Astérix – Tome 01 – Astérix le gaulois : René Goscinny et Albert Uderzo

Titre : Astérix – Tome 01 – Astérix le gaulois

Scénariste : René Goscinny
Dessinateur : Albert Uderzo

Édition : Dargaud (1961)

Résumé :
Nous sommes en 50 avant Jésus-Christ. Toute la Gaule est occupée par les Romains … Toute ? Non! Un village peuplé d’irréductibles Gaulois résiste encore et toujours à l’envahisseur.

Dans un petit village d’ Armorique, Astérix va s’adonner à son sport favori: la Chasse. Pendant ce temps, les romains, tente de résoudre le mystère de la puissance des gaulois.

C’est ainsi que le légionnaire Caligula Minus est désigné volontaire pour se déguiser en gaulois, et découvre ainsi le secret de la puissance du village, la potion magique, qui donne une force surhumain à quiconque la boit.

Pour se débarrasser des Gaulois, le centurion Caius Bonus fait capturer le druide, pour apprendre le secret de la potion magique, et ainsi prendre par la même occasion la place de César.

Afin d’en apprendre plus sur ceux que l’on appelle « les irréductibles Gaulois », Ces derniers envoient Caligula Minus enquêter au sein du village d’Astérix…

Critique :
Comparé aux albums suivants, ce premier tome n’est guère brillant mais malgré tout, les ingrédients de la potion magique sont bien présents.

La marmite est sur le feu et il suffira ensuite à Goscinny d’ajouter un peu de sel, quelques fraises et de touiller le tout pour nous servir des merveilles d’humour et de jeux de mots.

Les dessins ne sont pas encore figés, nos personnages sont fort pointus et Obélix n’a qu’un petit rôle, même si on comprend déjà qu’il est le gourmand de l’histoire et le grognon parce qu’il n’a pas droit à de la potion magique.

— Je me sens un peu faible, Panoramix !…
— Non, Obélix !… Tu n’auras pas de potion magique ! Je t’ai dit mille fois que tu étais tombé dedans étant petit !

Pas encore de bagarres, de « Il est frais mon poisson », de « Non tu ne chanteras pas », de pirates à couler, de lancer de menhirs ou de jeu de mots délicieux. Par contre, quelques petites références à l’Histoire puisque si l’on chasse les Germains, ces derniers nous promettent que « Addentzion ! On refiendra »…

Le scénario est simple : on envoie un espion chez les Gaulois pour découvrir leur secret, on kidnappe ensuite le druide Panoramix, on le torture horriblement avec une plume qui chatouille la plante des pieds, Astérix vient lui prêter main-forte et à eux d’eux, ils coupent les cheveux des romains en quatre et jouent avec leurs pieds, le tout à leur barbe.

— Mais enfin, druide, ce n’est pas du jeu ! Nous te torturons depuis des heures et ça ne te fait rien !
— Si ! ça me fait passer le temps !

Les romains sont présentés comme des envahisseurs pas très intelligents, dont les centurions ne rêvent que d’être César à la place de César grâce à la potion magique. Ce qui donnera naissance à un joli jeu de mot de la part de César a sujet de ce qu’il faut lui rendre.

Veux-tu rendre à César ce qui m’appartient !?

Peu d’action, peu de jeux de mots, peu de personnages connus dans les Gaulois, comme nous en auront dans les albums suivants et quand nous les croisons, ça reste des petites interventions car ce premier tome met surtout en avant Astérix et Panoramix.

Pas le meilleur mais quand on sait ce qui va suivre, on en rit déjà !

Astérix – Tome 23 – Obélix et compagnie : René Goscinny et Albert Uderzo

Titre : Astérix – Tome 23 – Obélix et compagnie

Scénariste : René Goscinny
Dessinateur : Albert Uderzo

Édition : Dargaud (1976)

Résumé :
Puisqu’il est impossible de soumettre les Irréductibles Gaulois à la paix romaine par l’usage de la force, Caius Saugrenus, jeune conseiller de César, propose de faire d’eux des décadents, plus préoccupés par l’argent que par les combats contre les Romains.

Envoyé en mission au camp de Babaorum, Saugrenus achète au prix fort les menhirs d’Obélix. Pour répondre à la demande, celui-ci se lance dans la production de masse et devient bientôt l’homme le plus riche et le plus important du village. La jalousie s’installe et les Gaulois n’ont plus entre eux que des rapports régis par l’appât du gain. Les Romains passent des journées tranquilles, le plan démoniaque ourdi par Saugrenus est un succès. Ou du moins le croient-ils…

Critique :
Dommage que à l’école, le prof d’économie n’ait pas utilisé cet album pour nous expliquer la loi du marché…

Gamine, je ne comprenais pas la portée capitaliste de cet album, il me faisait rire pour le cadeau d’anniversaire d’Obélix, l’absurdité de ses vêtements, pour Idéfix qui lui faisait la tronche, pour les répliques des romains, rien de plus.

