C’est l’histoire de la Série Noire (1945-2015) : Franck Lhomeau, Antoine Gallimard & Alban Cerisier

Titre : C’est l’histoire de la Série Noire (1945-2015)

Auteur : Franck Lhomeau, Antoine Gallimard & Alban Cerisier
Édition : Gallimard (13/11/2015)

Résumé :
La Série Noire est née durant l’été 1945. Marcel Duhamel l’a dirigée pendant trente-trois ans, au sein de la maison d’édition de Gaston et Claude Gallimard.

Ami de longue date de Jacques Prévert et de Raymond Queneau, féru de littérature américaine, Marcel Duhamel s’est entièrement voué à cette passionnante et frénétique entreprise éditoriale, commencée modestement avant de devenir l’une des collections phares de la NRF.

Bon marché et largement diffusée, la Série Noire a été accueillie à bras ouverts par les lecteurs français de l’après-guerre fascinés par l’Amérique, scène mythique de ces romans noirs rugueux et haletants, hérités des pulps et puissamment relayés par le cinéma.

« C’est Duhamel qui a créé le genre avec sa Série Noire, a pourtant écrit Manchette. Duhamel a inventé la grande littérature morale de notre époque. Il faisait semblant de ne pas le savoir. »

L’homme, professionnel tenace, n’était pas dogmatique ; sa collection ne l’a pas été plus que lui, trouvant, de son vivant comme à sa suite, les moyens de se réinventer ou de se réajuster, sans piétiner l’héritage. Jamais un album n’avait été consacré à l’histoire éditoriale, commerciale et littéraire de cette collection emblématique, riche de quelque trois mille titres.

L’anniversaire de ses soixante-dix ans offre l’occasion d’y remédier, en retraçant un parcours rythmé par la succession de quatre directeurs et par les métamorphoses d’un genre, porté par plusieurs générations d’auteurs – anglo-saxons, français puis du monde entier -, tous porteurs d’une certaine conscience de notre temps. Trois cents documents, issus notamment des archives de la maison Gallimard, viennent ainsi illustrer des contributions inédites sur l’histoire de la Série Noire, d’hier à aujourd’hui.

Critique :
Qui ne connait pas encore la mythique Série Noire, celle qui traduisait et publiait les pulps américains à tour de bras, juste après la Seconde Guerre Mondiale ?

Je possède quelques titres (euphémisme) de cette collection qui avait un but louable, nous empêcher de dormir.

Enfer et damnation, une fois de plus, je me suis fait prêter ce recueil et donc, interdiction de mettre du fluo sur tout ce qui m’intéressait et j’en serai quitte pour l’acheter en seconde main et régler le problème : ça va fluorer !

Bordel de nom d’une pipe, que voilà un livre intéressant, du moins, pour celui ou celle qui aime la littérature policière d’origine américaine, car il faut bien le dire, au départ, ils ne publiaient que des auteurs américains et ce n’est que tardivement qu’ils publièrent des auteurs français.

La Série Noire est surtout connue maintenant pour ses traductions pas toujours au top, son caviardage des textes, ses changements de fin et certains de ses traducteurs qui prenaient un peu trop de libertés avec les textes des autres (Boris Vian, pour ne pas le citer).

Mais ne revenons pas sur les sujets qui fâchent, l’époque était ainsi. Je ne le pardonne plus maintenant car réimprimer des ouvrages mal traduits, c’est une hérésie.

Ce lourd volume se lit en plusieurs jours, même sur plusieurs semaines car il est épais, lourd, bourré de choses intéressantes (dont j’ai déjà oublié la majeure partie), de documents reproduits, de lettres, de couvertures de livres, de photos d’auteurs.

En vrac, on a des photos d’auteurs, des affiches de film, des débats sur la littérature dite Blanche (littérature ordinaire) et la littérature Noire (la policière), des jeunes modèles féminins posant pour les couvertures des traductions américaines…

Ici, c’est du copieux et une fois terminé, on se sent plus lourd du savoir littéraire et si vous voulez alourdir vos étagères de biblio, on a l’intégrale des titres parus en fin d’ouvrage, du premier (« La môme vert-de-gris » ou dernier paru lors de la parution de cet ouvrage : « La voie des morts » en 2015).

Ça s’ouvre tout seul, ça se feuillette, on s’amuse devant les affiches un peu kitch, devant certains titres bien recherchés (Fantasia chez les ploucs – Le Gorille vous salue bien – Touchez pas au grisbi – Adieu poulet ! – La Reine des pommes), on redécouvre des pages qu’on avait passée, on se goinfre des articles présents dedans, on repose le tout pour digérer, on fait son petit rot et on recommence, comme si c’était la première fois.

Un recueil, un album de souvenir, un plaisir pour les yeux, pour le cerveau et un livre pour les durs, pour ceux ou celles qui aiment le Noir sans sucre, pour ceux qui aiment rouler les mécaniques avec les vilains garçons, boire le whisky sec de grand matin, bref, pour les amateurs de la mythique Série Noire qui doit se méfier car la concurrence est présente sur le ring et elle tape fort aussi.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°96.

Bilan du Mois du Polar chez Sharon : Février 2019

Et merde, Le Mois du Polar est terminé jusqu’en février 2020…  Comme le chantait l’autre ♫ Et maintenant, que vais-je faire, de tous ces polars, maintenant que le mois est fini ♪

Pas de problème, le challenge « Thrillers et polars » continue chez Sharon et depuis le début de l’édition 2018/2019, elle me fait la nique en ayant plus de billets que moi, ce qui ne peut pas durer, j’ai une réputation à tenir, moi ! 

Donc, on a beau avoir terminé le Mois du Polar, je vais continuer à ensevelir cette pauvre Sharon sous les billets car j’aurais pu faire plus que les 31 billets du Mois du Polar, mais pour cela, j’aurais dû poster deux chroniques à la fois et je n’ai pas voulu.

Ayant dépassé mon score des 27 billets de l’édition 2018, je m’estime heureuse d’avoir pu lire 17 bédés et 15 romans (mais un n’entrera pas dans le Mois, donc ce sera 14) et d’avoir colorié un peu plus ma carte Livrradict avec des auteurs Hindou, Israélien, Turc, Roumain et un Estonien (qui sera posté plus tard).

