Sherlock Holmes (BéDétectives) – Tome 8 – La vieille Russe : André-Paul Duchâteau & Guy Clair

Titre : Sherlock Holmes (BéDétectives) – Tome 8 – La vieille Russe

Scénariste : André-Paul Duchâteau
Dessinateur : Guy Clair

Édition : Claude Lefrancq Éditeur (1997)

Résumé :
L’homme à la béquille d’aluminium – le redoutable complice de Raspoutine – n’a pas dit son dernier mot.

Chassés de Saint-Pétersbourg, Holmes et Watson aspirent également à une revanche éclatante. Les voici lancés dans la suite de cette périlleuse aventure, fertile en surprises -plus mauvaises que bonnes-, qui va d’abord les mener de Londres à Bruxelles.

Mais la conclusion d’une telle enquête ne peut avoir pour cadre final que l’effervescente Russie, où Sherlock va être amené à se mesurer à son plus mortel adversaire…

Cet album est la suite logique du n°3 « La béquille en aluminium ».

Critique :
Cet album est en fait la suite de « La béquille d’aluminium », même si entre les deux, il y a eu quatre albums !

Ce qui nous fait quatre ans d’écart entre ces deux publications, tout de même !

J’ai eu largement le temps de me poser des questions sur le final de « La béquille », puisque je suivais la parution chronologique de la série « BéDétectives Lefrancq » dans les années nonante (90).

Frustration, quand tu nous tiens !

Les dessins sont toujours aussi mauvais et les couleurs oscillent entre le rouge, l’orange et le jaune, surtout dans les plans intérieurs de Baker Street et bien d’autres, encore. Bref, l’album risque de vous donner mal aux yeux à certains moments.

Dans cette aventure, nous retrouvons nos deux hommes dans le salon, comme s’ils venaient de revenir de la Sainte Russie, Watson constatant à voix haute que beaucoup de leurs questions sont restées sans réponses.

Sans blague ? Lui aussi n’a pas tout compris ? Ça me console, tiens. Holmes nous répondra qu’il n’a pas encore dit son dernier mot. Espoir, quand tu nous tiens.

Le dessinateur a casé des tas de détails canoniques dans le salon : violon, couteau planté dans la correspondance, les pipes sur leur présentoir, le tabac dans la pantoufle persane, le buste de Holmes (celui réalisé par Meunier ?), le tableau noir avec le message écrit en « hommes dansants », ses instruments de chimie et une visiteuse…

Mais quelle visiteuse ! Canonique, elle aussi.

Bref, hormis les dessins et les couleurs, tout commençait plutôt bien, me laissant augurer un bon moment de lecture.

Las ! Le scénariste et le dessinateur décidèrent de faire bouger la béquille d’aluminium accrochée au mur, la faisant se promener en lévitant dans tout le meublé, Watson l’évitant même pour ne pas qu’elle le touche. Nous y étions…

L’auteur retombait dans ses travers de foutre du fantastique partout. Impossible pour lui de scénariser une histoire sans cet élément fantastique.

« Allez, viens-y que je te fasse léviter une béquille dans les airs grâce à Orga, sis dans la maison d’en face, en train de ramper sur le plancher ».

Orga a été empoisonné par une vieille Russe qui a utilisé la vieille ruse des gâteaux empoisonnés. Le pauvre Orga…

Bref, le doute me submerge déjà, et la nausée aussi, par la même occasion.

Le reste est de la même veine : en plus des dessins toujours aussi moches, Holmes enfile (une fois de plus) sa macfarlane à carreaux, en plein Londres, Watson est exaspérant à accuser à tout bout de champ Irène et exaspérant tout court, Moran est de nouveau dans l’affaire avec son fusil à air comprimé et le buste de Holmes finira avec un gros trou.

Même pas arrivée à la page treize que j’ai déjà des questions qui, je me doute, ne recevront pas de réponse. On prend les paris ?

Attention, à partir de là, je vais dévoiler un peu…

Le festival continuera en dehors de Londres, passant par Bruxelles, la Transylvanie et la Sainte Russie, croisant la route de tireurs fous, de nains et de géants, plus celle d’un ex-fou qui l’est peut-être encore. Ou pas…

Comme la Russie, il est à l’ouest, le gars. Là, c’est moi qui commence à devenir folle avec toutes ces fausses pistes et le fait que l’on ne sait plus qui joue à double (ou triple ?) jeu.

Le tout sur front de conflit latent et de complot entre la Prusse du Kaiser Guillaume, qui vise une guerre contre la France et l’Angleterre, qui sont alliées.

Quant à la Russie, elle se tâte par l’entremise de son Tsar et de Raspoutine, l’un et l’autre n’ayant pas le même avis.

♫ Ra ra rasputin ♪ Lover of the Russian queen ♪ There was a cat that really was gone ♫ Ra ra rasputin ♪ Russia’s greatest love machine ♫ It was a shame how he carried on ♪

La Tsarine viendra mettre son grain de sel dans toute cette affaire (elle a un autre avis que les deux hommes) avec un courrier se terminant par un svastika, signe de reconnaissance pour cette société secrète d’initiés. Impossible d’écrire une histoire sans une bonne société occulte !

Quand à Holmes et Watson, ils auront Raspoutine au cul’te (je fais des jeux de mots mauvais, cela me console de mes maux que j’ai eu en relisant l’histoire).

Alors ? Qui veut la guerre ? Qui veut se la jouer « Suisse » et rester neutre ? Qui voudrait faire la guerre aux côtés des Teutons ? On se tâtonne à tâtons.

Sachant qu’il y a aussi une arme secrète au menu et que Bertha n’était pas une femme comme les autres, du fait de sa masse imposante.

À cette époque, les aciéries Krupp, citées dans l’aventure, n’avaient pas encore fusionnées avec son concurrent Thyssen. Si vous connaissez l’Histoire, vous saurez que ces noms ont une sinistre mémoire… Et vous comprendrez, aussi !

Le bouquet sera la présence de Moriarty, évidemment, en confrontation avec Raspoutine, les yeux dans les yeux.

Ce brave vieux Napo du crime ressemble toujours à une caricature de lui même, en pire. Ses dents sont toujours aussi proéminentes, lui donnant un rictus de vieille momie desséchée.

Les rebondissements étaient prévisibles, pas de réponses à mes questions et Raspoutine, qui n’est pas la « Love Machine » de la chanson de « Boney M. » sera le méchant de l’histoire.

Vous aurez droit à une petite note explicative de la part de Guy Clair. Pour le reste, c’est pas clair !

Le seul point positif est que LA femme sera toujours LA femme.

Note : cette bédé n’avais pas encore eu sa chronique postée sur mon blog, je m’étais arrêtée au tome 7, L’étoile sanglante et puis j’avais fait le tome 9, Le signe des quatre que je venais enfin de trouver.

Par contre, cette chronique avait été publiée originellement sur le site Babelio (en 2012). J’ai fait l’effort de la relire mais je n’ai pas eu le courage de refaire une autre chronique puisque j’avais déjà tout dit dans celle d’il y a 6 ans. Sharon, tu l’acceptes ou tu ne l’acceptes pas, c’est toi le chef de ton challenge !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019).

Collection complète :

  1. Sherlock Holmes – B.Détectives, tome 1 : La sangsue rouge
  2. Sherlock Holmes – B.Détectives, tome 2 : Le chien des Baskerville
  3. Sherlock Holmes – B.Détectives, tome 3 : La béquille d’aluminium
  4. Sherlock Holmes – B.Détectives, tome 4 : Jack l’Éventreur
  5. Sherlock Holmes – B.Détectives, tome 5 : La bande mouchetée
  6. Sherlock Holmes – B.Détectives, tome 6 : Le rat géant du Sumatra
  7. Sherlock Holmes – B.Détectives, tome 7 : L’étoile sanglante
  8. Sherlock Holmes – B.Détectives, tome 8 : La vieille Russe
  9. Sherlock Holmes – B.Détectives, tome 9 : Le signe des quatre
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Sagamore Noonan – Tome 1 – Le Bikini de diamants : Charles Williams

Titre : Sagamore Noonan – Tome 1 – Le Bikini de diamants

Auteur : Charles Williams
Édition : Gallmeister Totem (07/09/2017)
Édition Originale : The diamont bikini
Traducteur : Laura Derajinski

Résumé :
Pop vend des pronostics truqués sur les champs de courses. Pour échapper à la police, il se réfugie avec son fils Billy dans la ferme de son frère Sagamore, un génie local qui depuis quarante ans distille de l’alcool au nez et à la barbe du shérif.