Moi y en avais rien compris ! Ni remarqué que le jeune Caïus Saugrenus, sorti de La Nouvelle École d’Affranchis ou E.N.A pour les intimes était la représentation d’un Chirac jeune.

La loi de l’offre et de la demande n’auront plus aucun secret pour vous après la lecture de cet album !

Lorsque l’offre de menhirs est supérieure à la demande, il faut que les entreprises  (obélix et Cie) baissent leurs prix, afin qu’elles puissent écouler tous leurs produits… A contrario, si la demande est supérieure à l’offre, il faut que les entreprises augmentent leurs prix…

— Si toi pas pouvoir faire plus de menhirs, moi y en a donner moins de sesterces. Toi, y en a compris ?

Comment vaincre les Gaulois ? Il suffit de les diviser car pour régner, il faut diviser, c’est bien connu et toujours appliqué. Pour les diviser, il faut apporter la jalousie, l’envie, la cupidité… Toujours d’application !

En leur achetant des menhirs, Chirac, heu, Saugrenus, va apporter la zizanie dans le village rien qu’en demandant qu’Obélix lui fabrique plus de menhirs et en montant les prix à chaque fois, sous le regard d’un Obélix qui n’y comprend rien… Mais les autres villageois vont vite comprendre où se trouvent leur intérêt…

Cétautomatix : —Tu veux dire qu’ils n’achetent plus TES menhirs !
Ordralfabétix : —Pourquoi MES menhirs je vous prie ?
Cétautomatix : — Parce que mes menhirs à moi ne sentent pas le poisson faisandé….

Dans cet album, vous aurez un cours sur la production de menhirs, sa publicité, sur la concurrence, la dévaluation des prix, l’inflations des prix, les revendications salariales, sur le cours du sesterce et sur le fait de produire romain à Rome !

Alors qu’habituellement, nos Gaulois résolvent leur problèmes seuls à grands coups sur les romains ou en chassant l’intrus, ici, ils n’auront même pas besoin de lever le petit doigt pour que le système, qui a été poussé à son paroxysme, s’effondre, faisant ainsi passer notre énarque fraîchement émoulu pour le responsable de tous les maux de Rome (devait y avoir un message caché que ceux de l’époque ont compris).

Une aventure pleine d’humour, de situations cocasses et une belle leçon d’économie, sur le capitalisme et sur la division des peuples pour mieux les asservir. Faites du commerce, pas la guerre.

Astérix : — Tous nos copains sont pleins de sesterces ; que vont-ils en faire ?
Panoramix : — Pas grand-chose… J’ai appris qu’il y a une grande crise à Rome, due à je ne sais quoi. Toujours est-il que le sesterce est dévalué.
Astérix : — Eh ?
Panoramix : — Le sesterce y en a plus rien valoir du tout !

PS : album lu bien avant le décès du dessinateur Uderzo. Mais j’ai un retard énorme dans le post de mes chroniques, ou alors, c’est parce que je chronique plus vite que l’ombre de mes doigts sur le clavier. En tout cas, merci à Uderzo pour tous ses dessins.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°200.

Astérix – Tome 20 – Astérix en Corse : René Goscinny et Albert Uderzo

Titre : Astérix – Tome 20 – Astérix en Corse

Scénariste : René Goscinny
Dessinateur : Albert Uderzo

Édition : Dargaud (1973)

Résumé :
Pour célébrer l’anniversaire de la bataille de Gergovie, les Gaulois accueillent leurs nombreux amis et s’offrent en apéritif les malheureux légionnaires du camp fortifié de Babaorum. Là, ils libèrent Ocatarinetabelatchitchix, chef de clan corse prisonnier des Romains.

Ce dernier, plus fier encore qu’un Gaulois, prétend alors que les Corses sont le « cauchemar des romains ».

Curieux de découvrir comment les Corses pratiquent le latin au quotidien, Astérix et Obélix décident de s’embarquer pour l’île de beauté, histoire de prouver qu’ils sont les seuls à donner d’authentiques sueurs froides aux Romains.

Et ce sont encore ces derniers qui, malgré eux, vont arbitrer les débats…

Critique :
La Corse ! Quel beau pays… Et cet album fait aussi partie de mes préférés de l’ère Goscinny.

Les clichés y sont légion (romaine ?) mais c’est toujours amusant de se moquer des petits travers des autres, de bonne guerre même puisque eux-mêmes ne s’en privent pas.

La susceptibilité des Corses est mise en avant d’une manière subtile, amusante, même si certains légionnaires auront des sueurs froides à cause d’une soeur.

Un plus jeune ne verra peut-être pas le jeu de mot dans le nom du personnage d’Ocatarinetabellatchitchix, ni dans le fait qu’Astérix lui donne du Omarinella (deux chansons de Tino Rossi), ne comprendrons sans doute pas le truc du bourrage des urnes (là où un Russe comprendra de suite) ou les glaives à cran d’arrêt…

Quand je pense qu’on allait faire des élections pour choisir un nouveau chef. Les urnes sont déjà pleines.