6 romans sélectionnés n’ont pas été lu pour cause de manque de temps et de lectures qui se sont ajoutées à celles prévues : deux LC, un Masse-Critique et un NetGalley.

J’espère arriver à en lire certain oubliés au mois de mars, si je n’ai pas trop de nouveautés à lire…

Bilan Mois du Polar : 31 billets !

  1. Dans la neige : Danya Kukafka
  2. Les mal-aimés : Jean-Christophe Tixier
  3. Liquidations à la grecque [Trilogie de la crise 1] : Pétros Márkaris
  4. Témoin de la nuit : Kishwar Desai
  5. La Nuit divisée : Wessel Ebersohn [Yudel Gordon – 2]
  6. Sherlock Lupin & moi – Tome 6 – Les ombres de la Seine : Irene Adler
  7. Le chant des revenants : Jesmyn Ward
  8. Les trois mousquetaires : Alexandre Dumas [LC avec Bianca]
  9. L’assassinat d’Hicabi Bey [Alper Kamu 01] : Alper Canigüz
  10. La vie commence vendredi : Ioana Pârvulescu
  11. Une disparition inquiétante [Commandant Avraham 01] : Dror Mishani [LC avec Rachel]
  12. Crepple Creek [John Turner 02] : James Sallis
  13. Le voleur de goûter [Commissaire Montalbano 03] : Andrea Camilleri
  14. Les lieux sombres : Gillian Flynn [LC avec Bianca]
  15. Southern Bastards – Tome 1 – Ici repose un homme : Aaron & Latour
  16. Southern Bastards – Tome 2 – Sang et sueur : Aaron & Latour
  17. Southern Bastards – Tome 3 – Retour au bercail : Aaron & Latour
  18. Tif et Tondu – Tome 26 – Le gouffre interdit : Maurice Tillieux & Will
  19. L’homme de l’année – Tome 10 – 1666, l’homme à l’origine du grand incendie de Londres : Fred Duval & Studio Sept Epées
  20. Moriarty – Tome 3 : Ryosuke Takeuchi & Hikaru Miyoshi [Manga]
  21. De Capes et de Crocs – Intégrale 06 – Actes XI – XII : Alain Ayroles & Jean-Luc Masbou
  22. Bruno Brazil – Tome 1 – Le Requin qui mourut deux fois : Greg & William Vance
  23. Bernard Prince – Tome 01 – Le général Satan : Hermann & Greg
  24. Gil Jourdan – Tome 09 – Le gant à trois doigts : Maurice Tillieux
  25. Mycroft Inquisitor – Tome 1 – Une fragrance de cadavre : Arleston, Latil & Manini
  26. Mycroft Inquisitor – Tome 2 – La Bête d’écume : Arleston, Latil & Manini
  27. Mycroft Inquisitor – Tome 03 – Neiges Sanglantes : Arleston, Latil & Manini
  28. Sept – Tome 19 – Sept Cannibales : Sylvain Runberg & Tirso Cons
  29. Trolls de Troy – Tome 09 – Les prisonniers du Darshan : Christophe Arleston & Jean-Louis Mourier
  30. Trolls de Troy – Tome 10 – Les enragés du Darshan : Christophe Arleston & Jean-Louis Mourier
  31. Notre Mère la Guerre – Tome 01 – Première complainte : Maël & Kris

Le voleur de temps – Enquêtes de Leaphorn et Chee 02 – Tony Hillerman (États-Unis) bien que terminé le 28/02, ne comptera pas pour le Mois du Polar car j’allais dépasser le délai imparti. Ça me fera un moins grand score à devoir dépasser en février 2020.

Non lus :

  1. Terre des rêves – Trilogie du Minnesota 1 – Vidar Sundstøl (Norvège)
  2. Une terre si froide – Sean Duffy 1 – Adrian McKinty (Irlande)
  3. Rage Noire – Jim Thompson (États-Unis)
  4. J’ai épousé une ombre – William Irish (États-Unis)
  5. La chasse sauvage – Barthélemy et Ysabellis 4 – Laeticia Bourgeois (France)
  6. Une cible parfaite – La première enquête de Drongo, ex-agent du KGB – Tchinguiz Abdoullaiev (Azerbaïdjan)

Descente en bouquineries parisiennes…

Me voici donc revenue de mon petit séjour dans la ville lumière qui était fort bien arrosée par les pluies incessantes et diluviennes.

Comme d’habitude, je fis un saut dans une bouquinerie sur quatre étages, qui vend aussi de neuf, une sorte de grand magasin du livre qui, contrairement aux petites échoppes n’a pas d’âme.

Sans vouloir lui cracher dessus, je lui reprocherai juste cet amour du livre qui doit manquer en ces lieux et le prix prohibitif de certains livres dits « d’occasion ». Comparé aux prix pratiqués à Bruxelles, c’est du simple au double.

Bref, vous l’aurez compris, pas de razzia mais quelques achats dans les prix les plus raisonnables.

J’avais une autre bouquinerie en ligne de mire, une spécialisée dans le polar, rue de Monthonlon, mais malgré que j’avais indiqué les bonnes heures d’ouverture dans mon carnet, ma mémoire a encodé une autre heure.

Résultat ? Je suis arrivée 20 minutes après la fermeture…

Ensuite, direction une autre bouquinerie tenue par un homme charmant qui sait de quoi il parle et qui a une échoppe où il fait bon traîner.

Mes achats pour ces deux jours ? Raisonnables : 10 livres

« Le perroquet qui bégayait » de Hitchock, je le possédais et l’avais lu. Celui-ci est pour remplacer mon édition perdue dans un déménagement. J’en ai profité pour le lire sur le quai en attendant le Thalys du retour. Il n’a pas vieilli et j’ai passé un bon moment en le relisant.

« La mare au diable » de George Sand, c’est pour lire au moins une fois dans ma vie cette auteure ! A force d’aller lire les articles sur le blog de George…

« Totilla Flat » de Steinbeck parce qu’il m’a été recommandé par un ami.