Peu après leur arrivée surgit un couple dont la femme est curieusement vêtue. Il s’agit de Caroline Tchou-Tchou, une reine du strip-tease en fuite pour éviter de témoigner à un procès.

Critique :
Sorti sous le titre loufoque de « Fantasia chez les ploucs », ce roman m’avait fait passer quelques belles heures de lecture drôle et ponctuée d’éclats de rire à cause de l’oncle Sagamore et de ses réparties à se pisser dessus.

Oui mais voilà, la traduction n’était pas fidèle, ce qui fait que lorsque Gallmeister (loué soit-il) l’a réédité en version française conforme, j’ai sauté dessus dans le but unique de me replonger dans cette aventure loufoque et décalée.

Loufoque parce que pas vraiment réaliste, mais entre nous, on s’en fout tant c’est bourré d’humour, rempli de situations cocasses et de personnages bien campés, hauts en couleur.

Décalé parce que le récit est raconté par Billy, le fils de Sam Noonan (Pop), 7 ans. Lui, il ne comprend pas bien ce qui se trame sous ses yeux, il est innocent… Mouais, peut-être pas tant que ça… Sachant que Billy a fréquenté les champs de courses avec son père qui est trafiquant de pronostics, on peut se poser des questions.

En tout cas, du haut de sa candeur infernale, il ne comprend pas ce que son oncle Sagamore trafique dans ses baignoires avec ses peaux de bêtes qui y trempent avant d’être tannées, sauf que, ça tourne toujours en eau de boudin puisque exposées plein soleil et que ça dégage une odeur pestilentielle de 10.000 rats morts. Horrible !

Marrant aussi, cette fumée qui sort de la cheminée alors que le poêle est froid, tout comme les cendres, bizarre que Pop (le père de Billy), disparaisse ainsi avec son frère (Oncle Sagamore) dans la maison, sans qu’il les retrouve, et ne parlons même pas de ces flics qui déboulent tous les jours dans la ferme avec des motifs des plus étranges.

— Si je ne suis pas trop curieux, ça ne vous dérangerait pas de me dire ce que vous comptez faire de tout ça? Moi, voyez-vous, ce genre d’histoires, ça m’intéresse.
— Vous comprenez, quand Sam que voilà m’a écrit qu’il s’amènerait faire un tour par ici cet été et qu’il amènerait son garçon, je me suis dit qu’il lui faudrait des douceurs, à ce petit. Vous savez ce que c’est que les gosses, pas vrai ?
— Neuf mille livres de sucre? demande le shérif. Ils doivent avoir l’intention de rester quelques semaines, je pense? Vous avez pas peur qu’il attrape mal aux dents ?
Mon oncle Sagamore fait claquer ses doigts :
— Figurez-vous que j’avais pas pensé à ça ?
Le visage du shérif redevient tout rouge. Mon oncle Sagamore secoue la tête, l’air un peu contrarié :
— Vous vous rendez compte , quel couillon je fais, quand même ! Avoir acheté tout ce sucre pour rien.

— C’était fatal, il dit, le visage tout rouge, en tortillant son chapeau. Qu’il y ait une foutue guerre ou un foutu cyclone ou une foutue épidémie de peste bubonique ou une foutue révolution ou une foutue maison de repos pour gangsters avec batailles rangées à la mitraillette à travers tout le paysage, ça ne peut pas se passer ailleurs que dans la ferme de Sagamore Noonan. C’était l’endroit logique, tout indiqué pour.

Le lecteur comprend très vite ce que trafique Sagamore dans sa ferme, on se marre avec ces flics cons (très cons), ce shérif plus excité qu’un morpion au salon du sexe non épilé et on se fend la poire à écouter oncle Sagamore qui déblatère sur les politiciens. C’est tout simplement un régal pour fin gourmet (ils en prennent pour leur grade, les politiciens).

— Eh bien, m’sieur, c’est rudement sympa de la part du shérif, ça, a dit l’oncle Sagamore avant de regarder Pop. C’est exactement ce que je te disais, Sam. Y a tout un tas de foutus politiciens à gros bide qui restent assis sur leur gros derrière dans les tribunaux, les deux mains dans les poches des contribuables et qui font rien pour gagner leur argent.

— […] Avec tous ces politiciens à gros bide qui passent leur temps assis dans les tribunaux à attendre que les pauv’ gens arrachent de terre une autre piécette avant de fondre dessus comme des moineaux sur un cheval trop nourri, faut bien qu’un homme agisse, sinon il tombe dans le désespoir et il se présente aux prochaines élections.

— De l’huile de ricin ? il a dit comme s’il arrivait pas à y croire. Mais enfin, shérif, ils doivent vous mener en bateau. Y feraient jamais un truc pareil. Enfin quoi, deux gars comme eux, assez intelligents pour devenir politiciens et toucher un salaire rien qu’à rester assis dans l’ombre du tribunal à surveiller les filles qui montent et qui descendent des voitures, et s’assurer qu’elles chopent pas de coups de soleil aux jambes… Enfin quoi, y sont pas bêtes au point de boire de l’huile de ricin.

Là où se trouve le génie de Charles est dans le fait que, à première vue, Sagamore Noonan a l’air d’un crétin fini, un imbécile, un plouc parfait, sorte d’agriculteur qui n’a jamais bossé dans sa vie, qui ne cultive rien, qui n’élève rien, qui ne paie plus ses impôts depuis 1937 (nous sommes en 1956) mais qui, à l’entendre, bosse comme un fou plus de 18h par jour ! Vu ainsi, il a tout de l’imbécile du village, le gentil benêt.

— Nous, partir et vous laisser comme ça ? Oh! voyons Monsieur Noonan, jamais, fait Otis. Pas vrai, Booger ? Combien de fois le shérif ne nous a-t-il pas répété : « Mes enfants, chaque fois que vous aurez l’occasion de donner un coup de main à M. Noonan, n’hésitez pas une seconde. M. Noonan est un contribuable, et pas seulement ça, un contribuable qui paye ses impôts. Je sais de source bien informé qu’il a payé les siens jusqu’en 1937.

Ne vous fiez pas à l’apparence débraillée et à l’indolence de Sagamore car c’est un génie de le plus pure espèce, mais il le cache bien, et tout le piment se trouve là.

— Hmm, il a fait. Elles sont pas vilaines, les poulettes qu’il a ramassées. Y pourront pas résister. Tu sais, fiston, j’ai eu l’occasion de voir des sacrés organisateurs dans ma vie, mais il est de loin le meilleur.
— Qui ça ? j’ai demandé.
— Qui ça ? Mais qui d’autre que ton oncle Sagamore. Fiston, te laisse jamais avoir par son numéro, les pieds nus, la salopette et tout, c’est un génie. Le seul, le véritable et l’unique génie que j’aie jamais croisé. Ça fait un bail que je l’regarde fonctionner, et il a un sacré coup de main. Ça sert à rien de s’entraîner, faut être né avec. Le bon vieux Barnum aurait jamais pu organiser cette foire aussi bien que l’a fait Sagamore.

— Fiston, il m’a dit. Quand tu seras grand, rappelle-toi juste que c’est Murph qui te l’a dit en premier.
— Qui m’a dit quoi ?
— Que c’est un génie. Le seul, véritable et unique génie que j’aie jamais croisé.

Il compte mieux que personne, sait comment faire pour gagner de l’argent sans trop se remuer, a des bonnes idées et il faut le voir faire tourner en bourrique les flics du coin qui essaient de le coincer depuis des décennies ! C’est délectable de lire comment Sagamore a tout prévu, tout pensé, et comment il leur balance l’affaire avec l’air de ne pas y toucher, sans mentir, bien souvent, ou en trafiquant un peu la vérité.