La main sur l’estomac, les multiples références à Napoléon (Corse aussi, faut le savoir), les fromages qui puent, les siestes, les vendettas, la rancune, la fainéantise et j’en passe.

Il était devenu tellement bête qu’avant de lui faire comprendre quelque chose, on avait le temps de tuer son âne à coups de figues molles.

— Oui… c’est une grande armée… Ils sont tous là, mes grognards… Regardez là-bas, la colonne qui arrive en retard… Ah, Osterlix, son chef, a du mal à se lever tôt… C’est qu’il est célèbre chez nous, le sommeil d’Osterlix. 

On ne sait plus très bien… Les vieux disent que le grand oncle d’Ocatarinetabellatchixtchix a épousé une fille du clan Talassotérapix dont était amoureux un cousin par alliance d’un aïeul de Figatellix. Mais d’autres assurent que c’est à cause d’un âne que l’arrière grand-père de Figatellix avait refusé de payer au beau-frère d’un ami intime des Ocatarinetabellatchixtchix sous prétexte qu’il était boiteux (l’âne, pas le beau-frère d’Ocatarinetabellatchixtchix)… C’est très grave en tout cas.

— Euh… J’ai du travail pour vous.
— Non seulement tu es un renégat, mais en plus tu dis des gros mots !

Autrement dit, il plaira sans doute plus à des adultes qu’à des enfants, ou alors, faut que ces gosses soient cultivés à mort. Lorsque je le lisais étant jeune, je riais moins, ne comprenant pas toujours tout, même si j’en captais tout de même plus de la moitié.

Adulte, à chaque lecture, je hurle de rire, tournant les pages de tout l’album avec un sourire béat affiché tant il me fait toujours de l’effet.

Un album qui n’a pas pris une ride, qui, tout comme celui en Hispanie commence par un prisonnier à ramener chez lui et un Ocatarinetabellatchitchix qui a de la présence, de la prestance, bref, un personnage qui marque, comme Pepe, sauf que lui ne retient jamais sa respiration.

Ne vous demandez pas si c’est du cochon sauvage ou du sanglier domestique, dans le cochon Corse, tout est bon, sauf pour les Romains…

Les Corses étaient leur cauchemar mais si en plus ils se font aider des Irréductibles Gaulois, la partie va devenir impossible pour eux. Et si en plus il y a du fromage Corse et un maquis, sûr qu’ils sont perdus et foutus !

PS : gaffe à la soeur de Carferrix… Qu’elle vous plaise ou qu’elle ne vous plaise pas, vous êtes fichus ! Mais si vous êtes susceptibles, vous allez leur plaire.

Carferrix : — Tu as parlé à ma sœur.
Sciencinfus : — Ah ?… Je ne savais pas que…
Carferrix : — Je n’aime pas qu’on parle à ma sœur.
Sciencinfus : — Mais… Mais elle ne m’intéresse pas votre sœur. Je voulais simplement…
Carferrix : — Elle te plait pas ma sœur ?
Sciencinfus : — Mais si, bien sûr, elle me plaît…
Carferrix : — Ah, elle te plaît, ma sœur !!! Retenez-moi ou je le tue, lui et ses imbéciles !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°194.

 

Astérix- Tome 17 – Le Domaine des dieux : René Goscinny et Albert Uderzo

Titre : Astérix- Tome 17 – Le Domaine des dieux

Scénariste : René Goscinny
Dessinateur : Albert Uderzo

Édition : Dargaud (1971)

Résumé :
Jules César n’en démord pas : il faut mettre au pas les Irréductibles Gaulois ! Et puisque ces guerriers impénitents refusent d’adhérer à la civilisation romaine, elle s’imposera à eux, de gré ou de force.

C’est dans cette optique que l’architecte Anglaigus est chargé de bâtir autour du village gaulois une ville romaine nouvelle, « Le Domaine des dieux ».

Isolant les Gaulois, elle ne leur laissera plus d’autre choix que s’intégrer ou disparaître.

Pas sûr que les habitants de cette cité nouvelle apprécient le voisinage du « Village des fous »…

Critique :
♫ Promenons-nous dans les bois tant que les architectes romains n’y sont pas ♪ Si les romains y étaient, Idefix les mordrait ♪

Depuis cet album, tout le monde sait qu’Idéfix hurle à la mort quand on déracine un arbre et qu’il ne faut jamais parler sèchement à un Numide.

J’ai beau chercher mais lorsqu’on parle des albums d’Astérix de l’ère Goscinny, je n’arrive pas à en trouver un que je n’aime pas.

Petite, j’en avais, mais c’était parce que je les comprenais pas vraiment…

Dans cet album jouissif qui nous parle d’écologie, d’invasion passive et d’urbanisme sauvage, on joue à domicile.