« L’île au trésor » de Stevenson, parce que c’est un classique et que j’ai toujours eu une attirance pour le livre après avoir vu un dessin animé. Un classique que je vais découvrir.

« Une journée d’Ivan Denissovitch » de Soljenitsyne, pour en apprendre un peu plus sur la période des goulags en Russie. « L’archipel du Goulag » était disponible, mais trop cher.

De même pour « L’évangile du bourreau » des frères Vaïner.

« La langue au chat »… Chouette, dans cette bouquinerie tenu par un amoureux du romans noir, policier, bref, un amoureux des livres, j’ai trouvé ce roman de Stanley Gardner qui manquait à ma collection.

« Crimes sur Seine » fait partie de la collection « Scènes de crimes ». Jean-Frédéric Tronche, journaliste chevronné a eu beaucoup de mal à choisir parmi les faits divers innombrables qui ont eu lieu dans la capitale, quelques unes des  » Histoires vraies  » qui l’ont marqué.

« Élémentaire mon cher Holmes » et « Le musée de l’Holmes » parce que je suis et je reste une holmésienne dans l’âme.

Bilan livresque : Juillet – Août 2012

Passons, si vous le voulez bien, au bilan livresque des Grandes Vacances…

Oh, ça va, je sais, je ne suis plus une étudiante, mais j’aime les mois de juillet-août parce que il y a moins de travail, moins de monde et qu’ils me rappellent de bons souvenirs.

Là, le bilan livresque est dantesque de par la quantité de livres que j’ai dévoré, dont un bon nombre avaient été empruntés (ils sont rendus, je vous rassure de suite).

Nous commencerons par le mois de Juillet. Je désirais lire quelque chose en rapport avec les vacances tout en restant dans mes policiers chéris…

Ne voulant pas relire « Les vacances d’Hercule Poirot », j’ai découvert et emprunté « Les vacances d’un sérial-killer » de Nadine Monfils. Drôle, burlesque, ça ne se prenait pas au sérieux mais au second degré. Hilarant ! Lecteurs sérieux s’abstenir.

Une petite relecture tout de même, dans le mois (comme si je n’avais que ça à faire, tiens) et puisque j’avais relu le tome 1 (T1) durant mes vacances du mois de juin, j’ai relu « Ceux qui brillent : Trilogie des Joyaux – T2 » de David Eddings.

J’adore le style d’écriture d’Eddings et la grande quête de l’Heroïc-Fantasy. Les personnages sont drôles, amusants, bien que, vu les dangers encourus, ils devraient se la jouer un peu plus sérieux.

Férue d’holmésologie, j’ai poursuivi la lecture de la collection de l’auteur François Pardheillan : « La jeunesse de Sherlock Holmes à Pau – T3 ».

Se basant sur une hypothèse soulevée par Baring-Gould, l’auteur invente au célèbre détective un séjour dans la ville de Pau. Le premier (qui est en fait le T2) m’avait plus transporté que le tome 3. Malgré tout, un bon moment de lecture passé, sans oublier que j’en ai profité pour l’inclure dans le Challenge « Thrillers et Polars » de Liliba.

Restant dans le milieu consacré au détective de Baker Street, j’ai profité de la sortie du dernier opus d’Andrew Lane pour dévorer « L’espion de la place Rouge – Les premières aventures de Sherlock Holmes – T3 ».

Lui aussi consacre ses ouvrages à la jeunesse de Holmes, sur laquelle nous ne savons rien et en sommes résolus aux supputations.

J’ai suivi le jeune homme en Russie, en compagnie de son frère, mais sans son mentor et sans la jolie fille dudit mentor. Dommage ! Lecture fort agréable et contente de mon achat et je l’ai inclus, lui aussi, dans le Challenge « Thrillers et Polars » de Liliba.

Ensuite, fan des aventures de l’archéologue Jack Howard, de David Gibbins, j’ai emprunté « Le masque de Troie ».

Voyage à Mycènes en Grèce, j’ai fait des fouilles secrètes en compagnie de l’archéologue Heinrich Schliemann et découvert le masque d’or d’Agamemnon. Assistant à la libération d’un camp de concentration en 1945, j’ai plongé dans l’horreur faite homme et par les hommes.

Un lecture de cet auteur dont le plaisir est sans cesse renouvelée.

Nouvelle visite à la ville de Santa Mondega où sévit un sérial killer du nom de Bourbon Kid en ouvrant « Le cimetière du diable » de monsieur Anonyme (un nouvel emprunt).

Ah non, pardon, au temps pour moi ! Nous ne sommes pas dans la ville de Santa Mondega, mais en plein milieu du désert, dans un hôtel bizarre pour assister à assister à un spectacle sans précédent, mettant en scène Judy Garland, James Brown, Johnny Cash, les Blues Brothers, Kurt Cobain, Elvis Presley, Janis Joplin, Freddie Mercury, Michael Jackson…

Imaginez un Dix petits nègres rock revu et corrigé par Quentin Tarantino… Vous y êtes ? Non ? Ok, c’est pire que ça, c’est déjanté, c’est fou et sérieux, s’abstenir.

Moins « supersenssass » que « Le livre sans nom ». J’irai pas jusqu’à dire que le Bourbon Kid s’est transformé en Kid… Ibul (chaud et sans les bulles !), mais nous n’en sommes pas loin. Un cran en-dessous, donc.

Une sacré découverte avec un livre plus scientifique que « polar » et qui prouve ce dont je me doutais depuis longtemps : la télé, ça te nettoie le cerveau ! Si vous ne me croyez pas ou que vous voulez des preuves, lisez « TV Lobotomie », cela vous ouvrira les yeux, à défaut de vous ouvrir les chakras. Voici un bref aperçu ICI.

Si vous n’êtes pas convaincus, c’est que TF1 a bien vidé votre cerveau…

Bilan du mois de juillet : 7 livres (dont 3 emprunts – 2 challenges)

  1. Vacances d’un sérial-Killer : Nadine Monfils (emprunt)
  2. Ceux qui brillent – Trilogie des Périls – T2 : Eddings (relecture)
  3. Jeunesse de S. Holmes à Pau – T3 : Pardheillan (Challenge « Thrillers et Polars »)
  4. L’espion de la place Rouge – Premières aventures de S. Holmes : Lane (Challenge « Thrillers et Polars »)
  5. Le masque de Troie : Gibbins (emprunt)
  6. Le cimetière du Diable : Anonyme (emprunt)
  7. TV Lobotomie : Michel Desmurget

****************

Le mois d’août 2012 ne fut pas de tout repos non plus, point de vue lectures, même s’il ne battra jamais celui de l’année 2011 où j’avais lu… 19 livres.

