[Série] Criminal Minds – Une série qui t’invite à la mise à mort !

Esprits criminels (Criminal Minds) est une série télévisée américaine, créée par Jeff Davis et diffusée depuis le 22 septembre 2005 sur le réseau CBS et en simultané au Canada sur le réseau CTV ou CTV Two.

En France, la série est diffusée depuis le 28 juin 2006 sur TF1, en Belgique depuis le 26 juillet 2006 sur RTL-TVI, au Québec depuis le 16 avril 2008 sur le réseau TVA ainsi que sur la chaîne AddikTV et en Suisse sur la RTS Un.

1. Synopsis :

Le département des sciences du comportement (BAU, Behavioral Analysis Unit en anglais), situé à Quantico en Virginie, est une division du FBI.

La série suit une équipe de profileurs, dirigée par l’agent Aaron Hotchner et amenée à se déplacer dans l’ensemble des États-Unis (et parfois ailleurs), chargée d’enquêter localement sur les criminels et les tueurs en série.

Chacun de ses agents a sa spécialité et sa personnalité, ce qui les rend complémentaires.

Profiler ?? Quécequecé ?? Le profilage criminel basé sur l’analyse comportementale est une méthode permettant à des enquêteurs de déterminer le profil psychologique d’un criminel.

Un « profileur » est une personne chargée de réaliser une ébauche du type de portrait psychologique d’une personne recherchée. Les termes « profiler » et « profilage » ne se réfèrent néanmoins à aucune réalité de profession et/ou d’analyse psychologique et/ou policière, mais a été inventé de toutes pièces et introduit par la télévision.

Bien que ces termes tendent du coup plutôt à s’étendre, on parlera majoritairement en milieu concerné d' »analyste comportemental« , de psycho(logue)-criminologue. Les intéressés préfèrent même parfois se présenter simplement comme gendarme, en France, ou agent du FBI, aux États-Unis.

Les dits « profileurs » sont essentiellement formés dans les pays anglo-saxons où ils sont titulaires du titre de psychologue ainsi que d’une maîtrise parfaite du droit criminel (souvent agrémentée de connaissances universitaires en victimologie et/ou en criminologie). Il est le plus souvent obligatoire d’être membre de la police ou de l’armée pour être requis en plus pour ses qualités en criminologie.

2. Acteurs principaux :

  • Thomas Gibson : agent spécial superviseur Aaron « Hotch » Hotchner, chef d’équipe
  • Joe Mantegna : agent spécial David Rossi (2007-)
  • Shemar Moore : agent spécial Derek Morgan et cochef d’équipe (lors de la saison 5)
  • Matthew Gray Gubler : agent spécial Spencer Reid, se fait aussi appeler Dr
  • Andrea Joy Cook : agent spécial Jennifer « J.J » Jareau (2005-2010) / (2011-)
  • Kirsten Vangsness : Penelope Garcia, analyste (Saisons 1 à présent) et agent de liaison
  • Jeanne Tripplehorn  : agent spécial Alex Blake

3. Verdict, docteur ? :

Là, rien à dire, j’ai marché à fond dans cette série dès sa diffusion !

Un concept « nouveau », des personnages attachants, des enquêtes différentes des autres et des profileurs. What’else ?

Le département des sciences du comportement (BAU – Behavioral Analysis Unit en anglais), situé à Quantico en Virginie, est une division du FBI.

La série suit une équipe de profileurs, dirigée par l’agent Aaron Hotchner et amenée à se déplacer dans l’ensemble des États-Unis (et parfois ailleurs), chargée d’enquêter localement sur les criminels et les tueurs en série.

Chacun de ses agents a sa spécialité et sa personnalité, ce qui les rend complémentaires.

Petite particularité, chaque épisode commence et se termine par une citation.

Le générique (musique composée par Mark Mancina) est construit à partir de véritables photographies de criminels et le tournage de la série a lieu principalement en Californie, à Altadena, Glendale, Long Beach, Santa Clarita ainsi qu’à Vancouver, au Canada.

Bien que maintenant, faute de temps, je ne suive plus la série comme avant, elle reste toujours dans mes séries policières préférées.

Niveau personnages, j’ai un faible pour toute l’équipe, chacun pour une raison différente.