Puisque Rome veut urbaniser sans concession nos Gaulois qui résistent encore et toujours à l’envahisseur, on va leur apporter de force la civilisation ! Enfin, on va essayer…

Noyer une populace donnée dans une autre, plus importante… Une riche idée, n’est-il pas ? Elle fonctionne, on le sait. On perd une partie de son authenticité quand une minorité est noyée dans une majorité. On se romanise, on se civilise.

Et si on ne veut pas ? Alors, on résiste ! Mais pas facile de résister aux Romains quand il y a la liberté des esclaves en jeu. On voudrait continuer ad vitam æternam de faire repousser les arbres grâce à des glands magiques mais on ne respecterait pas les droits de ces derniers à qui on a promis la liberté une fois le chantier terminé.

— Vous nous empêchez de devenir des hommes libres, en nous empêchant d’achever le travail.

Pas évident non plus le dialogue social lorsqu’il y a contestation et autant nos esclaves que les légionnaires ont des revendications, même s’ils n’ont pas encore de ronds-points pour les faire valoir… Pourtant, tout le monde tourne en rond puisque les demandes des uns (les légionnaires) ne rencontrent jamais les accords des autres (leurs supérieurs).

Ça donnerait envie de CGT par les fenêtres (jeu de mot qui a déjà été fait depuis longtemps par Coluche).

Nos Gaulois sont toujours les mêmes et représentent bien la populace et sa manière d’agir : non on ne veut pas des Romains près de chez nous, mais quand ils viennent acheter des produits au village, le cours du poisson pas frais monte plus vite que son odeur de marée.

De l’humour, toujours de l’humour et des calembours ! La recette fonctionne toujours, le duo est rodé, les personnages bien en place avec leurs caractéristiques qui leur sont propres.

Mais au-delà du rire, ou dans le rire, on a aussi de la réflexion sur le fait de faire travailler plus les esclaves puisqu’on refait pousser la forêt… Sur le fait aussi que c’est le travail qui va les rendre libre… Sur le fait aussi qu’ils n’ont pas le choix, qu’ils n’ont pas un autre job puisqu’ils sont esclaves de leur travail (et des Romains).

Un excellent album, avec de la profondeur et des sujets qui sont toujours d’actualité, car rien n’a changé, une fois de plus.

Un album qui fera rire les plus grands car ils comprendront mieux les subtilités des jeux de mots, les références à la vie réelle, le cynisme et les tacles du scénariste là où un enfant ne verra que les gags visuels.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°149.

Astérix – Tome 07 – Le Combat des chefs : René Goscinny & Albert Uderzo

Titre : Astérix – Tome 7 – Le Combat des chefs

Scénariste : René Goscinny
Dessinateur : Albert Uderzo

Édition : dargaud (1966)

Résumé :
Les Romains ont un plan : ils vont demander à un chef de village gallo-romain de défier, lors d’un combat des chefs, Abraracourcix. Tout ce qu’ils ont à faire est de capturer Panoramix avant le combat pour priver son chef de potion magique.

Les Romains parviennent à enlever Panoramix, mais Astérix et Obélix interviennent aussitôt. Ce dernier lance un menhir qui tombe sur le druide.

Panoramix perd la mémoire et la raison. Et c’est à ce moment-là que le chef gallo-romain Aplusbégalix arrive pour défier Abraracourcix.

Critique :
Gosse, j’adorais le combat des chefs car il était déjanté, bourré de choses folles et d’images très colorées.

Je riais comme une folle devant les druides amnésiques s’amusant avec leurs potions, avec Panoramix faisant passer un pauvre romain par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel, hurlant de rire lui-même en se roulant au sol…

Je reprenais de plus belle avec toujours ce même soldat romain qu’on avait envoyé en tant qu’espion et qui sentait le poisson.

Le hibou qui l’accompagnait me faisait pisser de rire aussi. Bref, c’était une lecture bidonnante et je ne m’en suis jamais lassée.

Ça, c’était quand j’étais gosse et que je ne voyais que le premier degré de l’histoire, dont les gags très visuels et pas ce qu’il y avait derrière toute cette aventure rocambolesque.

Mon avis en tant qu’adulte ? Je me bidonne toujours devant les jeux de mots, les calembours, les druides qui ont pris un coup de menhir, le pauvre roman dans son arbre, sentant le poisson. Le côté graphique des gags me plait toujours autant.

Par contre, ce que je vois en plus, c’est la pique envers ceux qui, un jour, pactisèrent avec l’envahisseur, voulurent être plus Romains que les Romains quitte, pour cela, à faire des travaux inutiles pour prouver leur Romainitude (néologisme gratuit) et qui, mégalo jusqu’au bout des doigts, auraient bien aimé être calife à la place du calife. Heu, César à la place de César !

Si j’avais en horreur les équations, j’ai toujours gardé le personnage d’Aplusbégalix dans mes préférés, même s’il veut vivre comme les Romains, être Romain, vit comme un Romain et prendre la place d’un autre chef gaulois…

Aplusbégalix exprime bien cette cupidité humaine, lui qui voudrait, après avoir gagné le commandement du village d’Abraracourcix, régner sur l’Empire Romain.