— Oh, on veut pas vous déranger, a dit celui à la dent en or avec un sourire. On va juste prendre le bocal plein qui est posé à côté de vous. Ça suffira largement pour que le tribunal, euh, les autorités sanitaires, je veux dire, puissent l’analyser.
— Oh, vous parlez de çui-là ? a dit l’oncle Sagamore en soulevant le bocal. Mais les gars, c’est pas de l’eau du puits, ça.

La nouvelle traduction n’était pas un luxe, elle lui rend hommage en utilisant les bons mots et ce fut un véritable régal de le relire après 12 ans, quasi jour pour jour.

Un roman noir qui fait la part belle à un anti-héros et à son frère, qui se joue de l’innocence d’un jeune garçon, de la bêtise de la maison poulaga, qui se joue aussi de la folie des hommes qui, dès qu’une jeune fille en bikini très léger se perd dans la forêt, accourent de tous les côtés, la langue pendante et la bite en l’air (ça, on ne le dit pas mais je suppute).

Un roman noir frais, enlevé, drôle, politiquement incorrect, et qui fait tourner chèvre deux flics et leur chef, sans parler de toute une région.

Un roman noir culte et là, rien pour le cacher, même pas de petits bouts de tissus recouverts de diamants. C’est un diamant à lui tout seul.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et Le Challenge « Les Irréguliers de Baker Street » repris par Belette [The Cannibal Lecteur] et sur le forum de Livraddict (N°12 – Ruban Moucheté – Lire un livre avec une référence à la mode).

 

[SÉRIES] La forêt – La série qui ♫ promenons-nous dans les bois, tant que le tueur n’y est pas ♪

La Forêt est une mini-série policière française en 6 épisodes créée par Delinda Jacobs, réalisée par Julius Berg et diffusée, en Belgique, sur La Une du 30 mai au 14 juin 2017 et en France, sur France 3 depuis le 21 novembre 2017.

QUOI ??? Cette série est passée sur une chaîne belge et je l’ai loupée ?? Ok, la téloche et moi, on n’est guère copines depuis quelques années.

Synopsis : 
Quand Jennifer disparaît dans les bois aux alentours du tranquille village de Montfaucon, Océane et Maya, ses deux meilleures amies, semblent d’abord persuadées qu’elle va revenir.

Mais rapidement, les éléments découverts laissent penser qu’il est arrivé quelque chose de grave. Manifestement, Océane et Maya n’ont pas tout dit à propos de la disparition de leur amie. Que savent-elle, qu’elles n’osent pas raconter aux enquêteurs ?

Que penser des indices cryptiques retrouvés dans le cadre des investigations ? Que cache la forêt ?

Pour le lieutenant Musso et le capitaine Decker, le jeu de piste ne fait que commencer…

Distribution : 

  • Suzanne Clément : Virginie Musso
  • Samuel Labarthe : Gaspard Decker
  • Alexia Barlier : Ève Mendel
  • Frédéric Diefenthal : Vincent Musso
  • Patrick Ridremont :  Thierry Rouget
  • Nicolas Marié : Gilles Lopez
  • Martha Canga Antonio : Maya Musso
  • François Neycken : Julien
  • Gilles Vandeweerd : Philippe
  • Mélusine Loveniers : Lola Decker
  • Christian Crahay : Abraham Mendel

Ce que j’en ai pensé : 
♫ Promènes-toi dans les bois, tant que le tueur n’y est pas ♪ Si le tueur y était, il te zigouillerait ♫

Voilà une série que j’ai complètement loupée lors de son passage sur la chaîne Belge de la RTBF et dont j’ai appris l’existence par ma copinaute Anne-Ju la Tordue.

Putain, sa mère, voilà une série qui te tient par la barbichette avec un suspense à couper au couteau et une envie de savoir QUI est le coupable.

Ou comment aller au lit à minuit passé alors que le lendemain, on doit se lever à 6h…

Depuis quelques années, je ne suis plus du tout « séries françaises », hormis quelques unes qui tiennent la route (Capitaine Marleau) et jamais de ma vie je ne vous avouerai que j’ai bouffé avec délices des Julie Lescaut ou des commissaire Navarro !!

Oups ! Revenons à nos moutons, ou à notre forêt des Ardennes françaises qui fleure bon l’endroit où tu n’as pas envie de te balader la nuit.

Par quelques uns de ses côtés, la série m’a fait penser à « Broadcurch », la série anglaise : un nouveau chef qui arrive dans une équipe de gendarmes d’un village ; un village où tout le monde se connait ; tout le monde a ses petits secrets ; la mort d’une ado (un enfant dans la série anglaise).

La comparaison s’arrête là car dans Broadchurch, les petits secrets inavouables des gens étaient plus travaillés et plus pires.

Malgré tout, les personnages de cette série sont tous cohérents, la gendarmette est torturée par la disparition, par le meurtre, les copines de la disparue savent des choses qu’elles ne disent pas, la prof de français est elle aussi tourmentée, et Samuel Labarthe fait du Swan Laurence, mais le rôle de flic lui va comme un gant et il est moins hautain à la fin qu’au début.

Un personnage qui m’a énervé au départ, c’est Virginie Musso, la gendarmette qui ne se préoccupe pas trop lorsqu’on signale que Jennifer a disparu, mais qui frôle l’hystérie lorsque se sera sa fille Maya qui fera le coup du crayon : se tailler ! Ou disparaître, on ne sait pas trop…

Ensuite, elle va nous faire quelques beaux pétages de plombs et je pense que dans la réalité, son supérieur l’aurait renvoyé à la casa pour éviter qu’elle ne fasse tout foirer en sautant sur tout le monde ainsi.

Ma préférée, c’était Ève Mendel, la prof de français, humaine comme prof… Le genre qu’on aurait aimé avoir en classe. Elle, c’est une véritable petite Sherlock Holmes car elle va remonter la piste, enquêter, fouiner, chercher, prendre des risques, pour résoudre l’affaire.

Je me triturée les méninges pour tenter de découvrir qui était le coupable, j’ai suspecté tout le monde, si ça n’avait tenu qu’à moi, j’aurais arrêté tout le monde… Pitoyable détective que j’ai été sur ce coup là…

Et je ne me plaindrais pas parce que le plaisir à été total dans l’épisode 6.

Une bonne série remplie de mystères, de suspense, de non-dits, de gens qui se regardent de travers (parce que c’est ainsi dans les petits villages où tout le monde connait tout le monde), des secrets inavouables enfouis, des petits couteaux plantés dans le dos, des rumeurs, qui, comme le sexe d’un homme, enflent de bouche en bouche (oups).

6 épisodes addictifs, 6 épisodes bien fichus, 6 épisodes qu’on dévore.

Quoi ? Vous n’êtes pas encore devant votre écran pour visionner la série ? Mdr

[SÉRIES] Broadchurch – Saison 2 – La série qui te dira toute la vérité, rien que la vérité ! Même si elle fait mal…

Synopsis

La saison 2 reprend la suite logique de la saison 1, avec le procès de ****** (nom du coupable dans la saison 1).

En parallèle, l’affaire Sandbrook dont le capitaine Alec Hardy avait la charge refait surface.

Ce que j’en ai pensé : 
Une saison 2 ?? Mais qu’est-ce qu’on pouvait bien ajouter à la saison 1 ? Comment était-ce possible de faire mieux que la saison 1 ? On avait arrêté le coupable, il était passé aux aveux, on allait le juger, point final à la ligne, non ?

Et ben non, l’arrestation ne signifie pas condamnation et toute la saison 2 va tourner autour du procès de ****** qui, le salaud, vient de plaider non coupable !

Nan mais ho, il espère vraiment être libéré au procès ??

Le couple Latimer se tourne alors vers l’ancienne conseillère de la Reine Jocelyn Knight, qui refuse jusqu’à ce qu’elle apprenne que l’avocate défendant ******* sera Sharon Bishop, une ancienne protégée aux méthodes radicales.

En effet, elle décide d’exploiter la moindre faille dans le dossier et demande donc l’exhumation de Danny (le gamin assassiné dans la saison 1), qu’elle obtient.

Moi qui aime les procès, j’ai été servie ! Moi qui pensait que l’affaire était pliée, j’ai été servie ! Moi qui avait oublié les fautes de procédures, on me les a resservies !