J’ai terminé la relecture de la seconde partie de la saga d’Eddings avec « La cité occulte – Trilogie des Périls – T3 » et cela m’a fait plaisir de relire cette série. Humour et tout est bien qui finit bien.

Un nouvel emprunt avec le livre de R.J. Ellory « Les Anonymes » qui m’a littéralement scotchée dans ma lecture. C’est à découvrir.

Nouvelle plongée dans le monde holmésien avec « Le rat géant de Sumatra » de Rick Boyer, livre en provenance de la maison d’édition « Mycroft’s Brother » et uniquement disonible sur commande.

Comme beaucoup de pastiches holmésiens, celui-ci prend sa source dans une citation du Dr Watson, rapportant des propos de Sherlock Holmes et évoquant une histoire « à laquelle le monde n’est pas encore préparé » (« Le vampire du Sussex »).

Selon les holmésiens du monde entier, il s’agit de l’un des meilleurs pastiches de Sherlock Holmes publié, depuis les histoires que sir Arthur Conan Doyle nous a livrées et je suis parfaitement d’accord avec eux ! Un cinq étoiles pour cette aventure. Inclus, lui aussi, dans le Challenge « Thrillers et Polars » de Liliba.

Puisque nous sommes dans les emprunts… « La rivière noire » de Indridason, l’auteur Islandais. Pas mal, comme roman, mais sans le bourru Erlendur Sveinson, il manque un p’tit quelque chose. Malgré tout, j’ai passé un bon moment de lecture et sa critique fait partie du Challenge « Thrillers et Polars » de Liliba.

Pas de nuit blanhe, mais un moment bien sympathique en compagnie de « Blanc comme la nuit » de Ann Cleeves.

J’étais toujours dans le Nord puisque, après l’Islande, me voici transportée dans un coin perdu d’archipel écossais avec une nouvelle enquête de Jimmy Perez, un flic taciturne que je ne connaissais pas du tout.

Sans qu’il soit « exceptionnel », ce petit roman policier m’a fait passer deux journées agréables. Je l’ai lu avec plaisir mais sans me presser. 440 pages, deux jours de lecture, preuve s’il en est que je ne l’ai pas « dévoré » mais savouré. Sa critique fait partie du Challenge « Thrillers et Polars » de Liliba.

« Jeux de vilains » de Kellerman est aussi un emprunt et a eu sa place dans le Challenge « Thrillers et Polars » de Liliba.

Bien que « pas mal », le livre souffre de quelques défauts que je développe plus en profondeur dans ma critique. Ce n’est pas le thriller ou le polar du siècle, même pas de l’année, mais pour ce titre là, j’attends encore le roman policier qui me re-foutra un grand coup de pied au cul.

« L’envol des anges » de Connelly n’était pas mal non plus. Harry Bosch est chargé d’une enquête délicate : Howard Elias, avocat noir, célèbre pour avoir fait condamner de nombreux policiers de la ville pour non respect des droits civiques a été assassiné et si ce crime n’est pas élucidé rapidement, des émeutes raciales pourraient éclater à tout moment !

Bof, début lent et laborieux et j’ai failli commettre le péché de passer des pages. On se rattrape ensuite, ouf ! Il fait partie du Challenge « Thrillers et Polars » de Liliba.

J’ai entamé un autre emprunt que j’ai vite refermé : « Le diable vit à la campagne » de Rachel Johnson.
Je m’attendais à quelque chose de jouissif du genre « Le diable s’habille en Prada » avec une écriture incisive et de la perfidie à chaque page. Et bien, que dalle !

Retour vers Connelly avec son petit dernier « Les neuf dragons » pour le Challenge « Thrillers et Polars » de Liliba.

Ce n’est pas le roman du siècle, ce n’est pas non plus le roman policier de l’année, mais c’était le roman du jour et il m’a bien diverti.
J’avais une longueur d’avance sur Harry dans l’enquête, ce qui n’est pas négligeable, j’ai passé un bon moment et j’ai eu mon étonnement final, ma claque sur le bout du nez. En plus, il ne m’a rien coûté puisque emprunté.

Grosse découverte pour moi : les romans Classiques ! Profitant du Challenge « Romans Cultes » de Métaphore j’ai acheté « Jane Eyre » de Charlotte Brontë.

Quelle découverte ! Quel plaisir de lecture ! Je ne m’en suis pas encore remise, tiens ! Je n’ai rien à reprocher au livre, hormis qu’il est trop court, malgré ces quelques 700 pages.
C’est bien simple, j’ai tellement aimé que lorsque j’eus terminé le roman, accélérant pour découvrir le final, mais râlant qu’il soit déjà terminé, je suis retombée sur terre avec une horrible question : que lire après un roman pareil ?? Dur !

********************

Bilan du mois d’août : 10 livres (dont 7 emprunts – 7 challenges)

  1. La cité occulte – Trilogie des Périls – T3 : Eddings (relecture)
  2. Les anonymes : Ellory (emprunt)
  3. Le rat géant de Sumatra : Boyer (Challenge « Thrillers et Polars »)
  4. La rivière noire : Indridason (emprunt – Challenge « Thrillers et Polars »)
  5. Blanc comme la nuit : Cleeves (emprunt – Challenge « Thrillers et Polars »)
  6. Jeux de vilains : Kellerman (emprunt – Challenge « Thrillers et Polars »)
  7. L’envol des anges : Connelly (emprunt – Challenge « Thrillers et Polars »)
  8. Le diable vit à la campagne : Johnson (emprunt)
  9. Neuf dragons : Connelly (emprunt – Challenge « Thrillers et Polars »)
  10. Jane Eyre : Brontë  (Challenge « Romans Cultes »)

Bilan livresque : Septembre 2012

Voici venu l’heure du bilan des lectures du mois…

Qu’est-ce que j’ai lu ? Ai-je aimé ? Ou pas…

Septembre 2012 fut assez riche en lecture, ayant lu 9 livres ! J’en ai profité pour entamer l’attaque de ma PAL Noire en lisant 3 livres et en écrivant 5 fiches critiques pour mes différents challenges.