Aplubégalix est aussi la personnification des gens qui se sentent forts devant des faibles mais qui deviennent vert de peur face à un chef gavé de potion magique.

Beaucoup d’humour dans cet album qui n’a pas pris une ride et qui nous raconte, avec talent et drôlerie, les magouilles qui peuvent y avoir pour prendre la place d’un autre, les rêves de gloire de certains qui se voient déjà en haut de l’affiche, oubliant que ceux qui y sont ne laisseront jamais leur place et le danger du lancer de menhir !

Un album où l’on démontre que la force brute n’est pas gagnante à chaque fois car il faut aussi compter avec la ruse et l’endurance…

Un album qui plaira aux plus jeunes comme aux moins jeunes, anybref, un album qui fera rire de 7 à 77 ans même si les lecteurs âgés auront des raisons en plus de rire que les plus jeunes !

— Par Jupiter !!! Que vous est-il arrivé ?
— Ben…nous avons croisé deux gaulois…
— Il faut dire qu’ils avaient un chien avec eux…
— Et deux sangliers !
— Ils étaient cinq, quoi !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°140.

Astérix – Tome 10 – Astérix légionnaire : René Goscinny & Albert Uderzo

Titre : Astérix – Tome 10 – Astérix légionnaire

Scénariste : René Goscinny
Dessinateur : Albert Uderzo

Édition : Dargaud (1967)

Résumé :
Obélix tombe amoureux d’une jeune villageoise, Falbala, dont le fiancé Tragicomix vient d’être enrôlé de force par les Romains et expédié en Afrique.

Ravalant héroïquement sa déception amoureuse, le livreur de menhirs lui promet de sauver le jeune homme. Les deux inséparables compères, Astérix et Obélix, s’engagent donc à leur tour dans la légion afin de le retrouver.

Critique :
♫ Falbala-la-la, Falbala-la-la ♪  Mon cœur y voit Fal-ba-la-la-la ♪ Comme une chance comme un espoir ♪ (1)

Voilà ce qu’aurait pu fredonner Obélix s’il n’était pas resté muet comme une carpe devant la belle Falbala, sortant juste un « wghstrfg… » en lui offrant des fleurs.

Pas de chance pour notre livreur de menhir, la belle Falblala a plutôt envie de chanter ♫ Il était beau, Il sentait bon le sable chaud, Mon légionnaire ! ♪

Obélix amoureux mais n’hésitant pas à se mettre à la recherche de Tragicomix, la fiancé de celle qu’il aime, Idefix hurlant hurlant pour les arbres qui tombent et des pauvres instructeurs romains pleurant sur l’épaule de leurs collègues tant leurs nouvelles recrues leur en font voir de toutes les couleurs.

— Eh bien, Obélix ?! Tu t’amuses a abattre les arbres pendant que je suis en train de cueillir le gui ?!
— Ben…euh…aussi, elle est mal tenue cette forêt…il y a des arbres partout !

Cet album est génialisime ! Ne fut-ce que pour leur recherche du numéro d’affectation de Tragicomix et le fameux bureau des renseignements… Ah, si on pouvait faire comme Astérix, aller voir l’administration serait un plaisir.

— Le bureau des renseignements ?
— Sais pas. Adressez-vous aux renseignements ; ils vous renseigneront.

Par contre, avoir Astérix et Obélix dans la bleusaille à former, ce n’est pas un plaisir et nos instructeurs légionnaires auront souvent des chagrins d’amour (running gag).

Toujours avec humour, notre auteurs brossent les nationalités en usant et abusant des clichés les plus gros, mais cela reste toujours bon enfant et il est aisé pour un lecteur de reconnaître les différentes nationalités présentes dans la légion en formation.

De l’humour à toutes les cases, des jeux de mots savoureux, des situations drôles, cocasses, hilarantes, le séjour de nos gaulois chez les légionnaires laissera des traces… Des larmes chez les romans, des larmes de rire chez les autres.

ASTÉRIX : — Plus les armées sont puissantes, plus la nourriture est mauvaise. Ça maintient les guerriers de mauvaise humeur. (Il goûte sa ration.) Je ne pensais pas que l’armée romaine était aussi puissante !

(1) Nicole Croisille – Un homme et une femme

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°130.

Astérix – Tome 03 – Astérix et les goths : René Goscinny & Albert Uderzo

Titre : Astérix – Tome 03 – Astérix et les goths

Scénariste : René Goscinny
Dessinateur : Albert Uderzo

Édition : Dargaud (1968/1979/…)

Résumé :
Panoramix se rend dans la forêt des Carnutes pour sa réunion annuelle des druides. Il gagne le prix du druide de l’année mais il se fait capturer par les Goths qui l’emmènent en Germanie pour utiliser ses pouvoirs afin d’envahir Rome et la Gaule. Astérix et Obélix doivent aller le sauver.