Si cet enculé avait plaidé coupable, tout aurait été pour le mieux, mais je serais passée à côté d’une saison 2 riche en rebondissements, en adrénaline, en tension et en coups fourrés en tout genre.

Les acteurs sont dans leurs rôles, tous, on croirait suivre un véritable procès en cour d’assise et entre les deux avocates, tout est permis, perruque horrible sur le crâne comprise dans le prix !

On ressent aussi la souffrance des parents de Dany, les peurs de ses  parents dont la mère a accouché il y a peu de temps (comment aimer ce nouvel enfant quand on a perdu l’autre ?), l’emploi du temps du père peu de temps avant la meurtre est suspect, voire louche et on est pas loin de penser que le véritable coupable n’est peut-être pas celui que l’on juge.

Car oui, durant ce procès, il  n’y a pas que l’accusé qui est jugé, mais tout le monde y passe, la moindre de vos failles, faiblesses, erreurs, fautes, est passée au crible, on vous juge, on vous conspue, et si ce jour là vous avez pété de travers, cela vous sera reproché.

D’ailleurs, les parents du petit Dany ne sont pas les seuls à souffrir, le coupable avait une famille lui aussi, elle souffre, son gamin ne sait plus qui il est, il aime son père, ne veut pas le croire coupable, bref, plus personne ne tourne rond, dans cette petite ville, même pas le capitaine Alec Hardy dont son ancienne affaire revient le hanter, ses ennuis de santé et il refuse que le lieutenant Ellie Miller l’aide.

Maintenant, je connais le secret de Alec Hardy et je sais tout sur son ancienne affaire… Pffff, il a eu chaud, lui !

Le final est un grand moment de suspense, on se surprend à croiser les doigts, à sauter dans son divan, à agripper son verre de mojito et à faire sauter les glaçons hors du verre.

Un final magnifique… J’ai putain adoré cette série, autant la saison 1 avec une enquête prenante et remplie de mystères et tout autant la saison 2, différente avec le procès et toutes les failles qui vont toujours au bénéfice de l’accusé.

Pari réussi donc, la suite n’était pas inutile car elle nous montre ce que d’autres séries ne nous montre pas : l’envers du décor, ce qu’il se passe une fois que le coupable est arrêté, ainsi que son procès qui pourrait ne pas se passer comme prévu ou soulever les fautes de la police…

Bon, je me demande ce que me réserve la saison 3 !

Le Mois Anglais (Juin 2017 – Saison 6) chez Lou et Cryssilda.

[Série] Ripper Street – Saison 4 : Une série qui continue encore de t’éventrer !

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Du temps a passé depuis la fin de la saison 3 et, quand Ripper Street reprend, c’est Drake (Jerome Flynn) qui mène la danse à Whitechapel tandis que Reid n’est plus Inspecteur et a quitté Whitechapel avec sa fille pour vivre au bord de la mer.

Allez, on recommence avec les coups de poings et les cartes redistribuées !

Si la vie bucolique a l’air chouette, on sent bien que notre ex-inspecteur Reid n’est pas à sa place là-bas.

Je vous annonçais aussi que Drake était inspecteur chef à Whitechapel et qu’il menait la danse… Du moins, c’est ce qu’il tente de le faire, car l’une des thématiques de la saison apparait être la bataille pour le contrôle de ce quartier mythique.

Cela dit, Jackson (Adam Rothenberg) est encore là, à la morgue, cherchant à sauver sa femme Susan (MyAnna Buring) de la potence et je ne vous dirai pas s’il y a réussi ou pas.

Au moment où je réalise cet article, la saison est entamée, pas encore terminée et bien entendu, non disponible sur les chaînes de télé.

Alors je fais comment ? Il y a le streaming et le téléchargement, of course ! Et non, ce n’est pas illégal, Hadopi est illégal car on ne peut vous priver de votre liberté de surfer. Non, mais ! Révolution !

Pas la peine de m’envoyer les flics, en Belgique, on a encore cette liberté du téléchargement…

Anybref, un retour en fanfare pour cette saison 4 et quelques changements dans l’histoire qui m’ont fait craindre le pire, mais non, ouf, je respire, l’équipe des 3 est toujours bien là.

L’accent sera mis sur Jackson qui tente, à l’insu de tous, de sauver sa femme Susan de la potence. Vision des prisons qui ont tout de cul-de-basse-fosse ! Newgate n’est pas l’endroit où nous aimerions passer nos vacances.

Entrée en jeu de nouveaux personnages dont un, inquiétant, intriguant, sombre et qui se révélera différent de ce qu’on aurait pu croire.

6 épisodes diffusés, 4 visionnés, et la série continue de surfer sur du bon, comme pour la saison 3, tout en étant différente aussi.

On continue d’explorer les chouettes choses de l’époque comme la prison de Newgate; les pendaisons et les tables de correspondance mises au point par les bourreaux William Marwood et James Berry (plus vous êtes léger et plus la corde doit être longue) lorsque l’on se trouve devant un pendu louche; les workhouse; les cadavres qui atterrissent pour les jeunes médecins; les transfusions sanguines interdites…

Une bonne série à voir, mais qui est difficilement trouvable, même dans les grandes enseignes puisque les DVD que j’avais trouvé étaient en anglais sous-titré en néerlandais (le néerlandais de chez nous, pas celui de Hollande – je parle du pays) !

Putain, fait chier…

Une série aux scénarios originaux, avec des personnages travaillés, qui évoluent, ni tout blanc, ni tout noir, une société en pleine mutation, de la misère sociale, des flics corrompus ou véreux, ou honnêtes, des costumes et des décors bien rendu, l’impression d’y être pour de vrai et des enquêtes qui ne suivent pas des trames vues et revues.

Et un final qui ouvre la porte violemment sur une saison 5… Mon coeur saigne ! 

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Le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et Le Mois anglais 2016 (Saison 5) chez My Lou Book et Cryssilda.

[Série] Ripper Street – Saison 3 : Une série à qui on a permis de continuer de t’éventrer !

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Ripper Street est une série télévisée britannique créée par Richard Warlow dont les deux premières saisons ont été diffusées du 30 décembre 2012 au 16 décembre 2013 sur BBC One.

Elle décrit le Londres des années 1889 dans le quartier de Whitechapel au temps de Jack l’Éventreur.

Dans un premier temps, le 4 décembre 2013, BBC annule la série après la 2e saison.

Interviewé le 7 janvier 2014 par la BBC, Matthew Macfadyen déclare que la série pourrait faire son retour.

Et, en effet, le 26 février 2014, Amazon Prime acquiert les droits de la série et produira une troisième saison, diffusée depuis le 14 novembre 2014 par le service.

Maintenant, nous en sommes à la 4ème saison !

Troisième saison (2014)

  1. Whitechapel Terminus
  2. The Beating of Her Wings
  3. Ashes and Diamonds
  4. Your Father, My Friend
  5. Heavy Boots
  6. The Incontrovertible Truth
  7. Live Free, Live True
  8. The Peace of Edmund Reid

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L’annulation de Ripper Street m’avait foutu en rogne. Comment, on me supprime MA série qui se déroule à Whitechapel juste après les crimes de 1888 ??

Mais l’annonce de son retour m’avait réjoui, tout en me faisant craindre que « retour » ne rime avec « foirage ».

Hé, ce ne serait pas la première ni la dernière fois qu’une série qui, après avoir arrêté, annonce recommencer et nous naufrage totalement le scénario, faisant même couler les bons moments.

Ouf, il n’en fut rien ! Ils ont changé un peu la série, sans doute pour lui donner un nouveau souffle et repartir correctement, tout en s’offrant le luxe de changer quelques idées ici et là. Et les changements furent bons.

Cette Saison 3, on la doit grâce à un partenariat entre Amazon et BBC afin de coproduire une nouvelle saison de 8 épisodes et je leur dis « MERCI » car j’adore cette série, les acteurs, ses atmosphères…

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La saison démarre quatre ans après la fin de la saison 2. Il y a donc eu des changements…

Le premier épisode de la saison était assez étrange, je dois dire. Bennet Drake a quitté la Division H pour redémarrer une nouvelle vie à Manchester. Il a gravi les échelons et est devenu Inspecteur. Sur l’ordre de l’Inspecteur-Chef Abberline, il est de retour à Whitechapel où les choses ont bien changé.

