nicolas Lebel [LC avec Stelphique]

Sans pitié ni remords - Nicolas Lebel [NUM]

Titre : Sans pitié, ni remords

Auteur : Nicolas Lebel
Édition : Marabout (2015)

Résumé :
9 novembre, cimetière du Montparnasse. Le capitaine Mehrlicht assiste, en compagnie de son équipe, aux obsèques de son meilleur ami, Jacques Morel.

Quelques heures plus tard, il se retrouve dans le bureau d’un notaire qui lui remet, comme « héritage », une enveloppe contenant un diamant brut.

Il s’agit de l’un des yeux d’une statue africaine, le Gardien des Esprits, dérobée dix ans auparavant lors du déménagement du Musée des arts africains et océaniens, que Jacques avait supervisé, et recherchée depuis par la « Police de l’Art ».

Merlicht prend un congé et son équipe se retrouve sous le commandement du capitaine Cuvier, un type imbuvable aux multiples casseroles, quand les inspecteurs Latour et Dossantos sont appelés sur la scène de l’apparent suicide d’un retraité.

Fleurs-du-mal_titelCritique (Stelphique est en-dessous) : 
Bon, faudrait pas que ça devienne une habitude de prendre mon pied avec le capitaine Mehrlicht ! Ça commence à bien faire ces coups de cœur pour ses aventures. Heureusement que sa tabagie n’aura aucune incidence sur mes poumons.

Après la moitié du mois de février à bouffer de la littérature anglaise, j’ai eu une envie folle de cuisine française et plus particulièrement des cuisses de Kermit la grenouille (mehrlicht) avec du beurre et de l’ail.

Le prologue annonce déjà que le plat sera corsé… Un pointage laser sur le torse avant de nous faire remonter le temps et de tout nous expliquer…

Quelques notes de tristesse pour un enterrement, quelques bons mots et puis on repart ensuite dans une nouvelle enquête avec le capitaine qui remplacera Mehrlicht durant ses congés : Cuvier…

— J’ai pas mon arme de service. T’aurais pas un flingue à me prêter? C’est pour un prêtricide… Je vais lui greffer un aller simple en plomb pour l’au-delà, un billet première classe Paris-saint-Pierre sans correspondance. Et histoire qu’il soit en règle pendant le voyage, je vais lui poinçonner la chasuble au six-coups. Après, on jette le corps dans le trou, ni vu ni connu…

Cuvier, c’est le champion du monde qu’on aimerait avoir avec soi à un dîner de cons. Il est imbu de lui-même, con, crétin, bourré d’aprioris sur tout le monde, surtout sur les personnes qui ne sont pas « made in France »…

Cuvier, c’est le con de compétition. Un maître con. Un cinquième dan. On se bouscule à sa porte pour suivre son enseignement. Si des gens organisent vraiment des dîners de cons, lui, il bouffe à l’œil tous les soirs !

Un personnage qu’on aurait envie de tuer s’il n’avait pas cette manière bien spéciale d’utiliser les expressions populaires. Alors, je suis restée indulgente avec ce connard de Cuvier, me disant qu’il devait être issu d’un accouplement entre le footballeur Ribéry et le cycliste Virenque, vu sa manière éloquente de parler.

— Mais patron, on ne va pas se laisser rouler dans le panneau. Elle va cracher à table, je vous le dis.

La dernière enquête de l’équipe de Mehrlicht est toujours bourré d’humour, de cynisme, de bons mots, de boulets rouge tiré à bout portant sur certains comportement de notre société – Mehrlicht et sa gouaille se prêtant bien à ces emportements dont je partage les vues.

Du mystère avec des énigmes à résoudre (bravo au cerveau tordu qui l’a pondu), un psychopathe à la gâchette facile, des cadavres qui se ramassent à la pelle, du Baudelaire, de la culture, des Gitanes fumées, du bon vin…

Un roman avec Mehrlicht, c’est aussi des personnages que l’on prend plaisir à retrouver, travaillés, avec leurs histoires, leur passé; un récit que l’on ne lâche que parce qu’on y est obligé (putain, fait chier le boss à être dans les parages) et de l’adrénaline dans toutes les pages, surtout les finales.