  • Derek Morgan : je l’adore pour son côté « miam miam ». Oui, il est à croquer. Sinon, ce beau mâle a été délinquant dans sa jeunesse, avant de se ressaisir et de se retrouver au FBI. Derek, c’est aussi l’homme fort du groupe, celui qui sait se battre. Ses petites réparties avec Pénélope Garcia donnent aussi du sel aux épisodes, tout en montrant le côté « soudé » de l’équipe.
  • Penelope Garcia : la « miss informatique » du groupe. C’est en piratant le site du FBI qu’elle a été recrutée. Certes, lorsqu’elle travaille avec ses PC, il y a côté un peu « trop gros pour être vrai » car elle arrive toujours à avoir tout. Mais je l’adore.
  • Spencer Reid (docteur) : le petit génie en tout, celui qui sait tout, qui a une mémoire d’éléphant et un petit air décalé. Plus minouche avec ses cheveux courts que longs. Niveau biceps, faut pas compter sur lui. Il a des doctorats en chimie, mathématique, ingénierie, est diplômé en psychologie, sociologie et a suivi des cours de philosophie.
  • Aaron Hutchner : au départ, je le trouvais un peu froid, je n’avais pas beaucoup d’affinités avec lui, mais au fur et à mesure des épisodes et des saisons, je me suis attachée au personnage et j’ai souffert avec lui lors de la mort de sa femme. « Hotch » est un homme qui a été sans cesse tiraillé par l’envie qu’il avait de trouver un équilibre entre son travail et sa vie de famille. C’est aussi le chef du groupe, celui qui maintient la cohésion et les membres de l’équipe le respecte et l’apprécient aussi.
  • Emily Prentiss : elle a remplacé l’agent Greenaway (partie fin saison 1) et je dois dire que bien que j’ai eu quelque doute sur le personnage au départ, tout comme le reste de l’équipe qui la pensaient pistonnée. Mais comme eux, je me suis vite faite à elle et j’avais râlé aussi lorsque les producteurs avaient parlé de ne plus lui donner le rôle. Emily, c’est une profileuse très prometteuse, elle parle l’arabe, l’italien et le russe.
  • Jennifer « J.J » Jareau : elle, c’est la personne chargée des relations publiques au sein du département du FBI. C’est elle  qui parle aux médias et aux services de police qui font appel à nos profileurs. Un personnage que j’adorais aussi, mais qui nous a quitté aussi.
  • Jason Gideon : lui, c’était le meilleur profileur du BAU. Un personnage avec un lourd passé qui l’avait amené à faire une dépression nerveuse. J’aimais son calme, sa manière de parler, de ne jamais donner l’impression d’avoir peur. Pour moi, il était un des pilier de la série et j’avais eu très peu peur lorsque l’on annonça que l’agent Gideon  ne serait plus de la saison 3.
  • David Rossi : lui, c’était un des grand nom de la section BAU du FBI et notre homme était à la retraite (anticipée) et se consacrait à l’écriture. C’est lui qui est revenu au FBI, rongé par une vieille affaire et qui a pris la place vacante de Gideon. J’ai eu un peu de mal au départ avec l’agent Rossi, mais je m’y suis vite habituée.

L’avantage de la série, c’est que nous avons au départ, tout le processus de la mise à mort. On assiste, en direct, à ce qui se passe… sans voir le coupable, on est pas dans Columbo tout de même !

Tout le contraire des « Experts en tout genre », de Bones et autre NCIS qui commencent leur procédé narratif en nous présentant le cadavre avant que leurs enquêteurs se retroussent les manches.

Pour ceux qui ont lu « American Psycho » de Bret Easton Ellis (que j’ai lu et détesté), ils trouveront des similitudes dans la barbarie de certaines mises à mort orchestrée par le psychopathe Patrick Bateman.

Niveau méchants psychopathes, on nage dans la catégorie des Annie Wilkes de « Misery » (Stephen King) à la puissance 10 ou du terrible Hannibal Lecter du « Silence des agneaux ».

Sérieusement, les Méchants sont tous bien travaillés, ils fichent la trouille, sont intelligents, mais vantards et quelques uns sortent du lot : Georges Foyet (l’éventreur), Franck Breitkopf (tueur en série), Tobias Hankel (dédoublement de personnalité, il était soit lui-même, soit son père, soit l’archange Raphaël), Billy Flinn (le prince des ténèbres), Curtis (le réplicateur), et j’en passe !

Avec cette belle brochette de charmants serial killer et ses litres de sang, on comprend que la série « Esprits criminels » porte la plupart du temps le label « déconseillé aux moins de 12 ans ».

D’ailleurs, je remercie au passage notre chaîne belge, RTL-TVI, qui, au contraire de TF1, diffusait les épisodes dans l’ORDRE ! Merci à eux.

Mais revenons au procédé de narration qui nous changeait des autres

Selon Louis Mortier, neuropsychiatre, « qu’il s’agisse d’un roman, d’un film de cinéma ou d’un série télévisée, la mort peut être racontée de plusieurs façons« .

Trois en tout cas.

  • Première option, la plus classique : on reconstitue les circonstances de la mort autour du ou des cadavres. Le cadavre est réduit à un terrain d’expérience dont les indices mèneront au criminel.
  • Seconde option, beaucoup plus effrayante : on assiste à la mise à mort. Et pour peu que l’histoire soit bien écrite, c’est génial parce que ça fiche la trouille et que l’on se retrouve à crier « cours, mais cours !! » en sautillant sur son divan. C’est atroce. Encore plus atroce lorsque la victime est un enfant.
  • Troisième option enfin, inexistante dans les séries télévisée parce que trop intellectuelle : la suggestion. L’enquête se déroule sans qu’on voit jamais la victime.

Heureusement pour les téléspectateurs, la plupart des séries policières adoptent la première option comme procédé narratif.

C’est classique mais ça permet le « feuilletonnement ». La vie du ou des héros revêt autant, sinon plus, d’importance que les intrigues policière.

« Esprits criminels » en revanche, exploite à fond la seconde (on assiste à la mise à mort) et, avec bientôt 200 épisodes, ne laisse pas de fasciner les foules.

Par contre, parfois, j’ai l’impression que les scénaristes se laissent aller dans le côté « je suis un profiler et je déduis tout rien qu’en examinant votre brosse à dent ». Qu’ils apprennent qu’il a un abcès dentaire, je comprend, mais de là à deviner la couleur de ses chaussettes qu’il portait le mois dernier, c’est un peu gros.

OK, j’exagère aussi un peu…

Malgré ce petit bémol, il y a de la recherche dans les scénarios, du travail dans les Méchants, les héros sont travaillés, évoluent, en bien ou en mal et ne sont pas à l’abri d’une saloperie scénaristique !

Les acteurs ont été bien choisi (pour moi) et malgré que les saisons se suivent, elles ne se ressemblent pas.

Bref, une série un peu gore, très trash dans ses mises à mort, déconseillée aux enfants mais conseillée aux adultes qui veulent voir de l’hémoglobine et des vrais méchants très sadiques !

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