Pour un coup de poing, c’était un uppercut, un départ ainsi !

Mais la série devait trouver une façon de se renouveler, loin du spectre de Jack afin de nous proposer quelque chose d’intelligent.

Bien que, entre nous, j’aurais aimé qu’ils exploitent plus, dans la saison 1, les crimes de Whitechapel…

Finalement ce n’est pas du tout l’enquête de 1888 qu’ils nous proposeront dans la saison 1, mais plus ou moins les conséquences que cette histoire a eu sur le quartier, ses habitants, leurs rapports avec les flics.

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Anybref ! Je ne me plains pas, je trouve que la série a continué dans le bon sens pour nous offrir tout ce que l’on peut attendre de sa part.

Mon Inspecteur Reid chéri passe sa vie dans son bureau à amasser des infos sur les criminels avant de les classer dans ses archives… Il a changé, lui aussi…

Le Capitaine Jackson, le légiste et ancien de la Pinkerton, n’officie plus à la Division H non plus… Argh, mon beau capitaine ! Le voilà qui officie désormais en ville dans un cabinet privé.

Autre coup de tonnerre, Jackson et Susan ne vivent plus ensemble et Susan a repris les affaires de Duggan et gère l’Obsidian Estates.

Susan a aussi changé de profession mais se retrouve mêlée à une affaire sordide qui formera l’arc de la saison.

Quant à Rose, elle est devenue une véritable artiste et s’apprête à épouser un notable.

Ouf, ça déstabilise…

Tout a changé, on nage dans le brouillard puisque les cartes ont été redistribuées et je vous avoue que si le premier épisode était une claque, une surprise, il fut aussi éprouvant.

Les épisodes sont rythmés, nous en apprennent plus sur la vie du quartier, de la police, des personnages que nous suivons depuis quelques temps, déjà.

Nous avons des rebondissements, mais sans que cela ne devienne nauséeux. Non, ici, tout a bien été dosé. Pas de rebondissements juste pour dire qu’ils ont rebondit.

Pas de manichéisme non plus, dans la série. Les femmes ne sont pas des pauvres créatures sans défenses, mais possèdent des griffes et savent s’en servir, nom de Dieu !

Les hommes, quant à eux, ils sont fidèles à eux-mêmes sans sombrer dans la caricature facile du mec qui est maître chez lui. Non, le tout est bien travaillé. Juste.

Comme toujours, on abordera différents thèmes propre à cette époque (et qui nous sont contemporains aussi) tel le travail des femmes, le mariage, la liberté sexuelle, l’avortement, la contraception, le droit à l’enseignement, la politique,…

Tous sont toujours abordés avec élégance et finesse, jamais en éléphant dans un magasin de porcelaine.

Et les habits des dames sont magnifiques, même si je n’aurais pas aimé les porter en raison du temps qu’il devait falloir pour les enfiler ou les retirer… oups !

Quant au final, il aurait pu clore la série si jamais les contrats n’étaient pas renouvelés pour une saison 4. Prudents, les gars ! On ne sait jamais, si jamais on n’avait pas reconduit la série pour une saison 4, elle se terminait sans fin ouverte.

Finalement, cette nouvelle saison parvient à nous raconter quelque chose de différent, le tout fonctionnant en grande partie sur l’alchimie qu’il y a entre les membres du casting et au fait qu’ils aient mis les femmes en avant durant plusieurs épisodes, sans que cela sombre dans le porte nawak.

Whitechapel… ce fameux quartier londonien où des crimes atroces furent commis et où les gens vivaient dans une misère noire.

Misère des quartiers bien retranscrites dans les épisodes, les dédales tortueux des ruelles sombres, les indigents, les marchés où s’entasse toute la population en quête de meilleur.

Oui, ma critique de la saison 3 est bonne car ils ont fait évoluer les personnages, les ont travaillés, tout comme les scénarios ont été travaillés afin de nous proposer la même atmosphère, la même âme, mais en changeant tout de même de direction afin de ne pas nous proposer encore et toujours les mêmes choses, les mêmes trames.

Ces 8 épisodes qu’on nous a produit, c’était du petit-lait, un délice, et j’ai hâte de suivre avec la saison 4.

L’attente fut un peu longue, tant j’avais envie de voir la suite qu’ils allaient donner suite au final de la saison 3.

Le casting et les scénaristes sont suffisamment bons pour nous raconter encore tout un tas d’histoires différentes, à la fois policières, politiques, mais également romantiques car après tout, que serait cette série policière sans ses femmes ?

Tout cela laisse présager du bon pour la suite.

Étoile 4

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Hell Blade – Tome 1 : Je-Tae Yoo [MANGA]

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Titre : Hell Blade – Tome 1

Scénariste : Je-Tae Yoo
Dessinateur : Je-Tae Yoo

Édition : Ki-oon (2011) – Ceci est un manhwa (Corée du Sud et pas Japonais comme le manga)

Résumé :
Londres, 1888. La ville entière est plongée dans la peur depuis que Jack l’Éventreur rôde dans les ruelles mal famées de Whitechapel.

À la nuit tombée, il traque, assassine et mutile ses victimes avec une extrême férocité. Son macabre rituel se répète inlassablement, laissant les enquêteurs sans le moindre indice.

Mais les apparences sont trompeuses : bourreau comme victimes dissimulent un effroyable secret…

Un ballet gore et énigmatique, véritable réinterprétation du mythe de Jack l’Éventreur…

hell-blade-1458366Critique :
Quant on parle de réinterprétation du mythe de Jack l’Éventreur, c’est vraiment de la réinterprétation !

Londres, 1888, des femmes sont assassinées de manière violentes, des organes sont prélevés, la police piétine.

L’inspecteur Roy Johnson est sur l’enquête avec son collègue Herald et rien n’avance ! Jusque là, rien de neuf sur les pavés de Whitechapel.

Roy frouchelle aussi horizontalement avec Susan, une riche veuve, toujours sous la coupe de sa belle-mère et la vioque est plutôt violente.

Là où tout bascule, c’est lorsque Susan, en état de légitime défense, tue sa belle-doche et que son fiancé secret doit la sortir de là.

— Je suis persuadé que la vieille femme a été mise en pièces par un être humain ! Son meurtre suggère un mélange de remords, de doute et de peur … vous comprenez ?

La réinterprétation est totale, je vous le dis, le Jack que l’on connait, on l’oublie, on zappe tous les suspects qui ont, un jour, été considérés comme LE Jack.

Ici, rien à voir et entre nous, que ceux qui n’aiment pas le fantastique passent leur chemin parce que ce manhwa (qui se lit de gauche à droite, contrairement au manga) est orienté plein pot sur le fantastique.

Les couteaux utilisés par Jack The Reaper (Jack Le Faucheur) sont étranges, il utilise un flingue et n’a rien à voir avec l’idée que l’on se ferait du tueur de Whitechapel. L’idée du scénariste (qui est aussi le dessinateur) est même très bonne parce qu’inattendue.

Les dessins sont excellents, j’ai adoré cette ambiance de clairs-obscurs, les personnages sont intrigants peuvent nous réserver des surprises, de grosses surprises, même.

Tiens, au détour d’une page, j’ai croisé Sherlock Holmes ! Oui, un espèce de blondinet fumant la pipe. Et vu que j’ai revu le blondinet sur les couvertures des tomes 4 et 5, m’est avis que mon détective ne fera pas de la figuration dans l’affaire.

Âmes sensibles, s’abstenir quand même car c’est gore et violent.

Niveau personnages, les femmes sont mal barrées, pas à leur avantages et on toutes le même nez…

Niveau mecs, baraqués, remplis de muscles, sexy en diable, mais pour le moment, je ne me suis encore attachée à aucun. En espérant qu’ensuite ça change car c’est important, dans une histoire, de s’attacher à des personnages ou d’avoir des mystères autour d’eux.