Mehrlicht, c’est comme un vin en provenance d’un pays méconnu : on se méfie, on grimace devant la bouteille aux teintes verdâtres qui ne paie pas de mine et on l’ouvre avec l’œil torve.

Mais une fois vidé dans le verre, la belle robe grenat nous épate et une fois en bouche, il vous aguiche les papilles avec ses notes de fumée et son goût qui tel des gravats, roulent dans le fond du palais avant de vous exploser la bouche.

Un roman avec le capitaine Mehrlicht c’est comme ce vin qui vient de vous surprendre et dont vous n’avez qu’une seule envie : vider la bouteille et vous enivrer avec.

PS : dans les remerciements de l’auteur vis-à-vis des blogueurs, j’en connaissais quelques uns, ça m’a fait plaisir de retrouver leurs noms à la fin du livre. Et puis, j’ai éclaté de rire avec l’adresse e-mail pour celui qui voulait insulter l’auteur… PTDR !

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016), Le Mois du Polar chez Sharon (Février 2016) et Le « RAT a Week, Winter Édition » chez Chroniques Littéraires (384 pages – 2708 pages lues sur le Challenge).

Pourquoi je l’ai choisi :
Il fallait bien qu’on continue de se marrer en duo, et avec plaisir, sur le troisième opus !

Synopsis :
9 novembre, cimetière du Montparnasse. Le capitaine Mehrlicht assiste, en compagnie de son équipe, aux obsèques de son meilleur ami, Jacques Morel. Quelques heures plus tard, il se retrouve dans le bureau d’un notaire qui lui remet, comme « héritage », une enveloppe contenant un diamant brut. Il s’agit de l’un des yeux d’une statue africaine, le Gardien des Esprits, dérobée dix ans auparavant lors du déménagement du Musée des arts africains et océaniens, que Jacques avait supervisé, et recherchée depuis par la « Police de l’Art ».

Merlicht prend un congé et son équipe se retrouve sous le commandement du capitaine Cuvier, un type imbuvable aux multiples casseroles, quand les inspecteurs Latour et Dossantos sont appelés sur la scène de l’apparent suicide d’un retraité. Quelques heures plus tard, ils assistent impuissants à la défenestration d’une femme qui, se sentant menacée, avait demandé la protection de la police.

Les deux « suicidés » avaient un point commun : ils travaillaient ensemble au MAOO lors de son déménagement. Ces événements marquent le début de 48 heures de folie qui vont entraîner Mehrlicht et son équipe dans une course contre la montre, sur la piste de meurtriers dont la cruauté et la détermination trouvent leur origine dans leur passé de légionnaires. Une enquête sous haute tension, dans laquelle débordent la fureur et les échos des conflits qui bouleversent le monde en ce début de XXIe siècle.

Ce que j’ai ressenti :
« Ça fait quel bruit, le désespoir ? »

J’avoue avoir eu un peu de mal avec celui ci, surtout au départ… Je m’explique un peu, déjà pour moi les flics, ça ne part pas en vacances, « flic un jour, flic toujours » ou quelque chose comme ça…

Oui je sais je suis un peu dure, mais en fait je veux dire, Mehrlicht ne DOIT pas partir en vacances, parce que sinon, nous pauvres lecteurs assidus ,comment allons nous faire sans lui, sans sa lumière ( ben oui, il n’y a que moi qui la voit ou quoi ? Si, si, regardez bien les grenouilles c’est charmant, surtout si on l’embrasse….), ses bons mots et sa jovialité ????!!!! Oui elle m’a manqué sa joie, mais bon, forcement quand on perd un ami, ça vous fiche un peu le bourdon.

Alors peut être que j’étais trop triste en fait, comme lui, et du coup, mon moral en a pris un  coup. Et puis aussi moi le trafic d’Art, ça me passe un peu au dessus, parce que j’ai du mal à comprendre un tel engouement (caché/pas caché/ œuvre hors de prix/ convoitise malsaine…..).

