Agatha Christie de A à Z : Anne Martinetti et Guillaume Lebeau

Titre : Agatha Christie de A à Z

Auteurs : Anne Martinetti et Guillaume Lebeau
Édition :

Résumé :
« La vie ne vaut pas la peine d’être vécue si on n’ose pas sauter sur une occasion quand elle se présente. »

Agatha Christie sur une planche de surf, en avion, à Bagdad, dans l’Orient Express ?

Un code littéraire secret, garant du succès de la romancière ? Une disparition mise en scène ? La clotted cream du Devonshire, péché mortel ?

Agatha Christie de A à Z répond à toutes ces questions ainsi qu’à des centaines d’autres sur la vie et l’œuvre de la reine du crime…

Plus de 1000 entrées : tous les romans et les nouvelles, les personnages et l’univers de l’écrivain le plus lu au monde !

Critique :
Avec ce genre d’ouvrage, vous pouvez devenir incollable sur l’oeuvre d’Agatha Christie, que ce soit sur ses romans ou sur les adaptations télés et cinéma de ses ouvrages.

Comme ce gros pavé de 500 pages se présente comme un dictionnaire, il est déconseillé de le lire d’un coup, sauf si vous voulez frôler la saturation de l’esprit…

Il est bien entendu à réserver aux fans absolus de la reine du crime, le genre d’ouvrage à garder à portée de main pour se rafraîchir la mémoire sur l’un où l’autre personnage, ou sur telle adaptation.

Attention aussi, ce livre contient des informations qui pourraient vous divulgâcher vos lectures futures. Savoir qui est le coupable dans certains romans gâche tout le plaisir, sauf si c’est une relecture.

Le style de l’auteur n’est pas plat, il possède de l’humour et j’ai été stupéfiée d’apprendre que dame Christie avait fait du surf ! Oui, il n’est pas que consacré aux romans ou aux adaptations, mais il est aussi truffé de petites anecdotes amusantes.

C’est un ouvrage qu’il est plaisant de lire en flânant au fil des pages, les tournant au gré du hasard, s’arrêtant sur telle ou telle entrée, en se demandant « mais dans quel roman se trouvait ce personnage ? » ou alors, en allant directement là où l’on désire aller, comme à l’entrée « Surf », par exemple, pour les petites curieuses.

Of course, la part belle est pour ses détectives, dont Hercule Poirot et miss Marple. Les autres ne sont pas oubliés, rassurez-vous…

Puis, vous aurez droit aussi (parce que vous êtes sages) à la partie « Portraits d’une vie » et « Sur les pas d’Agatha Christie » qui sont essentiellement composées de photos et qui agrémentent joliment cet ouvrage qui était déjà bien fichu.

Fort complet sans jamais être barbant, pédant, lourd, ennuyeux, cet ouvrage, qui sera le graal pour les fans, vous dira tout, tout, tout, sur… ses livres (descriptions et biographies), les différents films tirés des romans (avec acteurs), les séries, ainsi que les documentaires inspirés des livres et de dame Christie.

Vachement plus agréable à lire que le « A comme Arsenic »… Mais, une fois de plus, ce n’est pas à lire d’un coup et en entier. Il faut piocher au gré de ses envies, de ses fantaisies.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°261 et Le Mois Anglais chez Lou, Titine et Lamousmé (Juin 2020 – Saison 9).

 

Le temps fut : Ian McDonald

Titre : Le temps fut

Auteur : Ian McDonald
Édition : Le Bélial’ – Une Heure Lumière (13/02/2020)
Édition Originale : Time was (2018)
Traduction : Gilles Goullet

Résumé :
Bouquiniste indépendant, Emmett Leigh déniche un jour un petit recueil de poèmes lors de la liquidation de la librairie d’un confrère. Un recueil, Le Temps fut, qui s’avère vite d’une qualité littéraire au mieux médiocre…

En revanche, ce qui intéresse Emmett au plus haut point, c’est la lettre manuscrite qu’il découvre glissée entre les pages de l’ouvrage. Pour le bouquiniste, tout ce qui peut donner un cachet unique et personnel à un livre est bon à prendre.

Il se trouve ici en présence d’une lettre d’amour qu’un certain Tom adresse à son amant, Ben, en plein cœur de la Seconde Guerre mondiale.