Il y a deux choses qui m’ont déplu dans les dessins, dont une m’a énervé : lorsque l’on voit un document, un papier, un extrait de journal, dans les images, pas la peine d’essayer de le lire, on ne s’est même pas donné la peine d’écrire du texte dessus, c’est du Lorem Ipsum, autrement dit, on a utilisé un générateur en ligne de textes aléatoires.

Ce qui m’a prodigieusement énervé, par contre, c’est le fait que le dessinateur ne sache pas dessiner un cheval et ne prenne même pas la peine de vérifier sur le Net comment un harnachement se présente ! Le mors ? Pas besoin… Ok, à l’époque victorienne, on montait sans mors, comme en licol éthologique, sauf qu’ici, il a tout d’une bride normale sans mors, donc, sans frein !

Pire, un attelage, deux chevaux… Oukylè le timon entre les deux chevaux ?? Pas nécessaire, sans doute. Au fait, vos chevaux, dans une descente, ils retiennent comment la roulotte ?

Parce que le dessinateur nous a fait un harnachement sans le précieux avaloire ! Il a oublié aussi la croupière, la barre de fesses, les courroies de reculement, les anneaux de sellette pour les rênes. My god, les boulettes !

Et puis, à Londres, on roule en fiacre, en cab, en tout ce que vous voulez, mais la roulotte, ça fait un peu ♫ le gitan, le gitan, que tu ne connais pas ♪ (et on en revoit encore une dans le tome 2).

Anybref, on voit bien que je n’étais pas dans les parages quand il dessinait parce que je lui aurais expliqué deux ou trois choses sur les canassons, moi.

Une relecture du mythe de Whitechapel à la sauce fantastique, mais qui ne m’a pas déplu et comme j’ai acheté les 5 tomes directement, en occase, je vais pouvoir vous en parler durant tout le mois de juin car j’ai envie d’en savoir un peu plus sur l’affaire.

Vive le Mois Anglais !

Étoile 3,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et Le Mois anglais 2016 (Saison 5) chez My Lou Book et Cryssilda.

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CHALLENGE - Mois Anglais 2015 SH

Disparu en mer : Graham Hurley

Disparu en mer - Hurley

Titre : Disparu en mer

Auteur : Graham Hurley
Édition : Gallimard – Folio Policier (2004)

Résumé :
La police de Portsmouth ne sait plus où donner de la tête : délinquance galopante des banlieues démunies, trafic de drogue solidement incrusté, dégradations diverses dans le quartier huppé de Port Solent, occupent à temps plus que complet des effectifs nettement insuffisants.

Aussi quand la fille de Stewart Maloney vient signaler la disparition de son père, personne ne s’alarme vraiment.

L’inspecteur Faraday décide de mener l’enquête tandis qu’un voilier engagé dans une course perd plusieurs de ses hommes au cours d’une terrible tempête.

2d27feaa4459320bf457d282dbb3e81bCritique : 
Faraday… Ce nom me dit quelque chose… Ça parlait d’une cage et cela n’avait malheureusement rien à voir avec un spectacle classé X.

Au temps pour moi, le Faraday d’ici n’a rien à voir avec l’électricité et la fameuse cage… C’est un inspecteur de police à Portsmouth.

Son rôle n’est pas de résoudre des meurtres, mais les vols et les incivilités qui règnent dans la ville côtière.

Notre inspecteur est veuf, cultivé, sa passion est l’ornithologie, c’est pas un stressé, il pourrait monter en grade mais il s’en moque. Faraday  est aussi le père d’un grand garçon de 22 ans, sourd, muet, et qui veut voler de ses propres ailes, maintenant.

— Parfait, déclara Bevan avec un hochement de tête. C’est bien ce que je leur ai répondu. Je leur ai dit que vous étiez un loustic retors et difficile à manœuvrer et que vous étiez bien là où vous étiez. C’est justement le genre de truc qu’ils ne comprennent pas. Ils s’accommodent fort bien de la malhonnêteté et de l’incompétence, mais ils sont largués avec les types dans votre genre. Ils y voient tout de suite un manque d’ambition et ça, c’est une chose qui les dépasse. Vous connaissez le onzième commandement ? Sois le meilleur. Hardi, petit, et te mouche pas du coude. »

Oubliez les courses-poursuites haletantes, vous seriez frustré. Mais si vous cherchez un roman policier plus profond, avec des personnages bien détaillés, bien présentés, avec leurs défauts, leurs qualités, leurs soucis, leur vie de famille compliquée, ou pas, des journalistes retors, des flics ripoux ou véreux, un brin de cynisme, et bien, vous avez ouvert le bon roman !

— Je peux défendre chacun de ces articles, lança-t-elle avec fougue.
— Non, vous ne pouvez pas, ma jolie. Et vous savez pourquoi ? Parce que ces histoires ne sont pas vraies. Les gens de votre espèce n’aiment que les gros titres, pas la réalité, pas la merde dont nous écopons. Vous voulez de l’émotion et du sensationnel. Vous voulez des veuves et des orphelins. Quand vous n’en trouvez pas, vous vous rabattez sur nous. Vous péchez par imprudence et paresse, et vous n’avez pas la moindre idée des dégâts que vous occasionnez.

Si, dès le départ, on plonge dans le vif du sujet avec une petite fille qui vient déclarer la disparition de son papa, il faudra dépasser la page 100 avant que ce dossier n’arrive sur la table de Faraday.

Attention, on ne peindra pas la girafe en attendant, nous bosserons sur un trafic de drogue, arrêterons des dealer, un meurtrier, négocierons avec des indics et interrogerons des suspects.

Le mouchard était à l’inspecteur de police ce que le chien est à l’aveugle.

Pas eu le temps de m’ennuyer durant ma lecture, j’ai dévoré le roman en deux jours à peine, tant je voulais savoir ce qui s’était passé. De plus, j’ai apprécié les personnages, ni tout blanc, ni tout noir, mais réalistes.

Rendons justice à la plume de l’auteur : ce n’est pas du Mozart, ni du Bach, mais il sait plonger son lecteur dans l’ambiance marine avec des termes propre à la navigation, sans compter ses descriptions entre les habitants des quartiers chics et ceux des ghettos qui souffrent de la crise et tirent le diable par la queue. Les distinctions sont flagrantes.

La plupart des mouchards de Winter seraient morts d’embolie mondaine en franchissant la porte. [En parlant d’un bar chic]

Faraday s’étonna tout haut de la violence des contrastes sociaux. Ça faisait des millions et des millions de livres sterling, tous ces voiliers et ces cabin-cruisers amarrés à une encablure d’un des quartiers les plus défavorisés du Royaume-Uni. Des boutiques de bibelots vendaient des bouquets de fleurs séchées à 60 livres pièce quand à cinq cents mètres de là des gosses n’avaient pas les moyens de se payer une paire de souliers neufs.

On ne file pas à 20 nœuds durant cette affaire, mais on prend l’air du large et la vitesse de croisière est bonne car les vents sont avec nous et la plume de l’auteur glisse sur les pages comme la coque d’un voilier sur les vagues.

De l’avis de certains de ses collègues, Winter avait élevé la duplicité et l’habileté verbales à une forme d’art, enregistrant une série de résultats stupéfiants, mais Faraday n’en considérait pas moins le bonhomme comme une insulte au métier et la preuve vivante du danger de corruption guettant la fonction policière.

Quant à la pêche au coupable, ce ne sera pas une partie de plaisir, notre inspecteur devra souvent relancer sa ligne, les budgets pour la police étant réduit à peau de zob !

— Malheureusement, il ne s’agit pas de la vérité, mais d’argent.

Et puis, si Faraday a un petit coup de mou dans les voiles, il a la sagacité et la ténacité d’un Columbo, ce qui fait qu’on reprendra vite du vent dans les voiles.

Quand on croit que tout est plié, ça rebondit ! Un coup de barre ? Faraday et ça repart !

Un roman agréable, pas ennuyeux, des personnages bien balancés, des décors grandeur nature, une atmosphère particulière, du réalisme mariné dans du cynisme… Je songe bien vite à remonter sur le pont avec l’inspecteur Faraday !

— Éliminez ce qui est vraiment impossible, dit-il à Bevan, et c’est dans tout le foutoir restant que vous trouverez la vérité.
— Éliminez ce qui est vraiment impossible, répéta-t-il en grognant, et il ne vous restera rien du tout.
— Vous m’avez accordé sept jours, monsieur, lui rappela Faraday. 