Après, j’ai retrouvé mon plaisir sur la seconde partie du roman. Baudelaire, étant mon poète préféré, quel bonheur de le voir mettre ainsi à l’honneur, et sur une chasse au trésor, faite de jeux de mots et de rimes !

C’est vraiment la touche « Charme » de cet opus. On a eu Victor Hugo, mais là, avec juste CE poète là, c’est la classe !!!! Lebel aussi se défend bien aussi aux imbroglios de mots et grandes tirades idéalistes. Il me régale cet auteur !!!!

Je trouve qu’en faisant un hommage aux plus grands auteurs, il se révèle lui aussi, et nous prouve qu’il sait manier d’une main de maitre, sans rien envier à ses prédécesseurs, la langue française et cette poésie des mots. Je crois que je lui demanderai de m’encadrer sa grande envolée passionnée de Mehrlicht . Non mais, quelle ferveur !!!! J’en suis encore admirative, déjà, dans son précédent livre, j’avais été scotchée par la scène du Chaudron, mais bon celle ci l’égale !!!!! Merci donc Monsieur Lebel, d’être un auteur de thriller mais pas que…..

« (…)J’ai une tête de grenouille, on me le dit depuis tout petit, j’ai des idées sur tout, et pas que des bonnes, j’ai un caractère de sanglier alcoolique, mais j’ai pas la bêtise d’être raciste. Je vois plus grand, j’ai plus d’ambition, c’est tout… »

En règle générale, j’ai beaucoup aimé ce troisième roman, parce que c’est toujours un régal de retrouver ses personnages hauts en couleurs (Le vert de Mehrlicht, Le Bleu rougeoyant de Dossantos, le rose bonbon de Latour), on s’attache, on vie avec eux leurs plus belles émotions, leurs coup de gueule comme leurs larmes amères, et c’est cela qui fait la force de cette saga, ce noyau de personnalités qui nous fait vibrer !!! On se demande à quand le prochain ???!!!!!

En bref, ça ne sera pas mon préféré de cette trilogie de par son thème qui m’a moins passionnée, mais néanmoins, au niveau de l’émotion et du STYLE on a quand même un petit bijou de mots.

Meilleurs Moments du livre :

  • La scène de Merhlicht pour sa défense contre cette accusation de racisme. D’ailleurs les scènes où le téléphone sonne donne quelques jolies situations cocasses.
  • Les citations de Baudelaire.
  • Dans les remerciements, l’auteur rend grâce (aussi) aux bloggueurs!!!! Quelle gentille attention, j’ai trouvé que c’était vraiment sympa de sa part, et puis, j’en ai reconnu des prénoms . 😉

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 8/10

BILAN - LC réussie - OK

index LC

Monstres et Compagnie [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 5/52]

Monstres et Cie (Monstres et Compagnie) ou Monstres, Inc. au Québec (Monsters, Inc.) est le 4ème film d’animation en images de synthèse des studios Pixar. Sorti en 2001, il a été réalisé par Pete Docter et coproduit par Walt Disney Pictures.

Ce film a donné lieu à plusieurs œuvres dérivées, dont une préquelle, Monstres Academy, sortie en 2013.

Synopsis :
Monstropolis est une petite ville peuplée de monstres dont la principale source d’énergie provient des cris des enfants. Monstres & Cie est la plus grande usine de traitement de cris de la ville.

Grâce au nombre impressionnant de portes de placards dont dispose l’usine, une équipe de monstres d’élite pénètre dans le monde des humains pour terrifier durant la nuit les enfants et récolter leurs hurlements.

Le Terreur d’élite le plus réputé de Monstres & Cie s’appelle Jacques Sullivan, alias Sulli. C’est un monstre cornu de 2m40 de haut à la fourrure bleu-vert tachetée de violet.

Assisté de Robert Razowski, alias Bob (Wazowski dans la V.O), un drôle de mini-cyclope vert, Sulli n’a pas son pareil pour horrifier les bambins. Ce grand monstre sait comme personne pétrifier et tétaniser sans jamais toucher, puisque tout contact physique avec un enfant humain serait mortel.

Une nuit, alors que Sulli se trouve à l' »Étage de la Terreur », il s’aperçoit qu’une porte de placard n’a pas été fermée correctement.