Vu que « Les Hauts de Hurle-Vent » faisait partie aussi du challenge « Romans Cultes » organisé par Métaphore, cela tombait encore mieux.

Quelques coups de coeur durant mes lectures : « Jane Eyre » m’a transporté, bien plus que « Les Hauts de Hurle-Vent » de sa sœur dans lequel je me suis amusée à détester des tas de personnages.

« Des fleurs pour Algernon » aussi m’a emporté et je l’ai terminé avec une boule dans la gorge (challenge « Romans Cultes »)

Point de vue « Thrillers et polars », Anne Perry m’a bien bluffé avec son « Crucifié de Farriers’Lane » (PAL Noire) et Steve Berry m’a emmené dans la Russie contemporaine et celle des Tsars avec « Le Complot Romanov ». D’agréables moments de lecture passés.

Thilliez et sa « Chambre des morts » s’est chargé des frissons. Là, j’ai flippé et dévoré le livre.

Découverte de l’auteur qui venait du Nord, j’ai nommé Jo Nesbo et son atypique inspecteur Harry Hole dans « L’homme chauve-souris ». Je ne dirai pas que j’en suis sortie enchantée, mais j’ai tout de même l’envie de poursuivre ses romans pour voir l’évolution.

Une valeur sûre pour moi : Stanley Gardner, le créateur de Perry Mason, l’avocat. « Le canard qui se noie » se trouvait, lui aussi, dans ma PAL Noire. Voilà encore un de moins et une belle petite claque dans le final. Sans oublier qu’il avait le droit de concourir dans le challenge « Thrillers et polars » de Liliba.

Déception ? Oui, elle vient en partie de « Énigme dans le temps perdu » de Corbedanne. Ça ressemble à un pastiche holmésien, mais ce n’en est pas un. 30 pages de Sherlock Holmès (avec un accent, en plus, le con !) et un truc un peu fadasse. Pas mauvais à 100%, mais pouvait mieux faire.

Malgré tout, c’est un très bon bilan de lecture !

  1. L’homme chauve-souris : Jo Nesbo (Challenge « Thrillers et Polars »)
  2. Jane Eyre : Charlotte Brontë (challenge « Romans Cultes »)
  3. Des fleurs pour Algeron : Keyes (challenge « Romans Cultes »)
  4. La chambre des morts : Franck Thilliez
  5. Le crucifié de Farriers’Lane : Anne Perry (PAL Noire + Challenge « Thrillers et Polars »)
  6. Énigme dans le temps perdu : Corbedanne
  7. Les Hauts de Hurle-Vent : Emily Brontë (PAL Noire + challenge « Romans Cultes »)
  8. Le complot Romanov : Steve Berry
  9. Le canard qui se noie : Erle Stanley Gardner (PAL Noire)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Thérapie : Sebastian Fitzek

Titre : Thérapie

Auteur : Sebastian Fitzek
Edition :  Livre de Poche (2009)
Résumé :

Josy, douze ans, la fille du célèbre psychiatre berlinois Viktor Larenz, est atteinte d’une maladie qu’aucun médecin ne parvient à diagnostiquer.

Un jour, après que son père l’a accompagnée chez l’un de ses confrères, elle disparaît.

Quatre ans ont passé.

Larenz est toujours sans nouvelles de sa fille quand une inconnue frappe à sa porte.

Anna Spiegel, romancière, prétend souffrir d’une forme rare de schizophrénie : les personnages de ses récits prennent vie sous ses yeux.

Or, le dernier roman d’Anna a pour héroïne une fillette qui souffre d’un mal étrange et qui s’évanouit sans laisser de traces…

Le psychiatre n’a dès lors plus qu’un seul but, obsessionnel : connaître la suite de son histoire.

Critique :

Un huis clos de la mort qui tue, dantesque, oppressant, angoissant, le genre de truc qui ne vous lâche pas ! Pire, ça vous colle aux doigts.

Plus que dévoré puisque entamé ce matin et terminé le soir même. Je ne voulais pas m’arrêter avant le mot « fin ».

A se demander ce que certains auteurs fument avant d’écrire de pareilles histoires ! C’était dingue, mais d’enfer, des comme ça, j’en redemande.

C’est quoi l’histoire ?

Ancien psychiatre, le docteur berlinois Viktor Larenz n’est plus le même homme depuis la disparition de sa fille, il y a quatre ans.

Il va tellement mal qu’on le retrouve sanglé sur une table. Pas pour se faire torturer, nein ! Il est juste comme qui dirait un peu à l’asile… Un médecin l’interroge : le docteur Roth (Weiller ?).

Que s’est-il bien passé depuis le début où sa gamine disparait sans laisser de trace alors qu’elle attendait dans la salle d’attente d’un médecin, pendant que papa faisait une vidange aux toilettes du coin ??

Alors notre ex-psy commence le récit de ce qui s’est passé dans sa maison de campagne, sur l’île de Parkum, où il est allé s’isoler et où il se fait emmerder par une femme qui veut qu’il la prenne comme patiente. Refusant au début, il lui laissera ensuite raconter son histoire.

Et c’est là que tout commence… Anna Spiegel est une romancière qui prétend souffrir d’une forme rare de schizophrénie : les personnages de ses récits prennent vie sous ses yeux.

Son dernier roman avait pour héroïne une fillette qui souffre d’un mal étrange et qui s’évanouit sans laisser de traces…

Tout ce qu’elle racontera à l’ancien psychiatre, c’est comme si elle racontait l’histoire qui s’est passée après la disparition de Josy, la petite fille.

L’île est coupée du monde suite à une tempête et des choses étranges se produisent, me faisant douter de la santé mentale de tout le monde, de celle de l’ancien psy, d’Anna, de celle du maire de l’île…

J’vous ai dit qu’Anna est vachement dérangée ? De plus, les révélations  du détective (qui avait recherché la fille de Viktor) sur sur cette arrangée du ciboulot n’arrangent pas les choses.