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016), « A year in England » chez Titine, Le Mois du Polar chez Sharon (Février 2016) et Le « RAT a Week, Winter Édition » chez Chroniques Littéraires (432 pages – 1225 pages lues sur le Challenge).

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Code 93 : Olivier Norek [LC avec Stelphique] – Impressions de lecture (3/3)

Impressions du Cannibal (page 0 à 100) : RÉALISME ! Oui, c’est le mot qui me vient à l’esprit avant « gore » ou « mort dégueu » ou « sans couilles » (pour un cadavre). Ici, on sent que l’auteur connait le milieu, le job… Vous ne verrez pas des test ADN à gogo, comme dans CSI car le test ADN, nous ne le savions pas, coute bonbon et met du temps !
Les personnages nous sont présentés, bien typés, et on sent déjà des amitiés se créer entre eux et moi. Le premier cadavre est tout comme je les aime et je suis conquise pour le moment !

Dans son corps ouvert se lisaient les effets d’une consommation abusive de drogues et d’alcool ainsi que le résultat de relations sexuelles si violentes qu’on ne pouvait les imaginer consenties. Jamais auparavant dans sa carrière de médecin légiste elle n’avait utilisé l’expression de « délabrement périnéal massif ».

— Victor, je crois qu’il lui manque les couilles. Elle se reprit, dans un registre plus approprié. – Incision chirurgicale, ablation des testicules après ligature. Il n’a pas dû aimer, les blessures sont visiblement ante mortem. C’est confirmé par l’utilisation de ce qui m’apparaît comme de la ficelle à rôti, à la base du pénis, à la manière d’un garrot.
— Ça ne confirme rien, ça précise.
— C’est-à-dire, Sherlock ?

Impressions de Stelphique (page 1 à 100) : Intriguée.
J’ai failli vomir rien qu’avec le prologue, donc j’imagine que ça ne sera pas une ballade bien tranquille ce thriller….
Je suis curieuse de voir ce que va donner la suite, car pour l’instant on a presque de l’irréel. Des zombies, des combustions spontanées. On nage dans les légendes, et c’est bizarre je pensais pas que c’était comme ça le 9-3 !!!!! Agréablement surprise par l’enquête, mais j’attends un peu plus des personnages à ce stade.

— Alors au boulot, « Fox Mulder » (p86)

livre 018Impressions du Cannibal (page 101 à 200) : Enquête ! C’est le cas de le dire, cette enquête n’est pas une classique à la Columbo, même si, avant la page 200, vous saurez tout de qui l’a fait et comment. Mais je sens qu’il me manque une pièce du puzzle… L’important est ailleurs… La vérité aussi. Suspense ! J’adore l’équipe de flics, j’adore le ton, l’humour.

— Jevric t’a raconté son histoire ? Le type qui s’est fait couper le doigt pour un kil’ de cannabis ? Alors si un doigt égale un kilo de shit, une paire de testicules égale ?
— Ça a l’air simple, les maths avec toi, tu devrais avoir des gosses, tu les aiderais sacrément pour les devoirs à la maison.

« Certaines strates sont trop élevées pour que la Justice vienne y jouer les alpinistes ».

Impressions de Stelphique ( page 101 à 200) : Atterrée… Ça y est, j’ai eu la communion entre moi et ce groupe de flics hétéroclites : Un « Camion », un Don Juan, une Tique, un Chef tenant à bout de bras son équipe et tout un tas de de masses grouillantes qui interfèrent la cohésion (sinon c’est pas drôle…) .
Reste que ce quartier et ses habitants, est à vomir. Entre corruption et pouvoir, on a le portrait d’hommes pas franchement reluisants.
A fond, donc dans cette lecture, j’en apprécie le ton, les quelques perles d’humour, mais surtout le réalisme des scènes.

— On va rejoindre deux équipes des compagnies d’interventions pour passer la cité au Karcher.
— Attention, tu parles aussi mal qu’un président. (p129)

Il est de coutume que lorsque deux flics font connaissance, l’un comme l’autre, déroulent leur parcours, comme deux chiens se sentent le cul. (p189)

Impressions du Cannibal (page 201 à la fin) : Horreur, douleur, haine, jambes coupées.
Maintenant que je sais tout, je suis sonnée. Que ce genre de manigances existe, je n’en ai jamais douté depuis que je suis adulte. Mais qu’elles aient lieu dans ce genre de circonstances, si c’est véridique, là, ça me coupe un peu plus les jambes. Soufflée je suis. Mais j’ai toujours envie d’aller boire un verre avec l’équipe de flics du roman… Rendez-vous en septembre pour une bière bien fraiche en leur compagnie !

Impressions de Stelphique (page 201 à la fin) : Bluffée
Nous avons tous les tenants et aboutissants de ce Code, et on ne sait plus si on a peur, ou si on est juste triste…
Tout prend son sens, c’est parfaitement maitrisé dans l’écriture. On a eu raison d’attacher notre ceinture, cette lecture n’aura pas été de tout repos : on a pris des virages déroutants, des vols planés et des descentes vertigineuses. Un looping-thriller géniallissime !!!!

[Série] Criminal Minds – Une série qui t’invite à la mise à mort !

Esprits criminels (Criminal Minds) est une série télévisée américaine, créée par Jeff Davis et diffusée depuis le 22 septembre 2005 sur le réseau CBS et en simultané au Canada sur le réseau CTV ou CTV Two.

En France, la série est diffusée depuis le 28 juin 2006 sur TF1, en Belgique depuis le 26 juillet 2006 sur RTL-TVI, au Québec depuis le 16 avril 2008 sur le réseau TVA ainsi que sur la chaîne AddikTV et en Suisse sur la RTS Un.

1. Synopsis :

Le département des sciences du comportement (BAU, Behavioral Analysis Unit en anglais), situé à Quantico en Virginie, est une division du FBI.

La série suit une équipe de profileurs, dirigée par l’agent Aaron Hotchner et amenée à se déplacer dans l’ensemble des États-Unis (et parfois ailleurs), chargée d’enquêter localement sur les criminels et les tueurs en série.

Chacun de ses agents a sa spécialité et sa personnalité, ce qui les rend complémentaires.

Profiler ?? Quécequecé ?? Le profilage criminel basé sur l’analyse comportementale est une méthode permettant à des enquêteurs de déterminer le profil psychologique d’un criminel.

Un « profileur » est une personne chargée de réaliser une ébauche du type de portrait psychologique d’une personne recherchée. Les termes « profiler » et « profilage » ne se réfèrent néanmoins à aucune réalité de profession et/ou d’analyse psychologique et/ou policière, mais a été inventé de toutes pièces et introduit par la télévision.

Bien que ces termes tendent du coup plutôt à s’étendre, on parlera majoritairement en milieu concerné d' »analyste comportemental« , de psycho(logue)-criminologue. Les intéressés préfèrent même parfois se présenter simplement comme gendarme, en France, ou agent du FBI, aux États-Unis.

Les dits « profileurs » sont essentiellement formés dans les pays anglo-saxons où ils sont titulaires du titre de psychologue ainsi que d’une maîtrise parfaite du droit criminel (souvent agrémentée de connaissances universitaires en victimologie et/ou en criminologie). Il est le plus souvent obligatoire d’être membre de la police ou de l’armée pour être requis en plus pour ses qualités en criminologie.

2. Acteurs principaux :

  • Thomas Gibson : agent spécial superviseur Aaron « Hotch » Hotchner, chef d’équipe
  • Joe Mantegna : agent spécial David Rossi (2007-)
  • Shemar Moore : agent spécial Derek Morgan et cochef d’équipe (lors de la saison 5)
  • Matthew Gray Gubler : agent spécial Spencer Reid, se fait aussi appeler Dr
  • Andrea Joy Cook : agent spécial Jennifer « J.J » Jareau (2005-2010) / (2011-)
  • Kirsten Vangsness : Penelope Garcia, analyste (Saisons 1 à présent) et agent de liaison
  • Jeanne Tripplehorn  : agent spécial Alex Blake

3. Verdict, docteur ? :

Là, rien à dire, j’ai marché à fond dans cette série dès sa diffusion !