Remuant ciel et terre – et vieux papiers – afin d’identifier les deux soldats, Emmett finit par les retrouver sur diverses photos, prises à différentes époques.

Or, la date présumée des photos et l’âge des protagonistes qui y figurent ne correspondent pas… Du tout.

Critique :
Emmett Leigh, bouquiniste anglais, n’a rien d’un Sherlock Holmes, mais lorsqu’il récupère un petit recueil de poésie inconnu lors de la fermeture d’une bouquinerie vénérable, à Londres, il décide de mener l’enquête suite à la lettre trouvée dans ce recueil médiocre.

Tom adresse une lettre à « Mon cher Ben », ce qui induit une histoire d’amour entre deux hommes, durant la Seconde Guerre Mondiale et comme notre bouquiniste est féru des ouvrages de guerre, il remonte la piste de ces deux hommes.

Le format des novellas va bien à ce roman SF qui met tout de même un peu de temps à se lancer, mais une fois sur la rampe, le voyage se déroule à une vitesse folle, jusqu’à ce qu’on se prenne une mandale de la part de l’auteur.

Les auteurs ont le droit de me frapper avec leurs récits, surtout quand, tellement plongée dans le récit de ces deux hommes et dans l’enquête d’Emmett, je ne vois rien venir.

Les récits sont alternés, sans que l’on sache de prime abord à qui nous allons avoir affaire, sans trop d’indications de temps, mais des indices nous permettent très vite de voir plus clair. Il faut juste un peu faire marcher ses méninges au début de chaque chapitre.

La SF n’est pas mon genre de prédilection, mais j’ai un gros faible pour les publications des éditions Le Bélial’ car j’y ai souvent fait de belles découvertes tout en m’encanaillant ailleurs que dans mes polars/romans noirs.

Les plus réfractaires au genre trouveront chaussures à leurs pieds avec cette novellas car elle est courte, bien écrite et la science pure n’y est présente que durant peu de temps et il n’y aura pas d’interrogation écrite à la fin du récit.

Ça se lit très vite, d’une seule traite et on se surprend même à dire « oh, c’est déjà fini ? » car, une fois de plus, je me sentais bien dans ce récit qui mélange habillement le fantastique, la SF, la romance, les légendes, une enquête et les vieilles bouquineries qui se meurent.

Une fois le livre refermé, on reste un brin nostalgique et on repense à toute l’histoire, on tente de tout remettre dans le bon ordre et on sourit car tout était bien pensé.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°241 et Le Mois Anglais chez Lou, Titine et Lamousmé (Juin 2020 – Saison 9).

 

 

 

USA – Le Sud-Ouest : Thomas Jeier & Gerhard Eisenschink

Titre : USA – Le Sud-Ouest

Auteurs : Thomas Jeier & Gerhard Eisenschink
Édition : Vilo (28/05/1998)

Résumé :
La vision extraordinaire d’une nature prodigieuse, l’histoire de la genèse d’un continent inscrite dans les formations rocheuses des canyons, sculptée par l’érosion au cours des millénaires, tel est le sud-ouest des États-Unis, à travers le Colorado, l’Utah, le Nouveau-Mexique et l’Arizona, les paysages les plus fascinants de toute l’Amérique.

Critique :
Contrairement à certains autres titres sur l’Amérique que je possède et que j’ai (ou que je vais) chroniquer, celui-ci ne possède pas des images aux couleurs vives ou chatoyantes.

Elles sont très belle, vu les paysages, mais elles manquent un peu de couleurs vives.

Niveau blablas, on en a mais pas de trop, sans exagérer, sans vous dégoûter avec un trop plein de mots et un trop peu de photos. Juste le nécessaire, même un peu plus, et vous pourriez faire l’impasse dessus et vous contenter de jouir des images et de leur légendes.

Les textes sont concentrés au début de l’ouvrage et sur la fin, sans oublier les adresses utiles, qui, avec l’ère d’Internet, ne servent plus à grand-chose (l’édition datant de 1998 quand le Net n’était pas aussi répandu dans nos chaumières).

L’Amérique a ça de bien, ce sont ses paysages, ses canyons, ses parcs nationaux, ses monuments naturels façonnés par l’eau et le vent qui les ont érodés pour nous donner un spectacle dont je n’arriverai jamais à me lasser.