On sent bien qu’Anna n’a pas le gaz à tous les étages et que ses frites ne sont pas toutes dans le même cornet… D’ailleurs, elle fou la trouille.

Toute fière de moi, je croyais avoir entrevu le « truc », la solution à tout, mais en fait, je n’avais rien vu, ou juste aperçu la pointe de l’iceberg. Mais juste la pointe… La touti riquiqui.

Dans les dernières pages, ce furent des révélations en rafales, et je me les suis toutes prises en pleine poire.

Encore pire que ce que j’avais pensé. Et c’est là que toutes les pièces du puzzle se mettent en place et que la pièce tombe pour le jackpot !

Bravo à l’auteur que je remercie pour le formidable coup de pied au cul qu’il m’a fichu. C’était du costaud.

Tellement dingue ce livre que j’ai même douté de ma propre santé mentale…

Bon, je vous laisse, des peintres en bâtiment viennent d’entrer. Enfin, ils ressemblent à des peintres. Ils sont vêtus de blanc, avec une petite calotte blanche…

Livre lu dans le cadre du challenge « Thrillers et polars » de Liliba. Critique postée sur Babelio le 01/10/2012.

Challenge « Thrillers et Polars »

Vu que j’adore les polars et les thrillers, je ne pouvais pas passer à côté du challenge de Liliba !! Cela me permettra de lire mes romans préférés…

Le challenge court à partir du 5 juillet 2012 et se terminera le 5 juillet 2013.  

Les catégories :

  • Touriste planqué : 5 thrillers ou polars au choix
  • Téméraire du dimanche : 8 thrillers ou polars au choix
  • Même pas peur : 12 thrillers ou polars au choix

Cliquez sur les numéros pour aller lire les critiques…

Mes titres pour la catégorie « Même pas peur »

CHALLENGE CLÔTURÉ : 101 LIVRES LUS !

