Jack l’Éventreur : Affaire classée ou cassée ?? [LC avec Stelphique] – Impressions de lecture (3/3)

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Impressions du Cannibal Lecteur (page 1 à 200) : Me pompe l’air, me fais chier, mais me fait jouir aussi… Impossible ? Non, je vous le démontre !
Failli jeter le livre dès la page 3, ce qui est du jamais vu, je dois dire dans toute la vie de lectrice. Le chapitre 1, après deux pages bucoliques de description des ambiances de Londres, vire vers une biographie de Walter Sickert, LE véritable Jack pour Patricia (no spoiler, c’est dans le résumé). Putain, là, me casse déjà les bonbons, royalement ! Dans le Chapitre 2, on a droit à ses états d’âmes parce qu’elle connait le nom du tueur et elle doit le dire…

Oui, elle aurait pu me libérer de mon contrat, mais moi, je n’aurais jamais pu me libérer de cette histoire. Je connaissais l’identité d’un meurtrier et il m’était impossible de détourner le regard.

Heureusement que les chapitres suivants (les 3, 4, 7, 8) sont consacrés à la vie à Londres, aux quartiers merdiques, aux mœurs, aux meurtres, aux putes,… bref, à tout ce qui me fait triper et sauter de joie.  Les chapitres 5 et 6 sont de nouveaux bourrés de la vie de Sickert, de son petit zizi atrophié et je me fais chier durant ces chapitres !!

Impressions de Stelphique (page 0 à 200) : Désistement.
Je suis désolée….. On m’avait mis au défi de défendre la victime face à une juge pas forcément partiale. Je ne vais pas pouvoir tenir ce rôle. J’ai trop de respect envers la Justice, et pour moi, la valeur Présomption d’Innocence est très importante.

Patricia Cornwell nous livre une théorie (qui pourrait se tenir….), mais commence par nous donner Son coupable…. Et brode, extrapole, invente sur cette personne. C’est perturbant. On nous parle d’ADN, de preuves solides, et dans ses 200 pages, on a une pathétique réinterprétation d’un Sérial Killer quelquonque (avec de préférence une petite partie intime). On ne sait pas si on est dans la réalité d’une enquête, ou dans une démarche romancée, enfin en tous cas, j’ai du mal à adhérer à ce choix d’écriture, et pour tout vous dire je voulais abandonner cette lecture…..

Impressions du Cannibal Lecteur (pages 201 à 400) : Vie et mœurs dissolues de la population de Londres et de l’East End.
Rhôôô, je prends mon pied avec la description de Londres, de sa police, de l’enquête, des meurtres, des pendaisons d’avant… mais les passages sur Sickert me cassent les roudoudous (toujours) et on sent bien que tout est orienté pour faire de lui le coupable parfait. Sophie Herrefort avait mené une enquête, elle aussi, et après moult élimination, était arrivée à un tout autre nom. Bref, enquête orienté, les faits doivent coller et on les aidera un peu. Et madame ne manque pas d’air en vous balançant ça :

Il est triste de constater que des hommes dont les vies et les carrières ont été influencées par l’affaire de l’Éventreur puissent débiter des théories presque aussi farfelues que celles proposées par des personnes qui n’étaient même pas nées à l’époque de ces crimes.

Impressions de Stelphique (pages 200 à 400) : Énervante la Patricia…..
On ne peut pas dire que ses 200 pages supplémentaires s’améliorent….. Bon si je dois quand même dire un truc gentil, c’est que le Londres de 1880 est bien retransmit…. Donc il parait improbable avec les éléments qu’elle nous donne, qu’à elle, toute seule elle est résolu l’affaire du siècle. Elle se torpille plutôt toutes ses argumentations….(Je vous en reparlerai avec beaucoup de balises dans la chronique peut être….). Je continue donc sur ma lancée, mais bon sachant qu’on avait déjà envie avec Cannibal Lecteur de jeter le livre en travers de la pièce dès le premier chapitre je ne crois pas que sa conclusion soit très pertinente…..