Ajoutons à cela quelques images de villes, de cactus, de personnes et vous aurez une idée assez fidèle de cet ouvrage que j’ai réouvert après tant d’années de biblio, juste pour le plaisir (comme le chantait l’autre) des yeux et en hommage à ce Mois Américain que j’honore de ma présence chaque année en Septembre.

Malgré tout, il reste le moins joli à feuilleter en raison des couleurs assez plates de ses images.

Le Mois Américain – Septembre 2019 – chez Titine.

Lucky Luke – Tome 55 – La Fiancée de Lucky Luke : Morris & Guy Vidal


Titre : Lucky Luke – Tome 24 – La Fiancée de Lucky Luke

Scénariste : Guy Vidal
Dessinateur : Morris

Édition : Dargaud (1985)

Résumé :
Purgatory, une petite ville de l’ouest américain, se vide de ses habitants. Bientôt, il ne reste plus que quinze personnes. Et ce sont tous des hommes. Situation pour le moins burlesque, parce qu’à l’est il y a des milliers de femmes sans hommes.

Il ne restait dés lors qu’une seule alternative, faire traverser tout le pays par une caravane afin de retrouver l’âme soeur.

Et pour conduire cette caravane, c’est Lucky Luke qui est choisi. Car ce sont les femmes de l’est qui voyageront en caravane.

Luke n’est pas du tout enthousiaste. Il aurait préféré des vaches ou des pionniers. Mais au vu de l’insistance du maire, il est contraint de céder.

Critique :
Mais qu’est-ce que c’est que cet album ? On dirait une resucée de l’excellent « La caravane » avec Lucky Luke qui doit escorter un convoi de caravanes, mais composée uniquement de femmes…

Certes, le conducteur n’est pas Ugly Barrow, mais Hank Bully (la dilligence) et Lucky Luke sera accompagné d’un jeune précieux pour qui les femmes ne sont pas sa tasse de thé.

Hank Bully jure moins sur ses mules que Ugly Barrow (la caravane), mais l’assistant de Luke a tout des manières de Monsieur Pierre, le coiffeur français de « La caravane ».

Même scénario, puisqu’à quelques détails près, les mêmes choses se répètent : un méchant s’est glissé dans la caravane des femmes, se déguisant et il faudra le démasquer, elles se feront attaquer par les indiens et le moyen de s’en sortir sera à peu de choses près le même que le stratagème utilisé dans l’album « La caravane », elles vivront quelques péripéties et subiront des avaries.

Autrement dit, pour moi, et ceci n’est que mon humble avis, la soupe sent le réchauffé, pour ne pas dire le brûlé !

Certes, nous auront l’intervention des Dalton, mais en très peu de pages. Cela valait-il la peine de les faire intervenir ? Non… De plus, comment pouvaient-ils se trouver à proximité de la ville de destination de Lucky Luke ??

L’album aurait pu être drôle avec les clichés sur les femmes que pensent les hommes, les auteurs en utilisent quelques uns, dont celui de la femme toujours en retard, comme Lily, une femme du convoi, ce qui fera dire plus tard à Luke « Rassemblez des mules et Lily ! ».

Le seul autre gags vraiment drôles proviendra d’un Dalton s’écriant « Un puma ! » et le puma s’écriant en même temps « Un dalton », pour le reste, c’est sous-exploité, je trouve.

De plus, la fiancée de Lucky Luke est un titre trompeur puisque lors de l’arrivée de la caravane, le fiancé dévolu à Jenny est en prison, les officiels de la ville ne veulent pas le libérer (il a fait une peccadille) et demandent donc à Lucky Luke de jouer le rôle du fiancé de mademoiselle Jenny et de vivre sous le même toit…

Rien de drôle, surtout que les cases dévolues à cette vie en commun sont peu nombreuses et comportent très peu de situations vraiment drôles ou cocasse.

Bref, un album qui sent la soupe réchauffée, qui est sous-exploité niveau gags potentiels, dont les Dalton n’ont rien à faire là pour si peu de cases et je ne dirai qu’une seule chose : AU SUIVANT !!

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et Le « Mois Américain – Septembre 2017 » chez Titine.