Pour vérifier que tout est en place, il l’ouvre, permettant sans le vouloir à Bouh, une petite fille, de pénétrer dans son monde.

Ce que j’en ai pensé :
Non, je ne suis pas désolée d’adorer ce film d’animation que j’ai découvert sur le très tard, quasi 14 ans après puisque mon 1er visionnage eut lieu en octobre 2015.

Même pas honte de me le refaire une fois de plus pour le Challenge #LeFilmDeLaSemaine2016, tiens.

Pourquoi aie-je mis si longtemps à la découvrir ? Je ne saurais pas dire, mais ce fut comme avec Toy Story : découvert sur le tard, mais adoré !

Ici, l’humour et la dérision sont au menu. Humour entre Sulli et Bob, mais aussi « dérision » puisque les monstres qui font peur aux enfants, la nuit, ont eu même peur des gosses qu’il pensent toxiques.

Bref, on pense toujours que celui qu’on ne connait pas est toxique…

Beaucoup d’humour aussi quand la petit fille surnommé Bouh arrive dans le monde des monstres et que Sulli, après moult péripéties, la déguise en monstre pour la faire repartir par sa porte.

Non, sérieux, j’ai toujours mal ma gueule à force d’avoir un sourire béat d’amusement.

Et puis, il y aussi un Grand Méchant réussi avec le personnage de Léon (Randall dans la V.O)  : jaloux, méchant, prêt à tout pour gagner, salaud, sans gêne, manipulateur, magouilleur, flagorneur…

Je reste béate aussi d’admiration pour la fourrure de Sulli dont les poils bougent quand il se meut. Les effets spéciaux sont réussis.

C’est drôle, c’est frais, on ne peut qu’aimer Sulli et Bob, cet étrange œil que je possédais depuis des lustres en porte-clé…

Le suspense est là aussi puisqu’ils doivent à tout pris faire réintégrer la chambre à Bouh avant qu’on ne la découvre… Les enfants sont toxiques et dangereux, vous le savez bien !

Du suspense, je disais, de l’humour, du rythme (la course-poursuite avec toutes les portes est excellente) et des rebondissements imprévus.

Sans oublier une belle leçon pour nos monstres sur la tolérance ! Oui, il ne faut pas écouter les gens qui nous racontent que certaines personnes sont toxiques… faut pas remonter loin pour en avoir des exemples, hélas.

Un cocktail que l’on savoure avec délice et sans modération.

Ne fait pas grossir, juste rire, sourire, et c’est que du plaisir. Attention, peut donner une addiction aux Pixar.

Étoile 4,5

Le « Challenge US » chez Noctembule et le Challenge #LeFilmDeLaSemaine2016.

Le jour des morts : Nicolas Lebel [LC avec Stelphique]

Jour des morts, le - Nicolas Lebel

Titre : Le jour des morts

Auteur : Nicolas Lebel
Édition : Marabout (2014)

Résumé :
Paris à la Toussaint. Le capitaine Mehrlicht, les lieutenants Dossantos et Latour sont appelés à l’hôpital Saint-Antoine: un patient vient d’y être empoisonné. Le lendemain, c’est une famille entière qui est retrouvée sans vie dans un appartement des Champs-Élysées. Puis un couple de retraités à Courbevoie…

Tandis que les cadavres bleutés s’empilent, la France prend peur: celle qu’on surnomme bientôt l’Empoisonneuse est à l’oeuvre et semble au hasard décimer des familles aux quatre coins de France depuis plus de quarante ans.

Les médias s’enflamment alors que la police tarde à arrêter la coupable et à fournir des réponses : qui est cette jeune femme d’une trentaine d’années que de nombreux témoins ont croisée?

Comment peut-elle tuer depuis quarante ans et en paraître trente? Surtout, qui parmi nous sera sa prochaine victime ?

