Erectus – 02 – L’armée de Darwin : Xavier Müller [LC avec Bianca]

Titre : Erectus – 02 – L’armée de Darwin

Auteur : Xavier Müller
Édition : XO Thriller (18/02/2021)

Résumé :
Le retour du virus. Plus puissant et terrifiant que jamais…

Ils croyaient tous le cauchemar derrière eux : après avoir transformé une partie de l’humanité en hommes préhistoriques, le virus Kruger avait fini par s’éteindre.

Sept ans après, le monde tremble à nouveau. Les erectus, que l’on croyait stériles, se reproduisent dans les réserves. Chaque jour, des dizaines d’entre eux sont assassinés. d’autres disparaissent…

Qui se cache derrière ces opérations meurtrières ?

Au Kenya, Anna Meunier, une chercheuse française, tente de protéger Yann, son compagnon transformé en préhistorique. Pour elle, les erectus sont nos ancêtres, pas des bêtes sauvages…

La menace, pourtant, est là. Terrifiante. Une organisation secrète est à l’origine d’une nouvelle vague de contaminations. pire : elle se livre à des captures dans les réserves afin de récupérer les facultés extraordinaires des erectus.

Son objectif : fabriquer une nouvelle espèce humaine, aux pouvoirs décuplés, qui contrôlerait la planète. Pour le monde entier, le début d’un combat dantesque…

Critique :
Après un premier jet addictif, l’auteur remet le couvert avec un tome 2 différent mais tout aussi angoissant, bien que les peurs ne soient plus tout à fait les mêmes puisque lorsque j’avais lu le premier tome, le mot Corona n’était qu’une marque de bière pour moi.

Régresser de 2 millions d’année est plus effrayant que de rajeunir de 20 ans. Pas besoin de vous faire un dessin quand aux réactions des Sapiens : ça gueule !

Une majorité est pour le rejet total de Homo Erectus avec entreposage dans des réserves et stérilisations (même extermination pour les plus virulents). Quelques uns défendent les Erectus, voulant les intégrer dans le monde des Sapiens et évitent de les traiter de singes.

Parce que traiter de singe nos ancêtres, ce que nous fûmes il y a 2 millions d’années, c’est s’insulter soi-même. Et les considérer un peu trop vite comme des débiles profonds alors qu’ils sont plus en phase avec la Nature que nous.

Si le premier tome était hyper addictif, celui a mis un peu plus de temps dans le développement de sa première partie. L’auteur a été intelligent, il n’a pas fait une resucée de son premier tome mais est parti sur un autre terrain, sans que l’on sache vraiment comment tout allait tourner car les surprises étaient au rendez-vous et j’ai appréciée ne pas voir où j’allais arriver.

Cette première partie, si elle est plus lente, n’est pas dénuée d’intérêt puisque nous entrons à nouveau dans la gestion de pandémie, nous nous immisçons dans les alcôves des pouvoirs et le suspense est bien là avec le décompte des jours. Que va-t-il se passer ? C’était à la hauteur de mes attentes et mon rythme cardiaque a bien monté.

L’autre intelligence de l’auteur c’est d’avoir soigné ses personnages, les rendant réalistes, humains, attachants. Les Erectus n’ont pas été oublié dans l’affaire, l’auteur n’en a pas fait des animaux sans cervelle ou sans réalisme. Ils ont une présence, une épaisseur et j’ai adoré les suivre dans leur quête de liberté.

Mon bémol ira au méchant de l’histoire qui faisait un peu Méchant d’opérette à la James Bond (anciens films), celui qui veut dominer le monde, qui souffrait d’un gros défaut de manichéisme et qui n’avait rien pour équilibrer son portrait. Dommage, j’aurais aimé un peu plus de nuances puisque les autres personnages, même les Erectus, avec de la profondeur et un portrait équilibré.

Une LC réussie avec Bianca qui ne nous a pas fait régresser au stade Erectus mais fait passer un bon moment de lecture, voyager dans plein de pays et fait vivre une aventure hors du commun.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°234] et Le Challenge Animaux du monde 2020 chez Sharon [Lecture N°47].

Le chant du bison : Antonio Pérez Henares [LC avec Bianca]

Titre : Le chant du bison

Auteur : Antonio Pérez Henares
Édition : HC (21/01/2021)
Édition Originale : La cancion del bisonte
Traduction : Anne-Carole Grillot

Résumé :
Il fut un temps où deux espèces humaines coexistaient sur terre : Homo sapiens et Néandertaliens. Que s’est-il passé pour que l’une d’elles disparaisse ?

Chat-Huant est encore jeune lorsqu’il voit arriver dans sa grotte celui que l’on surnomme l’Errant, que tout le monde craint et respecte. La solitude du petit garçon et son intelligence poussent le grand homme à l’emmener avec lui dans son long périple.

Un voyage initiatique commence alors pour le jeune Homo sapiens, qui découvre de nouvelles contrées, de nouveaux horizons, de nouveaux clans, leur art, le pouvoir des femmes… Il va aussi s’approcher de la vallée des Premiers Hommes où vivent Terre d’Ombre et les Néandertaliens.

