Mois Espagnol chez Sharon – Mai 2018 : Bilan Final

Sharon peut être fière de ma participation, même si je ne lui ai pas fait frôler le burn-out comme si c’était un Mois Anglais, mais j’ai tout de même dépassé mon score de 9 fiches produites pour Mai 2017.

  • Bilan Mois Espagnol Mai : 13 fiches

Niveau déceptions, j’en ai eu plusieurs, mais qui ne lit rien n’a rien…

Au moins, j’ai essayé, je suis sortie de mes sentiers battus, j’ai tenté d’autres auteurs polars et j’ai quitté le continent européen en donnant la voix à des portugais, cubain, brésilien ou argentin.

J’ai lu aussi un auteur espagnol qui avait placé son action en Irlande et un auteur anglais qui avait placé le sien en Espagne…

Bilan Mois Espagnol Mai : 12 livres et 1 film

  1. Avaler du sable : Antônio Xerxenesky (Brésil)
  2. Far West Gitano : Ramon Erra (Espagne)
  3. Patagonia Tchou Tchou : Raúl Argemi (Argentine)
  4. Satanas : Mendoza Mario (Colombie)
  5. La dernière nuit à Tremore Beach : Mikel Santiago (Espagne)
  6. La Ballade des misérables : Anibal Malvar (Espagne)
  7. Meurtre au comité central : Manuel Vázquez Montalbán (Espagne)
  8. Les rues de Barcelone : Francisco González Ledesma (Espagne)
  9. Les hommes n’appartiennent pas au ciel : Nuno Camarneiro (Portugal)
  10. La vie est un tango : Lorenzo Lunar (Cuba)
  11. [FILMS] Coco : Studios Disney & Pixar (2017)
  12. Enquêtes d’Alfred et Agatha – 2 – Qu’est-il arrivé à Snouty Jones ? : Anna Campoy (Espagne) – à venir
  13. Les diables de Cardona : Matthew Carr (Anglais) – lecture en cours
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Les hommes n’appartiennent pas au ciel : Nuno Camarneiro

Titre : Les hommes n’appartiennent pas au ciel

Auteur : Nuno Camarneiro
Édition : JC Lattès – Littérature étrangère (2014)
Édition Originale : No meu peito não cabem pássaros (2011)
Traducteur : Brigitte Jensen

Résumé :
En 1910, le passage de deux comètes au-dessus de la terre propagea une onde de panique. Partout dans le monde des hommes devinrent fous, se suicidèrent ou simplement observèrent, silencieux et vaincus, ce qu’ils croyaient être la fin du monde.

Les personnages de ce roman vécurent à l’époque où le ciel prit feu, trois hommes trop sensibles et intelligents pour vivre une vie normale et portant en eux un monde imaginaire foisonnant.

En dépit des milliers de kilomètres qui séparent Karl, ce jeune immigré qui nettoie les vitres des gratte-ciels de New York, Jorge, cet enfant argentin qui s’invente des mondes et Fernando, ce jeune homme qui déambule dans Lisbonne sans savoir comment vivre, leurs vies sont liées par leur sensibilité, le regard qu’ils portent sur les hommes qui les entourent, les lieux où ils ont grandi et sont devenus des adultes.

Alors que leurs contemporains se laissèrent emporter par la peur, par une vision tragique des comètes, Karl, Jorge et Fernando furent touchés par le génie.

Cent ans plus tard tous trois demeurent dans nos mémoires.

Un premier roman époustouflant de la nouvelle voix de la littérature portugaise, qui rend hommage à sa manière à trois figures littéraires majeures du XXe siècle : Borges, Pessoa et Kafka.

Critique :
À quoi ça tient, parfois, une lecture… Si je n’avais pas été lire l’interview d’un collègue Babéliote (Le_Bison), jamais je n’aurais entendu parler de ce roman dont il publia un jour la chronique après l’avoir acheté par hasard.

Éveillant la curiosité d’autres membres, ceux-ci l’ont lu à leur tour et apprécié. Puisque je suis curieuse en littérature et que je ne m’étais pas encore faite un Portugais, je me suis dit « soyons folle ! ».

Il m’avait bien prévenue dans le fait que je trouverais pas de cadavre sanglant, mais que c’était bourré de poésie et que je devais le lire avec une bonne bière à mes côtés.

Une pénurie de bière m’a obligé de me tourner vers un café glacé… Cela n’a pas entravé mon plaisir de lecture.

N’ouvrez pas ce livre si vous cherchez un truc trépidant, mais si vous êtes à la recherche d’une écriture que l’on lit doucement pour mieux en profiter, à la recherche de phrases qu’il faut relire deux fois pour bien en saisir le quintessence, ce roman est fait pour vous.

Je suis passée de New-York au sommet des grattes-ciels à la moiteur de l’Argentine et puis, je suis passée à Lisbonne.

Karl, Fernando et Jorge. Trois portraits de personnes simples, mais pas simplistes, trois destins différents, trois vies aux antipodes l’une de l’autre, sauf en ce qui concerne leur sensibilité.

Et puis, au fil du récit, on sent bien que le Karl est Kafka, que Fernando est Pessoa et que Jorge est Borges, même si ce dernier était enfant au début du récit, tout comme Fernando.

C’est un roman que l’on ne dévore pas car il faut en savourer tous les mots, toutes les phrases, faut les relire deux fois, les répéter à haute voix et puis, on s’extasie sur le phrasé de l’auteur.

Une belle découverte ! J’ai eu raison d’écouter Le_Bison qui me conseillait de me faire un portugais !

Un roman spécial mais bourré de poésie.

Un roman qui, sitôt entré dans ma PAL a été lu de suite… Dernier entré, premier lu… Si ma prof de compta apprenait ma gestion désastreuse de mon Stock À Lire, elle me tuerai sur place.

Le Mois Espagnol chez Sharon (Mai 2018).