Un concept « nouveau », des personnages attachants, des enquêtes différentes des autres et des profileurs. What’else ?

Le département des sciences du comportement (BAU – Behavioral Analysis Unit en anglais), situé à Quantico en Virginie, est une division du FBI.

La série suit une équipe de profileurs, dirigée par l’agent Aaron Hotchner et amenée à se déplacer dans l’ensemble des États-Unis (et parfois ailleurs), chargée d’enquêter localement sur les criminels et les tueurs en série.

Chacun de ses agents a sa spécialité et sa personnalité, ce qui les rend complémentaires.

Petite particularité, chaque épisode commence et se termine par une citation.

Le générique (musique composée par Mark Mancina) est construit à partir de véritables photographies de criminels et le tournage de la série a lieu principalement en Californie, à Altadena, Glendale, Long Beach, Santa Clarita ainsi qu’à Vancouver, au Canada.

Bien que maintenant, faute de temps, je ne suive plus la série comme avant, elle reste toujours dans mes séries policières préférées.

Niveau personnages, j’ai un faible pour toute l’équipe, chacun pour une raison différente.

  • Derek Morgan : je l’adore pour son côté « miam miam ». Oui, il est à croquer. Sinon, ce beau mâle a été délinquant dans sa jeunesse, avant de se ressaisir et de se retrouver au FBI. Derek, c’est aussi l’homme fort du groupe, celui qui sait se battre. Ses petites réparties avec Pénélope Garcia donnent aussi du sel aux épisodes, tout en montrant le côté « soudé » de l’équipe.
  • Penelope Garcia : la « miss informatique » du groupe. C’est en piratant le site du FBI qu’elle a été recrutée. Certes, lorsqu’elle travaille avec ses PC, il y a côté un peu « trop gros pour être vrai » car elle arrive toujours à avoir tout. Mais je l’adore.
  • Spencer Reid (docteur) : le petit génie en tout, celui qui sait tout, qui a une mémoire d’éléphant et un petit air décalé. Plus minouche avec ses cheveux courts que longs. Niveau biceps, faut pas compter sur lui. Il a des doctorats en chimie, mathématique, ingénierie, est diplômé en psychologie, sociologie et a suivi des cours de philosophie.
  • Aaron Hutchner : au départ, je le trouvais un peu froid, je n’avais pas beaucoup d’affinités avec lui, mais au fur et à mesure des épisodes et des saisons, je me suis attachée au personnage et j’ai souffert avec lui lors de la mort de sa femme. « Hotch » est un homme qui a été sans cesse tiraillé par l’envie qu’il avait de trouver un équilibre entre son travail et sa vie de famille. C’est aussi le chef du groupe, celui qui maintient la cohésion et les membres de l’équipe le respecte et l’apprécient aussi.
  • Emily Prentiss : elle a remplacé l’agent Greenaway (partie fin saison 1) et je dois dire que bien que j’ai eu quelque doute sur le personnage au départ, tout comme le reste de l’équipe qui la pensaient pistonnée. Mais comme eux, je me suis vite faite à elle et j’avais râlé aussi lorsque les producteurs avaient parlé de ne plus lui donner le rôle. Emily, c’est une profileuse très prometteuse, elle parle l’arabe, l’italien et le russe.
  • Jennifer « J.J » Jareau : elle, c’est la personne chargée des relations publiques au sein du département du FBI. C’est elle  qui parle aux médias et aux services de police qui font appel à nos profileurs. Un personnage que j’adorais aussi, mais qui nous a quitté aussi.
  • Jason Gideon : lui, c’était le meilleur profileur du BAU. Un personnage avec un lourd passé qui l’avait amené à faire une dépression nerveuse. J’aimais son calme, sa manière de parler, de ne jamais donner l’impression d’avoir peur. Pour moi, il était un des pilier de la série et j’avais eu très peu peur lorsque l’on annonça que l’agent Gideon  ne serait plus de la saison 3.
  • David Rossi : lui, c’était un des grand nom de la section BAU du FBI et notre homme était à la retraite (anticipée) et se consacrait à l’écriture. C’est lui qui est revenu au FBI, rongé par une vieille affaire et qui a pris la place vacante de Gideon. J’ai eu un peu de mal au départ avec l’agent Rossi, mais je m’y suis vite habituée.

L’avantage de la série, c’est que nous avons au départ, tout le processus de la mise à mort. On assiste, en direct, à ce qui se passe… sans voir le coupable, on est pas dans Columbo tout de même !

Tout le contraire des « Experts en tout genre », de Bones et autre NCIS qui commencent leur procédé narratif en nous présentant le cadavre avant que leurs enquêteurs se retroussent les manches.

Pour ceux qui ont lu « American Psycho » de Bret Easton Ellis (que j’ai lu et détesté), ils trouveront des similitudes dans la barbarie de certaines mises à mort orchestrée par le psychopathe Patrick Bateman.

Niveau méchants psychopathes, on nage dans la catégorie des Annie Wilkes de « Misery » (Stephen King) à la puissance 10 ou du terrible Hannibal Lecter du « Silence des agneaux ».

Sérieusement, les Méchants sont tous bien travaillés, ils fichent la trouille, sont intelligents, mais vantards et quelques uns sortent du lot : Georges Foyet (l’éventreur), Franck Breitkopf (tueur en série), Tobias Hankel (dédoublement de personnalité, il était soit lui-même, soit son père, soit l’archange Raphaël), Billy Flinn (le prince des ténèbres), Curtis (le réplicateur), et j’en passe !

Avec cette belle brochette de charmants serial killer et ses litres de sang, on comprend que la série « Esprits criminels » porte la plupart du temps le label « déconseillé aux moins de 12 ans ».

D’ailleurs, je remercie au passage notre chaîne belge, RTL-TVI, qui, au contraire de TF1, diffusait les épisodes dans l’ORDRE ! Merci à eux.

Mais revenons au procédé de narration qui nous changeait des autres

Selon Louis Mortier, neuropsychiatre, « qu’il s’agisse d’un roman, d’un film de cinéma ou d’un série télévisée, la mort peut être racontée de plusieurs façons« .

Trois en tout cas.

  • Première option, la plus classique : on reconstitue les circonstances de la mort autour du ou des cadavres. Le cadavre est réduit à un terrain d’expérience dont les indices mèneront au criminel.
  • Seconde option, beaucoup plus effrayante : on assiste à la mise à mort. Et pour peu que l’histoire soit bien écrite, c’est génial parce que ça fiche la trouille et que l’on se retrouve à crier « cours, mais cours !! » en sautillant sur son divan. C’est atroce. Encore plus atroce lorsque la victime est un enfant.
  • Troisième option enfin, inexistante dans les séries télévisée parce que trop intellectuelle : la suggestion. L’enquête se déroule sans qu’on voit jamais la victime.

Heureusement pour les téléspectateurs, la plupart des séries policières adoptent la première option comme procédé narratif.

C’est classique mais ça permet le « feuilletonnement ». La vie du ou des héros revêt autant, sinon plus, d’importance que les intrigues policière.

« Esprits criminels » en revanche, exploite à fond la seconde (on assiste à la mise à mort) et, avec bientôt 200 épisodes, ne laisse pas de fasciner les foules.

Par contre, parfois, j’ai l’impression que les scénaristes se laissent aller dans le côté « je suis un profiler et je déduis tout rien qu’en examinant votre brosse à dent ». Qu’ils apprennent qu’il a un abcès dentaire, je comprend, mais de là à deviner la couleur de ses chaussettes qu’il portait le mois dernier, c’est un peu gros.

OK, j’exagère aussi un peu…

Malgré ce petit bémol, il y a de la recherche dans les scénarios, du travail dans les Méchants, les héros sont travaillés, évoluent, en bien ou en mal et ne sont pas à l’abri d’une saloperie scénaristique !

Les acteurs ont été bien choisi (pour moi) et malgré que les saisons se suivent, elles ne se ressemblent pas.

Bref, une série un peu gore, très trash dans ses mises à mort, déconseillée aux enfants mais conseillée aux adultes qui veulent voir de l’hémoglobine et des vrais méchants très sadiques !