Critique :
J’aime réviser mes classiques, ressortir les valeurs sûres, entre deux nouveautés…

Ici, je suis en terrain connu et en terrain conquis, même si ça ne fera pas plaisir aux Goths d’entendre ça !

Maintenant, je ne lis plus mes Astérix dans l’ordre, mais si on fait les choses correctement, on pourra remarquer l’évolution des dessins et des caractères des personnages.

On le voit sur la couverture : Obélix est joyeux, prêt à aller casser du Romain et/ou du Goth tandis qu’Astérix est plus vindicatif, en colère, la main posée sur le manche de son épée.

Obélix prend de la place dans cet album et tant mieux ! Même s’il ne brille pas par son intelligence, il est drôle avec ses questions à la con et sur le fait qu’il ne comprend jamais rien. Astérix est toujours le guerrier rusé, celui qui réfléchit pour deux, celui qui pense, qui est plus sérieux que l’Astérix que nous verrons dans les albums postérieurs.

Panoramix, lui, a le triomphe modeste, mais n’avait pas peur de dire avant qu’il gagnerait le concours des druides dans la forêt des Carnutes. Et même enlevé par des Goths qui veulent de secret de la potion magique, jamais il ne se départira de son calme olympien.

Quand aux romains, ils sont fous, pas très malins, vachement crétins mais cela donne des situations cocasses, drôles et l’armée n’en sortira pas grandie !

Nos guerriers Goths, malgré leurs casques à pointes et leur dialogue en écriture gothique nous donneront, eux aussi, quelques belles tranches de rire !

Surtout que chez eux, tout le monde veut être le chef et que se sera une belle occasion de leur donner de quoi s’occuper durant quelques siècles. Pas de bol, après ils sont revenus et nous n’avions pas de potion magique.

Certes, nous n’en sommes pas encore aux excellents albums qui viendront après, mais ça présumait déjà que le futur serait plus qu’excellent car les petits tacles envers notre société étaient déjà présent et ils sont intemporels.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°118.

Astérix – Tome 22 – La grande traversée : René Goscinny & Albert Uderzo

Titre : Astérix – Tome 22 – La grande traversée

Scénariste : René Goscinny
Dessinateur : Albert Uderzo

Édition : Dargaud (1975)

Résumé :
Dans le village, c’est l’effervescence. La préparation de la potion magique requiert une certaine quantité de poisson « raisonnablement » frais, et celui-ci vient à manquer.

Plutôt que d’attendre un arrivage de Lutèce qui semble bien compromis, Astérix et Obélix s’embarquent sur un petit bateau de pêche et découvrent les difficultés de l’apprentissage d’un nouveau métier.

Pris dans une terrible tempête, ils accostent sur une terre lointaine peuplée d’étranges mercenaires romains à plumes. Dans quel pays ont-ils donc bien pu accoster ?

Critique :
Mettez vos livres d’Histoire au feu et les profs au milieu, oubliez Colomb, oubliez Amerigo, oubliez les Vikings car ceux qui ont découvert l’Amérique, c’est Astérix et Obélix !

Avec un drakkar Vikings sur leurs talons, certes, mais à la photo finish, les Gaulois furent les premiers à mettre leurs pieds sur cette île qui a tout de celle de Manhattan.

Mais avant de poser les pieds sur une Terre Inconnue bien avant l’émission de Frédéric Lopez, nos Gaulois vont commencer leur aventure par une bonne bagarre au sujet du poisson qui n’est pas très frais.

Incroyable mais vrai, incroyable mais pas frais, Ordralfabétix fait venir son poisson de Lutèce (oui, madame, de Lutèce) alors qu’il a la mer adossée au village ! Pécher du poisson, non mais ça va pas la tête ??

Mon seul bémol sera pour l’excuse un peu bidon qui est le déclencheur de toute cette aventure rocambolesque : il faut du poisson relativement frais à Panoramix pour préparer la poisson magique, pardon, la potion magique et nos deux amis sont donc chargé d’aller en pécher un peu en mer.

Si vous allez pécher avec Astérix et que ce dernier vous demande de jeter le filet, attachez-le d’abord, ne faites pas comme Obélix… Sans poissons à pécher, sans nourriture à avaler, on est heureux de tomber sur les pirates et, pour une fois, on ne leur coulera pas leur bateau.

Bourrés de clins d’oeil, cet album n’est pas le plus fin en calembours, ni le meilleur au niveau des romains, puisqu’ils sont absents, mais voir nos deux Gaulois sur les terres Américaines sans que eux ne le sachent (ils n’auraient pas pu) a un côté amusant.

Loin des magnifiques « Astérix chez les Bretons » ou « Astérix en Hispanie » qui possédaient un scénario et un humour haut-de-gamme, cet album est tout de même plaisant à relire et il sert bien pour commencer le Mois Américain puisque les deux précités avaient, eux aussi, été utilisés en ouverture des Mois Anglais et Espagnols.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°23 et Le Mois Américain – Septembre 2019 – chez Titine.