1. Neuf Dragons : Michael Connelly (Lu Août 2012)
2. Jeux de vilains : Kellerman (Lu Août 2012)
3. Seul le silence : Ellory (PAS LU !)
4. Une étude en rouge / Le signe des quatre : Conan Doyle (les deux pour le prix d’un car ensemble dans mon édition Laffon)  (Re-re-lu en 2012)
5. La jeunesse de Sherlock Holmes à Pau, Tome 4 :
Pardheillan (Lu Nov 2012)
6. Les premières aventures de Sherlock Holmes – Tome 3, L’espion de la place rouge :
Lane  (Lu Juillet 2012)
7. Homme chauve-souris :
Nesbo (Lu Septembre 2012)
8. Thérapie :
Fitzeck   (Lu Octobre 2012)
9. Le rat géant de Sumatra :
Boyer Rick   (Lu Août 2012)
10. Sherlock Holmes et la suffragette amoureuse :
Oudin (Lu Octobre 2012)
11. La rivière noire :
Indridason   (Lu Août 2012)
12. L’envol des anges :
Connelly Michael   (Lu Août 2012)
13. Blanc comme la nuit :
Anne Cleeves   (Lu Août 2012)
14. Le crucifié de Farriers’Lane :
Anne Perry (PAL Noire)   (Lu Septembre 2012)
15. Le cadavre de Bluegate Fields :
Anne Perry (PAL Noire)  (Lu Octobre 2012)
16. Le canard qui se noie :
Erle Stanley Gardner (PAL Noire)   (Lu Septembre 2012)
17. Vendetta :
Ellory (Lu novembre 2012)
18. Sherlock Holmes – Tome 2 :
Arthur & Adrian Conan Doyle (Lu Novembre 2012)
19. Trésor du marchand d’esclaves (le) : Sherlock’s Story 2 (Lu Novembre 2012)
20. Sosie du banquier (le) : Sherlock’s Story 3 (Lu Novembre 2012)
21. Black Butler : Tome 9 :
Yana Toboso (Lu Novembre 2012)
22. Black Butler : Tome 10 :
Yana Toboso (Lu Novembre 2012)
23. Cyanure :
Camilla Läckberg (Lu Décembre 2012)
24. Haka : Saga Maorie 1 :
Caryl Férey (Lu Décembre 2012)
25. Utu : Saga Maorie 2 :
Caryl Férey (Lu Décembre 2012)
26. La malédiction de Nephrem-Ka :
Bellocq-Poulonis (Lu Novembre 2012)
27. Black Butler : Tome 11 :
Yana Toboso (Lu Décembre 2012)
28. Pardonnez nos offenses :
Romain Sardou
29. Meurtre sur la voie Appia :
Steven Saylor (Lu Décembre 2012)
30. The Sherlock Holmes Story – Tome 2 :
Kwon (Lu Décembre 2012)
31. The Sherlock Holmes Story – Tome 1 :
Kwom (Lu Janv 2013)
32. Les bienfaits de la mort :
Lee Jackson (Lu Janv 2013)
33. La Tour Noire :
Louis Bayard
34. LEVEL 26 – Tome 1 – Origines :
Anthony Zuiker (Lu Janv 2013)
35. L’assassin du boulevard :
René Réouven (Lu Janv 2013)
36. Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles :
Brandreth (Lu Janv 2013)
37. Miséricorde :
Jussi Adler-Olsen (Lu Janv 2013)
38. Science de Sherlock Holmes – les débuts de la science criminelle :
Wagner (Lu Janv 2013)
39. L’homme au ventre de plomb :
Parot J-F (Lu Fév 2013 – PAL Noire)
40. Iacobus :
Mathilde Asensi (Fév 2013 – PAL Noire)
41.Sherlock Holmes : Crime Alleys – T1: Le premier problème :
Cordurié/Nespolino (Lu Fev 2013)
42. Premières aventures de Sherlock Holmes – Tome 4 : Aux portes de l’enfer :
Lane (Lu Fev 2013)
43.  La carte du pendu :
Deaver (Lu Fev 2013)
44. Les loups de Fenryder :
Covin (Lu Fev 2013)
45. Un dernier verre avant la guerre :
Lehane (Lu Fev 2013)
46. American Psycho :
Bret Easton Ellis (Lu Mars 2013)
47. 658 :
John Verdon (Lu Mars 2013)
48. Profanation :
Jussi Adler-Olsen (Lu Mars 2013)
49. Shutter Island :
Dennis Lehane (Lu Mars 2013)
50. Mercy Thompson – T3 : Le Baiser du fer :
Briggs (Lu Mars 2013)
51. Mercy Thompson – T5 : Le grimoire d’argent :
Briggs
52. Rutland Place :
Anne Perry (Lu Avril 2013)
53. Resurection Row :
Anne Perry (Lu Avril 2013)
54. Autopsie d’un viol :
S-A Steeman (Lu Avril 2013)
55. In Nomine :
Giacometti & Ravenne (Lu Avril 2013)
56. Cul-de-sac :
Douglas Kennedy (Lu Avril 2013)
57. Un employé modèle :
Paul Cleave (Lu Avril 2013)
58. Meurtres pour rédemption :
Karine Giebel (Lu Avril 2013)
59. Wiggins et le perroquet muet :
Béatrice Nicodème (Lu Avril 2013)
60. Wiggins et la ligne chocolat :
Béatrice Nicodème (Lu Avril 2013)
61. Wiggins chez les Johnnies :
Béatrice Nicodème (Lu Avril 2013)
62. Wiggins et les plans de l’ingénieur :
Béatrice Nicodème (Lu Avril 2013)
63. Le Mystère Sherlock :
J-M Erre (Lu Avril 2013)
64. L’horreur du West-End :
Nicholas Meyer (Lu Avril 2013)
65. Affaire Nicolas Le Floch :
J-F Parot (Lu Mai 2013)
66. Un certain docteur Watson :
David Stuart Davies (Lu Mai 2013)
67. Le livre des morts :
David Stuart Davies  (Lu Juin 2013)
68.  Sherlock Holmes et associés 1 – Affaire Zalindas :
Mack-Citrin (Lu Juin 2013)
69. Sherlock’s Story 4 – Les Dentelles de la reine (Lu Juin 2013)
70. Le parfum de la chatte en noir :
Etienne Liebig 
71. Sherlock’s Story 5 –
Les Faux-monnayeurs de Londres (Lu Juin 2013)
72. Sherlock’ Story 6 – Blackwell, le pirate de la Tamise (Lu Juin 2013)
73. Sherlock’s Story 8 – La maîtresse de l’Attorney (Lu Juin 2013)
74. Sherlock Holmes contre Jack l’Éventreur : Ellery Queen (re-lu Juin 2013)
75. Penny Blood : Garcia Bob (Lu Juin 2013)
76. La solution à 7% : Nicholas Meyer (Lu Juin 2013)
77. Le secret de la pyramide : Arnould Alan (Lu Juin 2013)
78. Le fantôme de l’opéra : Nicholas Meyer (Lu Juin 2013)
79. Enola Holmes 1 – La double disparition : Springer Nancy (Lu Juin 2013)
80. Enola Holmes 2 – L’affaire Lady Alistair : Springer Nancy (Lu Juin 2013)
81. Enola Holmes 3 – Le mystère des pavots blancs : Springer Nancy (Lu Juin 2013)
82. Enola Holmes 4 – Le secret de l’éventail : Springer Nancy (Lu Juin 2013)
83. Enola Holmes 5 – L’énigme du message perdu : Springer Nancy (Lu Juin 2013)
84. Enola Holmes 6 – Métro Baker Street : Springer Nancy (Lu Juin 2013)
85. Sherlock Holmes & le Necronomicon, T1 : L’ennemi intérieur : Cordurié
86. Sherlock Holmes & le Necronomicon, T 2 : La nuit sur le monde : Cordurié (Juin 2013)
87. Sacré : Dennis Lehane (Lu Juin 2013)
88. Jack l’éventreur, tome 1 : Les liens de sang
89. Jack l’éventreur, tome 2 : Le Protocole Hypnos (Lu Juin 2013)
90. Les exploits de Sherlock Holmes : Adrian Conan Doyle
91. Un Rival pour Sherlock Holmes : Nicodème Béatrice (Lu Juin 2013)
92. La Vallée de la peur : Arthur Conan Doyle
93. Souvenirs de Sherlock Holmes : Arthur Conan Doyle
94. Wiggins et Sherlock contre Napoléon : Nicodème Béatrice (Lu Juin 2013)
95. Les aventures de Sherlock Holmes : Arthur Conan Doyle
96. Résurrection de Sherlock Holmes : Arthur Conan Doyle
97. Son dernier coup d’archet : Arthur Conan Doyle
98. Archives de Sherlock Holmes : Arthur Conan Doyle
99. Huit millions de façon de mourir : Lawrence Block (Lu Juin 2013)
100. 1275 âmes : Jim Thompson (Lu Juin 2013)
101. Bad Chili : Lansdale (Lu Juillet 2013)
102. City Hall – Tome 3 : Lapeyre (Lu Juin 2013)

La chambre des morts : Thilliez

Titre : La chambre des morts

Auteur : Franck Thilliez

Édition : Presse Pocket (2006)
Résumé :

Imaginez…
Vous roulez en pleine nuit avec votre meilleur ami, tous feux éteints.
Devant vous, champ d’éoliennes désert.
Soudain le choc, d’une violence inouïe. Un corps gît près de votre véhicule. A ses côtés, un sac de sport. Dedans, deux millions d’euros, à portée de main.
Que feriez-vous ?
Vigo et Sylvain, eux, ont choisi.
L’amitié a parfois le goût du sang : désormais le pire de leur cauchemar a un nom… La Bête.

Critique :

Laissez-moi… reprendre… mon souffle… après une… lecture pareille…angoissante… oppressante… sombre… qui m’a laissée… inerte…

Là, j’ai envie de me refaire l’intégrale du « Petit Spirou » ou des « Sales Blagues à Toto » pour me changer les idées !

Non, non, pas que le livre m’a déçu, que nenni ! J’ai même été entraînée dans cette atmosphère d’avant Noël sans aucun problème. Il faisait froid et Thilliez nous décrit si bien le Nord de la France que je m’y serais crue. Pour peu, j’attraperais bien un rhume…

Mais l’ambiance et le climat du livre sont lourdes, glauques, sombres et on descend dans les tréfonds de la perversité humaine.