Mais alors que les Lunes de glace deviennent de plus en plus rudes, alors que chaque nuit est une occasion de mourir, Chat-Huant et Terre d’Ombre comprennent qu’ils ne vont pas avoir d’autre choix que celui de s’affronter pour tenter de survivre.

Extraordinairement documenté, Le Chant du Bison est aussi un roman d’amour et d’aventure au temps de la dernière glaciation. Best-seller en Espagne dès sa sortie, Le Chant du Bison est particulièrement actuel, mettant en lumière les valeurs écologistes et féministes de nos ancêtres néandertaliens.

Critique :
S’il y a bien une matière qui me faisait chier à l’école, c’était celle consacrée à la préhistoire et aux hommes des cavernes… Faut dire aussi qu’on en a bouffé à chaque rentrée des classes, des hommes des cavernes !

La faute n’est pas imputable à nos lointains ancêtres mais à la manière dont les profs donnaient leurs cours, revenant sans cesse sur les mêmes sujets (et j’ai quand même tout oublié) et sur le fait que, nom d’une pipe, j’aurais préféré en apprendre plus sur mon siècle (le 20ème, merci de ne pas remonter plus loin) et sur les deux guerres mondiales que sur les hommes en fourrures qui vivaient dans des grottes.

Une fois adulte, maintenant que l’on sait plus de chose qu’il y a 35 ans (purée, on m’a appris des conneries à l’école !), le sujet est devenue bien plus passionnant ! J’ai dévoré la bédé Sapiens et je me suis jetée comme une affamée sur Le chant du bison.

Il faut saluer avant tout le travail de documentation de l’auteur, ses notes en fin de chapitres étaient remplies de détails historiques, des quelques licences que l’auteur parfois a prises avec l’Histoire. C’était très instructif car tout son récit s’appuie sur des faits avérés ou des preuves découvertes dans les grottes, essentiellement en Espagne et dans le Sud de la France.

Les chapitres sont assez courts, ce qui fait que le récit avance bien, surtout qu’il est en alternance avec les aventures de Chat-Huant, qui fait partie des Peaux Sombres (Sapiens) et de Terre d’Ombre, métis entre une Peau Sombre et un Pattes Courtes.

Les Pattes Courtes ne sont pas une manière polie de parler de personne de petite taille qui souffrent de verticalité contrariée… C’est tout simplement l’appellation d’un Néandertalien, dit aussi Premiers Hommes.

Qu’est-ce qui s’est passé entre les Sapiens et les Néandertaliens ? Pourquoi une race s’est-elle éteinte et l’autre à t-elle prospéré ? Génocide ? Extinction naturelle ? Impossibilité des Néandertaliens d’évoluer comme les Sapiens ont réussi à la faire, développant des armes de jet et racontant des histoires pour fédérer tout le monde ? Les meilleurs enquêteurs sont sur la piste : pour le moment, rien n’est exclu…

L’auteur, dans son roman, nous donne une piste, qui est tout à fait plausible car les Hommes de l’époque n’ont pas tellement changé par rapport à ce que nous sommes maintenant : lutte pour le pouvoir, magouilles et compagnie, mise à l’écart d’un bon élément s’il est susceptible de nous faire de l’ombre, peur des autres (ceux qui sont différents de nous qu’on prend toujours pour des sauvages, des barbares), très haute opinion de nous-mêmes (trop haute)…

Ce récit est une grande aventure qui nous fera voyager dans le Nord de l’Espagne et ce, jusqu’en France, dans le Sud, plus précisément à la grotte Chauvet. Là, j’était en terrain connu puisque j’ai eu la chance de visiter la réplique de cette grotte et putain de nom de dieu, c’était magnifique (mais 1h, c’est trop rapide, j’aurais aimé y flâner, mais ce n’était possible qu’en juillet/août à l’époque où le covid ne pourrissait pas notre vie).

Les personnages sont attachants, autant Chat Huant que l’Errant, que Pavot ou même Terre d’Ombre, qui cherche sa place, lui qui est un sang-mêlé. Hé oui, rien n’a changé !

Si les Sapiens aiment bouger, aller voir ailleurs, changer de territoire, les Néandertaliens sont plus casaniers, n’aimant pas changer de méthode quand une fonctionne très bien, n’aimant pas aller sur les territoires des autres afin de ne pas ramener la merde ensuite. On ne peut pas leur donner tort non plus…

Ce roman n’est pas à lire si vous voulez de l’action pure et dure et un récit qui avance à la vitesse d’un coureur cycliste dopé, dans une descente de montagne. C’est un récit qui prend son temps : celui de planter ses décors, de nous montrer les mœurs de nos ancêtres, de présenter ses personnages et de les approfondir.

Malgré tout, dès la première ligne avalée, j’étais immergée dans mon récit et j’avais du mal à le lâcher car c’était instructif, intéressant, bien écrit et malgré le fait que les dialogues sont courts et peu présent, je me suis attachée aux personnages et me suis gavée de cette histoire qui, si elle m’avait été présentée ainsi à l’école, m’aurais empêché de soupirer sans fin.