Astérix – Tome 14 – Astérix en Hispanie : René Goscinny & Albert Uderzo

Titre : Astérix – Tome 14 – Astérix en Hispanie

Scénariste : René Goscinny
Dessinateur : Albert Uderzo

Édition : Dargaud (1969)

Résumé :
Rien ne saurait résister à César : après la Gaule c’est l’Hispanie qui se voit annexée à son Empire. Toute l’Hispanie ? Non ! Un petit village non loin de Munda (Montilla) résiste encore. Mais Jules César se lasse des irréductibles et enlève Pépé, le fils du chef ibère Soupalognon y Crouton.

Pépé se retrouve en Gaule, au camp de Babaorum où on se charge de lui donner une éducation romaine. Là, il croise les plus célèbres irréductibles, Astérix et Obélix, qui le libèrent et décident de le ramener chez lui, en Hispanie.

Critique :
Certains hommes auraient bien aimé avoir la Gaule, ils se contenteront de l’Espagne ! Ce n’est pas le même effet, je vous l’accorde.

Oui, si vous avez l’impression qu’une grivoiserie se cache dans ma première phrase, sachez que ce n’est pas qu’une impression !

Quand tout ne va pas bien, quand on est au bout du rouleau, les médecins devraient prescrire quelques albums d’Astérix et Obélix car c’est salutaire pour le moral et les zygomatiques.

Pour ma 368ème lecture de cet album, j’ai ri de nouveau, j’ai fait « Ah oui, c’était dans celui-ci qu’il y avait tel ou tel calembour » et j’ai beau savoir comment tout cela va se terminer, je prends toujours autant de plaisir à le relire encore et encore.

Pepe est un personnage bizarre : un sale gosse qui a du cran, un sale gosse qui a fait tourner les romains en bourriques et qui va énerver le pauvre Obélix avant qu’ils ne deviennent des amis, enfin, surtout Pepe et Idefix qui seront des copains.

L’envoi de ce petit otage dans le camp de Tartopum… Non, dans le camp de Babaorum et sa délivrance par les irréductibles Gaulois va être un bon prétexte pour nos amis d’aller faire un tour en Hispanie afin de le reconduire chez son père, le chef Soupalognon Y Crouton.

— Que ce soit nous ou les Gaulois qui gardions l’otage, ça revient au même ! La seule chose que nous ayons à faire, c’est de surveiller qu’ils ne l’emmènent pas ailleurs ! (…) Et le plus beau, c’est que ce sont les Gaulois qui vont vivre avec le petit monstre ! Ils vont comprendre !

Toute l’Espagne se retrouve caricaturée dans cet album, mais la caricature est gentille, aimable tout en étant juste et possédant des traits de notre époque personnelle mise dans celle de nos ancêtres les Gaulois (les maisons sur roues pour partir en vacances, les files à la frontière, la cuisine des espagnols qui s’améliore, les routes défoncées, les prix qui griment, la cuisine espagnole qui s’adapte à sa clientèle…).

Les auteurs avaient déjà compris ce qui faisait les lieux communs d’un pays et le reproduisaient dans leurs albums, à leur sauce, ce qui est bien plus drôle que dans la réalité.

Un scénario intelligent, bourré d’humour et de jeux de mots du tonnerre qui resteront dans les annales (« Tous les étés, les Ibères deviennent plus rudes ! » et « Il affranchit le rubicond » en parlant de César qui gracie un barbare roux), cette aventure de nos irréductibles Gaulois possède aussi ces classiques habituels tels que le banquet final, le barde qui chante faux, des romains bastonnés, les disputes dans le village et du poisson (frais ou pas, on ne se prononce pas).

De plus, apprendre l’origine de la tauromachie (magnifique, ici) ou voir Obélix danser le flamenco, ça n’a pas de prix ! Même pas les 20 sesterces pour passer la frontière de jour afin d’éviter les patrouilles romaines.

Un must de la collection ! Et si vous ne me croyez pas, je retiens ma respiration !!!

— Que fait César ?
— Il affranchit le rubicond.

— J’ai l’homme qu’il vous faut. Il est du peuple des Vaccéens. Il connaît bien la montagne. Il vous guidera.
— Je ne savais pas qu’il fallait un Vaccéen pour entrer en Hispanie.

— Pas de chance pour toi, Nonpossumus ; quand César saura que les Gaulois se sont emparés de l’otage, tu seras bon pour le cirque !
— Oui ? Et si je dis à César que tu ne m’as pas aidé à récupérer l’otage, nous ferons un numéro à deux dans le cirque !
— Tu es écœurant !
— Tant mieux ! C’est ma seule chance avec les lions !

— N’oublie pas, ô Claudius Nonpossumus, que s’il m’arrive quelque chose, ta tête répondra de la mienne !
— Et alors ?
— Et alors je vais retenir ma respiration jusqu’à ce qu’il m’arrive quelque chose.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et Le moi espagnol 2019 chez Sharon (Mai 2019).