Impressions du Cannibal Lecteur (pages 401 à 700) : Engluée dans le livre comme une mouche agonisante sur du papier tue-mouche.
Mes aïeux… Que ce fut long et dur et pour une fois, je n’ai pas aimé ça. La seule chose qui m’a fait continuer la lecture c’est que je suis une petite fille persévérante et que je voulais boire le calice jusqu’à la lie. Les digressions de madame Cornwell sont soulantes au possible, à vomir tellement elle nous gave avec Walter Sickert et les 36.000 coïncidences ou théories du « il aurait pu » sans jamais nous parler du « il aurait pas pu ». La seule bonne chose a retirer du livre sont les descriptions des meurtres, les parties sur la médecine légale, sur la vie de Londres à cette époque, bref, tout paragraphe qui ne porte pas la mention « Sickert ».

Impressions 400 à fin : Ouf  c’est fini !!!!
Voilà finie la torture de part et d’autre, d’ailleurs….. En conclusion, je ne suis pas plus avancée sur le mystère Jack L’éventreur, il y a trop de zones d’ombres encore, et ne pourront JAMAIS être éclairées. Il ne peut que nous échapper encore une fois, et ce livre aurait été une bonne tranche de rigolade si jamais il l’avait eu entre les mains….. »HA, Ha, impossible d’attraper Jack… tous des imbéciles » pourrait-il dire encore une fois…..

Challenge « Thrillers et polars » de Canel (2014-2015), Challenge « Polar Historique » de Sharon, Challenge « Victorien » chez Arieste, Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et le Mois Anglais (Juin 2015) chez Titine, Lou et Cryssilda.

CHALLENGE - Mois anglais 2015 flag

1984 : George Orwell

Titre : 1984                                                         big_4

Auteur : George Orwell
Édition: Folio (1972)

Résumé :
L’origine de 1984 est connue : militant de gauche violemment opposé à la dictature soviétique, George Orwell s’est inspiré de Staline pour en faire son « Big Brother », figure du dictateur absolu et du fonctionnement de l’URSS des années trente pour dépeindre la société totalitaire ultime.

Mais Orwell n’oublie pas de souligner que les super-puissances adverses sont elles aussi des dictatures…

Ce qui fait la force du roman, outre son thème, c’est la richesse des personnages, qu’il s’agisse du couple qui se forme, malgré la morale étroite du Parti, ou même du policier en chef qui traque les déviants, ex-opposant lui-même, passé dans les rangs du pouvoir…

C’est aussi cette « novlangue », affadie et trompeuse, destinée aux « proles », et ces formules de propagande (« L’ignorance, c’est la force ») scandées par des foules fanatisées et manipulées. 1984 est un livre-phare, apologie de la liberté d’expression contre toutes les dérives, y compris celles des sociétés démocratiques.

Critique :
Que dire de nouveau après 203 critiques sur Babelio ? Que depuis l’incident avec la grosse curieuse NSA, les ventes du livre ont augmenté de… 7000% ? Comme quoi, tout le monde veut en savoir plus sur Big Brother…

Big Brother n’est pas vraiment un système de surveillance, c’est surtout le portrait d’un homme avec des grosses moustaches qui fait curieusement penser à Staline.  Sa tronche est présente partout en Océania.

Océania ? Nouveau Club Med ? Non ! Un Régime Totalitaire dans toute sa splendeur qui nivelle à mort par le fond. Même la télé réalité n’arriverait pas à faire aussi bien qu’eux parce que nous possédons encore le libre arbitre de la regarder ou pas.

Sûr que ce livre m’a fait dresser les cheveux sur la tête ! Quand je vous dis que c’est un régime « totalitaire », vous pouvez me croire, on frôle même la perfection, la machine est bien huilée, style rouleau compresseur et vu d’ici, la mécanique me semble sans faille.

Observons là de plus près…. L’espion qui espionne les espions, c’est nous. En cas de problème, le terminal de l’aéroport en Russie nous servira de Terre Promise !

A Océania, on surveille tout le monde derrière des écrans et pour votre intimité, vous repasserez ! Une sorte d’écran de PC ou de télé au mur qui voit tout.