Dans la tornade médiatique et la vindicte populaire, chacun reconnaît la tueuse: elle est une voisine, une sœur, une ex, et la chasse aux sorcières s’organise. Mais derrière l’Empoisonneuse, c’est la Mort elle-même qui est à l’œuvre, patiente et inexorable: nul ne lui échappera.

l-amour-est-mortCritique (Stelphique en bas) : 
C’est avec un plaisir non dissimulé que j’ai retrouvé toute l’équipe du capitaine Mehrlicht que j’avais laissée aux abords de la Sorbonne en décembre 2015.

Vu le plaisir ressenti lors de ma lecture précédente, je ne voulais pas laisser passer trop de paquet de Gitane sans filtre avant de retrouver mes policiers hors du commun.

Cette fois-ci, le mystère, ce sont des morts suspectes, des gens sans liens apparent entre eux, tués comme par un Ange de la Mort. La piste est plus qu’évanescente.

Bourré d’humour (de nicotine et de goudron) dans les réparties acerbes que le capitaine Mehrlicht balance à tour de mâchoire (et à tout être qu’il n’apprécie pas), servi par des dialogues au poil entre les différents policiers – chacun étant bien typés – ce roman est un condensé de plaisir pur et addictif.

Dans cette enquête, l’auteur mettra en avant des magouilles de politiciens (rhôôô, eux qui sont si innocents), des pistons bien huilés, les dérives des médias, des livres rares que l’on rêverait de posséder et quelques pages sombres de l’Histoire…

L’Histoire sombre… Celle que l’on aime pas faire sortir des placards à squelette, celle de la folie qui saisi les Hommes et pourrait les ressaisir une fois de plus, celle qui fait que l’Homme est un loup pour l’Homme et que dès que le vent tourne, les victimes deviennent vite bourreaux.

Sans juger personne – c’est au lecteur à se faire juge et à sortir la guillotine ou pas – l’auteur déploie sa verve à travers les réflexions ou les pensées de ses policiers pour titiller là où ça fait mal.

Si Mehrlicht m’avait choqué dans le premier tome avec ses bizutages du pauvre stagiaire François, ici, je ne fus pas le moins du monde choqué et j’aurais volontiers mordu moi-même la main du nouveau, Guillaume.

Par contre, ce que je ferai, si je croise l’auteur, c’est lui coller le visage sur la table tout en transformant mon stylo en thermomètre anal parce sa dernière ligne… Salaud, je ne boirais plus de Côte-Rôtie et ne ferai plus de poupée vaudou.

Cet auteur peut vous faire rire, mais avec lui, j’ai aussi la larme facile. Mince, comment il a su m’émouvoir à certains moments ce *CENSURÉ*.

Du suspense, du mystère, une enquête prenante, des bons mots, une plume qui m’a chatouillé les zygomatiques, une plume acide dans certains cas, plongée dans le vitriol qui nous fait dire « c’est bien vrai, ça ! », de l’émotion, de la profondeur et juste un seul regret : Mehrlicht a changé son appli de sonnerie de téléphone.

Vivement le prochain Lebel, surtout si le troisième est du même niveau que le premier et le deuxième, moi, je signe, mais je sens qu’une visite à quelqu’un de drôle va me manquer horriblement.

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016).

Étoile 4

Pourquoi je l’ai choisi – Par Stelphique :
Nous avions tellement aimé le premier opus avec ma binôme de lecture Cannibal Lecteur, que ce second roman s’est imposé comme une évidence pour cette LC Interactive, la première de 2016 ! ^^

Synopsis :
Paris à la Toussaint. Le capitaine Mehrlicht, les lieutenants Dossantos et Latour sont appelés à l’hôpital Saint-Antoine : un patient vient d’y être empoisonné. Le lendemain, c’est une famille entière qui est retrouvée sans vie dans un appartement des Champs-Élysées. Puis un couple de retraités à Courbevoie…

Tandis que les cadavres bleutés s’empilent, la France prend peur : celle qu’on surnomme bientôt l’Empoisonneuse est à l’ouvre et semble au hasard décimer des familles aux quatre coins de France depuis plus de quarante ans.