Astérix – Tome 8 – Astérix chez les Bretons : René Goscinny & Albert Uderzo

Titre : Astérix – Tome 8 – Astérix chez les Bretons

Scénariste : René Goscinny
Dessinateur : Albert Uderzo

Édition : Dargaud (1965 pour l’édition originale)

Résumé :
Tout commence par l’invasion de la Bretagne par les légions de César… Très vite, toute la Bretagne est occupée… Toute ? Non ! car un village résiste encore à l’envahisseur. Un petit village dans le Cantium…

Dans le village, la situation est grave… Mais Jolitorax est le germain cousin d’Astérix ! Il va donc entreprendre la traversée de la manche pour demander de l’aide à Astérix…

Astérix et Obélix acceptent avec joie d’aider Jolitorax et retourne en Bretagne avec un tonneau de potion magique…

Critique :
Je devais avoir dans les 12-13 ans lorsque j’ai découvert les aventures d’Astérix le Gaulois, et ce n’était – pour une fois – pas chez nous car mon paternel n’a jamais été pas un fan du petit Gaulois, alors que ma mère et moi, oui.

Je les empruntais à mon oncle. Maintenant, je les possède tous (sauf les derniers).

Pour commencer en douceur le Mois Anglais, quoi de mieux que votre Astérix national qui s’en va faire un tour chez ses voisins d’en face, dans ce qui se nommait encore la Bretagne, avant de devenir l’Angleterre (puis la Grande-Bretagne) !

De plus, il fait partie de mes albums préférés (avec Astérix en Corse mais il n’y a pas de challenge pour Le Mois Corse).

Évidemment, du haut de mes 13 ans, je lisais ses aventures au premier degré, incapable que j’étais de comprendre le second, celui qui ne s’adressait qu’aux adultes.

C’est toujours un plaisir pour moi de lire la collection complète des albums, mais maintenant que je suis adulte (si, si, je vous jure, depuis un certain temps, même), je peux dorénavant accéder aux finesses de ces albums à double lecture.

Goscinny nous rappelle d’ailleurs que les Bretons sont les descendants de tribus en provenance de Gaule, qu’ils sont, en fait, des cousins pas si éloignés que cela des Gaulois et qu’ils parlent la même langue, le gaulois.

Ce qu’il y avait de bien avec le scénariste génial qu’était Goscinny, c’est qu’en plus de ses jeux de mots recherchés et fins, de ses calembours magnifiques, des anachronismes sur lesquels les aventures d’Astérix sont souvent basées, des personnages célèbres qui se retrouvèrent croqués dans les albums, des noms hilarants des personnages, des pirates coulés, c’est que Goscinny se cassait aussi le cul pour que le langage des autres peuplades soit le résultat des clichés tout en étant réaliste.

Pour les Bretons, il a pastiché systématiquement toutes les tendances syntaxiques propres à l’anglais, avant de les traduire, mot-à-mot, en français. Simple, mais génial (Hergé, lui, utilisait les patois de Bruxelles ou de Wallonie, dans ses albums).

« Secouons-nous les mains » = « Let’s shake hands »

« Je dis » = « I say » (que les Bretons de l’album placent à tout bout de champ dans leurs phrases)

« Je pense qu’il va être l’heure, n’est-il pas ? » = « It’s going to be about time, isn’t it ? »

Les mauvais esprits diront que tous les clichés sur les anglais sont présents dans l’album, et si cela est vrai, c’est ce qu’il y a de plus hilarant. Et que les chagrins esprits aillent se faire voir. Je dis.

Voir des bardes de Liverpool qui ressemblent aux Beatles, marcher (oups) sur le gazon le mieux entretenu au monde, découvrir la Tour de Londinium accueillant les retrouvailles agitées d’Astérix et Obélix, assister à un match de rugby des V nations avant l’heure, rire devant une légion entière de Romains ivres de vin et faire passer le tout avec de la cervoise tiède tout en mangeant du bouilli sanglier à la sauce menthe, ça n’a pas de prix, je dis.

Sans oublier l’invention du thé…

Moi, je peux le relire 1.000 fois et je me marre toujours autant, découvrant souvent des petits détails qui avaient échappés à mes yeux brouillés de larmes de rire.

Quel morceau de chance, quand même, d’avoir pu, dans ma vie, lire pareil album avec les aventures du gaulois petit ! Parce que si mon jardin est plus petit que Rome, mon pilum est plus solide que votre sternum !

Au fait, si comme moi vous avez cherché (ou vous cherchez encore) le calembour qui se cache derrière le nom de Cassivellaunos, chef breton qui apparaît à la page 6, ne cherchez plus, il n’y a pas de calembour dans son nom car ce personnage a réellement existé et il était le chef suprême des Bretons.

En revanche, Zebigbos est un vrai calembour, lui !

Vous reprendrez bien un nuage de lait dans votre eau chaude ?

Challenge« Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon et Le Mois Anglais (Juin 2017 – Saison 6) chez Lou et Cryssilda.