A Océania, l’ennemi d’hier devient le super pote du lendemain et on efface des « journaux » le fait qu’on ait été en guerre avec lui durant quelques années. La population ne doit pas savoir, elle doit oublier.

Oh, pardon, les journaux ne sont pas en vente libre dans le kiosque du coin, mais disponibles aux archives et constamment remis à jour.

Winston, notre « z’héros », est chargé, avec d’autre, de changer les infos des journaux que la population n’a jamais eu l’occasion de lire. Le tout pour le bien de l’Histoire.

Quand je dis que l’on nivelle par le bas, on y va à fond et même Nabilla a plus de mot de vocabulaire que leurs dicos. Fini les synonymes et les antonymes, on utilisera « bon » ou « inbon » et « plusbon »… Les dictées de Pivot seront insipides… pardon, en Novlangue, c’est « inbon ».

Le sexe ? Bientôt comme chez les animaux d’élevage : pour assurer la pérennité de la race, quand au plaisir… Quel plaisir ?? « Orgasme » ne se trouve pas dans leurs dictionnaire.

Vous faites un pas de travers ? On peut vous dénoncer, surtout votre famille, vos enfants… déjà bien conditionné, les moutards ! Pffffttt, vous serez vaporisés et votre nom disparaîtra aussi. Existence zéro.

A Océania, à 7h du mat’, on vous réveille grâce à l’écran et c’est parti pour une séance de gym tonique  style « Véronique et Davina » mais sans elles, sans les jolies poitrines qui dansent, sans le sourire, mais avec la sueur et les injonctions : « Élève Winston, touchez vos pieds avec vos mains, mieux que ça ! ».

Tout est manipulé et la population gobe tout comme des oies au gavage… Les mensonges sont répétés et deviennent Vérité Historique. Sont gravés, quasi.

C’est pas le cas dans notre société ? Non ? Z’êtes bien sûrs ? Je suis tracée avec mon GSM, mon abonnement aux transports en commun, le PC du boulot, mon PC personnel aussi car Obama lit mes critiques que la NSA surveille de près, je dois être sur la liste rouge parce que tout à l’heure, j’ai dit à mon collègue que… Hé, non, je ne vais pas l’écrire, sinon, je vais monter en grade à la NSA !

Pharmacie ? Idem avec la carte SIS (Vitale en France), si vous avez une carte « GB-Carrefour », ils savent même ce que contient votre panier de ménagère de moins de 50 piges !

Caméras par-ci, caméras par-là… Les JT ne nous disent pas tout, on ne sait rien, les gouvernements nous mentent, les banques et assurances aussi, les lobbys contrôlent tout et certains osent même affirmer que la croissance va remonter… Une bonne nouvelle pour faire plaisir à la masse, comme dans le livre ??

Si le roman est assez long à lire et à certain moment « lourd », il faut s’accrocher afin d’arriver jusqu’au bout. Je l’ai lu par petites doses.

Dans « L’épée de vérité », Richard Rahl était le caillou dans la mare. Winston sera-t-il ici le grain de sable qui vient gripper la grosse machine bien huilée ou se fera-t-il prier d’aller voir sur la plage s’il n’y a pas de pavé en dessous ?

À l’heure ou nos gouvernements stockent nos données, nos messages, nos conversations téléphoniques dans un but « sécuritaire » (mon cul !), à l’heure ou Oncle Sam regarde par-dessus notre épaule, entassant un max de données qu’il ne saura jamais traiter, qu’avons-nous fait de notre indignation ?

Diantre, Frigide Barjot n’était pas là pour s’offusquer de l’œil de Washington ? D’ailleurs, les manifestants des derniers temps ne sont pas là pour crier que les bornes ont des limites ??

Le mariage joyeux, non, l’espionnage à grande échelle, oui !

Orwell, relève-toi, on se laisse faire comme des moutons à l’abattage !

Challenge « Romans Classiques » de Métaphore et « La littérature fait son cinéma – 3ème année » de Kabaret Kulturel.

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