Les médias s’enflamment alors que la police tarde à arrêter la coupable et à fournir des réponses : qui est cette jeune femme d’une trentaine d’années que de nombreux témoins ont croisée ? Comment peut-elle tuer depuis quarante ans et en paraître trente ? Surtout, qui parmi nous sera sa prochaine victime ? Dans la tornade médiatique et la vindicte populaire, chacun reconnaît la tueuse : elle est une voisine, une sœur, une ex, et la chasse aux sorcières s’organise. Mais derrière l’Empoisonneuse, c’est la Mort elle-même qui est à l’oeuvre, patiente et inexorable : nul ne lui échappera.

Les personnages :
Quel plaisir de retrouver cette équipe! Ce trio est très agréable à suivre! Ils ont chacun une personnalité et un trait de caractère qui font qu’on s’attache à eux irrémédiablement! Mehrlicht et ses traits d’esprit, Dossantos et son inflexibilité dans la Loi, Latour et sa sensibilité ! Chaque fois qu’un d’entre eux est mis en avant, ça nous donne de jolis moments d’émotions diverses.

Même s’il est un personnage secondaire, j’ai beaucoup aimé Denis Leroy  et sa passion dévorante!

Ce que j’ai ressenti:….Un frissonnante lecture !

« Là où il y a du sang, il y a de l’encre. Et souvent du blé à se faire… « 

Le Jour des Morts…Halloween vous branche ? Vous aimez les fantômes et les sorcières ? Il semblerait que l’auteur s’est beaucoup amusé à mettre au gout du jour, et dans une enquête passionnante, un remake de cette fête morbide.

C’est une hécatombe cet opus (et non plus les catacombes comme pour L’heure des fous) ! Sous les doigts d’une Empoisonneuse immortelle, le présent connait une série vertigineuse de meurtres.

Les vivants n’ont plus qu’à se mettre à l’abri du fléau de l’amanite, car cette Mort n’est en rien enviable ! Les corps tombent dans des positions peu ragoutantes, et il semble que Paris tremble dans ses fondements mêmes!

Quand politique, passé trouble et journalisme véreux font partie de la toile de fond, on est sûr de passer un moment instructif derrière le drap troué !

fantôme

Victor Hugo semble encore une fois planer derrière ce roman, inspirant Lebel d’une flamme palpitante. Merci donc pour ce morceau choisi avec intelligence du grand œuvre : Le Dernier jour d’un condamné. Dans le premier tome, Notre-Dame-de-Paris et sa cour des miracles était le fond de décor, ici, il semblerait que ce soit sa philosophie éclairante  qui insuffle une dynamique plus profonde à ce thriller.

Et en parlant de littérature justement, j’ai adoré suivre Denis Leroy, libraire acharné, le « Rat de bibliothèque », dans ses quêtes poussiéreuses mais ô combien inestimable de trésors.

Sentir même de loin, l’odeur du papier et du cuir, toucher du bout des doigts ses pages d’un autre temps, je me suis régalée de voir cet amour et ce respect pour les grands auteurs français.

Je continuerai avec grand plaisir, pour ne pas dire *impatience névrotique*, les aventures cette équipe! Je suis fan de l’auteur et de son écriture. J’adore l’humour qui se dégage de ses romans. Entre joutes verbales, reparties cinglantes, et jeux de mots, je me tords de rire dès fois en lisant certains passages !

Je trouve aussi qu’il s’en sort remarquablement bien dans ses propositions d’enquêtes, nous emmenant chaque fois plus loin en réflexions sur notre société actuelle.

« Je me suis mis à la télé tellement je m’emmerde. Et bien figure toi que la télé, c’est un super moyen pour accepter la mort. « 

En conclusion, je ne dirais qu’une chose : viiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiite le tome 3 !!!!

Meilleurs Moments du livre :

  • Le Lundi 31 octobre : Halloween: La scène dans l’hôpital avec Mehrlicht et Jacques nous apporte autant de rires que de larmes. Il m’a été difficile de lire après ce grand moment d’émotion.
  • La scène du Chaudron : Non mais celle là, elle est mythique! Jamais, je crois je n’ai autant ri de bons mots et de plaisir délectable en bouche. Merci Monsieur Lebel de défendre si hautement la cuisine française!
Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 9/10
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BILAN - LC réussie - OK