De ce roman, on pourrait tirer deux enseignements : « Bien mal acquis ne profite jamais » et « L’argent ne fait pas le bonheur »…

De Thilliez, j’avais déjà lu « Syndrome [E] et [Gataca], mais là… J’en ai perdu mon souffle par moment.

Plusieurs fois ma glotte est montée et descendue à tout vitesse et mes mains se sont crispées sur la couverture du livre. Diable, pour l’angoisse, c’est réussi.

Par contre, je soupçonne fortement les éditions Presse Pocket d’avoir enduit leur bords de page d’une substance du style « Glue 3 » parce qu’il m’était impossible de lâcher l’ouvrage.

Les 150 premières pages se sont tournées d’une traite, le regard fixé sur les tas de petites lettres que l’éditeur avait tamponné comme un fou. Désolée pour ma vie sociale, mais je n’étais plus là.

Au passage, je tiens à remercier mon homme de m’avoir signalé, vendredi, que le métro était presque arrivé à notre station, sans cela, je me serais retrouvée au terminus, oubliant de descendre pour rentrer à la maison…

Ce que j’ai aimé ? Le style de l’auteur efficace, l’action qui est plus que trépidante et le suspens qui m’a fait haleter comme un chien sous la canicule.

Surtout que l’auteur utile, à un moment, une scène qui se trouve aussi dans le film « Le silence des agneaux », quand Jodie Foster sonne à une porte et que l’on découvre Hannibal Lecter dans sa cave, entendant aussi la sonnette. Mais elle ne sonnait pas chez lui…

Ici, l’auteur utilisera le même procédé et il m’a fait flipper un instant. Ce ne sera pas le seul twist qu’il utilisera non plus et j’aime bien quand on me fait peur dans un livre.

J’ai adoré aussi les quelques métaphores utilisées par l’auteur, tel que « Il régnait dans l’antre de chlorophylle une atmosphère de film à carnage » ainsi que l’utilisation de mots moins courants, ce qui est toujours bons pour la culture générale.

Sans oublier le fait qu’un événement aussi banal qu’un licenciement collectif débouche sur une horreur et un carnage pareil (sorry, je ne cautionne pas le dégraissage en entreprise, mais de nos jours, vu que c’est à tour de bras qu’on vire, ça en devient presque « banal »).

Si vous voulez savoir comment de « chômeur tout frais » on devient « tagueur » puis « assassin » pour terminer « serial-killer », lisez le livre.

Faites juste bien attention au  prologue, il décrit une scène assez pénible du mois d’août 1987 mais cela donnera tout son sens à la suite du récit, 17 ans plus tard. Rien qu’à lui tout seul, c’est déjà une entrée en la matière de ce que vous allez découvrir.

Et que se passe-t-il dans ce roman ? Une bagatelle, pour commencer. Le taguage vengeur exécuté par deux informaticiens de l’entreprise qui les a licencié. C’est le battement d’aile du papillon au Japon qui produira le raz-de-marrée aux Etats-Unis, comme le dit le dicton…

Sur le chemin du retour, grisé par ce coup de main réussi, encore chargé d’adrénaline, l’un d’eux décide de faire un détour par un champ d’éoliennes afin de pousser un peu sa voiture, tous feux éteints, sur une longue ligne droite déserte.

Bardaf, c’est l’accident. Les deux amis viennent de faucher un homme seul. Près du corps, une mallette contenant deux millions d’euros.

Une véritable manne tombée du ciel alors que les difficultés financières s’accumulent pour Vigo comme pour Sylvain. Le cadavre est promptement embarqué, les preuves escamotées et hop, le macchabée engloutit dans la flotte !

Sauf que rien n’est jamais simple : l’homme mort apportait une rançon aux ravisseurs de sa fille. L’enfant est assassinée et la pomme de la discorde solidement installée entre Vigo et Sylvain.

Surtout, le meurtrier entend bien récupérer son argent et les enlèvements continuent.

J’ai apprécié aussi que les personnages ne soient pas des caricatures d’eux mêmes. Même notre fliquette, Lucie Henebelle, jeune maman, n’est pas un super héros, juste une femme qui aimerait enfin trouver l’affaire qui la fera monter en grade. De plus, la traque du serial killer, c’est sa drogue, elle aime ça!

J’avais découvert Lucie dans « Syndrome E » et « Gataca » et j’ai pris du plaisir à la voir enquêter dans une grosse affaire pour la première fois. Surtout que le livre m’a bien scotché.

Quelle plongée dans la perversion humaine, le tout pour de l’argent. La palme du salopard revient à Vigo. « Bien mal acquis ne profite jamais » et en plus, il vous fera commettre des horreurs.

Comment une personne saine d’esprit peut-elle en arriver à commettre des actes pareils pour de l’argent ? A se demander si son comportement n’est pas encore plus dérangeant que celui du meurtrier d’enfant.

Quand au coupable (je ne dis rien de plus), pas de gros clichés qui lui collent à la peau. Un méchant bien réussi, même.

Une fois de plus, c’est une enquête qui va s’orienter vers la science (celle de la taxidermie) et mener Lucie sur les traces des Écorchés de Fragonard et qui lui fera mettre les pieds, non pas dans le plat, mais dans le gore.

Ce caractère oppressant du livre se fera ressentir de plus en plus, au fur et à mesure que je tournais les pages (toujours enduites de Glue 3) et sur la fin, on atteint le Neuvième Cercle de l’Enfer.

L’horreur est tellement bien décrite, tellement bien suggérée, que je ne pouvais pas m’empêcher de « voir » et je vous jure que ce n’était pas beau !

L’épilogue m’a fait sourire, par contre. Peut-être pas très « réaliste », mais tellement bon, après tout ses horreurs. C’est là que « Bien mal acquis ne profite jamais » prend une fois de plus tout son sens

Dans l’ensemble, le roman est plutôt déconseillé aux âmes sensibles…

Lu dans le cadre du challenge « thrillers et polars » de Liliba.