Une LC réalisée avec Bianca, qui avait attiré mon attention sur ce roman qu’elle venait de recevoir et j’ai dit oui tout de suite ! Aucun regret car c’était une super lecture qui m’a bien rempli mon petit cerveau. Tourner la dernière page m’a donné un petit coup au cœur car j’étais bien avec ces personnages. Pour Bianca, la lecture fut plus mitigée, trouvant le récit trop dense et contemplatif. Deux avis différents… Suivez le lien pour lire le sien.

Le Challenge Animaux du monde 2020 chez Sharon [Lecture N°43].

Erectus : Xavier Müller [LC avec Bianca]

Titre : Erectus

Auteur : Xavier Müller
Édition : XO (08/11/2018)

Résumé :
Et soudain l’humanité se mit à régresser À Richards Bay, en Afrique du Sud, c’est le choc. Un homme s’est métamorphosé. Il arbore des mâchoires proéminentes, est couvert de poils, ne parle plus.

Bientôt, à New York, Paris, Genève, des Homo erectus apparaissent en meutes, déboussolés, imprévisibles, semant la panique dans la population.

De quel virus s’agit-il ? Que se cache-t-il derrière cette terrifiante épidémie ? Une scientifique française, Anna Meunier, se lance dans une course contre la montre pour comprendre et freiner cette régression de l’humanité.

Partout, la question se pose, vertigineuse : les erectus sont-ils encore des hommes ?

Faut-il les considérer comme des ancêtres à protéger ou des bêtes sauvages à éliminer ?

Critique :
Désolée, mais Erectus n’est pas le titre du dernier roman de Rocco Siffredi dans lequel il nous raconterait ses mémoires et ses tournages.

Cet homme de lettres vous dirait sans doute qu’il n’a rien à voir avec un homo, même erectus.

Enfin, je pense, je n’ai pas étudié la filmographie de cet homme en long et en large et s’il a fait des films joyeux, je ne suis pas au courant et je m’en fiche, il fait ce qu’il veut.

Le film « Alerte », datant de 1995, m’avait fichu les chocottes et depuis, les films parlant de contagions ou de pandémie, je les fuis, pire que les discours politiques.

Et me voici à lire un livre parlant de virus, de pandémie, de contagion, d’un truc encore plus terrible que Ebola et la Peste réunis, une saloperie qui te fait régresser au stade des tes lointains ancêtres, les Homos Erectus.

T’es encore loin de l’Homo Habilis ou de Sapiens Sapiens ! T’es que Erectus, tu viens juste de te dresser sur tes guiboles… Pas folichon.

Ceci est un Thriller scientifique médical addictif… Et pour ça, il n’existe pas de vaccin non plus, et je n’en voudrais pas car j’adore être prise en otage par un livre et ne plus savoir le lâcher, ou du moins, difficilement, parce qu’il le faut bien.

Littéralement, je l’ai dévoré, en une seule journée de lecture, impossible de le lâcher, pire qu’un chien avec son os.

Le scénario est plausible puisque les espèces ont déjà connu des régression, ou plutôt, des réversions, comme on dit. Des choses inactives dans leur ADN poubelle avait été réactivé et ces espèces sont revenues à un état antérieur à leur évolution.

La seule chose qui soit de la SF, c’est le côté virus, mais malgré tout, ça fout la pétoche. Pas tellement pour celui qui régresse, mais pour sa famille qui se retrouve face à une personne qu’elle ne reconnait plus, ni physiquement, ni mentalement.

Là où tu as des sueurs froides, parce que ÇA ce n’est pas de la SF, c’est quand certains veulent anéantir les humains qui ont régressé en Erectus, les tuer, les éradiquer, les supprimer, les anéantir ou les parquer dans des… camps !

Et là, on sent la sueur froide couler le long de notre échine car tout le monde est concerné par cette régression ou est susceptible d’avoir un membre de sa famille qui repart vers le passé et se change en Homo Erectus…

Ce thriller médical n’est pas qu’un roman bourré d’action, d’adrénaline, de jolies paléontologue, de beaux gosses de l’OMS ou d’animaux qui régressent à un état antérieur, il pose aussi un questionnement et les réponses sont d’un réalismes qui me fait recroqueviller les orteils au bout de mes pantoufles confortables car des Humains qu’on laisse crever ou qu’on défouraille tels des lapins, ce n’est pas de la SF, ce n’est pas un passé, c’est un présent.

Mais tant que nous ne sommes pas concernés personnellement, nous continuerons de nous sentir droit dans nos bottes (ou pantoufles) puisque ce n’est pas nous qui avons migré ou régressé en Erectus.

Un thriller addictif mais pas que… Un thriller réaliste et qui pose des comportements humains que l’on aimerait voir régresser car ils n’apportent rien de bon à nos sociétés sois-disant civilisées.

Une LC que j’ai faite avec Bianca et là, nous sommes raccord sur nos impression de lecture.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°XX.